ET-D5, cancer et crowdfunding

Même en France, même lorsque les clowns au pouvoir font à peu près tout pour saboter le pays, on a parfois de bonnes surprises. C’est ainsi que je suis tombé dernièrement sur l’histoire de Ecrins Therapeutics, une petite start-up pharmaceutique, qui a découvert une molécule de synthèse très prometteuse capable de traiter certains cancers (rein, pancréas, foie).

Cette molécule, ET-D5, est le sujet de recherche d’Aurélie Juhem, l’une des fondatrices d’Ecrins Therapeutics, sur laquelle elle travaille depuis maintenant sept ans et qui a la particularité de bloquer la division cellulaire (mitose) des cellules cancéreuse (ce qui stoppe la croissance de tumeurs) et d’également détruire les vaisseaux sanguins qui les alimentent, ce qui provoque leur mort. Voilà qui est prometteur, mais mieux encore, les tests sur animaux ont montré que la molécule est compatible avec les chimiothérapies habituelles, et peut même être administrée par voie orale.

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L’avenir semble donc bien engagé pour la petite entreprise pharmaceutique grenobloise. Cependant, et c’est là que les choses prennent un tour intéressant, nous sommes en France. Ce qui dans un pays normal aurait probablement abouti à d’épais financements de la part ou bien des autorités publiques, ou bien de business angels courageux, se développe doucement en parcours du combattant pour la nouvelle pousse : frilosité des investisseurs locaux, difficultés de financer une société auprès du capital risque, misères fiscales ou prudence devant un Bercy jamais à cours d’une fourberie pour récupérer des thunes ? Difficile en tout cas d’avancer car pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, la société a besoin de réaliser des essais cliniques, et nécessite donc des fonds (on parle de 500.000 euros) pour achever la dernière étape réglementaire afin de pouvoir administrer le produit aux malades le plus rapidement possible. En accord avec ce besoin, la solution originale mise en place par le triplet de chercheurs (et loin des canons habituels) est de faire appel au crowdfunding au travers d’une plate-forme d’investissement participatif, Wiseed, dont on peut trouver la présentation ici.

J’ai trouvé cette aventure intéressante à plus d’un titre. Quoi qu’on puisse penser de la solution proposée (ce n’est en fait pas l’objet du billet), et même si je ne peux évidemment que souhaiter le maximum de succès aux chercheurs dans leur entreprise, il m’a semblé nécessaire d’insister sur l’aspect relativement novateur du passage par le crowdfunding pour la recherche pharmaceutique. Ce n’est probablement pas le premier cas de recherche médicamenteuse qui se financera de la sorte, mais force est de constater que le nombre d’exemples précédent est ténu ; en gros, la tendance au financement participatif dans ce genre de domaine, à la fois très pointu et extrêmement gourmand en fonds, ne date guère de plus de deux ans, et le nombre de projets financés qui peuvent montrer des résultats est donc en conséquence très faible.

Car s’il est bien un domaine particulier au crowd funding, c’est bien celui-ci. D’un côté, les besoins de financement sont énormes. Entre la paperasserie gigantesque, les essais cliniques extrêmement coûteux, les matériels et personnels rarement bon marchés, les phases de recherches généralement étendues sur plusieurs années (et se comptant parfois en décennies), tout est rassemblé avant d’avoir un produit commercialisable pour que la facture finale soit potentiellement monstrueuse. De l’autre côté, les débouchés d’un médicament éventuel sont très importants. Qu’il s’agisse des cancers ou des maladies cardio-vasculaires, le nombre de personnes susceptibles d’avoir recours au produit est effectivement très grand, et les moyens financiers de ces populations sont, là encore, particulièrement vastes (rien que pour la France, les montants gérés par la Sécurité Sociale donnent tout de suite une excellente idée des forces financières en jeu ici).

testicular cancer

Jusqu’à présent, tant la présence de corporations imposantes qui se font une concurrence exacerbée, que la haute technicité du domaine, ou que la réglementation particulièrement touffue, auront empêché l’émergence naturelle d’un environnement économique facilitant la rencontre directe des consommateurs (ici, des malades ou des familles de malades) avec les producteurs (ici, les équipes de recherches pharmaceutiques). L’arrivée du crowdfunding dans ce domaine abaisse progressivement les barrières entourant ces deux acteurs, et, de fait, une partie des coûts structurels de cette recherche et développement. Si l’on oublie, quelques instants, les invraisemblables barrières fiscales et comptables que le gouvernement met en place à tire-larigot dans le domaine de crowdfunding, ce type de financement participatif pourrait très clairement permettre de trouver de façon efficace des moyens financiers pour des recherches alternatives, ou des voies thérapeutiques innovantes sur les maladies orphelines, peu ou pas rentables pour les grosses firmes dont les coûts de structures limitent les mouvements, et – bien sûr – les maladies plus courantes. Par exemple, menée en juin 2013, l’expérience de crowdfunding d’un journaliste du Telegraph a permis de lever 2 millions de livres sterling pour une cure de cancer neuroendocrinien actuellement en cours de développement.

Et de façon générale, on peut raisonnablement penser que l’introduction d’une nouvelle concurrence dans ce domaine apportera un renouvellement des stratégies scientifiques, politiques et commerciales des différents acteurs dont beaucoup se sont surtout concentrés, ces dernières décennies, à utiliser le levier du lobbying afin de protéger leur pré carré plutôt que celui de la recherche pour l’accroître. On ne peut s’empêcher de penser que si une partie des réglementations légales entourant les essais thérapeutiques est indispensable pour éviter les évidentes dérives éthiques ou limiter les risques d’une mise sur le marché d’un médicament délétère, une autre partie n’agit qu’en corset légal étouffant et bien trop serré, dont le but inavoué a surtout été d’empêcher de nouveaux entrants dans un domaine où les profits sont pourtant extrêmement motivants.

cancer chuck norris

L’exemple d’Ecrins Therapeutics marque peut-être, en France, le retour de la recherche pharmaceutique au contact des patients, et permettra peut-être (soyons fous, soyons optimistes) au législateur de prendre conscience des efforts à faire pour favoriser autant que possible le développement de solutions de financement innovantes telles que le financement participatif.

En tout cas, je ne peux, de mon côté, que saluer la bonne idée de cette start-up, et leur souhaiter un succès rapide, tant dans leur levée de fonds que dans leurs résultats cliniques.

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Commentaires316

        1. gameover

          ah oui c’est le titre de la bulle quand on passe sur l’image… heureusement que tu le dis je comprends mieux l’humour de l’image…

              1. Quiet Desperation

                Merci de cette flatteuse inquiétude, mon ami… mais outre le fait que le 13 estoit mon Mac Cartneyian anniversaire, j’ai été très occupé à élaguer des arbres menaçants, et à brûler, sous la pluie, les rémanents… tâche des plus frustrantes et fort chronophage…

  1. Le Gnôme

    C’est effectivement une bonne idée. Mais je crains que cette société soit contrainte de s’expatrier parce que les bâtons dans les roues seront nombreux.

    1. petit-chat

      C’est la première chose que je me suis dite : faire ça en France, alors que de nombreux pays normaux les accueilleraient les bras ouverts et le chéquier pendant ?!

    2. Kekoresin

      De nombreux bâtons qu’on ferait mieux de mettre dans les trous de la sécu en général, et dans les trous des administrateurs du RSI en particulier. En fait, on s’apercevrait rapidement qu’on manque cruellement de bâtons…

    3. Patatrac

      Bon vent à cette société ! Si elle n’est pas asphyxiée par les majors du domaine car leur activité leur ferait de l’ombre, ou si elle ne s’expatrie pas sous de meilleurs cieux en raison des tonnes de tracasseries et procédures administratives, histoire d’occuper un bataillon de fonctionnaires… bref, sur un malentendu, ça peut marcher.

      HS : Rapport de la cour des comptes, passage sur le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental). La cour pointe le temps de travail des agents de cette structure comme inférieur à la durée légale, du fait des 54 jours de congés par an… rajoutez les jours fériés officiels et 10 d’arrêt-maladie (ils sont assez fragiles ces agents), cela donne à la louche 70 jours par an payés à …. Ne rien faire.

        1. Kazar

          Chère BM, j’ai lu votre post sur le sujet d’hier, et je suis d’excellente humeur ce matin : le FN vient encore de gagner des points grâce à des politiciens en herbe, pour répondre à Calvin !!!
          Et voici pourquoi :
          « Départementales : un parti des musulmans vise une présence dans 8 cantons.
          L’UDMF mise plutôt sur l’éducation civique et la philosophie pour «faire réfléchir et débattre les jeunes». Elle préconise le développement de l’industrie alimentaire Halal pour relancer l’emploi, et le recours à la finance islamique pour assainir l’économie. Le parti se revendique d’une laïcité tolérante des religions qui autoriserait par exemple le port du voile dans les établissements scolaires. »
          Des politiciens 100% halal, miam…

                  1. Christophe

                    Raspail, quelle fulgurance. 1973 ! Vous vous rendez compte ? Il a été touché par la grâce et a clairement « vu » le futur.

                    Et Houellebecq lui fait comme un échos, 40 ans après.

                    C’est vraiment étonnant.

                    Alors que conflit de civilisation est toujours synonyme de « violences » chez la plupart des gens, les deux écrivains ont en fait compris… que tout se ferait calmement, sans violence justement.

                    Par ailleurs, je lance un appel à témoin : vous n’avez rien remarqué par rapport aux dernières pages de Soumission ? Une particularité… de conjugaison ?

                    C’est marrant, je n’ai vu personne percuter là dessus. Or cette particularité dans le temps utilisé… jette -il me semble- une lumière particulière sur la scène de conversion.

                    1. Fifou

                      au secour c’est horrible, bientot on ne trouvera plus de rasoirs dans les supermarches et des peaux de bananes malintentionnes vont nous mettre le cul en l’air 5 fois par jour… Aaaaaah l’apocalypse. Decidement c’etait mieux avant!

                    2. Les Charcuteries Olo

                      Voui, le Camp des Saints: visionnaire, prémonitoire, et en plus c’est très bien écrit.

                      Soumission est dans ma liste de lectures..

      1. Pheldge

        J’avais lancé l’idée d’un crowd-funding pour financer la « mise hors d’état de nuire » de Flamby … après avoir revisionné « Léon l’Effaceur » de Luc Besson ! 🙂

          1. Caton

            Tu es un peu jeune pour comprendre mais il s’agit d’un plan de neutralisation à base de petites pilules bleues et d’accortes jeunes femmes…

              1. Caton

                Et il faut les payer. Et défrayer les accortes jeunes femmes (défrayer, pas payer, hein! Cela serait illégal). Le crowdfunding peut-il servir à financer un infarctus? Là est la question.

            1. Quiet Desperation

              Je lis en ce moment « Le Deux Décembre » de Pierre Dominique, et je me dis qu’il y a des ressemblances avec notre époque : crise économique et mépris des parlementaires et autres politicos…

              Il manque évidemment un Prince-Président et une armée qui aurait de la colonne vertébrale… mais le Prince cachait sa Miss Howard dans un appartement de la rue du Cirque, lui aussi…

              1. Quiet Desperation

                Mais à part Mgr de Seize, qui médite au cimetière d’Ixelles sur la vanité du monde, qui pourrait-on mettre à la place…

                    1. pouf pouf

                      cette courte altercation pendant une partie de poker entre madame la présidente et une obscure nantaise, écrite en 1656 par jean-baptiste molaire a été interprétée pour vous sur le parvis par les dames patronesses de la paroisse, veuillez maintenant rentrer en ordre et sans vous bousculer dans l’église qui vous attend pour la lecture de la première lettre recommandée de st paul épeautre aux corinthiens pour valoir ce que de droit.

                    1. Black Mamba

                      Très obscure, n’est-ce pas !?
                      Ce n’est pas tout, voilà le sujet du jour … Que la Lumière soit …

                    2. Black Mamba

                      Les mots , les phrases sont donc presque toutes mâchés, décortiqués , ingurgités et d’autres sont vomis .

  2. Charles

    Etrange de lancer cela en France quand leurs partenaires sont en UK et en Suisse. Ils auraient mieux fait de se tirer pendant qu’il était encore temps.

  3. brondillant

    « Étrange de lancer cela en France quand leurs partenaires sont en UK et en Suisse. Ils auraient mieux fait de se tirer pendant qu’il était encore temps. »
    ben voilà….. bravo…………….ah elle est belle la France……………pffffffffff

  4. hop hup

    La taxe sur la bande passante toujours poussée par Fleur Pellerin !
    Evoquée en 2013, l’idée de la mise en place d’une taxe sur la bande passante refait surface. Selon le Canard Enchaîné, la ministre de la culture Fleur Pellerin discute toujours avec Bercy de l’opportunité d’une telle taxe, qui ferait aussi les affaires des FAI.
    Elle a changé de ministère, mais pas d’idée. En 2013, lorsqu’elle était secrétaire d’Etat chargée du numérique, Fleur Pellerin avait déjà proposé de taxer la bande passante pour créer un mécanisme indirect de taxation des géants du web, pour la plupart américains et dotés de schémas d’évasion fiscale qui font échapper à l’impôt la plupart de leurs revenus français. A l’époque, il s’agissait de trouver une alternative à la proposition de taxer les données personnelles, issue du rapport Collin & Colin.

    c’est reparti pour un petit tour de manège

    1. Deres

      Evidemment que cette idée leur plait. Ils sont conscients que comme pour la loi de Moore, la bande passante augmente en permanence pour répondre à la demande. Donc sans même avoir à modifier les lois tous les ans, le jackpot augmenterait spontanément d’année en année. Ils ont déjà mis en place ce système avec les taxes sur les disques durs et ce mécanisme leur plait beaucoup …

      Bientôt, vos octets de données seront taxés à tous les niveaux … Chez le fabriquant de la donnée, lors de sa transmission et lors de son stockage …

      1. Deres

        http://www.sudouest.fr/images/2014/11/25/1747734_rcp.jpg

        Miam miam, la belle augmentation de 5% par an malgré la crise ces dernières années … On voit bien les changements de lois car quand la technologie s’emballait il y a eu des croissance de plus de 10% par an certaines années alors que le prix des supports chutait en parallèle, ce qui devenait trop visible pour le client français. Par exemple sur les CD, à certains moments il y avait des différences de prix immenses avec des achats à l’étranger.

      2. Aristarque

        Et lors de sa destruction pour cause de recyclage. Très important pour le bien être des futures générations, Coeur de cible des poly-tiques… 🙁

  5. blackwarrior

    ce qui m’interpelle c’est que H16 a fait une faute dans son billet d’aujourd’hui..^^ mais pour en revenir au sujet l’industrie pharmaceutique jouit d’une sale réputation de gros commerciaux qui ne pensent qu’aux profits donc j’ai du mal à éprouver de l’empathie pour eux,même si le sujet d’une possible voie contre le cancer est envisagée..ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ne pas faire appel à des fonds étrangers si c’est possible (oui j’ai des lacunes dans ce domaine)..ou alors le projet n’est pas si viable que ça..

    1. Calvin

      Oui.
      Les entreprises pharmaceutiques ne cherchent qu’à faire du fric.
      Pas comme les artistes qui écrivent des livres, jouent dans des films.
      Pas comme ces élus qui sauvent le pays bénévolement.

      1. blackwarrior

        j’avoue mériter le ton ironique et désapprobateur de ton propos Calvin mais bon les faits sont là..je me souviens encore de certaines histoires judiciaires peu reluisantes sur le sujet du médicament..alors oui ça ne justifie en rien le dédain des pouvoirs publics et du mécénat français mais une mauvaise réputation est plus difficile à perdurer qu’une bonne à maintenir..c’est légitime d’être payé pour son travail,ce qui l’est moins c’est d’avoir une morale intacte,et le service pour le bien commun n’est pas la priorité de ce type d’industrie,loin s’en faut.

          1. blackwarrior

            allez y allez y balancez,je le mérite..^^ ..n’empêche que les industries qui sont liées à la santé devraient avoir une réputation sans tâche et de temps en temps la jouer plus « social »..oui je sais le terme vous déplait puisque associé aux dérives soclaiistes

              1. blackwarrior

                je sais pas..mais les labos pharmaceutiques privés devraient de rapprocher des labos public en cas de grosse découverte ou d’avancées notoires.bon c’est utopiste mais quand l’intérêt général le demande ça devrait être le cas..oui je sais je suis naîf ..et je dis beaucoup de conneries.

                  1. blackwarrior

                    y’a aussi le fait que dans le public certains chercheurs en vivent grâce à nos impôts et ne se foulent pas pour trouver des résultats,à l’inverse du privé ou c’est primordial de faire de découvertes et je respecte cet état de fait du privé..mais ce qui me gêne c’est le terme en lui même du privé pour le médical..à longue échéance on va séparer les catégories de gens d’un côté les aisés qui pourront se soigner et de l’autre,tant pis pour eux,les pauvres qui devront se débrouiller pour payer leurs médicaments..ça commence en France et ça va pas en s’améliorant..je sais pas si je suis clair dans mes propos,excusez moi.

                    1. Non, ce n’est pas clair, mais je note qu’en France, c’est massivement tripoté par l’état et les riches ont *déjà* des traitements de faveur sur les pauvres. Conclusion ? Il faut plus d’état ?

                1. « devraient de rapprocher des labos public »
                  Ca veut dire quoi, concrètement ? Autoriser les uns à exploiter les trouvailles des autres gratuitement ? Signer un protocole d’accord qui déboucherait sur … quoi au juste ? Je veux un exemple bien concret, palpable.

                    1. La question n’est pas là. Si tu ne peux donner d’exemple, c’est parce qu’il n’y en a pas. Et il n’y en a pas non parce que les industries pharmas sont méchantes, mais parce que ce n’est juste pas possible. L’exemple typique est : ok, ce vaccin/ce médicament/cet instrument est trop génial, tout le monde doit en profiter gratuitement, DONC l’état va prendre en charge. Deux solutions : on (=l’état) force la publicité du brevet, on le rachète. Dans le premier cas, le labo est sinon ruiné, du moins spolié. Cela peut se traduire très directement par du chômage, des pertes sèches, etc… Economiquement malsain. Dans le second cas, l’argent du contribuable est alors employé pour un truc qui est ensuite distribué, et a priori pas au mieux (les exemples abondent, je crois).

                    2. Fifou

                      @blackwarrior Si je peux chercher a t’eclairer par une pensee personnelle, la confusion vient du fait de croire que le secteur public travaille pour le bien public (et par opposition le secteur prive ne voit qu’un profit immediat qui par essence ne pourrait que s’opposer au bien public) cette vision reductrice est totallement fausse
                      Dans une autre vie j’etais lobbyiste a Bruxelles pour un grand nom d’appareils medicaux. D’aucuns diront que le Lobbying c’est le diable. Combien de fois je me suis trouve devant des fonctionnaires incompetants et ignares convaincus qu’ils etaient un rempart philantrope du bien public (entre deux petits fours) face au mechant mechant turbo liberal venu les convaincre d’arreter de bloquer le marche de l’innovation medicale par des regles idiotes, mu que j’etais par un profit immediat qui ne pouvait passer que par le fait d’introduire un appareil medical deffectueux dans le but evident d’arnaquer le maximum de clients avant de disparaitre aux Bahamas.
                      L’honnetete et l’humanisme ne sont pas des criteres publics, on peut etre contre l’Etat et genereux. Les memes laboratoires prives tout en gagnant de l’argent peuvent aussi faire de la philantropie, parce-que leurs dirigeants sont philantropes ou pour leur image ou pour les deux. En tout cas faire du profit ne veut pas dire forcement arnaquer
                      A cote, les administrations viennent souvent tout casser que ce soit par incompetance ou connivance ou les deux

                2. Pheldge

                  Des « labos du coeur » par exemple ? ça m’étonne qu’un Artiste intermittent et désintéressé du Camp du Bien n’y ait pas encore pensé ! Quelqu’un a le portable de Bruel ?

                    1. Pheldge

                      Je pensais plutôt à un truc plus « Bling Bling » avec des acteurs des chanteurs et des pipoles qui nous demanderaient de donner des sous …

          2. Deres

            Quand quelqu’un vous dit qu’il agit pour votre bien et que vous devez lui faire confiance, c’est le moment où il faut se mettre à courir pour sauver sa peau ou son argent … Idem dès que quelqu’un fait appel à vos émotions, c’est généralement qu’il en veut à votre argent …

            1. blackwarrior

              vous avez raison Fifou et H16..ma vision des choses est plus ou moins faussée par le fait que je crois encore que l’intérêt général devrait passer par le public (avec nos gouvernants c’est clair que j’ai tout faux) et que le privé ne pense qu’aux bénéfices..mais serait il possible que le fait de faire travailler en commun les labos privés et publics a un certain stade soit bénéfique pour les deux? H16 me demandait un exemple,serait ce possible qu’en faisant participer le labo public au niveau des protocoles de test sur cobaye,il puisse faire accélerer la mise en oeuvre de ces tests et la validation du produit?ils pourraient mettre en commun leurs résultats sans pour autant spolier le labo privé en préservant son produit sous accords de confidentialité .

              1. gameover

                A un autre niveau le CEA travaille avec des entreprises privées en rétrocédant des études ou des brevets et tout cela de manière discrétionnaire. C’est du capitalisme de connivence et une entorse à la concurrence puisque cela conduit à donner des avantages à une entreprise par rapport à ses concurrentes. Au surplus cela conduit à une très mauvaise gestion ; voir SOITEC SILICON.

                    1. Black Mamba

                      Je vais réfléchir … Je vais d’abord au confessionnal et faire quelques chapelets pour ne pas entrer en tentation 😈

                  1. blackwarrior

                    sauf si ça devient une loi applicable pour tous les labos privés (j’en vois déjà s’arracher les cheveux)..pas de perte de bénéfices puisque’ils préservent leur produit jusqu’à la vente et ça permettrait,via les résultats,aux labos publics de faire d’autres avancées ou de partir sur d’autres types de recherche..non?

              2. Fifou

                L’ideal serait encore de supprimer les labos publics. ce n’est pas le role de l’Etat.
                La recherche philantrope ou generale peut se financer elle-meme et meme tres bien. Moins on paye d’impots plus on a d’argent a donner, et avec un peu de liberte on donne de maniere avisee

                  1. Fifou

                    @BM youpi youpi, j’etais sur qu’on arriverait a s’entendre au mois sur une chose! on peut reparler du vivrensemble maintenant? : green :

                1. Bonsaï

                  En France, il n’y a qu’un seul et unique labo public : c’est l’Etablissement Pharmaceutique des Hôpitaux de Paris. Lequel ne fait pas de concurrence aux labos privés puisqu’il ne développe que des médicaments qui ne sont pas produits par le secteur privé – en raison notamment de leur peu de rentabilité.

                    1. Bonsaï

                      Là-dessus, je ne dirai ni « poufpouf », ni « fifou », mais tout simplement ouf ! (baillement) …
                      Le CNRS et l’INSERM ne sont pas des laboratoires pharmaceutiques mais des instituts de recherche scientifique, dont le domaine d’expertise ne se limite évidemment pas à la pharmacologie.

                    2. gameover

                      Double facepalm…

                      Tu t’enfonces, tu vas bientôt trouver du pétrole…

                      On parlait de labos publics et de recherche médicale…

                      _________________
                      Fifou 12 février 2015, 11 h 51 min
                      L’ideal serait encore de supprimer les labos publics. ce n’est pas le role de l’Etat.
                      _________________
                      Bonsaï 12 février 2015, 11 h 56 min
                      En France, il n’y a qu’un seul et unique labo public
                      _________________

                    3. Fifou

                      Si je peux preciser ma pensee pour aider le debat: je ne pense pas qu’on devrait avoir des institus de recherche publics sur quoi que ce soit ce n’est pas le role de l’Etat

                    1. Bonsaï

                      Bis repetita placent :
                      12:29
                      « Le CRNS et l’INSERM .. sont … des instituts de recherche scientifique, dont le domaine d’expertise ne se limite … pas à la PHARMACOLOGIE.

                    2. Black Mamba

                      @ Petit chat , tu es en retard, il a trouvé entre temps et il s’est permis de me narguer à 12h07 …

                  1. Bonsaï

                    Différence sémantique entre laboratoire et institut : en gros et sans chercher les poux, le labo effectue les travaux pratiques et l’institut institue (ou recherche) les normes, définitions, méthodes, etc..
                    Le laboratoire produit donc et écoule ce qu’il a à produire et à vendre, dans notre cas des médocs.
                    L’institut, quant à lui, ne fait généralement que produire des idées.
                    Le français est une belle langue d’orfèvre.
                    CQFD

                    1. gameover

                      Mission de l’INSERM (site inserm.fr)

                      L’Inserm, seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine, s’est vu confier, en 2008, la responsabilité d’assurer la coordination stratégique, scientifique et opérationnelle de la recherche biomédicale. Ce rôle central de coordinateur lui revient naturellement par la qualité scientifique de ses équipes mais également par sa capacité à assurer une recherche translationnelle, du laboratoire au lit du patient.
                      ____________
                      Je sors la tronçonneuse…

                    2. Bonsaï

                      C’est bon, c’est exactement ce que je dis.
                      Ta version et la mienne ont maintenant la même signification, mais pas le même cheminement verbal pour y parvenir. Deux cerveaux, deux manières d’appréhender le langage, mais néanmoins la capacité de se comprendre. Même entre extraterrestres …

                    1. Quiet Desperation

                      Lady B, quand on croise le fer avec GO, il est sage :

                      1/ de ne pas se lancer à l’aveuglette dans un domaine pointu
                      2/ de prévoir un stock d’arguments solides

                      3/ et si l’on ne suit pas les deux premiers points, la seule porte de sortie réside dans la mauvaise foi féminine la plus typique

                    2. Bonsaï

                      Le problème avec les sophistes c’est qu’ils ne travaillent pas sur le concept, mais sur la forme. Si on les suit dans leurs délires, on fait le tour de la planète cent fois en 24 heures. Après, on reste juge du niveau de sérieux/d’importance qu’on accorde à un thème de débat.
                      Quand à Gameover, c’est une véritable encyclopédie vivante. Total respect. Il est excellent, voire imbattable sur les questions techniques. Toutefois, quand on soulève des questions linguistiques, étymologiques, philosophiques, etc. il y a encore du champ pour le débat.

    2. Black Mamba

      « sale réputation de gros commerciaux qui ne pensent qu’aux profits »
      Une société qui souhaite durer dans le temps doit penser au profit à la fois immédiat et futur et aussi prévoir de la trésorerie en cas de coup dure …
      Le salaire, la rémunération des employés ne tombe pas du ciel .
      Il ne s’agit pas d’avoir de la compassion mais du bon sens !!!!

          1. Black Mamba

            L’appât du gain c’est ce qui permet de faire avancer plus vite les choses … ce que nos politiques ne comprennent pas , ils sanctionnent les bons élèves qui gagnent bien leur vie et donc on observe aujourd’hui l’effet pervers du système, les gens ne bossent plus pour éviter de payer trop d’impôt et taxe .

            1. blackwarrior

              je suis d’accord..mais il n’empêche que le terme « appât du gain » reste en soi un terme péjoratif et de nature liée au péchés capitaux.

              1. Black Mamba

                Après l’excès vient la modération, il en va de même dans toutes les phases, branches de la société …
                Je préfère un excès de zèle dans cette branche que dans l’armement … au moins ils tentent de sauver des vies .

                1. blackwarrior

                  ça dépend de ce que tu entends par « excès de zèle »..si c’est fausser des tests,les bâcler,ignorer les risques secondaires ou les minimiser pour faire sortir plus vite sur le marché le médicament pour le fric là c’est pas top..c’est c’est surement le cas vu ce qui s’est passé avec le Mediator.

                  1. Black Mamba

                    Les gens ne sont pas tous foncièrement mauvais , tu ne va condamner tous les laboratoires car un en particulier a été une crapule …
                    C’est la même réputation qu’on donne aux garagistes … ils ne sont pas tous malhonnêtes .

                    1. blackwarrior

                      bien entendu..mais sur la planète « appât du gain » y’aura toujours des crapules qui léviteront autour..et la loi universelle est la même « plus facile de se faire une sale réputation qu’une bonne »

                    2. Black Mamba

                      Je ne vais pas pouvoir te faire comprendre quoique que ce soit si tu ne saisis pas que l’appât du gain ou enrichissement personnel, la possession , le pouvoir sont des maux nécessaires …
                      Viennent ensuite l’altruisme, la générosité , la bonté , laissez sa place à d’autres … C’est un cycle …

                    3. Black Mamba

                      Et même trop de compassion, trop de générosité, trop d’amour ne sont pas bon non plus car viennent en hordes tous les parasites 😉

                    4. Aristarque

                      On arrive, rarement, à trouver des arracheurs de dents qui ne soient pas menteurs. Enfin, il parait… :mrgreen:

                    5. Black Mamba

                      Je m’attendais à une remarque méchante sur le sujet et pourtant j’ai osé espérer que personne en fasse l’allusion … Flûte …Aristarque au piquet !

                  2. Cerf D

                    ignorer les risques secondaires ou les minimiser pour faire sortir plus vite sur le marché le médicament pour le fric là c’est pas top
                    Certes mais dans un marché libre une entreprise aurait-elle intérêt à agir ainsi ?

                    1. Les Charcuteries Olo

                      Pareil pour un médicament: La bonne cible et la bonne dose 😉

                      Blagues a part, si une pharma privée déconne trop, la sanction viendra du marché, Si une pharma publique déconne, la sanction .. euh.. ?? ..ben non.

              2. Pheldge

                Heureusement que l’appât du gain de Bill Gates lui permet de financer la lutte contre le SIDA en Afrique à la place des Etats défaillants et/ou corrompus …

                1. Black Mamba

                  C’est l’exemple type, où une fois le désir malsain assouvi , l’être ou l’entreprise cherche à soigner son image de marque par des dons importants , par des créations d’association caritative …

  6. Fifou

    Chacun est libre de faire ce qu’il veut du peu d’argent qu’on lui laisse, mais le crowdfunding pour l’investissement en recherche medicale ca me semble un pari tres risque.
    Autant un fond d’investissement peut se permettre de perdre les sommes engages car en multipliant les investissements un pari reussi ratrappe de nombreux echecs, autant un particulier qui se lance dans cette aventure avec son bas de laine risque de dechanter tres vite.
    A la limite si le theme de la recherche nous touche particulierement on peut considerer ca comme un melange de donation et d’achat de ticket de loto.

      1. Fifou

        A la limite quand on veut donner, autant decider a qui plutot que financer a l’aveugle des telecons ou l’arc.
        Ca peut cela dit permettre quelques belles arnaques, gageons que des politiciens bien intetionnes vont vite venir y mettre le hola pour nous proteger. Faudrait quand meme pas qu’on soit trop libres de prendre nos responsabilites avec notre argent…

      1. Fifou

        oui j’ai regarde les liens, c’est bien fait! d’ailleurs il semblerait que la participation ait un statut equivalent au financement d’une association ou une donation vu que l’on economise l’IR

                    1. Pheldge

                      Et ça me semble plus compréhensible qu’une évocation pseudo-temporelle assez incongrue … mais si l’Académie le dit …

                    1. Caton

                      @sa0000

                      Depuis 1990 je recommande de ne pas lire Maurice Druon. Et le 14 avril 2009 j’ai sabré le champagne. J’hésite à en faire un jour de fête.

                    2. Quiet Desperation

                      J’avoue que j’ai un faible pour les Grands Résistants qui résistaient à Londres en écrivant des chansons comme « Le Chant du Partisan »…

            1. Que ceux qui sont intéressés aux résultats donnent du temps et de l’argent, et que ça marche très bien. Que votre tirade sur le « ça semble risqué » est un peu un constat d’évidence, mais qui tape joyeusement à côté de la plaque décrite par l’article. C’est précisément le but du crowdfunding de faire prendre les plus grands risques aux personnes les plus intéressées. C’est non seulement logique, mais parfaitement souhaitable et économiquement sain.

              1. Jiff

                Malheureusement, comme tu le fais fort judicieusement remarquer dans l’article, le crowfunding a bel et bien été écrasé dans l’œuf; tout comme les business angels en leur temps, plafond trop bas (une habitude avec les poliotiques: ils détruisent à leur image) et surtout déductibilité des impôts quasi-inexistante (sèpu si ça n’est pas même juste une déductibilité de l’assiette imposable et non-pas des impôts).

                Dommage, car l’article sur A. Masters est limpide et pourrait être fort instructif pour un gouvernement intelligent (expression qui n’est pas un oxymore dans ce pays).

    1. gameover

      Le crowdfunding ça n’est pas en général un placement surtout quand comme là le ticket d’entrée est à 100E et qu’il n’y a même pas de prévisionnel.

      Et de ce point de vue c’est certainement mieux que le Téléthon…

        1. petit-chat

          Le télé-thon, comme son nom l’indique, est destiné à piéger les..thons à distance, et est une arnaque : reposant sur la sensiblerie, il consiste à ramasser le fric des gogos qui se croient généreux et réellement acteurs d’une recherche. Le fric disparait dans les porosité du système qui s’apparente à une passoire à nouille, et malgré les décennies de ponctions télévisées, toujours aucun résultat. C’est parce qu’on en fait qu’un seul par an, je crois. Comme l’usage de l’aspirine quand on a un bras cassé : si ça ne marche pas, c’est qu’on n’a pas pris assez d’aspirine.
          Et c’est une critique !!

          1. gameover

            « Le fric disparait dans les porosité du système qui s’apparente à une passoire à nouille »…. on dirait du Keko de 11h59.

            Oui c’est ce que je voulais dire : on crame les subventions de l’année n-1 pour avoir droit à celle de l’année n. Il y a 1 ou 2 ans une association hurlait que si l’AFM ne lui donnait pas sa quote part alors elle allait devoir licencier du personnel… mais à aucun moment elle ne parlait de son projet, de ses résultats etc…

            1. Kekoresin

              Hum, j’aurais plutôt parlé d’arrosage abondant de semence Strauskanienne sur une moquette trop épaisse. Mais bon, l’heure fatidique n’a pas encore sonnée 🙂

        2. Kekoresin

          Si la pleurniche et la compassion starisée avaient des vertus thérapeutiques, on serait tous en bonne santé!

          La France, dans sa grande sagesse cosmique (notez le « s »), applique son sens de l’éthique à géométrie variable pour empêcher la recherche sur les cellules souches embryonnaires et bouche consciencieusement les voies de la thérapie génique. Les seules petits trous de serrures tolérés sont à des fins de recherche fondamentale.

          Autant dire que si le passage à des applications thérapeutiques est, pour le dire gentiment, sévèrement bridées, les contributions téléthonesques dans ce domaine sont aussi efficaces que la pleurniche collective contre le terrorisme.

            1. Quiet Desperation

              Je ne devrais pas le dire, mais dans le secret des sacristies, Mgr de Seize prépare une sorte d’Inquisition Orthographique…

              Et il y en a, icite, qui vont trouver dur de devoir se relire, voire de reprendre leurs bouquins de français… Et pour l’exemple, on brûlera Vegeta sur la place du Marché…

        1. gameover

          Juste pour info, cette notion de placement, d’action etc.. est purement française et vient de la volonté du gouvernement de vouloir légiférer ce qui n’était pourtant pas un appel public à l’épargne mais plutôt un appel à un financement participatif plus proche du don et sans véritable contrepartie ou alors juste un échantillon.

          D’ailleurs la plateforme Kickstarter – aux dernières nouvelles – ne tient aucun compte détaillé des projets qui ont abouti ou pas.

          « Kickstarter n’est pas le premier à investir ce segment. Mais contrairement à plusieurs de ses rivaux qui ont émergé au milieu des années 2000, comme le Français MyMajorCompany, le site ne fait pas miroiter le partage de potentiels profits. Notamment parce que la loi américaine ne le permettait tout simplement pas. Si la réglementation a depuis évolué, Kickstarter ne compte cependant pas changer son modèle. »

    2. Kekoresin

      Des milliards de fourmis sont plus efficaces qu’une seule, aussi gigantesque soit-elle.

      La multiplication des axes de recherche est bénéfique. Personnellement, je cois plus dans les petites équipes motivées que dans un gros machin étatique suivant un énième plan quinquennal dicté par un président soucieux de s’auto promouvoir sur sa générosité par procuration. De toute façon tout coûte du pognon et la recherche de gens, soit disant désintéressés par le lucratif malodorant, engloutit des sommes d’argent gratuit par tombereaux. La liste de recherches fondamentales sur tout et n’importe quoi, et surtout n’importe quoi, est presque sans fin. Lorsqu’on parle d’applications concrètes, les chercheurs proclament qu’ils sont là pour chercher et pas nécessairement pour trouver. Alors oui, de temps à autre, une avancée ressort du grand brassage de boules de loto, mais ça tient plus de la loi des nombres plutôt qu’à une stratégie claire de recherche précise.

      On en revient toujours à la même chose dans ce pays de Jacobins. L’état est l’alpha et l’oméga de toute chose et les fonds privés sont douteux car potentiellement générateurs de profits!

    3. royaumont

      Bien sûr que c’est risqué. Mais le ticket d’entrée étant relativement faible, le risque peut rester très limité. Si je perds 100€, je m’en remettrai (le fisc me coûte bien plus).
      Après les motivations pour investir appartiennent à chacun, cela peut être vu comme un don où comme un casino.

  7. Gerldam

    On peut trouver encore des financements en France. mais il faut dans l’équipe, un financier qui saura pousser les bonnes portes. La CDC, par exemple, finance des projets innovants, mais il faut connaître untel ou untel pour être introduit auprès de la bonne personne. Il y aussi des financements européens, mais là aussi, il faut un spécialiste pour remplir les tonnes de papier nécessaires. A Bruxelles, on a fait un dosseir type pour une centrale nucléaire. Comme c’est fatigant, on a dit aux autres, même pour un projet à 10000€, d’utiliser le même formulaire.

    1. Deres

      Oui, il faut quelqu’un dans l’équipe qui vient du « bon milieu » et qui a les « bonnes relations » en France pour réussir. En voulant pousser l’égalité au bout et en la mettant sous le contrôle de l’Etat, on créé en fait beaucoup plus d’inégalité et de corruption. Rappelez vous du fils Fabius qui ne participait à la création de certaines entreprises qu’en tant que « fils de » pour ouvrir les bonnes portes et qui dérangeait furieusement les vrais créateurs car il se comportait en permanence et en façade comme l’unique dirigeant de la société alors que ce n’était qu’un partenaire mineur.

  8. pactol

    Le coût d’un nouveau médicament est tellement élevé et aléatoire (test, développement, autorisation)dans les principaux pays développés que les grandes entreprises pharmaceutiques ont délaissé ce champs au profit de start-up. Il est toujours temps de les racheter par la suite.
    En France, nous n’avons pas cette culture du risque. Voilà pourquoi cette start-up a autant de mal à se financer. Et ce d’autant plus avec un État qui cherche constamment à reprendre ce qu’il a donné (crédit d’impôt recherche avec contrôle fiscal à la clé).

  9. Kazar

    Le crownfunding semble particulièrement novateur, mais il va rapidement trouver ses limites vu les sommes énormes en jeu dans ce type de recherches. Je doute qu’il puisse être autre chose qu’une simple étape avant l’intervention de « business angels » puis l’introduction en bourse.

    1. gameover

      On peut très bien envisager cela comme une 1ère étape, comme une partie du financement ou comme l’ultime solution. Il y a des projets qui arrivent à récolter des dizaines de millions de $.

      D’ailleurs dans le cas présent on notera que l’apport n’est pas fait directement à la société finale mais à une société de prise de participation et donc on peut en déduire que des apports sont effectués à d’autres niveaux.

    2. Kekoresin

      Et…? La recherche médicale est basée sur le profit. Cependant, il convient de mesurer le tout à l’aune du bénéfice général. Est-ce profitable uniquement pour le labo ou bien aussi pour les patients. Et là entre en jeu l’ANSM vérolée par des intérêts particuliers et des collusions à peine croyables avec les gros labos. Et c’est bien là que réside la principale difficulté des chercheurs indépendants car les commissions étatiques sont soumis aux quelques acteurs majeurs de la santé.

      En guise de recherches novatrices, les Sanofi and Co se contentent de rebricoler les molécules existantes pour les présenter avec un nouveau packaging. Le profit est immédiat et le coût vient plus du département marketing que de la recherche pure. Les sommes générées sont colossales et assurées par notre système de sécu qui ne regarde pas à la dépense – « mangez, c’est gratos! »

      Donc, sorti du cercle d’amis de la santé, les recherches indépendantes sont estampillées douteuses, là où un médiator ou un vaccin bourré d’alu (ou…) reçoivent la bénédiction du ministère de la santé dont le ministre est, ho la surprise, un ancien de l’industrie pharmacieutique (voir Rosepine Bachelot: ICI Pharma – Soguipharm; Marigole Tournevilaine: GlaxoSmithKline…)

      Alors oui, le crowdfunding est une voie novatrice mais une bonne partie du budget devra malheureusement être consacrée à « convaincre » les gardiens du temple, si possible avec des comptes non traçables!

  10. Deres

    AMHA, je crois qu’au niveau des essais thérapeutiques, il y a trop peu de liens entre les bénéfices médicaux escomptés et les réglementations de mise sur le marché. Entre un médicament qui soignerait des cancers et un qui lutte contre la chute des cheveux, les essais cliniques sont, j’ai l’impression, peu différent. Et les changements mineurs sur des médicaments existants ne sont pas aussi favorisés. par exemple, passer d’une injection par seringue normale à une injection avec les nouveau systèmes de patch avec nano-aiguilles implique de refaire tous les tests cliniques. Donc ces innovations majeures prendront 20 ans à se déployer et seulement pour les traitements où les industriels auront une retour sur investissement notable.

    1. Caton

      Depuis que les congrès médicaux dans les stations balnéaires sont limités, heureusement qu’il reste les phase IV pour promouvoir ses produits.

  11. dg

    A l’heure actuelle, des nouvelles molécules innovantes, il y en a a la pelle et le traitement du cancer est susceptible de changer de facon radicale dans les 10 ans a venir, ce qui est une bonne nouvelle. Les progres actuels de la biologie font que l’on peut maintenant assez rapidement designer des molécules visant les cibles cellulaires que l’on souhaite. En 2-3 ans, on arrive a passer de l’identification par exemple d’une mutation activatrice sur un oncogène a un essai de phase 1-2 avec l’inhibiteur spécifique. C’est tres impressionnant.
    Il y a beaucoup d’études précliniques et cliniques en cours, qui coutent une fortune, sachant que le retour sur investissement est extremement variable, si je ne m’abuse moins de 10% des médicaments testés en phase 1 poursuivront jusqu’a une phase 3. Il est néanmoins possible que cela change car les traitements sont de plus en plus ciblés, on est bien loin des années 80 ou les labos screenaient au hasard des dizaines de milliers de molécules pour essayer d’en trouver une qui aurait une activité biologique.
    Pour en revenir au sujet, cette molécule ET-D5 n’a guere fait l’objet de publis dans des revues scientifiques (y a que dalle dans Pubmed) et c’est peut aussi une partie du probleme. Certes le financement est le nerf de la guerre. mais actuellement, il faut savoir les grosses boites pharmaceutiques rachetent massivement des start up de biotech qui ont des molécules innovantes et prometteuses,car cela leur coute souvent moins cher que de faire du R&D elle memes.
    On verra bien ce qui se passe s’ils arrivent a trouver le financement (crowdfunding pourquoi pas, apres tout l’important c’est le resultat) et qu’ils parviennent a réaliser leur phase 1. Si leur molécule marche aussi bien qu’ils l’esperent, toutes les grosse boites genre Roche, Pfizer, J&J vont se bouculer au portillon!

    1. Kekoresin

      Des avancées, certes, mais aussi beaucoup d’effets d’annonces. La valeur des start-up est bien souvent exagérée et les rachats sont parfois motivés par le fait qu’une thérapie trop efficace reviendrait à tuer le business de médicaments déjà existants des gros labos. Le cancer est une vraie manne et le coût des traitements est exhorbitant.

      Aucune industrie majeure n’est prête à engager sa fiabilité financière sur un traitement trop efficace, au même titre qu’une énergie abondante et quasi gratuite serait rachetée par les consortiums pétroliers pour tuer dans l’oeuf les aspirations humanistes de la chose!

      1. Non, justement. L’appât du gain est grand, et l’idée d’un complot permettant à toutes les entreprises de se mettre d’accord pour ne pas sortir LA thérapie ou LA source d’énergie pas chère ne tient pas la route.

        1. petit-chat

          Pas utile qu’elles se mettent toutes d’accord : il suffit d’une loi votée par un copain, ou une décision politique quelconque, pour barrer la route à ce qui dérangerait le flot continu de débouchés juteux.
          Un exemple : l’interdiction de commercialiser (facilement) des ampoules à incandescence, au profit (c’est le mot juste) des ampoules à économie d’énergie.
          L’interdiction de plus en plus précise des moteurs diesel.
          Les limitations de vitesse à 80 km/h pour les fabricants de panneaux.
          L’obligation d’avoir en permanence des éthylotest à durée de vie réduite.
          La volonté d’interdire l’aspirine (à terme) au profit du paracétamol.

          1. Bonsaï

            Certaines des mesures que vous citez semblent être de nouvelles normes internationales (au plan européen, s’entend).
            Les cas des ampoules et du diesel, notamment, sont aussi applicables en Suisse, notamment.

            1. petit-chat

              J’aurais aimé évoquer tous les brevets rachetés par les grosses boites afin de les enterrer, mais je n’ai pas de sources, ainsi que les essais bâclés d’un monorail au profit du TGV actuel.

              1. gameover

                Les brevets confèrent une protection de 20 ans pour l’exclusivité de l’exploitation…

                Ca doit bien faire plus de 20 ans qu’on entend parler de tous ses procédés faramineux à coût énergétique proche de zéro… donc faut pas hésiter à les copier maintenant, c’est sans risque… Fail

                pardon. bisous.

              2. Deres

                Faut arrêter de voir des complots partout aussi … Et surtout dans l’abandon de technologies qui finalement ne tiennent pas leur promesses.

                Pour le monorail, n’oubliez pas que les TGV peuvent utiliser les voies existantes, les gares de centre-ville existantes, dont celles de Paris et partager si nécessaire ce réseau avec les trains normaux, les RER et le fret. C’est un avantage organisationnel immense dont il faut être bien conscient.

              3. Pheldge

                Il reste la structure de la piste d’essais de l’aérotrain ( propulsé par turbines , et à sustentation ) des années 70 sur quelques dizaines de km , visibles depuis l’autoroute, entre Paris et Orléans. On lui a donné sa chance, le problème était qu’il aurait fallu construire un réseau spécifique , et la crise du pétrole est passé par là …
                Le TGV était une bonne idée.

                1. Aristarque

                  Pour le TGV, aussi a-t-il fallu construire un réseau spécifique de voies adaptées à ses besoins, les voies existantes n’ étant plus que des liaisons entre ses voies adaptées. L’ aérotrain avait plutôt comme faiblesse d’être un projet mené par des nains face au géant industriel Alsthom qui bénéficiait de bien davantage de connivences à la SNCF…

                  1. petit-chat

                    Ça me rappelle le GPS européen dont le marché des satellites avait été remporté par une boîte minable qui n’était même pas cotée dans les plus prestigieux indices, et dont on n’entend plus parler…

                    1. gameover

                      « …. boîte minable qui n’était même pas cotée dans les plus prestigieux indices…

                      Que de stereotypes de comptoir.
                      OHB renseigne-toi stp…

          2. « il suffit d’une loi votée par un copain, »
            Allons, un peu de cohérence. On parle de multinationale, ce qui impose, au minimum, une loi planétaire. A part celles tournant autour des 10 commandements, vous en connaissez beaucoup, de telles lois ? J’aimerai bien des exemples concrets de ces ententes et de ces complots, pour voir. Parce que les ampoules trucs, on en trouve toujours (et on n’a pas empêché leur découverte ainsi, hein), les limitations de vitesse, ça n’a rien à voir, les éthylotest, c’est franco-français, et l’aspirine est toujours en vente libre. De surcroît, ce sont plutôt des contre-exemples puisque les pharmas, si elles se battaient pour interdire ci ou ça, se placent en aval de la création, et non en amont comme on le suggère lourdement ici (sans apporter d’éléments concrets).

        2. Kekoresin

          Je ne parle ni de complot maçonico-je-n’sais-trop-quoi, ni de LA thérapie magique!

          Les grands labos ne sont pas un modèle de transparence et leurs liens avec le pouvoir vont au-delà du simple lobby. Ils sont en concurrence et leurs forces de frappes financières sont pour le moins de taille. L’absorption de petits groupes de recherche n’est pas toujours motivée par l’efficacité thérapeutique. La R&D de ces groupes investissent surtout dans les biais de détournements de mollécules existantes et non dans la recherche inovante, car c’est là que réside le retour sur investissement facile. Pour les petits groupes qui gardent leur indépendance contre vents et marées et manque de financements, ils souffrent d’un manque de connivence avec les hautes instances pour valider leur recherches et surtout les transformer en applications concrètes pour un juste retour sur investissement.

          Dans tous les cas, les gros labos peuvent, sans s’entendre entre eux bien au contraire, neutraliser une recherche prometteuse en englobant une petite structure. Certaines thérapies géniques ne verront jamais le jour parce que soit les autorités sanitaires ne les autoriseront pas, soit les gros labos ont plus d’intérêts à vivre de leurs rentes. Et qui trouve t’on derrière ces autorités sanitaires, une belle brochette de conflits d’intérêts avec les principaux groupes pharmaceutiques!

          Beau doc d’Arte: https://www.youtube.com/watch?v=PRXBQnKTAQY

          Aucun complot là dedans mais une somme d’intérêts individuels reposant sur une rente.

          Et pour GO, le moteur à eau existe, mais il faut d’abord en extraire l’hydrogène 😉

          1. « Ils sont en concurrence »
            Justement. C’est une des raisons, solides, qui font qu’on est à l’abri du « Je stocke le produit miracle à l’abri des regards », tant pour les pétroliers/gaziers/groupes dans l’énergie que pour les pharmas ou je ne sais quoi.

            1. Kekoresin

              Oui, mais si le « produit miracle » n’assure pas une rente viable sur le long terme, il sera mis au coffre…peut être pour plus tard!

              J’ai fait un séjour à l’hosto fin 2014 dans un service de la douleur. Mes codétenus étaient tous drogués jusqu’aux oreilles pour encaisser la douleur au lieu d’en soigner la cause. Pour ma part, j’avais fait une cure cryothérapie 2 semaines avant contre les avis médicaux qui qualifiaient la chose de « marketing médical ». Mon état s’était grâce a ça nettement amélioré, me libérant au passage des morphiniques et autres saloperies d’hypnotiques. Or cette technique reconnue dans les pays nordiques n’est pas reconnue par la sécu! Tient donc? Ben oui, on préfère gaver les français de médocs. Lorsque j’ai parlé de la cryothérapie aux autres patients, j’ai été prié de fermer ma gueule par les médecins. Bon, comme vous commencez un peu à me connaître, j’ai naturellement foutu le bordel!

              Voilà un cas concret de barrière qui n’a rien du complot mais tout du lobby!

              1. L’exemple que vous fournissez ici n’a rien à voir avec cette « mise au coffre » que vous décrivez et effectivement, c’est un petit bout de lobby franco-français, rien à voir avec les pharmas. Pour le reste, il n’existe pas d’exemple de « mis au coffre pour plus tard », pour la simple raison que c’est impossible.

                1. Kekoresin

                  Exact, même pas besoin de mettre au coffre, il suffit de lois sur la bioéthique, un manque de volonté politique curieusement globale et non franco-française ou plus prosaïquement une absence de profit et un risque de perte sur les traitements existants!
                  http://www.dailymotion.com/video/xvtoe8_un-traitement-contre-le-cancer-avait-ete-decouverte-au-canada-mais-ignore-par-les-laboratoires-pharm_news

                  Pour l’énergie, voir le thorium qui n’est pas développé alors que la ressource est abondante, bien répartie et facile d’accès. Le thorium, qui serait bien meilleur marché et bien plus sûr que nos centrales actuelles, est curieusement abordé du bout des lèvres par quelques gouvernements avec une recherche anorexique.

                  1. petit-chat

                    Merci pour le lien.
                    Seule les femmes semblent être équipées d’un cerveau car elles seules ont une perte des facultés cognitives, c’est un reportage sexiste ! (mais qui va dans le bon sens, le sexisme positif, en quelque sorte…)

                  2. gameover

                    Keko je suis mort de rire quand je vois de telles videos (j’ai vu les 3). On se demande pourquoi ils ne rendent pas publiques les formules de ces traitements qui sont à base de plantes pour que tout le monde en profite…

          2. gameover

            ah oui Keko… c’est donc la pile à combustible…

            Ca tenait dans une boîte à chaussures dans les années 70 et aujourd’hui ça pèse 500kg… c’est le progrès… :mrgreen:

        1. Pheldge

          Lequel moteur, dont l’inventeur, un Français,habile bricoleur qui travaillait à ses recherches dans son garage, a mystérieusement disparu dans les années 70 …
          Des « sources bien informées » n’ont pas hésité à parler d’enlèvement … Hypothèse corroborée par les témoignages de voisins du savant, qui parlaient alors d’individus suspects, aperçus dans les environs.

          C’est d’ailleurs à cette même époque, et dans la même région, que des jeunes filles Blanches disparaissaient tout aussi mystérieusement dans les cabines d’essayage de certains magasins de vêtements …

          Nous conclurons notre commentaire par ce proverbe, issu de la sagesse des Nations : Il n’y a pas de fumet sans feu

          😉 🙂 🙂 sans malice aucune ! 🙂

    2. Je n’ai pas d’avis sur la molécule elle-même (je l’ai dit dans l’article), mais je suis intéressé par leur démarche parce qu’elle rapproche les consommateurs des producteurs, en quelque sorte…

      1. Kekoresin

        Ouais, bien sur. En France, il est très simple de rapprocher les producteurs des consommateurs!

        Le paysan qui veut vendre directement sa viande devra escalader des murs de cerfas et voir les autorités sanitaires lui rendre des visites de courtoisie à répétition. L’état se démerde toujours pour coller des intermédiaires. Le particulier qui veut vendre sa maison devra payer des diagnostics qui se multiplient comme des bactéries sur du steak haché laissé sur la plage arrière au mois d’août. Le pêcheur devra passer par la coopérative…Le tout dans une inefficacité incroyablement coûteuse en fric et accessoirement en vies. Mais tout ça est bon car générateur d’emplois selon la doctrine de ce foutu pays. Alors je ne te dis même pas lorsqu’il s’agit de la santé!

        Cela dit je suis pour toute filière courte car c’est un gage d’efficacité et je suis également pour un contrôle pour peu qu’il soit strictement nécessaire, et effectué par des gens intègres et pénalement responsables en cas de bévue, incompétence crasse ou corruption.

        1. « En France, il est très simple de rapprocher les producteurs des consommateurs! « 
          Justement, non. Pour une fois, on a peut-être une piste…

              1. Pheldge

                Faut dire qu’avec un pseudo pareil, ça n’incite pas à la délicatesse … 🙂 😉 🙂
                Pourquoi ne pas avoir choisi , je ne sais pas, Sophocle , Virgile , Homère ( celui de maintenant …) , Platoon , Van Damme , oui, un auteur, un philosophe, ça , ça pose son homme ! 😉 🙂

        2. douar

          Je ne suis pas certain que l’exemple sur le « paysan qui veut vendre sa viande directement » soit un bon exemple.
          Il y a des normes sanitaires à respecter, pas franchement idiote, il faut le préciser (chaîne du froid, conditions d’abattage, de transformation…).
          Le nombre d’accident, d’intoxication alimentaire a considérablement baissé durant ces dernières décennies, ce n’est pas un hasard.

    1. bibi

      Le cancer, ce n’est pas une fatalité.
      C’est une maladie grave, certes, mais qu’on peut vaincre à condition de s’y attaquer tous ensemble. Grâce à vos dons, les chercheurs se ligueront contre le cancer.

  12. Inspecteur Juve

    500.000 € pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché.
    Et quelques années plus tard, quand le médicament tombe dans le domaine public, « déremboursement » au motif que la molécule est inefficace…
    Cette AMM est juste une taxe supplémentaire sur l’innovation doublée d’une barrière à l’entrée pour les petits concurrents.

      1. Val

        Euuuuh GO , c’est sans doute plus compliqué car , perso , je fonctionne tous les jours à une molécule déremboursée et je n’ai encore jamais trouvé une remboursée qui la remplace efficacement, j’aimerais bien pourtant … ça me ferait faire des économies …. ce sujet des labos est tres complexe , je le connais mal , mais je sais par ceux qui vivent de pres dans le secteur médical que l’efficacité des molécules n’est pas le seul critère qui entre en ligne de compte .
        Je sais que l’on dérembourse les vieilles molécules au profit de nouvelles qui sont parfois moins efficaces… c’est le cas pour les anti-histaminiques mais il y en a d’autres .

    1. Aristarque

      On croit rêver: un soce se lancer dans la création d’une entreprise œuvrant dans le domaine du luxe… Ségrégation, toussa…. :mrgreen:

  13. Christophe

    Je crois qu’on prend le problème à l’envers. Il faut aller en amont.

    Car enfin… associons les mots : « startup », « recherche pharmaceutique », et « financements ».

    C’est parfait. Mais dès qu’on ajoute le mot « France », là la dissonance devient odieuse. Enorme. Flagrante

    Elle nous pète au nez.

    Aurélie est sans doute talentueuse, sympa, brillante même (on le lui souhaite)… mais bosser, se démener dans une boite dont le siège est localisé à… « La Tronche » dans le 38700, pays France, c’est juste un gros fail.

    Ou pour le dire autrement : c’est la lose.

    Désolé. 😉

    Plus sérieusement : si elle veut sauvegarder sa santé mentale, sa jeunesse, la souplesse de sa peau de jeune chercheuse, et les promesses de ses découvertes… il faut bien entendu plier bagage et aller voir ailleurs, où l’herbe n’est pas plus verte… mais JUSTE NORMALE.

  14. George Kaplan

    Merci H16 de rappeler qu’il y a des raisons d’espérer. Le 9 février, la revue Science publiait une étude sur un médicament contre le cancer « qui restaurait rapidement les fonctions cérébrales normales de souris de laboratoire atteintes de l’équivalent d’Alzheimer ».
    Ce sont souvent des initiatives individuelles, des chercheurs qui ne compte pas leur temps (n’est-ce pas Mme Aubry?) des passionnés qui montent des trucs dans leur garage etc.. Bref le genre de mentalité qui fait défaut dans une France qui souhaite que ses enfants soient « fonctionnaires ». Une France où l’on est rétif de manière Pavlovienne à l’économie de marché, une France où l’on décrit le travail comme une aliénation, une chose négative à réduire au plus vite (ce qui est d’ailleurs en bonne voie par malthusianisme entrepreneurial !)

    PS à propos « d’une pomme par jour éloigne le docteur ». Il y a aussi la version de Churchill : « une pomme par jour éloigne le docteur, à condition de bien viser. »
    La preuve qu’il y a des raisons d’espérer ! 🙂

  15. NicolasPimprenelle

    Cher H16,
    dans ce genre de succès de biotechnologies française, le problème ce n’est pas qu’on est en France, le problème c’est qu’avec les labos internationaux on est dans le capitalisme de connivence : voir la success story de la biotech française NICOX qui avait développé une molécule concurentielle de celle de Pfizer : résultats la FDA n’a jamais admis le Naproxcinod car je crois me souvenir que près de 50% des membres de la FDA qui devait donner l’AMM était des anciens de Pfizer …
    Dans le secteur médical comme dans d’autres secteurs, malheureusement le lobbying est non seulement contre-productif mais aussi anti-progrès …

    1. Val

      +1 @Nicolas Pimprenelle , la connivence et l’entente ne sont pas réservées aux états .
      @H16 , toi qui es informaticien , tu sais que les techniques qui gagneront et s’imposeront en tant que normes font l’objet de luttes de consortium contre d’autres consortium et celui qui remporte la timbale ne l’est jamais seulement pour des raisons de valeurs techniques ….

        1. Val

          +1 , le fait de penser que la meilleure techno l’emporte est un peu simpliste … surtout si l’innovation vient d’une petite startup : soit elle se fait racheter par un des gros , soit elle se fait étouffer par les mêmes gros … Ca me fait penser furieusement à une scène mythique des barbouzes qd la joyeuse troupe se met d’accord pour flanquer l’américain à la flotte …

        2. Calvin

          Sauf que… que serait devenu le V2000 aujourd’hui, à l’heure du dvd et des clés usb, du cloud ?
          Quelque chose d’enterré…
          Il en va de même de toutes les technos.
          Ce qui compte c’est la capacité de production et de répondre à la demande

        3. gameover

          Si le « minable standard américain » a gagné c’est qu’il était simplement le meilleur. Etre le meilleur ce n’est pas uniquement des considérations purement techniques mais aussi la zone convertie à la standardisation, le réseau de distribution, la force de frappe en fabrication…

          1. Val

            GO , petite analogie avec le tiercé : on est bien d’accord que dans la course , ce sont tous des chevaux , ils ont tous 4 jambes et généralement ils courent bien. Maintenant , le vainqueur n’est pas toujours celui qui courre le plus vite … le capitalisme libéral permet généralement de sauver les apparences, limite les aberrations et évite qu’une mule ne gagne ou un cul de jatte ; mais désolée , je suis encore plus méfiante que toi , cela ne garantit pas que cela soit le meilleur qui gagne . GO , tu es plus fleur bleue que je le coyais 😉 et H16-san aussi , j’en ai peur .

              1. Val

                😀 j’en doute ! Je pondère juste un peu ton enthousiasme sur le libéralisme , mis en pratique , il y aura toujours nous les humains et donc les dérives qui vont avec …

  16. NicolasPimprenelle

    Et vous verrez que malheureusement, cette avancée dans le domaine du traitement du cancer restera juste un projet …
    C’est malheureux mais c’est comme ça …

    1. gameover

      Sauf ton respect c’est quand même le comportement de gens comme toi qui permet au gouvernement de justifier les lois sur l’épargne qui confisquent notre liberté…

  17. Dr. Goulu

    Je viens de m’inscrire sur https://www.wiseed.com/ et vais mettre quelques billes dans Ecrins Therapeutics, pour investir et pour tester le système.

    Cela dit, quelques remarques :

    1) comme dans beaucoup de propositions d’investissement, l’argument de la défiscalisation est mis en avant bien plus que le retour sur investissement. Et si les gens investissent plus pour ne pas payer d’impôts que pour développer une entreprise, c’est pas sain.

    2) Beaucoup de startups pharma crèvent au stade des tests cliniques. C’est le stade critique. Je pense que les 500K recherchés par Ecrin Therapeutics suffiront si la molécule n’est pas (assez) efficace. Si elle est efficace, il faudra minimum 10x plus avant le lancement sur le marché. En plus aucune boite ne peut se permettre de dépendre que d’un seul produit qu’il faut 10 ans à renouveler. C’est pour ça que seules les très grosses pharma peuvent financer de telles aventures grâce aux benefs de leur quelques blockbusters. Donc je pars de l’idée que je vais perdre mon investissement, à moins que le management d’Ecrin Therapeutics vende la boite à un géant à un moment ou un autre.

    3) @gameover, j’aime bien ton gravatar. C’est quoi l’idée ?

    1. 1) oui, malheureusement.
      2) je crois que l’idée est qu’après les premiers tests cliniques « pour voir », ils se vendent à un géant. Et dans ce cas, l’investissement pourrait être très rentable.

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