UberPOP, localisation des radars sur Facebook : quand l’État pousse à la clandestinité

Ces derniers jours, entre l’une ou l’autre catastrophe grecque habituelle, il a été difficile de passer au travers de la petite pluie fine d’articles plus ou moins inspirés sur les altercations, de plus en plus musclées, entre les taxis et leur principal nouveau concurrent, Uber et plus spécifiquement, son application UberPop.

Comme d’habitude, un petit nombre d’excités va, très probablement, réussir le pari de durablement fusiller une profession qui, moyennant quelques aménagements raisonnables, aurait très bien pu rester viable : quelques conducteurs de taxis, particulièrement remontés de l’âpre concurrence subie par les chauffeurs particuliers utilisateurs de l’application UberPop, ont décidé d’en découdre avec ceux qui osent ainsi empiéter sur le service qu’ils entendaient fournir sans eux.

On savait déjà ces taxis bien agacés de l’existence des services de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) qui ont déjà largement grignoté leur précédent monopole. L’arrivée rapide d’UberPop, plébiscitée par le public, a convaincu un certain nombre de ces chauffeurs de taxi de passer à la manière forte. Rapidement se sont donc comptées des actions de rétorsion à l’encontre d’éventuels particuliers se lançant dans la course occasionnelle rémunérée, actions qui se traduisent dans le meilleur des cas par de l’intimidation, et dans le pire, dans de véritables guet-apens.

taxis retour vers le passé

Et à partir de là, différentes pièces d’un jeu délétère se mettent inexorablement en place.

La première pièce est bien sûr la montée de la violence. De traquenards en guet-apens, la tension monte entre les pratiquants de cette nouvelle forme de service au particulier, et les chauffeurs de taxi traditionnels. Souvent, taper un peu le chauffeur occasionnel ne suffit pas, et on finit par cogner aussi le client comme nous l’apprend l’article (que je cite, une fois n’est pas coutume) :

Alors qu’il sollicitait une course, il s’est heurté à des chauffeurs de taxi en colère qui ont refusé de le prendre. Énervé, il leur a annoncé qu’il allait solliciter le service UberPOP. Alors qu’il s’éloignait, il a été encerclé par une dizaine de personnes puis frappé au visage. Il souffre d’une fracture du nez et a subi 21 jours d’ITT. Son agresseur n’a pas été interpellé

La seconde pièce est déjà présente dans ce même article (« son agresseur n’a pas été interpellé »), mais on la devinait auparavant : au lieu de s’interposer comme médiateur entre les clients, les nouveaux prestataires de services et les chauffeurs traditionnels, l’État a déjà pris parti … pour la corporation installée. En effet, il a décidé de lancer la police aux trousses d’Uber et de son service UberPop, en utilisant la loi Thévenoud – le nom seul suffit à donner une idée de la solidité juridique de l’ensemble.

Malheureusement, la loi est fort mal boutiquée, à tel point que, jusqu’à présent, Uber n’a pas été condamné pour autre chose qu’une publicité et non pour son service. Quant aux chauffeurs, ils sont relaxés.

À ce problème juridique s’ajoute l’impossibilité physique de vérifier effectivement ce qui se passe au volant de toutes les voitures du pays. D’autant que ceux qui offrent le service en question sont, avant tout, des individus honnêtes qui cherchent simplement à arrondir leurs fins de mois, rarement opulentes.

En réalité, et en dépit de commentaires acidulés ou parfaitement stupides de certains internautes qui prennent étrangement fait et cause pour les taxis, la corporation a déjà perdu : à présent, les gens savent qu’il existe des alternatives viables et fiables aux taxis traditionnels. Il n’y aura pas de retour arrière.

Or, devant ce constat, on ne peut qu’être alarmé de l’attitude choisie par certains chauffeurs de taxi traditionnels qui, au lieu d’embrasser le changement en s’inscrivant eux-mêmes dans ces programmes, en proposant de nouveaux services, en faisant assaut d’amabilité, de courtoisie, en aménageant leurs tarifs, horaires et méthodes vis-à-vis de leur clientèle, ont choisi l’affrontement direct et frontal.

menace mort taxi vtcOn pourrait mentionner le cas de Maxime Coulon qui a expliqué un point de vue tranché sur Facebook dont le contenu a largement fait le tour des réseaux sociaux, bientôt relayé par différents médias. En retour, on ne s’étonnera qu’à moitié d’apprendre qu’il a reçu des menaces de mort.

Tout ce développement est finalement assez prévisible : plutôt que choisir l’adaptation, l’État, faible avec les forts, transige devant eux, plie, s’aplatit et devient leur petit commissaire en charge de lui réorganiser le marché pour que tout revienne dans l’ordre précédent (par nature pourtant impossible à rétablir).

Et comme il est faible avec les forts, il sera, à l’opposé, fort avec les faibles. Rien de tel que cogner sur les automobilistes qui ont le mauvais goût d’essayer de se sortir du chômage ou des fins de mois difficiles en faisant un travail honnête et qui ne vole personne (leurs clients, dégoûtés des exactions de ces médiatiques taxis, leur sont définitivement perdus).

Et tant qu’à être fort avec les faibles, et pour regarder la même catégorie de faibles, il s’en prendra aussi à ces automobilistes qui ont eu l’impudence de signaler les radars sur Facebook. On se souvient en effet que plusieurs membres d’un groupe Facebook donnant la localisation des radars en Aveyron avaient été condamnés en première instance pour « soustraction à la constatation des infractions routières », ce qui était, on en conviendra, une application assez extensive de l’esprit de la loi ; après tout, si on prévient qu’un radar est positionné à un endroit donné et que l’automobiliste ralentit en conséquence, il n’y a pas, par définition, infraction routière, et dès lors, impossibilité de la constater. En outre, l’effet obtenu (la réduction de vitesse aux endroits signalés) est officiellement le but poursuivi par ces radars …

radars routiers moins laxistes

Évidemment, si le but est de rançonner les automobilistes, on comprend la hargne dont font preuve les autorités qui n’ont plus l’occasion d’embusquer le contribuable sur les routes de France. Le groupe de condamnés avait fait appel et la décision de la Cour d’Appel de Montpellier a été mise en délibéré au 21 septembre prochain.

Or, tant dans le cas d’Uberpop que dans ce cas ubuesque de localisation des radars sur Facebook, on sent comme un petit souci se profiler à l’horizon.

En s’agitant rageusement comme il le fait, l’État, par défaut d’action, par une action illisible, ou par action claire contre les réseaux sociaux, va criminaliser progressivement Uberpop ou les citoyens attentifs aux radars. Petit-à-petit, il n’obtiendra qu’une seule chose : les pousser à la clandestinité.

D’autant que celle-ci est très facile à mettre en place (anonymiser un site web publiant ces informations est simple à réaliser, et continuer à « uberpoper » sans se faire coincer ne pose aucune difficulté).

D’autant qu’il est très complexe pour l’État de contrôler efficacement les réseaux pour empêcher ce genre d’informations d’apparaître, ou encore plus compliqué pour lui de vérifier que deux personnes à bord d’une voiture n’y sont pas pour des raisons commerciales, de la même façon qu’il lui est impossible de vraiment vérifier que les individus qui se rendent dans certains foyers n’y vont pas pour de petits travaux de plomberie ou d’électricité, dont l’aspect commercial n’apparaîtra jamais dans aucune comptabilité… En somme, oui, grâce à ces actions stupides, l’État pousse de plus en plus les individus au marché noir, à la clandestinité.

Et le plus beau de cette affaire, c’est que cette clandestinité va à la fois éteindre toute l’utilité pécuniaire des radars, fusiller les espérances de gain et de survie des taxis traditionnels, et, surtout, saboter les rentrées fiscales de l’État. Autrement dit, à procéder ainsi à long terme, l’État signe son arrêt de mort.

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Commentaires266

  1. Sémaphore

    400.000 lois, décrets, règlements, ordonnances sans compter les circulairement et il y a encore des vid’juridik’!!!… 😈

  2. carpe diem

    après avoir flingué le consentement à l’impôt, après avoir piétiné le consentement au travail voici le consentement à la loi, lentement mais sûrement mis à mal, ça s’appelle l’anarchie.

  3. Aristarkke

    Serais-je victime d’un ostracisme du patron en évoquant Mélusine? Deux commentaires ont refusé de s’enregistrer avec son petit nom charmant…

    1. Calgon

      Je vous promet que ma personne et la somme colossale versée en Bitcoins au taulier n’y sont absolument pour rien (nan, je déconne évidemment, étant français forcé, je suis fauché comme il se doit).

  4. Aristarkke

    Je recommence. Petite typo éventuelle : retour en arrière, dear Mélusine. Sinon, cela sent la vieille Remington qui doit se morfondre dans son grenier…

  5. Le Gnôme

    Il conviendrait d’interdire des boîtes comme Blablacar qui concurrencent honteusement d’honnêtes sociétés extrêmement fiables et peu onéreuses comme la SNCF. Il y a là du manque à gagner en taxes et autres fariboles et elles mettent en danger notre modèle social.

    1. gameover

      La génèse de blablacar est assez intéressante à étudier. Au début c’était un service gratuit, puis on donnait ce qu’on voulait puis les paiements ont transité par le site avec une com’.

      Il y a trois raisons amha pour lesquelles le service a pu passer comme une lettre à la poste chez DHL:

      – il était presque gratuit au départ donc pas connoté affreux capitalisme ou travail au noir ou du moins ce n’était pas mis en avant.
      – le service concurrencé était celui de la SNCF qui n’appartient à personne donc le service ne lèse personne.
      – ça avait un petit coté écolo même si l’unique but est de faire des économies

      1. Ano59

        A noter aussi que le transit des paiements par le site a aussi été facilité par l’argument sécurité : être certain d’être transporté ou d’être payé. C’était initialement vendu comme neutre financièrement, la commission couvrant uniquement les frais de fonctionnement. Ça a dû évoluer ensuite.

        D’ailleurs la SNCF n’avait pas racheté le site ?

  6. Roi Heenok

    Mankagagné dû à un vidjuridik. La routine habituelle quoi. Colbert, les oies, les plumes et les cris.

    J’aimerais aussi mentionner aujourd’hui la conduite pour le moins envahissante du Valls et du Macron dans les négociations entre des entreprises « privées » comme SFR et Bouygues.

    1. gameover

      Un truc marrant sur Bouygues : il y a 2 ans suite à la vente d’Alstom, l’état disposait de droits de vote « gratuit » dans Bouygues en attendant de prendre une participation. A l’époque l’action Bouygues était à 28E… et maintenant elle est à … 38E.

      La prise de participation était « un fait acquis » pour Montebourg… bah même pas !

  7. Skywalker

    « Autrement dit, à procéder ainsi à long terme, l’État signe son arrêt de mort. »
    Cette agonie, enclenchée depuis belle lurette, est bien lente tout de même…

  8. Calvin

    Ces sites indiquant les radars pont simplement eu un tort : indiquer clairement qu’il allaient donner leurs positions.
    Ils auraient dû créer un site ornithologique, indiquant la présence probable d’espèces rares comme une gallinette cendrée d’Afrique aux abord de l’A24, d’une buse royale grise aux environ de la ligne droite de la N566, de la présence signalée de moineaux à col bleu sur l’avenue Jaurès en plein centre – ville, etc…

    1. Marco33

      Les radars automatiques sont signalés en amont, les contrôles ponctuels généralement non (il existe parfois des panneaux indiquant des tronçons avec des contrôles fréquents), pourquoi donc cette différence?…..
      Le grand n’importe quoi étatique : c’est tout le temps!

      1. gameover

        Waze indique des « enforcement zones » autour des zones radar fixes, mobiles, radar feu rouge etc… et avec un intervalle de 500m environ de part et d’autre.

        1. Mikill

          Il reste encore pas mal de Wazer en version 3.7.8 ou qui l’on ré-installé…
          Attention cela est illégal d’avoir les radars au mètre prés.

              1. Sauf que ce n’est pas cet article qui a été invoqué pour le cas qui nous occupe. Du reste, personne ne peut prétendre « détenir ou transporter » facebook, hein, de même qu’on ne peut même prétendre que Facebook soit un « produit de même nature » que cité. Tout cet article est impossible à appliquer dans le cas présent.

                Enfin, rien dans cet article ne précise qu’il est illégal d’avoir des localisations de radars au mètre près.

                1. gameover

                  Bah c’est l’article du code qui est repris dans l’article de Libé.

                  « Selon l’article R413-15 du code de la route, modifié en 2012 et sur lequel se base ce procès, un avertisseur est «un appareil de nature […] à déceler la présence d’appareils […] servant à la constatation des infractions à la législation ou à la réglementation de la circulation routière ou de permettre de se soustraire à la constatation desdites infractions». Grâce à cette définition assez vague, nombre d’appareils, considérés jusqu’en 2012 comme des avertisseurs ou des détecteurs, ont pu échapper à toute interdiction. »

                  Je suis bien d’accord que les premiers alineas de cet article ne s’appliquent pas puisqu’ils parlent « d’appareils » et c’est pour ça que j’avais mis le n°5 qui généralise aux dispositifs et produits, qui sont des termes très imprécis permettant toutes les interprétations possibles… comme d’hab…

                  La loi laisse trop de possibilités d’interprétation aux juges et on peut être condamné à Lille et pas à Clermont Ferrand pour le même « délit ». Et on ne peut pas opposer la décision d’un tribunal à un autre.

                  1. gameover

                    Je trouve d’ailleurs assez intelligente la ligne de défense des avocats dans de tels cas.

                    1- L’état dit que les radars sont dans des zones de danger.
                    2- Les sites et applis informent donc des zones de danger

                    Ce sont donc des systèmes d’assistance à la conduite pour augmenter la vigilance des conducteurs dans ces zones… génial.

                    1. tschok

                      Le texte de l’alinéa 1 de l’article est mal rédigé car il autorise deux sens:

                      – Soit il punit le fait de permettre de se soustraire à la constatation de l’infraction, ce qui est un peu bizarre (pourquoi ne pas punir plus simplement le fait de se soustraire tout court?).

                      Sous cette interprétation, le texte viserait alors le cas d’une personne ou d’une organisation qui aiderait un contrevenant à se soustraire à la constatation d’une contravention, comme si c’était une sorte de Zorro.

                      Je crois que c’est le sens retenu par le procureur.

                      – Soit il punit le fait de détenir ou de transporter un dispositif ou un produit qui permet de se soustraire à la constatation. Sous cette interprétation, l’infraction n’existe que s’il y a un dispositif ou un produit. Il me semble que le texte s’interprète plutôt ainsi, parce qu’il visait sauf erreur de ma part le cas des vernis spéciaux sur les plaques d’immatriculation qui renvoient la lumière du flash et rendent ainsi le numéro illisible.

                      Je crois que c’était ça qui était visé au départ.

                      Rien à voir donc avec une page facebook.

                      Sinon, le V de l’article s’applique, mais à des dispositifs ou produits. Une page facebook n’est en principe pas un dispositif. Est-ce un produit? Normalement, non. Le produit est en principe un corps, il me semble, mais toute espèce de corps produit par l’homme.

                  2. Ils ont été condamnées pour « soustraction à la constatation des infractions routières », ce qui est encore différent…

                    1. Caton

                      C’est du foutage de gueule. Le tachymètre de votre voiture est en infraction avec l’art. R413-15 !

                    2. gameover

                      P’tain t’insiste h16… tu es tétu !

                      « …ou de permettre de se soustraire à la constatation desdites infractions » : c’est dans le I de cet article.

                    3. Black Mamba

                      Mais, non, Game over, c’est une interprétation juridique, cela ne vaut pas Loi donc on peut contester … Il faut comprendre que c’est une faille :mrgreen:

                    4. gameover

                      @ BM, ce n’est pas une loi, c’est juste une réglementation donc sa teneur est contestable devant un TA puis le Conseil d’état. Ca n’a pas plus de valeur qu’une circulaire.

                    5. Pheldge

                      « soustraction à la constatation des infractions routières » c’est foutrement idiot, ou du moins très mal motivé ! si tu connais l’emplacement du radar et que tu ralentis, il n’y a pas d’infraction, pas de constatation, donc pas de soustraction.
                      A ce motif, on peut verbaliser quiconque fera un détour pour par exemple, éviter un stop qu’il aurait pu griller … l’automobiliste est à priori considéré comme un délinquant qui va passer inévitablement à l’acte.

                    6. « si tu connais l’emplacement du radar et que tu ralentis, il n’y a pas d’infraction, pas de constatation, donc pas de soustraction. »
                      C’est ce que je dis dans l’article, hein.

                  3. Pheldge

                    GO 15 h 47 avoue:  » c’est dans l’article de Libé … » sous-entendu, Libé que je lis quotidiennement et avec avidité !

                    J’ai une mauvaise nouvelle pour toi : c’est pas parce que ça s’appelle « Libération » que c’est un journal libéral ! 🙂

              2. Calvin

                Si mon oeil détecte une boîte grise susceptible d’être un radar, que je baisse ma vitesse en conséquence, mon oeil, en tant que dispositif, peut être saisi ??

                    1. Pheldge

                      Oui, à ton âge, on est de petite taille. Le haut, le bas, c’est presque pareil !
                      Mais tu verras quand tu seras grand, que parfois, et souvent en présence de jolies femmes, tu seras tenté de penser avec le cerveau du bas 🙂

  9. Bonsaï

    J’avais pourtant posté un commentaire ici-même, et il s’est volatilisé chez les Grecs ?
    Tout ça pour dire qu’effectivement, à force de marché noir et de clandestinité la France s’entraîne déjà pour les pénuries qu’on sent poindre à l’horizon.
    Mais dans ce domaine, la débrouillardise et l’inventivité des Français sont déjà connues et admirées de tous !

    1. DoS

      Oh que oui, un Français est un savon de Marseille. Chose qui lui a permis de très bien résister aux Nazis. En fait, lorsque ça va trop loin, plaf, le Français déconnecte. Il est imprévisible, pas fiable, malin, et sait faire avec 3 fois rien des gros trucs pour emmerder beaucoup de monde.

      Diriger les Français est impossible….mais imposer le communisme est peut être la pire idée qu’il puisse exister.

      Dans la pourriture et la merde, le Français excelle. Rien ne peut l’arrêter !

      1. Dr Slump

        Je ne suis pas du tout d’accord.
        Je ne la joue pas patriote qui a mal à sa fierté nationale, mais plutôt rationnel: le français, en bon conservateur rétif au changement, est au contraire très prévisible. Il est très fiable, en amitié comme au travail: distant et prudent au début, quand la confiance est acquise le lien établi est sûr et durable. Et il n’est pas plus malin que la moyenne. Sentimental et aimant le beau geste, il peut paradoxalement se faire plumer bêtement.

        Et un quidam de n’importe quel pays d’Afrique, habitué à vivre avec les moyens du bord, sera toujours beaucoup plus débrouillard et malin que n’importe quel occidental, français ou pas, habitué à acheter les moyens dont il a besoin.

        Enfin, grosse contrevérité, les français sont très faciles à diriger. N’importe quel ministre peut s’en mettre plein les fouilles, tricher, entuber, se faire prendre la main dans le sac dudit français, pas de problème, jtenkultrankil les doigts dans le nez, et je continue ailleurs. Pas de scandale, pas de mouvement de protestation, rien. C’est à un tel point qu’ils ne s’inquiètent même pas de ce que le gouvernement fait, de ce que l’assemblée vote. Le français a remis les clés du pouvoir à une oligarchie aussi lamentable que méprisable, et reste indifférente même quand elle se moque de son choix exprimé par référendum.

        Les français de l’époque 39-45 étaient bien plus libres, bien plus libéraux, plus débrouillards, et donc moins fiables et moins obéissants qu’aujourd’hui. Entre parenthèses, les résistants n’étaient pas tous de nobles héros, loin s’en faut: il y a eu un paquet de saloperies commises par ceux-là aussi. Le français d’aujourd’hui est plus confortable, donc plus mou, plus manipulable, mais ça a tendance à changer. Forcément. Pas besoin de vous faire un dessin… 😉

        1. Jiff

          « mais ça a tendance à changer.  »

          Avec +50% d’illettrés (plus ceux à venir), yapadrisk.

          (PS: h16, il-y-a _vraiment_ un PB de commentaires qui se perdent.)

    2. royaumont

      Ca, c’était avant…

      Avant que l’état-maman habitue les français à ne s’occuper de rien, à n’être responsables de rien et à tout attendre d’elle.

          1. gameover

            C’est pour ça que j’ai attendu que BM réponde en première… car celui qui répond en premier c’est le hackeur… <3

          2. Bonsaï

            Ou alors c’est déjà la nouvelle Loi Renseignement qui montre ses petits muscles.
            Vous savez bien, « Milady », d’Artagnan, etc.
            Mais chut … restons dans une pénombre discrète.

  10. DoS

    Trop Genial !

    On rentre enfin dans le vrai communisme bien gras avec des morceaux de violence, de corruption, de clandestinité, de détournement de la loi.

    Imaginez, c’est historique ! Nous pouvons enfin mettre un vrai nom à nos malheurs. Quoi de plus positif que de démasquer l’abomination, la créature, l’etre ignoble qui nous dévore les entrailles et notre pognon.

    Devenons clandestins. Là, toutes et tous, maintenant, et jusqu’à l’heure de notre mort.

    Car l’humain est un parasite qui doit payer son droit d’existence à l’Etat vertueux qui lui sait ce qui est bon. Donnons à l’Etat ce qu’il mérite.

    1. Honorbrachios

      T’es fou toi?! C’est à cause de l’ultralibéralisme méchant tout plein et de son grand timonier, le président des entreprises et du capitalisme débridé…j’ai bon?

    2. Caton

      Donnons à l’Etat ce qu’il mérite.

      Il n’est pas très adroit de proférer des menaces de mort sous la torture sur internet, surtout de nos jours.

  11. GG

    continuer à « uberpoper » sans se faire coincer ne pose aucune difficulté

    C’est vous qui le dites. A lire les récits de guet-apens à Paris et Lyon (des chauffeurs de taxis commandent un UberPop comme s’ils étaient clients et l’attendent pour le faire verbaliser dans le meilleur des cas, ruiner son véhicule dans l’autre), je m’arrêterais pour quelques semaines si j’exerçais cette activité.

    1. Réponse du marché : le ranking des clients. Ca plus le passage en clandestinité (hors Uberpop, mais tout au noir), ça va aller assez vite.

    2. GG

      Source Le Progrès:

      «  » » » » »
      Ils sont tombés dans le piège sans sentir le traquenard. Dans la nuit de samedi à dimanche, trois chauffeurs du service UberPOP qui croyaient récupérer un client se sont trouvés nez à nez avec une cinquantaine de taxis.

      Pascal Wilder, président de la fédération des indépendants du Rhône (FNTI) raconte : « Des collègues ont commandé des voitures et ont fixé un rendez-vous boulevard Vivier-Merle devant le Novotel. L’endroit a été choisi car c’est une nasse, le but étant de les figer et de les prendre en flagrant délit. »

      Une femme d’une soixantaine d’années au volant d’une Honda a été piégée. Impossible de s’enfuir. La police constatait l’infraction quand est arrivé un second UberPOP. Cette fois-ci, il s’agissait d’un homme plus jeune dans une Audi. Sanction pour les deux : des autocollants placardés sur la carrosserie et les vitres.
      «  » » » »

      1. Calvin

        Ah, la légitime (*) défense est donc désormais tolérée, admise, encouragée et décomplexée en France ?
        En plus, on a le droit de crier sur les toits qu’on va se barrer la nuit en laissant la porte ouverte pour pouvoir flinguer le premier cambrioleur venu ?
        (*) : dans le cas des taxis, ce n’est pourtant même pas légitime…
        En France, ce qui est immoral est permis et ce qui est souhaitable est interdit.

  12. Higgins

    En achetant un billet de train hier, j’ai eu une conversation très intéressante avec une employée compétente et sympathique (aucune ironie dans ce propos) de cette « entreprise ». Elle convenait avec moi que le train était exagérément cher et que la réputation de ce service public était tel que, faute de révolution culturelle extrême (tourner le dos au modèle soviétique qu’elle incarne), toutes les tentatives de se positionner sur ces nouvelles formes de consommation étaient vouées à l’échec (elle m’a cité le cas du concurrent de Blablacar dont personne ne connait le nom et l’existence).
    Le cas des taxis est emblématique. Je crois que les chauffeurs savent au fond d’eux-mêmes que leur combat est perdu. Ça explique la violence de leurs réactions et l’assurance d’Uber. L’état joue régulièrement perdant dans ses choix économiques. C’est un axiome, hélas pour nous, incontournable. Le « capitalisme » de connivence est un des chromosomes de ce pays.

  13. hop hup

    70 ans, âge limite pour être candidat à une élection ?

    La proposition de plafonner à 70 ans l’âge d’un candidat à une élection a focalisé l’attention des politiques, prompts à croiser le fer sur ce thème.

    vous allez voir que nos apparatchiks d’élues vont s »y opposé par tout les moyens cette loi ne passera pas

      1. DoS

        Imaginez, passé la quarantaine chez un homme c’est fatal ! (On devient mou….)

        Un homme politique devrait surtout et avant tout, ne pas être fonctionnaire…..

        Puis qu’il supporte le poids de ses propres conneries qu’il nous impose.
        Son âge…..c’est un moindre mal.

        1. Black Mamba

          Les vieux croient tout savoir et agissent pour le bien des autres … J’ai un exemple encore vivant qui dès qu’elle a l’occasion, ose encore me dicter ma conduite …
          Non , il faut mettre les ancêtres aux placards et les sortir juste pour les consulter .

          1. Calvin

            +1
            Que les vieux nous apportent leur expérience mais pas leurs instructions.

            Je suis magnanime, aujourd’hui, je n’inclue pas Harry dans le vocable « vieux » (mais pour un jour seulement). Ses instructions sont de bons tuyaux.

            1. Pheldge

              L’Académie te remercie pour l’innovation: le verbe « incluer » sera désormais au programme, avec son copain » concluer » ! 🙂

            1. Pheldge

              Comme le chante Renaud « allez pleure pas Harry, c’est vrai tu m’faisd’la peine, une BM de perdue, c’est dix copains qui r’viennent » 🙂

    1. Calvin

      Le problème, ce n’est pas l’âge mais je pense qu’aucun élu ne devrait être fonctionnaire en exercice pour éviter conflit d’intérêt et clientélisme.

      1. royaumont

        Je plussoie, un fonctionnaire est juge et parti. Il a tendance à inverser les rapports logiques : l’état et ses services, la fonction publique donc, est au service de la nation, pas l’inverse.
        dans cette logique, il faudrait réformer l’ENA suivant 3 axes :
        – la couper en morceau (l’école, pas les énarques) pour créer une école par grand ministère régalien : finance, affaires étrangères, administration territoriale, etc… Cela pour entraver la constitution de réseaux.
        – empêcher le « pantouflage », i.e. passer quelques années dans le privé. Il faut choisir son camp, public ou privé, et cela entrave les connivences nées du mélange des genres.
        – comme tout fonctionnaire, ils ne sont pas éligibles ni ne peuvent appartenir à un parti politique.

        Ca ne résoudrait pas tout, mais il faut cela pour assainir la situation.

        1. Aristarkke

          Avant guerre, les militaires étaient interdits de vote parce que leur masse électorale potentielle était considérée comme faussant la sincérité électorale. Préoccupation d’ une autre époque, n’est-il-pas ? Il est vrai qu’ils étaient bien plus nombreux qu’aujourd’hui et que le Genre 1 n’était heureusement pas encore autorisé à faire part de son avis… 😥

          1. royaumont

            Depuis les exploits du général boulanger, les militaires ne sont pas éligibles, ne peuvent appartenir à un parti politique, etc… A l’époque, l’armée était la colonne vertébrale de l’état, on considérait, par expérience, qu’il était trop dangereux de leur permettre un rôle politique.
            Aujourd’hui, le même raisonnement s’applique au ministère des finances pour la puissance et à la fonction publique dans son ensemble pour la masse électorale potentielle.
            La logique de Clemenceau n’est pas celle de Valls, quoi qu’il en ait…

                  1. Pheldge

                    Ça me permet d’embrayer sur le Bacc et sur les pétitions des élèves à propos de sujets ,l’une sur du « Tigre bleu » et de l’Euphrate du sujet de français, l’autre pour l’utilisation d’un verbe « hors programme » ( que j’avais appris en seconde ) en anglais dans une question.
                    Que les élèves actuels soient des ignares, c’est une triste réalité, mais avec la « reproduction des médiocres » pour parodier Bourdieu, le grand initiateur de cette course à la nullité pour tous, ça va aller de pire en pire !
                    Rien que d’y penser ça me donne des envie de m’euthanasier, tellement c’est déprimant !

                    1. gameover

                      Perso j’ai trouvé un décalage énorme entre les verbes compliqués appris à l’école et ceux très simples utilisés dans la vie courante en anglais (bcp de verbes à particules)… et « cope » je ne l’ai pas appris à l’école… et j’ai pu me rendre compte que pour ma fille ça a été idem…

                    1. Aristarkke

                      Tu vois cela comme un mariage pour tous incestueux… Anchise est le père d’ Enée…

                    2. Pheldge

                      As-tu compris , ô noble mais sénile vieillard, qu’il y avait une astuce désopilante dans ma réponse de 19 h 12 ?

            1. Pheldge

              GO voulait dire : « Je plussoie, un fonctionnaire est juge, et il est parti » 🙂
              Il faut écrire « être juge et partie ». Partie est une terme juridique qui signifie : personne physique ou morale qui participe.

                1. Aristarkke

                  Certain parmi les autres laisse tomber par charité chrétienne. Sauf pour le Taulier en raison de l’audience croissante de son blog. Mais comme il affecte de ne pas s’en formaliser, mon syndrome de Cassandre croît et embellit à vue d’oeil… 😥

                  1. Pheldge

                    « mon syndrome de Cassandre croît et embellit à vue d’oeil… t’as encore avalé une boîte de « petites pilules bleues » ?

          1. Calvin

            Parce que toi, go, tu connais le chiffre exact que personne n’est capable de connaître au ministère de la Ponction Pubique ?

        2. Alx

          Pourquoi réformer, et non pas supprimer, et laisser le réseau actuel d’écoles et d’universités former les gens dans leurs domaines de competences?

    2. Marco33

      Rideau de fumée : seule l’état de santé compte ainsi que les facultés intellectuelles.

      Par expérience, les énarques deviennent très tôt séniles.

    3. Deres

      Les hommes politiques de plus de 70 ans sont généralement des hauts fonctionnaires partis à la retraite à 55 ans. Ils n’ont donc pas franchement été usé par leur dure carrière comme le commun des français …

    4. bibi

      Dans une démocratie élective, il n’y aucune raison légitime d’empêcher quelqu’un qui jouit de ses droits civiques (que celui qui vient de penser à DSK lève le doigt, j’ai dit le doigt) de se présenter à une élection, et toute loi visant à limiter l’accès à une élection n’a pas lieu d’être : limite du nombre de mandat, age du candidat, parité, …

      Par contre ce que l’on doit interdire c’est d’être CANDIDAT et employé de l’état et de la sphère publique (sauf pour les élus municipaux des communes de moins de 1500 habitants qui eux ne devront juste pas être employés communaux), ainsi que le fait d’être CANDIDAT à une élection quand on exerce un autre mandat que celui visé.

      1. Guillaume_rc

        Il y a plein de professions qui exigent un casier vierge : avocats, militaires,etc.

        On pourrait déjà exiger ça de la part des candidats. Oui je pense à Juppé (et dans une moindre mesure à Bové).

        1. bibi

          On peut toujours priver de ses droits civiques à vie un individu qui serait condamné pour les mêmes faits que Juppé, Bové, Emmanuelli, Cambadélis,(et au passage les radier de la fonction et les déchoir de leur droit à la retraite) … mais exiger un casier vierge pour se présenter à une élection serait un moyen fort commode pour une dictature soft d’écarter des candidats qui enfreindrait des lois illégitimes qu’ils se proposeraient d’abroger une fois élu.

          1. Guillaume_rc

            Excusez moi mais je ne comprends pas.
            Vous voulez d’un côté « priver des droits civiques » quelqu’un mais le laisser se présenter à une élection : ça me paraît contradictoire.

            Et je maintiens ma position : Il est complètement anormal que quelqu’un puisse être (entre autres) 1er magistrat de France et chef des armées alors que ses condamnations antérieures lui interdisent l’accès à la magistrature et à l’armée.

            Et pour reprendre vos exemples : on serait pas mieux sans Juppé, Cambadélis, Emmanuelli, Bové ?

            1. Kazar

              Et tant d’autres !!! A noter qu’une pétition visant à rendre inéligible les élus condamnés mise en ligne par Contribuables associés n’a recueilli à ce jour que 30.802 signatures…

            2. bibi

              Ce que je ne veux pas c’est qu’une condamnation pour un crime sans victime aboutisse automatiquement à faire qu’on ne puisse plus être candidat.

              Les seuls qu’il faut empêcher de pouvoir être candidat ce sont les hommes de l’état qui ont été pris la main de le pot de confiture, et pas l’honnête citoyen condamné pour avoir enfreint des lois illégitimes.

    5. Higgins

      Personnellement, en tant que libéral, je serai plutôt contre une telle mesure bien que je reconnaisse que, dans certains cas, elle soit la moins pire des solutions.
      Sur d’élémentaires réformes à mener pour mettre fin aux méfaits de l’oligarchie actuelle, les propos de Maxime Tandonnet ouvrent de belles pistes de réflexions:
      « Il serait hautement souhaitable que l’Opposition place au premier rang de l’alternance, en 2017, la restauration de la confiance entre le peuple et la classe dirigeante en inscrivant un plan en quatorze points, mesures de bon sens, à son programme: » (https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/06/22/2017-et-la-grande-fracture/)

  14. Kazar

    « Autrement dit, à procéder ainsi à long terme, l’État signe son arrêt de mort.  »

    Si seulement H16 avait raison… Mais l’agonie risque de durer encore longtemps et ce sont les citoyens qui en font les frais chaque jour.

  15. Olivier R

    Oui c’est assez nouveau cette prise de conscience, dans des bastions pourtant au combien solides, du monde qui change. Dans un même registre je vais poster des documents à la Poste la semaine passée. Je fais peser mon enveloppe, et demande au guichetier combien je lui dois. Sauf que sa balance et l’outil electronique qui sort le prix derrière est d’une telle rapidité qu’il doit patienter une bonne vingtaine de secondes avant de me donner le tarif final. En attendant il me sort un « oula attendez, n’oubliez pas que vous êtes à la Poste ici, on est pas au XXI ième siècle !! » avec un large sourire mi amusé mi navré.

  16. cretinusalpestris

    Si le marché de l’informatique était également « entouré » comme celui des transports de personnes, on continuerait d’utiliser des émulateurs minitel tournant sur des TO-7 (avec stylo optique).

    La France se voulait être un modèle pour le monde. Elle n’est finalement devenue qu’un mauvais exemple à ne pas suivre.

    Pourquoi ?

    Vous avez trois heures. Après je ramasse les copies.

  17. Pablo

    Les taxis se sont foutus tous seuls dans le cambouis en acceptant de payer de plus en plus cher les licences. Maintenant, ils s’aperçoivent que les licences qu’ils ont payées la peau des c… risquent de valoir rapidement des clopinettes si le marché continue de se réorganiser avec les VTC et les applications comme UperPop. Le petit pactole qu’ils pensaient se faire à la revente de la licence est gravement menacé. Alors, forcément, ça les énerve.
    Mais plutôt que de réagir en étant diligents et courtois pour re-séduire les utilisateurs, les taxis choisissent majoritairement la violence pour préserver leur petit secteur corporatiste.
    Mais, il faut bien l’admettre : en France, la violence corporatiste, ça marche !
    Il y a plein d’activités dans lesquelles des artisans, commerçants ou professions libérales espéraient vendre leur fonds de commerce ou leur clientèle au moment de partir à la retraite pour ce faire un capital. Le changement de modèle économique ou la pénurie de l’offre ont réduit à néant les valeurs de vente. Pour autant, on ne les pas vu tout casser pour protester.
    Pour en revenir aux taxis, je suis étonné qu’aucun n’ait encore proposé, qu’en échange de la libéralisation des services de transport, l’état les indemnise pour la perte de valeur des licences.
    Mais, sait-on jamais ? Quand il s’agit de pleurer pour avoir de l’argent public, il y a des corporations qui ont un incroyable talent.
    Et pour reprendre les mots d’une certaine personne : ça ne couterait rien puisque c’est l’état qui payerait

    1. Pat

      Avec un peu d’intelligence (qui manque, visiblement), ils chercheraient une solution pour ne léser personne (et surtout pas le contribuable). Par exemple un accord d’indemnisation progressive de leurs licences par UberPop, ou une revente par part de ces licences aux chauffeurs d’UberPop (ou autres) qui pourraient exercer « légalement ». De toute façon, la concurrence continuera.

      1. Honorbrachios

        «Pat 23 juin 2015, 11 h 06 min
        Avec un peu d’intelligence (qui manque, visiblement), ils chercheraient une solution pour ne léser personne (et surtout pas le contribuable).»
        Bon, la façon de procéder du gouvernement est la suivante :
        Imagine la pire des non solutions, celle qui mécontente tout le monde, multiplie par le carré, et tu trouveras la voie qui sera choisie, c’est très simple !

        1. Popeye

          C’est ce qui s’est passé pour les avoués : leur profession a disparu, alors qu’ils avaient acheté, et cher, leur charge.
          Chaque propriétaire de licence a une trace de son achat, non? Et bien en fonction de l’ancienneté de l’achat et de son montant, l’état indemnise et ainsi libéralise le marché du transport de personnes.

          Pourquoi ce n’est pas fait? C’est une question de montant? Ma question n’est pas rhétorique, je serais curieux de savoir pourquoi….

    2. Deres

      Ce n’est pas directement la faute des taxis. Ils ont raison d’avoir la haine. leur erreur est que cette haine devrait se tourner vers l’Etat qui leur a fait croire que leur situation était pérenne. Ils sont dans la même situation que tout français ayant investi dans un commerce bien situé et qui voit arrivé un changement d’environnement complet décidé sans le consulter. Par exemple, la suppression de toutes les places de parking autour de lui ou le détournement d’une route. le problème de l’Etat Maman, c’est que c’est une ogresse, parfois très aimante mais souvent affamée.

      1. Higgins

        Ça me fait penser à des socialistes bon teint de mes connaissances qui, devant recevoir un héritage, se sont étranglés quand ils ont appris que le fisc allait leur ponctionner 100 000 euros sur la totalité des sommes espérées.
        Les impôts confiscatoires, c’est pour les riches normalement!

    3. bibi

      Les licences de Taxi (autorisation de stationnement en langage administratif) sont gratuites et l’ont toujours été, après que des chauffeurs et des compagnies de taxi aient acheté les licences émises gratuitement par l’état à prix d’or à leurs détenteurs c’est leur problème, quand on investi il faut être prêt à accepter de ne pas rentrer dans ses frais.

  18. Fifou

    C’est normal pour un Etat a vocation totalitaire de laisser fleurir la clandestinite, ca permet de maintenir la pression sur les gens en ayant les moyens d’arreter n’importe qui de trop bruyant ou qui refuse de se laisser tondre…
    Le soutien aux taxis c’est un peu le schema Aparatchik-Inteligenzia-Rabota, les professions reglementees sont les kapos du systeme
    Petit apparte: ca me fait rire de voir les chauffeurs de VTC qui se sont tant battu contre le monopole des taxis, mener le combat a leurs cotes contre UberPOP

  19. doumet

    Bon, mon frère est chauffeur de taxi, en province dans une ville où Uber n’offre pas de service; il n’a donc pas commis de guet-apens; pire, même, il est aimable avec ses clients, et n’hésite pas à aider les vieilles dames à porter leurs paquets. Donc certains pourraient penser que mon commentaire est partisan.
    Mais je pense que l’état ne peut pas ne pas soutenir les taxis. A Rennes, la licence de taxi, incluant aéroport et gare se monte à 250 k€. Sans compter le coût de la bagnole (un peu luxe quand même), une assurance particulière, le RSI déjà évoqué ici, le coût de la formation… Si Uber prenait le pouvoir, il y aurait une perte considérable pour l’état. A Paris, où la licence doit être probablement du double, il doit y avoir pas loin de 50000 taxis. Ça représente quand même donc pas loin de 25 milliards. Honnêtement, les taxis sont eux mêmes d’accord pour dire qu’il y a de la place pour plus de chauffeurs. Mais si on autorise Uber, qu’on leur rembourse leur licence, qu’on « harmonise » le problème de la formation, du RSI, des impôts,…

    1. a/ Paris, c’est 17 137 licences de taxis en 2013. Cela fait peu.
      b/ Le prix des licences est lié à un marché, instauré … par les taxis eux-mêmes (à tort, à raison, là n’est pas la question). Il est paradoxal de demander à l’état d’aider à payer pour quelque chose qu’il fournit gratuitement.
      c/ S’il y a débat sur la légalité d’Uberpop, il n’y en a aucun concernant le reste des services Uber. Les taxis ont déjà perdu.

      1. Calvin

        Sur le point b), l’Etat, par ses législateurs, est responsable de l’inflation des licences.
        Plutôt de tabasser les chauffeurs uberPop, qu’ils s’en prennent donc plutôt aux élus.. coupables d’avoir créé une distorsion du marché.
        Mais, là, la police ne laissera pas l’impunité….

        1. ironbooboo

          C’est très bien de leur laisser l’impunité en l’occurrence ! C’est comme leur fournir la pelle pour creuser leurs tombes.

          Après avoir eux même provoqué l’apparition d’alternatives ils finissent de dégoûter ce qui leur reste de clients en ayant un comportement plus qu’odieux. Même les usagers sont pris à parti. Et encore plus bête, comme le fait remarquer H16 (argument dont il a le secret), ils participent à l’amélioration du service concurrent (le ranking client a été cité dans d’autres com je crois) et même à sa promotion en fait.

          Ils est grand temps qu’ils redescendent sur terre, tant pis si la chute est rapide et l’écrasement fatal.

          De toute façon qu’est-ce qu’on y perd, nous, consommateurs ?
          Ils ne veulent pas empêcher la concurrence déloyale, mais la concurrence tout court. Là c’est Uber, mais on aurait pu provoquer une réaction semblable en augmentant drastiquement le nombre de licences en circulation. Ce qu’ils veulent c’est figer le secteur, garder les clients captifs, faire marcher le corporatisme à plein régime et l’argument ce serait la concurrence déloyale ?

          Le monde à l’envers quoi, comme d’habitude avec les gens qui mangent trop de socialisme. C’est bien fait pour leurs pommes.

    2. gameover

      Le marché des licences est un marché de gré à gré. Vouloir que l’état rembourse les licences c’est comme si je demandais à l’état de me rembourser la moins value sur la vente de ma maison….

  20. Peste et coryza

    Les taxis payent 250000 boules pour acheter leur licence… donc achètent un droit de monopole (du temps des corporations, on disait un privilège).
    Pas étonnant qu’ils s’énervent :
    – leurs nouveaux concurrents ne payent pas la licence.
    – leurs nouveaux concurrent proposent un service de bien meilleure qualité (en même temps, est-il possible de faire pire ?).
    – maman état leur garantit une rente contre le prix du licence dont le nombre est soumise à Numerus clausus.
    Les taxis se sentent floués par l’existence de nouveaux concurrents (pour être poli), alors qu’ils ont payés justement pour ne pas avoir de concurrents et continuer à proposer leurs services de (censuré).

    De situations comme celles ci, en France, il y en a plein. En fait, partout où il y a Numerus Clausus et chasses gardées…

    1. a/ Leur licence est un achat de marché de taxi à taxi. Elle est fournie gratuitement par l’état. Qu’ils décident de se les échanger entre anciens et nouveaux entrants contre monnaie sonnante & trébuchante, c’est LEUR problème, pas celui ni de l’Etat, ni du contribuable.
      b/ les concurrents n’ont pas de licence parce qu’ils n’ont pas les droits monopolistiques attachés (maraude, notamment). Ce serait un comble !
      c/ les taxis n’ont pas payé pour ne pas avoir de concurrence, ils ont payé parce que l’État entretient la pénurie. Mais encore une fois, le prix étatique d’une licence est nul : c’est distribué gratuitement par la préfecture.

      1. Peste et coryza

        Dans ce cas, pourquoi obtenir une licence en passant par la préfecture (et donc en ne déboursant pas les 250 milles) n’est pas possible ? (je le sais, j’ai essayé, ils m’ont dit qu’il fallait en racheter une car elles sont en nombre limité).

        1. gameover

          La distribution des licences gratuites permet de faire du clientélisme et de remercier les services rendus.
          A la fin de la guerre d’Algérie un grand nombre (énhaurme) de licences ont été distribuées aux rapatriés qui avaient été expropriés manu militari… ça a évité de les indemniser.

      2. Deres

        La licence est certes le problème des taxis, mais c’est une création de l’Etat. Cela fait très longtemps que le problème est connu mais que rien n’a été fait alors que le prix des licences est de plus en plus cher. D’ailleurs, rien n’a été fait aussi car les plus gros propriétaires de licences ne sont pas les fameux artisans-taxis mis toujours en avant mais de grosses sociétés genre G7 et taxis bleus qui profitent bien du système. Dans ce genre d’affaire, les petits se feront nécessairement couillonné, mais ce n’est pas une bonne nouvelle. Pour un libéral, voir qu’on laisse des français investir dans un commerce pour mieux les plumer n’est pas une bonne nouvelle. Au final, le manque d’initiative français va faire que le marché des taxis sera dominé par une société étrangère … On y sera tous perdant.

      3. Kazar

        Gratuitement, sauf qu’ainsi que vous le rappelez, l’État entretient la pénurie, faisant grimper le prix des licences, ce qui lui permet de toucher des taxes à chaque vente. On en revient toujours au même problème : l’État veut toucher sur tout, tout le temps , tous les niveaux, pour payer son armée espagnole de hauts fonctionnaires.

    2. Marco33

      Je doute fortement que c’est l’Etat seul qui ait décidé -il y a longtemps- de mettre tout seul des numerus clausus…
      C’est juste une barrière à l’entrée artificielle n’apportant aucun service mais destiné à protéger les insiders.
      Par exemple, il suffirait à l’Etat de mettre à disposition quelques milliers de plaques pour que leurs valeurs s’effondrent : cqfd.
      Le jour où les français comprendront que l’Etat est source de problèmes, pas de solutions, alors tout ira BEAUCOUP mieux.

      1. gameover

        Oui, je suppute que les fédérations de taxis ont été consultées à chaque fois pour la distribution de licences et qu’il n’était pas à leur avantage de distribuer à tout va. Un entre-soi.

    3. royaumont

      Il me semble que le cours des licences de taxi a fortement baissé depuis le développement des VTC.
      Le mauvais investissement fait parti des risques normaux dans la vie. C’est vrai pour eux, pour n’importe quel commerçant, investisseur, industriel ou particulier.

      De toute façon, ce numerus clausus, est ,si je ne m’abuse, une initiative du gouvernement du front populaire, qui étaient de vrais kracks en économie, comme chacun sait.

      Ce numerus clausus créait un déséquilibre entre l’offre et la demande tellement patent qu’on peut se demander comment il a pu subsister si longtemps.

  21. Lorelei

    Le prix de la licence correspond dans l’idée, à un pas-de-porte cédé par un commerçant à un autre (fonds, clientèle…)

    1. Peste et coryza

      Pardonnez moi si je suis une truffe en économie, mais dans le boulanger, quand tu rachètes son fond à un vieux qui part en retraite, le prix du dit fond dépend :
      – du matos + locaux (le fameux emplacement)
      – de la clientèle
      – de la législation du moment.
      .Le taxi c’est pareil, sauf qu’en plus le nombre de licences est limité, comme pour les pharmaciens. J’ai bon ?

      Or les acheteurs potentiels sont de plus en plus pauvres, et la clientèle n’est plus assurée (au contraire, y en a de moins en moins).
      Alors pourquoi les fonds sont-il toujours aussi chers (voire toujours plus chers) ?

      1. Et si tu te plantes avec ta boulangerie, qu’un concurrent arrive en face et fait les pains à moitié prix, … personne ne te remboursera ton fond de commerce.

      2. Jeff84

        Quand on vend un fonds de taxis, on vend avant tout la licence, et le véhicule, pas une clientèle. C’est la licence qui rapporte, on s’en fout des clients, de toute façon ils sont captifs.
        Les fonds de taxis étaient de plus en plus chers, car ils rapportaient de plus en plus (jusqu’à récemment). N’écoutez pas les pleureuses, je tiens la comptabilité de taxis, et je sais. Une licence de taxis, c’est/était très, très rentable.
        Et évidemment, nemo auditur propriam turpitudinem allegans. Ce sont eux qui ont créé et abusé de ce système en demandant des augmentations démentes des tarifs. Qu’ils crèvent la gueule ouverte plutôt que de toucher un centime de ma poche.

  22. danielchaudron

    En tant qu’usager occasionnel des taxis traditionnels, je suis d’accord que ce sont souvent des ours mal léchés…
    Mais quid de la licence qu’ils ont payée? L’État doit-il la leur rembourser?

      1. Duff

        Jean Marc Daniel en parlait il y a plus d’un an : Il enjolive un peu le truc mais cette foutue plaque c’est encore une brillante invention du front populaire:

  23. Guillaume_rc

    « En somme, oui, grâce à ces actions stupides, l’État pousse de plus en plus les individus au marché noir, à la clandestinité. »

    Oui mais comme dans le même temps, l’Etat pousse à l’interdiction du paiement en espèces, ça va être plus compliqué.
    Comme dans les ex-pays de l’Est, un recours au troc va se développer massivement.

    1. royaumont

      La suppression du liquide a pour objectif d’interdire toute forme d’activité clandestine, in fine pour que rien n’échappe à la taxation. C’est une logique explicitement totalitaire, mais fort heureusement difficile à faire aboutir.

      Je ne suis pas sûr que nos cadors gouvernementaux mesurent bien les risques. Nombreux sont ceux qui vivent d’activité clandestine (en ne tenant compte que d’activités par ailleurs licites, qui n’ont aucun rapport avec une forme quelconque de criminalité), leur couper les vivres est socialement explosif. De plus, les décideurs sont alors directement et personnellement responsables de la dégradation de la vie des personnes concernées, il est difficile de rejeter la faute sur un tiers.
      Sapin n’a pas une tête à chapeau mais il devra quand même le porter.
      Avec de telles mesures, on sent que le gouvernement perd la tête. Pour l’instant ce n’est qu’une image.

  24. Jejoune

    Que quelqu’un s’amuse a faire des recherches sur la societe Auto Services qui dans les annees 70 avait monte un reseau de « taxi de petit remise » coordonne par une centrale de CB… Ainsi de nuit sous la presidence de Giscrard, une loi fut votee pour interdire aux dits « taxi de petit remise » d’utiliser tout moyen de telecommunication dans leur vehicule….Uberpop. bis repetita… Bien entendu, il ne faut y voir aucun lien avec le financement des partis politique par syndicat des taxi… Egalement, cela n’a rien a voir avec Andre Rousselet qui a organise la premiere centrale de taxi parisien (G7) ni avec le fait que celui-ci etait l’ami de Francois Miterrand….

    Ha! La Raie-Publique irreprochable! c’est quand meme quelque chose!

  25. Duff

    C’est marrant comme les politiques sont incohérents. Pour résoudre ce problème c’est curieux qu’ils n’aient pas copié les banquiers centraux qu’ils aiment tant : Allez hop un bon coup de print et c’est plié!

    1. Honorbrachios

      Non, le print ne résout rien, ça gagne du temps pour que les politiques gardent leurs culs au chaud au maximum, mais d’innombrables exemples dans l’histoire et le monde entier montrent ce qui arrive à chaque fois.(dont un grand nombre en France d’ailleurs…)

        1. bibi

          Pourquoi voudriez-vous que que les hommes de l’état mette fin d’eux même à une situation dont-ils tirent bénéfices?
          La gestion des taxis c’est du bon gros capitalisme de connivence dont son si friand nos étatistes et c’est pourquoi ils font tout pour préserver cette corporation qu’ils ont créé et qui leur rend si bien.

              1. Bonsaï

                Les politiques misent sur le principe d’un mouvement perpétuel engendré par un immobilisme de fond pour maintenir la structure sociale dans un état permanent de sédation hypnotique.
                C’est quand l’échafaudage commence à montrer des signes de faiblesse que les citoyens les plus vifs se réveillent pour inventer de nouveaux jeux et de nouvelles solutions. C’est alors que l’Etat se met à trembler et à sortir les grands moyens…

                1. Duff

                  je suis d’accord mais les politiques n’ont qu’à se baisser avec des corporations et des syndicats y compris patronaux aussi désespérément protectionnistes…

                  Maman état est appelée pour torcher les fesses, elle vient à chaque coup..

                2. Sémaphore

                  Waouh!!! Un mouvement perpétuel engendré par un immobilisme!!!!!!!!!!! Ah que cela doit être beau et revigorant à contempler….
                  Sont doués les gens de la Suisse!!!!!

                  1. Bonsaï

                    Il faut tout bien lire : immobilisme de fond implique agitation de surface. On fait semblant de faire des choses, mais en réalité on reste sur place. Ou mieux, on applique la technique de Pénélope, défaire la nuit ce qu’on a fait pendant la journée.
                    Autrement dit, le gouvernement brasse du vent. OK ?

                    1. Aristarkke

                      Justement, j’ai tout lu! Vous ajoutiez à ce cocktail détonnant de la sédation hypnotique. Même si elle n’est pas profonde la sédation, cela évoque mal une forte agitation… J’ai du louper une marche, sinon….

        2. Peste et coryza

          C’est le petit peuple qui s’est fait tondre avec les assignats, pas les politiciens (eux savaient bien ce que ça valait…)

    1. Adrien

      La seule fois où j’ai pris un taxi ces dernières années, c’était à destination d’un aéroport, et le gars a roulé à 60-70 km/h sur l’autoroute. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a vaguement répondu que de toutes façons, ça allait bouchonner à l’arrivée, et que ça ne servait à rien de se presser.

      1. Black Mamba

        J’ai eu à prendre le taxi seule ou avec ma famille, je fais appel toujours au même et en général, il ne nous fait pas payer le plein tarif de sa course, il est très conciliant mais une fois, il a refusé de nous emmener car ce n’était pas son secteur pourtant il nous avait déjà déposer dans ce lieu … Apparemment, il avait empiété une chasse gardée … et il s’était fait repérer

  26. hop hup

    Le secrétaire général de la CEI (Conférence épiscopale italienne) Nunzio Galantino a apporté son soutien à l’accueil des immigrés. « C’est une sorte de réparation pour les dommages et les vols que nous avons commis pendant des années » dans leurs pays, a-t’il déclaré sur Tv2000, invité de l’émission « Siamo noi ».

    Galantino demande aux « États-Unis, à l’Occident et à l’Europe » de ne pas refuser l’hospitalité aux immigrés.

    D’une certaine façon, explique-t’il, nous leurs devons l’hospitalité pour tout ce que nous avons fait dans leurs pays, où « nous sommes allés uniquement pour voler, coloniser et exploiter ». Galantino résume en déclarant que « nous avons eu un comportement répugnant ».

    Le secrétaire de la CEI demande à l’Occident une saine autocritique. Il prend pour exemple le Congo, où la Belgique a fait construire « une route très longue qui était utilisée uniquement pour transporter les matières premières qu’elle volait au Congo ». Selon Galantino, c’est une honte, et même « le mot ‘honte’ n’est pas suffisant

    il sait ce qu’il dit la mec ?

    1. Peste et coryza

      Ben non… c’est juste un type qui se prend pour un pasteur (alors que les immigrés en question ne sont même pas sa clientèle !).
      Charité bien ordonnée commençant par soi même, je propose que ce gus les accueille chez lui avant de demander aux autres d’en prendre à leur charge.

    2. hugeus

      Il peut aller relire les évangiles, ce vendu : Jésus n’a jamais, mais jamais parlé de responsabilité collective. La seule responsabilité qui soit est individuelle.

      1. Aristarkke

        Il fustige même les Pharisiens qui se veulent plus religieux que les prêtres du Temple de le faire en public, ostensiblement, pour mieux marquer leur différence d’ avec le peuple supposé n’être qu’une engeance bonne à s’en débarrasser… Nous en tenons une version moderne.

  27. Laurent

    Alors qu’il devrait être un arbitre impartial, l’état fait des passes à l’adversaire.
    L’attitude des taxis est indéfendable, gageons qu’ils le paieront très très cher.

  28. Bonsaï

    Petite info pour H16 :
    Je viens de subir l’ouverture d’une petite fenêtre indiquant que :
    « Le nom sur le certificat de sécurité de ce site est non valable ou ne comporte pas le nom de ce site » puis une option pour « afficher le certificat (oui/non) ». Bien entendu, je n’ai pas poursuivi mes investigations !
    Alors, les hackers ont-ils pris le contrôle de Hashtable ou serait-ce déjà les premières embrouilles de la nouvelle loi sur internet ?

      1. Bonsaï

        J’utilise le plus simplement du monde http avec IE11, sans protection ni logiciel spécifique.
        Je vous ai signalé l’ouverture inopinée de cette fenêtre en pensant vous service. En ce qui me concerne, je n’ai en rien modifié ma pratique de navigation ni mon matériel entre hier et aujourd’hui.
        Quelqu’un vous colle des leurres.

              1. Bonsaï

                Au contraire, c’est à cela que l’on reconnaît les grands lanceurs d’alerte, les prophètes, les pythies.
                Bref, tout ce qui compte dans le domaine de l’intuition laquelle, comme chacun sait, est l’alliée objective de la science…

      2. Jiff

        « Il n’y a pas de certificats sur ce site de toute façon. »

        Certes, cependant le certificat base de chez godaddy desservant http://www.liberaux.org, ainsi que: liberaux.org, http://www.contrepoints.org, http://www.librairal.org, http://www.wikiberal.org, et expirant le 26/10/2015 est disponible il est fonctionnel (sans doute est-ce le même serveur pour tout le monde.)

        Ça ne serait d’ailleurs pas une mauvaise idée de l’accepter, histoire de pourrir d’éventuelles interceptions…

    1. gameover

      Quand tu as ce message, il faut rentrer ton numero de carte bleue suivi du code confidentiel, de la date de validité et des 3 chiffres au dos…. tous séparés par un tiret…

        1. gameover

          wah… effectivement c’est vraiment du gâchis à cet âge là… on pourrait peut-être la violer avant… foutu pour foutu…

            1. Black Mamba

              Je vais te paraître un monstre mais je suis d’accord avec Game Over, si pour sauver cette vie, il suffit juste de combler un vide, pourquoi pas !?

            2. Aristarkke

              GO ne doutant pas de ses capacités en tous domaines se dit que, peut-être…, l’ appétit venant en mangeant…, il pourrait lui redonner du goût à la vit… Toujours vivifiante, l’ eau de vit…

                1. Pheldge

                  L’ancêtre étant encore en train de chercher ses pilules bleues, je vais me dévouer pour répondre à cette question essentielle d’Anne Hatommis : pouer savoir ce qu’est un « vit », tu remplaces le « v » par un « b », tu rajoutes un « e » à la fin, et tu féminises l’article indéfini. Vouala ! 🙂

          1. Black Mamba

            Je dirais il y a quelques claques qui se perdent, je ne connais pas sa vie mais tous ceux qui me parlent de suicide en général ils sont loin d’être à plaindre 🙁

                1. gameover

                  Oui BM ça me rappelle le paradoxe du tramway avec l’aiguillage que l’on peut actionner pour tuer une personne au lieu d’en tuer cinq… et son dérivé avec la personne en bonne santé que l’on tuerait et qui permettrait d’en sauver cinq (rein, coeur, poumons, foie etc…)

  29. Adrien

    « Agnès Saal: 400.000€ de taxis dépensés au Centre Pompidou »

    Avez-vous vous aussi cette impression que les taxis balancent sévère en ce moment, et que c’est pour ça que pas mal d’élus et de hauts fonctionnaires vont tout faire pour ne rien changer à la situation actuelle en préservant à tout prix les rentes des taxis ? Là c’est Agnès qui s’en prend plein la tête parce que de toutes façons elle est déjà grillée, mais d’ici à ce qu’il y ait d’autres fuites possibles…

    1. Adrien

      (…) La semaine dernière, Bernard Cazeneuve avait déjà annoncé la saisine par le Premier ministre du « délégué national de lutte contre la fraude afin que les contrôles et actions soient engagés en matière fiscale et sociale ».

      Cazeneuve a également affirmé que le gouvernement saisirait le CSA, « de manière à ce qu’il condamne des publicités mensongères et visiblement en infraction avec le droit ».

      « Le gouvernement considère que UberPOP est en situation d’illégalité absolue, que le droit doit passer et que les règles de la concurrence doivent être respectées », a martelé une nouvelle fois le ministre de l’Intérieur. (…)

      Ils flippent complet, au gouv. Qu’est-ce que les taxis savent ?

  30. sam00

    ça y est … Caseneuve se lache sur Uber en pleine assemblée : http://lci.tf1.fr/france/societe/uberpop-cazeneuve-parle-d-une-situation-illegale-absolue-8624992.html

    Et oui les petits enfants, c’est une honte, ces gens là ne payent aucune charges sociales ou fiscales …
    Les règles de la concurrence doivent être respectées …

    On saisi le CSA (???), on lâche une QPC, on passe des circulaires pour que les procureurs fassent les gros yeux …

    Ces gens là ont-il conscience qu’ils sont en train de se battre contre une application???

      1. sam00

        certes certes … mais quand même …

        Les regarder gesticuler comme ça pour ce qui est avant tout une application smartphone de mise en relation …

        J’attends avec impatience quand ils vont lutter contre les applications de rencontre par internet, de mise en relation pour des petits boulots (tondre la pelouse, etc … je suis sur que ça viendra)

  31. Karamba!

    Il est clair que l’Etat, mais aussi notre système financier Visa et American Express en tête, veulent empêcher toute transaction en liquide pour des intérêts qui leur sont propres. Donc les petits arrangements entre particuliers, plus possible, enfin encore moins qu’avant.

  32. André Rosa

    Il y a deux manières de rendre légitime aux yeux des citoyens ce qui est illégal:
    – rendre illégal ou empêcher administrativement ce qui est légitime;
    – rendre légal ou favoriser idéologiquement ce qui est illégitime.

    Les gouvernements sous M. Hollande excellent sur les deux points, marquant encore des progrès par rapport à leurs prédécesseurs des 50 dernières années…

    Car toute législorrhée, ainsi que tout débordement hors champ de compétences, sont ipso facto entropiques !

  33. brunoarf

    Une bombe !

    De 2006 à mai 2012, les Etats-Unis ont placé sur écoute les trois derniers présidents de la République française !

    Mardi 23 juin 2015 :

    WikiLeaks – Chirac, Sarkozy et Hollande : trois présidents sur écoute.

    Un adage en vogue dans les milieux du renseignement veut qu’en matière d’espionnage, on n’ait pas d’alliés – ou, à tout le moins, qu’ils ne soient pas forcément des amis. « S’espionner entre amis, cela ne se fait pas », s’était d’ailleurs indignée Angela Merkel en apprenant en octobre 2013, par des révélations du Spiegel, que l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine avait ciblé son téléphone portable.

    Une sélection de documents que publient Libération et Mediapart en collaboration avec WikiLeaks révèle qu’en France, ce sont trois présidents successifs, et certains de leurs collaborateurs, qui ont été espionnés sur une période allant au moins de 2006, lors du second mandat de Jacques Chirac, à mai 2012, juste après l’installation à l’Elysée de François Hollande.

    1. Jiff

      « Une bombe ! »

      Un pétard mouillé tout au plus.

      Il faudrait être terriblement naïf pour penser qu’eux ne font pas ça et qu’en retour nous ne le faisons pas non plus – le monde du renseignement n’a rien à voir avec celui des bisounours…
      La seule différence, c’est que chez eux c’est fait à l’échelle industrielle tandis que chez nous c’est plus ciblé.

    2. nocte

      Quand j’entends des « mettre des alliés sur écoutes est inadmissible . » J’entends :  »
      Français , vous êtes donc des ennemis de la France. »
      ca va vite partir aux oubliettes, le tps que la loi sur le renseignement passe au JO

  34. almerick

    « et, surtout, saboter les rentrées fiscales de l’État. Autrement dit, à procéder ainsi à long terme, l’État signe son arrêt de mort.  »
    Eh bien vu que d’un autre coté ils comptent (enfin pas eux, les banques, mais des fois je trouve la différence de plus en plus minime) réduire à néant les espèces, l’argent liquide, pour n’avoir que des échanges bancaires parfaitement traçable… tout ce petit coté clandestin qui se mettrait en place comme vous dites, pourra à terme être fliqué et réprimandé… Après je dis pas, les moyens humains seront sans doute comme d’habitude très faible et donc ce sera du arbitraire disons. Bref je pense qu’il n’ont malheureusement pas toujours que des idées bêtes.

  35. Calvin

    La manif des taxis anti-UberPOP est en train de virer au gros n’importe quoi.
    A priori, les chauffeurs cessent les frappes chirurgicales pour taper sur tout le monde.

    1. gameover

      Oui et à la façon dont les medias (BFM en tête) rapportent les faits on sent que le voyage en rafale du reporter de BFM porte ses fruits. Des idioties à la chaîne.
      – pas d’assurance
      – pas de permis de conduire
      – pas de charges sociales
      – pas d’impôts

      Rappelons que les décrets de la loi Thévenoud n’ont toujours pas été publiés dans leur totalité, que cette loi est certainement anticonstitutionnelle (en cours), que des préfets prennent des arrêtés d’interdiction dans un grand mélange de pouvoir éxécutif et judiciaire.

      La légalité des taxis est actuellement uniquement assise sur le droit à la maraude : point barre. Tout le reste est une restriction à la libre circulation.

  36. gameover

    Une nouvelle loi débile :

    Aucun supplément ne peut être demandé pour le transport d’un passager handicapé. donc les véhicules spécialement aménagés (plus chers) vont disparâître et tous les déplacements des handicapés vont avoir lieu en ambulance… vachement plus économique.

    Ceci est donc maintenant interdit :

    « La mise à disposition du véhicule adéquat et du chauffeur peut se faire, moyennant un supplément sur le prix de la course taxi. Ce supplément est le résultat d’une négociation entre le commercial TAXI LYONNAIS et le CLIENT. »

  37. Aristarkke

    Sur un fil d’actualité web, les grèves taxi dégénèrent: un VTC sur le toit et, bizarrement, pas de police autour… C’est vrai kipeuve pas contrôler les CT ( à 135 € la prune) des méchants utilitaires des gueux de banlieue et être dans la capitale…

    1. Oui, j’ai vu ça. Bonne nouvelle. Mais on peut s’interroger sur la pertinence du trou du cul de procureur qui a cru pouvoir serrer les citoyens qui facebookaient ainsi.

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