Calamité : il y a de plus en plus de riches !

Non seulement, les pauvres sont de plus en plus pauvres, mais, rien que pour les narguer, les riches sont aussi de plus en plus riches. Et bien évidemment, si ces derniers s’enrichissent, c’est forcément sur le dos des premiers, pardi. Tout le monde le sait, bien sûr !

À lire les articles assez réguliers qui paraissent en France sur le délicat sujet du dernier décile voire du dernier centile (le dernier 10% ou le dernier 1% les plus riches), on comprend en tout cas que s’intéresser au sort des plus riches passionne les foules, d’ailleurs largement conditionnées à ressentir un mélange d’envie et de mépris pour ces gens qui ont su se détacher du gros milieu de la gaussienne où s’entassent, mollement, les classes moyennes, les semi-pauvres et autres classes laborieuses obligées de durement travailler pour croûter.

Ces articles marchent d’autant mieux qu’on est en France et qu’on les voit fleurir, à la suite de l’une ou l’autre enquête d’une institution statistique (INSEE ou société sondeuse quelconque). À chaque fois, la presse s’empare de l’affaire à bras-le-corps et entreprend d’exposer, avec de minutieux détails, à quel point justement ces riches sont à la fois plus nombreux et plus riches. Il y a quelques mois, le Monde nous apprenait ainsi avec force graphiques colorés que les riches français se multiplient et, conformément aux habitudes, sont même de plus en plus riches. En témoignent les chiffres d’assujettis à l’impôt sur la fortune, qui montrent une progression de 6%, ainsi que de la valeur des patrimoines, qui bondissent de 10%.

Et les articles de continuer leurs analyses guillerettes des tranches d’impôts, des découpages de salamis foncier, immobilier ou mobilier, pour systématiquement terminer par la constatation, presque outrée, qu’avec ce fichu plafond de prélèvements, une partie de ces riches toujours plus riches parvient même à limiter son impôt, zut et zut, ce qui constitue une abomination : c’est un manque à gagner, mes pauvres enfants (ne l’oubliez pas !) car cet argent vous serait évidemment revenu si l’État n’était pas si méchamment stoppé dans son œuvre ponctionnaire.

gifa putin mildly amused

Dans un magnifique retournement logique, le plafonnement devient alors coûteux : comme, dans la logique des scribouillards et des politiciens, tout appartient a priori à l’État, chaque gain qui, soit par fraude, soit par optimisation ou soit parce qu’une ponction à 100% est sottement inconstitutionnelle, ne lui tombe pas dans la poche devient un coût que la nation s’est imposé.

Bien sûr, à l’approche d’élections, on peut lire Valls, un premier ministre un peu dépité, admettre que le tabassage était sans doute trop fort au début du mandat. Rassurez-vous : ce constat n’est évidemment pas partagé par tout le monde, à commencer par Sapin, le brillantissime ministre de la blague qu’on fait passer pour des finances publiques, qui, lui, trouve que « compte tenu du fait qu’augmenter les impôts ça rapporte beaucoup plus vite que de maîtriser les dépenses, je pense qu’en 2012 et en 2013 nous ne pouvions pas l’éviter ».

gifa cheers bravo

Bref, une conclusion s’impose : en France, cette étrange stratégie qui consiste à pourchasser les riches et à les tabasser fiscalement n’est toujours pas remise en question, ni au niveau politique, ni dans les esprits des journalistes, ni même d’ailleurs dans l’esprit des Français en général qui, à mesure que la situation se dégrade franchement et les entraîne dans les difficultés économiques croissantes, estiment qu’il faudra que les nantis paient d’autant plus qu’ils sont désignés comme coupables. Dans cette masse irréfléchie, aucun ne comprend qu’accroître les problèmes des riches, c’est augmenter homothétiquement les misères des pauvres.

Et à ce propos, les pauvres sont-ils de plus en plus pauvres ? Bien sûr, si l’on s’arrête à la France, on admettra assez facilement que le pays s’appauvrit et que, par voie de conséquence, le nombre de pauvres, de chômeurs, de miséreux sur le sol français ne cesse de croître.

Cependant, dès qu’on regarde le tableau d’ensemble mondial, on constate qu’il y a en fait de moins en moins de pauvres.

Par exemple, on pourrait détailler les intéressants graphiques que Max Roser fournit régulièrement sur son site Our World In Data. On y découvrirait que le nombre de personne vivant dans la pauvreté absolue n’a cessé de diminuer, au point, même, de s’effondrer.

(Cliquez pour agrandir)
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Par exemple, on pourrait ressortir cet article de Slate (pas réputé pour être un repaire d’aficionados de l’ultralibéralisme galopant) qui, lui aussi, constate que « la part de la population de la planète vivant dans la misère est tombée en 2015, malgré les guerres et le ralentissement de la croissance, sous le seuil de 10%… ».

Dès lors, on serait aussi obligé de noter que l’augmentation du nombre de riches dans le monde coïncide aussi avec la diminution du nombre de pauvres. On serait probablement amené à se dire que la création de riches provient peut-être, allez savoir, de la création de richesses, et que ces créations de richesses sortent tous les jours plus de pauvres de la pauvreté. Ensuite, on irait même jusqu’à dire qu’en favorisant ces créations de richesses, et donc ces riches, on favorise la disparition de la pauvreté.

On serait ensuite enclin à regarder de plus près ce que tous ces riches font, effectivement, pour réduire la pauvreté et on pourrait alors trouver des exemples de ces riches qui œuvrent plus concrètement à la réduction de la misère dans le monde que tous les politiciens réunis ou non dans les COP21 et autres happenings de baltringues à roulettes. On parlerait par exemple de Manoj Bhargava, milliardaire indo-américain qui lance actuellement une initiative passionnante, décrite dans le moyen métrage ci-dessous :

Bref, on regarderait la situation et on verrait que finalement, lorsque les riches sont plus nombreux et qu’ils s’enrichissent, les pauvres s’enrichissent aussi et la pauvreté diminue. On se dirait tout ça.

Mais pas en France. En France, on continuera à dénombrer avec assiduité et précision le nombre de riches, de grands bourgeois et d’héritiers fortunés, on continuera de les conspuer tout en leur faisant fiscalement comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus et, lorsque ces riches partiront enfin avec leur fortune, on commencera à pleurnicher de voir la richesse nationale s’étioler.

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Commentaires109

  1. Le Gnôme

    Comme les riches ont une tendance à gagner des cieux un peu moins taxatoires, j’en déduis que c’est la raison de la montée du paupérisme en France.

    Mais le billet touche un dogme, il y a plus de riches et donc plus de pauvres, et ça, c’est comme le réchauffement climmatique, il est interdit d’en douter sous peine de bûcher. Quoique le bûcher contre le réchauffement, ça ne doit pas trop le faire.

    1. Calvin

      Il suffit d’envoyer les riches en Terre-Adélie, notre future Sibérie, goulag inclus.
      Ça tombe bien, cette zone héberge des scientifiques dont la France n’a plus vraiment besoin.

  2. Pactol

    Pas plus tard qu’il y a une heure, ‘eu une passe d’arme avec avec un pote sur le comportement de la population et les pub pour les fêtes de fin d’année. Il réclamait une loi pour limiter tout cela. Je lui ai dit surtout pas, laisse l’Etat en dehors de cela. Il m’a répondu que les gens n’étaient pas assez intelligent. Je lui ai dit que c’était en ayant ce genre de raisonnement que justement on les infantilisait ! Qu’on laisse un peu les gens se débrouiller et réfléchir par eux-mêmes. Les tenanciers du bar où l’on se trouvait a abondé en mon sens, en expliquant que les politiciens pondaient des lois en tout genre sans réfléchir aux conséquences juste pour montrer qu’ils agissent. Qu’ils restent tranquille, limite à les payer pour qu’ils ne fassent rien.
    Je croient que nombre de français pensent que l’Etat peut tout et doit tout faire.
    On est pas encore sorti de la M…

    1. JMT

      EXTRAIT : Si vous pensez que vos voisins, vos concitoyens, sont trop stupides pour être invités à participer au gouvernement de votre pays, vous vous trompez : ils seraient, quoi qu’il en soit, bien plus efficaces que le pouvoir en place parce que chacun d’eux prendrait ses décisions en fonction des réalités de sa situation personnelle et sans pouvoir prétendre à des profits malhonnêtes.

      En lire plus ? Un petit tour sur http://www.revolutiondemocratique.com

        1. JMT

          Pactole avait dit (juste ci-dessus): « il m’a répondu que les gens n’étaient pas assez intelligents ».

          C’est fondamental. Si les Français subissent ce régime innommable depuis 50 ans, s’ils sont au fond du trou, c’est qu’ils croient moins à leurs concitoyens qu’aux politiciens.

          Mon cher h16, s’il s’agit d’un spam, il est au coeur du sujet … de tous vos articles. Non ?

      1. Caton

        Je n’ai pas été clair.

        La pensée économique française, dominée par le marxisme, est contrainte par l’idée que l’économie est un jeu à somme nulle. Dans un tel système, ce que X a en plus, Y l’a en moins. Forcément les riches volent aux pauvres.

        Dans la réalité, la richesse se crée, et cette richesse, créée par certains, profite à tous. Comme c’est plus difficile d’en faire un slogan électoral, on va rester dans le socialisme esclavagiste.

        1. theo31

          Tu mets un gros à côté d’un maigre sur un banc :
          – une personne normale dira que le gros doit avoir des problèmes de santé
          – un communiste dira que le gros a piqué la bouffe au maigre.

          1. Dr Slump

            Mon magasinier me disait l’autre jour, à propos des performances de chacun au travail: « il y en a, ils maigrissent au boulot, et d’autres, depuis qu’ils sont là, on voit leur ventre faire comme ça » (il fait le geste d’un ventre qui gonfle).
            Et il disait bien ça à propos de ses collègues, à la production. Chacun voit ce qu’il veut, mais en effet certains voient mieux que d’autres!

        2. JMT

          J’ai écrit un truc : « ÉCONOMIE ET POLITIQUE les fondamentaux » ni de droite, ni de gauche, ni keynésien, ni libéral, ni protectionniste. Seulement technique (du moins j’ai essayé).
          Alors bien sûr mon tirage est très inférieur à ceux de MM Jacques GÉNÉREUX et Thomas PIKETTY, stars de l’économie socialiste.

  3. RBF

    En France et selon Flamby, être riche c’est gagner plus de 4000 euros par mois. C’est donc avec stupéfaction que j’ai appris que j’étais riche, moi, simple informaticien à des années-lumière d’avoir le patrimoine de Fabius ou de Mariesotte, et surtout, n’ayant aucune combine pour échapper au matraquage fiscal (enfin si, j’ai échappé à la sécurité sociale, c’est déjà pas mal).

    Je ne taille pas les haies de ma maison parce que cela m’emmerde prodigieusement. Je paie donc des jardiniers pour le faire. Je ne répare pas non plus mes voitures moi même, je paie donc des garagistes. Je paie des plaquistes pour repeindre de temps en temps ma cuisine. Quand mon vieux chat est malade, je paie des vétérinaires pour le soigner, alors qu’une balle me coûterait bien moins cher.

    Les « riches » font tourner l’économie, et je suis complètement d’accord avec le contenu de ce billet. Quand les « riches » s’élèvent, c’est tout le monde qui s’élève.

    1. Caton

      Le tabassage fiscal cible tous ceux, quels que soient leurs revenus, qui ne sont ni fonctionnaires ni élus socialistes. On peut aisément en déduire le sens de « riche » en Mollandais.

    2. Nocte

      A l’époque de cette petite blague, il gagnait 15000€/mois, et sa petasse de l’époque, tout autant.

      Mais c’est de l’argent blanchi grâce à l’Etat, qui l’a volé à ces salauds de bourgeois soumis à l’impôts… et à tous les autres aussi grâce à la TVA et autres joyeusetés « qui ne sont pas des impôts » mais dont ils doivent s’acquitter sans s’en rendre compte.

  4. Aloux

    Et pourtant, quand vous êtes français vous côtoyez tous les jours des gens qui pensent que tout va de mal en pis et qu’on va bientôt tous crever. Pourtant ce sont des gens intelligents, peut-être pas super bien informés (m’étonnerait qu’ils lisent H16 par exemple ;)), mais on est pas au niveau JT de F2 non plus. Même quand je leurs sors des chiffres et des faits absolument indiscutables qui prouvent que non seulement on ne va pas tous mourir de faim et de maladie, mais bien plutôt qu’une partie inimaginable de l’humanité jouira bientôt d’une qualité de vie dont nos ancêtres n’auraient jamais rêvé il y a de cela 200 ans, ils disent « oui oui, c’est vrai, tu as raison ». Et le lendemain ils recommencent à se plaindre.

    1. kekoresin

      La pleurniche est le sport national. Cela dit, les individualités ne se diluent pas très bien dans la statistique. Quand ton avion s’apprête à embrasser sol, même composé d’un sable mou du Sinaï, le fait de savoir que l’avion est le mode le plus sur du monde n’est qu’un piètre réconfort!
      Cela dit, le paradigme enfoncé dans les petits crânes de gaulois veut que toute richesse doit transiter par maman état avant d’être « sainement » redistribuée vers le bas. Système merveilleux qui suppose une administration efficace et des élus à l’équité sans faille. Bref une belle utopie marxiste qui, dans le monde réel, se traduit par un inextricable bourbier sans fond où se noient les crédules votant et les autres qui n’ont rien demandé.
      Objectivement, les français ont de quoi pleurnicher mais font tout pour continuer à avoir des raisons pour le faire!

    1. bibi

      L’arbre grâce à la photosynthèse il a capté le CO2 donc avec un bûcher on ne fait que rendre à l’atmosphère ce que le méchant arbre lui a volé pour s’enrichir et par sa boulimie de richesses de Gaïa l’arbre enlève le pain de la bouche à de pauvres et gentilles plantes.
      Les arbres sont en fait des salops de profiteurs qu’il faut absolument détruire pour le bien de Gaïa.

  5. Aristarkke

    « La pauvreté, c’est bien; la richesse c’est mal » constitue la pensée de base du soce envieux grançais moyen. Enfin, pour les autres, surtout…

  6. Dr Slump

    Arrêtez de vous plaindre, pour moi c’est pire, et le pire c’est… ma mère! :mrgreen:

    Idéaliste socialiste convaincue, pour qui tout les problèmes viennent des « financiers » ces « salops qui détruisent tout ». Impossible d’avoir un débat apaisé et rationnel avec elle, quand on lui oppose par exemple des faits à propos des moulins à vent, elle vous répond « mais il faut le faire, et moi j’y crois », quand on lui dit les milliards que ça coute prélevé sur nos revenus, elle considère avec conviction que c’est normal, et quand on lui dit que c’est en plus une énergie totalement inefficace, elle répond que ce sont des « mensonges de ces salops des lobbies du nucléaire ». Ok Maman, relax.

    Malheureusement, quand la situation aura empiré au point de tourner à la conflagration générale, suivi d’une probable répression étatique, elle donnera sa retraite, sa maison, ou que sais-je, elle se ferait spolier de bon coeur, convaincue d’agir pour le bien. Et moi je n’y pourrais rien, car je serais ailleurs (j’y travaille), et je refuserais de bousiller ma vie pour protéger des gens qui auront les conséquences de leur aveuglement. Faut croire que je suis un salop après tout. Mais un salop libre et cohérent.

    Victoireuheu pour leheu peuple!

    1. kekoresin

      Ta mère doit être triste d’avoir engendré un monstre 🙂

      Ta maman est à l’image de bien des français. Ils sont comme des grenouilles dans une marmite qui chauffe lentement. Tout va bien jusqu’à ébullition!

      1. Dr Slump

        Et pourtant, en tant qu’artisante d’art indépendante, elle a connu et subi le régime associé… La totale, depuis les complexités administratives absurdes jusqu’aux ponctions arbitraires la poussant au déficit, en passant par le contrôle fiscal. Et cela alors qu’elle ne gagnait quasiment RIEN, tout en faisant travailler dans son atelier 1 à 3 personnes à temps partiel.

        Mais elle y croit.

        1. Dr Slump

          Ah non, j’ai oublié le mot de la fin: sa retraite. Après une véritable bataille de bien un an pour obtenir gain de cause auprès de sa caisse RSI (« régime socialiste des ilotes ») , elle a touché… un chèque de 300 euros. Pas plus. Contre au moins dix ans de cotisations…

          1. kekoresin

            Je côtoie pas mal de gens arrivés à l’âge de la retraite et qui touchent moins que ça. Récemment, un mec avec 20 ans de cotises plein pot au RSI et…200 euros de retraite. Youpiii. Je ne parle même pas de la réversion qui s’apparente à une post-spoliation bi-fluorée dans ton cul cochon de bourgeois indépendant. 54 % sous condition de ressources du conjoint. S’il gagne un peu, ben c’est largement suffisant pour tout sucrer et renflouer les caisses d’EDF, SNCF, RATP…Ce système est basé sur l’arnaque solidariste, une belle chaine de Ponzi institutionnalisée. Résultat: un placement retraite étatisé avec un rendement moyen de -40%! Et après ça, on entend couiner sur les ondes quelques Trotskistes refoulés qui viennent mettre en garde contre la capitalisation car, vous comprenez braves moutons tremblants, si le fond de pension vient à faire faillite!!! Ouaip, vaut mieux mettre son pognon direct dans un truc qui est DEJA en faillite, comme ça on évite les surprises…

            1. Jiff

              « avec un rendement moyen de  »

              C’est peu étonnant, d’années en années on a des articles assez bien documentés sur le fait que n’importe quel père de famille ferait… 100% de mieux que les caisses de retraite.

              Mais il existe un moyen (presque) infaillible pour avoir une bonne retraite tout en minimisant grandement ses frais et en ne se retrouvant pas au chômage: http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140911.OBS8960/la-tres-longue-liste-des-impayes-et-autres-oublis-de-thomas-thevenoud.html

            2. Pheldge

              Camarade, je cotise depuis 25 ans au RSI et à la CIPAV, j’ai commencé à 32 ans . J’ai demandé en 2008 une simulation, pour faire le point: départ à 67 ans = 2500 € , annuels ! cotisation actuelle 7500 €/an . Et si je ne paye pas , c’est l’huiisier fissa …

              1. kekoresin

                A mon avis, tu devrais demander une autre simulation camarade! Ces gens là son aussi doués dans ce domaine que dans le calcul de cotisations aléatoires et fantaisistes. Des exemples de retraites minables après des années de cotisations, j’en côtoie plein au quotidien. Eux aussi avaient fait des simulations et eux aussi sont tombés de très très haut. Je te souhaite de toucher le montant indiqué mais j’exprime là u sérieux doute. Affine et tiens-moi au courant…En tout cas, cela ne change rien à la réversion. Si t’es célibataire et sans enfant ma foi…

                  1. gameover

                    Merci mais ne pas oublier qu’une assurance santé à coût constant sur la durée de vie c’est 300E par mois et que ta cotisation retraite doit aussi subvenir à ce besoin une fois que tu seras en retraite… et donc il ne faut pas dire que tu auras 2500 euros mais 2500E+3600E soit 6100 euros… si tu es célibataire. Sinon il faut encore rajouter 3600 euros si tu es en couple et il faut aussi envisager le coût de la pension de réversion.
                    C’est bien le problème du système de répartition : plus d’ayant-droits que de cotisants aussi bien pour la santé que pour la retraite.

                    1. Pheldge

                      Oui , je comprends ton calcul, et je me sens soulagé de savoir que je pourrais toucher 508 € /mois 🙂 ouf , merci GO , je commençais à paniquer. De toutes façons , je ne m’inquiète pas, entre mon dossier médical, et une lourde hérédité, je pense que je ne ferais pas de vieux os … Et sinon, il y a toujours le Nembutal+Fentanyl … 😀 ( rire , mais un peu jaune quand même ! )

        2. Jiff

          « La totale, … »

          Errare humanum est, sed perseverare… (j’espère que ton prénom n’est pas Damien ! ;-p)

          « Et cela alors qu’elle ne gagnait quasiment RIEN, … »

          C’est ce qui la rendait d’autant plus suspecte aux yeux de gens qui sont dressés à considérer que chaque con-tribuable (pro ou non) est un abominaffreux fraudeur etouffeur de chatons mignons qu’il faut redresser derechef, sans tarder et de préférence d’un montant exorbitant qui tombera devant n’importe quelle cour mais servira tellement à l’avancement du notificateur.

          Quant au chèque de €300, c’est normal; manquerait plus que ces cochons de patrons qui roulent tous en Rolls en fraudant le fisc par miyards (chacun) et surtout ont l’outrecuidance de se plaindre de payer trop cher pour alimenter les mamelles trouées de l’état et des syndicats aient une retraite confortable.

    2. Jiff

      On en revient à ce que disait Charles Gave, ce pays est dirigé par une théologie. Et contre l’intégrisme religieux, on ne peut malheureusement pas grand chose (enfin, jusqu’à ce que le total accumulé et ruminé finisse par exploser…)

  7. Aristarkke

    Avez vous entendu des commentaires de tous les envieux au sujet du fils de Laulau F.? Moi, pas. Pourtant il y a un sacré mankagagner de ce côté là! Non? Sapinou devrait lancer ses limiers à ses basques (s’il était un ministre des finances digne de ce nom)

  8. Aristarkke

    Remarquons que l’ esprit grançais dès qu’il est teinté de socialisme, devient étriqué. On pourrait par exemple noter qu’il se propose que tout le monde voyage en deuxième classe (heureusement que la troisième est supprimée depuis longtemps sinon elle serait la référence) alors qu’il serait plus emballant que tout le monde voyageât en première classe…

    1. kekoresin

      Vu les tarifs, il semblerait qu’il ne restât plus que la première classe. Mais bon, les moutons s’accommodent bien du bus et du covoiturage, même s’ils participent grassement aux transports dont ils n’ont plus accès. Mais c’est la faute des riches hein? Pas celle d’un système vérolé jusqu’à la moelle pour lequel ils donnent blanc-seing tous les 5 ans!

  9. Aristarkke

    C’est normal que l’ enrichissement des pauvres soit un drame pour les soces partageurs de l’ argent des autres. Il en faut de plus en plus pour que le clientélisme fonctionne…

    1. Jiff

      C’est surtout un drame parce que quand ils commencent à leur piquer leur pognon, les anciens pauvres réagissent comme de nouveaux riches.

  10. theo31

    Dans les années 60, en RFA, les représentants du PC se plaignaient que les ouvriers gagnaient trop bien leur vie et n’étaient donc pas des bons clients pour leur officine moisie.

    La pauvreté est toujours le but du socialisme : elle permet de réduire le plus grand nombre en esclavage au profit des nomenklaturistes.

    1. kekoresin

      La légitimation de la conservation du pouvoir passe par l’appauvrissement des masses. Les gens ne se révoltent pas quand ils sont pauvres et dépendants du système pour survivre. Ils se révoltent quand ils commencent à s’enrichir un peu.

    2. Jiff

      Et au mileux des années 80, certains gros cabinets conseillaient à miteux de faire en sorte de maintenir un niveau de chômage aux alentours de 10%, pour que les gens ne se désintéressent pas de la politique; peu étonnant qu’on retrouve les mêmes variables avec un gouvernement de peigne-culs pire que celui de 81 (‘scuses pour le pléonasme implicite avec socialaud).

  11. DoS

    Sujet croustillant que la richesse. Qu’est-ce que la richesse ?

    Il y a de multiple forme. Google est de loin le plus riche aujourd’hui. Il quadrille l’espace et connait notre intimité. Pas étonnant que l’Etat Français puisse avoir une dent contre lui. L’avenir est l’information. Les datas sur les gens et les choses. Face de plook est bien placé également.

    Après il y a la richesse issue des effluves de l’industrialisme. La richesse qui provient de nos parents qui ont profité du socialisme, de l’inflation et du keynésianisme. Donc des héritiers pas forcément utiles aux autres. Enfin, sauf pour l’Etat qui y voit un vivier sans fin.

    La richesse, de toute façon n’est pas un but. C’est un moyen. Un moyen pour accéder à autre chose que du matérialisme. Sinon, à quoi bon ? J’en connais qui ont perdu la tête pour vouloir toujours plus. Quitte à détruire leur propre famille. Ces gens n’ont pas de richesse. Jamais ils n’en auront.

    Enfin nous arrivons à la richesse intérieure. Celle qui est accessible par la petite porte de la pyramide de Maslow. Elle est possible, pas tellement accessible, aux gens qui dépassent leur richesse matérielle.

    C’est tout…non. Il y a les riches fonctionnaires de la politique. Ceux-là sont de la vermine. Pourquoi ?

    Car ils passent leur temps à traquer l’argent des autres. A nous dire que l’argent c’est mal. Qu’eux même n’en ont pas. Et pourtant, chose étrange, ces gens sont plein de thunes. De l’argent à gogo qu’ils ont détourné du système qu’ils aiment tant.

    P.s: Essayez de regarder un SDF dans les yeux et dites lui bonjour. Essayez….
    Vous y verrez le dégout de vous même, de ce système, de ces connards de la politique.

    1. Dr Slump

      Pour les sous-hommes, les sous-développés du coeur et de la raison, la richesse c’est ce que les autres ont qu’on n’a pas soi-même. Pour les humains, les hommes et les femmes libres et conscients, la question ne se pose pas, le concept de richesse même est indifférent: ils sont eux-mêmes une richesse.

        1. kekoresin

          Sisi, ça existe. Malgré les statistiques engageantes sur la disparition de la pauvreté, dans quelques pays gorgés de soleil et de corruption ta vie ne vaut pas la montre Swatch à ton poignet! Mais bon, on est loin d’une lapalissade là…

  12. Rex

    Merci pour ce remarquable documentaire, Billion in change. Ceci confirme que plus il vous sera donné et plus vous serez redevable au reste de l’humanité.

    1. kekoresin

      Excellent doc en effet. Lorsque j’étudiais aux États Unis, un de mes professeurs et mentor tenais le même discours. « Met 10 têtes d’œuf sur-diplômées dans une pièce et tu auras une solution en forme d’œuf. Donne à ces gens là, dirigeants et/ou experts, un marteau et toutes les solutions seront en forme de clous! »

      Des filières solides d’avenir au sens noble du terme sont inexploitées au profit d’impasses technologiques dans lesquels nos leadeurs mous s’enferment, pour des raisons idéologiques, dans la recherche d’un perpétuel statuquo social sclérosant. Nier la réalité des possibles et étouffer la créativité au prétexte de bouleverser la donne sociologique que tout socialiste croit immuable, c’est la route la plus directe vers une inexorable gangrène lénifiante de la société.

      1. Jiff

        « tu auras une solution en forme d’œuf. »

        On peut transposer chez nous: mettez +500 crétins et fonctionnaires (l’un n’étant pas exclusif de l’autre) dans un hémicycle et vous obtiendrez des « solutions » de et pour les fonctionnaires.

        « la donne sociologique que tout socialiste croit immuable, »

        C’est pô vrai ! Ils se sont modernisés et ont maintenant des théories évolutives (cf. la théorie du genre par exemple:)

        1. kekoresin

          Comme dit Charles Gave, les hommes de pouvoir sont quasiment tous issu du fonctionnariat. Or, si vous élisez un garçon coiffeur, il y a de grandes chances qu’il vote des lois favorables aux garçons coiffeurs. CQFD! Inextricable système par et pour les étatistes fonctionnarisés…

                1. Tu es pénible. Les chiffres mondiaux sont dispo sur les sites référencés, tu cherches, tu trouves, et tu reviens m’en parler. hint : 1,7 milliards d’Indiens, 1,5 milliards de Chinois, ça fait une petite différence.

                  1. albundy17

                    Au temps pour moi, je ne pensai qu’aux économies dite développées. Je n’arrive par contre pas à trouver les chiffres mondiaux.

                    @GO: j’avais vu apparaitre ça et là les UC, que je trouve fort bien instructif, il ne suffirait plus que de les évaluer en big mac

                    1. Tout le point du billet est justement de parler du monde entier pour noter qu’il n’y a jamais eu autant de riches et aussi peu de pauvres.

            1. gameover

              Albundy je t »invite à faire la différence entre salaire et revenu. D’autre part ces 10-15 dernières années est venu se greffer là dessus la notion de revenu par unité de consommation (UC) mais les données n’indiquent que très rarement ce libellé.
              Si on rajoute la notion de brut, de net, de net de dépenses contraintes les données ne sont même plus comparables.

              Par exemple:
              Un couple avec un seul salaire de 30KE et 2 enfants, c’était pris en compte comme 1 foyer avec un revenu de 30KE..

              Si on prend ce même couple avec 2 salaires de 15KE, ça ne change pas au niveau du foyer… mais si ce couple divorce alors dans les calculs on a 2 foyers avec un revenu de 15KE et ça va donc affecter le revenu moyen et médian des foyers alors que le revenu global n’a pas varié.

              Pour effacer ce phénomène il a été introduit la notion d’unités de consommation (UC). Au niveau revenu par UC ça donne 30/(1+1+0.4+0.4) = 10.7KE et c’est sous le seuil de pauvreté.

              D’une façon générale, le niveau de revenu a été aussi affecté par le fait qu’au cours d’une vie il y avait 40 années de plein salaire et 2 ou 3 ans de retraite. Maintenant c’est 40 années de plein salaire et 18 ans de retraite. Ca change le revenu moyen et médian mais globalement ce n’est pas un appauvrissement par rapport à la production de richesses.

              De plus, dans les systèmes de retraite par capitalisation il faut tenir compte du fait qu’une partie du salaire brut est partie dans l’augmentation de l’épargne retraite. C’est aussi le cas dans notre système par répartition mais évidemment moins flagrant vu que le système n’est pas équilibré (décaissement > encaissement).

  13. Moggio

    Concernant le graphique de Our World in Data, deux remarques que quelqu’un avant moi a peut-être déjà formulées :

    (a) comment est calculé précisément le pauvreté absolue et ensuite comment évolue-t-il entre 1820 et 2011 ? ;

    (b) en ignorant les (cruciaux) éléments de réponse à la question (a) et en supposant que les données sont fiables, on constate qu’en valeur absolue le nombre de pauvres a crû jusqu’au début des années 1970 puis a décrû pour grosso modo se fixer en 2011 au même niveau qu’en 1870 (bien sûr, en valeur relative, c’est bien plus rose).

    1. Moggio

      Our World in Data donne accès aux données, ce qui permet d’apporter une précision à ma remarque (b) ci-dessus :

      – entre 1870 et 2011, la population mondiale a été multipliée par 6,47 (+ 547%) ;

      – entre 1870 et 2011, en valeur absolue, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue a été multiplié par 0,99 (baisse de 1,02%) ;

      – entre 1870 et 2011, en valeur absolue, le nombre de personne ne vivant pas dans la pauvreté absolue a été multiplié par 98,77 (hausse de 9.777%) ;

      – en 1870, en valeur relative, le nombre de personne vivant dans la pauvreté absolue représentait 94% de la population mondiale, d’où 6% n’y vivant pas ;

      – en 2011, en valeur relative, le nombre de personne vivant dans la pauvreté absolue représentait 14% de la population mondiale, d’où 86% n’y vivant pas.

      1. liervol

        et avec notre technologie et nos chômeurs mondiaux ce n’est pas si peu de progrès que nous devions avoir mais infiniment plus, vous vous réjouissez de bien peu par rapport aux capacités non utilisées…c’est triste.

    2. gameover

      Je me suis posé la même question et j’ai trouvé la réponse sur le site en moins de 45 secondes… (y a un moteur de recherches sur le site).

  14. liervol

    beaucoup de blabla ici, beaucoup confonde l’effet richesse et la réalité, au vue que la qualité de vie s’étiole dans ce pays, la richesse n’est plus…
    quand au reste du monde parlons nous en dollar réel ou en dollar planche à billet…
    vive les valorisations d’actifs fictives… weimar en a rêvé, ils l’ont fait…

    1. « beaucoup confonde l’effet richesse et la réalité »
      Non. Quand on dit qu’il y a des données objectives qui permettent d’affirmer qu’il y a de moins en moins de pauvres, c’est bien parce qu’il y a des données objectives. Après, on peut s’enferrer dans son erreur, libre à soi.

    2. kekoresin

      Depuis la fin de Bretton Woods la valeur papier n’est plus adossée à grand chose. Seulement, tant que le système tient, on peut quand même se référer au dollar et au pouvoir d’achat qui va avec pour déterminer si la pauvreté recule dans le monde. Un autre indicateur, la famine qui suit la même courbe. Bon, là on peut imaginer qu’il s’agit d’un effet long terme des chansons occidentales pour éradiquer le problème 🙂

      http://www.dailymotion.com/video/x81xmk_ethiopie-chanteurs-sans-frontieres_music

  15. Pat

    Ce monsieur Manoj est un criminel : il montre que les meilleures solutions à nos problèmes ne viennent pas de grands bastringues étatiques, ni de grands défilés tousensemble-tousensemblesques, ni de collectifs éco-conscients, mais de quelques individus motivés travaillant sur des idées simples…

  16. Peste et coryza

    Vous êtes surs de ce constat pour la France ?
    Surtout avec 30% de chômeurs ?
    Que l’immo monte, c’est normal, le surplus de capital s’y déverse. Même si il n’y a presque plus de marché solvable (surtout primo accédant). Dixit un des concurrents de Pikety, je ne rappelle plus son nom…

    Pour la famine, le % baisse, le nombre d’individus atteints monte.
    http://www.les-crises.fr/la-faim-dans-le-monde/
    Sans parler que la moindre hausse dur le marché des céréales peut provoquer des révoltes. Certains pays arabes ne s’en sont pas remis.

  17. yoananda

    Oui mais quand vous dites « la France », j’ai l’impression qu’il y a 2 Frances :

    * la France qui produit
    * la France qui jouit

    Je vous laisse deviner d’où vient cette propagande anti-riche et à qui elle profite vraiment.

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