Écologie positive – Le nucléaire, c’est supaire !

Article écrit en commun par Nathalie MP et h16

Il existe une gradation dans l’horreur écologique. On trouve assez haut la peur diffuse (et confuse) du réchauffement climatique, suivie de près par la peur de manquer de ressources naturelles. Un peu plus bas, celle de manquer de place pour stocker nos déchets, qui déclenche une frénésie de tris et de recyclages pas toujours judicieux. Mais indéniablement, au sommet de cette échelle se situe la peur panique de mourir d’un cancer, de muter atrocement ou d’émettre de la lumière en battant des paupières : l’industrie nucléaire et ses déchets dépassent tout dans l’effroi et la répulsion quasi-mystique qu’ils inspirent dans le public.

L’épouvante est si palpable qu’à la suite de la catastrophe de Fukushima, les Allemands décidèrent de sortir totalement du nucléaire pour 2022 et ce, malgré la traque impitoyable des émissions de CO2 pour sauver la planète de l’autre horreur écolo, le réchauffement climatique. Paradoxe étrange : la seule source d’énergie pauvre en émissions de CO2 et efficace pour la production d’électricité est régulièrement écartée des solutions possibles.

Quitte à bousculer du chaton mignon, tentons d’expliquer ce paradoxe sur le nucléaire.

parc-nucleaire-francaisEt question bousculement de chatons, la France sait faire puisqu’elle est au deuxième rang mondial après les États-Unis pour la production d’énergie nucléaire et le nombre de réacteurs en fonctionnement ; par habitant (chatons compris), elle dispose même du plus grand parc mondial, qui en 2014 produisait 418 TWh (*) dans 58 réacteurs répartis sur 19 sites, couvrant ainsi 77 % de sa production électrique. Le reste de l’électricité est assuré à 12,6 % par l’hydraulique, 5 % par le thermique à combustible fossile, 3,1 % par l’éolien, 1,1 % par le photovoltaïque (**) et une quantité négligeable par des petits hamsters qui trottent dans leur roue à dynamo.

gifa hamster dans sa roue

Eh oui, la France bénéficie directement des travaux nobélisés de Becquerel et des époux Curie sur la radioactivité, ainsi que de la décision politique prise après guerre d’accéder à l’indépendance énergétique grâce au nucléaire, renforcée par les chocs pétroliers des années 1970. Ceci a permis de faire passer notre taux d’indépendancede 23 % en 1973 à environ 52 % aujourd’hui. On objecte souvent que la France est dépendante à 100 % de son approvisionnement en uranium, mais la diversité des pays producteurs (Canada, Australie, Niger, Kazakhstan) comme celle des fournisseurs (AREVA représente 40 %) réduit notablement ce risque (voir carte ci-dessus).

approvisionnement uranium

Mais voilà : en consommant les 1200 tonnes de combustible par an (dont 17%, soit 200 tonnes, proviennent de combustible recyclé), les 58 réacteurs français produisent des déchets qui sont traités à l’usine de traitement de La Hague (Normandie).

déchets-radioactifs-2013Les déchets nucléaires (voir répartition de la provenance ci-contre) sont bien sûr les combustibles non recyclés qui représentent seulement 4 % des combustibles usés et qui sont aussi les plus radio-toxiques (principalement les cendres de fission), mais aussi tout élément qui fut en contact avec une zone radioactive, aussi bien dans une centrale nucléaire que dans les autres industries, la recherche ou le secteur médical (gants, combinaisons, matériaux divers). En pratique, selon l’Andra, l’agence française chargée de la gestion de ces déchets, ils représentent 2 kg par an et par habitant, ce qui est très loin de nos 360 kg d’ordures ménagères.

Qu’en fait-on ? Eh bien outre des croquettes pour chatons, essentiellement, on les stocke : temporairement en surface pour les moins radioactifs, à faible profondeur pour les autres ou en piscines et, plus nouveau, en couche géologique profonde (pas très loin de la cote de popularité de Hollande) pour les déchets les plus radioactifs de la catégorie HAVL.

Bref, s’il est bien grotesque de paniquer à cause des déchets nucléaires, finalement peu nombreux et bien gérés, peut-être est-ce le fait même de casser des atomes qui provoque l’angoisse ?

Eh bien non, l’épouvante ne résiste pas à l’analyse des faits.

Prenez les catastrophes nucléaires. Si on ne compte pas le dernier album de Christophe Maé, il y en a seulement 3 à ce jour, à savoir Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011. Notons au passage que cette dernière résulte d’un tsunami et pas d’un incident nucléaire initial.

Si l’on élimine l’hystérie médiatique qui les a entourés, il reste des accidents isolés et bien moins létaux que d’autres accidents. Comparé aux autres sources d’énergie, une étude montre que le nucléaire a provoqué à ce jour 0,04 mort par TWh produit. L’énergie solaire est à 0,44 et le pétrole à 36. Le charbon, quant à lui, caracole en tête de cette liste macabre avec 100 morts par TWh produit. Autrement dit, toutes les autres sources d’énergie sans exception sont donc plus meurtrières que le nucléaire. Comme quoi, des accidents extrêmement rares, médiatiquement spectaculaires provoquent une perception faussée et font oublier les accidents miniers et la pollution de l’air dus au charbon.

À cette très basse létalité, il faut ajouter un impact environnemental bien plus faible et bien mieux géré que pour les autres énergies. On l’a vu pour les déchets principaux, mais on se doit de rappeler aussi que la production électrique nucléaire produit très peu de CO2 (et sans émission lors du fonctionnement des réacteurs). Il faut ajouter la construction et le démantèlement d’une centrale pour voir apparaître ce poste, et on arrive à 35 g de CO2 par kWh, contre près de 500 g pour les centrales à pétrole, 1200 g pour les centrales à charbon, ou 16 tonnes pour le dernier album de Christophe Maé.

gifa a little crazy

Certes, l’éolien fait mieux (20 g par kWh) mais reste peu efficace car il exige une météo favorable et des hectares de champs d’éoliennes pour devenir significatif, en plus d’accumuler des terres rares, hautement toxiques et polluantes, dans les alternateurs. Les miaulements de Greenpeace et de Cécile Duflot au sujet du nucléaire sont inaudibles sur le sujet des terres rares… qu’on retrouve également dans les panneaux photovoltaïques.

Enfin, citons aussi le coût très modéré du nucléaire pour le consommateur : selon un rapport de la Cour des comptes de 2014, le MWh (*) nucléaire français coûterait un petit 60 €, frais de démantèlement et de gestion des déchets inclus. Ça veut dire une électricité 22% moins chère que la moyenne européenne et moitié moins qu’en Allemagne. C’est plus que l’hydroélectrique (15 à 20€), mais moins que l’éolien, massivement subventionné, (80 €) ou le photovoltaïque dans le sud (100 €).

Récapitulons : les déchets ne sont pas catastrophiques, la production n’est guère polluante, les catastrophes très très rares et peu létales. Peut-être doit-on alors justifier l’hystérie anti-nucléaire des chatons mignons de l’écologie punitive par une pénurie de combustibles ?

Même pas. D’une part l’uranium 235 utilisé actuellement après enrichissement ne manquera pas. D’autre part, une autre forme de nucléaire est possible !

On peut évoquer rapidement les travelling wave reactors ou réacteurs à onde progressive, fonctionnant avec de l’uranium naturel ou du thorium, alternative non militarisable dont les réserves sont immenses. Citons aussi les réacteurs à sels fondus dont l’intérêt a donné lieu à de nouvelles études afin de les déployer en réacteurs de quatrième génération, ainsi que les projets de petites centrales personnelles dont on pourrait équiper directement des petits groupes résidentiels.

Enfin, la surgénération permet de valoriser en tant que combustible nucléaire l’ensemble des matières fertiles telles que l’uranium 238, qui représente plus de 99% de l’uranium naturel, et le thorium, lui-même trois fois plus abondant que l’uranium. L’expérience menée en France à Superphénix (Creys-Malville, Isère) fut consciencieusement sabotée sur le plan politique, bien qu’ayant prouvé sa viabilité conceptuelle, et pouvant néanmoins faire partie de solutions retenues pour les générateurs de quatrième génération.

En parallèle à la fission nucléaire, on peut aussi évoquer les avancées dans la fusion.

Il y a encore loin de la coupe aux lèvres, mais on peut citer ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), plus grand centre de production expérimentale d’énergie de fusion, en cours de construction à proximité de Cadarache (Bouches-du-Rhône) et associant l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Chine, la Russie, la Corée du Sud, les États-Unis et la Suisse. Intéressant techniquement, il suscite cependant beaucoup d’inquiétudes… financières : le calendrier et le budget dérapent complètement (de 5 à 16 milliards d’euros).

Il n’est toutefois pas exclu que l’initiative privée de Lockheed Martin parvienne à produire une fusion contrôlée qui soit rentable (i.e. avec moins d’énergie en entrée pour démarrer et entretenir la réaction que ce qu’on peut en tirer en sortie). Mieux encore : ces expériences ne produisent pas de déchets de vie longue et, du point de vue de la gestion des incidents, ce sont des réactions qui s’effondrent si elles ne sont pas entretenues c’est-à-dire s’arrêtent net en cas de problème, au contraire de la fission qui peut devenir critique (et exploser).

Enfin, et tant pis pour les chatons nucléo-sensibles qui ont eu le courage de lire jusqu’ici, rappelons que l’utilisation des isotopes radioactifs est de plus en plus importante en médecine, depuis l’imagerie médicale avec la scintigraphie, jusqu’aux traitements cancéreux. Chaque année, 35 millions de personnes dans le monde sont diagnostiquées ou soignées grâce à la médecine nucléaire, et ce chiffre croît avec la recherche et la diffusion progressive des équipements nécessaires. Bien moins controversé dans l’opinion, cet aspect dépend cependant de la disponibilité des isotopes dont certains doivent être enrichis au grade militaire, ce qui provoque à nouveau quelques miaulements pavloviens chez les chatons écolos les plus délicats.

Conclusion

Résumons : le nucléaire permet d’obtenir facilement, avec une mise en danger réduite et en grande quantité, une énergie propre, peu chère, dont les déchets sont limités et de mieux en mieux gérés. Les combustibles utilisables sont abondants et les technologies en développement permettent d’envisager des réacteurs toujours plus performants et plus sûrs. Le nucléaire civil possède également des applications industrielles nombreuses, notamment dans le secteur médical.

L’opposition hystérique est donc absolument indispensable.

Acte VI scène dernière : 

Nathalie MP :
Mais, mon cher h16, compte tenu de ce que nous venons d’écrire, comment se fait-il que la loi sur la transition énergétique portée par Ségolène Royal, prévoie de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité de 77% à 50% à l’horizon 2025 ?

h16 :
L’énergie, c’est la vie. Mais justement, toute cette vie foisonnante, Ségolène n’aime guère : comme tous les grincheux de l’écologie punitive, elle n’aime pas ces progrès, parce que chaque niveau supplémentaire d’énergie facilement disponible affranchit un peu plus l’Homme de sa condition animale. Et les grincheux, ils ne veulent surtout pas nous voir la quitter, trop contents qu’ils sont de pouvoir s’en servir pour exercer leur pouvoir de contrôle et de domination sur nous.

Rassurez-vous cependant, nous ne manquerons pas d’énergie, et le nucléaire restera longtemps une excellente réponse à beaucoup de nos défis écologiques.


(*) TWh : Terawatt-heure, c’est-à-dire un milliard de kWh (Tera = 10^12).
MWh : Megawatt-heure, c’est-à-dire mille kWh (Mega = 10^6).

(**) Pour fixer les idées, précisons que la consommation totale d’énergie en France en 2014 se répartit en pétrole : 40,5 %, électricité : 24,5 %, gaz : 20,9 %, énergies renouvelables thermiques (bois, agro-carburants, biogaz et déchets, etc…) : 10,5 % et charbon : 3,7 %. Le nucléaire représente donc près de 19 % de ce total.

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Commentaires266

    1. Vodkaman

      grr…

      cher hôte, un vilain lutin a du hacker votre blog car cela ne vous ressemble guère « TMI, Tcherno et Fuki….,il reste des accidents isolés »

    1. Aristarkke

      « Les miaulements de Greenpeace et de Cécile Duflot au sujet du nucléaire sont inaudibles sur le sujet des terres rares… »
      Flûte! Ils ont réussi à échapper à l’éradication!

  1. Calvin

    Très bonne synthèse sur le nucléaire.
    @h16 :
    J’ai, en revanche, une question sur le nombre de mort par KWh : « L’énergie solaire est à 0,44… »
    Est-ce calculé sur l’extraction, la fabrication, l’installation et l’utilisation des panneaux photovoltaïque ou sont-ce les dommages du soleil ?
    Dans ce dernier cas, ce chiffre s’explique avec ou sans PV et ne devrait pas entrer dans le calcul.
    Merci de préciser !!

    1. Royaumont

      Je suis presque surpris que ce ne soit pas encore pire pour l’éolien. L’extraction des terres rares est en effet particulièrement crade.

  2. albundy17

    « ensemble des matières fertiles telles que l’uranium 238 » le correcteur automatique s’est planté de mot :mrgreen:

    Le thorium, envisagé pendant un moment lors des débuts des recherches pour le production élec, fut abandonné car il ne permettait pas la fabrication de LA bombe.

    C’est con, d’autant que la demi vie radioactive des dechets est carrément ridicule en rapport avec les déchets que nous avons choisi

    1. jmdesp

      Non, c’est faux ce n’est pas la raison (répété en boucle par certain, mais absolument pas basé sur une démonstration rigoureuse).
      Tout d’abord la bombe, et surtout les installation permettant de fabriquer ses matières fissiles, ont été créé avant les premiers réacteurs. Et jamais les mêmes installations n’ont fourni le matériel à la fois pour l’un et l’autre, même si certains des réacteurs de première génération aurait pu éventuellement avoir le double usage (les RBMK à la Tchernobyl en particulier, mais il semble que ça n’a jamais été le cas en pratique. Avec les réacteurs anglais GCR, les américains ont fait un test mais c’était clairement nettement plus compliqué).
      Bref pour le thorium c’est pas aussi facile que cela, c’est juste une des vraiment nombreuses techno qu’on a envisagé sans aller au bout, et on a fini par trouver que le plus simple, sûr et rapide était de réutiliser ce qu’on avait mis au point pour les sous-marin avec des contraintes forte pour ne pas irradier les marins, d’où les réacteurs à eau pressurisée. Les Indiens d’ailleurs qui s’y intéressent vraiment depuis longtemps puisqu’ils ont bien plus de thorium que d’uranium, n’ont pas vu au final que ce soit si simple. S’ils mettent au point leur surgénérateur de Kalpakkam, qui depuis plusieurs années doit démarrer d’ici peu, ce sera l’étape suivante pour eux.
      En fait à partir des années 70, l’opposition systématique au nucléaire a rendu très difficile d’innover et de tester des choses nouvelles, d’où on et resté sur les technos qui avait déjà mise au point sans évoluer. Cela étant, elles ne sont pas aussi mauvaises que cela.

      1. sam player

        Et votre contribution n’apporte rien de plus que quelqu’un qui d’autre part répète en boucle.
        La bombe d’Hiroshima contenait 65 kg d’uranium enrichi à 90% en U235 obtenu par centrifugation (comme essaient les iraniens) mais on fait la même chose avec 5 kg de plutonium PU239 (issu de réacteurs nucléaires civils) mélangé avec de l’uranium à l’état naturel U238.

        Googlez
        Pourquoi ne peut-on démêler le nucléaire civil du militaire?

        1. jmdesp

          Je veux bien fournir plus de sources, mais il faut que vous précisiez ce que vous mettez en doute, pour rester raisonnable étant donné qu’un commentaire ce n’est pas l’endroit idéal pour une démonstration exhaustive et justifiée ligne à ligne.

          Si vous lisez attentivement l’article que vous référencez, vous remarquerez que l’expert interrogé est celui de Greenpeace, c’est assez habituel que les experts uniques interrogé par les journaux soient des anti-nucléaires, sans que leur affirmations soient pondérés par quoi que ce soit en face. On peut faire une bombe avec 5kg de plutonium 239 *de qualité militaire* dans une bombe à implosion, pas depuis un réacteur civil.

          Ensuite pour éviter de partir dans tous les sens, recentrons sur la question intiale, a-t-on renoncé à l’utilisation du thorium parce qu’il ne permettait pas la production des bombes ? Et la réponses est clairement et sans ambiguïté non, car aucun pays n’a utilisé les même réacteurs pour produire le plutonium militaire, ils ont tous dépensé l’argent nécessaire pour avoir l’infrastructure en double, des réacteurs pour l’un et pour l’autre. Et comme l’indique le document suivant http://www.aps.org/units/fps/newsletters/1996/october/aoct96.html#a2 « During the 1950s the British carried out two tests with sub-grade plutonium that they considered disappointing. Based on these results, they went on to make weapons only from high- grade materials. »
          Étant donné que très tôt, on a renoncé à la double filière, il n’y avait pas de raison de ne pas faire des réacteurs thorium, en tout cas, ce n’était pas parce que ça empêchait d’avoir des réacteurs double usage.

      2. a/ avant les premiers réacteurs ? La pile de Chicago existait bien avant la bombe.
        b/ pour le thorium, ce n’est pas théorique, et si, c’est « relativement simple ». Un réacteur a fonctionné à Oak Ridge National Laboratory de 65 à 69 (15.000h) ; notons aussi l’expérience de Shippingport (1977-1982) ; il y en a eu d’autres en surgénération. Bref : ça marche bien et on sait faire. Après, c’est plus une question de contraintes civiles (les normes nucléaires se sont singulièrement complexifiées entre les années 60 et maintenant : le problème vient de là, pas de la technique).

  3. Le Gnôme

    De toutes façons, pour un écolo, toute forme de consommation d’énergie représente le mal. Tant qu’il y aura idéologie, c’est à dire du non rationnel, tout débat serein sera impossible.

  4. Aristarkke

    ou en couche géologique profonde (pas très loin de la cote de popularité de Hollande)
    Celle qu’il obtient après chaque attentat djihadiste est frôlée à moins d’une année-lumière dans ce cas. Autrement…

      1. Bonsaï

        Mes compliments, sieur Aristarque !
        Vous avez bu l’eau de jouvence et vous êtes maintenant complètement à la cool. Nul doute que Tonton Pheldge va être vert de rage…

      2. Pheldge

        « qui ne nous met plus en quarantaine pour un lien youtube … » bin mon poto, c’est juste que ton navigateur a été mis à jour ! perso, mes liens Youtube sont publiés dans la foulée …
        Évidemment si tu en es encore à utiliser IE6 ou Netscape … mais bon, à ton âge c’est déjà bien que tu puisses et saches utiliser un ordinateur.
        Tu devrais passer à Win10, y’a Cortana, c’est un assistanat pour les handicapés du bulbes et les vieillards, sinon, il te faudra une nurse, et c’est plus cher … 🙂

  5. Black Mamba Warrior

    Ah c’est pourtant simple de réduire le nucléaire , …il est grand temps de faire une loi pour obliger que tout individu à pédaler au moins trois heures par jour 😀

        1. BLACK MAMBA WARRIOR

          Il jette tout de même un œil sur l’article d’H16 et rit parfois aux éclats à la lecture de certaines contributions… Mais en général, il n’aime pas laisser son avis …

          1. Pheldge

            Comme te l’aurait dit un de mes bon maître d’école, « Vous m’frez 32 temps ! » ( entendre par là, conjugaison de « je ne dois plus faire de faute » x 32 )

              1. Pheldge

                Non, je maintiens ! « Vous m’frez 32 temps ! » ou éventuellement « Vous m’f’rez 32 temps ! » Et n’insiste pas, tu sais bien qu’un «m’frez » beau, garde 😀

  6. Higgins

    Excellente synthèse. Merci beaucoup.
    Suggestion: remplaçons les hamsters par nos représentants politiques et la roue par un récupérateur d’énergie style éolienne (ils brassent tellement d’air pour rien).

    1. Vodkaman

      Pas possible. Cela voudrait dire qu’ils produisent quelque chose de positif, ne serait-ce qu’à un instant T et cela, même Hawking ou Einstein n’ont pu le concevoir.
      Et puis sans rire, vous avez regardé une séance de questions à l’AN ou au Sénat ?
      Cela bouge encore moins qu’un épisode de feu l’insp’acteur nazi.

      1. Pheldge

        « comme il nous l’expliquA une certaine fois… » c’est pas de l’irréel, nom de nom ! l’indicatif pas le subjonctif ! tu cherches ce soir, ou bien c’est le commencement de l’agonie ?

        1. Aristarkke

          Peste mais c’est qu’il a raison, Pheldge. Va falloir que je relise ma prose plus attentivement surtout quand je la modifie et retouche de ci de là.
          Quand j’entrerai en agonie, il me semble que je perdrai la faculté de rédiger quoi que ce soit si bien que tu ne t’en apercevras que par défaut quand il n’y aura plus de réponse à tes mordillements de chiot.
          Werther, où donc es-tu céans???

  7. Aristarkke

    moitié moins qu’en Allemagne
    A quoi est dû ce prix de l’électricité très élevé noté en Allemagne ? A des raisons techniques ou à une volonté politique qu’il n’y en ait pas trop de consommée?
    Très régulièrement, EDF bave sur ce fait là pour chercher à nous l’augmenter (en oubliant que les paies allemandes ne sont pas exactement comparables non plus, sauf à regarder exclusivement celles des agents EDF)

    1. albundy17

      Je n’ai jamais vu de facture énergétique d’un consommateur final à l’étranger, car on nous met toujours en avant le bas cout de l’elec en france, mais n’oublient t ils pas d’indiquer que c’est la production qui est moins cher, et qu’en passant par les taxes et abonnements, le client français paie peut être bien autant qu’ailleurs.

      Un comparatif simple (montant total facture / nombre de kw facturés) permettrait de connaitre la réalité. Amis blogueur résidant hors de france, votre calcul m’intéresse :mrgreen:

          1. Numero19

            0.294€/kWh HT pour un forfait annuel 1800 kWh.
            On paye effectivement les conneries des écolos, et il n’est pas étonnant que tout le monde se chauffe au gaz.

            1. sam player

              Non, le taux d’épargne brute est supérieur en Allemagne par rapport à la France, pas de beaucoup et donc équivalent.

              Comme expliqué dans le lien, refaire sa toiture n’est pas de l’épargne même si ça contribue à valoriser temporairement son patrimoine. C’est là une différence entre de l’épargne brute et nette. Cf aussi que l’épargne retraite n’a pas le même sens ni la même valeur suivant les systèmes mis en place dans chaque pays (répartition vs capitalisation).

              Googlez
              comparatif taux d’épargne allemagne france davydoff

            2. sam player

              Pour ce qui est des logements il ne fait aucun doute qu’un locataire aura une surface plus élevée en Allemagne qu’en France pour un même coût absolu mais aussi relatif. Il suffit de consulter un comparatif sur le Net.

              Avoir un taux de propriétaires plus élevé en france est une des raisons qui nous conduit à avoir d’une part un chômage plus élevé car il restreint la mobilité professionnelle mais aussi cela nous classe dans les premiers concernant l’inadaptation des logements à ceux qui les occupent puisqu’on ne change pas forcément de logements quand la composition de la famille change, cela étant dû au fait que la fonction d’épargne et de logement ne sont pas disjointes lors de l’accession à la propriété.

              Concernant certaines études sur le logement, se méfier de celles qui donnent un taux plus élevé dans la part du logement en Allemagne vs France et qui sont bâties sur le coût du loyer vs le revenu disponible et donc après avoir déduit les mensualités des prêts (plus important coté france because plus de propriétaires) tout en matérialisant un loyer fictif pour la comparaison.

                    1. Beldchamps

                      « Haridelle », bravo Lady B. je ne connaissais pas, c’est du crêpage de chignon d’élite, vous m’honorez très chère ! N’était-ce pas vous qui remarquâtes que le caractère des gens s’exprimait au travers de leurs commentaires ? Dans un autre registre, la pertinence de Pheldge et GO est parfois fulgurante. C’est dommage qu’ils ne sachent pas à quel point !

                    2. Bonsaï

                      Ne chipotons donc pas à compter la monnaie des pièces n’est-ce pas, même si certains manquent cruellement de mémoire…
                      Nous avons sans doute mieux à faire qu’à relever de précaires équilibres comptables.

    2. association contre-courant val de besbre

      les raisons sont évidentes. Vous les trouverez sur mon blog (en cherchant) contrecourant03.wordpress.com . Corollaire du minage en « renouvelable » : 1° les énergies centrales sont lentes à freiner – les réseaux de transport HT sont donc sous-dimensionnés quand survient un pic de vent – . Il faut les redoubler. 2° le charbon peut monter ses prix sans crainte de se faire remplacer par une énergie dont la disponibilité passe de 0,2% à 75% de capacité en 3 jours. 3° L’Allemagne connait un sytème similaire à la CSPE qui compense les déficit. En gros, l’éolien obtient un droit de lever un impôt, et s’enfle donc d’autant plus vite… avec cet impôt.

      1. Val

        +1 @asso les allemands payent +cher en partie car ils financent leurs énergies débiles avec leur facture . Rigolez pas c est aussi le cas chez nous …. regardez bien vos factures …. et ce financement forcé n est pas près de baisser.

      2. jmdesp

        Non, les prix de gros pour la production fossile sont de plus en plus bas, et on même été négatif de manière régulière au moins de décembre dernier.
        La taxe EEG pour financer les énergie renouvelable (22 milliard d’euro par an) pèse dans le prix électrique allemand, mais explique mal à elle seule pourquoi le KWh est plus du double du prix français. Le gouvernement se sert largement sur les taxes, puisque l’électricité c’est mal, pourquoi se gêner, mais les frais de réseau sont aussi très important.

        1. sam player

          Un lien (comme pour toutes vos autres contributions d’ailleurs) serait bienvenue car autant on peut comprendre que dans certaines circonstances de marché les renouvelables puissent engendrer ponctuellement un prix négatif de l’énergie sur les marchés puisque d’autre part elles sont subventionnées, prioritaires et donc leur solde financier est positif, autant pour les énergies fossiles qui sont modulables rapidement et à volonté c’est complètement idiot… surtout au mois de décembre. D’ailleurs l’EPEXSPOT (lien dans un précédent commentaire) n’a pas montré cette tendance en décembre.

          1. jmdesp

            Sam, il n’y a qu’un seul prix de gros pour tout le monde. Les énergies renouvelables ne sont pas directement concernées par son niveau puisqu’elles touchent un prix garantis, par contre les centrales fossiles ne peuvent pas toujours varier leur production suffisamment, il y a un seuil minimum de production entre 20 et 40% (suivant la techno et que la centrale est + ou – récente), ensuite il faut arrêter, donc surconsommer au redémarrage, ajouter de la fatigue thermique aux équipements, qui vont s’user plus vite, devoir être révisé plus rapidement, tout un ensemble de conditions qui fait qu’un centrale thermique devra parfois faire des offres à prix négatif, plutôt que de simplement s’arrêter. La tendance est visible sur l’epexspot particulièrement si on superpose avec la production éolienne pour voir la corrélation, et qu’on regarde les enchères minimales atteintes sur les prix instantanés, cf la capture ici https://pbs.twimg.com/media/CX0AfjoWQAEQ0RM.png:large

  8. thierry dechambre

    Quelques erreurs … tout d abord le Pu n est pas un dechet, il est recycle dans le MOX combustible avec lequel fonctionne les reacteurs de derniere generation. Ensuite vos calculs de CO2 prennent en compte l extraction et l enrichissement de l uranium evidemment ? Enfin les couts de demantelement des centrales nucleaires sont des previsions qui je vous l assure ne correspondront pas a la realite

    1. « vos calculs de CO2 prennent en compte l extraction et l enrichissement de l uranium evidemment ? »
      Oui. N’oubliez pas : il faut pas mal d’énergie pour enrichir de l’uranium, mais une fois enrichi, il en produit plusieurs ordres de magnitudes plus qu’injecté.

      « les couts de demantelement des centrales nucleaires sont des previsions »
      Grossièrement surévalués pour plein de raisons très politiques et très peu techniques.

      1. Calvin

        Et s’appuyant sur des délais de révision et de démantèlement chaque fois repoussés.
        Les centrales étaient garanties sûres pour X années, et les contrôles effectués depuis permettent de repousser ces mêmes années.

        1. DoS

          En se basant sur le simple cout des vœux de Valls, l’on peut en déduire que le dérapage doit être horrible à des échelles plus importantes.

          Mais….plus c’est gros, plus ça passe. Alors, Youpi, ce pays est foutu !

          J’en profite pour lancer un petit délire:

          Moi DoS m’engage à donner l’intégralité des impôts, taxes et autres trucs rigolos que l’Etat me vole (flashs, etc…) directement aux pauvres.

          Par cette déclaration qui me lie directement aux pauvres, je demande en échange (aux pauvres) de mettre l’Etat hors d’état de nuire aux individus, qu’ils fussent riches ou pauvres.

        2. René-Pierre Samary

          Pourquoi démanteler les centrales ? Elles peuvent être réaffectées au logement de populations en manque cruel d’un toit, à commencer par celles du Nord-Pas de Calais. Construction solide garantie à vie, environnement naturel, souvent proximité d’un cours d’eau ou de la mer, esthétique moderne… Les systèmes de levée pour les barres de combustible transformées en ascenseurs, la salle de contrôle en salle de jeux, cela ferait la rue Michel (mais d’où vient cette expression, le sait-on ?).

          1. Le Gnôme

            La rue Michel vient d’un jeu de mot sur la rue Michel Le Comte à Paris dans le IIIe arrondissement. C’est pour dire que ça fait le compte.

      2. thierry dechambre

        Grossièrement surévalués pour plein de raisons très politiques et très peu techniques.
        Vous en etes sur ? Pour ma part j ai bosse 17 ans dans l industrie nucleaire et essentiellement sur des chantiers de demantelement. Aussi, je peux vous dire au vu de ma faible experience qu AUCUN de ces chantiers n a respecte le budget previsionnel : a chaque fois le budget fut explose et dans les cas les plus croustillants cela s est table par des defaites en rase campagne facon Beresina comme a Saint Nicolas d Aliermont par exemple

        1. Le fait que ces démantèlements ne sont pas gérés par le privé mais par le public, ou des partenariats publics/privés, ou des montages encore plus foireux avec de bonnes grosses louches de connivences devrait vous mettre la puce à l’oreille.

          1. thierry dechambre

            La vous avez tout a fait raison. Je m incline.
            Mais honnetement pensez vous que le futur demantelement de nos centrales obsoletes sera efficace et econome ?

            1. Malancourt

              La France est un pays bizarre (ça nous le savons tous ici), les zélites savent que le nucléaire est indispensable mais ils doivent aussi contenter la minorité écologiste. Alors, on continue avec le nucléaire mais on impose de plus en plus de contraintes, ce qui fait grimper les coûts.

        1. albundy17

          j’entendais il y a quelques années que le cout de démantèlement allait être exorbitant, que les factures devront être bien moins bisous pour palier a ces couts. J’avais été étonné que ce n’est pas été provisionné, aussi bien comptablement qu’en facturation chez le consommateur.

          Qu’en est il en fait ?

          1. tabbehim

            gestion de mauvais père de famille, ils ont tapé ans les provisions, et si on ajoute à ça tout ce que l’état peut faire de pire en terme de partenariat publique privé…..je vous laisse imaginer 🙁

          2. sam player

            Albundy il me semble qu’une année d’exploitation en plus paie le démantèlement. Que l’on ne chipote pas sur les chiffres puisque pour l’instant on en est à 10 ans facile de rallonge d’exploitation avec des centrales déjà amorties.

            Sinon h16 je suis surpris par les chiffres de coût brut par MWh que tu donnes puisque sur le marché européen de l’électricité (le spot) et même pour un jour d’hiver comme aujourd’hui on n’est pas monté au dessus de 45 euros le MWh (ce soir entre 18h et 19h) mais la moyenne doit être à 30 euros. En été il arrive qu’on plafonne à 10 euros à journée faite et il y a même des prix négatifs de temps en temps.

            https://www.epexspot.com/fr/donnees_de_marche/intradaycontinuous

    2. Nathalie MP

      Pour le plutonium, vous avez raison, il est recyclé, comme indiqué dans le lien donné. Les 4 % de combustibles usés non recyclables sont surtout des cendres de fission très HAVL.
      (Le texte a subi quelques fissions et fusions, et du coup le plutonium ne se trouve plus à sa place 🙂

  9. Aristarkke

    Mgr, ne serait-il pas plus avisé d’ écrire nucléaro- sensible que nucléo-sensible? Bien que l’ idée de noyau y soit contenue, nucléo est davantage utilisé dans le domaine de la biologie, médecine, bref sciences du vivant.
    Pstt Mélusine: les matières fertiles pour fissibles font désordre…

  10. Nemo

    Comme le souligne un commentateur plus haut, les réacteurs au Thorium ont le grave défaut de ne pas produire de plutonium … ce qui est gênant quand on veut fabriquer des bombinettes en sus de produire de l’électricité. Mais en effet les réacteurs au Thorium semblent une filière d’avenir … maintenant que les grands (et les moyens) ont leurs réserves de plutonium bien remplies …

  11. tabbehim

    temporairement en surface pour les moins radioactifs, à faible profondeur pour les autres ou en couche géologique profonde (pas très loin de la cote de popularité de Hollande) pour les déchets les plus radioactifs de la catégorie HAVL (haute activité et vie longue), de toute façon peu volumineux.

    NON
    (j’ai assez bossé à l’andra pour me permettre de faire des correctifs sur cet article)
    On ne stock toujours pas les HAVL et les MAVL (ne pas les oublié) en couche profonde, c’est encore en cours de projet (CIGEO) étant descendu à -495m dans les couches d’essai, et étant limité aux zones non exposé pour cause médical, je pense qu’une visite sur le site de bure est vivement recommandé.
    le seul pays qui enfouie actuellement est la Finlande .
    En france, ils sont dans des piscines. (pas celles où vous vous baignez, rassurez vous.)

    Par ailleurs, les TFA (très faible activité) sont une catégorie qui n’existe….qu’en France.
    Je laisse le soin aux lectrices et lecteurs de faire leur recherches et de ne pas hésiter à ouvrir les articles scientifique qui en parle.
    en gros, plus radioactif qu’un kilo de granit? TFA.
    résultat des courses, eux sont stocké dans des BigBag, de gros sac en tissu dans les centres de l’Aude, eux aussi visitable. Pour info, ces déchets sont composé de blouses, de seringues, de gants, et divers autres bidule qui sont suspendus dans ces hangars en attendant godo…..

    Si vous allez sur inventaire.andra.fr que vous allez dans les données et que vous cherché un tout petit peu l’inventaire, vous pourrez voir ici que 60% des déchets viennent de l’électro nucléaire, sur 2kg de déchets rad totaux, ça ferait 800g par an et par personne pour l’électricité 🙂
    mais ne vous imaginez pas que c’est à volume constant, si un petit vert passe par là, les plus radioactifs, exception faites des actinides mineurs, sont nettement plus dense que le plomb.
    alors que ceux provenant des hôpitaux et des industries non électronucléaire sont souvent des tissus et des gants (en plastique, une horreur ne vient jamais seul) .

    le reste de l’article est pas mal 🙂

    1. Nathalie MP

      Enfouissement en zone profonde : l’idée était de signaler que la technologie existe et que donc la gestion des déchets est, de façon générale, de mieux en mieux maitrisée.
      Pour la France, c’est en effet le projet Cigéo, mais il prend une telle tournure de catastrophe budgétaire étatique, qu’on a décidé de le laisser de côté pour l’instant. Ce sera peut-être l’objet d’un futur article caractéristique de h16.
      Je propose toutefois, à votre juste instigation, de rajouter « en piscines » dans la liste.

      1. tabbehim

        bien que la technologie existe, il y’a encore des problèmes à régler avant enfouissement, et le numéro un est l’obtention du permit pour les débuts de travaux….et vu comment une centaine d’excité arrive à paralyser un chantier pendant des années….
        Pour le reste, de très nombreuses études dans un petit pavé de domaines donneront une bonne idée de l’état d’avancement, et bien qu’il y’a pas mal d’avancé, il reste des choses à fixer.
        si le complexe d’enfouissement est prévu pour 2025, je doute très fortement qu’il sera ne serait ce que commencer à cette date.

        Quand aux dérapages financiers, bien que le financement de l’andra soit celui du pollueur payeur, je me montrerai très insultant avec l’état et ses gros doigts boudinés qui font disparaitre l’argent comme par enchantement.

      1. tabbehim

        le seuil TFA a été créé pour des raisons..politique (le principe de précaution en gros, mais je n’apprend rien aux lecteurs de ce blog)!
        il fallait montrer aux gens que tout ce qui est au delà de la radioactivité du bassin parisien serait pris en considération, d’où les dérapages nucléaires journalistique qui colorient en rouge les alpes, la Bretagne, la corse et les Pyrénées 🙂
        Mais en soit, ça ne me gène pas cette surprotection, tant que ça rassure des gens, c’est un moindre mal plutôt que d’avoir des excités qui paniquent aux moindre bruit d’un compteur Geiger 🙂

    2. Deres

      J’ajoute qu’une partie des peurs des allemands sur le nucléaire vient de la gestion passée des déchets radioactifs dans la mine d’Asse (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_d%27Asse). Les études montrant que la mine de sel était instable et sujette à de possibles infiltrations d’eau ont été tout simplement mis sous silence pendant près de 30 ans, jusqu’à que cela se produise effectivement.

      1. tabbehim

        j’avais déjà parlé de la mine d’asse dans un précédant billet, et de l’hypocrisie allemande.
        sachant que les dégâts collatéraux d’asse 2 sont clairement dangereux, on a retrouvé des saures radioactives dans certaines nappe phréatique…
        pire, asse 2 s’effondre, et toujours aucune nouvelle d’une quelconque réparation….si ce n’est des grands cri et des mouvement de bras….

        Sur ce coup là, les allemands et leurs écolos sont incroyablement silencieux 😐 à part le mouvement de 2011, il n’y a plus rien depuis.

  12. panchovilla

    deuxième cause (après l’immigration) de tous les problèmes de la France : l’ignorance des journalistes. Ainsi cette saillie entendue par hasard sur NRJ, de la bouche de la cruche qui présente les « informations » :
    « Fukushima : rappelons que la centrale nucléaire avait explosé, provoquant un tremblement de terre qui a causé un Tsunami ».
    Fermez le ban. Ce pays est mort.

    1. Peste et coryza

      Journaliste, c’est niveau bac+5, non ?
      Mis à part les sciences potards, ils sont sensés avoir un niveau scientifique correct…
      Alors comment peuvent-ils arriver à la conclusion qu’une centrale qui explose créé un tsunami ? Même la Nuke dans le port de Nagasaki n’a pas fait de vagues… quand à Tchernobyl, on attend toujours le séisme en retour…

      1. Pheldge

        Bac+5 ? dis plutôt (bac+1)x5 et on le constate chaque jour ! de toutes façons, c’est à mettre sur le même plan que la licence de clown et le DESS de Hip-Hop, références incontournables pour ce gouvernement !
        Ah, hors catégorie, les cours d’improvisation.

    2. Bonsaï

      Oui, gravissime ! Pour un peuple qui, il y a encore une petite trentaine d’années, était considéré comme l’un des plus cultivés et des plus spirituels au monde.
      Le laisser-aller commence à se voir comme le passage de la grêle sur un champ de blé…

      1. MCA

        « l’un des plus cultivés et des plus spirituels au monde »

        Rassurez-vous, il reste encore l’îlot de résistance H16, et il tient bon! :o))))

      2. theo31

        « était considéré comme l’un des plus cultivés et des plus spirituels au monde. »

        Tu devrais lire Ni Marx Ni jésus du grand Revel. Publié en 1970, il passe au vitriol le soit-disant niveau culturel des Français après déjà 30 années de communisme mongaullien : quand la télé se résumait en France aux 3 heures quotidiennes de l’Etat dans le salon, des dizaines de chaines américaines diffusaient, sur fonds privés, des programmes éducatifs 24/24.

    3. Royaumont

      Ré-écrire l’histoire et faire passer une énormité pour une vérité est un art… Le seul désormais où nos élites excellent.
      Les journalistes, ça ose tout.

      1. Patatrac

        « Ré-écrire l’histoire et faire passer une énormité pour une vérité est un art.. »

        Réécrire l’Histoire est un des signes d’une évolution totalitaire de l’Etat par surimposition subjective, les écrits de H. Arendt sur ce sujet sont très intéressants, et ne sont pas sans rappeler certains éléments de l’actualité politique française. Souhaitons que ce soit un hasard et non une tendance de fond…

    4. René-Pierre Samary

      Pour décider de l’enfouissage des déchets, se caler sur le niveau de la bêtise féminine. Déchets ordinaires, la profondeur de la simple sottise suffit. Pour les plus dangereux, se fier au crétinisme féminin quand les problèmes sont d’ordre technique, relèvent de la logique, ou de la simple honnêteté intellectuelle. Le niveau, indiqué par le dufloségolomètre (marque déposée), est alors abyssal.

  13. Alecton

    N’oublions pas de mentionner les travaux de Toshiba ainsi que de Transatomic sur les micro-générateurs de quatrième génération….

    N’oublions pas d’ajouter aussi au bilan désastreux de l’éolien et du photovoltaïque, les conséquence de la création de STEP et autres billevesées de stockage foutraque…

    1. thierry dechambre

      Au niveau surete d une installation (et non pas securite) faire cotoyer un reseau Na avec un reseau H2O cela ne me semble pas vraiment une bonne idee … mais bon ce n est que mon point de vue

      1. MCA

        Moi aussi, j’ai toujours été étonné qu’on puisse concevoir une bombe pareille, indépendamment de l’intérêt du concept de surgénérateur.

        Je me souviens encore de photos d’époque montrant des pompiers spécialisés s’entraînant a éteindre des feux de sodium…

        Et à la moindre fissure dans les tubulures d’échange Na/H2O, Na en fusion en contact avec H2O c’est le feu d’artifice garanti et j’aurais été curieux (pas trop quand même) de voir le nombre de volontaires prêts à monter au front, notamment les concepteurs.

      2. sam player

        Mouais il y a la cuve primaire de sodium (la piscine) puis un échangeur secondaire sodium-sodium puis les GV en tant qu’échangeur Sodium-eau. Dans les GV (qui sont donc les seuls concernés s’il y a fuite) le sodium n’est pas radioactif et il y avait de multiples sondes de détection He et H2 capables de détecter de micro fuites atomiques et de commander la vidange ultra rapide du circuit en explosant un diaphragme si ma mémoire est bonne.

        On a beaucoup joué sur l’effet sodium-eau et on se rappelle tous de notre prof de physique chimie balançant un morceau de sodium dans un bac d’eau… mais en fait à l’inverse, un peu d’eau dans beaucoup de sodium ça n’a pas du tout le même effet… ça ne fait rien !

    2. thierry dechambre

      Tiens puisqu on en parle, on n a pas attaque le dem de SuperPhenix (il y a loin de la coupe aux levres) mais on a Phenix, decouple du reseau en 1999 la aussi on n a pas attaque le dem mais on est dans les « travaux preparatoires aux demantelement » et deja les planning ont du etre refait a plusieurs reprises (mes infos datent de 2012)
      Mais comme les budgets sont grossierement surevalues cela va bien se passer
      A mon avis le nucleaire francais ce sera une catastrophe financiere dans le meilleur des cas … dans le pire, je vous laisse imaginer

      1. tabbehim

        une catastrophe financière….pour ceux qui payent.
        vu les partenariats plus que douteux qui existent dans le domaine du démantèlement, j’ai comme l’impression qu’on va avoir le droit aux même dérapages que lors des désamiantages fait par ces même partenariat…

        que l’état arrête de vouloir imposer des partenariats avec leurs coquins de copains, et ça se passera mieux.
        cher thierry, vous aurez raison hélas, car il faut bien que les copains de connivence palpe un peu d’argent gratuit des autres 🙁

            1. bibi

              C’est vrai que les risques liés à la radioactivité ne sont pas mais alors pas du tout documenté.

              L’amiante c’est bien documentée et on se demande à quoi ça sert puisque malgré le fait de savoir que seul ceux qui ont été en contact avec de l’amiante sans protection (pas ceux qui vivent ou travaillent dans des bâtiments floqués à l’amiante) ont un risque réel de contracté un cancer on désamiante à grand frais des bâtiments en disséminant des fibres (qui elles sont dangereuses).

              1. tabbehim

                bibi, je n’ai qu’une réponse à vous donner : ARGENT 🙂
                imaginez la quantité de pognon gratuit du contribuable à amasser !
                j’ai hâte qu’une étude démontre l’hyper nocivité de la laine de roche ou de verre, histoire de voir les boites de désamiantage qui risquerai de manquer de travail obtenir de nouveaux chantiers offert par la législation 🙂
                On aura le droit aux mêmes âneries, aux mêmes gros sous, et aux mêmes connivences !

                1. Vodkaman

                  Oui mais non, là c’est pas possible….
                  D’abord, on va épuiser le filon « amiante ». Par exemple par un ‘resserrement’ de la périodicité des contrôles et un élargissement du champ d’investigations, ce qui permet de découvrir de l’amiante dans des endroits où on ne pensait en trouver avant : par exemple dans des voiries refaites après 1997 (date d’interdiction de l’amiante pour les constructions nouvelles -date de dépôt du PC). Des gravats de déconstruction de bâtiments antérieurs à cette date pouvaient cependant être incorporés lors de certains chantiers, du moins jusqu’à ce que soit généralisé le diagnostic avant travaux.

                  Je vous laisse imaginer le bonheur lorsque vous apprenez que que la voirie que vous avez refaite il n’y a pas si longtemps contient de l’amiante (dans les gravats incorporés, qui avaient également pour but de permettre le recyclage de certains matériaux – visé écologique, donc) et que vous allez devoir la traiter comme un déchet amianté même si le goudron dispose d’à peu près la même capacité à fixer la plume que le chrysotile (et bonjour le volume de déchets par fibres….).
                  En plus, le volume de laine de verre installé chez les particuliers est sans commune mesure avec l’amiante (je ne prends pas en compte les dalles de sols, colles et autres fibrociments qui deviennent dangereux surtout quand on commence à les couper, poncer..).

                  Poser une obligation de retrait sur ces matériaux (et même si je doute qu’ils soient plus biodégradables dans les poumons que l’amiante) n’est pas envisageable pour l’instant (on va d’abord s’occuper des fabricants de fenêtres et leur permettre de vivre un moment avant de s’occuper de Saint-Gobain).

          1. thierry dechambre

            … et même entreprises ! La boite pour laquelle je travaillais naguère, spécialisée dans le démantèlement d’installations nucléaires (je ne la citerai pas, faut pas déconner quand même !) a brusquement créé un département amiante en 2003. Des gens en haut lieu ont du s’apercevoir qu’il y avait la aussi un petit billet à prendre …

            1. tabbehim

              et je suis sur que si vous regardez dans l’arborescence ce cette entreprise, vous trouverez assis pas loin du directoire une jolie petite mimine politicienne ^^
              et ne vous inquiétez pas, des entreprises qui faisait de la dépollution des sols qui sont passé à l’amiante, puis au nucléaire, il y en a 🙂
              en bref, ça pue la connivence à plein nez.

          2. Malancourt

            Et dans les chantiers de démantèlement d’installations anciennes, on se retrouve parfois en présence d’éléments à la fois radioactifs et amiantés, et là ça devient franchement folklo.

  14. DoS

    La vie est coupable en France.

    Oui, mais pas pas toutes les formes de vie. En effet, certaines formes qui possèdent le label fonctionnariat peuvent jouir, encore aujourd’hui, d’une certaine clémence face à l’austérité. D’ailleurs notre beau Montebourg ne fait il pas des siennes en ce moment avec le foutrakis ?!

    Si Ségo y vois un créneau politique d’interdire le nucléaire…grand bien lui en fasse. De toute façon, d’ici là, j’espère qu’elle sera à la retraite cette …..
    En bref, pour faire court, le nucléaire, c’est comme le diesel. Il faut le taxer.

    Mais j’y pense….en parlant d’austérité. Il faudrait inventer une équation basée sur la résilience humaine à encaisser des taxes et des lois. Non, je dis ça car, à priori, Montebourg est client….

    En conclusion, nous arrivons à un constat simple:
    L’animal humain est cet être débile qui a une mémoire de bulot et accepte n’importe quoi d’une bande d’escrocs !!!!! Et finalement, c’est bien grâce à cette capacité qu’il continue à essayer de vivre et de procréer….

    1. Bonsaï

      Laisse tomber Montebourg, il n’entre dans aucune catégorie connue. C’est un loup solitaire qui se la joue perso.
      Occupe-toi plutôt de tous les parasites, fonctionnaires recyclés de placards pénards en placards dorés jusqu’en fin de carrière, alors que le citoyen lambda même multi-diplômé peine toujours à se trouver du boulot !

      1. tabbehim

        ah non, montebourde n’est pas un loup solitaire, c’est une meute socialisante à lui seul 🙂
        Il est capable d’imaginer des choses que seul JCVD pourrait comprendre (et encore) et à une limite à la stupidité que même Chuck Norris ne pourrait surmonter,
        Je vous le dit, cet homme est un vrai socialo convaincu jusqu’au bout de ses bourdes !

        1. Bonsaï

          C’est surtout une grande gueule qui plaît au beau sexe. D’où la forte antipathie qu’il provoque chez beaucoup de messieurs, sous couvert de prétendues loyautés qu’il aurait à l’égard de tel ou tel camp.
          Non, je le répète, AM roule pour lui-même dans l’idée romantique d’un grand destin…

          1. DoS

            Pourquoi on dit « beau sexe ». Il n’y a pas de beau ou de moche. D’ailleurs, les sexes n’ont pas d’yeux.

            Mais si, Montebourg devait avoir une tête de sexe, il serait mou, très poilu, et surtout très moche. Berk. Même en marinière.

          2. Peste et coryza

            AM a un corps de poulet rachitique…
            Jason Momoa, c’est mieux, non ?

            Allez vous soutenir que vous succombez au charme d’Aymeric « la crinière dans le sens du vent » Caron ?

      2. DoS

        Moi Président….je jure que….je ne prendrai(s) (conditionnel) plus de drogues. Si…bla bla

        2016, cette année toute pourrie. D’ailleurs j’ai évité les vœux cette année. Ni vœux, ni souhaits. Rien.

  15. DoS

    Et puis parfois pourquoi se compliquer la vie:

    Il suffit de créer une étoile de la mort pour extraire l’énergie du soleil puis…..Boum !

    Vivement le retour des Jedis…..

  16. Before

    Complètement HS, mais je suis sûr que notre hôte pourra en faire ses choux gras (ou pas, tellement l’avalanche de facepalms que cette info peut provoquer peut être terrifiante) : « Ils » veulent développer un OS français pour un Internet français.

    http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-edito-un-os-bleu-blanc-rouge-pour-rattraper-la-coree-du-nord-et-la-chine-63577.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

    A la manœuvre, (mais est-ce étonnant ?) notre acronyme ripoublicain préféré : NKM !

    1. sam00

      Mon dieu!
      Et qui vont être les heureux élus chargés de développer ce beau système d’exploitation tricolore? SOPRA et STERIA?
      On va bien rigoler …

        1. sam00

          Je pensais à eux car ce sont ces grands noms qui nous ont légué LOUVOIS, ou l’Opérateur National de Paie, et autres logiciels de gestion des salaires dont H16 nous à conté les exploits 😉

          1. tabbehim

            Louvois n’a pas été développé de prime abord par Sopra ^^
            en réalité, ce monstre est le fruit de développement foireux passé entre plusieurs boites, qui se sont refilé l’affreux bébé comme dans le jeu de la bombe, jusqu’à ce que ça pête^^
            Actuellement, cet horreur est resté dans le girons de sopra après sont achat de stéria ^^
            les pauvres 😀

            1. sam00

              Je le sais bien … c’était juste une petite note d’humour sur l’avenir merveilleux du système d’exploitation cocorico (avec un surper coq comme mascotte comme pour la french-tech?)

              Si c’est géré comme ces magnifiques logciels (louvois, chorus, ONP, et autres futur Genesis) cela promet de grands moments bien rigolos … c’est notre pognon après tout, on aurait tord de ne pas en rire

              1. tabbehim

                bah, sur le langage employé, ils feront du bon vieux cobol et du pascal, voilà des langages « high tech » pour un magnifique OS à la française 😀
                Mais j’avoue qu’on va bien rire en voyant ça 🙂
                vivement la partie amusante de la mise en place de la liste des bugs rigolo !

  17. Gerldam

    Il ne faut pas confondre le gros accident nucléaire, le « meltdown » avec une explosion. En aucun cas un réacteur actuel ne peut exposer au sens d’une explosion nucléaire. Quand le coeur fond, il dégage des quantités énormes d’énergie qui peuvent donner l’impression d’une explosion, comme à Tchernobyl (réacteur qui n’avait pas de toit en béton comme chez nous), mais cela n’a rien à voir avec une « expmlosion atomique ».

    1. Chieur chiant

      Oui, mais ils ont théoriquement frôlé une explosion atomique, car le combustible fondu pouvez réagir avec l’eau déversé pour refroidir le réacteur détruit… Tchernobyl est une immense catastrophe, les moyens (humains et pécuniaire) mis en œuvre pour essayer de limiter ce problème a facilité la chute de l’URSS.
      Les rapports du KGB avaient averti de multiples fois les autorités sur les défauts et vices de fabrications de la centrale de Tchernobyl par économie et promotions offertes par le système.
      Pour Fukushima, c’est encore une histoire de tunes, pour économiser le pompage de l’eau de refroidissement, la conception du site a était abaisser, sur une zone á risque connue de tsunami, sans commentaire…
      Les assurances ne couvrent pas les risques dut au nucléaire (ou si peu) que si arrive un « problème », les couts sont exponentiels.
      Je ne suis pas anti nuc, mais ce n’est pas une industrie innocente et sans danger.

      1. « ce n’est pas une industrie innocente et sans danger. »
        Il n’existe aucune industrie significativement utile pour l’homme qui soit sans danger. Et comme dit dans le billet, le nucléaire n’est même pas plus dangereux que d’autres, plutôt moins.

          1. Parce que « si » un barrage hydroélectrique pète, ça ne douille pas ?

            Avec des si, on met Paris en bouteille. Et au final, ce qu’on observe c’est les stats fournies dans ce billet. Le nucléaire est l’industrie de production énergétique la moins dangereuse de toutes.

            1. Papatrac

              « Parce que « si » un barrage hydroélectrique pète, ça ne douille pas ? »

              Le glissement de terrain qui s’est produit en 1963 au-dessus du barrage du Vajont (Italie du Nord), et la vague extérieure qu’il provoqua fut gigantesque (25 millions de m3, plus de 100 de haut en gerbe – je crois). Plusieurs villages en aval furent emportés, plus de 900 victimes. Ca douille effectivement.

              1. David

                Le barrage de Vajont 1963 : 50 millions de m3 d’eau déplacés, 5 localités rasées, près de 2000 morts.

                « Les sondages trop peu profonds des sols, effectués lors des études préliminaires du projet de barrage n’avaient pas révélé la présence de cette couche d’argile [couche instable ayant provoqué le glissement de terrain puis le tsunami], sinon le projet aurait été annulé. »

                1. Patatrac

                  @David, 13h40
                  Les fait avérés depuis cette tragédie montrent que la société en charge de la réalisation – la SADE – du barrage a sciemment minimisé les risques (et orienté les études géologiques). Je joins un lien, en italien, mais c’est une source primaire assez compréhensible et qui expose clairement les enchaînements et responsabilités. Votre conclusion « sinon le projet aurait été annulé », hélas, est, à la lumière des faits, difficilement recevable. Votre précision sur le nombre de victimes est exacte, j’avais oublié le « 1 » avant « 900 ».

                  http://temi.repubblica.it/corrierealpi-diga-del-vajont-1963-2013-il-cinquantenario/la-sade-sapeva/?refresh_ce

            2. MCA

              « Le nucléaire est l’industrie de production énergétique la moins dangereuse de toutes. »

              Oui, si ça ne pète pas, en cas contraire je demande à voir.

              Si un barrage cède, le lendemain de la catastrophe on reconstruit sur site après avoir (hélas!) compté les morts et disparus; dans le cas d’un accident nucléaire, on ne le peut pas et pire, on détermine un périmètre de sécurité car y vivre en bonne santé devient impossible car il n’y a pas de solution au problème à l’échelle humaine.

              Cela dit, il y a eu aussi bien à Tchernobyl qu’à Fukushima des irréductibles qui ont refusé de quitter leurs terres ne sachant pas où aller et restant sur le lieu de leur vie en acceptant les conséquences de leur choix.

              Reste à quantifier la probabilité qu’une centrale nucléaire pète, même si elle est très faible, c’est parce que cette probabilité n’est pas égale à zéro (comme d’ailleurs dans l’industrie chimique : Seveso, Bhopal, Gardanne sont là pour en témoigner), que les centrales vieillissent et qu’en cas d’accident les conséquences néfastes sont durables sur de longues périodes, que l’industrie nucléaire civile fait peur.

              1. bibi

                @MCA
                Quelles sont les conséquences néfastes à long terme des accidents de Three Miles Island, Fukushima, Kychtym et même Tchernobyl?
                On peut aussi parler des bombardements de Hiroshima et Nagasaki si vous le souhaitez.

                1. MCA

                  ça par exemple, du point de vue humain, végétal, immobilier, économique etc….

                  http://www.vice.com/fr/read/chernobyl-gerd-ludwig-photo-201

                  Tchernobyl se visite, mais le séjour est de courte durée et de là à y vivre ou y passer ses vacances, il y a une marge.

                  Par contre il y a une nouvelle vie très intéressantes qui s’y est installée avec certains ‘bugs » génétiques qui sont inacceptables pour l’homme.

                  http://culturevisuelle.org/catastrophes/2010/05/27/tchernobyl-nature

                  Quant aux 2 bombardements, le problème n’est ni de même ampleur ni de même nature car les effets et les quantités de matières radioactives en cause ne sont pas comparables, 64 kg d’ U235 enrichi qualité militaire pour little boy; 6,2 kg de Pu239 enrichi qualité militaire pour Fat Man tout ça explosant en altitude à comparer à une centaine de tonnes de combustible d’oxyde d’uranium faiblement enrichi dans un réacteur nucléaire style eau pressurisée de 1300MW au niveau du sol.

                  Il y aurait encore d’autres phénomènes à prendre en compte comme par exemple le syndrome chinois du corium qui s’enfonçant dans le sol et polluant les nappes phréatiques, le ruissellement des eaux de pluie lavant les installations contaminées et entraînant une partie de radioactivité dans le sol, les rivières et les lacs etc….

              2. sam player

                MCA tu ne mets pas en parallèle les mesures prises en face du risque tel qu’estimé.
                Si tu travailles à 3 mètres de hauteur tu prends moins de risques qu’à 10 mètres de haut et concomitamment je ne serais pas surpris qu’il y ait plus de gens qui meurent d’une chute de 3 mètres que d’une chute de 10 mètres.

                Quand quelque chose est risqué (un projet par exemple) et que le risque est bien estimé il y a en général beaucoup moins de problèmes car le risque ressenti fait que l’on est plus exigeant. Les projets qui se passent le mieux en coûts et respect des délais sont toujours les projets à hauts risques. Ceux qui se passent le moins bien sont ceux où l’on croit que ça va marcher tout seul, les doigts dans le nez et que le budget est largement suffisant pour pouvoir même se permettre quelques conneries : là c’est la cata assurée.

              3. « Oui, si ça ne pète pas, en cas contraire je demande à voir. »

                Le test-run actuel inclus des dictatures, des organisations soviétiques pourrissimes et des pouvoirs ultracorrompus, le tout sur 70 ans … Et nous avons eu 1 (UN) seul unique accident grave, les deux autres étant très concrètement négligeable pour ce que vous décrivez. Et en termes de morts, encore une fois, moins que chacune des autres industries possibles.

                C’est sans appel.

                1. MCA

                  Oui, nous sommes d’accord, la casse est faible en regard du bienfait de l’énergie produite jusqu’à présent.

                  Ce que je voulais dire c’est que si le risque est insignifiant, la casse est terrible quand ça arrive.

                  Vous n’avez pas inclus dans l’article les risques d’attentats (et pas seulement sur les centrales, mais sur le circuit du combustible aussi).

                  J’avais visionné un reportage sur le risque d’attentats sur une centrale, la personne était un ingénieur de la partie. Il mentionnait très bien le point faible d’une centrale. Je ne tiens pas à développer ici l’endroit car ça ma paraissait irresponsable à l’époque d’évoquer en public une telle information, à présent c’est pire.

                  Il faudrait aussi évoquer les mystérieux survols inattendus de drones il y a peu au dessus de ces centrales : farceur? simple curieux? repérage?

                  Bon, cela dit c’était aussi pour l’intérêt de la discussion, merci encore d’évoquer chaque jour de quoi se décaper les neurones, ça change des platitudes habituelles qui nous entourent.

              1. sam00

                Oui certes, c’étais juste pour dire que le nucléaire fait tellement peur que la plupart des personnes oublient que l’industrie chimique tue beaucoup plus et laisse des invalides pour longtemps elle aussi
                Et ce n’est pas de « l’anti-chimisme » primaire de ma part … je suis physico-chimiste à la base 😉

          2. Val

            @cc la seule ville française qui a sauté est Toulouse et ce n était pas du nucléaire, non ? Faut il démonter les usines ? Zut c est ce qu on fait !

  18. spartacus

    Bonjour h16,

    Je vous lis (avec plaisir) depuis des mois et je n’avais encore jamais commenté. Mais là votre article est tellement jouissif que je me sens moralement obligé de vous en remercier. Enfin un regard pragmatique sur le nucleaire ! Si nos amis écologistes pouvaient comprendre cela, mais bon je rêve bien sur 🙁

    Le seul regret que l’on puisse avoir, est que « nous » ayons été contraints de choisir la filière « Uranium » pour faire des bombes et non pas directement celle du « Thorium » (cf. travaux de Carlo Rubia).

    Mais en réalité, si nos politiques n’étaient pas les vasseaux de l’oligarchie financière et qu’ils avaient un cerveau (oui, je sais cela fait beaucoup de conditions à réunir) et bien ils devraient remettre les 1000 M€ du QE de la BCE aux 300 meilleurs physiciens de la planète. Nous disposerions ainsi de la fusion nucléaire dans moins de 10 ans ! Avec de l’énergie tous les problèmes, tel qu’ils soient, peuvent être réglés (imaginez un reacteur de un terra watt) !

    Hélas avec les c..t..s qui nous gouvernent, on va laisser vieillir notre parc nucléaire (souhaitons qu’il n’y ait pas d’accident) sans songer au renouvelement. Et quand on devra éteindre les réacteurs un par un, je vous promets que l’on va bien rigoler (jaune), car ce n’est pas avec du vent et du soleil que l’on va produire les 50 GWh de puissance necessaires lors des pointes de consomation en hiver 🙁

    Mais nous le savons tous ici: ce pays est foutu …

    1. Marabout

      Vous savez pourquoi ils ne fermerons pas Fessenheim et consorts avant 2020 ? Parce qu’ils savent bien que fermer une centrale nucléaire revient à couper le courant dans certaines chaumières (ou à importer de l’électricité au prix fort) La cour des comptes (et Dieu sait si elle exècre les dépenses) a estimé que la fermeture des centrales dites « vieillissantes » devrait se faire en parallèle à l’ouverture –tenez vous bien– de 10 EPR, en plus de celui de Flamanville. Ils n’ont pas le choix, c’est l’un des rares secteurs industriels qui fonctionne, et qui emploie. Et comme EDF ne se lancera pas dans un autre EPR tant que le premier n’est pas fini…

  19. Malancourt

    Excellent article encore.

    Il n’y a eu en effet que trois accidents majeurs :
    – TMI ; défaut de fonctionnement de la pompe primaire,
    – Fukushima ; endommagement des auxiliaires suite au tsunami.
    Pour ces deux accidents il s’agit bien d’un défaut de conception.

    Par contre pour Tchernobyl la responsabilité en revient plutôt au pouvoir soviétique qui a accepté, en tout connaissance de cause la filière RBMK, de conception dangereuse. Alors jouer au con comme ils l’ont fait avec ce type de réacteur ne pouvait que mal se terminer.

    Certains liquidateurs de Tchernobyl connaissaient parfaitement les risques encourus, ça force le respect.

    1. Cerf D

      Je ne parlerais pars de défaut de conception pour Fukushima : le tsunami était d’une taille exceptionnelle. En revanche, il est vrai que des mesures préventives auraient dû être mise en place comme elles l’in été partout ailleurs.

      Pour Tchernobyl, en plus du reste ne pas oublier que l’accidnet est dû à une faute humaine.

      1. Deres

        La digue de Fukushima doit être une des plus grande du monde protégeant une installation nucléaire. Elle était protégé contre un tsunami exceptionnel. Il ne faut quand même pas prendre les japonais pour des idiots. Le souci est qu’un tel tsunami n’avait jamais été vu et dépassait largement les marges de sécurité. Il n’y a pas que la centrale qui a subit des dommages.

    2. albundy17

      il paraitrait qu’une centrale en ukraine, de même conception que la célèbre, donne quelques soucis vu le personnel actuellement en poste

    3. Deres

      C’est un peu naïf de résumer ces accidents sur des installations très sécurisés à une cause unique … En réalité, il y a une succession de défaillance qui ont mené à ces catastrophes. La sécurité est toujours basée sur une « défense en profondeur » avec généralement au moins 3 niveaux. Un accident nécessite donc généralement trois défaillances simultanées sur un même chemin critique.

      Pour Tchernobyl par exemple, l’accident a été causé par un défaut de conception (risque de divergence à basse puissance), plus un non respect de la procédure protégeant contre ce défaut, plus la désactivation d’un système de sécurité pour pouvoir faire un essai.

  20. bibi

    Si vous mettez dans la liste des catastrophes nucléaires l’accident de niveau 5 de Three Mile Island (appeler cet accident une catastrophe on sent que c’est par anti-américanisme et anti-capitalisme) il faut rajouter à la liste l’accident de niveau 6 que fut Kychtym (200 morts) même si celui-ci n’a pas eu lieu dans une centrale mais dans une usine de retraitement en URSS (dont on sait tous que vous êtes un grand admirateur).

    1. « on sent que c’est par anti-américanisme et anti-capitalisme »
      wtf ?

      toute ironie mise à part, même en ajoutant les morts de Kychtym à ceux de Tchnernobyl et ceux d’Hiroshima et Nagasaki, le nucléaire a quand même fait moins de mort que le pétrole et le charbon, et peut-être même l’hydroélectrique.

      1. bibi

        Je ne pensais pas que vous qui réagiriez sur ma boutade tellement la ficelle était grosse.

        Pour l’hydroélectrique ça dépend si vous rajoutez ou non les victimes englouties par les eaux que sont marmottes productrices de chocolat bio, celles vendues au capitalisme mondialisé apatride qui en plus osent emballer leur produit dans du papier alu ont bien mérité leur sors et ne doivent en aucun cas être considérées comme des victimes.

  21. JiJiBé

    De toutes les matières c’est le watt nucléaire que je préfère…
    ———————————————————————————-

    Cela étant, il me souvient qu’après Fukushima nous étions un certain nombre en France, en Suisse et en Belgique à effectuer des relevés quotidiens et comparaison avec celles affichées de manière officielle.

    Il y avait toujours une différence, nos radiamètres enregistrant parfois de 0,30 à 0,40 mSv/h, doses non dramatiques, rappelant toutefois que les dernières recommandations de la CIPR sont de l’ordre de 0,10 à 0,12 mSv/h, ceci pour rappeler l’état permanent de désinformation.

    Et pour pondérer ces lignes, s’il convient de rappeler les graves conséquences de la radioactivité artificielle accidentelle et de demeurer attentifs, ne pas omettre la radioactivité naturelle. Rayonnements cosmiques, Radiographies etc..Exemple, ici en montagne un sol granitique est 20 fois plus radioactif qu’un sol sédimentaire.

    ———————————-
    …et je n’ai guère le choix.

    PS : mSv/h lire microSievert, le mu grec n’étant pas reconnu

      1. bibi

        Sur un clavier AZERTY français le symbole µ est avec * par contre le symbole µ est avec £ sur un AZERTY belge par exemple.
        Sur un clavier QWERTZ il est présent seulement sur la version Austro-allemande (Alt Gr + M)
        Le symbole µ est absent sur un QWERTY (US comme GB) ainsi que sur le DVORAK.

          1. JiJiBé

            ASCII de fonts si j’ai bien compris les explications.

            Donc le copier coller des caractères spéciaux de Word n’est pas pris en compte.

        1. Pheldge

          Et si vous utilisez Windows, il y a dans la dossier « polices » la possibilité de « rechercher un caractère » qui vous affiche tous les caractères disponibles, et du grec et du reubeuh et du feuj du re-noi … et tout plein des machins rigolos , qu’il suffit de copier pour les insérer ici. C’est quand même pratique 🙂 ♪♫
          Enfin si vous préférez apprendre par cœur la table des codes ASCII …

    1. Peste et coryza

      J’oubliais : soit sur le clavier, soit à partir d’un traitement de textes, caractères spéciaux, grec ancien.
      Le copier coller sur la page d’h16 marche bien.
      Le « u » est également accepté dans les publis…

      Le « m » prête top à confusion :
      1 mSv est la dose maximale recommandée par an. Donc 0.4 mSv/an, c’est beaucoup.
      Une centrale nucléaire, c’est 2 µSv/an. 0.4uSv/an, c’est rien.

  22. panchovilla

    juste une remarque en passant :
    la survie du nucléaire français doit aussi beaucoup à la CGT Jje ne développe pas, les raisons sont connues, mais pour une fois que l’action de la CGT rejoint l’intérêt général contre les verts nuisibles, ça mérite d’être signalé.

  23. Tom

    Comme d’habitude: billet très instructif et intéressant. Mais je me permet une petite critique par rapport aux « Tera = 1012 » et « Mega = 106 » que j’ai mis du temps à comprendre. Il faudrait peut être mettre les 12 et 6 en exposant pour que ce soit plus clair.

  24. Marco40

    Pour les traitements médicaux, dans la lutte contre les cancers, on parle de « rayons », beaucoup plus politiquement correct que « radioactivité »…

      1. Peste et coryza

        Parce que c’est gnangnan à mourir, que ça rend vos cousines et autres engeances de sexe féminin hystériques et insupportables, et que vous y risquez votre audition (surtout si on vous a trainé de force à un concert du
        « chanteur » susnommé).

        Pareil pour Justin Bieber :

    1. panchovilla

      c’est en plein dans le sujet : le fonctionnaire absent est aussi productif que le présent, mais son activité ne génère aucune émission directe ou indirecte de CO2; C’est un pas dans la bonne direction. D’ailleurs la France à 30 millions d’habitants avait 500 000 agents publics de tous statuts, à 60 millions d’habitants elle en a 5 millions.

  25. mikhill

    Argh je comprend pas ou alors arrêtez de donner ces infos je vais perdre mon label « camp du bien approuved » avec mon Audi ecolo .
    Audi c’est déjà la c’est très limite pour être dans le camp du bien ( richou de chauffard) mais ça passe quand même dans le camp du bien ecolo bobo .
    Mon E-TRON qui bouffe 8kwh pour faire 40kms ( sans chauffage sinon c’est 30kms !)ça donne 8 kwh x35gr de CO2 nucléaire ( selon vous) ça fait 280gr pour 40kms soit 700gr de CO2 au 100kms j’éclate les compteurs .
    Faut pas que Sego sache ça sinon finis l’exonération TVS et les primes rrrr obligé à nouveau de rouler en V8 . HSaez ( je veux du nucleaire: un belle chanson) ou avez vous trouvé cette information ? Il faut signaler ce site vous ayant fournit cette information qui soit exclus des tables de routage au même titre que les sites terroristes .
    Ma dernière voiture ecolo au GPL était déjà subitement devenu polluante et paf dans les dents la TVS qu’on te faisait a 50% , plein pot dans ta face les 25euros le gramme ( bientôt au prix de la coke le CO2 !)
    Comment je vais faire moi pour affamer la bête si ils s’en rendent compte ?
    Heureusement ce midi j’ai mangé et bu grâce à mon puits a carbone plein de CO2 avec 5 fruits et légumes et du pinard par dessus ( c’est aussi du CO2! stocké en bouteilles) .

  26. mikhill

    ouf je vais mieux : erreur de calcul je suis à 7gr du km ça va mieux je suis un saint ecolo je vais pouvoir aller draguer les femmes poilues chez EELV.

  27. albundy17

    D’ailleurs, avec les déchets de ces dites centrales, on pourrait faire d’une pierre 4 coups : On restaure le projet initial Sivens, et avant de mettre en eau on y colle les blocs de verre renfermant le précieux fissible, surtout s’il est fertile. Comme ça, plus de déchets, agriculteurs heureux d’avoir de l’eau en toutes saison, de l’eau chaude à volonté, et des pécheurs heureux de ramener de gros poissons dodu, car la nature aime bien quand il fait chaud, comme moi :mrgreen:

    1. Pheldge

      et on leste les sus-dits blocs vitrifiés avec des poids lourds comme JVP , Bové, Cosse, Dufflot … pour être sûrs qu’ils couleront bien !

  28. V.M.

    Il n’y a vraiment aucune raison d’avoir peur du nucléaire.

    Avec un prix de revient à 3-4 ct/kWh, le nucléaire français, hyper-performant, ne va pas tarder à se faire exploser par le solaire, déjà vendu à 5 sur les marchés de gros ricains. Et on est très loin d’avoir terminé la baisse des prix.

    Autrement dit, sans avancées technologiques majeures (du genre qu’on a pas vu depuis les années 60), le nucléaire sera très bientôt une technologie obsolète, sans intérêt, avec ses monceaux de déchets.

    Alors, pourquoi s’inquiéter ? L’affaire est déjà pliée.

      1. nemrod

        Le bon (con)citoyen dort quand il fait nuit.
        Et il ne se chauffe pas non plus.
        Et il ne réchauffe pas ni ne cuit sa nourriture…de toutes façon il crève de faim.
        Non mais !

      2. frederic

        Il y a autre chose que le photo-voltaique : du solaire thermique qui chauffe du sel fondu avec stockage dans un reservoir isole. On utilise la chaleur pour chauffer de l’eau et faire tourner une turbine. Ca marche la nuit, on peut stocker l’energie et le rendement est equivalent au PV.

        1. a/ le stockage de l’énergie n’est pas du tout évident (ici, on utilise l’inertie des sels fondus, certes, mais c’est imparfait)
          b/ quand il n’y a pas de soleil, le rendement est nul.

        2. sam player

          Frederic
          Rendement de quoi ?
          Si on parle de rendement au m² c’est la cata : là où un capteur PV est à 14% la centrale solaire d’Andasol est à 10W/m² pour 250W/m² reçus soit 4%… elle s’étale sur 195ha !

          L’utilité des sels fondus ?

          La seule utilité des sels fondus est d’avoir une température d’utilisation de 200°C jusqu’à 400¨C à pression atmosphérique alors que de l’eau pouvant travailler entre 0° et 300° serait à 100 bars.
          Mais la capacité calorifique de l’eau par kg est 3 fois supérieure à celle des sels fondus et de 1.5 fois si on la considère par m3. Leur avantage est dû à leur densité car les sels eutectiques (et eux seuls) ont une masse volumique de 2 fois celle de l’eau (alors que le sodium a une densité équivalente à l’eau).
          Mais ces sels fondus sont solides en dessous de 200°C et il faut donc un apport de chaleur conséquent avant de pouvoir les utiliser quand ils ont refroidi soit après 7.5h les bonnes journées pour la centrale citée.
          Donc en final c’est juste le travail à pression atmosphérique qui justifie leur utilisation et un volume 2 fois moins important.
          Mais l’eau à haute pression est néanmoins mise en oeuvre dans les générateurs de vapeur (échangeurs) et les condenseurs consomment 2 fois plus d’eau qu’une centrale thermique classique.
          Le désavantage des sels est une corrosion importante ainsi qu’une dégradation des qualités des eutectiques qui fait qu’il faut changer des centaines de tonnes de sel régulièrement (28 500 tonnes).

          Conclusion : rendement très faible au m², coût de construction et d’exploitation très important, empreinte écologique très discutable…. mais c’est subventionné et donc il y a des clients.

      3. V.M.

        L’idée la plus en vogue (en France du moins) consiste à produire de l’huile photosynthétisée par des bactéries OGMs dans un réacteur à façon pendant les heures de jour : ce qui aurait l’intérêt de régler la question du pétrole en tant qu’externalité de déploiement de l’énergie solaire.

        Faut pas trop s’inventer de problèmes, les solutions existent : elles sont juste quelque peu dérangeantes pour les élites en place.

        1. Ah non, cette solution n’est absolument pas dérangeante pour personne : elle n’est rentable qu’avec un baril à au moins 120$, ce qu’on ne reverra pas avant un bon moment.

          1. V.M.

            Comme tu le soulignais si bien, le solaire, c’est comme le nucléaire : quand l’énergie est là, elle est là, et soit on en fait quelque chose, soit on en fait rien.

            Si le coût de production du kWh solaire crête atteint, comme envisagé, le 0.009 €/kWh, la production d’huile sera rentable avec un baril à $18.

            Effectivement, avec du nucléaire, donc, un coût plancher de l’ordre de 0.04, ce ne sera juste jamais rentable.

            1. V.M.

              Mais encore une fois, à titre personnel, je ne fais qu’apporter un message de paix et d’amour : d’une manière ou d’une autre, la question du nucléaire sera rapidement réglée, et à niveau mondial par le simple jeu des forces de marché (ici, c’est pas un gros mot)

              En ce qui me concerne, tentant d’anticiper les marchés comme tout le monde, je vous prédis juste qu’avoir bientôt 80 sites nucléaires en ruine sur son sol ne va pas énormément améliorer l’attractivité d’une région qui en manquait déjà, mais si vous êtes encore prêts à investir, allez-y les gars, moi, je brade !

    1. tabbehim

      j’ai tapé subvention solaire USA sur gougoule, et j’ai obtenu pas mal de réponses sur « l’avancé » du solaire sur place 🙂
      et je suis sur que les quelques articles plus scientifique que je lis du Hal me feront encore bien sourire.
      quand à la baisse des prix, elle devrait arriver à 0.33 ct/kWh tant que cette dernière sera subventionner au (haut niveau) actuel, le jour où les subventions (payé avec l’argent du contribuable hein ^^) s’arrêteront, le prix retournera à ce qu’il est, soit presque le double.
      Autre chose, les prix que vous indiquez ne valent que pour la partie la plus désertique des USA (et les plus aux sud.) quel dommage qu’on est pas le même taux d’exposition partout dans le monde. 🙂

      1. BN

        Pour avoir des prix pareils, vous avez dû regarder des infos datant d’au moins 3-4 ans.
        Les choses bougent très vite dans le secteur, autant sur les prix des panneaux eux-même que sur les prix des installations.

        1. tabbehim

          ben non, des infos d’il y’a deux ans 🙂
          le solaire est une énergie qui ne peut se suffire à elle même, à moins d’inventer un système de stockage de papa pour les périodes creuses 😉

          1. BN

            Deux ans, ça reste très long dans ce secteur, vu l’évolution actuelle.

            Entièrement d’accord pour le stockage par contre. Il y a des choses très intéressantes du côté des batteries (voir alevo ou prieto par ex), mais on parle de 5-10 ans au bas mot, sans garantie de réussite.

  29. Val

    Article qui tape fort et juste. Pendant ce temps là la propagande tourne à plein régime comme hier à la messe écolo du 20h . Elle prépare activement le mental du mouton au sacrifice sur l autel en offrande à Gaia. Et les niais applaudissent .
    J ai bien aimé aussi la fin du post : l énergie c est la vie . C est tellement vrai , chaque trouvaille dans le domaine énergétique nous fait faire des bonds de géant et nous ouvre des futurs immenses. Mais voilà , nos élus regardent l avenir dans leur rétroviseur, et ils coupent les ailes à tous ceux qui les doublent ….

    1. sam player

      Amendement retiré mais ça laisse des traces dans mon petit coeur.
      J’aime bien la conclusion :

      « Aucune sanction n’est en revanche proposée pour la diffusion de fausses promesses électorales, qui ne sont pas perçues comme une menace pour la démocratie. »

      1. MCA

        Le simple fait qu’ils l’aient proposé dénote un certain état d’esprit qui sent l’inquiétude diffuse.

        Pour la conclusion, effectivement j’ai bien aimé aussi, ceci prouve que nous sommes dans une parodie de démocratie dans laquelle les élus se sentant menacés n’hésitent pas à mettre en place sans aucune gêne le matraquage du peuple.

        Une autre vie doit certainement être possible ailleurs.

  30. Fuzz Ion

    C’est fou comme dans le cas du nucléaire, une sorte de « combat mode » s’enclenche chez beaucoup de monde. Même h16 si critique à son habitude ne semble pas y couper.
    .
    Soit on est tout pour, soit on est tout contre.
    .
    Si on est tout contre, tout est mauvais, et si on est tout pour, tout est bon. Dernier point de vue qui semble ressortir de cet article.
    .
    Mais c’est marrant, parce que h16, d’ordinaire si éclairé lorsqu’il s’agit de relever les incohérences des chiffres, ne semble pas tiquer sur ceux du nucléaire.
    .
    A sa décharge, il faut admettre que les couts du nucléaire sont un secret bien gardé.
    .
    Qui par exemple, peut me dire combien coute le démantèlement d’un réacteur nucléaire type CPY de 900 MWe? C’est le réacteur « standard » en service en France. Celui qu’on trouve le plus, puisqu’il est présent à 28 exemplaires, et qu’ils sont, à priori, tous construits sur les mêmes plans d’implantation, aux variations topologiques près.
    .
    Qui par exemple, peut me dire le cout de stockage des déchets nucléaires, en France, pour la durée de radioactivité excessive de ces déchets? Cela à fait l’actualité récemment. Areva et consorts chiffrent le projet de CIGEO (aka : je te colle tout ca loin sous terre ni vu ni connu) à 20 milliards. L’Andra (encore une agence nationale) à 30 milliards d’euros : http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/021611828827-bataille-autour-du-cout-du-stockage-nucleaire-1191729.php De manière générale, lorsqu’il s’agit de dépense, on peut plutôt faire confiance à l’Etat pour les sous-estimer les couts.
    .
    Et l’on connait aussi Areva pour chiffrer comme des pieds : cf l’EPR finlandais.
    .
    Au final, à l’heure actuelle, on connait peu ou prou le cout des construction des centrales en activité, et leur cout de fonctionnement. Ce qu’on ne connait pas, ou très peu en revanche, c’est à la fois le cout de démantèlement des centrales, et le cout de retraitement des déchets nucléaires.
    .
    Rien que sur le démantèlement des centrales, on voit que cela pose des tas de problèmes juridiques, et qu’il y a des tas de casses pieds pour mettre autant de bâtons dans les roues que possible sur les démantèlements en cours. Cf le réacteur de Brennilis dont le démantèlement est à l’arrêt depuis des années. On doute que les choses soit différentes sur les autres sites.
    .
    Bref, le nucléaire reste très certainement une énergie pas chère. Mais son cout réel reste un mystère tant il manque des données pour le calculer.

    1. Vous devriez lire les commentaires précédents. Ca nous épargnerait un wall of text inutile. Avec des « . » si caractéristiques d’un autre pseudo.

      1. Fuzz Ion

        Ha donc quand on n’est pas d’accord avec vous, on est inutile.

        Charmante conception.

        Premier et sans doute dernier message en ce qui me concerne. Visiblement, vous avez votre petit écosystème, vous y complaisez, et n’êtes pas très ouverts aux nouveaux avis.

        Quand à mes « . » caractéristiques, ils me viennent d’un autre site qui gère mal les sauts de ligne. Peut être que d’autres en viennent aussi.

        Bonne continuation, et amusez vous bien entre vous. 😉

  31. John

    Le nucléaire, c’est super en mer aussi : une centrale sur un bateau. Ainsi, pas de problème d’enfouissement, quand on en a plus besoin on coule le bateau.
    http://www.zerohedge.com/news/2016-01-18/what-could-go-wrong-china-builds-floating-nuclear-power-plant

    Enfin, c’est quand même marrant d’argumenter en disant qu’il n’y a pas beaucoup d’accidents nucléaires: depuis que l’homme existe, on a réussi en 30 ans seulement à contaminer plusieurs milliers de k2 de terre et de mer pour des centaines d’années voire des milliers d’années. Cher monsieur h16, je vous invite à aller vivre à Tchernobyl ou fukushima, pour les sites de contamination officiel seulement. Vous vous y sentirez un peu seul, car personne ne souhaite y vivre plus jamais.

    Evidemment, le nucléaire c’est supaire quand les accidents arrivent chez les autres seulement.

    Ne vous inquiétez pas h16, il y en aura d’autres des accidents pour vous convaincre. Des contaminations par les déchets mal enfouis ou mal entretenus dans 10, 100 ou 500 ans, de toutes façons on s’en fout, nous ne serons plus là pour les voir, c’est pas grave.

    C’est humain : croire que l’homme maitrise tout et tout le temps. Mais vous le savez bien, c’est une utopie bien positive à rebours de la vision de votre site.

    1. a/ « contaminer plusieurs milliers de k2 de terre et de mer pour des centaines d’années voire des milliers d’années » : non. La seule chose qui se rapproche vaguement de ce que vous dites, ce sont les sous-marins soviétiques coulés n’importe comment, autrement dit les vestiges d’un état communiste (tout comme Tchernobyl, du reste). Bref, vous prouvez que le collectivisme ne fonctionne pas, et c’est tout.
      b/ « je vous invite à aller vivre à Tchernobyl ou fukushima » : Tchernobyl ne pose plus de problème du tout, et Fukushima n’en a jamais posé. Vous pouvez vous rouler par terre en pleurnichant, il y a eu 0 mort irradié par Fukushima. Zéro.
      c/ « croire que l’homme maitrise tout et tout le temps » : nulle part n’est écrit pareil bullshit. Homme de paille.

      Vous ne faites aucun effort. Tous ces points ont été levés, discutés, argumentés. Répéter des bêtises encore et encore n’en fait pas des vérités. Et exagérer un risque, sans le mettre en rapport de tous les autres, pour tenter de faire peur montre une volonté de se placer dans l’émotionnel, pas dans le rationnel.

      1. John

        Cher h16, je ne m’attendais pas à recevoir une réponse, désolé du délai. Je dois dire que je suis honoré. Le point sur lequel je vous accorde, c’est que je n’ai pas pris la peine de citer des références, par fainéantise peut-être et aussi à cause de ce format de commentaires qui invite à des textes courts. Voici ma sélection récente.
        Je ne résiste pas au plaisir d’ajouter un 4e point (soutenus par des références citées plus bas) sur le renflouage d’Areva, dont nul ne conteste l’impact sur le coût de la filière nucléaire dans le portefeuille des Français.

        a/
        – Périmètre officiel de sécurité et contamination pendant 10 ans au moins : http://www.leparisien.fr/environnement/energies/nucleaire-decontaminer-fukushima-un-mikado-atomique-03-01-2016-5418419.php
        – retours forcés des populations sur les territoires de Fukushima : https://blogs.mediapart.fr/monique-douillet/blog/240116/retours-forces-dans-les-zones-evacuees-de-fukushima-2
        – Fukushima et territoire contaminé de la taille du Connecticut (rapport National Academy of Sciences) : http://allthingsnuclear.org/dlochbaum/nas-report-lessons-learned-from-fukushima-nuclear-accident-for-safety-of-u-s-nuclear-plants
        – Océans contaminés : http://www.maritime-executive.com/article/fukushima-still-contaminating-the-pacific
        et https://www.rt.com/news/324722-fukushima-radiation-pacific-levels/
        – Fukushima, la pollution en cours et, incidemment, le contrôle de l’information, notamment par la CTBTO : http://www.centpapiers.com/fission-a-fukushima/
        )

        b/
        – Premier mort officielle par irradiation à Fukushima : http://www.leparisien.fr/environnement/energies/video-fukushima-premier-cas-de-cancer-reconnu-comme-lie-aux-radiations-20-10-2015-5202705.php
        – milliers de personnes contaminées à Fukushima et coût social : http://www.theguardian.com/environment/2015/oct/20/fukushima-nuclear-disaster-first-worker-diagnosed-cancer
        – sur la discussion des morts en conséquence tirés de l’expérience de Tchernobyl, et l’impact jusqu’en 2065 :
        http://allthingsnuclear.org/lgronlund/how-many-cancers-did-chernobyl-really-cause-updated?

        c/
        – sur l’absence de compétences des organes de contrôles à Fukushima et donc au Japon : http://www.dailymail.co.uk/wires/ap/article-3411375/IAEA-Japan-nuclear-regulation-improve-skills-law.html
        – sur la faiblesse des contrôles humains à Fukushima :
        http://allthingsnuclear.org/elyman/water-management-and-mismanagement-at-fukushima

        d/
        panorama des conséquences financières de la gabegie d’Areva : http://www.ft.com/cms/s/0/58610c04-c502-11e5-808f-8231cd71622e.html
        Des milliards à trouver pour sauver le nucléaire français : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-nucleaire-francais-au-pied-du-mur-financier,66519?xtor=RSS-31

        Puisque l’occasion m’en est donnée, mon propos n’a que pour but d’alerter sur une vision exclusivement positive de nucléaire. Comme souvent, la principale faille de sécurité est apparemment humaine (cf références ci-dessus).

        1. Et voilà comment on en arrive à dire n’importe quoi.

          Il n’y a pas de vision exclusivement positive du nucléaire. Le nucléaire a fait des morts (il a même commencé par ça, pour ainsi dire). Mais voilà : même en multipliant le nombre de morts de Fukushima par 100, le total des morts causés par cette énergie reste parfaitement anecdotique face au nombre de morts annuels du charbon par exemple. Même avec ce rapport ultradéfavorable, le nucléaire produit PLUS d’énergie pour MOINS de morts que toutes les autres énergies, de trèèèèèès loin. De trèèèèès loin aussi, c’est LA SEULE énergie actuellement capable de répondre effectivement à l’augmentation énorme de la demande mondiale sans multiplier le nombre de morts qu’une augmentation de l’exploitation du charbon, du pétrole ou de l’hydroélectrique entraînera nécessairement.

          C’est tout. Tout le reste, c’est du taillage de cheveu en 1024 par tomoscopie laser.

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