Écologie positive – Une bonne bouffée de diesel

Article écrit en commun par Nathalie MP et h16

Fini de rire pour le diesel : en 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement classé les gaz d’échappement des moteurs diesel dans la catégorie des cancérigènes certains en raison du risque accru de cancer du poumon associé à l’exposition aux particules fines qu’ils émettent. Pour l’essence, n’en parlons surtout pas. Depuis, les projets d’interdiction du diesel se multiplient.

Revendication constante des écologistes qui souhaitent l’éradiquer d’ici 2025 en France, le diesel est devenu la bête noire d’un peu tout le monde, à commencer par Anne Hidalgo, maire de Paris, régulièrement enquiquinée par de méchants pics de pollution et l’organisation conséquente de la circulation alternée dans la capitale. Pour elle, à Paris, il faudrait s’en débarrasser d’ici 2020.

À ces crachotements politiques quasi-catarrheux s’ajoutent les quintes de toux grasses de certains constructeurs automobiles.

Flairant il y a quelques années le bon coup marketing, à condition d’arranger le côté polluant du diesel, Volkswagen avait ainsi parié sur le concept de « Clean Diesel » pour partir à l’assaut du marché américain.

Malheureusement, si Volkswagen continue de maîtriser parfaitement l’art de la publicité, l’autorité américaine de l’environnement a mis en évidence que le constructeur maîtrisait un peu trop ses moteurs en trichant sciemment sur les normes sur les oxydes d’azote, ce qui pourrait lui valoir une amende de 18 milliards de dollars.

Depuis la révélation du scandale Volkswagen, le monde de l’automobile murmure à voix assez haute que le constructeur allemand n’est pas le seul dans ce cas. Renault est de fait entré dans la tourmente ce mois-ci et est sommé de s’expliquer.

Dans ce contexte, le gouvernement s’est senti obligé de supprimer l’avantage fiscal du diesel sur l’essence d’ici cinq ans. On est heureusement encore loin de l’interdiction pure et simple demandée par les Verts, mais cela n’en constitue pas moins un retournement complet des politiques publiques menées jusque-là.

En effet, jusqu’à présent, le diesel a toujours été encouragé voire chouchouté par les autorités françaises dès son arrivée en France au lendemain de la guerre. D’abord utilisé par les agriculteurs et les transporteurs, il bénéficie d’avantages fiscaux dans le cadre de la reconstruction. Cette faveur est étendue au fioul de chauffage, et nos raffineries se mettent à produire du diesel en plus de l’essence. Mais lorsque la France se lance dans son grand projet de centrales nucléaires, les Français délaissent le fuel pour adopter le chauffage électrique. Les pouvoirs publics demandent alors aux constructeurs automobiles d’augmenter leur production de voitures diesel afin de permettre aux capacités de raffinage de gasoil de continuer à trouver des débouchés. Les consommateurs sont eux-mêmes poussés à acheter ce type de véhicules par un prix incitatif à la pompe.

Choc pétrolier de 1973 aidant, les constructeurs français se sont fait une spécialité du moteur diesel, perpétuellement amélioré et vanté. Il leur permettra notamment de rester compétitifs par rapport à Toyota, qui s’implante avec vigueur sur tous les marchés mondiaux, et de conserver de nombreuses usines en France ainsi que les emplois qui vont avec. D’ailleurs, Jacques Calvet, président du directoire du groupe PSA déclarera en 1997 à l’Assemblée nationale :

« Nous sommes les meilleurs dans le monde en matière de diesel, pas pour les très gros diesel comme ceux de Mercedes mais pour tous les autres. Renault est parmi les tout meilleurs également. »

À partir de 1990, le diesel prend nettement le pas sur l’essence dans le parc automobile français, jusqu’à atteindre aujourd’hui 68 % des 38,4 millions de véhicules, dont 62 % pour les voitures particulières et 94 % pour les utilitaires, ce qui représente environ 80 % du carburant consommé en France.

Las, depuis l’alerte sanitaire de l’OMS, les nouvelles immatriculations diesels perdent du terrain chaque année, et sont passés d’un pic de l’ordre de 70% dans la période 2010 à 2012, à moins de 64% en 2014. En Europe, d’autres pays sont très amateurs de diesel, l’Irlande par exemple, mais la France est indiscutablement dans le peloton de tête. À l’inverse, les États-Unis boudent ces motorisations.

Parallèlement, dans nos raffineries, la situation s’inverse : alors que le diesel était en surplus, ce qui a motivé les décisions publiques en sa faveur, les capacités de raffinage françaises deviennent insuffisantes à mesure que sa popularité s’accroît, et il faut maintenant en importer, alors qu’on exporte de l’essence. Cela ne risque pas de changer : entre les prix du carburant très favorables et une plus faible consommation au 100 km, le diesel est rapidement rentable pour le consommateur lambda.

Et dans cette situation, l’État est bien coupable puisque c’est lui, avec ses taxes, qui joue le plus grand rôle dans ce différentiel. Ainsi, la part de la TICPE se montait en mars 2015 à 62% du prix du litre de SP95, contre 56% pour le gazole à la pompe. Pour se faire pardonner, l’État va donc brigander le consommateur en augmentant le diesel d’un centime par litre en 2016 et en 2017, tandis que celui de l’essence baissera d’autant au même moment, jusqu’à obtenir des prix similaires.

Manuel Valls, apparemment premier ministre et subitement soucieux de nos petits poumons, a expliqué vouloir réduire l’écart qui, selon lui :

« induit une diésélisation massive du parc automobile et qui suscite une préoccupation légitime de nombreux Français quant à son impact sur la qualité de l’air. »

Comme c’est chou de sa part. Et justement, depuis qu’il est question de sauver la planète, les poumons, les chatons mignons et la popularité de Valls, qu’en est-il de cette rivalité entre essence et diesel qui voudrait que la première soit mauvaise pour les émissions de CO2 mais excellente sur le plan des polluants atmosphériques, à l’exact opposé de la seconde ?

La réalité est un chouia plus complexe, puisque les constructeurs automobiles, malins, ont développé des filtres à particules et d’autres techniques relatives au carburant afin de rendre les moteurs diesel performants sur les deux critères, évalués au travers de la norme Euro 6 en vigueur depuis le 1er septembre 2015, qui mesure quatre polluants en sortie d’échappement (les oxydes d’azote NOx, le monoxyde de carbone CO, les hydrocarbures HC, et les particules fines mesurées en fonction de leur masse – PM – et de leur nombre – PN). Le CO2 n’est pas inclus car il n’a d’impact négatif que sur les organes institutionnels de l’ONU.

On obtient le genre de tableaux ci-dessous, dans lesquels on constate une réduction constante des seuils autorisés pour les deux types de moteurs et leur rapprochement. Ironiquement, la chasse au CO2 qui tue des chatons, réchauffe la planète et aigrit le premier ministre s’est faite dans l’automobile à essence en augmentant significativement les émissions d’oxyde d’azote et de particules. Zut alors.

normes euro 6 diesel 1

Ironie supplémentaire, les zabominables particules, les PM10(*) bien polluantes, ne proviennent pas uniquement des moteurs diesels. Les mesures effectuées l’année dernière montrent que 41% de ces particules proviennent de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins. Mais peu importe. Pour l’ADEME, (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) « les gaz d’échappement demeurent la question prioritaire », fermez le ban et puis c’est tout.

À cet épineux problème d’une lutte contre des particules aux origines mal commodes s’ajoute celui, très peu médiatisé parce que, là encore, très peu médiatisable, d’une constante augmentation de la qualité de l’air. Il faut chercher un peu, mais les petits papiers d’AirParif, l’association francilienne agréée par le gouvernement pour surveiller la qualité de l’air, ne laissent pas de doute (p25 et 26) :

amélioration de l'air parisien

Alors bien sûr, comme les normes se font de plus en plus drastiques, les polluants atmosphériques dépassent ces normes de qualité de façon récurrente (on a tout fait pour), et ce même si l’amélioration de la qualité de l’air est indubitable.

Mais n’oubliez pas : quoi qu’il arrive, l’homme, petite vérole immonde du monde moderne, pollue toujours plus et le principal marqueur de sa saleté répugnante reste le CO2 dont d’immenses bouffées généreuses furent produites à la tonne pour la COP21 tenue le mois dernier.

Conclusion 

Le cas du diesel est le parfait exemple de l’impossibilité de mener une politique planifiée de bout en bout et de ses conséquences inattendues, faute d’avoir une compréhension globale de tous les tenants et aboutissants. Depuis le début de son introduction volontariste en France, la politique en la matière aura consisté à brinquebaler sans ménagement le consommateur d’un côté à l’autre du spectre de la culpabilité pour pollution, avec des effets secondaires négatifs évidents (sur les capacités de raffinage, sur la qualité de l’air).

En 40 ans, les leçons n’ont pas été apprises et la situation est devenue absurde où le diesel, représentant 68% du parc de véhicules, est grossièrement vilipendé alors qu’on s’aperçoit qu’il ne serait pas aussi responsable de la pollution atmosphérique qu’on le pensait. Dans le même temps, les constructeurs automobiles, en concurrence permanente sur des normes antipollution édictées arbitrairement par des pouvoirs publics au taquet électoral, se battent pour produire des moteurs toujours plus respectueux de celles-ci au point de tricher.

Intervenant partout, l’État a ajouté ses décisions déficientes à ses idéologies boiteuses, faussant systématiquement le réel en ne laissant pas le marché s’adapter régulièrement aux évolutions économiques, technologiques et écologiques. En France, le cas du diesel est l’illustration flagrante de l’aveuglement des politiciens, des administrations et des groupes de pression qui croient tout savoir, et qui aboutit au capitalisme de connivence le plus caricatural.

Décidément, pour le diesel comme pour le reste, l’erreur est humaine, mais pour un résultat catastrophique, il faut faire intervenir l’État.


(*) PM10 : particules fines dont le diamètre est inférieur ou égal à 10 μm (micromètre).

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Commentaires223

  1. Le Gnôme

    Je suis repassé à l’essence, faisant peu de kilomètres. Comme je n’achète que des vieilles bagnoles, le vieux diesel a peu d’intérêt à cause des restrictions que les escrologistes mettront en région parisienne.

    Je parie que plutôt que d’aligner le prix de l’essence sur celui du diésel, c’est les taxes sur le gazole qui grimperont.

    1. Nathalie

      Sérieusement, tout comme le pétrole n’a jamais été aussi bas depuis je ne sais combien d’années, il est hors de question de baisser les taxes. Le prix du litre de SP95 reste à 1,23 euros (soit au prix du baril à 70 €)… Votre déduction est juste. Le diesel va grimper mais le prix de l’essence restera au mieux, au même niveau.

      1. DoS

        Bon…et le E85 alors ?
        Il y avait aussi les jus de colza etc….qui furent interdits rapidement par l’Etat.

        Mais l’on peut aussi tourner au méthane, à l’eau et avec de l’air.
        Du photovoltaïque etc….

        La conclusion c’est que c’est comme le tabac, l’alcool ou la drogue:
        C’est mal, il faut taxer.

        Perso, je trouve qu’ils se compliquent l’existence. Il suffirait de taxer la vie. Plus l’individu est riche et heureux, plus il devrait payer des taxes.

        Ainsi il n’y aurait (enfin) que des pauvres tristes.

        (oui je sais, c’est déjà ce qu’ils font. Mais dit comme ça…..ça craint quand même du boudin. Non ?)

          1. DoS

            Non, je n’ai pas le bon diplôme. De plus il n’y a plus de place dans les asiles, ni en prison. Oh, j’ai bien pensé devenir fonctionnaire. Mais mes valeurs morales sont incompatibles.
            Alors bon….voilà quoi.

      2. albundy17

        « Le diesel va grimper mais le prix de l’essence restera au mieux, au même niveau. »

        Ce qui va être rigolo, c’est quand le marché va reprendre ses droits, avec toutes les taxes et marges passées en catimini actuellement, un ptit conflit iran / saoudite pas totalement à exclure, après tout ils sont apparemment nés pour ça, et nous revoila à 120 -130 le baril, minimum. 2 euros le gazole donc

        ça sauverait les marchés boursiers, mieux qu’un QE4 !

              1. albundy17

                « ne plus être dans la monnaie. »

                concernant l’échéance, maintenant courte, j’avais jeté un œil la dessus grosso modo a son émission, je la suis par nostalgie.

                Je n’en aurais pas pris à l’époque par crainte de ne trouver aucun payeur à échéance

    2. sam player

      L’augmentation d’un centime du gasoil et la baisse d’un centime de l’essence n’est pas un jeu à somme nulle vu que celui qui augmente est 4 fois plus consommé que celui qui diminue… Bien joué !

      1. bibi

        Voila ce que l’on trouve comme info sur la baisse de la TICPE sur l’essence :

        La LFI 2016 et la LFR pour 2015 engagent le rapprochement des tarifs de TICPE du gazole et des essences à partir de 2016, en augmentant d’1c€/l le tarif applicable au gazole et en abaissant d’1c€/l celui des essences. Ce rapprochement est poursuivi au 1er janvier 2017 avec une nouvelle évolution +1/-1. Elle comporte aussi une mesure prévoyant pour les essences qui contiennent entre 5 % et 10 % de bioéthanol (SP95-E10) une baisse de 1c€/l et pour celles contenant jusqu’à 5% de bioéthanol (SP95-E5/SP98) une hausse d’1c€/l, afin d’accroître l’avantage prix pour le SP95-E10.

        http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-fiscalite-des-produits,11221.html

    3. deres

      En fait, le diesel ne bénéficie pas d’un avantage fiscal par rapport à l’essence. C’est juste que pour des raisons clientélistes (usage pour le chauffage, agricole, les utilitaires et les poids lourd), ils n’ont pas oser augmenter les taxes sur le diesel aussi fort que sur l’essence car celles-ci ne frappent que les véhicules privés. La réalité est que c’est l’essence qui a subit un désavantage fiscal jusqu’à maintenant … Au passage, en augmentant le diesel, ils vont plomber encore plus les transporteurs français qui sont déjà en chute libre …

      1. bob razovski

        d’un côté oui. Mais en leur attribuant quelques ristournes et avantages, ils se placeront en intermédiaire incontournable :

        tu veux du gazoil au prix habituel = vote pour moi

        C’est le jeu de l’état depuis des lustres : se placer en intermédiaire obligatoire.

  2. Aristarkke

    Les Grançais délaissent le fioul pour le chauffage électrique: Il y a eu un bourrage de crânes éhonté dans les années 70 sur le très faible coût du kWh issu du nucléairesans parler qu’EDF subventionnait le passage au tout électrique. Vous n’avez pas souvenir de la panique qu’il y a eu en 74/75 quand le pétrole a augmenté vertigineusement… Donc, avec tous ces stimuli, que vouliez vous que les Grançais fissent???

    1. albundy17

      Non, je ne m’en souviens pas, à vrai dire je tétais encore :mrgreen: (En fait, phledge ne dit pas que des bêtises, tu es vraiment proche du sapin !)

      1. Aristarkke

        Relis donc la fable Le Vieillard et les trois jeunes hommes de notre excellent M. de La Fontaine… Qui sait ???
        (pfuuu, un nouvel escagassier sur le dos… Werther, à moi fier hussard!)

          1. Aristarkke

            Il n’y a pas que Wikisource dans la Toile pour fournir du texte… Elle est disponible en français plus moderne (ah, ces jeunots… Faut tout leur mâcher…)

        1. albundy17

          Ni l’un ni l’autre, ma mère, dépourvue…. de patience, opta pour le bisphénol A.

          Ceci explique peut être mon incompréhension face aux hommes vénérant la protubérance mammaire

        1. Aristarkke

          Je n’en crois pas mes (pauvres)yeux! N’ ai-je donc tant vécu que pour voir un jeunot se délabrer précocement sous les assauts de l’ avancement de l’ âge??? Le commentaire d’Albundy est forcément Censé émaner de sa personne puisque son avatar en atteste. En revanche, il serait Sensé de ta part de réviser tes définitions de termes faux amis pour en séparer l’ ivraie du bon grain! Finalement, je comprends que tu t’inquiètes de vieillir encore plus vite que la mesure d’un noble vieillard (Bonsaï sait y faire, elle! 😆 ) te laissait espérer…
          🙁

            1. Aristarkke

              8 Ne reprends pas un moqueur, de peur qu’il ne te haïsse. Reprends un sage, et il t’aimera. 9 Donne à un sage, et il deviendra encore plus sage. Communique la connaissance à un juste, et il gagnera en savoir.
              (Prov 9:8,9) 😉

                1. Aristarkke

                  Tu ne comprends pas le sens de ces versets si tu te limites à cette interrogation. Précision:aimera est au sens d’ appréciera. 😉
                  A part cela, tu te lèves à cinq heures du mat’ ?

    2. deres

      C’est pour cela que depuis, nos politiques ont inventés les tarifs sociaux. A force de taxer tout azimut et d’augmenter les taxes existantes en permanence, ils appauvrissent de facto tous les français. Mais ceux qui sont en bas de l’échelle subissent cet effet de plein fouet car ils ont peu ou pas de marge sur des activités non indispensables (loisirs, vacances, …). Plutôt que de renoncer à ces augmentations de taxes, les tarifs sociaux permettent dans les faits de mettre en place des impôts progressifs sur la consommation. Et cela est financé par les mêmes taxes qu’ils permettent d’éviter. Et au passage, il y a un effet clientéliste non négligeable qui ne déplaît jamais aux politiques.

      Les tarifs sociaux ne sont que le symptôme des hausses de taxes massifs en France. La réalité est que les plus pauvres ne peuvent pas payer ces taxes donc en sont exemptés.

          1. DoS

            J’aime bien ce thème. Il faudrait philosopher sur ce EST !

            Les origines du socialisme.
            L’évolution.
            Et aujourd’hui ?!

            Pourquoi ont ils volé les mots : libéralisme et capitalisme ?
            Et surtout que peut on espérer comme société demain avec ces taxes et ces lois.

            Voilà un beau débat pour nos élus de gauche comme de drouate.

            Pour moi le socialisme c’EST la destruction, le mal absolu imposé de force avec notre argent.

            Sans valeurs, pas d’humanité.
            Pas d’humanité, pas de respect.
            Pas de respect, pas de vie possible.
            Pas de vie donc pas de liberté.

            Ne reste que de l’illégalité. C’EST !

          1. Aristarkke

            Comme il tétait après le premier choc pétrolier qu’il dit n’avoir pas connu ni apparemment le second, je pencherai plutôt pour du trente cinq ans tout mouillé…
            Indice: il ne veut pas entasser Pheldge, vieux en devenir!!! 😆

            1. albundy17

               » entasser Pheldge »

              ?????

              du patois local ?

              Bon, j’avoue avoir biberonné fort tard, et avoir appris le choc 76 que bien après, quand les premières factures autres que confiseries nous posent définitivement les pieds sur terre avant d’être dessous

              1. Aristarkke

                Un patois n’est que rarement plus étendu que localement. 😉
                Entasser qq’un est figurément parlant l’ accabler de lazzi et cet usage ne me parait pas limité au septentrion de la Grance.

                1. albundy17

                  Merci, j’ai donc 2 définitions de plus a mon répertoire, c’est beau l’expérience d’une longue vie.

                  Je butte néanmoins sur la vérification d’entasser et la définition donnée ici, qui n’est citée nulle part ailleurs, à moins peut être qu’elle ne se cache (et ce n’est pas une blague) dans les manuscrits en vieux François que Google me rapporte.

                  ça me rappelle une amie persuadée que « faire de l’essence » est la phrase logique pour toute la france quand on va remplir d’affreux gasoil son outil de mort à quatre(s) roues

                  1. Aristarkke

                    Figurez-vous que cette interrogation sur cette expression que j’utilise depuis longtemps m’a fait rechercher aussi si elle était corroborée par des dictionnaires en ligne.
                    Curieusement en français : non sauf une idée assez voisine mais pas aussi précise, dans le dictionnaire de l’Académie Française de 1835
                    (https://books.google.fr/books?id=f94TAAAAYAAJ&pg=PA706&lpg=PA706&dq=entasser+quelqu%27un&source=bl&ots=aRqAEGzBT3&sig=QH9e4MJFxhINNH1UcpYP9KYS4fE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj164D2grzKAhWCqxoKHUsBAGsQ6AEINzAE#v=onepage&q=entasser%20quelqu'un&f=false)
                    Mais en latin : oui .
                    Wiktionary indique pour le verbe latin struere (infinitif) que sa définition est d’abord d’entasser (mettre en tas) avec une dérivation vers une notion d’empilement avec ordre et méthode pour se retrouver dans l’idée de construire.
                    Or, en sens figuré, Ciceron l’utilise en struere sibi sollicitudinem pouvant se traduire par se créer (en nombre) des ennuis, des tourments…

                    Ayant remarqué que le patois picard dérive bien souvent comme d’autres, du latin abatardi par des siècles d’usage oral, je dois probablement utiliser plutôt une expression ainsi francisée…

  3. zen aztec

    « Décidément, pour le diesel comme pour le reste, l’erreur est humaine, mais pour un résultat catastrophique, il faut faire intervenir l’État. »
    Quelle conclusion!!Enfoncé Confucius,Churchill et autres….

  4. DoS

    Pour moins polluer c’est pourtant simple :
    Il y a la soviétisation de l’économie. L’efficacité est prouvée, ça marche très bien.
    La voiture, la Lada ou la Dacia n’est juste que la partie visible de l’iceberg. Le gaz qui en sort ne peut être que du pur jus capitaliste et libéral ! Non mais.
    Pour moins polluer, il faut moins consommer, supprimer les déplacements, les trajets, les loisirs, le travail. Et ça, notre Etat s’y attèle depuis 40 ans. Sans relâche.
    Pour un peu, l’on voudrait croire à un complot des Francs maçons ou des illuminatis. Mais à priori, il s’agit « simplement » de l’incompétence humaine. Cette incompétence qui veut faire le bien et le vivre-ensemble dans un monde propre, beau et laïc avec l’argent des autres….
    Finalement, la peur, la culpabilité et la pauvreté sont les meilleures valeurs Françaises. Mais peut on construire la vie et l’avenir la dessus ?
    Il faudrait (pour sur) modifier la constitution, augmenter les taxes et les lois pour faire plier ces mauvaises particules……c’est inacceptable. Merde à la fin !

    1. petit-chat

      Mélenchon, dans son bouquin  » l’Humain d’abord » : on ne pourra probablement pas se passer totalement de voitures
      Ça clarifie les objectifs des socialauds.

      1. DoS

        Si la voiture propre n’existe pas encore…..c’est uniquement une volonté politique (économique). L’échéance est repoussée le temps de trouver une gagne pain alternatif.

            1. Pheldge

              Le célèbre inventeur (français faut-il le rappeler ) du moteur a eau a été kidnappé par des barbouzes qui le gardent prisonnier dans un endroit secret, tout le monde le sait mais personne n’ose en parler de peur de se retrouver enfermé avec lui …

              1. DoS

                Non, il vend et installe des kits en ce moment même. Même si cela est plus profitable pour un tracteur qu’une voiture moderne.

                Mais chez VW par exemple, ils font des petits moteurs qui consomment moins qu’avant. Les turbos et autres injections marchent bien.

                Le gaz est également très abordable et a fait ses preuves.

                Les exemples ne manquent pas pour montrer que l’Etat s’y retrouve à taxer plutôt qu’à changer de paradigme.

                Pour cela il faudrait des couilles, des valeurs et de l’humanité.

                Il est toujours mieux de culpabiliser les « autres » que de se remettre en question. Cela à l’immense avantage de ne pas se faire emmerder par le petit peuple avec des questions à la con.

          1. Pheldge

            Ami lecteur, il y a un de ces subtils et hilarants jeux de mots dont j’ai le secret, et qui a complètement échappé à MCA. Sauras-tu l’aider ?

  5. bob razovski

    Chaque jour qui passe nous renvoie inlassablement cette image d’impuissance :

    Face aux dogmes, les meilleurs arguments du monde ne tiennent pas la route.

    1. Calvin

      Oui, mais face au réel, les meilleurs dogmes du monde antilibéral ne tiennent pas la route (sauf celle de la servitude).
      Sortie de route assurée pour bientôt.

  6. Pat

    « 41% de ces particules proviennent de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins ».
    Simple : Yaka interdire les pneus, le revêtement routier et les freins. Ou augmenter les taxes sur les pneus et les freins…

      1. DoS

        Train qui sera taxé pour payer les loisirs et les syndicats de l’entreprise+ l’Etat qui travaille tellement bien pour nous foutre la misère non stop.

        Mais quand vont ils se lasser ?
        C’est comme la petite fille d’une BD qui maltraite ses animaux domestiques. Elle leur donne tellement d’amour, qu’ils en crèvent.

        Qu’ils arrêtent de nous aimer alors ?!

        1. MadeInCH

          C’était pas dans Loony Toons?
          « On est ptit
          Et gentils
          Et un peu barjo aussi.
          Et le moment est arrivé
          d’envahir vos télés! »

  7. goyon

    monsieur H16,

    très bon article ,pédagogique s’il en est. serait il possible de le diffuser sur Linkedin ? (il n’y a pas le petit bouton qui va bien ) L’idée de diffuser la réalité des faits auprès du monde professionnel pourrait constituer un excellent tremplin …

  8. Bonsaï

    « Fini de rire pour le diesel : en 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement classé les gaz d’échappement des moteurs diesel dans la catégorie des cancérigènes certains en raison du risque accru de cancer du poumon associé à l’exposition aux particules fines qu’ils émettent. »
    Encore un de ces scandales franco-français typiques : le fier gaulois qui, non content de s’empoisonner soi-même, va semer ses effluves de diesel auprès de tous ses voisins frontaliers chez lesquels il va quotidiennement quérir son gagne-pain.
    Cette situation devient insupportable et je suggère que désormais le Français frontalier soit tenu de payer une taxe-diesel de base au pays hôte qu’il pollue sciemment et sans le moindre état d’âme !

      1. Bonsaï

        Bien sûr, chef. Je ne me permettrais pas de commenter sans avoir fait, au moins, une première lecture du billet du jour !
        A noter toutefois que dans mon commentaire, il y avait comme une ombre humoristique (fort maladroite et matinale, je le concède bien volontiers…).

        1. bibi

          Vous auriez du vous contenter de regarder les images avec les normes Euro6b les moteurs essences peuvent émettre jusqu’à 10 fois plus de particule fines que les diesels.
          Cette situation devient insupportable et je suggère que désormais les frontaliers soit tenu de payer une taxe-essence de base au pays hôte qu’il pollue sciemment et sans le moindre état d’âme!

    1. DoS

      Non mais n’importenawak !

      Qui profite d’une main d’œuvre pas chère, souple et malléable ?

      Ces courageux Français qui traversent la frontière au péril de leur vie ou d’un doigt sale douanier.

      Sans parler du risque de se faire flasher avec le radar à 30 km/h juste avant la frontière ?

      Alors bon, notre poussière est juste une petite vengeance Française pour marquer notre territoire. Un peu comme le caniche de la grand mère qui souille chaque jour le même coin d’escalier.

      Mais il est vrai qu’il y a la préférence Nationale chez vous. Entre un Suisse et un Français il y a autant de différences qu’entre un conté et un gruyère.

      C’est une histoire de gout et de valeurs. Hélas, c’est hors de prix pour moi. Ne me reste donc que la poussière !

    2. JiJiBé

      Il y a en effet près de 300.000 frontaliers qui exercent en Suisse dont la moitié de Français.
      La contrepartie des effluves désagréables de leurs véhicules est le travail fourni et l’énergie dépensée par ceux-ci afin de compenser l’incapacité des Helvètes à occuper certaines fonctions. Dispensant ce pays des structures d’accueil supportées par les pays voisins.

      Et puis nouveau clin d’œil dans l’ombre humoristique de ce commentaire, il faut savoir s’élever faute de quoi si on expose l’ethmoïde aux miasmes du pot d’échappement et les prémisses ainsi affichées à la confusion des sentiments (pas celle de Zweig), elle devient prémices d’une nouvelle forme de sectarisme et de dissentiments.

        1. JiJiBé

          Mais non, mais non !
          Tout au plus une jolie vipérine bleue dont raffolent abeilles, bourdons et papillons et qui fournit un excellent miel et dont je vous mets de côté un pot de ce délicieux nectar.

        1. Bonsaï

          Ceux dont je suppose que vous voulez parler principalement ont aussi été distribués en Suisse. Il s’agissait en effet pour chaque gouvernement européen de faire valoir ses offres d’accueil.
          Je ne vous étonnerai pas en vous révélant que la Suisse y est allée de son petit quota de bon élève studieux (ni plus ni moins, faut pas pousser quand même).

      1. Aristarkke

        Ne doutons pas que si les migrants syriens, irakiens, jenesékoyiens rentraient chez eux tous les soirs comme le font les migrants grançais en Helvétie, beaucoup les trouveraient moins désagréables à subir. Une telle obligeance rend leurs effluves gazolinées plus supportables, non???

    3. JiJiBé

      Ajoutons cette dernière dépêche du jour :

      Le fisc français découvre 38 000 comptes cachés en Suisse, pour un manque à gagner de 12 milliards d’euros.
      De quoi offrir des dizaines de millions de pots catalytiques

      1. DoS

        Le mankàdépenser ?

        Génial, l’Etat va pouvoir calquer encore plus de thunes cette année. Au train où vont les choses, l’économie Suisse va y passer aussi.

        Mais notre système est le meilleur du monde !

    4. RBF

      Ouf, je n’ai pas de diesel !!! Et vu ce que consomment les nouveaux diesels pour arriver à tenir les normes anti-pollution (sauf VW, of course !), je ne suis pas près d’acheter un diesel.

      Dans le billet il est écrit qu’un diesel est vite rentabilisé, ben ça, je n’en suis pas si sûr…

      1. Vu les consos actuelles, si, c’est assez clair. Les consommateurs finaux choisissent cette motorisation en masse, pas juste sur des « on dit » et des rumeurs.

        1. RBF

          J’ai trouvé ce comparateur, il vaut ce qu’il vaut mais c’est mieux que rien:

          http://www.essenceoudiesel.com/comparatif.php?id_mod=24#comparatif

          Bibi dit qu’une BMW diesel ne vaut que 2’000 euros de plus qu’une essence, il a raison, donc j’ai fait l’essai avec une BMW 320 et j’ai comparé l’essence au diesel.

          A raison de 20’000 kms par an, il faut presque 3 ans pour rentabiliser le diesel en ne faisant que de la ville, et 4 ans et demi si on ne fait que de la nationale/autoroute. A raison de 10’000 kms par an, il faudra 9 ans à celui qui ne fait que de la nationale/autoroute pour rentabiliser sa caisse !

          Désolé, mais je ne trouve pas que le diesel est rentabilisé si vite que ça. Et je suis sûr que ce comparateur ne tient pas compte des pannes supplémentaires que l’on peut avoir avec un diesel, genre FAP ou vanne EGR (Un FAP, c’est hors de prix). Quand le prix du diesel sera le même que celui l’essence, il faudra au moins 1 million d’années pour rentabiliser le diesel !!!

            1. MadeInCH

              Ce ne serait pas la première fois.
              Ils ont bien laissé Hollande arriver à la présidence, activement ou passivement.
              Les effets de mode…

              1. Là, on parle de soussous, pas de politique. Les Français sont étonnamment bon lorsqu’il s’agit de ça. Gros gros bas de laine, par exemple.

                1. RBF

                  Très honnêtement, vous en connaissez beaucoup qui prennent la peine de prendre une feuille et un crayon, accessoirement une modeste calculatrice, et qui font le calcul pour savoir dans combien de temps leur diesel sera rentabilisé ?

                  La plupart des Français ne regardent que le prix à la pompe. Rien que de savoir qu’ils vont devoir débourser 80 euros pour mettre un plein, l’idée du diesel est déjà mure, il n’en faut pas plus.

                  C’est vous qui me parliez des « on dit ». Ben ces « on dit » ont aussi la vie dure avec les motorisations essence, qui elles aussi, ont évolué sans pour autant devenir des usines à gaz comme les moteurs diesels. Beaucoup de Français n’ont même jamais eu de voitures à essence, ils ne savent même pas ce que c’est.

                  J’étais pareil autrefois vous savez. Jusqu’au jour où j’ai pris une feuille et un crayon….

          1. BN

            Une voiture qui fait 20.000 par an tiens facilement 10 ans. S’il faut 3 ans pour rembourser le surcoût diesel, cela veut dire que celui-ci est remboursé 3 fois sur la durée de vie de la voiture.

            Quand on réfléchit à long-terme, c’est tout vu.

            1. RBF

              Je ne dis pas que le diesel n’est pas valable. Je dis qu’il ne l’est que pour ceux qui font beaucoup de kilomètres. Et si vous relisez bien, il faut 3 ans si l’utilisation se fait uniquement en milieu urbain.

              Et pour faire 20’000 kms par an en milieu urbain, il faut être assis dans sa voiture quasiment 24h sur 24, et je ne pense pas que cela soit le cas de la plupart des personnes qui achètent des diesels.

              Le diesel en France, c’est une culture, qui fait que le Français a ce petit je ne sais quoi qui…. qui rien. 🙂

                1. RBF

                  Je suis imprégné de votre culture Bonsaï, depuis plus de 15 ans que je travaille dans votre pays, j’ai appris plein de choses: le pragmatisme, la façon de vivre, la vraie démocratie, et surtout, la voiture à essence !!! 🙂

                2. Pheldge

                  « la grande marmite au centre du village… » je croyais que c’était l’apanage des sauvages des îles, me trompé-je ? 😉 ces mœurs Barbariens barbares auraient encore cours en El Weissie, le « multikistan » voisin de la France, où évitent de se mélanger gaillardement teutonophones, et latinophones ?

                  1. Bonsaï

                    Que nenni, messire barde ! Les drogues anesthésiques vous embrument encore le cerveau : la grande marmite est bien l’apanage du village gaulois.
                    Chez nous nous avons le caquelon à fondue, voire le four à raclette, tous instruments d’un niveau technologique nettement supérieur…

            2. sam player

              « cela veut dire que celui-ci est remboursé 3 fois sur la durée de vie de la voiture…. »

              A y a en un qui suit.
              Au bout de 3 ans la valeur du véhicule diesel même avec 60Mkm est supérieure à la version essence avec 45Mkm… et en plus la demande sera supérieure.
              Et en final les gens ne sont pas si cons et ils privilégient les bas frais de fonctionnement, contrairement à leurs élus qui eux s’en foutent.

              1. Aristarkke

                Cela change, SP.
                Un de mes bons amis (>35 ans) cherche actuellement à troquer son Opel Vectra (C)1,8L essence contre une plus jeune, allemande toujours, en 1,8L/2,0L de trois/quatre ans en cherchant dans les véhicules d’occase vendus par les concessionnaires (il n’est pas très mécanicien) de Lille et environs.
                Or contrairement aux fois précédentes où il n’avait qu’un embarras relatif de choix disponibles, là il demeure planté et les vendeurs lui indiquent que les modèles essence, pourtant moins nombreux, sont devenus beaucoup plus demandés qu’auparavant et donc plus rares à la vente…

      2. bibi

        Chez BMW la différence de prix entre les modèles essence et diesel c’est 2000 euros donc c’est extrêmement vite rentabilisé même si l’écart de prix entre essence et gazoil se réduit.

        1. Lorelei

          D’autant plus que si c’est un véhicule de société, on peut déduire la Tva sur le diesel et pas sur l’essence. La différence de prix entre gasoil et essence est alors de 20% supplémentaires.

      3. MCA

        Il y a un autre facteur qui entre en compte dans le choix d’un diesel : le plaisir d’emm****r les écolos.

        En ce qui me concerne j’ai acheté deux diesels en je m’en frise les moustaches de bonheur.

        1. Beldchamps

          Et le type de conduite, non ? J’ai débuté sur une essence, une fois passé au diesel je n’ai plus envie de revenir en arrière. Quid des boîtes auto ? Elles sont réputées sur les essences ?

          1. MCA

            Je roulais essence et suis passé au diesel depuis 10 ans, et j’ai racheté une seconde voiture diesel en plus.

            Ce n’était pas l’économie qui m’avait motivée à l’époque mais simplement pour voir ce que c’était.

            Et bien il n’y a pas photo, avec le couple que ça a, on monte les côtes chargé à bloc et en 5 ème sans avoir à rétrograder, même en montagne.

            L’accélération est bluffante surtout quand on double sur route et où le temps de dépassement doit être aussi court que possible.

            Pour m’amuser j’avais calculé vu le nombre de km que je faisais (de l’ordre de 11000km par an), la différence de prix gazoil/essence + la différence de conso Diesel/essence = prix de la révision annuelle, donc révision gratuite.

            On m’objecte toujours que le coût d’achat est plus élevé, et bien non, j’achète mes voitures chez des mandataires et j’obtiens à chaque fois entre 26 à 27% de réduction, ce qui me l’amène à un prix tout à fait correct, et toutes options par la même occasion.

            Par contre casser un turbo, changer un FP, une vanne EGR, effectivement c’est la ruine, mais bon sur des pièces communes aux essences c’est la ruine également : j’ai cassé la centrale ABS, bilan 2500E de réparation, ça m’aurait coûté la même somme sur une version essence.

            Je rajouterai que les moteurs essence nouvelle génération sont bien souvent « downsizés » et turbocompressés par la même occasion. La casse d’un turbo doit aussi être salée et je ne parle même pas du changement de pot catalytique des voitures essence.

            Le débat essence /diesel est pipé, la voiture est un joujou qui coûte très cher que ce soit essence ou diesel et François compte bien sur notre addiction pour remplir ses caisses.

            1. Aristarkke

              L’accélération est bluffante surtout quand on double sur route et où le temps de dépassement doit être aussi court que possible.
              Quel est ce monstre ??? (bardé de turbo, bien sûr)
              Nota : Je possède une banale AX GT de 95, injection catalysée atmosphérique de 75HP mais pour à peine 700 kgs qui attrape le 170 en moins de deux et qui grimpe étonnamment vite la côte de la N118 à Sèvres à la surprise de beaucoup d’allemandes fières et dominatrices… 😉

                1. Aristarkke

                  Bien mais l’AX tiendra la distance elle aussi. D’autant que beaucoup de diesels font illusion en vivacité jusque 135/145 puis montent ensuite beaucoup plus lentement au delà jusqu’au rupteur de sauvegarde.
                  Je vais faire un peu de ménage dans mon harem puis je viserai à y installer une Focus 2005 et post en 1,8L ou 2L (145 HP). Je manque de voiture moyenne entre la W124 et la Punto (4p) ou l’ AX (2p) ou la Fiesta (2p). Le covoiturage exige en fait une 4p mais la Punto a un moteur trop faible pour une telle charge et rame dans les côtes de l’ Artois ou ailleurs.

                  1. MCA

                    « puis montent ensuite beaucoup plus lentement au delà jusqu’au rupteur de sauvegarde. » mmmmm, pas très Charlie tout ça!

                    J’étais indécis en achetant la Focus 115CV, lui préférant la 140CV, mais je me suis dit que pour faire sauter les points de permis la 115 CV suffisait amplement. De toute façon on ne peut plus rouler dans ce pays de cinglés.

                    Pour la ville pure, j’ai aussi un Fiat Panda 1.2L essence. Cette voiture est un régal à conduire, certainement celle que je préfère et de loin parmi toutes les voitures que j’ai pu avoir; comme quoi le bonheur n’est pas forcément là où on l’attend.

                    1. Aristarkke

                      Pas Charlie du tout sur la route mais joueur…
                      Pour la Panda, la toute première (taillée à la serpe) était d’ une intelligence de conception remarquable, vu tout ce que l’ on pouvait y faire rentrer en dépit de ses dimensions. Pour la ville pure, j’utilise toujours ma Fiesta II (1989) qui est dans le même esprit. 😉

          2. Pheldge

            @ Beldchamps 20 h 42 : n’est-elle pas merveilleuse notre adorable fermière ? ce qu’elle aime dans un bon gros bourrin diesel ? sa puissance, son couple, son endurance … son coût de Rhin … 😀

  9. Artiste

    1/3 des produits de raffinage du pétrole pour produire de l’essence est automatiquement du diesel .c’est embêtant mais on ne peux aller contre la chimie.si on ne l’utilise pas qu’en fait on?on le donne à nos voisins ,on l’enfouit ,?
    Idem pour les moteurs des automobiles produites pour l’Afrique et interdits en France on peut polluer chez le voisin ,quelle hypocrisie.

    1. bob razovski

      C’est en effet ce que j’avais appris en chimie il y a… longtemps (Pheldge n’était peut-être pas encore né, imaginez un peu… 😉 )

      Le raffinage implique des proportions invariables d’essence, de diésel, de kéro et autres produits.

      Il était donc logique qu’avec la mise en avant du diésel, il faudrait à un moment où un autre en importer, tout en exportant l’essence raffinée, et non vendable sur notre territoire.

      1. Peste et coryza

        Pas besoin de vendre le diésel : il est biodégradable… suffit de le laisser dans une cuve en aérobiose : les bactéries et autres champignons viendront s’en occuper pour nous.

          1. Peste et coryza

            Parce que ça pollue et que c’est pas bien ?

            Un scénario issu de mon cerveau malade :
            Un élu EELV monte une boite de dégradation du méchant diesel. Parallèlement, il utilise son pouvoir de député pour le faire interdire à l’assemblée.
            Il avance sa géniale méthode pour se débarrasser du méchant diésel en bio réacteurs.
            Du coup, sa boite passe « d’utilité publique », et est financée par un relèvement des impôts (taxe carbone, etc…).

      2. Pheldge

        @ bob razovski 10 h 03 : j’étais p’tèt pas encore né, en ces temps reculés, mais Aristarque lui, avait déjà perdu ses cheveux depuis longtemps !
        Attention, « strike one », M. le barbier de Megève 😉

  10. Calvin

    L’histoire des particules fines est encore plus… fine que ces 41%.
    En effet, l’air du métro et de ses gares est plus chargé en particules fines qu’à l’extérieur, y compris dans le réseau routier.
    Mais, ça, les écolos ne s’en vantent pas.
    Même le Monde en a parlé.

    1. albundy17

      Avec les FAP, nous avons tout de même réussit a supprimer les gros agglomérats ne passant pas les premières défenses naturelles de l’organisme, au bénéfice des PM10 et 2.5 qui pénètrent bien profond, comme l’état

  11. Thilef

    Notez que les statistiques de mortalité de l’Insee sont remarquablement corrélée aux zones polluées par la circulation automobile :

    L’espérance de vie est de 80 ans pour les hommes en Ile de France et en région Lyonnaise, contre 78.5 ans pour la moyenne en France et 76 ans dans la creuse.

    Le taux de mortalité des maladies respiratoire est lui aussi édifiant :
    autour de 35 pour 100 000 hab. en Ile de France et en région Lyonnaise, pour 50 en France et 90 dans la Creuse !

    Si finalement la vie dure plus longtemps malgré la pollution, c’est qu’on doit moins mourir d’autre chose ! Mais à choisir, je préfère garder mes 18 mois en plus en étant pollué !

    Enfin, les présumés 40 000 morts (600 000 en Europe) prématurés (de combien : d’un jour, d’un mois, d’un an ?) dus à la pollution dont on nous rebat les oreilles en permanence sont aussi parfaitement cohérents sachant qu’il y a environ 75 000 décès par an de maladies respiratoires en France. Visiblement, le tabac tue beaucoup moins que ce qu’on nous a bien voulu nous dire… Dommage, je ne fume pas…

    Blague à part, tous les indicateurs de l’Insee (espérance de vie à la naissance, à 65 ans, en bonne santé, consultables en ligne sur leur site)… sont en complète contradiction avec les informations diffusées en permanence par les média et les politiques. Les parisiens de longue date (et surement ceux des autres grandes villes) se souviennent parfaitement d’une époque pas si lointaine où le chauffage des immeubles (noirs de crasse) étaient majoritairement au fuel ou au charbon, et où de nombreuses industries lourdes étaient situées en plein cœur des villes (Renault à Boulogne, Citröen à Paris 15, AMX à Issy, etc…). Mais à l’époque, il n’y avait aucune mesure de qualité de l’air qui pourrait démontrer les énormes progrès effectués depuis 40 ans dans ce domaine, progrès qu’il faut poursuivre très certainement, sans le catastrophisme culpabilisateur actuel, mais avec un peu plus de raison.

    1. albundy17

      Il serait bon de corréler tout ça avec l’espérance de vie en bonne santé, l’offre médicale de la creuse n’est pas la même que sur Paris.

      Sinon, la pollution conserve peut être, j’entendais il y a un an ou deux qu’un employé chargé de l’ossuaire de sa ville (en allemagne) se plaignait des corps qui ne se décomposent plus, la nourriture avait alors été mise en cause

      1. Thilef

        Si l’offre médicale de la Creuse (et d’autres nombreux départements que je n’ai pas cités) est à l’origine d’écarts d’espérance de vie si importants (4 ans tout de même !) par rapport aux régions urbaines, peut-être faut-il s’en occuper d’urgence avant la pollution, vu l’impact que cela semblerait avoir !

        A mon avis, l’hypothèse la plus plausible (et la plus simple) est que la pollution n’a pas une influence aussi mortifère que ce qu’on nous raconte en permanence.

        Ce qui ne vaut pas dire qu’il ne faut pas s’en occuper, mais simplement ramener ça à un niveau de priorité un peu moins élevé !

    2. Aristarkke

      Vous ne pourriez pas me trouver celles de La Réunion comme stats du même tonneau??? 😉
      Que je détermine s’il vaut mieux que je rejoigne Pheldge à écluser du rhum ou que ce soit lui qui vienne se faire enfumer!

      1. Calvin

        La Réunion a des indices de mortalité notoirement plus élevés que la Métropole sur à peu près tous les domaines.
        C’est pour cela qu’ils doivent boire plus (pour oublier).

        1. Aristarkke

          Je subodorais bien le coup fourré de toucher sa ration de Soylent Green en avance. Il a dû lire ces stats puis en tirer cette conclusion d »aider au mouvement en ayant le matériel à domicile…

  12. Nomi

    Oui oui, toutes les ministresses et mairesses et autres poétesses de l’écologie à positrons nucléairement neutres sont unanimes à ce sujet: un tout petite taxounette, une ch’tite souris minuscule qui vient prendre un ridicule petit bout dans notre fromage, dont chacun sait qu’on en a un excédent hénaurme, bien gras, bien dodu, au point que c’en est indécent. Et pi, c’est pour protéger le lustre du pelage des petits z’animaux qui crèvent sur le bord de l’autoroute, alors, comment osez-vous vous plaindre, enflure, brute, salopard sans coeur!

  13. Lepti Libéral

    HS Total:
    Est- ce que les lecteurs de la maison H16 ont des conseils pour un site de l’acabit de Contrepoints en anglais?
    Merci à vous tous!

  14. Le Grincheux

    Il y a surtout un point technique à soulever. Le moteur à essence est un moteur à allumage commandé. Le moteur diesel est un moteur à combustion spontanée. De ce fait, il tourne beaucoup plus lentement et a du couple. Pour le faire tourner à une vitesse utilisable pour un véhicule léger, il faut y adjoindre des artifices, d’une part pour le faire tourner jusqu’à 4000 tours par minute (au moins) sans qu’il rendre pistons et bielles par le reniflard et d’autre part pour que la combustion du carburant soit la plus propre possible. Et ces deux points sont loin d’être triviaux.

    Pour un moteur à essence, l’allumage étant commandé et provoquant une explosion, la combustion peut être parfaite (sauf moteur mal réglé). Pour un diesel tournant vite, rien ne le garantit. C’est pourquoi les poids lourds ou les tracteurs ont des moteurs diesel. Ils ont besoin de couple bien plus que de puissance et pour cela, le moteur diesel, lent, est tout indiqué (et la combustion, bien plus complète naturellement que pour un petit moteur diesel).

    Et personnellement, je suis toujours surpris que mon MF825 avec son antique Perkins, une fois chaud et même tournant au fioul rouge, ne tache pas de noir une feuille de papier mise au bout de échappement.

    1. deres

      L’avantage de consommation du diesel vient en partie justement de cette combustion spontanée du mélange compressé. Les bougies nécessitent de la maintenance, un timing parfait et surtout de l’énergie pour fonctionner.

      1. Thilef

        Si je me souviens bien de mes cours de thermodynamique sur le cycle de Carnot, l’avantage du diesel tient à son taux de compression, le rendement des machines thermiques étant directement lié à ce paramètre.

      2. Le Grincheux

        Non. L’avantage de consommation vient du fait qu’on l’utilise sur le couple et non sur la puissance. Un moteur thermique consomme le moins à son couple maximal. L’énergie dissipée par l’allumage est ridicule face à celle qui est nécessaire à compresser assez le mélange gazeux pour provoquer une combustion spontanée. Sur un moteur à essence, la compression est de 1:10 au maximum alors que sur un diesel, on arrive souvent au double voire au triple. Je ne parle même pas des injecteurs qui sont maintenant tarés à plus de 2000 bars (!). J’ai vu il y a plus de dix ans des 2400 bars, ça m’étonnerait qu’on soit revenu à des choses plus basses depuis.

        La maintenance des bougies… On n’est plus au temps de la 2CV où il fallait toujours une bobine et deux bougies dans le coffre parce qu’un jeu de bougies faisait 5000 km. Je change mes bougies tous les 50 000 km sur l’allumage à rupteur de ma DS. Quant au ‘timing’, aujourd’hui, on peut utiliser des capteurs précis avec des calculateurs, des courbes d’avance choisies, et ne plus faire confiance au mécanisme d’avance par dépression. Tout mis bout à bout, c’est moins cher et plus fiable qu’une pompe à injection à 2000 bars. Tous les possesseurs de diesel pleurent lorsqu’il faut la changer (et je n’ai pas connaissance d’un seul possesseur de diesel récent qui n’ait pas eu de problème avec cette fichue pompe).

        1. MadeInCH

          Par définition:
          Puissance [W] = Vitesse de rotation [rad/s] x Couple [Nm]
          Puissance donnée:
          – Tourne plus lentement -> plus de couple.
          – Tourne plus vite -> moins de couple.
          Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ne pas corriger la petite vitesse de rotation du diesel en ajustant les démultiplications dans la boîte à vitesse?

          1. Le Grincheux

            Parce qu’à ce moment-là, il faut un moteur type moteur de tracteur ou de poids-lourd et que ce n’est pas vraiment fait pour un usage dans un véhicule léger (encombrement, boîte de vitesses et latitude d’utilisation).

            1. sam player

              Oui, la plage optimale de fonctionnement d’un diesel est plus étroite (en tours minute) et c’est pour cela que les camions ont 12, voire 18 vitesses. Et les boîtes 6 sont surtout sur les voitures diesel… pas encore vu sur des voitures essence courantes.

                1. sam player

                  Oui mais les motos avaient déjà 5 vitesses quand les voitures n’en avaient que 4. Exemple la CB750 Honda de 1969 vendue à près d’1 million d’exemplaires. (j’ai toujours une K6 de 76)
                  Cela était une nécessité pour les motos vs la cylindrée.

                  1. Aristarkke

                    Ceux qui produisaient des voitures courantes : oui
                    mais une tribu italienne résistait depuis 1962 :
                    (notice wikipédia) La Giulia pesait environ 1 000 kg. Elle était équipée d’un moteur 1,6 litre à 75 kW (env 102 HP) avec une transmission manuelle à 5 rapports. Sa vitesse maximale était de 170 km/h, ce qui était une vraie référence au début des années 1960 et cette voiture est restée une des plus rapides et sûres jusqu’à la fin des années 1970. Elle atteignait les 100 km/h départ arrêté en environ 12 secondes.
                    Perso, j’ai eu deux Alfa Giulia mais en coupé Bertone. Le premier en 1300 GT Junior de 70 avec encore les pédales sortant du plancher (comme la Cox) de 90 HP, calandre à seulement deux phares mais décalés un peu à l’intérieur de ladite calandre, conservé deux ans puis retrouvé démoli après vol et ayant servi à deux holds-up…
                    Ensuite un GTV 2000 de 73 à calandre 4 phares de verre teinté jaune, de 130 HP nettement plus puissant mais au moteur moins vif en montée de régime (le 1300 était un poil à « course courte » alors qu’à partir du 1600, les moteurs étaient plutôt « longue course ».
                    Le 1300 était déjà une vraie bombe pour l’époque et il était facile de taper les 2L avec cette voiture

                    1. sam player

                      C’est bien pour ça que j’ai insisté sur la quantité produite. Le développement d’une boîte de vitesses c’est un sacré boulot qui prenait une dizaines d’années à l’èpoque pour le principe, les essais et assurer la fiabilité et un coût de production de 200-300 euros.

                    2. Pheldge

                      Ca y est c’est reparti pour un tour : « de mon temps … » ou « quand j’étais jeune, c’était aut’chose … »
                      Et que ça rabâche et que ça radote 🙂
                      Enfin, faut pas trop se plaindre, aujourd’hui ça va encore, il ne nous a pas fait son couplet sur l’amère de Lille, sa tartine au brie ! 😀

        2. Aristarkke

          Injecteur Bosch pour moteur moyen JTD (1,9/2L) diesel = 280 €/HT x 4 = 1.120€…
          Même marque mais pour essence = 80/90 € HTx4 = <400€…
          Cela sur un site internet classé Y….r.
          En échange standard reconditionné, on divise par 2.
          Faut en faire des Kkms pour revenir à parité de coût de fonctionnement.
          L' écart est encore pire pour la pompe…

        3. Aristarkke

          Pour les bougies essence, vers 1975 équipé d’une Cox 1300, 40HPdin essence ordinaire, il était conseillé de changer celles -ci tous les 15.000kms soit trois vidanges en terme de délai d’espacement. Et pour avoir tenté de dépasser cette échéance, vous en aviez toujours une qui claquait vers les 20.000kms (fissuration de l’ isolant porcelaine soit externe soit interne) et vous faisait rouler sur trois pattes…
          Maintenant, je les change vers 50/60.000 kms par pure précaution et la fissuration d’ isolant n’est plus que la conséquence de l’ usage d’un trop bas de gamme…
          Ajoutons aussi que les multi-electrodes sont devenues prépondérantes et que les allumages électroniques ont des DDP et intensités de décharge bien plus élevé que ceux à bobine classique…

        4. Grosminet

          L’avantage de consommation du moteur diesel par rapport au moteur à essence est dû principalement à deux facteurs : un litre de gazole contient environ 8% d’énergie de plus qu’un litre de sp95, et d’autre part le régime thermique de la combustion est différent, ce qui fait que moins d’énergie est perdue par le moteur diesel sous la forme de chaleur (les gaz d’échappement du moteur diesel sont plus froid). Cela dit le régime de rotation du moteur (typiquement la vitesse de rotation à laquelle est obtenue le couple maximum) est aussi un facteur important.

  15. Gerldam

    « Le diesel est rapidement rentable pour le consommateuir lambda ». Cela dépend du kilométrage parcouru. En effet, un moteur diesel moderne coûte plius cher à produire qu’un essence. Si vous roulez beaucoup, ce delta sera remboursé au bout de quelques années (5 au moins, sauf pour les taxis). Mais si vous ne roulez qu’en ville ou en agglomération, vous ne rentabilisez le surcoût qu’au bout de…40 ans!
    Bien après que ladite voiture soit devenue une épave.
    N’oubliez pas non plus que, pour ceux qui roulent essentiellement en agglomération et ne font que de courtes distances, la consommation frôle les 15 litres/100km, car un moteur froid consomme beaucoup plus qu’un chaud.

    1. albundy17

      Ce ne serait pas une belle bêtise que ces histoires de faut autant de km pour rentabiliser ???

      y a surcout à l’achat neuf? ben a l’occasion aussi, surcout nul, ou faible pour les pointilleux.

      Quand au 15 l au 100, je rigole, ça doit etre dans un bouchon parisien

      1. RBF

        Ben non, ce n’est pas un bêtise, le seuil de rentabilité se situe bien à un nombre de kms parcourus. J’avais fait le calcul une fois, ben pour rentabiliser, il faut mettre un sacré paquet de pleins d’essence et faire un sacré paquet de kilomètres… Et je ne compte pas les changements de FAP et compagnie qui coûtent une blinde à chaque fois.

        1. Le Grincheux

          Ça permet surtout de tuer une mécanique bien plus vite pour des raisons écologique… Une histoire de lubrification… Chaque démarrage, c’est 50 tours avec une pression d’huile trop faible pour assurer la lubrification.

          Par ailleurs, ce qui fait qu’un véhicule consomme en ville, ce n’est pas les attentes à l’arrêt pour raison de feux vicieusement désynchronisés mais les démarrages à la suite d’arrêts.

          1. bibi

            C’est pour ça qu’en ville les écarts de consommation sont énormes entre diesel et essence car aujourd’hui les moteurs diesels sont bien meilleur pour tout ce qui est arrêts démarrages que les moteurs essences.
            A puissance égale la consommation d’un diesel en ville est de l’ordre de 30% de moins qu’un essence.
            Ce qui fait qu’aujourd’hui les citadines vendues sont majoritairement des essences c’est parce qu’il n’existe pas de diesel aussi famélique que ces les saloperies de 3 cylindres turbo d’un litre de cylindré avec un agrément de conduite minable dans les gammes des constructeurs.

            1. Le Grincheux

              Ça ne change strictement rien au problème de lubrification. On n’arrête pas un moteur pour un arrêt de deux minutes sauf à vouloir le bousiller (ou sauf à avoir un système de maintien de pression d’huile, mais c’est un peu antagoniste avec le fait de mettre la mécanique au repos).

              1. bob razovski

                En effet. j’ai toujours trouvé idiot ce principe de stopper un moteur pour le redémarrer aussitôt. C’est pas ce qu’on fait de mieux pour lui assurer une bonne longévité.

              2. albundy17

                ze sais pas. Ma vieille passat est à 180.000, je craignais pour le démarreur et la batterie vue le start et stop mais finalement on a pour l’instant rien changé d’autre que les consommables

              3. sam player

                Sur la Mercedes Classe C 350, une pompe à huile alimentée électriquement permet au moteur de se déclencher plus rapidement après un S&S.

          2. Aristarkke

            Pour les feux, vous avez remarqué aussi ce vice qui plombe ceux qui respectent le 50 et encourage ceux qui bombent! Ce fut d’ailleurs la cause d’un gravissime accident il y a qq années à Vitry/Seine où une caillera en Porsche en avait perdu le contrôle pour aller s’emplafonner dans un abribus garni… Depuis cette municipalité n’a rien changé sauf d’ ajouter des ralentisseurs dans tous les coins et d’ en inventer un à double détente que je n’ai vu nulle part ailleurs (pour le moment): vous montez sur un plateau d’ environ 20/25 m de long au milieu duquel trône un ralentisseur classique…

            1. sam player

              Ca me fait penser à Adelaïde en Australie, ville connue à travers le pays pour avoir la pire désynchronisation des feux… A ce niveau zont dû le faire exprès.
              A Chalon s/s, pareil sur certaines rocades, il faut rouler au-dessus de 60-70 et démarrer sec au feu vert sinon c’est tous les feux rouges en enfilade…

        2. Aristarkke

          Regardez au passage le prix des batteries et celui de l’ alterno-démarreur nécessaires et on reparle de cette économie….
          Batterie x 3.

    2. bob razovski

      C’est un peu lapidaire comme démonstration.

      Quelle voiture, quel moteur, quel usage…

      Franchement, faudrait étoffer un peu.

      Quant aux « 15l/100 », non, sérieusement. Même en ne faisant de l’urbain court pendant 1 an (essentiellement des trajets de moins de 5 km), mon mazout ne consommait que 6,5l/100.

      Par contre, ma Corvette dépassait les 18/100 et mon Dodge Ram les 25/100. Mon K1500 Chevrolet faisait lui aussi 25 au 100 en ville, mais de GPL.

      Tiens d’ailleurs, voilà une étrange histoire que celle du GPL : On n’a jamais su si c’était vraiment moins polluant.

  16. Odibi

    Trouvez un véhicule roulant au GPL ou au GNV, vous serez gagnant : moitié moins cher que l’essence ou le diesel, quasi-rien de particules, pas de soucis en cas de circulation alternée, et le nombre de pompes sur tout le territoire est largement suffisant pour ne jamais être à sec.
    En plus de toussa, ces vehiculesbasés sur les moteurs essence (modifiés en bi-carburation), vous pourrez toujours rester sur l’essence en cas de panne de gaz.
    Faites juste le calcul avec un plein à moitié prix et vous verrez…

    1. Aristarkke

      Tant qu’il y aura UN socialiste au pouvoir, je resterai grincheux… Comme si le gouvernement de branques que nous subissons depuis 41 ans pouvait donner satisfaction à d’autres que ses séides et thuriféraires…

        1. janus

          Mais il pensait aux syndicats professionnels des entrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales et autres agriculteurs, pas aux syndicats de la fonction publique avec lesquels il fricote depuis l’aube de sa misérable carrière

        2. bibi

          Il sera content quand il y aura un seul syndicat et que tous les travailleurs devront par la loi y adhérer et payer une cotisation qu’il pourra détourner.
          Vous imaginez si il n’y avait eu qu’une seule mutuelle étudiante au hasard la MNEF ça aurait été double plus bon pour Cambadélis.

    2. albundy17

      C’est vrai que le « c’est la faute a sarko » commençait a ne plus prendre.

      Vous pensez qu’ils vont nous ressortir « positive attitude » ? argh, j’en pleure d’avance

  17. Pactol

    Il faut allez voir le journal de l’environnement sur la qualité de l’air.
    Plus de taxes et de bisous.
    D’un coté on promeut la cogénération et de l’autre il faut taxer car c’est polluant.
    Edifiant

  18. Doff

    Les taxes, la conso, les avantages, etc, c’est bien, mais, y’a un point qui me chiffonne : personne n’a pris en compte qu’avec une quantité de pétrole de départ, les raffineries vont toujours en extraire TOUS les constituants : gasoil, kerozène, nafta (essence), fioul, butane. (c’est la chimie qui fait ça).

    Donc, on a beau sortir des législations sur tel ou tel produit fini, les raffineries vont faire quoi des produits qui en sortent mais qui seront plus autorisés ?
    On les brûle ?

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