Encore une belle page du syndicalisme à la française

Parfois, en quelques jours, on fait plus « progresser » la cause du syndicalisme en France qu’en plusieurs années d’acharnement à s’époumoner sur l’absolue nécessité d’avoir des syndicats forts, très forts, pour s’opposer au méchant (très méchant) patronat et « protéger », vaille que vaille mais surtout coûte que coûte le salarié contre les abominations capitalistes modernes.

la cgtEt la semaine passée, ce sont deux actualités qui sont entrées dans une collision moelleuse pour nous fournir deux magnifiques exemples de l’énorme contribution de nos syndicats français au bonheur intérieur brut. Très brut.

La première actualité fut celle de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Bayonne. L’affaire a éclaté, de façon d’abord discrète dans les feuilles de choux locales puis, alors que la polémique enflait, dans les médias nationaux, au point d’entraîner un rappel à l’ordre de la ministre de la Fonction publique (ce qui est l’équivalent, en terme de sanctions disciplinaires, des « gros yeux » de votre maman lorsque vous étiez pris la main dans le paquet de biscuits alors que ce n’était pas encore l’heure de goûter).

Et que reprochait la ministre à cette CPAM ? D’avoir, mardi après-midi, fermé quatre de ses cinq agences de l’agglomération bayonnaise à 14H00 au lieu de 16H30 habituellement, et ce afin d’assister au pot de départ à la retraite de son directeur.

Eh oui : les petits plats sont généreusement mis dans les grands lorsqu’il s’agit de fêter le départ du directeur, au point de fermer la porte des agences au museau des administrés qui auront cependant le plaisir d’apprendre que les frais de ce pot sont entièrement couverts par leurs aimables cotisations dont tout refus de prélèvement entraîne vexations, huissiers, condamnation, prison ou parfois suicide.

Après avoir fait ses gros yeux, la ministre s’est peu exprimée sur le sujet, en se contentant d’un petit (je cite) :

« La fonction publique doit bien prendre en compte la totalité de ses missions, de ses devoirs, et être irréprochable. Il y a des règles à rappeler et c’est dans le cadre de la loi déontologie que nous le rappellerons. »

… qui revient en substance à faire comprendre Rooh là là, bande de petits canaillous, ce n’est pas très déontologique, tout ça. Pas un mot n’a été émis sur la présence de fêtes champagnisées dans le cadre professionnel (ce qui n’est pas autorisé),  et même si la ministre comprend confusément que ce magnifique scandale local n’est que la partie émergée d’un iceberg probablement assez phénoménal au niveau national, on en restera là devant le constat qu’encore une fois, le cotisant se fait généreusement entuber sans vaseline (seulement sur ordonnance et non remboursée).

Et outre les dépenses irritantes pour une caisse qui, comme les autres, accumule plutôt les problèmes de trésorerie (la Sécurité sociale française n’est plus réputée faire d’excédents budgétaires depuis un moment), c’est bien plus la désinvolture avec laquelle la gabegie est organisée qui a largement contribué à faire de cette petite actualité une nouvelle polémique nationale.

Désinvolture qui rappelle assez assez furieusement ceci, qui avait eu lieu pour fêter les 10 ans du Mouv’, cette chaîne de radio publique d’entre-soi écoutée par personne et financée par tous.

Mais cette affaire, déjà scandaleuse en elle-même, ne serait pas complète sans son pompon syndical puisqu’en fait, on n’a appris ces dérapages budgétaires pour petits fours festifs que grâce à l’intervention finement ciblée d’un syndicat.

Vous l’avez compris : si vous êtes maintenant au courant, c’est parce que la CGT a choisi d’en faire tout un plat. Et si ce syndicat a effectivement pris fait et cause pour les cotisants de la CPAM de Bayonne, c’est essentiellement parce qu’elle est en conflit avec … la direction de la CPAM depuis plusieurs mois. Autrement dit, le public n’est finalement au courant de cet énième abus que grâce (ou à cause, selon le point de vue) d’une nouvelle guéguerre syndicale interne à la CPAM en question.

La bisbille entre la CGT et cette direction est à ce point sérieuse qu’une plainte a même été déposée, faisant état de travail dissimulé par dissimulation d’heures, dépassement de la durée légale journalière de travail et dépassement de la durée hebdomadaire de travail. On comprend que lorsque le directeur a organisé son pot, en plein après-midi, aux frais des cotisants et sur les horaires de travail, le syndicat ne pouvait laisser passer une occasion de faire un foin médiatique.

Voilà qui est croquignolet.

Mais c’est encore plus croquignolet lorsqu’on rapproche la vertu outragée de la CGT se battant corps et âme pour le salarié maltraité et le cotisant floué de la CPAM de Bayonne, avec l’autre actualité, qui concerne le même syndicat, et dans laquelle on apprend qu’une salariée vient de faire condamner aux prud’hommes le comité d’établissement des cheminots de la région de Metz-Nancy après avoir signé 184 contrats à durée déterminée (CDD) en douze ans.

Or, ce comité d’établissement est géré par… la CGT.

Oui, vous avez bien lu : c’est bien la même CGT qui a été condamné dans l’Est pour des faits graves de contorsions douloureuses du Code du Travail, et qui semble vouloir faire condamner la CPAM de Bayonne pour contorsions douloureuse du Code du Travail.

Oui, c’est bien la même CGT qui, d’un côté, pleurniche parce qu’au terme d’un calcul qu’on qualifiera gentiment d’ « ouvert à débat », des heures supplémentaires n’auraient pas été prises en compte à la CPAM en question, et qui, d’un autre côté, s’empresse d’enfiler 184 CDD pour une cuisinière avant de la virer du jour au lendemain, en parfaite violation du Code du Travail et de l’éthique la plus élémentaire de respect des salariés.

oooh filocheAu passage, on notera qu’avec 5 contrats tous les 4 mois environ (!), ce qui est un beau rythme de signature, la paperasserie ne semble pas gêner le syndicat, ni l’inspection du travail qui n’a semble-t-il rien relevé d’irrégulier, pendant les douze longues années qu’aura duré le CDI déguisé de la cuisinière. Certains inspecteurs devraient en profiter pour se remettre en question, et les accointances répétées de ces derniers avec le syndicat en question, entraînant un laxisme évident et des copinages coupables, ne devraient plus guère faire de doute pour l’observateur extérieur.

Je résume : un syndicat, déjà fort connu pour ses nombreux cas d’abus en droit du travail, de détournement de fonds, de son train de vie aussi châtelain que dispendieux, se pose en parangon de vertu et de respect du droit du travail, et déclenche un petit raout au pot de départ d’une CPAM qui, il faut bien l’admettre, semble à cette occasion s’être bien moqué du visage de ses cotisants. Et dans la même semaine, le même syndicat se retrouve englué (et condamné) pour non respect du droit du travail.

Devant ces éléments, qui peut encore douter de la nature profondément viciée du syndicalisme français en général, et de celui de la CGT en particulier ?

syndicate = mafia

Commentaires139

  1. Le Gnôme

    Faites ce que je dis et non ce que je fais. La CGT étant officiellement dans la kandubien ne saurait être suspectée, elle oeuvre inlassablement pour sa défense, et tant pis pour l’usagé.

    1. Deres

      La loi travail est d’ailleurs maintenant édulcorée de toute les mesures ne plaisant pas aux syndicats mais contient par contre de nombreuses petites perles destinés à les persuader d’arrêter les manifestations :
      – hausse de 20% des heures de délégation syndicales
      – bonus de Compte Personnel d’Activité pour les membres d’associations (genre syndicale ?)
      – nouvelles règles sur les locaux syndicaux dans les collectivités, rendant de fait ceux octroyés à l’encontre de la loi permanent

    1. Black Mamba

      Je sais que sa fleure bon le fascisme mais on n’est plus à sa prêt , je suggère que le gouvernement fasse une loi pour interdire toute forme de syndicat
      :mrgreen:

      1. Royaumont

        BM est de retour, BM est de retour…
        Le gamin va être intenable.

        Interdire les syndicats ? Pourquoi pas réformer le statut de l’ENA pendant que tu y es. Ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis.

            1. bob razovski

              c’est bien ce qui fout les jetons ! Telles des kindy (*), les apprentis dictateurs ne se cachent plus

              (*) une référence à l’époque où la pub s’appelait encore « la réclame » 😉

        1. Black Mamba

          Viiii …. Bien vu … et pourtant j’avais passé au peigne fin le correcteur automatique , il n’a pas vu la faute … Idem pour « ça fleure bon » 😉

  2. Calvin

    El Khomri était au courant pour l’affaire des CDD. C’est pour ça qu’elle ne savait pas combien on pouvait enchaîner de CDD….

    1. Royaumont

      Nan… Elle avait fait des impasses pour son interro chez Bourdin. Trop de truc à voir, et puis c’est long d’apprendre par coeur quand on ne comprend rien.

    2. bob razovski

      « El Khomri était au courant pour l’affaire des CDD. C’est pour ça qu’elle ne savait pas combien on pouvait enchaîner de CDD…. »

      Cette histoire de CDD est un simple quiproquo. El Khomri a tout simplement confondu « Contrat à durée déterminée » avec le cris de guerre des manifestants cgtistes : « kicé qu’a les merguez pour la manifs ? c’est DD »

      …. humour de fin de journée… 😉

      1. Pheldge

        je crois qu’avec un peu d’application, j’aurais pu faire pire ! j’ai quand même une réputation à maintenir …

  3. Caton

    C’est ces « affaires » à répétition qui font que je suis libéral : je souhaite que la loi soit la même pour tous, et appliquée à l’identique.

  4. Aristarkke

    La cousine, la CGT FO se posait aussi là, en termes d’abus et à son plus haut niveau : Marc Blondel et son chauffeur…

  5. Higgins

    On m’a rapporté (de source sûre) que dans une officine URSSAF, certaines manifestations festives et citoyennes (style soirée de fin d’année, millionième redressement infligé, etc,…. soirées organisées hors heures ouvrables, je précise) étaient (sont encore?) animées par des DJ payés …. au black. Rien que çà. Faites ce que je veux, pas ce que je fais.
    Pour les pots, si c’est en dehors des heures ouvrables (les horaires d’ouverture des CPAM ne sont pas réputés pour leur adaptabilité envers les usagers et leurs systèmes informatiques, peu fiables comme le téléphone, tombent facilement en panne 30 mn avant la fin officiel du travail), j’approuve. Je déteste la mentalité tartuffe autour de ces évènements typiques du moralisme actuel extrêmement malsain. Maintenant, le choix de faire le pot dans l’après-midi était la certitude d’avoir du monde (le charisme de l’impétrant était peut être limité). Perso, je n’appelle jamais une administration avant 9h30 le matin (le café!) et après 11h30 (dispositif préparatoire à la pause repas). L’après-midi, le créneau 14h30-16h00 me semble être le bon.

    1. bob razovski

      « L’après-midi, le créneau 14h30-16h00 me semble être le bon. »

      Major, vous osez déranger les gens pendant la sieste ? par Saint George !

    2. Deres

      Bien entendu, personne ne parle du remboursement des frais de ce pot par le directeur à la retraite … Ni même de poursuite. Circulez, y a rien à voir. Après l’histoire de l’UNEDIC et du directeur fraudeur, on sent que le phénomène est généralisé.

          1. Eric

            Difficile de répondre à ta question, Bob !
            La CPAM remplie certes une mission de service public, mais avec des agents qui ne sont pas fonctionnaires.

            1. zelectron

              mais dont le comportement l’est ! sans compter salaires, primes, avantages et emplois super-garantis avec retraite confortable avancée et bien sûr statuts héréditaires

        1. Cerf d

          Les pots de départ payés par une entreprise ne regarde que l’entreprise en question.
          Mais ici on parle d’un organisme pour lequel on est obligé de cotiser et qui plus est est en déficit chronique.

          1. jeans82

            Dans une entreprise privé, cela vient en moins du bénéfice des actionnaires. Ici c est juste pris sur vos remboursements. Ce n est pas comme si c était de l argent public…… non ? Ah si quand même

      1. Royaumont

        La SNCF n’a même pas besoin de la GCT pour être en situation de faillite. Son patron, le sans-pareil Guillaume Pépy, symbole archétypal du capitalisme de connivence à la française, il pourvoie très bien tout seul.

  6. Pencil Ivy

    Cela fait un moment que les conditions d’accueil aux CPAM ont dépassé le niveau du déplorable ; que ça soit dénoncé par la CGT – et seulement pour un événement unique et non pour la médiocrité de la qualité du service – pour sa petite revanche, ça laisse vraiment le cotisant/observateur extérieur blasé.
    Quant à cette affaire des 184 CDD, elle laisse sans voix. Ce syndicat fait continuellement parler de lui avec ses frasques, tout le monde est blasé, et l’Etat (=on) continue de le subventionner (cf la petite ligne dans la liste des ponctions sur vos feuilles de salaires).

    1. Royaumont

      184 CDD. Ben Gégé, tu dort ? Tu laisse une employée sans défense face à un horrible patron capitaliste !
      Ah non, c’est la CGT l’employeur, cépapareil…

  7. Bonsaï

    Joli, le château de Fontenay-lès-Bris pour les vacances des petites familles cégétistes…
    Acquis en 1937 par la CGT, cela signifie que la puissance de cette organisation ne date pas d’aujourd’hui. Qu’il doit être dur pour le Français lambda de frayer sa route au milieu de ces bandes de voleurs patentés.

    1. Patatrac

      Non seulement il est très joli mais il est aussi parfaitement entretenu, avec un parc à la (dé)mesure de la représentativité de ce syndicat, et des terres qui s’entendent jusqu’à la commune voisine de Bris-sous-Forge, quelques hectares où nos fiers syndicalistes émoussés par les luttes de haut vol qu’ils mênent peuvent s’ébrouer…

      1. Higgins

        https://www.youtube.com/watch?v=UVAksnZ4xNo

        Il faut juste changer l’objet. On verrait Philippe Martinez appeler ses sbires devant le château tout en préparant la merguez salvatrice qui saura redonner des forces à ses troupes. Dans un coin, un feu de palettes, flamme éternelle qui symbolise la permanence historique du syndicat (ce feu ne s’éteint jamais, il est patiemment entretenu par les retraités du syndicat). La musique de Morricone en arrière-plan marquerait l’intelligence, l’esprit de liberté et de tolérance qui anime les syndicalistes qui accourraient de tous les coins du parc pour déguster, à l’ombre des oriflammes rouges marqués CGT flottant dans le vent, le sandwich réparateur avec une bonne bière.

        1. Patatrac

          C’est avec une larme à l’oeil que je lis vos lignes, l’Internationale plus que Morricone résonne déjà dans mon esprit, un vent de liberté souffle, et les représentants de cette noble association de travailleurs hardis au labeur, constants dans leur justesse, épris d’égalité pour tous reviennent à pied (certains en voiturette) du golf voisin de Forge-Les-Bains.

          1. RBF

            Ah tiens, mon millionième « cette page ne peut pas s’afficher » de la soirée. Ah merde, c’est Youtube, verbotten. Facebook, verbotten. Dailymotion, Google, VERBOTTEN T’AS PIGÉ RBF !!!

            Se pêter un petit film le soir quand on s’emmerde ? Nan mais oh ! Par contre cher hôte, vous, vous n’êtes pas censuré dans l’empire du milieu, si si, je vous jure !!!

      1. Patatrac

        Oui Calvin, le château accueillerait des centaines de migrants (par modestie cette noble association de travailleurs ne donne aucun chiffre).La CGT sait, elle, partager vos biens, votre travail et vos revenus avec d’autres qui en ont plus besoin que vous.

        1. lafayette

          l’autre jour, ils montraient la fabrication du gilet de sauvetage qui coule à pique. C’est encore plus simple que le gilet d’explosif, Comme quoi ils y a beaucoup de bonnes idées dans la miséricorde.

  8. Vodkaman

    J’entendais ce matin que les syndicalistes d’air farce qui se sont fait virer suite à la « bousculade » avec le DRH ont été recasés grâce aux bons offices de la CGT, en tant que manutentionnaire chez Presstalis.

    de là à subodorer des emplois fictifs…

  9. FRED

    Les CPAM sont des entreprises privées en charge d’un service public et possèdent toutes un numero Siren. Du coup la ministre du « temps perdu à un prix fou » (Coluche) ne peut effectivement que faire les gros yeux car il n’y a aucun fonctionnaire qui y « travaille »…

  10. Le Grincheux

    Juste une remarque, patron, la CPAM n’est pas une administration (seule l’ACOSS l’est). C’est une juxtaposition de boîtes privées à l’objet social un peu flou et sans réellement d’existence légale, sans statut. Je ne vois donc pas ce que le ministre de la fonction publique vient faire là-dedans sauf à ce que ce ministre puisse faire les gros yeux à un OJNI (objet juridique non identifié) totalement privé, ce qui serait un dérapage de plus dans ce pays qui ressemble de plus en plus à une charogne en état de décomposition.

    1. Black Mamba

      Oui, d’accord je suis … Ie ministre fait juste le mariole , une comédie supplémentaire pour faire croire que la SS et l’URSSAF & co font partie intégrante de l’Etat … Faire croire que le monopole est légale …

        1. Black Mamba

          Nous avons eu aussi à faire au prud’homme pour un licenciement mais nous avions pris les devants , nous avions fait appel à un avocat pour faire le licenciement dans les règles … L’avocat nous a coûté un bras mais on a pu sauver la boutique …

        2. Val

          @Le grincheux je viens de lire votre post , c’est édifiant … il y a vraiment un paquet de cordes inutilisées en pure perte dans ce pays , et je ne parle pas des balles et autres objets contondants

    2. Comme dit plus haut : soit c’est privé, et dans ce cas, une délégation de service public, ça se perd. Soit c’est public, et dans ce cas, des sanctions existent.
      Dans tous les cas, les gros yeux, ça ne suffit pas.

      1. Le Grincheux

        Patron, vous oubliez juste quelque chose. La sécurité sociale, c’est 30% du PIB national récolté par des organismes gérés par les syndicats dits représentatifs (en ne représentant que leurs intérêts à court terme) en toute illégalité (et ce depuis 1946). Vous oubliez les 10 milliards d’euros de bénéfice du RSI (en autre, parce que la CNAMTS, ce n’est pas mieux), l’IS afférent et toutes les vexations des syndicats qui ne pourraient plus taper dans la caisse. Ça ne changera que lorsque les gens descendront dans la rue. Actuellement, ils sont bien trop occupés avec la réforme du code du travail (fort opportunément lancée). Et dire que si les partenaires sociaux ne mettaient plus leurs pattes dans la caisses tout ce beau monde serait excédentaire… Pour info, les bilans des caisses sont disponsibles sur le site de l’ACOSS. C’est instructif.

  11. Before

    Que quelqu’un me rassure (ou m’achève, c’est selon) : les 10 ans du Mouv’, c’est un fake ? Un montage ? Les réponses du directeur, c’est pour de faux ?

    1. Aloux

      Et non, j’avais eu exactement la même réaction quand H16 avait posté cette vidéo il y a de cela bien des années, mais tout est bien vrai.

      Après, pour se rassurer, on peut se dire que dans la vie tout finit par se payer…

  12. Aristophanedecarotte

    150 bouteilles de champ pour Bayonne…quand même…quand même….ils ont du faire la queue dans les bouchons…..

      1. Pheldge

        Ah, Camarade Major, je disconviens fermement ! une bouteille, c’est 7 coupes. donc 150 bouteilles = 1050 coupes , soit à 2 coupes/ personne 525 invités , à 3 350 …
        Mais bon, ces braves gens, on ne les a pas laissés mourir de faim non plus … personne n’a (encore ) parlé de la note du traiteur, ni du personnel pour servir le buffet …

        1. gameover

          Dans les soirées chez l’ambassadeur on compte en général une bouteille pour 4 personnes pour être sûr de ne pas manquer. Entre ceux qui ne boivent pas d’alcool par principe ou pour cause de médicaments, ceux qui sont en petite santé… ça permet aux soiffards de se satisfaire…

          1. Pheldge

            On voit que Môssieur GO, il fréquente du beau linge !
            Et dis-moi, à Mme l’ambassadrice, tu lui as proposé ta spécialité, une ballade au téflon ? 😉

                    1. Aristarkke

                      😆
                      Je comprends maintenant pourquoi il a forcé sur les piles plates… pour oublier…

                      (GO, il est une heure du mat’ par chez lui…
                      Qu’est-ce-qu’on va prendre grave tout à l’heure quand il émergera des bras de Morphèe…)

                    2. Pheldge

                      Papet, « quand il émergera des bras de Morphèe… » c’est ça, va raconter sur tous les toits que je couche avec une certaine Morphée ! tu veux que j’aie des ennuis ? hein ? 🙂

          1. Pheldge

            n’ayons pas peur des mots : c’étaient des coupes, « dans le budget » !
            Et après les grincheux de service diront qu’avec les socialos , on ne cherche pas à faire des économies !

        2. Aristarkke

          Et une bouteille de rhum, c’est combien de ti’punches ??? Qu’on sache si cela vaut le coup d’aller sur ton île! 😉

  13. Val

    Dans la même veine , voici le message que l’on peut lire quotidiennement sur panneau lumineux de notre village : « Pour permettre un meilleur traitement des dossiers et rendre un meilleur service aux ***** à partir du 1er mars 2016 la mairie sera totalement fermée au public les jeudis après-midi. Nous vous Nous vous remercions de votre compréhension »
    voila voilou , poum poum poum
    Je suggère pour la sncf : »Pour faciliter vos transports inter urbains , la sncf supprime des demain un train sur deux sur toute la région »

    1. Royaumont

      « Pour assurer une meilleure écoute, il est désormais interdit de nous parler »
      ou encore :
      « Pour mieux prendre en compte les attentes des citoyens, nous ne tiendrons aucun compte de leur avis. »
      Le foutage de gueule, c’est un métier, et au delà d’un certain niveau, un art.
      C’est quand même réjouissant de se savoir diriger par des artistes, non ?

  14. JiJiBé

    N’oublions pas qu’une journée de grève chez les syndicats s’appelle une journée d’action. Donc bien comprendre que lorsqu’ils avancent les autres reculent comment voulez vous que…hein ??

    Eh bien si ! Ils parviennent toujours à faire avaler n’importe quelle pilule au nicodème d’ovidé quand l’un ou l’autre fait semblant d’être acculé…Quelle bande d’acculés !

    Et bien sûr à charge de revanche au prochain cortège des bêlants caraculs.*

    *Mouton à poils longs plus intéressant à tondre.

  15. Nomi

    Et la cuisinière, elle a enfilé les CDD comme des perles sans broncher pendant… 12 foutues années? Nos ouvriers vont manifester vendredi (et donc se déclarer absents) contre une loi qui n’a pourtant aucune chance de passer, mais elle, elle ne dit rien pendant 12 piges?

    C’est clair, elle aussi était copine de la combine. Elle devait toucher sa prime de précarité à chaque fin de contrat, ou je ne sais quoi, mais à la fin, il y eu a une bisbille, alors direct aux prud’hommes pour faire payer. C’est beau l’égalité, la solidarité, et la juctice en pays socialiste. Un modèle pour le monde, et sans aucun doute, le pays des doigts de l’homme!

      1. Pheldge

        Papet, t’as rien compris, une fois de plus, et tu donnes dans l’anti communisme primaire : la précarité , c’est d’abord l’après carité, ou charité, comme tu voudras, donc c’est bien !
        Et puis c’est aussi quand t’as un « pré carré » à toi réservé, ici, un emploi. Alors tu vois comment que t’es mes dix ans !

        1. Aristarkke

          la bouteille, c’est 1 l = 5 piles plates de 20 cl. Tu t’enfiles une pile déjà, t’es bien fracassé …

          ça se voit dans ton commentaire… Quel score???

          ET après, il veut faire pleurer dans les chaumières sur son partage d’une bière panachée avec sa dulcinée… Aïe, aïe, aïe…

          1. Pheldge

            MDR 🙂 la pile plate , c’était il y a plus de 20 ans … mais j’ai gardé le « sens de la mesure » ! oh, pardon, le cens ou encore l’encens .
            Tiens, et comme je suis en verve, tu sais comment on appelle l’année des aveugles ? (bin oui, y’a bien une année de la femme , alors …)
            je te le donne en mille : l’année cécité ( m3rd3, tous les vices ! )

    1. bibi

      Elle a fait comme beaucoup de salarié dans ce cas là, c’est à dire qu’elle a attendu de ne plus avoir de travail pour porter plainte.
      Tant que vous avez du boulot pourquoi diantre allé porter plainte et vous mettre la direction à dos.
      Vous croyez que les nombreux employés de la Poste qui ont vécu la même chose était complice?

      1. Nomi

        Oui. Car qui ne dit mot consent. Attendre 12 ans ou même seulement le 4ème CDD, j’appelle cela de l’hypocrisie et du foutage de gueule.

        1. bibi

          Vous êtes employé par la CGT et vous les attaquez aux prud’hommes au bout de 3 CDD vous êtes bien téméraire.
          Personnellement dans un cas comme ça, sachant que mon employeur la CGT est en tort, je laisse faire pour obtenir le maximum possible d’indemnité.

          1. Nomi

            Ca se défend, mais nous n’avons pas les mêmes valeurs. Perso, si j’accepte que mon employeur renouvelle les CDD au-delà du nombre légal, alors j’en accepte les conséquences, parce que sinon la malhonnêteté est partagée. Mais de toute façon, dès le début je n’ai jamais accepté un mauvais marché. Des margoulins et des arrangements douteux, j’en ai connu quelques uns: ça a toujours été « niet », et « je me casse sur le champs ». Faut être cohérent.

            1. Pheldge

              d’accord avec toi sur le principe, mais 1/ tout le monde n’a pas cette rigueur 2/ il y a des gens qui actuellement ont besoin de travailler, et qui pour cela sont prêts à fermer les yeux sur certaines pratiques … Après, quand on est dans une situation tordue, qu’on l’a choisi en connaissance de cause, il faut en assumer les conséquences …
              Mais dans le cas cité par le billet, il ne faut pas oublier que l’employé n’est pas en position d’imposer le passage à un CDI. S’il tient à garder son job, il doit la fermer.

          1. Pheldge

            Merci, merci, mais pourquoi diable voulez vous tous me voir (re)picoler ? j’ai lâché l’affaire depuis quelques années, et je n’ai aucunement l’intention de reprendre, d’autant que, désormais, je suis pompette avec une demie bière ! 🙂

  16. LaVitreCassée

    Je ne connaissais pas la vidéo sur les 10 ans du Moov… Je fais faire tourner !

    Sinon, sur cette même vidéo à 1min55, le mec avec les gros sourcils, ce serait pas le fils d’Emanuel Chain !? 😉

  17. Patrice Sanchez

    Les hauts responsables syndicaux, en fin de carrière, sont souvent nommés à des postes élevés, bien payés, dans des autorités étatiques ou privées. Bernard Thibault a ainsi été élu en juin dernier administrateur du Bureau International du Travail, à Genève, avec l’aide deFrançois Hollande. Les grandes entreprises peuvent faire de même: le directeur de cabinet de Thibault, Bernard Saincy, a été par exemple nommé à un haut poste chez GDF-Suez, après avoir quitté la CGT. Ces nominations sont des cadeaux accordés aux dirigeants syndicaux pour services rendus ; or, quels services rendent-ils vraiment? Je n’irais pas jusqu’à parler de méthodes mafieuses, mais les secrets et l’opacité de ces nominations posent problème…
    Les syndicats reçoivent des sommes colossales, versées notamment par les entreprises, qui achètent ce faisant une sorte de paix sociale: les organisations leur sont dès lors redevables. On comprend très vite l’ambiguïté de leur action: d’un côté, ils appellent à manifester ; de l’autre, ils maintiennent des relations très étroites avec les patrons…
    Le livre noir du syndicalisme

  18. sam00

    Totalement HS, mais je ne résiste pas!

    L’application « le.taxi » dont notre hôte nous avait parlé il y a quelques temps, va être lancé aujourd’hui à Montpellier
    250000€ de développement, 500000€ annuels de frais d’exploitation (incluant le salaire des quatre fonctionnaires affectés à cette tache … quand même) , à peine 2000 taxis inscrits sur 60000, etc …
    Cela sent très fort le bon gros fail qui va coûter un pont aux contribuables.

    http://www.lepoint.fr/economie/taxis-lancement-d-une-application-financee-par-l-etat-22-03-2016-2027058_28.php

    1. sam player

      « …les clients continuant donc de régler leurs courses en espèces ou par carte bancaire. »

      Donc en fait ça ne leur coûte rien ! Pourquoi pas monter des restaurants d’état aussi, des pressings, des boites de nuit etc…

      Cette concurrence de l’état sur le domaine privé est proprement insupportable : les bus SNCF, le covoiturage de la SNCF etc…

  19. denis rondard

    Bonsoir
    étant représentant syndical CFDT mais non militant je vous rejoins sur plusieurs points . Je suis avant tout salarié et dans mon principe j’aide au maximum les salariés en respectant l’employeur . Nous avons dans notre entreprise un délégué CGT militant . Je confirme il passe plus de temps à militer que faire son travail pour lequel il est rémunéré. Il essaye de négocier de semblant accords collectifs qui peuvent aller avant tout dans son intérêt. E t cerise sur le gâteau ce syndicat qui est sensé défendre les salariés à laissé son délégué faire une attestation sur l’honneur contre une salariée qui était aus prud’hommes . Si cela vous intéresse c’est avec plaisir que je vous ferai suivre cette dite attestation. Je suis écoeuré de ce style de syndicalisme .
    Cordialement

    1. Malheureusement, oui, ce genre de syndicalisme là gangrène le syndicalisme naturel, celui qu’on retrouve dans d’autres pays et qui permet réellement d’aider autant le salarié que l’employeur et au final, l’emploi en général.

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