L’État veut encore réguler internet ; FAIL et LOL au programme.

Internet, c’est, en substance, une histoire de tubes, des petits tubes, des gros tubes, des tubes lents, des tubes rapides, mais surtout des tubes. Mais pour l’internaute français, vu les efforts désespérés de l’État, ces tubes pourraient devenir de vaseline .

Question « efforts désespérés », il n’y a guère besoin de chercher très loin pour en trouver. Je pourrais revenir sur l’actuelle tentative de réguler l’eSport qui va vraisemblablement se retourner aussi bien contre les internautes et pratiquants de jeux vidéo que contre l’État lui-même, tant son historique en matière gestion du numérique est jonché de cadavres oubliés et d’entreprises momifiées.

Mais si, concernant l’eSport, on peut encore (dans un grand mouvement de mansuétude) accorder un peu d’espoir à l’actuel gouvernement, il en va tout autrement dès qu’il s’agit des monnaies numériques en général et de Bitcoin en particulier. Rien, absolument rien ne nous sera épargné lorsqu’on touchera à ce délicat sujet. Il faut dire que ces monnaies sont aussi complexes à comprendre que nouvelles pour le législateur, et qu’en plus de ça, ce dernier est composé pour un bon tiers de vieux débris dépassés, d’un autre tiers d’imbéciles arrogants et d’une proportion non négligeable de suiveurs hydrocéphales (en quantité suffisante pour compléter les deux chambres).

bitcoin logoOn apprend ainsi que le Sénat va ouvrir le débat sur la régulation de ces monnaies, Bitcoin en tête, au travers d’un amendement déposé par un de nos vaillants scribouillards dont le nom ne mérite même pas de figurer ici.

Comme de bien entendu, l’impérieuse envie de réguler ce petit morceau d’internet est justifié par les habituelles foutaises de gabarit cyclopéen à la mode du moment : des monnaies numériques auraient été utilisées pour financer du terrorisme et des trafics mafieux, donc il faut réguler tout ça.

Comme pour le monstre du Loch Ness, les dégâts des OGM, les fantômes ou l’humour dévastateur de François Hollande, le conditionnel est obligatoire : il n’y a bien sûr aucune espèce de preuve des allégations vagues portées pour justifier la législorrhée correspondante. Mais ce n’est pas ce qui peut durablement retenir la main d’un député ou d’un sénateur, surtout s’il sent l’odeur de la taxe, s’il entrevoit une possibilité pour l’État de fourrer son nez dans des affaires qui pourraient lui échapper ou s’il sent la menace d’une fuite de richesses ou de potentialités lucratives.

gifa flute pipeau surprise

C’est donc sans hésiter qu’on voudra imposer tout l’attirail législatif bancaire aux plateformes permettant d’acheter ou de vendre des bitcoins (ou toute autre monnaie numérique), afin – par exemple – d’obliger ces plateformes à déclarer à Tracfin tout mouvement suspect.

Et comme d’habitude, la méconnaissance crasse du sujet par le législateur rend immédiatement risible cette énième tentative : se plaçant dans un cadre franco-français, il ne lui apparaît pas possible que les internautes, lucides et renseignés, se placent rapidement sur les plateformes étrangères non soumises à ce genre d’aléas policiers et fiscaux. De même que n’apparaît pas au législateur aveugle l’évidente nuisance d’une telle proposition de loi qui éradiquera durablement toute velléité de la part d’entrepreneurs français de créer une telle plateforme en France (et les emplois correspondants).

gifa dog fail faceplant

Non, décidément, les pauvrets – qu’un peuple mal conseillé aura placés là pour débiter de la loi comme d’autres des saucisses – sont vraiment à la ramasse dès qu’on aborde le numérique, et à plus forte raison lorsqu’il s’agit de technologies nouvelles et complexes, comme Bitcoin.

Heureusement, malgré l’amoncellement toujours important de stupidités étatistes et de nuages sombres sur l’horizon d’internet, quelques liserés argentés apparaissent à leurs bords et laissent une bonne dose d’espoir.

Outre la nature fortement décentralisée de Bitcoin et des monnaies numériques qui  les met à l’abri des tentatives stupides de ces interventionnistes, l’ampleur mondiale d’Internet et l’interconnexion de plus en plus forte des technologies entre elles aboutissent fréquemment à envoyer ces velléités régulatrices dans la corbeille à papier. C’est ce qui s’est fort heureusement passé avec la réforme de la « gouvernance » d’Internet, ou plus exactement de celle chargée des noms de domaine.

Actuellement dirigée par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), organisation de droit californien, l’attribution de ces noms de domaine va progressivement mieux tenir compte des desiderata gouvernementaux  en intégrant le GAC (gouvernement advisory committee). Heureusement, le lobbying actif des principaux acteurs d’internet (grands opérateurs et, bien évidemment, les grandes entreprises du Net comme Google, Amazon, Apple et Facebook) aura permis de limiter autant que possible l’influence de ces gouvernements sur le fonctionnement général de l’ensemble, en introduisant notamment le principe de décision du GAC à l’unanimité…

Ce qui a eu le don d’irriter le gouvernement français, qui comprend bien que « l’obligation de consensus ne produit que de l’eau tiède ». Et l’eau tiède, ça le gêne, lui qui entendait bien refroidir les ardeurs de certains…

Or, à bien y regarder, le fait que rouspète un gouvernement, socialiste en diable, qui tente par tous les moyens d’intervenir encore et encore partout où il le peut dans la vie de ses citoyens, à commencer par leurs communications privées ou non, ne peut en soi être vu que comme la marque d’une vraie victoire pour les internautes. L’ICANN, bien qu’à but non lucratif, continuera vraisemblablement d’attribuer les noms de domaines dans la logique bêtement commerciale qui prévaut jusqu’à présent et qui a amplement prouvé son efficacité puisqu’en près de 20 ans, on n’a manqué ni de noms de domaines, ni d’extensions, ni même de quoi que ce soit d’autres en matière d’internet. Au contraire même.

gifa jon hamm yes

Enfin, mentionnons la très récente ouverture intellectuelle de Bercy qui propose une expérimentation avec la blockchain, la technologie sous-jacente à Bitcoin et qui permet à tous les participants d’un réseau de partager de façon sûre (infalsifiable) un ensemble de données à authentifier, à l’instar d’un livre public de transactions ou d’un registre de propriétés. L’expérience proposée par le Ministère de l’Économie consiste à laisser implémenter par les acteurs privés intéressés une telle blockchain pour l’utilisation des bons de caisses.

L’idée mérite mention et pourrait aboutir à d’intéressants développements. Mais, tout comme l’a montré la consternante tentative de régulation du Bitcoin décrite plus haut, n’oublions pas d’où vient l’idée, et n’oublions pas que le potentiel de cette technologie est énorme, suffisant même pour mettre fin à l’État et sa centralisation tels que nous les connaissons. Imaginer que ses thuriféraires n’ont pas encore bien compris le danger pour eux serait faire preuve de naïveté.

Timeo danaos et dona ferentes.

Commentaires139

  1. Le Gnôme

    Tant que des lois seront votées par des ignares, il n’y a rien de bon à en attendre. Le législateur est en retard d’une guerre, mais c’est la coutume en France depuis 1870.

    1. Il y en a, plein, mais elles sont sous le radar. Par exemple, chaque jour qui passe amène plus de gens à s’intéresser aux monnaies numériques et à comprendre que, fondamentalement, l’Etat et les banques sont fichus.

      1. john

        Le métier de banque ne disparaitra pas avec le bitcoin (ou autre monnaie). Quelle que soit la monnaie utilisée, il y aura toujours une besoin de financement par un professionnel dont le métier est d’analyser le risque et de preter en conséquence, et sans avoir recours à un investisseur avec qui composer, ou un preteur amateur qui ne comprend pas le risque et aura peur (ou pas suffisemment pour continuer à exister).
        De meme qu’il pretait de l’or avant, le banquier pourra preter du bitcoin. On peut meme envisager une banque centrale (dont la vocation initiale est juste de garantir le déposant, et non de faire des politiques étatiques/monétaires débiles) en bitcoin et des comptes bancaires en bitoins. La seule petite enorme difference c’est qu’il ne serait plus possible de jouer avec la base monétaire (la base, et non la masse).

        1. john

          En gros, on reviendrait à un systeme monétaire basé sur un étalon (ic le bitcoin plutot que l’or, avec tous les avantages en termes de securisation, vérifiation,etc ..) et ce serait tres bien

          1. Alx

            Il y a une autre grosse difference, c’est la desintermediatiin dans le traitement des flux, comme elle a lieu dans le financement

        2. « Le métier de banque ne disparaitra pas avec le bitcoin »
          Non, mais la banque telle qu’on la connaît actuellement, si et c’est évident.

          Et la différence majeure n’est pas seulement l’impossibilité de debasement, mais bien le fait que l’intermédiaire de confiance n’est pas nécessaire pour les transactions elles-mêmes. Le prêt en btc, sans l’intermédiaire de confiance, est une simple opération contractuelle avec prise de risque. C’est un contrat d’assurance spécifique. Or ça, c’est le propre des assurances, pas des banques.

          1. MCA

            @H16

            Ne risque t’on pas d’avoir des comptes bancaires en Euros (ou monnaie du lieu et moment) mais voir la banque de dépôt elle cette fois, placer ces dépôts en BTC ou une monnaie interbancaire basée sur la technique du blockchain?

            J’y verrais bien l’avantage suivant : rien ne change pour les clients qui sont rassurés et continuent à ronronner avec la monnaie qu’ils connaissent et tout change pour la banque qui échappe aux velléités de contrôles étatiques voire supra étatiques.

            Cette réflexion me vient du fait troublant que les banques s’intéressent de très près au processus blockchain et BTC.

            1. « rien ne change pour les clients qui sont rassurés »
              … et qui se disent : oui mais bon, à quoi bon passer par la banque alors que je peux être en BTC directement moi-même pour pas un rond ?

              Du reste, les comptes en euros, après un chyprage, les clients les trouveront moins cools.

            2. Alx

              Je ne suis plus sûr que les banques tiennent tant que ça a echapper aux velléités de controle etatique, du moins en france. Les dirigeants viennent souvent du public, et les allers retours se font dans les deux sens. Et je pense qu’elles y trouvent leur interet : tous les controles qui leur sont demandés leur donnent un role central dans l’economie. Leur erreur, c’est qu’elles pensent que les gens suivront toujours et n’oseront pas aller vers les nouvelles monnaies.
              Si ca les genaient tant que ca, leurs lobbyistes seraient plus actifs, elles doivent avoir des contreparties plus qu interessantes a tous ces contrôles

        3. theo31

          « il y aura toujours une besoin de financement par un professionnel »

          Il y a bien meilleur qu’un banquier : l’épargnant. Le banquier n’investit pas son argent mais celui des autres. Il ne risque donc pas grand chose. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de remarquer qu’en économie, les banquiers étaient des abrutis congénitaux. Ca n’a pas empêché l’un deux de me proposer de me prêter mon propre pognon à un taux 17 %.

        4. Alx

          J’ai vu un article hier annonc1nt justelent que la banque centrale des Pays Bas réfléchirait a se donner un role dans une monnaie electronique

    2. Higgins

      J’ai trouvé cette phrase dans la dernière livraison de Charles Sannat. Comme il le dit lui-même, ce sera ma note d’optimisme du jour (j’aime beaucoup le dernier paragraphe):
      « Certes un vrai libéral n’aime pas la sécurité sociale et autres charges. Il n’aime pas l’assistanat et préfère l’idée de responsabilité individuelle.
      Mais un vrai libéral aime avant tout la “liberté”, et pour tout vous dire, je suis ébahi intellectuellement de voir un immense courant se former chez les gens non-idéologues et qui sont simplement des observateurs aiguisés de la situation mais aussi concernés par la chose publique.
      Ce courant les unit tous, quelles que soient les sensibilités d’origine, et toutes les conclusions se rejoignent. Notre pays n’est plus que l’ombre de lui-même (mais c’est aussi valable pour les USA) et si nous en sommes arrivés là, c’est parce que nous avons laissé gagner une classe qui se comporte comme des crapules et rapine les peuples en bandes organisées.
      Alors oui, voir les crapules avoir peur, cela fait du bien à défaut de faire changer les choses, mais un jour viendra où la peur changera de camps et ce jour-là n’est plus si loin que cela. C’était ma note d’optimisme du jour. »
      (http://insolentiae.com/2016/03/30/a-propos-du-donald-par-charles-gave/)

    3. petit-chat

      BLACK MAMBA WARRIOR 31 mars 2016, 9 h 07 min
      Dites-moi, y-aura-t-il un jour des bonnes nouvelles ?

      Réponse : oui !
      7 000 millionnaires ont quittés la fRance en 2015
      Le lien suit, mais vu l’heure…!

  2. superseb34

    surtout que Timeo Danaos et Dona Ferentes c’est un peu ce qu’on fait depuis quelques années avec les Grecs justement… mais c’est un autre sujet.

            1. Aristarkke

              Peut-être pourrait-on y inclure dans ce critère, certain commentaire qui inaugurerait une ère de massacre de Laure Tograff et de Ste Haxxe…
              Pourquoi pas écrire Hô (comme l’ oncle parangon du bienfaiteur de l’ humanité) ou Oh!
              Je vous le demande???… 😉

          1. Higgins

            A une personne qui lui demandait d’où lui venait cette connaissance affirmée des langues latine et grecque, l’intéressé, hélas trop tôt disparu, répondait simplement, avec le petit sourire espiègle qui le caractérisait:  » Je ne connais ni le latin ni le grec mais je sais lire les pages roses du dictionnaire!!! »

  3. Aristarkke

    Patron, vous allez vous faire recadrer par GO, le comptable cireur de selles.
    Un tiers de vieux débris, un tiers d’ imbeciles arrogants et une proportion non négligeable….en QSP de complément pour le tout.
    La rhétorique lui échappant généralement, il ne devrait pas manquer de vous infliger que la QSP est simplement le dernier tiers…
    A moins que vous ne songiez à des tiers variables comme ceux de l’IR, dépendant de leurs grosseurs/grandeurs respectives au point d’en trouver un petit quatrième dans la liste…

            1. MadeInCH

              « en beauté ». Pas mal 😀
              Sinon:
              « Pour vivre heureux vivez caché »?
              Non. « Pour vivre LIBRE, vivez caché. »
              Mais certains n’ont pas besoin de la liberté pour être heureux.

  4. Aristarkke

    Je pense, à rebours de votre opinion, H16, que la gent politicaille grançaise a parfaitement mesuré le danger potentiel des monnaies virtuelles pour le renouvellement de ses prébendes étatiques des prochaines années. Même si intimement, elle n’ignore pas que ses agissements ne dépassant pas le cadre hexagonal n’ auront que peu d’ effets sur internet, il s’agit, à défaut d’être efficace, de décourager les futures velléités de dérive des cons tribuables en arborant un arsenal législatif redoutable d’ apparence. Voir en parallèle, les efforts des mêmes pour décourager la sortie de la SS qu’ils ne peuvent plus interdire concrètement à cause de la réglementation européenne mais que néanmoins, ils combattent plus ou moins adroitement par des règlementations dissuasives.
    Ne sous-estimez pas pas les capacités de régénération d’ intelligence chez les imbeciles quand on parle gros sous, tout spécialement quand on parle de ceux qu’ils estiment les leurs (présents et futurs).

    1. Cerf D

      Ce n’est pas une régénération de l’intelligence c’est dans la nature du politique

      Il ne comprend rien au présent, rien au passé, rien à l’avenir, enfin rien à la France, rien à l’Europe, enfin rien à rien… Mais il comprendrait l’incompréhensible, dès qu’il s’agit d’argent… (M. A.)

    2. « à rebours de votre opinion, H16 »
      Ben justement, si je me fends d’une citation latine à la fin, c’est bien parce que je pense que oui, certains ont bien compris le danger de ces monnaies numériques.

      1. Pheldge

        Ah ! si on avait interdit ce satané internet dès le début, suivant en cela les recommandations de nos brillants experts X-télécom, on n’en serait pas là ! On serait bien peinards et bien fliqués avec notre Minitel ! RIP (c’était quand déjà la fin du Minitel ? )

            1. MCA

              L’inscription et les résultats pour les examens également (avec la pompe à fric du 3615 bien entendu).

              Pour la petite histoire j’en avais un dans un placard tout poussiéreux et ai dû le ressortir pour qu’une amie de ma fille puisse regarder la résultat d’un examen (BTS je crois me souvenir), car c’était le seul moyen d’avoir ce résultat et la pauvre cherchait désespérément quelqu’un en possédant encore un.

              Ca confirme au passage le côté avangardiste de l’EN

              Depuis il ont appris qu’internet existait, comme quoi, il ne faut jamais désespérer

            2. sam player

              Il y avait et il y a toujours un côté intéressant au Minitel c’est pour l’utilisation comme terminal texte (TTY). Il n’y a pas longtemps je m’en servais encore comme terminaux sur des lignes de production ou pour paramétrer des équipements de production hors ligne (jet d’encre par exemple) et une fois pour rigoler pour changer la force du café sur la machine à café du boulot.
              Ca coûte rien (10 fois moins cher que l’équivalent industriel à l’époque), super costaud (dont le clavier), compact et léger.

              1. MCA

                Moi j’ai gardé le mien, dans 100 ans il vaudra de l’or au musée des antiquités comme les vielles bécanes calculatrices électromécaniques.

      2. Aristarkke

        Je comprenais plutôt que votre citation ne s’appliquait qu’en conclusion de la soudaine « bienveillance » de Bercy pour blockchain et ses corollaires tant était développée par ailleurs votre virulence à l’ encontre des croûtons rassis composant majoritairement le « législateur ». Dont acte. 😆

    3. pale rider

      @Harry +1 , c’est pour ça que pour moi les web techs aussi puissantes et agiles soient elles ne nous sauveront de rien . L’état défendra ses acquis pieds à pieds , férocement . les régimes sanguinaires peuvent forcer les gens à obéir à tout : ne plus lire ,ni écouter de la musique , ni porter de jupe , ni montrer son visage , etc etc alors utiliser des monnaies numériques …. , il suffit juste d’être sanguinaire et d’avoir le monopole de la force brute , c’est en cours d’implémentation .
      Le seul truc c’est que ce type de régime n’est pas durable , invariablement ça finit par lasser tout le monde et ça part en sucette.
      Mais bon , nul doute que ces monnaies seront un outil tres utile lors de la grande reconstruction post chaos , on regardera tout ça d’en haut avec un bon verre de bourbon

  5. Kazar

    « De même que n’apparaît pas au législateur aveugle l’évidente nuisance d’une telle proposition de loi qui éradiquera durablement toute velléité de la part d’entrepreneurs français de créer une telle plateforme en France (et les emplois correspondants). »

    Je ne suis pas d’accord, en réalité, ils s’en fichent totalement, le contrôle étant la priorité avant l’emploi.

    Et même si les subtilités de la technologie leur échappent, leur but sera au moins en partie atteint : grâce aux très nombreuses lois de surveillance votées dernièrement, et aux sanctions qui seront prévues concernant l’utilisation du bitcoin, ils décourageront son utilisation par la peur du gendarme, toujours efficace sur le citoyen qui n’est pas dans la catégorie « terroriste / grand banditisme ».

    1. « en réalité, ils s’en fichent totalement »
      Vraiment, non, je pense qu’il s’agit ici de capacité de compréhension. Comme ça leur échappe, oui, ensuite, ils agissent comme s’ils s’en fichaient, mais c’est une conséquence, pas une cause.

      1. Kazar

        Ne jamais sous-estimer son ennemi : la plupart n’y comprennent rien, c’est un fait, mais sur le nombre, certains captent le danger, et en plus, n’oublions pas qu’ils sont entourés d’une nuée de conseillers qui sont loin d’être tous des demeurés.
        Ces gens sont dangereux, dans un cas comme dans l’autre.
        Et ils conduisent notre pays au désastre, je suis juste étonné, suite à votre article d’hier, que la faillite n’arrive pas plus vite.

        1. albundy17

          Pour la faillite, il y a de la marge, le gros gâteau peuple va continuer a se faire bouffer un long moment par les parasites.

          « qu’un peuple mal conseillé aura placés là pour débiter de la loi comme d’autres des saucisses »

          j’adore :mrgreen:

        2. pale rider

          @kazar « faillite n’arrive pas plus vite » : notre merveilleuse nation est dotée d’une incroyable résilience c’est à la fois son défaut mais aussi sa force .

  6. Pheldge

    Je pense quand même que ces braves gens ont étés un peu brieffés par des geeks de service, du moins pour certains. De cela, ils auront compris deux choses : 1/ c’est dangereux pour le bizness étatique 2/ c’est une évolution inéluctable.
    Mais, étant donné l’inertie du peuple, on peut retarder le bouzin en y mettant tous les freins possibles … l’ultime étant de déclarer la monnaie cryptée illégale, en poussant sur l’état d’urgence, et tout ça …

    1. Bonsaï

      Mais ça, ce n’est que dans les cauchemars ou les romans de SF. La France est un grand pays, au cœur de l’Europe, ouvert sur le monde. Forcément ouvert. Donc même si le père François égrène sa folie douce à l’air libre, il ne peut quand même pas tout faire !

          1. robert

            A ma connaissance, un kamikaze n’a jamais eu pour objectif de tuer des civils.
            il s’agit, dans votre remarque, de shahid (martyre, au sens religieux) dont le but est de tuer un maximum de mécréants, qu’il s’agisse de civils ne compte pas.

            1. Royaumont

              Je suis d’accord, kamikaze est inadapté, et fait injure au Japon.
              Mais on ne va tout de même pas employé shadid. D’abord, personne ne connait et puis utiliser un terme issu de l’islam aiderait les malveillants aux amalgames…

            2. Higgins

              Rares sont les domaines dans lesquels on peut faire confiance aux journaleux. L’utilisation des mots n’échappe pas à cette règle. C’est effectivement faire injure aux vrais kamikazes que de galvauder ce mot.

  7. Kermit

    Concernant le Bitcoin, depuis quelques temps, une nouvelle manière d’échange se développe. Alors qu’une transaction nécessite deux adresse de wallets, un temps d’attente laissé à discrétion (en général 1 heure) pour vérifier que la transaction à été faite (suffisament enfouie dans la blockchain)…. il existe une solution encore plus simple ne nécessitant aucun transfert ni temps d’attente : l’échange de wallet.
    Il suffit de crypter un wallet puis d’envoyer la clef au destinataire !
    Cela existait depuis plusieurs années au niveau « commercial », mais maintenant cela se généralise.
    Donc pas de génération de bloc, pas d’agrégats en blockchain, et pas de traces .. nulle part !
    Le délire philosophico-cryptomaniac sur la longueur des blocs et le sexe du bitcoin n’est donc pas/plus un problème !
    Quand aux tentatives de contrôles et autres vexations étatiques, je suis très serein …. et un brin amusé

    1. FBM

      Sauf que l’échange de wallet annihile la garantie de Bitcoin, ce pourquoi il a remporté un tel succès : l’impossibilité de tricher en dépensant plusieurs fois un même bitcoin.

      Avec l’échange de wallet, rien ne garantit que le fournisseur de wallet ne va pas le fournir à quelqu’un d’autre… S’en suit une course à celui qui videra le wallet en premier.

      Donc, pour votre sécurité : ne faites jamais un échange de wallet.

      1. GrosBen

        Il y a et il y aura d’autres possibilités d’envoyer des bitcoins de manière indirecte à l’aide de sidechains (avec l’Ethereum par exmple).
        En fait le fond du débat sur la taille des blocks est:
        – Est-ce qu’on s’autorise à modifier le Bitcoin pour permettre un taux plus élevé de transactions au risque d’ouvrir la voie à d’autres modifications dans le futur qui pourraient le dénaturer ?
        – Est-ce qu’on garde intact le Bitcoin tel que décrit en 2009 et on s’arrange avec ses défauts en ajoutant d’autres couches de protocole ?

      2. Kermit

        La vérification du wallet est plus rapide et aussi certaine que celle de la transaction en BTC.
        Donc le conseil est le suivant : que celui qui sait ce qu’il fait …. le fasse, pour les autres : une abstinence salvatrice s’impose !

      1. Jeanpierre

        Vous pourriez développer parce que je ne comprends rien à cette technologie. Comme si j’avais six ans. Vous semblez avoir suffisamment compris la chose pour balancer une petite phrase comme si c’était une évidence. S’il vous plait. (le mot magique, très important 🙂 )

        1. sam player

          Je répondais à Kermit qui disait que donner un portefeuille à quelqu’un était encore plus rapide car ça ne nécessitait pas de transactions et que c’était donc instantané.
          C’est complètement idiot car ce serait comme recevoir l’identifiant et le mot de passe d’un compte bancaire et croire qu’on a définitivement $1M puisque c’est écrit dans la case solde du compte.

          Le premier truc à faire si on vous donne l’identifiant et le mot de passe d’un compte ce serait de virer le plus vite possible le solde sur un compte dont vous seul connaissez le mot de passe…. et ça nécessite une transaction… et pour bitcoin c’est pareil. Tant que vous n’avez pas fait cette transaction vous n’êtes certain de rien. Tout dépend de la confiance que vous avez dans la personne qui vous a remis ce mot de passe.

          Vous fournir un code c’est ce que fait Voyages SNCF quand vous avez payé sur Internet et que vous devez récupérer votre billet sur une borne en gare. Vous avez confiance car c’est la SNCF.

          Mais le but de bitcoin est de sécuriser des transactions entre des personnes qui ne se connaissent pas et qui n’ont aucune idée de leur honnêteté réciproque.

          Voilà ce qui se passerait si 2 personnes voulaient présenter leur transaction en même temps sur le réseau bitcoin : (vidéo calée à 9min44s mais si vous n’y connaissez pas grand chose déroulez la vidéo depuis le début)

          1. sam player

            Ca c’est de l’argument.
            Bon non seulement vous sortez une grosse connerie (ce qui serait excusable) mais en plus vous insistez en montrant que vous n’avez rien compris.

  8. cherea

    Tiens j’aimerai bien voir comment on présente le btc sur la télé & la radio publiques.
    Sinon, le Honduras va passer par la blockchain pour son cadastre, boum, titres de propriétés infalsifiables…le Ghana se tâte aussi.

    J’aimerai bien savoir quel truc ils vont nous pondre avec la blockchain, j’imagine bien un machin du genre: La blockchain contre le racisme et les discriminations.

    Sinon dans quel cadre vont-ils utiliser la blockchain?

  9. Royaumont

    Les politiciens pondent des lois.
    C’est eux, c’est une seconde nature, une raison d’être. Même si ça ne sert à rien, même si l’indispensable taxe qui accompagne la loi ne rapporte rien, ils font des lois.
    C’est maladif, un désir obsessionnel de tout contrôler, comme si le moindre espace de liberté allait se retourner contre eux.
    Certes, il y a des arrières pensées malveillantes et liberticides. Certes ils espèrent ramasser de l’argent au passage.
    Mais au-delà de ça, c’est un état d’esprit, la volonté de TOUT contrôler.
    La liberté, voilà l’ennemi !

    1. MadeInCH

      J’ai réussi à placer « mankagañé » et « vidlégislatif » dans une discussion sur la politique française avec ma famille en Suisse. Ils ont bien ri.

  10. Calvin

    Il n’est pas impossible aussi que de la base au sommet, de réunions en rapports, d’experts en décideurs, tout ce beau monde auto proclamé « régulateur pour notre bien » n’ait strictement rien compris à la blockchain. Qu’à aucune moment, quelqu’un ait levé la main en disant : « mais c’est quoi, concrètement, ce truc ? »
    Et que finalement tout le monde fasse semblant de savoir.

    Et puisque c’est la journée internationale de la citation :
    « Il n’y a rien de plus effrayant que l’ignorance agissante »
    Goethe.

    1. Royaumont

      Ça pourrait servir de devise à ce gouvernement !

      Ayrault, pétri comme il est de culture germanique, aurait pu le leur souffler…

    2. Jeanpierre

      « Il n’y a rien de plus effrayant que l’ignorance agissante ».
      Tout à fait d’accord mais j’aime aussi celui là :
      « Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas, et il l’a fait. » De Churchill d’après internet. Bon, j’admets, cette citation s’applique à un isolé qui veut résoudre un problème spécifique par ses propres moyens, un libéral quoi. Pas un député atteint de législorrhée chronique pour satisfaire une contrôlite carabinée.

  11. alx

    Il y a aussi le lobby des banques, je pense, derriere cette volonté etatique de controler/interdire les cryptomonnaies. A tous les coups nous allons arriver a une situation où seules les banques auront le droit d’utiliser la blockchain dans les transactions financières (ce qui lui enlevera tt interet…), sinon elles vont peu a peu perdre leur activité de gestion des flux, déjà qu’elles perdent doucement celui du crédit. ..

    1. « une situation où seules les banques auront le droit d’utiliser la blockchain »
      Et concrètement, l’interdiction d’utilisation par un tiers prendra quelle forme ? Je rappelle qu’il est par exemple totalement interdit de se partager des films, des séries, des musiques ou des vidéos sur le P2P et que la contrefaçon est passible d’amendes violentes et de prison ferme en multiples années…

      1. Pheldge

        Patron, je ne suis pas spécialiste, mais on peut , et les FAI le font, bloquer le traffic P2P … après on peut aussi interdire l’usage de VPN …

      2. alx

        Non, mais ils peuvent aussi vouloir des regles meme si elles ne sont pas applicables, les exemples que vous citez le montrent!! 🙂
        Je vais pouvoir voir de l’interieur comment les banques s’ adaptent a ca… avant de chercher un nv job 🙂

      3. MCA

        « Et concrètement, l’interdiction d’utilisation par un tiers prendra quelle forme ? »
        ______________________________

        ON avait déjà évoqué le pb dans un billet précédent.

        Il suffit d’interdire aux banques (françaises) d’effectuer des paiements (cartes, virements..) vers des comptes BTC pour alimenter ces comptes et les obliger à le signaler toute tentative au fisc.

        Parallèlement il faut interdire légalement aux gens de posséder des comptes BTC (arguments habituels : financements des trafics, pédonazis, terrorisme et j’en passe…)

        Bien entendu, ça ne concernera que les banques françaises.

        Reste les français qui ont des comptes à l’étranger et/ou des revenus en provenance de l’étranger pour contourner l’interdiction, mais ces personnes ne doivent pas être légion je pense.

        1. Et comme j’avais répondu : la contrefaçon est interdite, et réprimée par de très fortes amendes et des temps de prison ferme conséquents. Bilan : à peu près tous les Français contrefaçonnent à qui mieux-mieux. Je peux vous garantir doré sur tranche que ce genre de lois n’aurait aucune application pratique pour deux raisons :
          – cela criminaliserait instantanément trop de monde sans victimes
          – la barrière morale qui existe pour le vol, le meurtre, le viol n’existe pas pour les simples transactions commerciales (ou l’échange de musique).

  12. JuJu

    Toujours sceptique sur les monnaie numérique, je ne compte pas nier leurs importances.

    En revanche je tiens à signaler une impasse: en cas de bouleversement économique il y a de forte chance que des pannes d’électricités surviennent.

    Dans un monde globalisé avec un flux électrique interconnecté vous utilisez comment vos bitcoins si vous avez des pannes récurrentes? Avec des blocages de site récurrent?

    Aussi, de la même manière que les dépôts peuvent êtres attaqués par de grand voyous, ou de petit Etats, ou de moyens grands financiers, une monnaie numérique peut être attaqué au registre, au porte monnaie, à la connexion etc……

    Note: Pour passer à une phase « réflexion », je signale aussi qu’une pièce d’or ou un billet peut être volée/falsifié, mon objectif n’est pas de trouver le meilleur moyen de paiement, juste de connaitre leurs limites.

    1. « Dans un monde globalisé avec un flux électrique interconnecté vous utilisez comment vos bitcoins si vous avez des pannes récurrentes? »

      Dans un monde globalisé avec des pannes électriques récurrentes, la monnaie sera le cadet de vos soucis.

      1. Juju

        Bon…Donc je n’aurais pas de réponse.

        L’objectif que je visais était une réponse à laquel je n’avais pas pensé concernant les supposés faiblesses des monnaies numériques.

        Je sais aussi que je ne pourrais ni manger l’argent, ni manger de l’or soyez tous rassuré 😉

        1. C’était une réponse sérieuse. L’absence ou la difficulté à obtenir de l’électricité rend l’usage de Btc problématique, mais ce n’est plus alors le principal souci, de loin. C’est comme dire « bon, Btc, c’est bien joli mais il faut internet ». Oui, il faut internet. Mais il faut internet pour tellement d’autres trucs avant que si internet tombe, y’a plus de monnaie mais y’a aussi plus de société viable en quelques jours.

        2. Aristarkke

          Quand vous mesurez en direct comme moi et les autres plombiers le DRAME que représente pour beaucoup de clients, d’ être privé d’eau chaude parce que le ballon électrique ou la chaudière est HS, ce même pour 24 ou 48 H…. vous comprendriez parfaitement le propos de notre hôte!…
          😉

          1. JuJu

            Ah le propos je le comprend bien, surtout quand se genre de panne m’est déjà arrivé étant petit, étant plus grand, étant adulte 🙂

            Mais je ne voulais pas faire dans le « c’est bien beau » loin de là!

  13. hoh hup

    Le Sénat vote l’interdiction pénale de lire certains sites Web sans bonne foi

    Inquisition moderne ? Le Sénat a adopté mercredi soir une disposition qui obligera les internautes qui consultent des sites avec de la propagande terroriste à prouver leur bonne foi. Sinon, trois ans de prison.

    un pas de plus dans la censure

    1. jeans82

      Pas facile de prouver sa non appartenance au terrorisme ! Surtout si on a un nom a consonance étrangère et une couscoussiere dans la cuisine !

  14. jeans82

    Si on va sur le site de l assemblée nationale on risque d etre accuser de soutenir le groupe HOL LAND DADY qui terrorise la France depuis sa planque a l élysé !

  15. Taisson

    Une seule chose me semble sure: la liberté d’internet en général est vraiment menacée par les états…Comme les autres libertés.
    Il y à débat entre les optimistes (dont le Patron) qui pensent que ce sera difficile, et les pessimistes qui voient bien les interdictions possibles.
    En tout cas, on peut facilement limiter l’utilisation du net pour plus de 90% de la population qui ne sont pas des geeks. Même parmi les jeunes générations, la plupart des usagers des nouvelle technologies ont une aisance apparente qui stupéfie leurs grand pères, mais sont très loin d’être de vrais experts, pratiquant plutôt le clic tous azimuts que l’action techniquement réfléchie !
    Donc si les interdictions ne peuvent être contournées que par moins de 10% des populations concernées, il y aura tout de même un gros problème de libertés…

    1. sam player

      Les gens apprennent lorsque c’est nécessaire. Actuellement ce n’est pas utile et ce serait une perte de temps. Regardez comme les gens ont appris à réparer leurs voitures, faire des travaux dans leurs maisons… Leur intérêt est dicté par le gain et c’est normal. De plus dans de tels cas des outils très simples apparaissent spontanément. Voyez comme c’est simple d’installer une appli ou une extension vs un logiciel.

    2. Nomi

      Les interdictions servent en fait surtout à donner l’impression qu’on est cerné, mais elles peuvent toujours être contournées, d’une façon ou d’une autre. En 41 sous l’occupation, tout le monde s’est mis à faire de la contrebande, ne serait-ce que de denrées alimentaires, je répète: tout le monde. Parce qu’il n’y avait pas d’autre moyen.

      Ma grand-mère allait passer ses week-ends dans la maison de campagne familiale dans le Forez, et faisait le plein auprès des fermiers du coin. Quand elle redescendait en ville, elle passait le point de contrôle avec des aliments dans son soutif, sous ses robes, dans son panier. alors avec les moyens que nous avons aujourd’hui, nous avons de quoi faire face aux moyens dont dispose l’état.

  16. hoh hup

    LONDRES (Reuters) – La Banque centrale européenne (BCE) pourrait se permettre de distribuer directement 1.300 euros à chaque citoyen de la zone euro si aucun autre moyen ne lui permettait de faire remonter l’inflation, estime Nordea Bank jeudi.

    ils sont tomber sur la tête ou quoi ?

  17. Maigre Ian fan club

    J’ai une annonce à faire (osef mais ça va mieux en le disant):
    J’aime tous les styles de musique, et j’écoute de tout, vraiment de tout, sauf Renaud. Qu’il aille se faire plumer le caillou par Thatcher, merdalors.

      1. Maigre Ian fan club

        Bah, quand on jette la poubelle, on jette tout. On ne refait pas le tri pour voir ce qui pourrait être récupéré. Et donc Renaud –>[] hop! 😛

      2. BDC

        Et les bobos ! Ne garder que ces paroles : « Ma plume est un peu assassine
        Pour ces gens que je n’aime pas trop
        Par certains côtés j’imagine
        Que j’fais aussi partie du lot »

        1. Nomi

          En même temps, Renaud on dirait qu’il n’aime personne, sauf sa femme et ses mômes. Geignard, braillard, jamais content, avec sa gueule d’enfariné, l’air qu’il a mal digéré son 4 heures, perso je préfère encore passer l’après-midi avec I Muvrini (et c’est pas peu dire).

          Ah si, Renaud, il aime les femmes. Pas bien difficile pour un homme vous me direz, hein? Il aime les femmes, sauf Margaret Thatcher. Bref, il n’aime pas les femmes qui ont de la personnalité et qui ne se laissent pas dépouiller par le premier truand venu. Meg Ryan marque un point je trouve :p

          1. Nomi

            Je disais: « l’air qu’il a mal digéré son quatre heures ». Mais quand je tape le chiffre quatre, ça m’affiche ça:

            /quatre/

            Ou alors je suis seul à avoir ce grand bloc avec le message « sorry, this video doesn’t exist »?

      3. Pheldge

        « j’ai dit à sam qu’était au flip, regarde le mariole qu’il est maigre, mate la dégaine …  » allez maigre ifc , marche à l’ombre ! 😉

  18. sam player

    Je pense que le boss après nous avoir conseillé les stop pub la semaine dernière s’est rendu compte que la pub vidéo en haut du blog n’était plus vue et il a magouillé un code qui a foutu le bordel !

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