Le socialisme finit toujours par la pénurie

Puisqu’il faut absolument lutter contre les trafiquants de drogue, d’armes et de femmes, quoi de mieux que faire disparaître le billet de 500 euros de la surface de la planète ? C’est absolument certain qu’une fois disparus, les vilains et les méchants se retrouveront bien embêtés, non ?

Bon, certes, la disparition du billet de 500€ permet aussi de lutter un peu contre la méchante évasion fiscale qui enquiquine finalement beaucoup plus les États que les trafiquants, et, surtout, de passer à l’étape suivante de la guerre contre le cash qu’ils ont entreprise discrètement depuis quelques temps, grâce à des taux directeurs nuls.

Ah, décidément, le socialisme est toujours aussi prévisible puisque, quel que soit le domaine qu’on regarde, lorsqu’il y est appliqué, il se termine toujours par des pénuries. Certes, cette pénurie de billet de 500€ ne sera pas trop dure pour l’écrasante majorité de la population européenne qui, il faut bien le dire, n’a jamais eu à manipuler d’aussi grosses coupures. Mais il n’en reste pas moins que cette organisation systématique de pénuries est bien une caractéristique saillant du socialisme.

D’ailleurs, outre une Corée du Nord particulièrement illustrative mais aussi extrêmement fermée ce qui lui permet de faire ses petites horreurs sans être gênée, nous avons actuellement un excellent exemple de pénuries générées par le socialisme appliqué : le Venezuela de Maduro, dans la droite lignée de celui de Chavez qui avait courageusement établi les fondations de la catastrophe à venir, est maintenant arrivé au point optimal de tout régime socialiste correctement appliqué, celui où les gens commencent à crever de faim.

communism party is over

Ici, « crever de faim » n’est absolument pas une exagération. À la différence de la pénurie de billets de 500€ qui – elle – est organisée et ne fera souffrir personne (trafiquants compris), la pénurie désorganisée et subie par les Vénézuéliens atteint maintenant même la nourriture. Évidemment, la presse française n’en parle guère et se contente pour ce faire du minimum syndical(iste) : un petit diaporama, et hop, l’affaire est dans le sac.

Du reste, un diaporama similaire du côté anglo-saxon présente des photos supplémentaires qui permettent d’apprécier la situation à sa juste valeur, notamment en présentant les rayonnages vides des supermarchés ou ceux, remplis d’un produit unique, de ces magasins gérés par l’État. Toute ressemblance frappante avec l’URSS d’avant 1991 n’est absolument pas fortuite. Ce qui explique peut-être qu’on n’entend absolument plus ces politiciens français qui nous chantaient les louanges du pays tenu par Chavez puis Maduro.

Dans le reste du monde, l’analyse ne fait pas un pli : le contrôle des prix organisé par le gouvernement, mis en place pour répondre à une inflation pourtant thermomètre efficace de la dégradation de l’économie, a presque immédiatement entraîné des pénuries diverses et variées, depuis le papier-toilette jusqu’aux préservatifs. Dans un pays aux ressources pétrolières immenses, il faut maintenant importer de l’essence, et, ironie d’un sort décidément chafouin, depuis le Grand Satan Américain qui, de son côté, est devenu le premier producteur mondial de pétrole. La nourriture n’a guère pris de temps pour manquer dans les rayonnages.

Bien sûr, pour les Français bercés de leurs illusions à #DormirDebout, ce qui arrive en Amérique du Sud est si loin qu’il n’est guère pertinent de s’y référer. Il sera pourtant difficile de trouver des échappatoires et de nouvelles excuses à cette énième tentative d’un autre système, d’une autre façon de faire de la politique, d’un vrai gouvernement par le peuple et pour le peuple, et tous les autres tralala-tsoin-tsoin qu’on entend justement dans ces belles réunions de jeunes chevelus aux idéaux simplistes.

Non, le Venezuela n’est pas victime d’un abominable complot international ourdi contre lui qui aurait fait capoter les belles idées de Chavez puis de Maduro ; il n’y a eu besoin d’aucune intervention de la CIA pour aboutir au résultat observé, d’autant que la descente aux enfers fut à la fois parfaitement graduelle, progressive, sans à-coups, et surtout tout à fait prévisible et prévue, depuis longtemps, même dans ces modestes colonnes.

Non, le Venezuela n’est même pas sous embargo, ou même sous un blocus quelconque. Il n’y aura pas de méchant voisin riche et impérialiste à blâmer pour le ratage total de l’expérience chavino-maduresque.

Non, le Venezuela n’est pas un pays sans aucune ressource ne pouvant donc que s’appauvrir en important des richesses qu’elle ne pourrait produire localement. Elle dispose d’une quantité phénoménale de pétrole qu’elle aurait pu exploiter si ses dirigeants n’avaient pas absolument tout fait contre en virant les compagnies expérimentées et en nationalisant toute l’exploitation de main de maître. Quant à la chute des prix du pétrole, qui a certainement accru les problèmes du régime local, elle n’explique absolument pas les pénuries, celles-ci ayant commencé bien avant.

Non, décidément, le Venezuela ne se prêtera pas à l’un des habituels enfumages gauchistes permettant d’expliquer pourquoi, cette fois encore, le socialisme n’a pas marché.

socialisme allemagne

Ne doutons pas que le cerveau gauche saura bouder complètement toute communication avec le cerveau droit de ces derniers, et qu’ils trouveront donc une nouvelle parade mais baste, pour les autres, le constat de l’échec reste. Or, pendant ce temps, une partie croissante du peuple français continue, bille en tête, à réclamer qu’on emprunte globalement le même trajet…

… Ce que les politiciens s’empressent de faire justement. Et comme dans tout fief socialiste, la pénurie s’organise donc.

Je pourrais ici revenir sur quelques unes des pénuries déjà visibles en France, à commencer par celle de l’emploi (alors que les autres pays européens nettement moins collectivistes ne souffrent pas de ce problème). Je me contenterai de pointer une petite notule qui passera certainement inaperçue pour beaucoup mais qui représente un magnifique exemple de cette tendance : la pénurie, tout à fait organisée, de places en première année commune aux études de santé (PACES), à Paris, telle qu’on devra bientôt tirer au sort les étudiants qui pourront y accéder.

Il n’y a rien d’un hasard ici, c’est même parfaitement logique, implacable même : chaque mesure qui fut prise, ces 60 dernières années, en matière de santé, le fut pour plus de collectivisme. La « gratuité » des soins d’un côté, des études de l’autre, le carcan tous les jours plus lourd de la Sécurité sociale sur les professions médicales libérales, les transformant de fait en agents de l’État, les multiples et catastrophiques réformes (au premier rang desquelles, la dernière en date du ministre Touraine) tout cela a participé et participe encore du même penchant vers la collectivisation de la santé, avec pour corollaire inévitable la pénurie (de médecins dans les campagnes, de spécialistes dans certains domaines, et de places dans les facs).

On peut reprocher pas mal de choses au socialisme, notamment ce décalage croissant entre ses aspirations, toujours baignées de morale et d’humanisme parfois un peu cheap, et ses réalisations, funestes voire macabres. Mais au moins ne peut-on pas lui reprocher son côté parfaitement prédictible. Il commence toujours pareil, la bouche pleine d’égalité ronflante, et finit toujours pareil, la bouche vide, au milieu de pénuries dramatiques.

socialisme : cette idée radicale du partage

Commentaires235

  1. Aristarkke

    Après le billet de 500€ , ce sera celui de 200€. Montant représentant un luxe pour de trop nombreux grançais, ce qui induit de la frustration…
    Le socialisme lutte contre la frustration…
    (quand il n’y a plus rien à consommer, on ne consomme plus, ce qui évite toutes sortes de maux et d’ emplois de mots tombés en désuétude…)

    1. Calvin

      Au début, le plus dur c’est de ne pas corréler la frustration à la perte d’emploi ou à l’absence de certains biens. En France, une longue théorie de politiciens ont réussi à faire en sorte que grâce à la maladie égalitaire (qui transforme la frustration en jalousie) beaucoup puissent se passer de travail et de luxe.
      Donc, ça va mieux : le pays est bel et bien foutu.

  2. Le Gnôme

    Donnez le Sahara aux socialistes, et ils importeront du sable dans quinze ans.

    La balance commerciale française se dégrade de plus en plus, malgré la baisse du prix du pétrole, signe que nous fabriquons de moins en moins. Nous serons bientôt plus qu’une destination touristiques où les visiteurs nous contempleront comme des Hurons dans une réserve.

    1. petit-chat

      …sous réserve (!) de ne pas côtoyer la population.
      [flics chinois en tenue à Paris pour défendre leurs touristes]

      1. sam player

        D’Espagne il semble
        «Il est scandaleux et ridicule de savoir que le sable utilisé pour les systèmes de freinage du tramway d’Alger provient d’Espagne», regrette un des cadres de l’entreprise française Alstom, gestionnaire technique du tramway d’Alger.

    1. Pere Collateur

      Je ne suis pas d’accord: L’Allemagne a parfaitement réussi à faire marcher le socialisme un temps. Après, le méchant reste du monde s’est ligué contre eux et a tout cassé tout ce beau socialisme.

      On ne saura donc jamais s’il aurait merdé tout seul si il avait duré plus longtemps. D’un autre coté, qui s’en plain?

  3. petit-chat

    Le collectivisme est magique : comme il n’y a plus de papier toilette, il suffit de ne plus manger pour pouvoir s’en passer.

  4. Aristarkke

    Avec la dernière illustration, vous surpassez votre niveau habituel de médisance à l’ encontre du socialisme, Patron!
    Vous tenez en fait l’ illustration concrète que le planisme prolétarien aboutit exactement à la production juste calibrée aux stricts besoins de la population d’ un endroit donné. Si bien qu’après que les courses sont faites, il est normal qu’il ne reste rien en rayon.
    Pas de gas-pi-lla-ge sous le règne du socialisme, voilà une de ses supériorités…
    Voilà ce que vous pourriez lire sous la plume d’un gauchiste patenté….
    Bon évidemment, pour satisfaire les petites envies de petits extras par rapport à l’ ordinaire ainsi balisé, il y a encore besoin de quelques réglages mais Paris ou Caracas ou Moscou ne s’est pas faite en un jour…
    😕

    1. Gerldam

      En réalité, et même si l’image de la pénurie est frappante, en URSS, le gaspillage était monstre. Comme l’a si bien démontré Ludwig von Mises dans son génial « Socialism »(écrit en allemand à l’origine en 1922 -notez la date!), le socialisme conduit à ce qu’on ne puisse fixer un prix aux choses et donc qu’on va d’un côté produire des tonnes de boulons de 16 et de l’autre des tonnes de vis de 18.

      1. Hang’em high

        Evidemment, si on chipote !!!!…. par contre, pour ce qui est de l’écrou (simplifié) ils étaient top !!!!

          1. Hang’em high

            Excessivement !!!! cherchez sur Wiki « Vassili Mikhaïlovitch Blokhine »… un adepte de la qualité allemande….

      2. JOLLY

        Le prix du pain était contrôlé, les gorets étaient nourris avec.

        Parce que le prix du cochon devait être contrôlé aussi.

        Mais, si le prix du pain était contrôlé, le blé devait être subventionné ? Autrement le système s’écroule… et moi aussi LOL.

    1. Calvin

      Cosse et Royal n’étaient pas dispo cette semaine, et Duflot avait aquafitness (normal pour Duflot, me direz-vous).

          1. René-Pierre Samary

            Comme disait O. Wilde :
            – On ne tape pas sur un homme à terre…
            – Oui… Mais alors, quand ?
            On ne tapera jamais assez sur le socialisme, même à terre.
            J’attends depuis quarante ans le coup de grâce. Mais l’hydre, toujours, renaît.

          2. Pheldge

            et puis , quand on regarde sa binette sur la page du Figaro ( je parle de la vignette tout en haut ) on dirait un travelo … Bon je sais , on a dit « pas le physique » mais là c’est l’apparence, l’image qu’elle donne 😉

  5. Gérard

    Je ne me rappelle plus qui a dit que le socialisme est le régime politique capable d’aboutir à une pénurie de sable au Sahara ….

      1. doumet

        tout comme: « écrivez-nous pour nous dire ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer », non ?

  6. Higgins

    En Grance, l’indice PMI pour le mois d’avril est franchement mauvais (49,6 au lieu de 50,2 précédemment, déjà en baisse). L’apparente bonne santé vient d’une légère embellie au niveau des services (50,9 au lieu de 50,6).
    Pour la guerre contre le cash, ce n’est hélas plus une chimère. On commence par les billets de 500 euros, jusqu’où s’arrêteront-ils? Comme les taux ne manifestent aucunement une inclination à la hausse, j’ai bien peur que la machine infernale soit lancée pour de bon.
    Enfin, au Vénézuela, on ne peut que regretter que sa population vive en direct la seule issue offerte par le socialisme. D’une certaine manière, elle n’a qu’à s’en prendre qu’à elle-même mais c’est quand même violent vu les richesses potentielles du pays. Maduro dispose, hélas, encore de soutien bien qu’une pétition signée par 2 millions de personnes réclame son départ. Mais il faudra au moins 20 ans d’efforts ininterrompus pour redresser la situation. Le ver étant bien installé dans le fruit, ce sera difficile. Le pire reste que le pays est désormais en pénurie de bière, l’importation de malt étant stoppée.

    1. Hang’em high

      Regrettable, cette pénurie de bière…. en Russie, on favorisait la consommation de vodka… d’un autre côté, n’est-ce pas, et à la différence des alcools forts qui abrutissent, une légère ébriété telle celle généralement dûe à la bière pourrait pousser les foules à des extrémités regrettables…

      En 1788, les moisson avaient été mauvaises, alors qu’en revanche les vendanges furent pléthoriques…

    1. René-Pierre Samary

      Le « jeunisme » est une des manifestations les plus flagrantes de l’abaissement général des sociétés occidentales. Eriger l’inexpérience en vertu, l’agitation en sagesse, le nouveau comme une loi naturelle, nous vaut ces cohortes de jeunes abrutis, que les mercantis ont persuadé qu’ils étaient le sel de la terre, quand ils n’en sont que le lisier (bravo, l’agriculteur teuton !).
      « Je me demande ce qui a bien pu se passer à un moment donné, quelle espèce de maléfice a pu frapper notre génération pour que, soudainement, on ait commencé à regarder les jeunes comme les messagers de je ne sais quelle vérité absolue. Les Jeunes, les jeunes, les jeunes… On eût dit qu’ils venaient d’arriver dans leurs navires spatiaux (…) Seul un délire collectif peut nous avoir fait considérer comme des maîtres dépositaires de toutes les vérités des garçons de quinze ans. »
      Fellini par Fellini, cité par Alain Finkielkraut dans « La Défaite de la Pensée ».

      1. MCA

        @René-Pierre Samary – 7 mai 2016, 15 h 50 min

        Et comme aurait dit Coluche : « et puis moi ça m’arrange!  » :o))))

      1. René-Pierre Samary

        Qui, moi, RPS ?
        Célinien, si l’on veut, je le connais par coeur, ce gross filou, qui parlait justement, à propos du monde d’aujourd’hui, d’une « grande entreprise à se foutre du monde ».
        Céline m’amuse, même dans ses excès de colère. Il avait besoin de cette colère pour écrire, cette excitation. Il en est né une oeuvre maîtresse, avec des scories, des facilités parfois. Interdit de commémoration par une petite crotte, Céline en sort grandi.

        1. Hang’em high

          Nan, RPS, pas toi….quoique ta défense et illustration du grand Ferdine me plaise bien… Cétait l’incipit du Voyage, malignement cité, l’air de rien, par Danny…. « commencé » ou « débuté », hein ?

              1. Hang’em high

                Nan, juste Radio Bolcho, et à doses homéopathiques… pour RTL ou E1, bien que la publicité soit susceptible de me « rendre libre » (Evangile selon GO) c’est « juste pas possible » comme disent les jeunes…

                Je dois avouer, même… j’ai honte, mais j’assume… que j’aime l’humour de Daniel Morin, et surtout sa façon – destroy, pour l’intéressé – d’annoncer l’immense Patrick Cohen, chaque matin à 6 h 58….

                1. René-Pierre Samary

                  Le « ça a débuté comme ça » du Voyage donne le ton, faubourien, factuel. L’incipit, c’est essentiel. Le mien ( « Lorsque je fus à nouveau sur l’île de Grenade, cela faisait trois mois, et cela fait deux jours. »), joue sur la conjuguaison, et le rythme de l’alexandrin (on s’amuse comme on peut !)
                  L’un des plus étranges est celui de Madame Bovary. Personne ne semble remarquer que dans « Nous étions à l’étude, quand le Proviseur entra, » etc, le « nous » implique un « je » dans la suite du roman… un « je » qui jamais ne revient. L’un des pires incipits est celui de Marie D’Yaye dans « Trois Femmes puissantes », cette grotesque conjonction de coordination en début de phrase, procédé stylistique tout juste bon pour l’hebdomadaire « Détective » (je le sais, je l’ai employé dans ce fleuron de la presse française). Les Goncourt lisent-ils ce qu’ils couronnent ?

  7. Honorbrachios

    Discutant avec des socialistes sur les famines en Chine, je dis que les pires furent sous Mao. Et on me répond que Non, Avant, C’était pire, qu’ils mangeaient leurs bébés, (sic!)surtout les filles, parce qu’ils avaient le droit qu’à un enfant, et , (resic!) ,que de toute façon, ces famines étaient dues à un complot des Américains….
    Un soce, tu peux lui démonter par a + b que le socialisme ne marche jamais, et lui faire un listing complet des pays qui l’ont testé et foiré, c’est toujours parce que ça n’a jamais été bien fait, ou pas été assez loin, et toujours la faute aux méchants complots…

    1. bibi

      Le socialisme n’ai jamais allé assez loin en éradiquant au maximum qu’un tier de la population.
      Si le socialisme avait été poursuivi jusqu’au bout et avait éradiqué la totalité de la population, il aurait enfin réussi a ce que tout le monde soit égal dans la mort, mais hélas le peuple mécréant ne lui a jamais laissé l’occasion de terminer son oeuvre.

      Je vous le dis le socialisme ça marche pour peu que les hommes soient tous près à donner leur vie pour son avènement.

  8. Hang’em high

    Cela me rappelle une histoire d’Albert Paraz au sujet d’un trotskard de ses amis, qu’il revoyait après une longue interruption, dûe sans doute à la guerre et l’occupe.

    Paraz, qui avait fréquenté tous les milieux – bien qu’anarchiste de fond en comble – avait pratiqué en amateur ces chapelles de la IV° internationale, et pensait à juste titre qu’un trotskiste était imperméable à toute remise en cause politique. Il avait, au reste, raison, quand on voit l’entrisme syndical et la pénétration dans l’appareil d’Etat actuel, même si l’on ne s’y prive nullement des blandices du pouvoir….

    Enfin, bref, le bon Paraz trouve son ami singulièrement abattu, presque à la dérive, et en arrive à lui poser la question sur cette étrange évolution.

    Et l’autre de lui raconter qu’en clandestinité, il lui est arrivé, par ennui, de faire tourner les tables, et – lo and behold – il est entré en relation avec l’esprit de Trotski lui-même, qui lui confie qu’il n’est plus trostkiste depuis qu’il a rencontré Dieu !

    Et si on envoyait des guéridons chez Juju les Belles Toccantes, et autres infiltrés du PS ? guéridons siglés Patek Philippe, naturellement….

    Bon, il est vrai que le grand Albert avait l’esprit farceur….

  9. bibi

    « le Venezuela de Maduro, dans la droite lignée de celui de Chavez » enfin voyons Mr16 c’est dans la gauche lignée.

    « Ce qui explique peut-être qu’on n’entend absolument plus ces politiciens français qui nous chantaient les louanges du pays tenu par Chavez puis Maduro. »
    Certes mais heureusement nous avons le leader minigros qui considère que son gouvernement est le plus à gauche du monde à part celui de Nicolás Maduro au Venezuela, ce qui en dit long sur le devenir de la Grance.

  10. Bonsaï

    C’est toujours un bon moment quand le violoniste joue les vieilles rengaines qu’on chante en chœur. Les pénuries en Chine et en URSS, c’est toujours de la bonne à fumer en hydroculture, tout ce qu’il y a de clean…
    Mais maintenant on commence aussi à se trémousser un peu du côté de l’oncle Trump : imaginez un peu l’étudiant américain déjà endetté de plus ou moins 35’000.- US$ avant même d »être entré dans la vie active, juste pour payer ses études supérieures. Celui qui ne veut ou ne peut pas rembourser sera obligé de s’expatrier pour passer sous les radars…

    1. bibi

      35000$ vous vous rendez compte que ça fait un crédit d’une mensualité de 325$ pendant 10 ans, mais comment faire pour rembourser une telle somme dans un pays ou le taux de chômage des diplômes universitaire est de moins de 2%.

        1. Bonsaï

          La curiosité, l’information et l’objectivité n’ont rien à voir avec le gauchisme. Sinon vous seriez de gauche, cher Lord Quiet…
          « Jusqu’à la crise, le remboursement était plus ou moins gérable. Mais depuis 2008, décrocher un premier emploi à la hauteur de ses diplômes est beaucoup plus compliqué. Quantité d’étudiants se retrouvent plombés par ces emprunts, ce qui commence à avoir des effets macroéconomiques. « L’accroissement des remboursements et des défaillances de prêts étudiants est préoccupant », explique Donghoon Lee, un chercheur de la Fed de New York. »
          in lemonde.fr/economie/article/2015/02/18/les-dettes-des-etudiants

                    1. Nomi

                      Drelin drelin! Voilà voilà j’arriiiiiiiiive!
                      Je pensais justement qu’on devrait plutôt favoriser la pénurie de socialistes. Mais remarque, même pas besoin de s’en inquiéter: à force d’imposer partout le socialisme, ils vont finir par provoquer leur propre pénurie.

                      Faut juste serrer les fesses et attendre, ils finiront par s’éteindre d’eux-même.

                      PS: mais vous allez me demander: quel rapport avec cette histoire d’incomprise? Aucun. Voilà voilà!

              1. Hang’em high

                Pardonnez, chère Lady B, le côté inélégant, voire grossier, de la citation…. aaah! ce Malraux… à fréquenter les grainetières, on se gâte la plume, si j’ose dire :

                « Nous touchons là le point où l’extrême subtilité rejoint mystérieusement la connerie. »

                  1. Pheldge

                    c’est sûr que si c’est écrit dans le Monde, (le journal de révérence ) ou dans Libé , c’est du sérieux, du lourd, un peu comme un bouquin de Piketty …

      1. Strongagain

        J’ai vu un reportage sur le sujet, ou les journalistes montraient les « pauvres » étudiants ruinés qui arrivaient pas à rembourser leur prêt étudiant. Ils ont vu passer le fait qu’ils avaient tous suivi des cursus débiles du style perse, latin, histoire médiévale, grec ancien, …. . Bref des diplômés qui étaient sûrs a 100% de pas trouver de boulot. C’est bien de faire ce qu’il nous plait dans la vie, mais faut d’abord penser a manger.

        Mais c’est aussi la faute aux organismes de crédit, laisser prendre des crédits de 60 000$ pour un diplôme qu’ils savent inutiles … ils se pensent too big to fail, mais y’a trop de truc sous le tapis pour que ça passe.

        En France, ces même étudiant des même cursus inutiles on pour plan de carrière de dormir debout entre 2 bières 1 join.
        Mais c’est pas cher, c’est l’état qui paye.

        1. sam player

          éh éh les prêts ont été garantis par l’état… ce qui a augmenté le coût des études !
          « C’est en effet l’Etat fédéral qui garantit voire accorde directement les prêts aux étudiants, dont les taux d’intérêt sont fixés par le Congrès. Le système permet ainsi aux étudiants insolvables de financer leurs études, mais a parallèlement renchéri les frais de scolarité, et encouragé les étudiants à emprunter. « Nous supposons que l’offre abondante de crédit a soutenu la demande, et les étudiants ont pu emprunter à la fois pour leurs études et pour leur consommation courante, estiment les analystes de Morningstar.  »
          ____
          Toujours l’état qui partant d’un bon sentiment fausse le marché et renchérit les coûts. Youpi.

    2. sam player

      Cet endettement n’est pas un mal car ça met la charge des études sur ceux qui étudient et qui en tireront un bénéfice et ça devrait les responsabiliser pour aller dans des filières dans lesquelles il y a des débouchés… et non en histoire de l’art.

      En France c’est le clampin moyen qui paie les études des zélites, qui paie l’Opéra de Paris des zélites… sans en profiter.

      1. bibi

        Les études aux US n’ont rien à voir avec les études en France, et le marché de l’emploi non plus, et il est assez aisé pour un diplômé universitaire de trouver un emploi même avec un Bachelor en l’histoire de l’art qui soit dit en passant et bien plus formateur qu’on ne veut bien le croire.

        C’est bien un travers français que de penser que pour exercer tel ou tel métier il faut tel ou tel diplôme.

        1. sam player

          France Masters 1 et 2, maîtrise, DEA, DESS Arts
          – Taux de chômage 13% (le plus fort taux des diplômes de ce niveau à égalité avec socio-psycho
          – Travail à temps partiel 30%
          – Salaire médian 1360€

          Lien intéressant suit

            1. sam player

              Précision : comme dit en bas de tableau de l’INSEE cela concerne ceux qui ont été diplômés il y a plus de 10 ans… donc ça filtre les étudiants fraîchement émoulus et ça montre bien la situation réelle et aussi qu’en plus de 10 ans (certainement 30 ans d’ailleurs) on n’a toujours pas réagi mais… c’est super, on ne fait plus de sélection, c’est l’égalité réelle.

        2. Oui enfin renseignez-vous mieux sur les études américaines et le taux de défaut dans les prêts bancaires aux étudiants, c’est en train de devenir assez épiquement malsain.

          1. Higgins

            Un de mes amis, spécialiste en finances, a enseigné aux USA et il connait bien le problème. Il me disait sur ce sujet la semaine dernière qu’actuellement la rupture se situait entre la troisième année de Bachelor (notre vieille licence) et les Master. Je n’ai plus les chiffres en tête mais la rupture était sévère car de nombreux étudiants ne peuvent plus financer ces nouvelles années. Bon, le marché de l’emploi état ce qu’il est, il dot être un tantinet plus facile de trouver du travail aux US qu’en Grance.

        3. Peste et coryza

          +1
          Lors de mon post doc en Tchéquie, j’ai eu à encadrer des étudiants de L1 à L3, issus de fac russes, ukrainiennes, bélarusses, et de Princeton.

          Oh mon dieu, c’était des monstres… le gus de Princeton, en plus d’être biochimiste, était compétent en informatique, en électronique, en traitement du signal, et avait de solides connaissances en médecine.
          Les russes, pareil… quand ils ne picolaient pas.
          Il y avait aussi des indiens, qui semblaient tous de très bon niveau.

          Je ne connait aucun étudiant français capable de rivaliser avec eux, moi y compris (et je n’ai pas de honte à le dire).

            1. Peste et coryza

              C’est juste déprimant. Pour toi, parce que ça veut dire que tes diplômes ne valent pas un clou, mais aussi pour la France en général et l’université en particulier.

              Et puis ça n’augure rien de bon si tu veux quitter ce pays de dingue. Je sais que le cuistot français est recherché, mais pas le biologiste français. Maintenant, je sais pourquoi.

    3. nemrod

      Ouh la la 35000 vous êtes certain ?
      Quelle abomination ?
      C’est le prix d’une Mégane un peu cossue…si si ça existe.

      Je me demande comment j’ai pu rembourser 600 000 euros soit le prix de mon outil de travail…en 12 ans.

      Des petits joueurs ces amerloques…tout dans la gueule.

          1. sam player

            Si on demandait aux étudiants de payer leurs études (sans caution d’état) ils seraient tout de suite plus réalistes et motivés.payez 10,000 euros par année d’étude (disons 50KE au total) n’est pas irréaliste si c’est pour gagner 10 fois cette somme sur une carrière, même de 40 ans (ça fait 12.5KE de plus par an).
            Mais je ne sais pas si vous avez ouvert le lien INSEE de 2009 du niveau de salaire suivant les différents niveaux de diplôme et discipline mais gagner *en moyenne* 1400 euros (2009) après 5 ans d’étude… uhm… on se renseigne avant.
            Avec mes gosses, pour occuper le temps de trajet, une fois que l’un a compté les églises et l’autre les châteaux d’eau, on avait eu une discussion sur le minimum qu’il fallait pour vivre correctement et en étant indépendant (RPS: sans passager clandestin) et on était arrivé à 2,200€-2,500€ pour une personne seule (c’était il y a 10 ans mais ça n’a pas dû varier beaucoup depuis).
            Après ils se sont attelés à regarder les salaires en fonction des métiers et sont donc revenus aux réalités.
            Ma fille a alors décidé que ce sera 5,000€ mini (because shopping) et on a bien rigolé mais à 24 ans là elle est sur la voie, elle vient de refuser un poste de directrice de supermarché à 3,200€ net car pas assez de perspectives d’évolution.
            Le fils, plus jeune est sur la même voie, après s’être rendu compte après 1 an qu’avec un CAP de couvreur il n’allait pas aller bien loin. Il a repris des études d’ingénieur en alternance.

              1. sam player

                … alors votre pseudo n’est pas usurpé…
                … mais surtout un métier qui permette déjà de dépenser, mais bon son métier lui plaît et elle a un super contact client (comme son père)

                1. BDC

                  MDR Sam ! J’ai bien relevé l’italique … Je vouvoie GO et il me tutoie, lui. Avec Bonsaï et Pheldge le vouvoiement fait naturellement partie du jeu entre nos personnages. Je suppose que vous voulez que je vous tutoie sinon vous m’auriez tutoyée en me laissant vous vouvoyer … 😀

                  1. sam player

                    BDC 14 h 26 ça fait 2 fois que je réponds et que je me fais éjecter par Guru meditation… les dieux sont contre nous !

                    Donc je disais que le « je suppose que tu voulais que je… sinon tu…. mais si… alors tu…. mais en ce cas je… » c’est vachement compliqué et que ça me rappelle une de mes ex… p’tain c’est compliqué les femmes !

                2. Pheldge

                  comme son père : « does the Pope shit in the woods ? » euh, non, wait « the apple doesn’t fall far from the tree … » 😉

                  1. Peste et coryza

                    J’en connais des filles niveau master qui ont choisi ça comme plan de carrière : soirées écoles d’ingés, choper un ingé EDF, et faire femme au foyer.

                    1. Pheldge

                      Comme destin pour une meuf, y’a pire ! par exemple se traîner un « amour de jeunesse » reconverti en étudiant à vie, et j’en ai connu deux ou trois parmi mes amies d’enfance … et puis, les ingénieurs ne sont pas tous des laiderons, hommes ou femmes.
                      La vie est injuste, y’a des mecs qui ont tout, tu veux que je remette ma photo en gravatar ? 😀 Y’en a même que c’est des top-models, regarde BDC 🙂

            1. Peste et coryza

              1400 euros pour commencer, c’est plutôt normal pour un cadre aujourd’hui.
              Même dans l’ingénierie (en biologie).
              Pas pour rien que plein de concours niveau bac payés à ce niveau sont trustés par des bac+5.

              Il va falloir m’expliquer comment ta fille peut se dégotter à 24 ans un tel salaire. Une connaissance St Brieuc, avec 6 ans d’expérience comme serveur (il vient de la fac de sport), manageur de restaurant, gérant, et commercial sédentaire dans l’agro, s’est fait embaucher chez carrefour comme responsable de magasin à 1800 nets… et d’après lui, c’est un bon salaire pour la profession.

              Pour ton fiston, dis lui bien qu’il y a ingénieur et ingénieur…

              @Sam player
              La plupart des gens qui se lancent dans les études le font par passion ou par obligation (pas assez de thune pour se risquer à un emprunt ou à partir trop loin).
              Et à 18 ans, franchement, niveau maturité, on repasse…

              A savoir également que la situation s’est durcie en France. D’après quelques co voitureurs cadres proche retraite, avant on recrutait des licenciés de psycho car ils pouvaient faire de bons cadres… ce qui est totalement exclu aujourd’hui.

              1. sam player

                P&C tu as oublié le passage « Après ils se sont attelés à regarder les salaires en fonction des métiers et sont donc revenus aux réalités. »

                1400 euros net après 5 ans d’études : ça prouve juste que le diplôme et les années d’études se sont fortement dévalorisées puisqu’en final c’est payé comme un couvreur avec quelques années d’expérience et travaillant 35h, diplôme de couvreur qui lui n’a pas souffert de cette dévalorisation (ou pas trop).

                Donc ils ont fait des choix vénaux (comme BM)

                En gros les domaines qui ressortaient le plus c’était le commerce, la construction genre gros travaux et l’informatique.

                Pour Carrefour tu peux multiplier par 4 ou 5 dixit ma fille qui a conservé des contacts de son école dans outes les marques de grande surface… ça doit être un carrefour city.

                1. Peste et coryza

                  Il est dans le carrefour du coté de St Brieuc, donc oui c’est un petit truc.

                  Ah, la vénalité… combien de fois je me fais approcher par des filles (tiens, une boulangère pas plus tard qu’hier soir, à la fête de la morue), qui se barrent quand elles apprennent combien je touche.

                  1. Pheldge

                    P’tain, mais 1/ pourquoi tu leur dit ? 2/ si tu prends l’air honteux , ça va pas les attirer !
                    T’es désespérant, faut qu’on t’apprenne comment faire avec les gonzesses aussi ? Pffff…

                    1. Hang’em high

                      En dernière analyse, je pense que PetC est une sorte de « pierre de touche », un test vivant, financé par des cercles constructivistes, et destiné à montrer combien :
                      1/ les libéraux sont sans coeur, à la Ayns Rand
                      2/ les mêmes libéraux aiment à se moquer du peuple
                      3/ la révolution communiste est nécessaire

                  2. sam player

                    P&C PTDR
                    Jamais une femme ne m’a demandé combien je gagnais… tu te débrouilles comment ?
                    D’un autre coté si tu trouves que gagner 1400 euros aprèas avoir fait plus de 5 ans d’étude sup et que tu trouves que c’est une bonne moyenne… je comprends. Comprends moi bien, je ne méprise pas ceux qui gagnent 1400 euros, ça m’est arrivé entre 2 jobs juste pour éviter de perdre de l’argent et ça m’a permis de trouver mon job suivant, mais ne pas avoir plus d’ambition que cela je pense que ça doit transparaître en toi.
                    Attention, ambition ça ne veut pas dire « oui j’aimerais gagner plus » c’est de se donner les moyens d’y arriver même si ça ne marche pas du premier coup.

                    1. Peste et coryza

                      @Phelge
                      Parce qu’on me le demande (et que je suis trop con… être honnête, ça ne sert à rien), et non, je n’ai pas l’air honteux. Mais amer, pessimiste, ça oui… et ça se ressent.

                      @Sam Player
                      Non, ça ne me satisfait pas. J’avais bien plus d’ambition que cela. Mais ai je le choix ? J’étais plutôt bon dans ce que je faisais, mais ça n’a jamais marché. Il me faut un plan de rechange, mais je ne sais pas vers quoi aller… et ni un conseiller pole emploi ou Apec ne peuvent m’aider à y voir clair (Pole emploi, ai je besoin de commenter ? Quant à l’APEC, ils considère les biologistes comme des boulets).

                    2. Pheldge

                      P&C, ravaler et ruminer ton amertume 1/ ne sert à rien 2/ te fait du mal ! fais la paix avec toi-même accepte-toi tel que tu es avec tes défauts, et tes qualités, remets toi en question et cesse de reporter sur « les autres » la responsabilité de tes échecs. C’est totalement contre-productif. Regarde l’avenir et essaie d’avancer !

                    3. Pheldge

                      Voici la solution à tous tes problèmes :
                      lepoint.fr/emploi/emploi-un-jeune-sur-cinq-se-dit-pret-a-coucher-pour-reussir-09-05-2016-2037859_30.php

                2. Aristarkke

                  Pour un couvreur qualifié et expérimenté (5ans au moins) la paie moyenne en IDF, (nette) est de l’ordre de 2.000 €. S’il travaille le zinc, c’est encore mieux. C’est encore plus difficile de recruter un couvreur qu’un plombier.

    4. bob razovski

       » imaginez un peu l’étudiant américain déjà endetté de plus ou moins 35’000.- US$ avant même d »être entré dans la vie active »
      C’est stupide.

      Des amis américains pas vraiment trumpistes m’ont toujours dit qu’ils mettaient de côté pour payer les études de leurs enfants, dès leur naissance. alors certes, le montant est élevé quand on le sort en une fois, mais c’est de l’argent qu’ils n’ont pas eu à donner en impôts à une stupidité qui s’appelle l’éducation nationale.

      Quand je fais le compte de ce que je lâche en impots à l’EN + ce que l’école me coute actuellement + ce que couteront les études des enfants, je suis laaaaargement au dessus de 35000$. Et avec tout ce qu’on me vole, impossible de mettre de côté pour atténuer le choc.

  11. Gerldam

    Dans le communiqué de la BCE, il est bien dit que l’institution de Francfort n’imprimera plus de billets de 500€ après 2018. Mais comme le mandat de Mario Draghi, non renouvelable, se termine en 2019, rien n’empêchera le successeur d’abroger cette décision si, d’ici là, ni la France, ni l’Allemagne ne sont plus socialistes. On peut toujours rêver.
    Il est aussi dit que les coupures de 500€, que j’ai eu le plaisir de manipuler à de nombreuses reprises -ma confiance dans les banques s’amenuisant au fil du temps-,resteront valables et devront être acceptées comme bonne monnaie. En revanche, il n’est dit nulle part si, après 2018, les billets de 500€ déposés dans une banque seront systématiquemernt retirés de la circulatrion, ou seulement les billets trop usagés, comme c’est le cas actuellement.
    Quelqu’un a-t-il des infos?

    1. GrosBen

      C’est le moment d’investir dans les billets de 500€, pénurie aidant il devrait plus tard s’échanger plus cher que sa valeur faciale.

        1. MadeInCH

          LE papier, tu peux te torcher, le brûler pour faire de la chaleur.
          L’or n’est pas comestible et ne chauffe pas.
          Si plus personne n’a a manger, tu l’àchange contre quoi, ton or?
          (Voyons… Qui va comprendre?)

          1. Pheldge

            la pénurie et la famine universelle sont des chimères … dans le pire des cas tu trouveras toujours quelqu’un disposé à te vendre sa femme et ses enfants pour que tu les rôtisses …

            1. sam player

              A certaines époques pas très lointaines les gens mangeaient les animaux dans les zoos qui trouvaient là quelque utilité.
              Au pire il y a toujours la chasse et aussi ceux qui s’organiseront pour subvenir à leurs besoins et commercer avec d’autres.

    2. sam player

      Pour info il y a toujours le billet de 1000CHF qui vaut 2 billets de 500€
      Un jour il y a une dizaine d’années j’avais demandé à la banque de mon entreprise quelques milliers de CHF pour faire une avance sur frais à 2 monteurs que je devais envoyer dans le pays sylvestre de l’arbre. La banque ne m’a donné que des billets de 1000. Un monteur m’avait fait la réflexion qu’un billet c’était presque son salaire…

  12. sam player

    La différence entre les 2 diaporamas du Monde et de BusinessInsider est assez étrange surtout que la source est la même, même agence, même photographe (cette info containérisée pas des agences de presse ça en devient mono-tone).
    Avec celui du Monde on pourrait presque croire que les gens sont seulement pauvres, c’est certainement le but.
    L’alignement en facing sur une seule ligne du même produit (compote pour bébé) sur 10m de long dans la 2ème photo de BusinessInsider c’est consternant… pire qu’un rayon vide.

    1. Oui, voilà : le Monde a simplement oublié de montrer l’essentiel, à savoir les rayons vides ou pleins du même produit, en reproduction fidèle des meilleures pages du communisme soviétique pré-1991.

      1. Royaumont

        Les média français ne sont pas dans une logique d’information, mais de défense d’intérêts catégoriels. Sarkozy avait touché à leur statut fiscal, Hollande s’était empressé de le rétablir.
        Ils vouent donc une haine inextinguible au premier et assurent au second un soutien sans faille, jusqu’au naufrage.
        Le Monde n’en est que la caricature la plus extrème.

  13. Honorbrachios

    On sait tous comment le socialisme finit, mais sait-on si des pays l’ont essayé deux fois ? (c’est une vraie question, non ironique!)

    1. Theo31

      L’Argentine l’a essayé deux fois, avec les mêmes résultats.

      L’URSS aussi: entre 1917 et 1922 et après 1929. Avec succès: plus de 17 millions de morts.

      1. Hang’em high

        Sur la NEP, il y a un excellent Béraud : « Ce que j’ai vu à Moscou », pendant de « Ce que j’ai vu à Berlin »… les deux valent la lecture… le, vieux flâneur salarié savait écrire.

        1. Higgins

          Oui. C’est un peu comme « Tintin chez les soviets ». Sous la naïveté du propos, ce n’était pas si faux que ça. C’est directement inspiré d’un récit du même ordre (« Moscou sans voile » de Joseph Douillet, ancien consul de Belgique à Rostov-sur-le-Don, paru en 1928).

          1. Hang’em high

            le Béraud est copyright 1925, je viens de vérifier… Dédié à Jef Kessel, qui l’a salement laissé choir, plus tard….

            1. Higgins

              Il (Béraud) s’est « légèrement » compromis sous l’occupation où il avait preuve d’un antisémitisme assez fort (son père était pourtant dreyfusard). Difficile sinon impossible, je pense, pour Joseph Kessel de lui pardonner certaines prises de position. Sur cette césure dans le monde politico-intellectuel national, je recommande la lecture du livre du chercheur israélien Simon Epstein « Un paradoxe français ». Le kandubien n’en sort pas grandi.

              1. Hang’em high

                Absolument aucune compromission avec l’Allemand qu’il détestait autant que l’Anglais : à son procès, l’ambassadeur d’Angleterre est même venu dire que son pays ne réclamait pas de sanction contre Béraud, lequel pourtant et même avant guerre, ne l’avait pas ménagé (Faut-il réduire l’Angleterre en esclavage ? 1935).

                En fait, on a fait payer à Beraud sa « trahison », celle d’être passé de la gauche à la droite. Son antisémitisme ? : voir la dédicace de Popu-Roi, qui explique bien des choses…

                Quant à Kessel, qui avait acquis à une période – il est bien oublié de nos jours – le statut d’icône, il était fort mouillé avec Stavisky, au point d’écrire, pour se dédouaner, un « Stavisky, l’homme que j’ai connu »…

  14. sam player

    J’ai lu aussi que pour faire des économies d’électricité les fonctionnaires du Venezuela ne travaillent plus que 2 jours par semaine…
    C’est assez drôle car ça signifie que leur travail ne paie même pas la note d’électricité… et d’autre part que 60% sont inutiles si en 2 jours ils peuvent faire le travail de 5.

  15. Calvin

    Quelqu’un a le 06 ou le mail perso de Mélenchon ?
    Je voudrais lui envoyer le lien de ce billet.
    De l’article, hein ?
    Pas du billet de 500 €, il n’en a pas besoin.

      1. MadeInCH

        Bien sûr que si, il serait là.
        Il n’est qu’un pantin, une extrème-gauche créée uniquement pour faire croire qu’une extrème droire existe, pour pouvoir coller cette étiquette au FN.
        C’est tout. C’est un taf.

  16. Duff

    J’ai vu un reportage sur la Grèce. Pour asphyxier l’économie, c’est du tout bon. Quand est-ce qu’on vire ces glands de la zone € Si on éponge à chaque fois, c’est sans fin, on sponsorise leur socialisme à vie?

    1. Royaumont

      La sortie de la Grèce de la zone euro est dans l’intérêt de tout le monde… sauf des décideurs qui seraient obligés de reconnaître qu’ils se sont plantés en inventant l’Euro.
      Donc on préfère transformer la Grèce en désert économique tout en présentant une facture de 300 milliards au reste de l’Europe.
      C’est de l’économie selon Thomas Diafoirus.

  17. KuingYamang

    « …entraîné des pénuries diverses et variées, depuis le papier-toilette… »
    ———–
    Toute façon, s’ils n’ont plus rien à manger, ils n’ont pas besoin de papier-toilette, donc tout va bien de ce côté.

  18. ronchonette

    Je sais pas vous, mais cette capacité des hommes à refaire les mêmes erreurs, de ne rien apprendre et de jouer les sourds/ aveugles, ca me désespère. Sans compter que je ne comprends pas où est passé Darwin du coup, on en aurait bien besoin! :-p

    1. Bonsaï

      Oubliez Darwin et cherchez plutôt les extragalactiques qui se livrent une bataille sans merci sous notre nez pour la possession du système solaire !
      Regardez bien autour de vous.

  19. hoh hup

    Matignon aurait trouvé un « joli poste » pour Jean-Paul Huchon, 70 ans
    Selon Le Monde Manuel Valls aurait promis à Jean-Paul Huchon la présidence de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières qui se libère en juillet. Celui qui avait finalement renoncer à se présenter aux régionales pour laisser la place à une candidature de Claude Bartolone serait envisagé pour remplacer Pierre Cardo, dont le mandat […]

    y-a vraiment du foutage de gueule dans cette nouvelle

  20. Pheldge

    HS quoique … une lueur d’espoir ?
    lepoint.fr/politique/hollande-si-debut-2017-l-ambiance-est-morose-c-est-foutu-06-05-2016-2037421_20.php

    1. sam player

      Ca me rappelle un ami à qui j’avais dit, pour qu’il retrouve les faveurs de sa belle : « Non, je n’ai pas l’intention de te harceler, je ne te mérite pas. »
      Ca a marché super bien moins d’un an… mais bon, c’est lui qui l’a quittée à la fin c’était le but. Vaut mieux quitter qu’être quitté !

      1. René-Pierre Samary

        Juste le contraire, Sam. Il vaut mieux être quitté, quitte à s’asseoir sur son amour-propre. Etre quitté par une personne dont on veut se débarrasser procure la même satisfaction intime que celle de se faire traiter de con par un imbécile.

        1. Hang’em high

          Et si vous fondiez le club des Lovelace (celui de Clarisse Harlowe, attention Pheldge, ne t’emballe pas) tendance Valmont ?

          1. Pheldge

            Non, Valmont n’a jamais été un modèle, et la marquise de Merteuil ne m’a jamais fait fantasmer. Par contre Linda Lovelace …

            1. Peste et coryza

              Heu… en quoi les p*tes mondaines et autres courtisanes sont-elles intéressantes ?
              Votre Linda Lovelace n’est que cela, désolé de vous le dire.

              1. BDC

                Euh … Comment dire P&C … (Tiens pourquoi c’est pas le Patron qui réagit cette fois). C’était pas un personnage de Choderlos de Laclos, mais une actrice d’un film culte à une époque que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître.

                  1. Pheldge

                    Bonzaille a loupé le train je vois … cherche le nom que j’ai cité dans mon commentaire plus haut, et tout s’illuminera !

                    1. sam player

                      PTDR Pheldge, je viens de comprendre que Bonsaï a cru que je parlais d’elle en disant « elle a 67 ans »… Hep Bonsaï je parlais de Lovelace, actrice de son état, née en 1949..
                      You make my day !

                    2. Bonsaï

                      Caramba, je suis démasquée !
                      Cela nous fait déjà un point commun, car je l’avoue, je suis moi-même assez parano.
                      Et qu’en est-il de l’humour chez toi ? Tu ne sembles pas y être très perméable.

                  2. Bonsaï

                    Les noms sont parfois trompeurs, la Suisse est vaste et détective c’est un beau métier…
                    Par ailleurs, rappelons que la galanterie est une forme d’intelligence (intelligere, au sens latin du terme : comprendre).
                    Quand on est parano & psychorigide pourquoi, mais pourquoi faire de la provocation au nez des fauves ?

                    1. Pheldge

                      Tain sam, t’as vu la dédicace végétale ? ça sort droit de la célèbre litote du Cid, c’est inspiré … t’as décroché le ticket du week-end l’air de rien, entre ta rigo-psychidité à la rape à nos yas !
                      Finalement y’a des feumeuhs, que elles aiment se sentir mauvais traitées !

                    2. Bonsaï

                      Elargis un peu tes connaissances, ô éternel adolescent. Il y a aussi des dominatrices.
                      En fait, tout comme chez les hommes, c’est bête hein ?

        2. sam player

          PS oui je suis d’accord avec toi. Ca évite de donner des explications face à quelqu’un qui ne comprend pas car ça c’est vraiment chiant.
          C’est ce que j’applique d’ailleurs en me rendant détestable parfois (comme ici en fait dirait Bonsaï). Mais là je voulais juste soigner rapidement un ami.

  21. zelectron

    Recette du jour : vous prenez de la démocratie et vous ajoutez une pincée de socialisme* pour obtenir quelque temps après une belle et opulente faillite générale
    *socialisme : système de perversion particulièrement contaminant en ce qui concerne les citoyens qui préfèrent vivre aux crochets de ceux qui travaillent.

  22. René-Pierre Samary

    Pourquoi le socialisme, ça ne fonctionne pas, mais ça marche quand même ?
    « L’utopie n’est astreinte à aucune obligation de résultats. Sa seule fonction est de permettre à ses adeptes de condamner ce qui existe au nom de ce qui n’existe pas. » (Jean-François Revel)

            1. Bonsaï

              En effet, il a quelque chose d’ectoplasmique…
              « Selon le docteur Geley, président de l’Institut métapsychique international, la substance primordiale se présente sous deux aspects principaux : substance solide ou liquide et substance gazeuse, cette dernière étant prédominante. Les manifestations étaient fréquemment accompagnées d’une odeur d’ozone. Souvent légèrement phosphorescentes, ces émanations pouvaient parvenir à se condenser et se transformer en mains, visages, etc. Comme l’indique le professeur Richet : « Pour ce qui est de la substance des matérialisations, nous sommes dans une ignorance effroyable, douloureuse. »
              in Wikipedia/ectoplasme

              1. BDC

                Euh … J’avais bien compris (pour une fois) la référence de Lord Quiet : cogito ergo sum, mais l’ectoplasme … j’ai du mal …

                  1. Pheldge

                    Et en parlant « d’IA qui a merdu » , ce matin le site était inaccessible et vous avez échappé à une volée de posts tous très inspirés ! 😉

                    1. Bonsaï

                      Nota : l’intelligence végétale t’aurait volontiers répondu plus vite, mais par courtoisie elle tenait à ne pas déranger la méditation du Gourou…

    1. Dr Slump

      Pharamineux. Si c’avait été des représentants de droite qui avaient coupé le téléphone, ils aurait eu droit à tous les anathèmes et les qualificatifs d’extrémistes. Mais c’est la CGT, alors « on ne soutient ni ne condamne ». La pénurie de télécommunications, futur du socialisme à la française?

      1. Pheldge

        Major, « Le Parquet, aux ordres de la Chancellerie donc du gouvernement, ne va pas poursuivre? Là est la réponse. »
        Désolé de t’enlever tes dernières illusions, mais sur ce coup là, et surtout en plein lancement de la campagne de « Hollande de gauche », c’est plié !

        1. sam player

          Bah il y a eu dégradation de bien et vu que le coupable s’est dénoncé lui-même le proc ne peut même pas se réfugier derrière une enquête longue et stérile…

        2. Higgins

          Lu ce matin sur un article du Figaro, le procureur du coin à déclaré qu’il y allait y avoir des poursuites. À surveiller. Les motifs avancées par la CGT pour justifier cette action (dialogue social au point mort!!!) feraient rire si ce n’était pas aussi grave.

    1. Cela renforce l’idée que la blockchain est une technologie révolutionnaire et que BTC menace effectivement le système traditionnel. Après, il faut voir dans les détails ce que cette réunion va produire.

      1. Kermit

        L’idée est effectivement révolutionnaire, mais beaucoup ne comprennent pas que cela n’est pas transposable dans un schémas normal !

        Le BTC est conçu sur une notion de puissance de calcul, afin que celle-ci soit décentralisée, c’est à dire que tout le monde peut avoir chez lui une copie de la Blockchain, mais pour pouvoir modifier ou contrôler celle-ci, il faut avoir une puissance de calcul telle qu’en fait cela n’est pas possible. Les différentes tentatives de modification ou d’évolution ont été vaines car repoussées par la majorité des détenteur de la puissance de calcul.
        Donc la blockchain n’a d’intérêt que dans le cas d’une structure décentralisée. Dans le cas de banques, celle-ci n’en n’ont pas besoin car elles contrôlent leurs fichiers de transactions et en cas de transferts interbancaires, elles sont peut nombreuses et cela est parfaitement gérable, d’ailleurs nous pouvons tous payer à l’étranger à des banques qui n’ont pas d’établissement sur notre continent, SWIFT est la pour ça.
        La blockchain pour les banquiers, c’est un peu la startup internet des années 2000 pour les sociétés de capital risque, on voit pas trop l’intéret de la capitalisation par click mais tout le monde se jette dedans donc faut pas rester tout seul en slip sur la plage…. et on connait la fin de l’histoire !

        De plus, il n’est plus possible de copier ce principe pour une banque, je m’explique :
        Dans le cas ou un banque voudrait faire ce que beaucoup ont déjà fait : créer une cryptomonnaie, le résultat est parfaitement connu d’avance –
        Si la cryptomonnaie est intéressante, d’autant plus que l’on parlera la d’une monnaie indicée sur de la fiat (Euro/$) alors tous les mineurs vont se convertir sur cette monnaie (cela revient à décentraliser la création monétaire) et la puissance de calcul échappera aux créateurs (la puissance de calcul des cryptomonnaies est maintenant gigantesque) … ceci ne sera pas acceptable pour une banque ni pour une banque centrale.
        Si l’utilisation des mineurs n’est pas possible, et donc pas de récompense par création monétaire, alors il n’y aura pas de conversion de machines et donc pas de réseau et cela ne fonctionnera pas !

        Le système bancaire devant la blockchain, c’est une poule devant un couteau !

        Le maitre mot du system blockchain est décentralisation

        Concernant la disparition du billet de 500 €, je pense que la guerre du cash est déclarée entre la BCE et l’Allemagne, certaines banques et caisses de retraites allemandes sont en train d’étudier la construction de coffres géant pour stocker leur masse monétaire en billet afin d’éviter l’impôt BCE du taux d’intéret négatif. Ces derniers mois, des noms d’oiseaux ont été échangé entre des responsable monétaires et économiques allemands et des responsable de la BCE.

        1. sam player

          Vous faites juste quelques erreurs : les banques ont besoin de tiers de confiance et c’est bien pour cela qu’elles utilisent le réseau Visa ou MasterCard et d’ailleurs je ne serais pas étonné que leur soudain besoin d’étudier la blockchain vienne du fait de vouloir court-circuiter ces 2 réseaux principaux.
          Paiement : on voit bien que vous n’avez jamais voulu vous faire payez un crédit documentaire : si votre banque n’est pas en relation avec votre payeur il vous faut un correspondant qui joue le tiers de confiance.
          Autre tiers de confiance sur le marché interbancaire pour leurs relations (compensation, prêts interbancaires etc…) : la banque de france ou la BCE qui prend sa commission.

          1. Aloux

            Peut-être que les banques veulent court-circuiter visa, mais je ne vois pas en quoi ça invalide l’argument de Kermit : sans création monétaire par des mineurs, pas de puissance de calcul pour sécuriser le réseau.

            La blockchain n’a de sens que dans un schéma décentralisé, cette décentralisation n’est possible que parcequ’il y a récompense de ceux qui sécurisent le réseau. certains gourous surfent sur la vague et promettent monts et merveilles aux banques, qui s’imaginent qu’elles pourront apprivoiser bitcoin et le retourner à leur avantage et sont disposées à entendre ces discours. Mais en réalité, elles ne pourront survivre à long terme qu’au prix d’une évolution radicale de leur modèle.

        2. MCA

          @Kermit – 7 mai 2016, 12 h 39 min

          Si ce que vous dites est vrai, je pressens un effet pervers de la thésaurisation de billets.

          Sachant que la masse de billets doit correspondre à 5% (ou du moins de cet ordre) de l’argent total circulant, si les états et particuliers commencent thésauriser sous forme de billets pour se prémunir d’un « chyprage » de leurs comptes, très rapidement nous ne trouverons plus de billets disponibles et ça justifiera l’utilisation unique de monnaie électronique, précisément ce que souhaite les Sapin(s) et autres politiques du même bois.

          Ce serait la disparition de la monnaie fiduciaire, non pas par suppression de billets mais par thésaurisation, ce qui in fine reviendrait au même.

          1. Vu les masses dispo, je doute qu’on en arrive là, mais si ça devait arriver, un autre phénomène rentrera en jeu bien avant : les billets gagneront en valeur. La valeur faciale ne sera plus la valeur d’échange (un 20€ pourra acheter 25 puis 30 puis 50€ de biens) ; autrement dit, si vous achetez un bien ou un service en électronique, vous payez la valeur annoncée. Si vous payez en cash, vous aurez une ristourne sur le prix, ou plus de produit.

            1. sam player

              Oui c’est d’ailleurs déjà le cas et pour éviter la question qui dérange ou qui peut être vu comme un piège par un commerçant je sors la pince à billet avant de négocier… Pour moi c’est juste une remise de 20 à 30%. Le commerçant fait alors bien ce qu’il veut.
              Le liquide a aussi un bon effet sur les particuliers pour faire un deal rapide, ça se comprend.

    1. BDC

      Franchement Sam, j’ai plus de mal à supporter les odeurs de clodos dans le métro que l’odeur du lisier, ça doit être un réflexe naturel de fuir en priorité les maladies de son espèce.

      1. MCA

        Ah chère BDC,

        Entre une clodo propre et fraichement rasé et un lisier frais, vous préférez l’odeur du lisier? :o))))

        1. BDC

          Si ma mère n’avait pas succombé à l’odeur ô combien « sensuelle » de la pulpe de betterave sur mon père au dancing (proportionnelle au nombre d’hectares cultivés ? ☺️), je ne serais pas de ce monde, cher MCA.

          1. MCA

            @BDC – 8 mai 2016, 12 h 09 min

            et…. nous nous morfondrions en votre absence…

            Tout compte fait, et contrairement à ce que H16 nous instille chaque jour, ce monde n’est pas si mal fait que ça… :o))))

  23. Helios

    Je pense qu’il faudrait être un peu plus fair play, et admettre que parfois le socialisme réussit. En France par exemple la reconversion récente et rapide d’un chomeur comme Jean-Paul Huchon, ex-président de la région Ile-de-France, qui retrouvera en Juillet un poste à sa mesure : la présidence de l’ « Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières » (148000 euros brut annuels).

  24. Anastasia

    Excellent, et l’encart sur l’Allemagne est irresistible. Petite anecdote personnelle dans la création de pénurie en Socialie Française : j’ai déménagé et ai mandaté une entreprise de relogement pour me chercher un appartement dans la nouvelle région (rien d’extraordinaire, un T3 en location, proche du lieu de travail) puisque c’était une mobilité professionnelle. Après 15 jours la personne mandatée de la recherche est ennuyée : aucun appartement de libre répondant à ce critère dans un rayon de 10 km autour du lieu de travail, qui est pourtant en périphérie très proche d’une très grande ville. La raison : mes revenus sont *trop* élevés, et tous les appartements construits récemment sont des trucs défiscalisés type Duflot/Pinel. Bref, l’état en manipulant de façon aberrante le marché immobilier interdit quelqu’un de *trop* solvable de trouver un logement. Moralité : cet ennemi direct qu’est l’état (car j’ai d’autres griefs à son encontre) m’a obligé à être à quelques 10 km de mon lieu de travail et à faire le trajet tous les jours en voiture, ce qui est très bien pour la pollution !

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