[Redite] Médias : la méfiance grandit. À qui la faute ?

Billet paru initialement le 29.01.2016

Le rapport pour l’année 2016 de Edelman, l’agence de communication et de gestion des relations publiques (une des plus grosses du monde), vient de paraître et ses conclusions sont sans appel : la confiance du public dans les médias, déjà largement érodée pendant l’année 2015, s’est littéralement effondrée en 2016.

Il faut dire qu’avec le Brexit, Trump, les sondages pré-désignation de Fillon, tout participe à ce clivage de plus en plus grand entre les médias et leur public. Voici ce que j’en écrivais il y a exactement un an.


Depuis 2001, l’agence de communication et de gestion des relations publiques Edelman (une des plus grosses du monde) mène une enquête annuelle sur l’état de la confiance de l’opinion publique dans le monde. Les conclusions de son enquête pour 2015 sont à présent disponibles et sont intéressantes autant par les chiffres bruts que par leur évolution sur les dernières années, notamment lorsqu’on s’intéresse à la France. En substance, la population de l’Hexagone se montre de plus en plus méfiante vis-à-vis des médias et des politiciens…

Le premier point que soulève l’enquête réside dans la différence de comportement existant entre le public informé (il s’agit en gros des diplômés de 25 à 65 ans, dans le dernier quartile de revenus, et qui indiquent clairement se tenir informés) et le reste de la population : l’enquête montre que les premiers accordent plus facilement leur confiance aux « vecteurs » d’information (les médias et les politiciens), et cette différence est en France parmi les plus grandes observées. Autrement dit, il y a un décalage important entre le public informé (ou qui se déclare tel) qui conserve un niveau de confiance élevé dans les informations qui lui sont délivrées, et le reste du peuple, qui n’y croit pas.

Pire : l’enquête montre en plus que cette confiance s’érode nettement d’année en année et que l’écart de comportement observé entre le public informé et le reste de la population s’accroît, plaçant même la France dans les pays où le décalage croît le plus.

edelman - accelerating disparityCliquez pour agrandir

Et lorsqu’on regarde la confiance accordée aux institutions gouvernementales ou aux sociétés commerciales, la population globale française montre là encore qu’elle n’accorde guère de crédit à ces dernières (48% de confiance, c’est peu), mais – et c’est encore plus important – que le chiffre s’établit à 24% pour le gouvernement. En somme, les Français ne font guère confiance à leurs entreprises, et font même preuve de défiance vis-à-vis de la parole gouvernementale officielle.

edelman - business vs govt

Enfin, lorsqu’on se penche sur la confiance accordée aux médias (et, par voie de conséquence, aux journalistes), on constate le même état d’esprit : là où le reste du monde tend à accorder une confiance croissante, la France se détache de plus en plus de ses médias.

edelman - media increases

Le constat est sans appel : alors que le reste du monde semble accorder un regard confiant envers ses institutions et ses médias, les Français, au contraire, montrent tous les jours plus de défiance vis-à-vis d’eux. Mais peut-on réellement les blâmer ?

Soyons clairs. Pour les politiciens, il est assez facile de comprendre la position du Français moyen : la promesse non tenue est devenue une marque de fabrique pour l’élu typique, et les mensonges les plus évidents et les plus décontractés sont même la caractéristique essentielle qui distingue le politicien du simple brigand puisque ce dernier, lorsqu’il vous vole, ne prétend au moins pas faire autre chose que ça. Dans ce cadre, les assauts de pipeautage farouche et débridé que nous avons subi ces derniers mois n’ont pu que renforcer la tendance…

De l’autre côté, la perte de crédibilité des journalistes provient probablement d’un mélange de plusieurs facteurs, qu’on peut analyser comme suit.

  • D’une part, à force sans doute de copiers-collers de l’AFP qui donnent un aspect unanime aux informations dans tous les organes de presse qui se prétendent concurrents, cette notion même de concurrence et donc de recherche de l’information la plus juste s’est progressivement évanouie. Les Français comprennent confusément qu’il s’agit d’une concurrence de pacotille puisque justement, beaucoup de médias dépendent de subventions (et donc du contribuable pour vivre). Les médias actuels sont l’exemple type d’une industrie en économie administrée, même s’ils ne veulent pas l’admettre, ce qui biaise énormément la concurrence. Il devient d’ailleurs difficile de ne pas voir au moins une corrélation entre la baisse de crédibilité et la baisse de lectorat (la bonne question étant de savoir laquelle des deux entraîne l’autre).
  • D’autre part, l’aspect « milieu fermé » du journalisme joue beaucoup. Les analyses, les éditos « enflammés », les buzz médiatiques semblent un peu tous formatés sur le même moule. Or, de la même façon que l’ENA a largement contribué à une pensée unique en politique, les écoles de journalisme et Science Po ont certainement concouru à formater le discours médiatique, voire à l’orienter carrément. Par exemple, on ne compte plus les études qui montrent assez clairement le franc biais à gauche du journalisme français. Le traitement francophone du réchauffement climatique est presque caricatural : force est de constater que le discours sceptique a été longtemps et systématiquement tourné en dérision dans les médias français traditionnels, qui ont clairement fait le choix de n’accorder de crédit qu’à la thèse d’un réchauffement climatique anthropique. On assiste par exemple à l’habituelle déferlante annuelle d’article sur « l’année la plus chaude jamais enregistrée », sans aucune remise en perspective des informations fournies : non seulement, l’année 1998 a été plus chaude que l’année 2015, non seulement, le terme « enregistré » est trompeur, mais l’effet El Niño de 2015 est considéré comme plus fort que celui d’alors, pour un résultat moindre ce qui tend à confirmer qu’on est loin de maîtriser réellement les phénomènes derrière les températures mondiales, et, par voie de conséquence, encore moins de pouvoir prétendre les corriger, dans quelque sens que ce soit. Cet exemple du réchauffement n’est évidemment pas le seul, mais illustre assez bien le propos : la concurrence a, pour ainsi dire, disparu.
  • En outre, difficile de ne pas factoriser aussi le décalage perçu par les individus entre ce qu’ils découvrent par les réseaux sociaux et ce que les médias leur relatent. Ainsi, le journalisme traditionnel semble toujours en retard sur les informations des réseaux sociaux. Ceci est parfaitement logique, le journalisme ne pouvant s’affranchir de recouper, vérifier et mettre en contexte les informations, ce qui demande du temps dont les réseaux sociaux ne s’embarrassent pas. À ce décalage s’ajoute cependant celui, moins évident à justifier, de l’intérêt porté par les uns à des sujets dont les autres ne s’occupent pas forcément, voire oublient carrément. On peut illustrer ceci avec deux faits diamétralement opposés : le premier, ce fut la noyade du petit Aylan dont la médiatisation a été essentiellement obtenue par le journalisme traditionnel, les réseaux sociaux servant très largement d’amplificateur de l’information. Inversement, les attaques à caractères sexuels de Cologne ont été d’abord relatées par ces réseaux sociaux et il a fallu un buzz médiatique sur les principales plateformes pour qu’enfin, les médias traditionnels s’occupent du phénomène, avec un temps de retard très au-delà de ce que l’habituelle vérification et collecte d’informations justifiaient.

Bref : décalage des traitements, milieu fermé, ersatz de concurrence, ces éléments jouent très naturellement contre le journalisme traditionnel, et en France particulièrement où la remise en question n’a toujours pas eu lieu, même après les événements de plus en plus marquants dans le pays.

Une presse de plus en plus coupée du peuple, des politiciens qui se nourrissent, à l’ancienne, des analyses de cette presse qu’on sent maintenant bien trop déconnectée… Tout ceci ne peut pas bien se terminer.

this will not end well bike

Commentaires92

  1. Aristarkke

    Et en Janvier 2016, nous n’avions encore rien vu de tout ce que la Presse a raté comme événements à annoncer en avant-première…

    1. Duff

      Elle invente rien, mais clairement ni les politiciens ni la presse n’a compris ce qu’il s’est passé dans les urnes en 2016. La volonté de déboulonner Fillon vient d’une partie de son camp qui n’a toujours pas digéré ce que la vilaine populace a osé faire en dégageant Juppé et Sarkozy.

      1. dg

        Les médias que ce soit en France ou ailleurs (voir ce qui se passe aux US avec Trump, c’est l’apothéose) ne sont depuis longtemps plus qu’une gigantesque machine de propagande au service du système, digne de celle de l’ex URSS. En URSS, les gens savaient que tout ce qu’on leur racontait était un tissu de mensonge. Pour l’Occident, ça a pris plus de temps, après tout n’étions nous pas censé être en démocratie, le pluralisme et la liberté de la presse, toussa….mais les gens s’en rendent désormais compte, certes à divers degrés, mais quand même.
        Et oui, ils n’ont rien vu venir, engoncés qu’ils étaient dans leur certitude de toute puissance, leur ego hypertrophié et leurs petites habitudes, et ils sont maintenant furax que leurs mensonges ne prennent plus.
        Et c’est là que ça devient rigolo, on va probablement assister à une surenchère de conneries, de plus en plus déconnectées avec la réalité,qui n’aura pour conséquence qu’encore plus attiser la méfiance du peuple envers eux. La boucle est bouclée. Le risque, c’est que la tentation de diminuer les libertés doit commencer a les picoter sévèrement.

        1. albundy17

          « .mais les gens s’en rendent désormais compte,  »

          Ce n’est pas mon sentiment, tu as déjà dit dans un gros repas de famille que le réchauffement climatique anthro est juste une grosse fumisterie ? En ce moment faut aussi faire très attention, quand ça commence à parler de trump, je me barre en suisse avant de l’ouvrir, je tiens a mes dernières dents. Le Brexit, tout le monde était blanc comme un linge, en attendant le tremblement de terre, etc etc.

          PS: je vois le fil facebouc de mes enfants, donc des jeunes de 15 à 30 ans, c’est déprimant de conneries avalées, on dirait un relais AFP

          1. Gosseyn

            J’ai une autre explication : Le Q.I. moyen des français s’établit actuellement à 98, orienté à la baisse.
            Comment voulez-vous alors que la moitié inférieure analyse correctement le flot d’informations qui est déversé, lequel résulte d’études sociologiques très poussées pour paraître crédible. L’analyse de ce flux nécessitant, entre autre, de déterminer quelle est la part et la nature des informations censurées.
            Secondement, le milieu socio-culturel moyen ne performe pas, pas définition, sur l’étude des sujets nécessitant une certaine compétence.
            Tertio, l’information par elle-même ne constitue au final qu’un aspect mineur des centres d’intérêt de la population prise dans son ensemble.

          2. Duff

            Que les gamins pigent rien à ce qui se passe c’est pas nouveau. Des parents ça sert à quelque chose. Vu la tournure désastreuse de l’EdNat chacun se rend compte de la nécessité de faire son job de parents, seuls les éternels crétins font des mômes sans s’en occuper. Rien de neuf sous le soleil.

            Face à une information aussi diverse manipulée du côté officiel et parfois poubelle du côté libre (internet) le réflexe c’est de revenir aux fondamentaux. Le bon sens. Je ne pense pas que ce soit parmi une population vieillissante que cette valeur soit particulièrement menacée.

            1. Loki dort

              Cé parske lé socialistes cé les gentils! Ils ont la main sur le coeur, le vôtre, côté poche intérieure, vous me suivez?

              Et scientifiquement parlant, parler à l’émotionnel, au cerveau limbique, c’est toujours plus efficace pour faire adhérer les foules que de parler à leur intellect. La gauche en use et en abuse, c’est ce qui la rend électoralement plus performante face à la droite qui est plus rationnelle. Bref, en vertu du principe éternel qu’on préfère un agréable mensonge à une douloureuse vérité.

              Ca a commencé à montrer ses limites avec le Brexit et Trump, mais ne crions pas victoire, la gauche n’a pas baissé les armes, au contraire.

              1. Bonsaï

                Un petit conseil judicieux, ô Loki, juste en passant…
                Ce n’est pas parce qu’on est dimanche soir et qu’on a peut-être dégusté quelques vases de soma, qu’il faut relâcher le langage. Si vous employez des expressions djeunz et cool ils ne vont plus vous prendre au sérieux, voyons.
                Et ne me remerciez, ça me fait plaisir de vous rendre service.

                1. Loki dort

                  Je ne comptais pas vous remercier, rassurez-vous. Je ne compte pas mettre le graffiti non plus, je crois que vous savez lire entre les lettres?

      2. Kazar

        Enquête préliminaire ouverte dès le soir, la gauche met quand même le paquet, peu important de savoir par qui le scud a été lancé. Une mise en examen d’ici un petit mois ne m’étonnerait pas, même si elle ne tient pas la route, car elle fournirait une formidable opportunité à Macron. Et celui-ci est très proche des FM, contrairement à Fillon, il suffirait donc que le juge en charge du dossier soit FM, et le tour est joué.

            1. Lark on the Wing

              François Fillon a pourtant des initiales maçonniquement intéressantes :

              « Quelque soit son état d’avancement spirituel et son niveau d’éveil, chaque FF va par son état d’être et son état d’Esprit enrichir d’énergie positive le pot commun de tous les FF et alimenter l’Egrégore.
              Toujours dans le cadre de l’œuvre collective, le concours de chaque FF va produire la notion de Fraternité. »

              Bon, évidemment, l’Egregore …. c’est actuellement plutôt le Dégagisme, hein ?

  2. albundy17

    « alors que le reste du monde semble accorder un regard confiant envers ses institutions et ses médias, »

    On dirait que ça a changé à vitesse V, nan ? Brexit, Trump….

    Et il y a bien une chose qui m’échappe: Ce serait donc les gens les plus à même de raisonner qui gobent le mieux la presse qu’ils lisent (encore) ?

    Ou alors ils en sont arrivés à la conclusion que de toute manière ils n’y pourront rien et lisent la presse comme un Gala, aux chiottes pour aider le transit ?

  3. Higgins

    Si en 1981, d’aucuns ont prétendu que nous sommes,passés de l’ombre à la lumière, il est certain qu’en 2017 on va entrer dans un trou noir sans lumière. Les événements de la semaine le prouvent amplement. Les journalopes sont conformes, voire mieux, à leur vacuité. Quant à la classe politique, elle est de plus en plus nulissime. En attendant, les contraintes s’accumulent comme l’obligation faite aux artisans de mettre sur le net leurs tarifs. CPEF.

      1. Higgins

        Je ne peux pas mettre le lien mais le Figaro en parle: »Dépannage à domicile :les artisans tenus de mettre leurs tarifs sur Internet. ». A la base évidemment, une situation « critique ».

        1. sam player

          http://www.lefigaro.fr/conso/2017/01/29/20010-20170129ARTFIG00065-depannage-a-domicile-les-artisans-tenus-d-afficher-leurs-tarifs-sur-internet.php
          ___________
          L’interdiction du port des armes n’a jamais empêché les hors-la-loi, et idem dans ce cas là puisque les lois existantes suffisaient.

          Je suis toujours étonné du nombre de gens qui ne demandent pas le prix avant un achat, une intervention, une réparation… (mauvais rapport à l’argent certainement, croire que demander fait douter ?) Etonnant qu’après ils se sentent arnaqués…

          1. Gérard

            Mais avec l’intervention tant attendue de l’Etat, tout cela va changer, bien sûr. Comme l’obligation, bientôt, pour les petits commerçants de disposer d’un logiciel de caisse « certifié ».
            On nous certifie que c’est pour que les employés du boulanger ne piquent pas dans la caisse, moi je certifie que c’est pour que l’Etat aie tous les éléments nécessaires pour pouvoir nous piquer dans la caisse comme il le souhaite. Faut bien financer l’immigration – et la gabegie en général ….

              1. honorbrachios

                Next : Virement automatisé de toutes sommes perçues à la caisse des dépots qui sera chargée de répartir – (et de te reverser) – équitablement 500 euros mensuels à tous les habitants de france

        1. Aristarkke

          Non, le décret concerne tous les artisans qui interviennent « à domicile » puisque selon la logique administrative, il n’y a pas possibilité pour le Client de consulter une tarification en vitrine comme dans un commerce ou dans une échoppe d’artisan…
          Donc, il faudra remplir un OS détaillé (très probablement en double exemplaire) de ce que tu comptes faire, avec quel tarif, etc… et tintin pour toi si tu as un problème supplémentaire du style bout de canalisation cuivre brasé à l’étain qui se décolle brutalement quand tu opères sur autre chose…
          Cela sent encore une fois la « lutte » contre les « SOS dépannage » à 500€ + pièces coeff 3x prix entreprise, l’intervention d’une heure…

      2. Aristarkke

        Al, je sens que nous allons tirer le gros lot… notamment pour augmenter les dépenses fixes de l’entreprise en K euros pour des gains de H(hecto) euros…

        Cela fait dix ans que je résiste aux appels téléphoniques des boites informatiques/internet pour me fournir « clés en mains » un « site internet dédié à mon activité »…
        Pas par aversion d’internet mais parce qu’aucun des projets sommaires proposés n’aboutissait à autre chose qu’une carte de visite un peu détaillée sur le net, disons une grille de tarifs très très basiques en dehors des coordonnées de l’entreprise, aussi détaillées que sur l’encart Pages Jaunes….
        En fait, la plupart imaginaient que tu as besoin d’un site de vente (de boites de conserves) sur internet…
        Alors, je me suis usé les cordes vocales à leur expliquer qu’au moins 90% de mes interventions ne peuvent être estimées qu’en simple ordre de grandeur, ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas d’homogénéité dans les immeubles et leurs besoins et que la plupart de la clientèle a déjà du mal à expliquer autre chose que la base : mon chauffe-eau est en panne, j’ai une fuite, etc… et que poser les questions ne permet pas souvent de tout bien comprendre ce qui se passe quand l’interlocutrice est une mémée de 93 ans… ou un papy de 97 ans… (mes plus vieux clients, à part cela bon pied bon oeil)

          1. albundy17

            « j’ai une fuite » En général je leur dit d’appeler le médecin 😀

            « estimées qu’en simple ordre de grandeur, »

            Oui, même avec devis, je rajoute très souvent une clause d’aléas de chantier.

            Ds le cadre des fuites sous dalle je fais faire passer une société « fuites et mesures », la dernière fois le client m’a montré le devis et toutes les clauses, en gros le gars passe: client absent, tu payes, pas trouvé la fuite, tu payes, une fuite à peu près localisée mais en fait il y en a plusieurs, tu payes, à chaque fois le même montant: 480 ht.

            Je précise que cette société n’ouvre rien, il mettent une croix sur l’endroit ou « ça devrait être »

            Je pense parfois à me reconvertir.

            1. albundy17

              Bavala, un mitigeur d’évier avec douchette, remplacé il y a peu, le mec a un atelier, mais il me font faire 50 bornes pour changer un joint de merde a 1 centime, genre ma grand mere sait le faire.

  4. Bonsaï

    Quand à l’information TV, il faut chercher avec la perspicacité d’un détective les chaînes susceptibles de délivrer une information complète avec valeur ajoutée.
    Par exemple aujourd’hui, jour de primaires à gauche, aucune grande chaîne nationale ne couvre l’évènement.
    Restent iTélé, BFM et LCI selon affinités ou à tour de rôle…

    1. Gosseyn

      Bonsaï, la meilleure des chaines d’information télévisuelle est l’écran noir. Si vous voulez vous distraire ou n’avez rien de mieux à faire dans la vie, pourquoi pas.
      Mais si vous voulez vous informer vraiment, lisez. Sélectionnez vous lectures, faites vous recherches, réfléchissez et échangez sur vos sujets de prédilection.

      1. Bonsaï

        Gosseyn, il est inutile de prendre ce ton paternaliste, vous arrivez après la pluie.
        Je ne fais ici que coller au thème proposé, sachant que dans le monde du journalisme moderne il n’y a plus les clivages d’autrefois, l’information transite par divers canaux. Et les acteurs de l’information, ou journalistes, exercent leur art sur divers vecteurs.

          1. Bonsaï

            Certainement pas.
            Par contre, j’ai noté qu’il est le créateur du point y-relié.
            Psychologiquement, il y a là du lourd, un régal à développer et il ne faudrait pas qu’on me pousse beaucoup…

            1. Gosseyn

              Bonsaî, nous avons donné deux avis qui auraient pu être permutés. Le mien est d’ordre général et ne vous vise pas en particulier. Mais pourquoi dois-je le préciser ?
              Pour ma part, je ne me serais pas senti vexé que vous citiez vos chaînes préférées. Il en va de même pour vous pour le  »point », que vous ne prenez bien ou mal qu’en fonction de votre caractère. Il ne vous nuit  »point », croyez-le.
              Mais ne vous privez pas d’un portrait, si le cœur vous en dit ! 😉

              1. Bonsaï

                Il eût mieux valu pour vous que vous n’interveniez plus sur ce chapitre, car vous ne faites que renforcer le caractère de superficialité et le goût de la falsification que vous vous plaisez à véhiculer.

  5. modrmsib

    J’apprécie le label « Informed public » du rapport cité.

    Quand on lit le détail :
    – a suivi de longues études … donc plus d’exposition à l’establishment
    – gagne plus que la moyenne … donc à su se conformer à l’establishment qui tient le haut du pavé
    – dit consommer plus de médias (traditionnels) que la moyenne

    Donc en fait c’est plus « Conditionned public » comme public. Et évidemment le public conditionné adhère plus aux médias que la population générale.

    « Tout ceci ne peut pas bien se terminer », ba si, la propagande de l’establishment est battue en brèche. Les médias « alternatifs » les remplacent. Un marché de l’information se crée.

    1. sam player

      « – a suivi de longues études … donc plus d’exposition à l’establishment »

      Faire des études et passer un diplôme c’est déjà adhérer au système et à ses valeurs et en accepter les règles, celles qui vous acceptent parmi eux et aussi celles qui vous éjecteront (vous ou les autres participants).

      Pourtant avoir un CAP en mécanique auto ne préjuge en rien des compétences. D’ailleurs, avez-vous déjà demandé à votre garagiste ses diplômes ? Vous seriez surpris. Mais celui qui a un CAP serait certainement un fervent supporter de l’interdiction d’exercer sans ce diplôme, ce n’est pas juste mais c’est logique

      Dans le même genre et puisque c’est le jour des primaires on voit bien les candidats ET les électeurs accepter la charte : les uns, électeurs, disent qu’ils reconnaissent les valeurs, les autres, candidats, disent qu’ils en accepteront le verdict et soutiendront le candidat désigné.

      Celle qui a créé le Huffington Post était républicaine… était hein !

      1. modrmsib

        Par rapport au garagiste et au diplôme, honnêtement je ne m’attends pas à grand chose par rapport au fait de détenir un diplôme ou pas.
        Evidemment un CAP atteste de qque chose, mais la destruction systématique de l’enseignement, des standards doit probablement avoir aussi les avoir touché.
        Et je pense (j’espère) que des talents de mécanos se développent indépendamment.
        Et comme tu le fais remarquer très justement, tout système se corrompt …
        Comme l’a dit je sais pas qui « tout courant qui n’est pas explicitement anti-gauche fini gauchiste ».

        1. sam player

          « …tout système se corrompt … »

          Surtout quand il n’y en a qu’un.
          Sans en être vraiment conscient nous sommes tournés à valoriser les diplômes standard de l’éducation nationale puisque nous en sommes issus à près de 100%.
          A ce titre je me suis toujours demandé pourquoi les infirmiers sont diplômés d’état (IDE). Y aurait-il des IDE non diplômés d’état ? (INDE).
          Ces INDE ont-ils le droit de travailler ? Où ? Quel risque pèserait sur une clinique privée qui embaucherait un INDE ?

          Idem pour les équivalences de diplômes étrangers : c’est l’état qui dit.

          Même problème sur les normes (AFNOR).

          Même problème au niveau du bio. L’état a accaparé ce mot et a défini sa norme et il est interdit d’utiliser le mot en dehors de cet agrément.
          Même le Label Rouge fait l’objet d’une loi.

          Tout cela ressemble à de la discrimination légale.

          1. albundy17

            A propos de Bio, y ‘ a neslé qui couinne, ses super essais cliniques (sur une dizaine de personnes, lol) ont été démonté par un labo suisse, aucun bénéfice, à part pour les caisses du yaourthier ^^

          2. Aristarkke

            « Y aurait-il des IDE non diplômés d’état ? »
            Il a dû y avoir une normalisation de ce que le diplôme d’infirmier devait recouvrir exactement comme compétences professionnelles par rapport à une époque où l’enseignement n’était pas défini strictement et variait suivant les écoles.
            Tu devais avoir des variations de qualité selon la provenance des infirmiers et cela nuisait à la sécurité.
            On en resterait donc à utiliser une appellation qui ne signifie plus ce qu’elle a pu définir en d’autres temps…

      1. Duff

        Le plus amusant et révélateur c’est que le Samuel Laurent (je crois que c’est son nom) bloque immédiatement tout contradicteur sur twitter. C’est franchement comique aussi. Seul ce monsieur détient la vérité vraie et bien entendu il est naturellement infaillible par conséquent le débat ne sert à rien. On se demande bien pourquoi plus personne ne prend ces mecs au sérieux, ces apprentis fascistes.

        1. Duff

          Un poil plus surprenant c’est d’avoir été bloqué illico par Arnaud Le Parmentier le chef du service éco qui se dit vaguement libéral. Je précise bien vaguement parce qu’il est réaliste face à un coco mais quand un mec de droite dit un truc plutôt libéral il vire au rouge. Allez comprendre. Je me demande si ça définit pas en fait la gauche Macron.

      2. modrmsib

        Lol j’avais interprété « décodeurs du monde » comme « décodeurs du monde en général, ie les sites d’info alternatifs », tellement parler du Monde.fr comme de décodeur n’a aucun sens.
        Panouf, dans la presse il n’y a pas que vérifier les infos, y a aussi les trier. Et le monde c’est comme les autres, très très bien trié, toujours dans le même sens.

  6. Onaneur de Moosh

    En regard de ce constat, quelle est la réaction des media?

    Le Washington Post avait lancé une initiative pour dénoncer les organes de propagande de Poutine: PropOrNot. On y trouvait Naked Capitalism, Breitbart, ZeroHedge… La base de donnée/liste noire était tenue par un groupe de programmeur nazillons ukrainiens. Oups!

    Le Monde a annoncé récemment le lancement d’une base de données « Decodex » sensée recenser plus de 600 sites de « désinformation ». On verra si H16 y figure!

    Bref, les grands media cherchent à préserver un monopole qu’ils n’ont déjà plus dans les faits. Ils sont prêts à tout sauf à l’auto-critique.

    1. modrmsib

      Le plus beau c’est qu’un libéral / anarcap (!) vivant aux US m’a soutenu qu’il n’y avait pas de pb de dérive des médias, en tout cas pas aux US.
      Après ces derniers mois.
      Okkkkkkkkkkkkkk

    2. MCA

      @Onaneur de Moosh – 29 janvier 2017, 14 h 04 min

      « Decodex »…

      on trouve sur le site stopmensonges.com une liste qui s’intitule :

      « Liste des sites dits « conspirationnistes » que la Cabale ne veut surtout pas que vous regardiez »

      1203 entrées qui doivent correspondre à ce que fait le Monde.

      Contrepoints y figure mais pas H16 (pour le moment).

    1. Mouais, c’est vaguement rigolo, mais il faut bien comprendre que Macron, c’est Hollande en pire, sans le PS, avec 0 expérience et pas de programme pour le moment (et probablement un abominable fourre-tout quand il en aura un). Bref : on va avoir un second quinquennat hollandesque, mais pire. Difficile de s’enthousiasmer.

      1. Lark on the Wing

        « Macron = Hollande en pire »… c’est, hélas, vrai… son absence délibérée de programme le sert efficacement, et lui permet d’agréger les soutiens les plus divers, notamment au PS parmi les éléphants gavés – mais qui tiennent à ce que cela continue – mais aussi chez les jeunes ambitieux qui craignent de voir disparaître leurs espoirs de promotion politico-sociale par le truchement d’une facile élection à l’AN, ou à la Région.

        Mais tôt ou tard, il lui va falloir sortir du bois, l’Emmanuel, et dévoiler son projet politique : et là, la Gauche qui le rejoint actuellement va devoir choisir ; soit se rallier « en perdant son âme », soit essayer de ranimer le vieil esprit incarné par Hamon… Il sera être plaisant de voir certains manger leur chapeau pour éviter de le tendre élémosinairement, et d’autres en coiffer un ressemblant à l’entonnoir de la Loony Left.

        « May you live in interesting times » selon une vieille malédiction : nous allons en effet vivre maintenant une époque intéressante.

        Et à propos de « sortir du bois »… notre Oint du Seigneur devrait se méfier des loups qu’on y rencontre, surtout lorsque l’on porte le petit pot de beurre avec sa mère-grand…

        1. theo31

          « soit se rallier « en perdant son âme » »

          Ils feront comme tous les fonctionnaires encartés PS qui collaborent avec Ménard à Béziers. Socialo un jour, collabo toujours.

            1. Lark on the Wing

              Mao Peninou…. qui rejoint Macron….

              http://maopeninou.eu/bio

              fils de son père, Jean-Louis…. il est amusant de lire l’article consacré aux enfants de 68 et, surtout, la dinguerie totale de leurs parents….

              lejdd.fr/Societe/Actualite/Mai-68-La-parole-aux-enfants-94837

    2. albundy17

      A toutes choses, malheur est bon: Depuis le penelope gate, 17 parlementaires ont changé un ou plusieurs, voire la totalité, de leurs collaborateurs

      1. sam player

        Et une interdiction n’empêchera nullement l’embauche croisée de membres de la famille. Et pour perdre un peu le chaland des pools d’assistants.

        Je vois bien l’apparition d’un diplôme d’assistant parlementaire qui lave plus blanc que blanc… Avec des équivalences hein !

  7. albundy17

    «  »Le monde semble se préparer à la guerre », selon Gorbatchev

    Ouaip, repli sur soi, économies en berne, l’otan qui s’attroupe à l’est, faudrait pas un François Ferdinand

  8. kekoresin

    Les médias ont besoin de thune, les gouvernements leur en donnent. Les médias vivent aussi de la pub, alors l’info doit être facilement mangée, digérée et chiée rapidement pour que le service suivant puisse être servit avec le sponsor qui change tes essuies-glaces après impact de piéton.

    Les gens ne veulent pas de trucs trop compliqués parce qu’ils doivent se débattre dans tout ce que la bureaucratie leur balance au quotidien, ou parce qu’ils sont simplement trop cons, ou bien les 2. Alors un peu de scandale tricolore, un petit glissement de terrain au loin pour dire conaipalesplumaleureux, et on finit par la raclette et le vin chaud pour faire passer le tout. Merci, à demain, bonne nuit les petits.

    Les journaleux qui veulent bien faire n’ont pas d’audience, donc pas d’avenir. Et puis c’est partout pareil, on aime la diseuse de bonne aventure quand elle prédit fortune et retour de l’être aimé. On casque mais si Madame roulotte nous prévoit une mort dégoulinante dans la semaine, on est moins enclin à larguer du bifton. Bon, je retourne devant BaveFM avant l’Apéro!

    1. sam player

      J’ai téléchargé cette semaine les résultats par bureau de vote et comme je le pensis il y avait au maxi 200 à 300 votants dans 95% des bureaux de vote et c’est étonnant qu’à 20h30 il n’y ait pas de résultats pratiquement définitifs (et non 60% comme annoncés).

      Toujours est-il qu’avec 60% pour Hamon ça fait 1.2 millions d’abrutis qui pensent qu’on peut vivre sans travailler… C’est pas grave, ça doit faire 3% des électeurs.
      Les riches s’enrichissent, les abrutis s’abrutissent.

        1. sam player

          Certainement mais le RU est un projet rassembleur qui fait sortir les loups du bois : peu vont en concession regarder les prix des Ferraris mais si demain il y en a une pour chacun et qu’il suffit de consacrer 5 minutes (comme le temps d’un vote) pour l’obtenir… y aura des paquets de « clients » qui se déplaceront…

          1. Aristarkke

            « Si demain il y en a une pour chacun… »

            En postulant que la capacité de ce constructeur puisse lui faire passer ce cap de production, son aura tomberait inévitablement si on en voyait des exemplaires à tous les coins de rue… 😈

                1. albundy17

                  « Nous n’allons pas finir comme le Venezuela  »

                  Hummmm.

                  L’opération 10 ampoules gratuites s’est déjà transformée en 5 ampoules gratuites…

        2. albundy17

           » beaucoup plus d’1.2 millions de brêles qui pensent qu’on peut vivre sans bosser,  »

          En fait il y en a déjà beaucoup plus qui ne le pensent pas, ils le font

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