Avec Macron, le changement, c’est mollement ♪♥

Un texte de Nathalie MP et h16

Personne ne pourra accuser Emmanuel Macron de ne pas soigner tous les détails de sa candidature présidentielle.

Ainsi, fini les petits couinements et le passage aux ultrasons éraillés comme à la fin de son grand meeting de la porte de Versailles en décembre dernier : il suit maintenant les cours d’un chanteur d’opéra ! ♫♪♬ !

Personne ne pourra l’accuser non plus de négligence avec les médias. Depuis janvier 2015, il a été le sujet de plus de 8 000 articles dans Libération, l’Obs, le Monde et l’Express. C’est plus que tout autre candidat, sans parler des multiples couvertures de Paris Match ou VSD façon couple glamour avec sa femme.

Et personne ne pourra l’accuser de ne pas savoir trouver les mots qui font rêver et galvanisent les foules.

Notre révolution est En Marche… On ne peut plus faire comme avant, il faut dépasser les clivages, rebattre les cartes, remettre la France en mouvement, libérer les forces et apporter l’espérance… Je compte sur votre mobilisation et votre engagement, c’est notre force ! Etc…

Pour Manu qui s’adresse ♫♪♬ « à tous les recalés de l’âge et du chômage, les privés du gâteau, les exclus du partage » ♫♪♬, il faut dépasser les clivages ♥ et le chacun pour soi. Quand il pense à eux, il pense à lui ❥ et la coïncidence avec les Restos du Cœur ❤ n’est pas tout à fait fortuite parce que c’est de cœur ❤ qu’il s’agit, mes amis, mes amours, mes enfants, ♥♥♥ ♫♪♬.

Voici en substance la teneur de ses appels (vidéo ci-dessous), voici ce qu’il martèle de meeting en meeting sous les applaudissements frénétiques (ou médusés) de milliards milliers de personnes.

Lorsqu’il parade au Palais des Sports de Lyon, des millions milliers de personnes viennent boire ses paroles. 8000 selon les organisateurs, 800.000 selon les médias et plusieurs milliers d’autres, massées aux abords. Telle une rock-star, Macron fend la foule en musique (vidéo ci-dessous), voit dans « ce mur de présence » un désir d’avenir une « démonstration d’envie de sa candidature », et, se prenant manifestement pour Napoléon Ier à Austerlitz et ses « Marcheurs » (le petit nom des « adhérents ») pour les fantassins de sa campagne, lance avec cette modestie onctueuse de ceux qui osent tout (et c’est à ça qu’on les reconnaît) :

« Vous pourrez dire : ‘J’étais là’. Parce que nous allons changer les choses encore aujourd’hui et nous continuerons à avancer. Ensemble ! »

Dans la même veine, voici une petite vidéo hautement réjouissante alignant les « meilleurs moments » d’Emmanuel aux instruments à vent : « Ce que nous ferons pour la culture, mes amis, c’est un chemin »« Je veux réconcilier la France avec le Monde » – etc … etc…

De fait, trouver les mots, aussi creux soient-ils, fut le grand travail de sa campagne et dans ce domaine, rien ne fut laissé au hasard. Là encore, on ne pourra pas reprocher à Emmanuel Macron de ne pas avoir exploité à fond toutes les possibilités de la magie du verbe pour captiver un auditoire prêt à tomber en pâmoison.

Au cours d’une « grande marche » qui s’est déroulée en porte-à-porte cet été, des « Marcheurs » ont eu « 100 000 conversations » et ont recueilli « 25 000 questionnaires », constituant autant de verbatim dont les mots – pardon on dit « prédicats » à présent – furent analysés via des algorithmes complexes, par la société Liegey Muller Pons, la « première start-up de stratégie électorale en Europe » et par Proxem dont le métier consiste à « changer les conversations en données » (au contraire des journalistes dont le métier consiste à transformer des conversations en courants d’air chaud).

Cette « grande marche », au-delà du côté proximité, écoute et rencontre avec la France « vraie de vraie », a surtout eu pour objectif de définir au mieux le discours qui sera « le plus intelligible possible pour le plus de monde possible ». En clair, le discours qui ratissera le plus large, déclenchera le plus de réactions positives et transformera les auditeurs en adhérents scotchés.

Ajoutez qu’Emmanuel Macron est jeune, intelligent, tout beau et tout nouveau. Il n’a jamais été élu, mais l’Elysée direct, ça ne lui fait même pas peur ! Mieux encore : il est de gauche (il l’a dit cent fois) mais il peut aussi être de droite si besoin est, d’autant qu’il n’est plus membre du PS tout en étant socialiste, et ayant participé à un gouvernement de gauche, « mais quelle importance ? » (vidéo 01:10) :

Ce discours, ce style, ce show bien orchestré plaisent beaucoup, aux médias, aux socialistes en mal de représentation politique, à tous ceux qui cherchent une nouvelle tête, à tous ceux qui attendent un discours rassurant du type « Yes We Can », à tous ceux qui veulent gagner en liberté sans perdre en protection tutélaire de l’État, à tout ceux qui pensent qu’il suffit d’améliorer la gestion de nos structures sans les remettre en cause fondamentalement.

Bonne pioche ! Emmanuel Macron se dit d’une « gauche qui se confronte au réel », c’est-à-dire typiquement d’une gauche sociale-démocrate façon Rocard et même Hollande, le style et la persuasion en plus. Forcément, ça attire : d’après les responsables, En marche ! aurait à ce jour 170 000 adhérents. L’adhésion gratuite, en ligne, ça aide.

Bonne pioche toujours, lorsque Benoît Hamon est désigné candidat du PS. Bonne pioche encore, lorsque les affaires embourbent Fillon dans des emplois présumés fictifs. Et super bonne pioche, lorsque les sondages placent finalement notre héros en deuxième position au premier tour de la présidentielle !

Décidément, Manu Macron, c’est de la très bonne pioche !

Aux grincheux qui pointent régulièrement l’absence d’un vrai programme politique derrière les envolées lyriques, les « Marcheurs », tendrement hypnotisés par leur candidat, rétorquent que si Macron les attire, c’est justement parce qu’il « fédère une vision, il y a une espèce de fluide ». Lubrifiant qui permet d’éviter les frottements douloureux et de rêver à son aise à un monde meilleur :

« Un président, ce n’est pas un épicier. L’important, c’est d’avoir une vision, pas forcément d’être dans les détails de la comptabilité. » (un participant au meeting de Lyon, 4 février 2017)

Malgré tout, ce programme trop diaphane gêne certains militants. Sa divulgation ayant été souvent annoncée puis repoussée, pour être finalement fixée à début mars, les « Jeunes avec Macron » ont pris sur eux de construire un site internet reprenant les principales déclarations de leur leader pour leur donner un semblant de consistance.

Ça ne s’invente pas, ce site s’appelle « Vision Macron » et surfe avec application sur un océan de lieux communs des plus vagues, dispatchés en une partie « Diagnostic » puis une partie « Action ». La partie « Réaction » est laissée comme exercice au lecteur.

C’est ainsi que les 35 heures sont « une avancée sociale non contestable » qui présente « un bilan contrasté » qu’il faudra « adapter sans remettre en cause le principe ». Jolie bourrasque d’air tiède. On souhaite bon courage au futur ministre de l’économie si d’aventure Emmanuel était élu !

Si le mystère reste entier quant au programme de gouvernement de Macron, on a cependant quelques idées sur ce qu’il sera en observant les soutiens qui s’agglutinent à lui.

Au-delà de sa tendresse pour le socialisme du réel qui signe son tropisme social-démocrate, on constate sans trop de surprise que les ralliements qu’il enregistre en nombre sont tous le fait d’individus extrêmement à l’aise dans « le système » dont il prétend s’affranchir et que certains d’entre eux sont de vieux routards de la politique depuis des dizaines d’années.

À gauche, on peut citer Gérard Collomb et tous les députés socialistes orphelins de la candidature Valls, les hommes d’affaires Marc Simoncini (Meetic), Xavier Niel (Free) et Pierre Bergé, les deux derniers étant de plus co-propriétaires de l’Obs qui a largement ouvert ses pages à Macron, l’écrivain Erik Orsenna, ancienne plume de Mitterrand, Daniel Cohn-Bendit, Alain Minc, Bernard Kouchner, sans oublier Ségolène Royal qui apporte indirectement le parrainage de François Hollande et une caution de sérieux assez originale dans la gestion des affaires publiques, et sans oublier non plus Geneviève de Fontenay, génialissime caution populaire, venue spécialement à Lyon pour vérifier que Macron n’avait pas « ❤ une banque à la place du cœur ❤ » !

À cette brochette de cadors, ajoutons la droite énarchiste et étatiste représentée par Renaud Dutreil, ancien ministre responsable de la création du pitoyable RSI (que Macron veut réformer, pas forcément pour le bien des Indépendants) et Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d’État aux transports sous Chirac et ex-présidente de ces fleurons de la réussite nationale que sont la RATP et la SNCF.

Le vrai défi, maintenant, consistera à croire que ce sont ces personnes qui seront capables de mettre en marche une révolution vertueuse, alors qu’elles sont toutes liées à tout ce que la France fait sans succès depuis quarante ans en terme de chômage, de dépenses publiques, de déficit et de dette.

Il va en falloir, de la foi, pour imaginer que l’État, gonflé d’orgueil à l’idée d’être stratège, va continuer à l’être sans se fracasser sur des catastrophes financières qui se chiffrent en milliards d’euros.

Il va en falloir, de la ferveur, pour voir en Emmanuel Macron l’artisan d’une transformation libérale de la France, lui dont le bilan se résume à des conseils catastrophiques pendant un quinquennat calamiteux et à une loi qui aura permis d’ouvrir quelques lignes d’autocars et quelques magasins un nombre limité de dimanches.

Conclusion

Certes, Emmanuel Macron s’est montré particulièrement habile à mobiliser médias et public autour de lui. Certes, il a su trouver les mots les plus susceptibles de toucher des Français désorientés et désireux de changement, mais aussi de protection et d’attention. Certes, il a su faire passer un message de nouveauté et de modernité en menant une campagne aussi originale que calibrée au millimètre comme s’il vendait le produit Macron à des consommateurs et non pas un programme politique à des électeurs. Soit.

Il n’en reste pas moins que le vide grandiloquent de ses propos associé au déjà-vu, au progressisme revendiqué et à l’étatisme assumé de l’équipe qui l’entoure fait irrésistiblement penser à la réflexion de Tancrède à son oncle le prince Salina dans le Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change. »

Emmanuel Macron n’est rien d’autre que la nouvelle frimousse « hors-système » choisie par le « système », coterie de médias et de politiciens qui nous gouvernent. C’est un changement purement formel sans rien de fondamental pour la France et les Français, qui préservera ces élites au pouvoir.

Le navire de gauche a coulé. Celui de droite prend l’eau. Les rats quittent ces navires incertains pour courir chez Macron, ce « révolutionnaire » qui rassure tous les étatistes et leur promet qu’il suffit de dire que tout va changer pour que finalement rien ne change. ♫♪♬ !

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Commentaires147

  1. Aristarkke

    Les quotidiens Libération, l’Obs, le Monde et l’Express totalisent plus de 8,000 articles évoquant Emmanuel Macron de janvier 2015 à janvier 2017
    C’est un peu moins pire que de tout mettre au compte du seul Libé…

    1. Honorbrachios

      Impressionnant!
      Et combien de fois son nom est prononcé par jours, en bien , par les journalopes de la télé , surtout BFM et bfmbiz depuis 12mois!? C’est absolument délirant aussi, à se demander s’ils touchent pas des primes!

  2. Le Gnôme

    Une voiture vide s’arrêta devant l’Elysée, et Macron en descendit.

    Si il est élu, la majorité au parlement est loin d’être acquise, la cohabitation serait croquignolesque.

    1. Olivier R

      Est ce que ce n’est pas ça la vraie chance de cette Présidentielle. Un(e) Président(e) elu(e) sans majorité parlementaire pour un pays ingouvernable? Les Belges et les Espagnols n’ont pas trop à se plaindre de ne pas avoir été gouvernés pendant un bon moment…

  3. Calvin

    Dans le site « Vision Macron », (…) dispatchés en une partie « Diagnostic » puis une partie « Action »…. En fait, après « Action », il manque « Vérité »…

    1. Dr Slump

      Mon petit, tu as oublié comment ça se joue? C’est soit l’un soit l’autre, action ou vérité, claque ou bisou. Pas les deux en même temps, sinon y’a plus d’enjeu, et c’est pas du jeu!

  4. Aristarkke

    « Je veux réconcilier la France avec le Monde »
    Ce journal estimerait-il sa subvention insuffisante et menacerait-il de faire des révélations sur la vie intime (comme les parties de Théo au lit) de Emm. M. ???

  5. Lark on the Wing

    C’est un peu le jeune et beau Dunois, en marche pour la Syrie hein ? doute de rien, manque même pas la queen Hortense ….

    ***

    Bon, M. de Saint-Simon en parle aussi… Ayant un tacite « nihil obstat » de Sa Grâce, je vous livre donc une seconde Chronique de la Régence, un historique naturellement sans relation aucune d’avecque l’actualité de nos tristes années.

    Veuillez noter que, si je suis flatté d’être comparé à mon compatriote Bussy (il m’arrive de chasser sur ses terres natales d’Epiry), l’inspiration est de plusieurs décennies postérieure.
    Concernant Valeurs Actuelles, ses chroniques finales étaient de M. de Rastignac, et d’un Balzac qui n’est que très peu Guez : rien de comparable donc à M. de Saint-Simon, d’autant que, n’ayant décidément rien de commun avec M. de Gourrefinne-Quielle, je n’ai pas ouvert cette gazette depuis des lustres.

    Enfin, et pour répondre à la Fleur des Pois, je préciserai que si, comme mon ami de Rouvroy, je me défie de Lord Stairs, il m’arrive de lui emprunter quelques mots, tels ce « minion » dont mon Dictionnaire d’Oxforde apporte un exemple, tiré de Marlowe : « the King is loue-sicke for his minion « et le définit comme « a favourite of a sovereign ; an obsequious ou servile dependant ; a ‘creature’ « .

    ****

    Monsieur le Duc de Baucé, qui tenait en son conseil particulier la baronne Méhaut de Côme, et le dameret de Solaire, lequel avait été mandé pour porter sa parole, se résigna sur leurs instances conjuguées à comparaître devant les étranges lucarnes, aux fins de contrarier les conjonctures et, sortant de sa privance rechignée, tenter de se réconcilier les suffrages du menu peuple.

    Dans ce dessein, et bien que fort tombé de traits et de mine, il se montra crêté d’une grande apparence de courage et d’autorité, et, pour une fois peu continent de langue, sa harangue s’étendit sur une longue heure, pendant laquelle il plaida de sa bonne foi et de l’innocence de Madame la Duchesse, jetant l’oppobre en retour sur les gazettiers qui le diffamaient, au bénéfice de M. de Maqueron.

    Il est constant que cette imputation était une mousquetade des mieux pointées, la presse du Royaume ayant pour le godelureau les yeux de la fille de Don Gormas. Sur le cas des pensions redoublées de Madame la Duchesse, et de ses enfants, il fit valoir avec assez de force et de justesse que le total, ramené en ses échéances, n’était point sans équivalence avec celles de nombre d’autres politiqueurs ou bateleurs d’estrade, lorsque le Parlement ou ses théâtres faisaient relâche.

    Les mouches de M. d’Argenson rapportèrent, le jour d’après, que le peuple avait accueilli avec assez de faveur ce babil et, surtout, les demandes d’excuses, peu accoutumé qu’il était à se voir suffisamment considéré pour les valoir.

    Monsieur le Duc s’en rebecqua, d’un plaisir qui soulagea le dépit où sa catastrophe gazettière l’avait projeté, comme les rebuts essuyés de plusieurs de ses partisans affichés, tel celui d’un certain Phenèque, lequel n’avait pas laissé de clamer recours à une tactique d’ordre second.

    Cette mésaise fut atténuée encore, dans l’orbe public, par un insigne tumulte provoqué par quelques Chevaliers du Guet dans une de ces Cafreries qui cernent Paris. Il arriva que le Guet voulut mettre la main au collet de quelques écorcheurs barbaresques, lesquels traficquaient d’herbes particulières sans rapport avec celles à Nicot.

    Un Cafre, aux barbues allures mahométanes, refusa de se plier aux rudes monitions des Sergents, lesquelles le plièrent lors d’un coup de pertuisane, dont la hampe pénétra malencontreusement le cloaque du malheureux, qui en fut navré sur plusieurs pouces de longueur, ainsi que ses barbiers en certifièrent.

    L’énormité de l’outrage retentit dans l’Univers, jusque là que, depuis Nizza, un certain d’Estrozzi, ancien cavalier d’acrobate, et doté d’aussi peu de sens que d’esprit, se crut autorisé à requérir l’estrapade contre les malheureux Sergents.

    Il se répandit même que le Régent, pâle fantôme quittant le palais hanté du faubourg Saint Honoré, serait allé conforter le Cafre à la Maladière, afin d’éviter que ses congénères ne boutassent le feu aux provinces alentour, malgré les supplications des Lieutenants du Chatelet chargés d’apaiser une émotion aussi populacière qu’étrangère aux mœurs de ce Royaume.

    Sur quoi, en proie à lui-même, sur la scène du Bobineau où il faisait profession de contrebattre l’idée qu’il fût de goût « italien », et faisant montre d’une spirituelle répartie, toute autant audacieuse, le Vicomte de Maqueron risqua ce sproposito que, si la chose lui fût advenue, il n’en aurait « sans doute pas fait un cartel » !

    D’où le « d » que des malfaisants enférocés ajoutèrent en suffixe à son titre de fief, sur des libelles injurieux affichés sur les murs du Crotoy (et même du Touquet, dit-on)…

    1. Aristarkke

      Vous devriez faire préparer une flagellation de quarante coups de verge moins un , Werther, pour le stagiaire qui édulcora votre libelle en l’amputant d’un « qu’  » au pire endroit :
      tout autant QU’audacieuse
      sproporsito ?
      la gloire future de pronuciamento ne pointait pas encore, c’est cela ??? 😛
      Sinon, un seul mot en retour de votre texte : continuez !!!

      1. Lark on the Wing

        Dans ce contexte, Harry dear, il n’est pas besoin de QU’… à tous points de vue…

        sproposito \spʁɔ.pɔ.zi.tɔ\ masculin

        (Vieilli) (Italianisme) Brèves paroles hors de propos dans une conversation, dans le fil d’un discours :
        Quelque sproposito prononcé avec autorité, étayé de ses grands airs, était ordinairement sa ressource. — (Duc de Saint-Simon, Mémoires, tome XII, chapitre VI ; Librairie de L. Hachette et Cie, Paris, 1857, page 147)

        Nous sommes dans le cadre « italien », en effet…. quant au « cartel », c’est aussi une pendule, n’est-ce pas ?

          1. Lark on the Wing

            On raconte que le Czar Paul 1er considérait toujours pensivement les énormes mains d’Orlov, dont les pouces avaient sans doute étranglé son père…

            Quant au pendule, il n’est pas besoin de Foucault pour prouver une rotation en quelque sorte intestinale, mais dont l’évocation avant le déjeuner est assez navrante….

        1. Aristarkke

          Werther mais quels sous-entendus déplacés me prêtes-tu alors que mon innocente remarque syntaxique visait à renforcer la force du contraste contenu dans ton placet beau?

        2. Aristarkke

          Mais par ailleurs, j’ai ceci contre toi car tu me navres profondément :

          De quelle autorité tiens-tu qu’au Grand Siécle prospérait cette moderne abomination de contracter en présence d’une ville portant un nom débutant par un article???

          Le chevalier de Nielle-Pinjos n’avait pas encore mis l’auguste et docte Académie de notre excellence M. de Richelieu, cul par dessus tête en décrétant en son lieu et place le bon usage de la langue.

          Je gage qu’on eût écrit (et sans frémir ni barguigner et encore moins pinailler) « et même ceux de Le Touquet »…

          A la condition toutefois et en ce cas, que cette commune existât alors sous une autre forme qu’une lande rabougrie et d’une garenne désolée constituant une dépendance d’abbaye dont les membres se moquaient de son devenir, du tiers comme du quart…

          Certes, il n’y a pas matière à en faire un vrai régulateur entre nous deux mais le bouchon trop loin pousses-tu et te le faire savoir, je voulai !

          1. BDC

            Il y aurait une époque où on parlait de Le Crotoy ? On dit bien en 1471 : traité du Crotoy, confirmé à l’époque par Enguerrand de Monstrelet dans ses chroniques du XVème siècle : « des gens d’armes qui arrivassent au Crotoy ».

            1. sam player

              Attention, attention damoiselle… les chroniques de ce fieffé ont-elles une pastille verte dans le Déconex ?

              Encore un coup des anglois !

            2. Aristarkke

              Merci, Belle des Champs !

              Déjà trahi par l’Académie Française qui revint de sa position initiale que les gueux et soudards d’Enguerrand de Monstrelet n’avaient pu connaître (c’est pourquoi indulgence, ils reçoivent), voici qu’une Picarde surgit dans la nuit avec un lasso pour m’enlier de ficelle, telle une thug vengeresse…

              [ La trahison est la seconde nature des femmes (Paul Léautaud)…)=]

              Soupir de ne vous voir échapper à ce classement… 😥

              1. Lark on the Wing

                Chère Fleur des Pois ! vous ne trahissez pas, vous déboutez seulement le Ratiocineur Flamand de prétentions aventurées…. et le vieux Paul ne pouvait certes se prévaloir d’aucune compétence dans l’ordre de la fidélité.

                1. BDC

                  En parlant de Flamand, de Bourguignons et d’Anglois, j’ai l’honneur d’apparaître dans la BD « Bec-en-fer chez les Flamands », sous mon appellation fromagère. Orgueil mis à part, revenons à la contrition. Si j’ai trahi, c’est par omission, Harry avait bien vu que Le Touquet n’existait pas à l’époque, mais il faudrait peut-être la remplacer dans l’histoire par une ville autrement plus significative que la commune de Cucq (se prononce « Cuque » …).

                  1. sam player

                    Il y a quand même une sacré inégalité dans la contraction entre « de le » et « de la » ou « à le » et « à la »

                    La plage du Touquet mais la plage de la Seyne sur mer.

                    C’est intolérable.

                    1. Calvin

                      La contraction nécessite l’emploi de la lettre u au singulier : « à le » devient « au ».
                      Pour le féminin, on n’a pas le droit de remplacer « à la » par autre chose, c’est du blasphème.

                    2. albundy17

                      « Pour le féminin, on n’a pas le droit de remplacer « à la » par autre chose, c’est du blasphème. »

                      Ça se complique avec l’expression « à la con »

                    3. Aristarkke

                      Ah! Quel bienfaisant et reconstituant onguent que voilà, aussi libéralement versé sur mes plaies!!! C’est intéressant à avoir dans sa compagnie, un tribologue, finalement! 😳

                  2. BDC

                    Zut j’ai encore écrit n’importe quoi. Je corrige donc que le choix touquettois de notre Hussard se justifie par une ironie gentiment anachronique.

                2. Aristarkke

                  Me voilà fait comme un rat ! Une alliance improbable , nouée pour planter quelques clous aiguisés dans mon cercueil… J’ attendais secours d’ une quasi compatriote et voilà que je vois venir une Kali compatriote montée en croupe du glauque destrier du céruléen Parthe…

      1. Lark on the Wing

        Je vais m’accorder une pause après le prochain … c’est que la saison de chasse n’est pas encore à son terme, n’est-ce pas ?

    2. Royaumont

      Je découvre à l’instant. Joli.
      Il manque cependant la verve inspirée par la méchanceté que le petit duc pouvait avoir à l’encontre de ceux qui avaient le malheur de lui déplaire. Cette férocité, qui lui faisait oublier jusqu’à la correction grammaticale, semble ne pas être dans votre nature.
      Sinon, continuez.

  6. Dr Slump

    Lorsque j’ai croisé Macron en plein exercice de « marche » dans un salon professionnel, j’ai eu la vision de ce vide, avec tout un cortège de tartempions, électrons survoltés dans le néant. Macron au pouvoir, c’est la débâcle assurée, lui flottant dans le vide au coeur du cyclone, et tout le monde qui morfle autour de lui. Homme de paille. Pouah.

  7. Aristarkke

    Monseigneur, il y a un contresens dans votre phrase :

    à tout ce que la France fait sans avec grand succès depuis quarante ans en terme de chômage, de dépenses publiques, de déficit et de dette. (puisque toutes ces catégories augmentent en poids)

  8. Gérard

    La meilleure preuve qu’il est le meilleur c’est qu’il cause bien l’angliche. Le changement ça va être pour bientôt. Je rêve du jour où le conseil des ministres se fera en angliche, ça c’est moderne. English = Modernism.

    1. Nathalie MP

      Cher M. Aristarkke, vous n’avez pas vu d’autres fautes ? Alors dans ce cas je vous informe que ce billet est un sans-faute orthographique car « fini » en début de phrase s’accorde ou ne s’accorde pas, au choix de l’auteur.
      Vous comprenez, il faut faire court pour capter les lecteurs, alors un S en moins de façon légitime, ça compte ! 🙂

      1. Aristarkke

        Mais Doulce Nathalie, je le sais fort bien mais préfère le voir se faire accorder.
        Un signe de plus ou de moins dans cette abondance est peu de chose…
        Notez qu’hommage a été rendu à votre heureuse influence quoique mettant ma chère Mélusine quasiment au chômage technique complet…

        (entre nous, vous pouvez m’appeler Messire)

        1. Calvin

          La plupart des fautes sur le blog d’h16 résultent souvent d’un changement de terme ou d’une refonte de phrase, pour donner plus de mordant et d’ironie, et parfois pour mieux coller à l’actualité (*).
          À mes yeux, c’est plus que véniel.
          Nous sommes loin des bourdes incultes des journalistes de médias à gommette verte.

          (* il m’est arrivé de deviner la phrase initiale du Messire h16, et d’en apprécier encore mieux le changement – qui pour le coup n’est pas mollement)

  9. Villon89

    OK pour cette critique en règle avec laquelle évidemment nous sommes sur ce blog tous d’accord. Cependant, on fait quoi maintenant qu’aucun candidat ne répond à nos aspirations. Si nous passions de la phase critique à la phase action ! Désolé mais cet article n’apporte rien que nous ne connaissions auparavant.

    1. Val

      @Villon si si il apporte une bonne tranche d’humour et c’est exactement ce dont nous avons besoin.
      Sinon que faire ? eh bien ne croyez vous pas que c’est à vous mêmes en bon libéral de répondre à la question et d’agir en conséquence ?

  10. Pat

    Avec des soutiens pareils (Eolienne Royale, ventilateur à milliards d’argent gratuit des autres, Danny le rouge-vert, maoïste à peine repenti), je ne peux que voter pour Macron. Il a l’étoffe d’un zéro.

        1. Lark on the Wing

          bien vu, mais qui veux-tu embarquer ?
          histoire-image.org/etudes/pelerinage-ile-cythere-dit-embarquement-cythere
          la FdP est déjà prise, et convoitée plus encore….

  11. Val

    « au contraire des journalistes dont le métier consiste à transformer des conversations en courants d’air chaud) » lol you made my day

  12. Guillaume_rc

    Après 2012 qui était en fait un référendum anti-Sarkozy, on assiste maintenant à « tous contre le système », pièce à rebondissements multiples, jouée par des acteurs qui font tous partie du système.
    Et qui se sont tous (sans exception) gavés grâce à ce système.

    La référence au Guépard en est un parfait résumé.

  13. Infraniouzes

    Cet engouement pour Macron est un peu logique; les Français ne savent plus à quel saint se vouer. Fini le temps des pères de la V°, bedonnants et patelins mais malins comme des singes et froids comme des crocodiles, qui rassemblaient leurs électeurs comme on rassemble des enfants dans la cour de l’école. Aujourd’hui on veut un copain avec qui faire la fête ou un grand frère pour parler « la langue » des cités et des quartiers ». C’est la tendance, point barre . Tout ça bercé par la dictature des réseaux sociaux, la myriade de mobiles qui fait croire qu’on est « dans le coup », les distributeurs automatiques de diplômes qui confortent les jeunes dans l’idée qu’ils sont intelligents et qu’ils sauveront la France après avoir bien joui de l’existence c-à-d vers leurs 40 ans ou après. Et couronnant le tout, internet et son monstre Google qui, bientôt fera le travail à notre place. Macron comprenant tout ça et même plus, l’avenir est radieux, Dieu nous a donné un nouveau messie…

    1. Val

      @Infran pas de panique le messie pue la contrefaçon , ce nouveau messie est plutôt un nouveau Messié et il finira comme lui . sit back & relax keep popcorn handy & enjoy the show

  14. Val

    Tout ceci me fait penser à la citation maintenant galvaudée de O Wilde
    « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles  » En tous les cas pour Macron tout comme Wilde on pouvait leur faire confiance pour viser la lune.
    Et pour l’atterrissage , Macron ferait bien de méditer sur le destin de Wilde

    1. Dr Slump

      Mouais, si encore il pouvait espérer le même destin que Wilde… non, aucune chance! Pour lui, ce serait plutôt le destin de Louis II de Bavière… dont il a fait un vibrant hommage à un cours de culture générale qu’il donnât à Science Po… si si, témoignage d’un étudiant de l’époque… LOL

        1. Dr Slump

          Le point commun est sans aucun doute l’homosexualité, c’était un peu l’objet de mon « LOL ». Pour le reste, le profil de Marcon ressemble bien plus à Louis II, il faut lire sa fiche wiki, c’est encore du lol en barre. Mais comparer cet épouvantail au très libertaire et courageux Wilde, c’est comme d’accuser le libéralisme d’être un néo-fascisme!

            1. albundy17

              bi et nécrophile, mais peu importe, tant que ça reste dans sa sphère et avec son pognon qu’il a pas gagné vu qu’il est éligible au rsa, ou plutôt à la tutelle. En terme de macro ou gigolo, il tente de passer à la vitesse xxl, c’est ça le dérengeant

            2. theo31

              Si le mec assume pas sa sexualité (comme beaucoup d’hommes d’ailleurs) et ose demander aux gens de lui faire confiance, il y a comme un problème.

              Il ressemble comme deux gouttes d’eau à son maître qui n’assume pas ses cheveux.

  15. Pere Collateur

    Bref, Macron, Tsoin Tsoin

    J’ai bien aimé cet article, c’est vraiment bien écrit. Merci pour ce moment ^^

    Je me délècte d’avance de leur tronche en avril quand va s’afficher le scrore microscopique de ce bon monsieur Micron. D’ailleurs, a-t-il au moins l’assurance d’avoir 500 parainages le belâtre?

  16. PR CALGUÈS

    Il y avait le Mistral, l’Harmatan, le Simoun, le Sirocco, le Khamsin, le Chinook, etc.
    Ben maintenant, en plus, il y a le Macron !

  17. Bonsaï

    Avec Nathalie MP les dossiers c’est du sérieux. Rien à dire, presque 30 minutes passées à parcourir la documentation proposée, très fouillée, L’instruction du cas Macron peut commencer…
    Quant à nous subtiliser en douce notre Pheldge à nous, je crains que ce ne soit pas possible !
    « On a fait de notre mieux pour vous détendre ! ♥♥♥♫♪♬ !
    Partage, espérance, suivez mon panache blanc, venez manger à Bercy avec moi ! ♥♥♥♫♪♬ ! »
    (Le blog de Nathalie MP)

  18. rigolo

    ♫♪♬ Ravi d’apprendre par Emmanuel Macron que les dentistes français sont 9 fois plus chers que les dentistes allemands.♫♪♬.
    En fait un de ses conseillers a rectifié la bourde car c’est 3 fois plus cher ♫♪♬
    Il a mal compris le rapport de la cour des comptes car en fait c’es 3 fois plus de reste à charge qu’en Allemagne ♫♪♬ La secu allemande remboursant nettement plus que la sécu francaise ♫♪♬

      1. theo31

        Avec un consultation chez le médecin au moins deux fois plus chère qu’en fRance. mais comment font-ils nos amis teutons pour avoir les poches pleines et des dents en bonne santé ?

  19. Onaneur de Moosh

    Macron est soufflé démoulé trop chaud qui va s’effondrer avec un petit bruit flatulent.

    Ma petite théorie était que le but de la start-up Macron, sous-marin Flambiste, était de le rendre assez crédible médiatiquement pour qu’il devienne le Premier Ministre « d’union nationale » de Hollande, Valls, voire de Juppé.

    Hollande a dû renoncer, Valls et Juppé sont aux choux, et Fillon a du mal à sortir les doigts de sa femme de divers pots de confiture. Donc sondagièrement Macron a un boulevard semé de roses devant lui.

    Sauf que, comme l’a souligné le Patron dans un article précédent, Macron n’a aucune base populaire, ce qu’aucune défection de petits barons ne saura remplacer en 100 jours.

    Fillon n’est pas à terre, mais ces histoires auront certainement fini de lui aliéner les classes populaires.

    Ce qui reste c’est le petit Benoît, que je vois passer comme un anguille avec une plateforme d’union à la Mitterrand, qui avait gagné contre un centriste.
    Ah, et le FN fera ses 14%.

  20. Coup de pied occulte

    Riez autant que vous voulez, mais moi je l’ai vu de mes propre yeux guérir un lépreux et rendre la vue à un non-voyant.

    1. Dr Slump

      Et moi j’ai vu de mes propres yeux qu’il avait le don d’ubiquité quantique: il était là devant moi en chair et en os, mais en même temps il était pas là.
      Ce type, c’est le A-Non-A, le plein-vide, c’est la chatte le chat de Schrödinger.
      Un mystère qui défie la Science, sauf la Science Pôlitique qui, évidemment, opère d’un lieu inaccessible à notre entendement, dans… ♫♪♬ *musique mystérieuse et roulement de tambour dramatique*… la Quatrième Dimension! ♫♪♬

      1. Lambda Expression

        Certes, pour le moment il est ni elu ni non elu.mais on fera bien vite en ouvrant l’urne que l’effondrement du paquet de vote fera qu’à notre echelle et ben il sera dans l’état non elu.
        Le pleutre.

  21. Taisson

    Juste un petit mot en passant, car l’essentiel à déjà été dit, par le patron d’abord, et par les plus distingués commentateurs…
    Il y à, pour moi, une analogie troublante entre ce qui se passe dans une entreprise commerciale, que j’ai professionnellement vécu dans mon autre vie, et ce que l’on peut voir dans « l’entreprise » Macron.
    Quand, dans une entreprise commerciale, le produit n’est plus désiré par les clients, et que pour plein de raisons l’on à rien d’autre sous la main, on convoque tous les gens du marketing, et c’est le grand délire pour fabriquer des argumentaires, tous ronflants et sophistiqués, pour masquer l’inutilité du produit, et essayer de déclencher des ventes, forcément décevantes pour l’usager, puisque faites sur des arguments biaisés et artificiels..
    Et, vu le professionnalisme des manipulateurs, ça marche, ça redémarre très fort….jusqu’à la faillite !
    On retrouve derrière (sans allusion douteuse…) Macron, exactement les mêmes les tireurs de ficelles qui pensaient pouvoir gérer Hollande…
    Terra nova, les lobbys idéologiques bobos et gays, le capitalisme de connivence, les émigrationnnistes internationaux et, en résumé, tous ceux qui haïssent et méprisent ce peuple de France, qui à construit le pays dont ils profitent et dont ils veulent effacer jusqu’aux traces.
    Les probabilités que Macron soit élu sont énormes, et l’écrasement de ce pays par un collectivisme très sélectif ( certains seront beaucoup plus « égaux » que d’autres !!) est quasi inéluctable…Le peuple de France est condamné, et programme lui-même sa fin, par aveuglement.
    Tout est foutu, on ne lutte pas à un contre dix…

    1. Higgins

      Je connais une chose identique au sein d’une mutuelle par le biais d’une réorganisation qui va foirer. Impressionnant. La sonnette d’alarme a été tirée en temps utile et ça a même coûté son poste au DG mais, à minima, le bateau continue sur son erre.

    2. Lambda Expression

      Macron ne sera pas elu. La france vieillissante ne s’y retrouvera pas. Passé le periph il vaut zero.
      Fillon sera élu tranquille après un premier tour serré.

      1. sam player

        Oui, d’accord.
        Aujourd’hui il a dévoilé sa vision de l’écologie et de mon avis il est en train d’agréger ce qui est le plus porteur dans les programmes des autres candidats et c’est pour cela que son programme est pour l’heure inexistant.
        Le collaboratif c’est de saison.

        Mauvais calcul de mon avis car à supposer que 60% des gens aiment le bleu, que 60% des gens préfèrent les vacances à la mer, que 60% des gens préfèrent l’omelette baveuse…. il n’y a pas 60% de gens qui préfèrent tout cela à la fois.

        1. Royaumont

          Macron n’a pas de programme, car il s’en fiche.
          Il est l’homme de paille d’une coterie d’hommes d’affaire véreux, poussé en avant pour défendre des intérêts particuliers. Un de ses principaux soutien est M Drahi, caricature du capitalisme de connivence. Son rachat de SFR par numéricable a laissé un souvenir cuisant autant aux clients qu’aux salariés de SFR. Son modèle économique est de faire grossir son CA plus vite que le remboursement de la dette, le tout financé avec de l’argent gratuit et autorisé par un ministre de l’économie complaisant (Macron, comme par hasard).
          Macron n’a pas de programme, il va en bâtir un pour amuser la galerie, mais pour cet ODS chimiquement pur ce n’est qu’un élément de communication, vide de sens et d’intérêt.

  22. zelectron

    La légende du Charmeur de rats
    En 1284, un homme étrange arriva à Hameln. Il portait un habit multicolore et se présenta comme preneur de rats. Il s’engagea pour une certaine somme d’argent à débarrasser la ville de tous ses rats et de toutes ses souris. Les citoyens lui promirent une récompense. Le preneur de rats sortit une petite flûte et commença à jouer. Aussitôt tous les rats et toutes les souris sortirent des maisons et se réunirent autour de lui. Lorsqu’il fut certain qu’il n’y en avait plus de cachés, il quitta la ville en direction de la Weser. Les rats le suivirent jusque dans l’eau où ils se noyèrent. Quand les citoyens furent libérés du fléau, ils se repentirent d’avoir promis une récompense et refusèrent de payer l’homme qui s’en alla plein d’amertume.
    Cependant, il revint le 26 juin, sous les traits d’un chasseur à l’allure effrayante, portant un étrange chapeau rouge. Pendant que tout le monde était à l’église, il sortit de nouveau sa flûte et commença à jouer dans les ruelles de la ville. Cette fois, ce ne furent pas les rats et les souris, mais tous les petits garçons et les petites filles qui accoururent en grand nombre. Il les conduisit par la porte de l’est en continuant de jouer, et tous s’en allèrent jusqu’au mont Koppenberg (ou: Poppenberg) où il disparut avec eux pour toujours.
    Deux enfants revinrent, car ils s’étaient attardés en chemin. Le premier étant aveugle ne put montrer l’endroit où les enfants se trouvaient, le second étant muet ne put rien raconter. Un autre petit garçon qui était revenu sur ses pas pour prendre son manteau échappa lui aussi au malheur. Certains dirent que les enfants avaient été conduits à une grotte d’où ils étaient ressortis dans la région de Siebenbuergen (dans la Roumanie d’aujourd’hui). 130 enfants auraient ainsi disparu à jamais.

    La rue par laquelle sortirent les enfants avant de franchir la porte de la ville s’appelle aujourd’hui encore Bungelosenstrasse (c’est-à-dire «rue sans tambours»), parce que l’on ne devait pas, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, y danser ou jouer d’un quelconque instrument. Et si une fiancée était conduite en musique à l’église, les musiciens devaient parcourir la rue en silence.

    D’après «Légendes allemandes» des Frères Grimm, No. 245

    nb les rats sont les socialistes et les enfants les égarés qui « croivent tout ç’qu’on dit »

  23. theo31

    Je lui dirai les mots creux
    Les mots qu’on dit avec le pieu
    Parler me semble ridicule
    Je m’élance et puis je l’encule
    Devant une phrase inutile
    Qui briserait l’instant fragile
    D’une rencontre
    D’une rencontre

    Manu d’la balle

    1. Lark on the Wing

      La « brioche infernale » comme disait Alphonse Boudard ?…. et en recherchant l’origine de la locution pour la sourcer exactement, je viens tout soudain de comprendre… Alphonse avait travaillé dans sa jeunesse avec Dédé La Boulange, ce qui est une bonne esplique…

  24. Calvin

    Un titre alternatif à cet article aurait pu être :
    « Macron, le changement mou aux lendemains qui chantent. »
    Un jeu de mot qui peut en égayer certains.

  25. Kloupa

    Emmanuel Macron, farouche défenseur de la République, une et indivisible, c’est aussi le ROI du capitalisme de connivence: avec le rachat de SFR par Altice, il s’est assuré le soutien indéfectible, et il faut le dire actuellement très précieux, de Patrick Drahi, et de ses médias (BFM, Libé, L’EXpress, j’en passe et des meileurs). On ne sait jamais, en campagne présidentielle, ça peut servir…, et surtout ça peut aider à dégommer la concurrence.

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