La petite histoire derrière la fumeuse loi de Janvier 1973

Aujourd’hui, pendant que l’actualité continue de se remplir d’affaires judiciaires contre les candidats à la présidentielle, prenons le temps de nous éloigner de ces effervescences locales pour revenir sur l’intéressante histoire de la loi de Janvier 1973 sur la Banque de France, dite loi Giscard Pompidou Rothschild, ou plus exactement la petite histoire, bien plus intéressante, de sa récente célébrité sur internet.

Rendons tout d’abord à César ce qui est à César, puisque c’est à Guillaume Nicoulaud qu’on doit d’avoir retrouvé le parcours assez croustillant de la petite histoire derrière cette loi devenue subitement célèbre il y a quelques années. Et pour ceux qui ne sauraient pas trop bien de quoi on parle (ce qui serait logique, tant cette loi reste, malgré tout, assez étroite dans son application), rappelons qu’il s’agit d’une loi qui modifie le statut de la Banque de France et précise notamment les conditions autorisant l’État à emprunter à cette dernière.

En particulier, l’article 25 est celui qui sera le plus commenté, plusieurs décennies après son entrée en force, puisqu’il prévoit que, je cite, « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». En somme, cet article impose une certaine discipline dans la gestion monétaire de la dette, en créant simplement une procédure garantissant la transparence entre le ministre de l’économie et le gouverneur de la Banque de France, laquelle procédure doit être approuvée par le parlement. Pour rappel, l’interdiction qui est faite au Trésor de présenter ses propres bons à l’escompte de la Banque de France est un principe déjà communément admis de tous et déjà présent dans la loi du 24 juillet 1936.

keep calm, we'll print more

Suite à l’effervescence récente d’un petit groupe d’activistes obstinés, cette loi aura été parée de plusieurs maux : selon eux, cette loi interdirait à l’État de se financer sans intérêt, et serait donc directement responsable de son endettement total (ou pas loin) ; et régulièrement, on indique en support à ces assertions les travaux de doctes économistes improvisés et autres vidéos palpitantes expliquant par le menu pourquoi l’État s’est vendu aux marchés et comment tout ceci est très méchant. Dans un billet détaillé paru en novembre 2011, je m’empressais d’ailleurs de crier « foutaises ! » et d’expliquer pourquoi ces assertions ne tiennent pas la route ; citons aussi celui de Magali Pernin qui résume bien la situation réelle.

Aujourd’hui, je vous propose de voir comment on en est arrivé là, et qui, selon toute vraisemblance, a aidé à propulser ainsi cette cargaison de fadaises sur les intertubes, et au-delà. Car en effet, elle a voyagé, cette notion que l’État français ne serait plus souverain pour émettre de « la dette gratuite », et ne pourrait donc plus la rembourser en imprimant la bonne quantité de francs, d’euros ou de Pistulons Républicains ! On la retrouve dès 2011 et 2012, décrite dans les programmes d’éternels candidats à la présidentielle comme Dupont-Aignan. Pour lui, comme pour d’autres qui l’ont bien vite rejoint (Jean-Luc Mélenchon puis Marine Le Pen, par exemple), horreur des horreurs, l’État n’est plus maître de sa dette.

Tout semble donc commencer avec deux sources possibles.

D’un côté, on trouve les travaux de Gabriel Galand et Alain Grandjean (connus seulement d’altermondialistes) qui, dans un livre de 1996, La monnaie dévoilée, expliquent leur point de vue sur la fameuse loi de 1973, sans toutefois aller aussi loin dans les conclusions que notre seconde source, un certain André-Jacques Holbecq.

De l’autre, pensionné de l’aviation civile, notre homme chérit dans sa retraite deux passions : l’ufologie et l’économie, et seulement l’anticapitaliste. Soyons indulgents, il n’est pas le premier à mêler ainsi la science qui gère la pénurie avec les extra-terrestres ; après tout, Paul Krugman avait fait de même il y a quelques années.

Or, depuis 2002, notre aimable retraité tient la forme : sur le sujet économique, il produit livre sur livre, accumule les sites et les blogs sur internet, à tel point qu’en 2007, il est repéré par Etienne Chouard, ​prof de lycée plus connu pour son militantisme que pour sa production intellectuelle, qui lui préfacera son livre consacré à la question, « La dette publique, une affaire rentable », écrit avec un certain Philippe Derudder et publié en 2008.

Dans un habile tango, Chouard va ainsi donner de l’audience à Holbecq qui utilisera en retour l’improbable aura de Chouard pour crédibiliser ses écrits, au point qu’en 2008, on retrouvera régulièrement nos deux compères chez Paul Jorion (que les habitués de ces colonnes connaissent probablement puisque j’avais parlé brièvement de cet économiste improvisé dans un précédent billet) au point que notre retraité s’en réclamera directement dans son dernier blog, PostJorion que seuls les plus solides d’entre vous sur le plan psychologique pourront aller visiter sans subir d’effets adverses.

C’est aussi à cette époque que le Canadien Paul Grignon (par ailleurs auteur de « Mystery Lines Sky », sur l’affrominable complot des chemtrails) produit « L’argent dette », vidéo qui relate par le menu comment les banques commerciales produisent de la dette (ce qui est exact), comment les intérêts détruisent le monde (ce qui est risible) et pourquoi seul l’État devrait produire de la monnaie (ce qui est absurde). Cette vidéo, simpliste, est un succès d’autant plus fort que la culture économique française est particulièrement lacunaire voire carrément fausse ; son succès permet d’asseoir les délires approximatifs de Holbecq et Chouard.

Partant de là, tout va s’enchaîner très vite : les semi-habiles de droite et de gauche (surtout aux extrêmes) trouvent dans la vidéo d’un côté et dans les « explications » de Chouard & Holbecq de l’autre un terrain de jeu génial permettant à la fois de légitimer le retour d’un État fort et l’abandon d’une méchante monnaie (l’euro) qui n’a pas été capable d’apporter le miel et le lait comme il avait été promis jadis.

La suite, on la connaît par nos fines élites politiques qui, découvrant l’intérêt de leurs sympathisants et de leurs militants pour ces thèses alternatives et commodes, s’approprient rapidement les concepts prédigérés et vont les remettre à leur sauce dans l’un ou l’autre de leurs programmes politiques habituels.

Voilà comment un empilement d’analyses approximatives et des éléments finalement complètement bidons se sont retrouvés propulsés sur le devant de la scène et se sont introduits dans les propositions de certains candidats qui, ne comprenant absolument pas les tenants et les aboutissants de cette loi et des principes politiques qui ont présidés à son introduction, s’empressent alors de relayer cette fumisterie pratique pour leurs visées électorales.

Une fois les écrans de fumée écartés, il ne reste qu’une paire de questions pour expliquer l’existence de ces dettes colossales qui s’empilent en France : qui, exactement, choisit ou non de faire de la dette, et qui, exactement, prête les sommes dont l’État a besoin ? Or, la réponse à ces questions permet de pointer du doigt l’éléphant dans le salon puisque sans l’ombre d’un doute, ce n’est pas la capacité de l’État à faire de la dette qui devrait être le sujet, mais plutôt, la propension catastrophique de nos élus à en contracter à tire-larigot.

Eh oui : foin de loi de 1973 Giscard Pompidou Rothschild Illuminati, un budget à l’équilibre (jamais voté depuis 1974) assurerait que la dette s’éteint. Foin de souveraineté et de monnaie imprimée librement, le fait de tenir les dépenses de l’État, le fait de ne dépenser qu’avec parcimonie l’argent pris au contribuable et, jamais ô grand jamais, de créer dette et déficits, tout ceci assure un avenir serein et une monnaie forte. Les exemples abondent de pays qui n’ont pas à subir cette loi et qui s’endettent comme des gorets au point d’être en faillite, de même qu’il existe des États qui se font fort de ne jamais s’endetter et ont, de ce point de vue, une monnaie stable et une économie prospère.

En définitive, l’histoire derrière la montée en sauce de ces explications tordues sur la loi de 1973 en dit beaucoup plus sur l’orientation politique et l’inculture économique assez consternante de ceux qui la développent que sur l’impact réel, au demeurant très modeste, de cette simple procédure de transparence introduite il y a plus de 40 ans.

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Commentaires218

    1. Pere Collateur

      C’est ce que je me suis dit aussi la première fois que j’ai vu ce sujet tourner sur internet.

      Associer ce nom à n’importe quoi, c’est la discalification assurée. On pourrait trouver la fontaine de jouvence pour tous, que personne n’en voudrait si elle était sponsorisé par Rothschild ^^.

      Tiens ca me donne une idée: Si, comme pour le buzz autour de cette loi, on pouvait associer le nom Rothschild au socialisme dans l’inconcient collectif, il y aurait des grandes chances qu’on en soit débarrassé très rapidement. A creuser ca 😉

      1. channy

        Et puis son vote le 3 janvier, au lendemain des fetes de fins d annees..quand tout le monde a la gueule de bois…Tient d ailleurs sait on combien de deputes etaient present pour ce vote?un complot on vous dit..interdire a un pays de vivre au dessus de ses moyens sauf a en payer le prix fort…pardon? on emprunte pour construire des ecoles,des routes, des ponts..aider les associations, soutenir des dirigeants etrangers pas Bisou, financer des torches cul ouvertement raciste a l etranger sous pretexte de francophonie( putain le concours litteraire dans le cadre de la journee nationale de la haine au Laos ( tient des Soces)je m en rappelle encore

        1. Pat

          « sait-on combien de députés étaient présents pour ce vote? » Je me pose justement la question : faut-il au moins un député présent pour voter une loi, ou est-ce qu’une poignée d’assistants parlementaires suffit ?

    2. Theo31

      C’est comme ceux qui croient que Rockefeller était juif. Le caporal moustache l’a rappelé un jour : pas de socialisme sans antisémitisme.

    1. Lark on the Wing

      Voui… mais l’achat de Biens Nationaux, payable en assignats et sur plusieurs années (c’est à dire en monnaie de singe, après un ou deux ans avec la dévaluation invraisemblable de l’assignat) aura permis de faire quelques très jolies fortunes foncières…

      « Tout Jacobin devint acheteur, tout acheteur devint Jacobin » : même à la Restauration, il fut impossible de revenir sur les spoliations… quant au « milliard des émigrés » il profita essentiellement à la famille de Philippe-Egalité, tandis que les combattants royalistes, de Vendée et d’ailleurs, ruinés pour la cause du Roy, se partageaient les miettes que les Préfets souvent libéraux leur distribuaient avec une condescendance méprisante…

      1. Lark on the Wing

        Juste un exemple : l’abbaye de Cluny – plus grande église de la chrétienté avant la construction de Saint Pierre de Rome – fut vendue, comme toutes les autres, en bien national. Elle servit de carrière pendant des années. Elle avait été estimée plus de 2 miyons de livres, elle fut adjugée pour 60 000, en assignats….

        L’abbaye de la Ferté, à une vingtaine de kilomètres, fut acquise par les Thénard : Victor Hugo, qui les détestait, en fit les « Thénardiers »….
        La vente des Biens Nationaux fut le plus grand transfert de propriétés de l’histoire de France. Ce ne fut pas « quelques-uns »…

        1. Higgins

          Amoureux des vieilles pierres, je suis estomaqué devant le nombre de monuments qui ont été détruits sous la Révolution. Surtout qu’il n’y a aucune raison que ces monuments aient été pauvres en sculpture ou décorations diverses.

          1. Quiet Desperation

            Le mot « Vandalisme » en vient ! c’est l’Abbé Grégoire, partisan pourtant de la Révolution, qui le créa à cette triste occasion…

          2. René-Pierre Samary

            Les pires vandalismes n’ont-ils pas été commis lors des guerres de religion ? Non que je veuille défendre les barbares révolutionnaires… ou les zélés chrétiens effaçant les traces du paganisme…
            Détruire les symboles, c’est détruire le souvenir qu’ils portent. Chaque religion a procédé ainsi. Saletés de croyants.

            1. Quiet Desperation

              Les Protestants des débuts de la Réforme étaient volontiers iconoclastes, dans leur soif de retour au christianisme primitif et leur détestation des excès de l’église romaine, y compris dans le domaine artistique, mais ce fut sans aucune commune mesure avec la Révolution, où le vandalisme mêlait haines anti-catholique et anti-monarchique à une épaisse couche de bêtise sanguinaire.

              1. Val

                @HB ce qui est inquétant, c’est que cette haine, cette même haine est toujours présente, elle couve prête à jaillir. Elle est partagée par beaucoup de couches de la population et mêmes chez des français de souche. Je l’ai entendue de la part d »amis » lors de la manif pour tous, j’ai été estomaquée par leur haine primaire : »as tu vu tous ces gens bien blancs bien coiffés bien habillés, ils sont insupportables »
                et bien sûr chez les francs macs surtout du GO .
                Ces gens se sentent plus agressés par la vision d’un landau et d’un serre tête que par un abri bus (fasciste) en flamme .
                C’est curieux cette torsion de valeurs , qui sont pourtant les leurs …
                Et pendant ce temps la , le Pape François et tous les curés en coeur : le chemin c’est le christ … on est vraiment aidés , ça ne va pas tomber dans l’oreille d’un musulman sourd …

                1. Quiet Desperation

                  @Val : j’en suis intimement persuadé, de ce que tu avances… comme disait Anouilh « la haine est française »… La civilisation, c’est une mince pellicule… Alors, si tu ajoutes à ce witches’s brew un autre élément, exotoxique…

                  Mais, et même sans cela, les Celtes ont toujours aimé se trahir et se massacrer entre eux, la dernière fois à cette belle échelle, c’était en 44/45…

                  un homme comme Julien Freund en fut bouleversé, au point de devenir lui-même suspect à ses amis de la Résistance…. de là son expression : « L’honneur d’être suspect ».

            1. Quiet Desperation

              J’ai moi aussi dans ma bibliothèque son « Cout de la Révolution Française » oeuvre de salubrité publique….

              1. Quiet Desperation

                Pour l’abbaye de Cluny, les chiffres détaillés sont dans la page historique du Magazine Municipal de la ville de Cluny qui vient de sortir..

  1. calal

    bah c’est un peu comme le plus vieux metier du monde.qui est coupable celle qui fournit le service ou le client?.sauf que la,y a une boucle retroactive,un cercle vicieux: le politique depense pour se faire reelire,il emprunte chez le banquier qui touche des interets (je passe sur les petites enveloppes) .bref aucune raison pour que le systeme s’arrete. d’ailleurs on le voit aux usa avec trump.qu’un gars riche donc moins sujet a la tentation arrive au pouvoir,et le systeme se revolte tout entier ( bon moyen pour identifier tout ceux qui y ont interet).
    bref ca s’arretera quand on heurtera le mur comme d’habitude.

    1. channy

      @bah c’est un peu comme le plus vieux metier du monde.qui est coupable celle qui fournit le service ou le client?#
      Ici en Malaisie c est toujours la dame qui est coupable

    1. Calvin

      De deux choses l’une, soit la dette s’éteint, soit la dette s’étend.
      Si tu augmentes tes revenus et baisses tes charges, elle diminue progressivement jusqu’à s’éteindre.
      Si tu baisses tes revenus et augmentes tes charces, elle croît jusqu’à ce que tes créanciers n’en peuvent plus.

    2. Pat

      N’aurait-il pas fallu écrire : « assurerait que la dette s’éteigne. » Et pour cela, il faudrait un budget équilibré, y compris les remboursements de la dette.

      1. Lorelei

        « …. la dette s’éteigne »: présent du subjonctif=incertitude
        « …. la dette s »éteint »: présent de l’indicatif=certitude
        Ca dépend de ce que l’on souhaite…

  2. Higgins

    « ….ce n’est pas la capacité de l’État à faire de la dette qui devrait être le sujet, mais plutôt, la propension catastrophique de nos élus à en contracter à tire-larigot.  » Il est curieux que personne ne rappelle cette évidence.
    Comme le dit Nicolas Doze, on est désormais rentré dans le domaine du « n’importe quoi ». Tous les jours, un politocard sort une connerie et, visiblement, ça marche. Dernière en date: Hamon veut effacer la dette et que les allemands payent pour notre gabegie en mutualisant les dettes au niveau européen (je fais court).
    CPEF

      1. Higgins

        Ou comment prendre ses rêves pour la réalité. On a eu également: « Nous vaincrons car nous sommes les plus Forts! « . On sait où ça nous a conduit: « 9 mois de belote, 6 semaines de course à pied ».

        1. Gosseyn

          En ce moment, ce serait plutôt  »nous macrons car nous sommes les plus forts ! ». On sait où cela nous conduira : 5 ans de rebelote, 6 générations pour rembourser.

          1. Aristarkke

            Seulement six alors qu’on lance des emprunts à cinquante ans voire un siècle??? Vous devriez reconsidérer la qualité de ce que vous fumez…
            😳

    1. Royaumont

      L’Allemagne paiera… Un grand classique dont on connait le dénouement.
      C’es du socialisme pur sucre : tant que les autres ont de l’argent, on peut continuer à le dépenser.

      1. bibi

        Les états sur-endettés du Nord (dont le PIB est de 33% de la zone euro) vont venir éponger les dettes des états en faillites du sud (qui pèsent 2 fois plus) .

        La zone euro n’a même pas été foutue de traiter correctement la faillite de l’état grec alors même que sa dette ne représentait même pas 4% du PIB de la zone euro.
        Mais aucun problème l’Allemagne paiera.
        TGCM!

  3. channy

    Une petite critique H16, si cette loi a ete cree et votee a l epoque c est surement que la situation du pays l exigeait..dommage que votre billet ne mentionne pas le contexte socio-economique de l epoque

  4. BDC

    « L’argent dette », je connaissais une autre vidéo très pédagogue pour expliquer que les intérêts c’est très très mal. Démonter le sophisme économique est nettement plus délicat puisque c’est bien trop commode de tirer sur ces voleurs de banquiers. On pourrait commencer à expliquer que les richesses ne sont pas en quantités finies et que ça se crée, moyennant un investissement, risqué.
    Les commentaires sous la vidéo… dire que ces absurdités sont diffusées en classe !
    Au fait Patron, pourquoi « s’endettent comme des gorets », alors que le cochon dodu est l’animal totem de la tirelire des petits nenfants ?

    1. Le Gnôme

      Les soces sont très catholiques, ils n’aiment pas les riches et condamnent les intérêts sur les prêts. Bon, les cathos ont mis de l’eau dans leur vin de messe depuis longtemps sur les intérêts, mais pas les socialistes.

      1. bibi

        Les catholiques qui condamnent les intérêts c’est nouveau ça vient de sortir :
        Deutéronome 23:20
        Tu pourras tirer un intérêt de l’étranger, mais tu n’en tireras point de ton frère, afin que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras au pays dont tu vas entrer en possession.

          1. bibi

            Je vous conseille vivement d’acheter une bible ça coute moins de 2€.
            Et si la lire en entier c’est vraiment trop pour vous, faites au moins l’effort de lire la table des matières.

            1. Quiet Desperation

              Une Gideon’s Bible coûte encore moins… mais je crois surtout qu’il y a un malentendu de compréhension….

              1. Le Gnôme

                « Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande ». Luc 6, 35. Ce fut une constante de l’église catholique jusqu’en 1917 officiellement, mais il y eut des accommodements à partir du XIVe siècle pour rémunérer le risque essentiellement. C’est un grand classique des études médiévales parfaitement documenté.

                1. bibi

                  En quoi prêter à un ennemi, sans rien espérer empêche de le faire avec intérêt?

                  Parabole des talents : Evangile selon Matthieu, chapitre 25, versets 26 et 27.

                  Son maître lui répondit : Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu;

                  il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais repris ce qui est mien avec un intérêt.

            2. René-Pierre Samary

              Oui, c’est cela… Je l’ai lu, le Livre, ou du moins parcouru. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, dans ce méli-mélo. Je vous conseille d’autres lectures, si vous voulez y voir un peu clair. Mais on ne va pas se fâcher pour ça, hein ?

              1. bibi

                Je ne me fâche jamais avec ceux qui étalent leur inculture, sinon je serai tout le temps fâché envers moi même, ce qui n’est pas très Saint.

                    1. Higgins

                      @Calvin

                      « N’est pas mort à jamais qui dort dans l’éternel,
                      En d’étranges éons, la mort même est mortelle. »

                  1. Val

                    Oula Sam 😉 , on ne peut pas comprendre grand chose à notre culture ni à notre histoire si on ne se plonge pas peu ou prou dans ce grand ouvrage indémodable . C’est un peu un prérequis . Entre dans n’importe quel musée pour t’en convaincre , ouvre n’importe quel livre , c’est notre Kernel, que tu le veuilles ou non.
                    Une petite cousine athée l’a d’ailleurs fait justement remarquer à sa mère (athée gauchiste militante ) car elle faisait des études littéraires et se trouvait bien embêtée car elle ne comprenait pas grand chose … J’aurais bien pris la tête de la mère en photo à cet instant , j’avoue que ça vallait le détour…
                    Mein Kempf est aussi à lire , mais il a eu moins de succès , quoi que , ça reprend surtout chez les islamistes, ces dernier ont un Kernel tres différent du nôtre .
                    Lis le Coran si tu veux comprendre qq chose aux musulmans 😉

                    1. Quiet Desperation

                      Mein Kempf ! great Zot ! le pauvre Wilhelm n’a-t-il pas eu assez d’ennuis avec ses sympathies supposées ?

                      Pour ce qui est de la Bible, et surtout de l’Ancien Testament, il faut impérativement le connaître si l’on veut comprendre quelque chose à la littérature anglo-saxonne où les références y sont permanentes.

                      C’est une connaissance moins courante en France catho : sous l’Ancien Régime, la lecture de l’AT n’était permise que sur autorisation de l’Eglise. Ce qui ne manquait pas de pertinence, au sens où, d’une part les exemples de perversions et de massacres y sont innombrables, et d’autre part, la lecture personnelle de cet AT ne peut que conduire à des interprétations tout aussi personnelles, d’où la diversité des églises et sectes protestantes, au moins dans le monde anglo-saxon.

                    2. René-Pierre Samary

                      « on ne peut pas comprendre grand chose à notre culture ni à notre histoire si on ne se plonge pas peu ou prou dans ce grand ouvrage indémodable »
                      Il FAUT avoir lu in extenso l’Enuma elish et Gilgamesh, la théologie menphite des Égyptiens, déchiffrer les textes de Pyramides (sur place, c’est mieux, et ne pas se fier à Plutarque). Le Livre des Morts, également indispensable. N’ayant pas de texte relatifs aux religions mégalithiques, on se contentera de Gordon Childe, Daniel, Evans, mais en se méfiant : rien ne vaux un original. On ne comprendra rien à la culture minoenne sans avoir appris le linéaire B…
                      Et ainsi de suite… Quand on aura atteint quelques centaines d’années d’âge, peut-être sera-t-on autorisé à parler de telle ou telle religion (il y en a eu quelques milliers, sans doute).
                      N’ayant nul espoir de rivaliser avec Mathusalem, je trouve raisonnable de me fier à des « passeurs » dont la fiabilité a été reconnue, ça fait gagner du temps et évite les maux de tête. Cela fait déjà de gros bouquins à étudier.
                      Je n’ai pas besoin de potasser la Bible, la Torah ou Mein Kampf pour en savoir suffisamment sur la religion judéo-chrétienne ou le nazisme.
                      La vie est courte, et tant de connaissances sont à explorer si l’on veut « comprendre », un tant que soit peu ! À moins de vouloir devenir un spécialiste, qui pour connaître à fond son petit domaine ignore le reste du monde…

                    3. Kazar

                      « Lis le Coran si tu veux comprendre qq chose aux musulmans »
                      Autre lecture indispensable pour savoir ce qu’est l’islam : « Reconquista ou mort de l’Europe », à acheter sur le site de Riposte laïque, livre écrit par René Marchand qui a l’avantage de connaître l’arabe, tant la langue que la culture. Ce livre est très documenté et fort instructif sur le plan également historique.

                    4. sam player

                      Merci RPS 15 h 52 je n’aurais pas mieux dit.

                      Val, pour apprécier un beefsteak il n’est pas nécessaire de connaître le bovin ni ses parents, ses origines et son âge suffisent.

                  2. Val

                    @rené et sam désolée mais j’insiste , je crois que vous ne vous rendez pas compte du niveau zero de culture d’un grand nombre de gens. Etre zero culture veut dire se faire enfler par n’importe qui , ça veut dire perdre sa culture et donc adopter celle de l’autre, celui qui saura la defendre et l’imposer . Je ne suis pas relativiste. Peut être l’êtes vous ? Alors je comprendrais , mais si vous ne l’êtes pas , je ne vous comprends pas .

            3. Aristarkke

              En version papier. Mais sur le net, il est aisé de trouver différentes versions gratuites, les frais de connexion internet étant mis hors jeu, bien sûr… 😉

        1. Aristarkke

          Ce n’était pas un commandement en valeur absolue mais plutôt de modération afin de ne pas surendetter un compatriote trop faible économiquement :

          Si tu prêtes de l’argent à mon peuple, à l’affligé qui est près de toi, tu ne dois pas devenir pour lui <strong<comme un usurier. Vous ne devez pas lui imposer d’intérêt. Ex 22:25

          Or il y eut une certaine femme d’entre les femmes des fils des prophètes qui cria vers Élisha, en disant : “ Ton serviteur, mon mari, est mort, et toi, tu sais bien que ton serviteur avait toujours craint Jéhovah ; or le créancier est venu prendre mes deux enfants pour [en faire] ses esclaves. ” 2 Élisha lui dit alors : “ Que puis-je faire pour toi ? Informe-moi ; qu’as-tu à la maison ? ” À quoi elle dit : “ Ta servante n’a rien du tout à la maison, sauf une jarre d’huile pourvue d’un bec verseur. ” 3 Alors il dit : “ Va demander pour toi au-dehors des récipients à tous tes voisins, des récipients vides. Ne te satisfais pas d’un petit nombre. 4 Puis tu devras aller et fermer la porte derrière toi et tes fils ; tu devras verser dans tous ces récipients, et ceux qui seront pleins, tu les mettras de côté. ” 5 Alors elle s’en alla d’auprès de lui.
          Quand elle ferma la porte derrière elle et ses fils, ceux-ci se mirent à approcher d’elle [les récipients], et elle versait. 6 Et il arriva, dès que les récipients furent pleins, qu’elle dit alors à son fils : “ Approche de moi encore un autre récipient. ” Mais il lui dit : “ Il n’y a pas d’autre récipient. ” Et l’huile s’arrêta. 7 Elle entra donc l’annoncer à l’homme du [vrai] Dieu ; il dit alors : “ Va vendre l’huile et paie tes dettes ; puis, toi [et] tes fils, vous vivrez de ce qui restera
          2 Rois 4:1-7

          Par rapport à l’Ancien Testament, la situation a évolué car si l’Israélite devait prêter sans intérêt à un compatriote dans le besoin, il était devenu normal et admis que l’intérêt était de règle pour les prêts commerciaux ou d’investissements personnels. Et l’épisode de Jésus reprochant au mauvais esclave de n’avoir même pas fait l’effort de placer son talent chez un banquier, montre qu’il n’y avait pas de désobéissance par rapport à la Loi à percevoir un intérêt dans le cadre d’affaires financières.

    2. Loki dort

      « Au fait Patron, pourquoi « s’endettent comme des gorets » »

      Rapport à l’image de voracité malpropre qu’on attribue volontiers au goret depuis des éons. Huysmans écrivait en 1895: « Une énorme truie au nez retroussé, de race anglaise, un animal monstrueux, entouré d’une bande de gorets qui se ruaient, ainsi que des enragés, sur des tétines… »

      Des enragés qui se bousculent pour téter goulûment aux mamelles de la république, sans aucune considération pour le savoir-être ni pour le bien-être d’autrui, je pense que ça nous rappelle une certaine catégorie d’individus, non?

    3. bibi

      Evidemment que les intérêts c’est mal!
      La preuve en est évidente les prêts à intérêt c’est autorisé par la Bible , alors que c’est interdit par le Coran.
      Il suffit de voir le développement en terre d’islam pour savoir que c’est le Coran qui est dans le vrai.

  5. Jb²O

    Et pourtant, depuis quelques mois que l’Etat emprunte à des taux négatifs ou très faibles, la dette disparaît. CQFD.
    Ha non, le pignouffe en a remis une louchée de 400 millards, ha bah non alors…

    1. Kazar

      De toute façon, dire que la France emprunte à taux négatif est une vision simpliste destinée à rassurer : un simple coup d’oeil sur les taux des OAT permet de constater que les taux sont négatif pour de très courts emprunts (jusqu’à deux ans) mais redeviennent positifs au delà :
      banque-france.fr/statistiques/taux-et-cours/taux-indicatifs-des-bons-du-tresor-et-oat

      1. sam player

        Un particulier qui stockerait de l’argent chez lui aurait un taux négatif par le fait des mesures de sécurité qu’il doit prendre (coffre, alarme etc…)

        Si les taux sont négatifs sur le court terme c’est uniquement parce que :

        – une banque ne peut avoir un compte sur elle-même dans ses livres : on ne se doit pas d’argent à soi-même.

        – ce faisant elle a plusieurs solutions :
        1. Mettre l’argent sur son compte à la BCE : mais la BCE lui facture un taux négatif afin de forcer les banques à remettre l’argent dans le circuit économique. Nope.

        2. Mettre l’argent sur un compte ou en prêt auprès d’une consoeur, ce que l’on appelle le marché interbancaire mais encore faudrait-il que les banquiers aient confiance les uns et les autres dans leur bilan. Nope.

        3. Prêter : pas folle la guêpe, le coût du risque est supérieur à l’intérêt. Nope.

        4. Transformer l’argent en cash et le stocker dans leurs coffres : certaines y pensent.

        5. Seules solutions restantes pour le court terme (exit donc l’immo, les obligations corporate et investissement MT/LT) : la bourse et les obligations d’état pour lesquelles il y a un marché très liquide. Et donc tout le monde se bat même pour prêter à zéro (ou même -0.25%) vu que toute autre solution reviendrait plus cher.

        Ce problème n’affecte pas uniquement les banques mais aussi les assurances et pas seulement l’assurance vie mais aussi l’assurance dommage et la réassurance.
        ___________
        A sa demande à l’occasion d’une nouvelle allocation à faire, j’ai fait un tour sur les participations accumulées par ma fille dans sa jeune carrière (près de 10KE) et je me suis rendu compte qu’au nom du risque zéro une partie avait été investie par défaut (pas de choix effectué par le salarié) en monétaire : -2.50€ sur 2K€ sur 2 ans, uhm, le risque étant évalué à 1/7.
        Du monétaire pour des participations bloquées sur 5 ans c’est une aberration, tout au plus ce choix devrait juste être présent pour faire de l’arbitrage quand l’éco est bumpy.

        Fissa j’ai effectué les nouvelles allocations en Compte Courant Bloqué (argent mis à la disposition de son entreprise, taux de 6%) et fait de l’arbitrage monétaire vers actions europe (risque identifié de 4 à 6/7) ce qui devrait lui donner un taux moyen de 4-5% par an.

  6. Lark on the Wing

    A propos de la Furniture Conspiracy, on la traite trop facilement par la dérision : je suis persuadé qu’elle existe ! il n’est que de constater la prévalence des blessures aux orteils…. Ce ne peut être le fruit du hasard !

    On sait que les arbres se défendent contre leurs prédateurs ongulés par l’émission de tanins et autres productions déplaisantes : les meubles en bois sont tout simplement chargés de leur vengeance, la chose est évidente.

    Je connais deux autres conjurations très sous-estimées :

    1/ the Razor-Blade Scam : chaque manufacturier possède son système de fixation de la lame sur le manche, voire plusieurs au sein de la même marque… Les plaquettes de lames inutilisables s’accumulent dans les armoires de bain. La connivence capitaliste en plein ! n’est-ce pas ? Il y a des gnomes, à Zurich ou ailleurs, qui interdisent la standardisation !
    Je soupçonne au demeurant M. Stark d’être barbu, comme refusant d’être une dupe ….

    2/ The Great Fox Conspiracy : là, c’est les animaux, et ça concerne un public restreint, celui des chasseurs. Il existe une théorie, venue de on ne sait où, qui énonce « quand sur une coulée passe un renard, un sanglier suit presque immédiatement ». Conclusion : le chasseur ne tire pas le goupil et la plupart du temps, aucun sanglier, naturellement !
    Il se dit que les renards se seraient assurés les services du célèbre Spin Doctor Fouks…

    1. Lark on the Wing

      Fouks, si vous l’avez oublié, c’est celui qui, au service de DSK, avait fourni l’inoubliable élément de langage de l’affaire Nafissatou : « Dominique, avoir fait cela? ça ne lui ressemble pas! »….

      Aussi crédible que les toutes récentes écritures d’une ancienne épouse, pour laquelle, concernant le donjuanisme crade de son mari, « elle n’était au courant de rien »… celle qui fut journaliste depuis Giscard, et qui grenouilla dans ce milieu faisandé du politico-médiatique, en permanence, « familière » des Fabius et autres Attali ? pull (angora) the other one, Lassie !

      1. René-Pierre Samary

        Oui, c’est énorme, ce « ça ne lui ressemble pas ».
        Tout le monde savait que DSK se comportait comme un porc, y compris une (très) proche, journaliste dans un grand quotidien du soir.
        Et Levaï, le grand pourfendeur de l’extrême-drouette !
        J’essaie de ramasser des infos sur DSK cartonné au Carlton. L’histoire de Banon est particulièrement écoeurante…

        1. Quiet Desperation

          Il doit encore exister sur l’Internet cet extrait – je l’ai vu illo tempore – de la jeune Banon expliquant devant un panel de journaleux que DSK avait essayer de la violer à l’occasion d’une intervioue, le nom (DSK) étant remplacé par un « biiiip » de discrétion opportune.

          Il y avait surtout la tête d’Aphatie – l’Albert Londres des Basses-Pyrénées – agité, outré, puis effondré d’entendre la révélation des turpitudes de son favori, connues de tous dans ce Milieu… Rien que pour ça, cette vidéo est d’anthologie….

          De mémoire, la mère de Banon, députée soce, était aussi passée sur la pique du monsieur, volens nolens…

          1. René-Pierre Samary

            Et elle a convaincu (la mère) sa fille de taire ce qu’elle avait subi (la fille) lors de son entrevue avec DSK ; entrevue alors qu’elle rêvait de journalisme, et espérant qu’avec une interview du gros porc, obtenue par la mère…
            La Cause avant tout. Une mère prostituant sa fille, et interdisant à celle-ci de se plaindre. Ils en voulaient, du DSK. Celui-ci carltonné, il a fallu assurer : ce fut Hollande, par interim. Maintenant, on a trouvé le successeur : Macron.

            1. Quiet Desperation

              « avait essayé »…. ‘tain, faut se relire….

              A propos de Macron, Castelnau le traite de « télévangéliste » : cela me paraît assez bien vu !

        2. Val

          @René +1 , tout le monde savait, j’en avais ouïe dire des années avant l’affaire, +1 aussi pour l’affaire Banon , sans compter le lynchage médiatique qu’elle a subi après ses révélations . La mère aussi est une sacré ordure.
          Je ne peux m’empêcher de voir derriere l’acharnement que subit FF l’ombre vengeresse de DSK

    2. Aristarkke

      On sait que les arbres se défendent contre leurs prédateurs ongulés par l’émission de tanins et autres productions déplaisantes
      Les acacias, dont les girafes raffolent des feuilles, ont une méthode par la sève qui rend les feuilles extrêmement amères, même pour la girafe qui abandonne l’arbre rapidement. De plus, l’acacia se met à émettre des sortes de phéromones qui alertent ses congénéres voisins à propos du « risque girafe » auquel ils répondent rapidement en modifiant leur sève de la même façon.
      Remarquons cependant que tout le monde est content dans cette affaire car la girafe a pu néanmoins se gorger des feuilles chéries sans pour autant avoir la latitude de ravager l’arbre par gourmandise…

  7. Gerldam

    Effectivement, la tentation de tous les populistes a, depuis longtemps, été de dépenser de l’argent qui dans leurs petites têtes, serait « gratuit » puisque imprimé par la BDF et fourni auxdits populistes sans intérêt.
    Cela peut effectivement marcher…un jour ou deux. Après, le monde extérieur (oui, le méchant monde extérieur), voyant que ce pays-là imprime ce qui ,n’est, en fait, que de la fausse monnaie (aucune différence entre l’imprimeur clandestin et les presses de la BDF, au fond) considère que ce franc-là ne vaut plus grand chose et se met à exiger des dollars US pour paiement des milliards de trucs que l’on importe tous les jours. Et, pour obtenir un dollar, il faut d’abord 10 francs, puis 100, bientôt 100000 et on finit par 10 puissance 12.
    Si cela vous rappelle quelque chose, c’est exactement ce qu’ont fait dans les années 1920 les allemands pour tenter de rembourser les fameuses « réparations » que l’imbécile traité de Versailles leur avait imposées. Laisez-moi citer ici un excellent ouvrage: « The peace to end all peace » dont le titre est assez explicite.

    1. Balthazar

      On le voit aussi pour les produits dérivés, l’or papier, le diamant papier, l’immobilier papier qui est basé parfois sur pas grand chose ou sur du sur estimé… idem pour la valorisation de pas mal de start ups…
      C’est de la belle planche à billet aussi cette création de valeur ajoutée potentielle
      Pourtant il se trouve toujours des pigeons pour y plonger

      1. sam player

        Si la valeur de certains dérivés est surestimée vous devriez vous empresser d’investir tout votre argent sur les dérivés de sens opposé.

        Les dérivés émis par les banques ou sociétés financières sont des jeux à somme nulle à l’instant T, les banques se rémunérant juste sur les commissions.

        Concernant « certaines » start up, vous hurliez certainement avec les loups contre Google, FB* ou Amazon et peut-être croyez vous, vous, savoir ce qui deviendra une pépite ou pas.

        Faites nous profiter de vos connaissances svp mais j’ai bien peur que vos connaissances sur le sujet soient nulles.

        * : FB multiplié par 3 depuis son introduction

  8. Kazar

    Il y a deux problèmes : l’euro et la dette.
    L’euro parce que vouloir réunir avec une monnaie unique des économies aussi disparates que l’Allemagne et la Grèce, plus 26 autres (25 désormais) était une absurdité. Mais si ça a été fait, ça peut se défaire.
    La dette parce que pour le coup, H16 met le doigt sur la seule vraie question : comment pouvons nous laisser les politiques endetter le pays et les générations futures de façon aussi criminelle ? Ils empruntent sur 50 ans, et ils s’en foutent, ils seront mort quand viendra le moment de payer l’addition.
    Les politiques sont irresponsables : il suffirait de leur demander de rendre des comptes de leur gestion (inéligibilité, amendes, etc) pour qu’ils y regardent de plus près avant de gaspiller l’argent du contribuable.
    De toute façon, l’euro est mort, il est simplement encore sous respiration artificielle, on stoppe le QE, quelques banques font faillite et c’est la fin.
    Le tout est de savoir comment en sortir : de façon ordonnée et anticipée, ou de façon brutale dans le chaos…
    Pour ceux qui veulent un complément, aller sur le site http://www.insolentiae.com/, même si Charles Sannat sort parfois des énormités et est aussi là pour vendre ses solutions (après tout, internet est fait pour faire des affaires), ses articles sont plutôt bien documentés avec pas mal de sources étrangères discordantes du flonflon « sauvons l’euro à tout prix ».
    Si Marine passe, l’euro ne sera pas le premier de nos problèmes, loin de là.

    1. bibi

      Non l’état emprunte sur 100 ans maintenant.

      latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/sncf-reseau-emprunte-25-millions-d-euros-sur-100-ans-493691.html

    2. sam player

      Encore ce truc que des économies disparates ne peuvent pas avoir la même monnaie, sauf à faire des transferts entre les économies fortes et faibles.

      Mais ces transferts ont déjà lieu quand un pays investit dans un autre.

      Le problème que toi, et tous ceux qui essaient de trouver un bouc émissaire, identifient mal ce sont les contrats de travail (et les conditions de licenciement) qui empêchent le réajustement des salaires en fonction de l’état de l’économie : ça crée un effet cliquet qui crée le chômage.

      Ce qui est drôle d’ailleurs c’est que certains parmi ceux-là seraient prêts à lier le salaire des ponctionnaires et des députés (redite) à la croissance… mais pas pour eux.

      1. Gerldam

        Justement les pays riches (du nord) n’investissent pas dans ceux qui en ont le plus besoin (ceux du sud). Lire à cet égard le dernier livre de Patrick Artus « L’euro, par ici la sortie? » où le point d’interrogiation est essentiel.

        1. sam player

          Ah bon ? L’espagne n’est pas depuis 2013 le 2ème producteur de voiture de l’Europe juste derrière l’Allemagne et devant la france ?
          Y aurait-il des marques espagnoles de voitures ?

            1. sam player

              :mrgreen:
              J’ai travaillé dans une entreprise qui fabriquait pas mal de pièces détachées pour la maintenance pour Hispano-Suiza mais aussi pour Messier Bugatti… mais pour les avions 😀

    3. Higgins

      « De toute façon, l’euro est mort, il est simplement encore sous respiration artificielle, « : J’aurai tendance à penser que les responsables politiques (je sais c’est un oxymore en Grance) savent très bien que l’euro est mort mais personne ne sait comment s’en sortir sans trop de casse.

  9. René-Pierre Samary

    Bonjour patron.
    Je lis, je relis ce billet, j’ouvre les liens (ceux sur Nicoulaud ne m’éclairent pas, rien que des tweets)… et je reste perplexe.
    Car moi aussi, avec des raisonnements sans doute simplistes, je me suis demandé pourquoi on se mettait à emprunter auprès de gens qui nous facturaient leur service, alors que cela aurait pu ne rien coûter, auprès de la BdF.
    Je comprends (?) que disposer d’argent gratuit, c’est une bien mauvaise chose. La gratuité, ça n’existe pas. On paie toujours d’une manière ou d’une autre. Il fallait empêcher l’État de faire fonctionner la planche à billets (inflation, perte de valeur, perte de confiance, etc, que vous expliquez clairement).
    La solution (loi Pompidou ’73) qui a été prise a été, en quelque sorte, de faire que l’emprunt « coûte » aux emprunteurs. Une sorte d’amende, si l’on veut, pour les dissuader (le résultat ne semble pas à hauteur des ambitions).
    D’où l’appel aux banques privées.
    Mais (premier point), celles-ci n’ont-elles pas intérêt à encourager l’emprunteur, même au-delà de ses capacités ? La Grèce… L’emprunteur surendetté se met « dans la main » du prêteur, et on n’est plus au temps des Templiers, où le baron surendetté se contentait de zigouiller le prêteur, et adieu la dette !
    Second point. Pleinement d’accord avec la perversité d’un système qui achète les voix en empruntant, n’y avait-il pas un autre manière de couper l’herbe sous le pied de l’État-clientéliste, que de passer par des banques privées ? Un État ne pourrait-il être interdit d’emprunter hors investissements, et sinon, être déclaré en faillite ? Il me semble que c’est le cas (Californie) aux US…

    1. « on se mettait à emprunter auprès de gens qui nous facturaient leur service, alors que cela aurait pu ne rien coûter, auprès de la BdF »
      L’erreur de raisonnement (dramatique) est là. Emprunter auprès de la BdF coûte encore plus cher, beaucoup plus cher (puisque ça se traduit très vite par de l’inflation puis la destruction d’une monnaie).

      « La solution (loi Pompidou ’73) qui a été prise a été, en quelque sorte, de faire que l’emprunt « coûte » aux emprunteurs »
      Non, relisez le billet. Cette loi n’a qu’apporté une procédure de transparence. L’emprunt coûtait déjà avant.

      Et in fine, ce n’est jamais une banque qui prête, mais des déposants, des industriels, des gens comme vous et moi. Ces banques n’ont, contrairement à la vulgate de gauche, aucun intérêt à surendetter l’emprunteur au risque de tout perdre.

      De façon générale, emprunter de l’argent coûte toujours, toujours, toujours de l’argent. Toujours. Pour un particulier, pour une banque, pour un industriel, pour un état, pour un peuple. Toujours.

      1. René-Pierre Samary

        Merci pour la réponse. Je comprends bien tout cela, et j’en suis d’accord (et même si je ne comprends pas les détails, je vous fais confiance).
        Cela dit, ça ne m’éclaire pas sur le point essentiel : n’y avait-il pas un autre manière de couper l’herbe sous le pied de l’État-clientéliste, que de passer par des banques privées ? Un État ne pourrait-il être interdit d’emprunter hors investissements, et sinon, être déclaré en faillite ? Il me semble que c’est le cas (Californie) aux US…
        RPS, le genre obstiné…!

        1. L’interdiction de dette est effectivement le moyen le plus simple. Budget à l’équilibre ou arrêt net des dépenses au moment où les fonds touchent 0. Les régions françaises sont dans ce cas, par exemple 🙂

          1. René-Pierre Samary

            Question subsidiaire, patron : si c’est le moyen le plus simple, pourquoi ne pas l’avoir employé ?
            (obstiné, avec une petite idée derrière la tête : l’emprunteur se met « dans la main » du prêteur)
            De là à imaginer des choses…
            Chuuttt.

            1. Hum, soyons logique : si des gens se plaignent que les régions ne payent pas, c’est bien finalement parce qu’elles ne peuvent pas faire de déficits. Et le fait qu’ils se plaignent montrent qu’ils ont mal et qu’à terme, ils arrêteront peut-être de traiter avec ces mauvais payeurs.

              1. Aristarkke

                Bien sûr, Mgr.
                Je voulais simplement montrer que ces régions ont (ou avaient) des pratiques de dépenses excessives quelle que soit la règle censée les gouverner quant à leurs dépenses, surtout pour du fonctionnement clientéliste et que dès qu’elles cessent d’y abonder, bien évidemment, il y a surtout des cris de la part des têteurs des pis publics d’argent des Autres.
                Or ces crieurs n’ont pas de solutions de rechange puisque ces subventions permanentes sont la condition sine qua non de leur persistance à exister…
                Où voulez vous trouver du mécénat en quantité suffisante ailleurs que dans les poches étatiques ou para-étatiques???

            2. sam player

              Pas mal ton article de libé Harry… y en a qui commencent à manquer de l’argent des autres.

              J’ai aimé les subventions augmentées de +275% pour les mairies LR mais sans citer de montants : s’ils avaient 100€, les voilà donc avec 375.

              On sent bien quand même une volonté d’arrêter de subventionner des assoces du genre de celle de ThéO. M’est avis qu’il y a eu quelques règlements… de compte qui ne se sont pas faits en cash.

              Se pose aussi la question du désengagement de musées qui n’intéressent personne sauf leur direction et leurs salariés. Enfin du bon sens.

              L’article qui suivait sur la page était de la contre info :
              DANSE : EXTENSION DU DOMAINE DE L’ANUS.

        2. Calvin

          La règle d’or (sic) limite justement l’endettement (3% du PIB). Certains la respectent, d’autres pas.
          En soi, ce n’est qu’un chiffre sorti du chapeau. Mais entre « pas de déficit » et « beaucoup de déficit », la marge ne décide.
          Évidemment, aucun prétendant donc aucun élu prône le zéro déficit ni le remboursement strict de la dette.

          Pourquoi pas une loi, modifier la Constitution, … mais qui va voter ça ??

          1. bibi

            Si vous croyez que c’est une loi qui va empêcher l’état français de s’endetter vous rêvez.
            Si les traités n’empêchent pas les états de ne pas respecter les critères de Maastricht, ce ne sont pas des lois nationales qui y arriveront.
            C’est un problème de mentalité du personnel politique qui ne sait rien faire d’autre que dépenser, quand bien même le peuple voterai par Référendum une loi interdisant le déficit public que nos gouvernant la contournerait.

            1. sam player

              « nos gouvernants la contourneraient. »

              ✔ Check. PPP : Partenariats Public Privé : tu empruntes, je garantis ta dette.

            2. René-Pierre Samary

              « Si vous croyez que c’est une loi qui va empêcher l’état français de s’endetter vous rêvez. »
              Sans doute. Mais une loi non respectée permet à l’opposition de dénoncer ce manquement. C’est déjà un progrès.

          2. theo31

            Respect ou non de la loi sans limite de durée, 3 % pendant 40 ans, ça fait 120 %. Le crétin qui a proposé cette règle a multiplié la dette de l’Etat français par 3 à mi-mandat.

            1. bibi

              On sent que vous n’avez jamais souscrit un crédit et que vous ne savez pas ce qu’est un taux d’endettement.

              Vous pouvez parfaitement augmenter votre endettement en nominal tout en diminuant votre taux d’endettement, pour cela il suffit que votre endettement croisse moins vite que votre revenu.

              Un déficit de 3% par an pendant 40 ans est parfaitement soutenable si vous avez une croissance supérieure à 3% par an pendant ces 40 ans.

        3. MadeInCH

          Je crois que c’est ce que le Canada a fait. Interdiction de dépenser plus que ce qu’il reçoit.
          En Suisse, il y a une loi fédérale de « diminution de la dette » qui est passée il y a quelques années. La dette fédérale baisse.

        4. theo31

          « n’y avait-il pas un autre manière de couper l’herbe sous le pied de l’État-clientéliste »

          Interdire le socialisme, limiter l’Etat aux fonctions régaliennes, impôt par capitation pour l’ensemble de la population de sorte que ceux qui veulent des mômes en assumeront le coût total comme pour les assurances.

      2. Kazar

        « Et in fine, ce n’est jamais une banque qui prête, mais des déposants, des industriels, des gens comme vous et moi. »
        Il faut l’écrire, le dire et le redire encore et encore !!! De trop nombreux Français n’y comprennent rien (ou ne veulent pas comprendre) ce qui permet à des Hamon, et à des Mélenchon de pouvoir clamer que la dette ne sera pas remboursée, se gardant bien d’expliquer que ce ne sont pas les banques mais les épargnants qui seraient ruinés.
        Ces politiques sont des escrocs, ni plus ni moins, qui devraient être en tôle.

        Justement, le billet de Charles Sannat du jour porte sur les emprunts à 100 ans, et il écrit une chose fort juste :
        « Évidemment que si vous n’indexez pas votre obligation sur l’inflation, c’est ni plus ni moins du vol et c’est ce que j’expliquais au début de cet article.

        L’ultime question à se poser est qui va acheter un tel placement absurde pour ne pas dire totalement stupide ?

        Vraisemblablement VOUS ! Vous tous, nous tous à travers nos placements collectifs et tous les beaux et mignons OPCVM, FCP Sicav et autres produits financiers que l’on nous bourrera de produits mauvais par petites doses mais pour tout le monde.

        Ils ont déjà fait cela avec les subprimes et cela portait le joli nom de « titrisation ».

        Vous aurez la même chose. Votre épargne sera effacée, supprimée. La réalité c’est que les dettes ne seront jamais remboursées. La seule question que se posent les autorités c’est comment faire pour ruiner les gens sans qu’ils le voient, et sans déclencher de révolution. Ils achoppent donc juste, pour le moment encore, sur le choix de la méthode. »

        Oui, à un moment ou à un autre, il faudra rembourser ce qui risque d’être impossible…

          1. Higgins

            Avec le moderne Jacques de Molay qui maudira notre Philippe le Bel actuel, Normal 1er, jusqu’à la xème génération (je n’ai plus le chiffre en tête) le jour de son exécution (de Jacques de Molay, pas Normal 1er) sur l’île aux vaches. Pourquoi pas?

        1. Aloux

          Ces politiques sont des escrocs, ni plus ni moins, qui devraient être en tôle

          Personnellement je m’interroge de plus en plus à la fois sur la qualification d’escroc et sur le lieu où tout cela devrait finir…

        2. Val

          @kazar à la fois les gens de gauche qui croient aux fables de Hamon , Méluche et autres illusionnistes n’ont pas totalement tort . Car eux ne paieront pas. Ca marche pour eux, les premiers entrants. Ils peuvent le clamer haut et fort : ça maaaarche! Mais pas pour leur descendance qui paiera . C’est en cela que les gauchistes sont habiles : faire payer la dette aux gens qui ne sont pas nés .

          1. Kazar

            Oui Val, à croire que ces gens là se fichent totalement de l’avenir de leurs enfants. Cela dit, Macron n’a pas d’enfants, et les autres doivent penser qu’ils sont à l’abri de la ruine en étant recasables dans le public et qu’ils pourront subvenir aux besoins de leur progéniture, ou l’envoyer à l’étranger.
            Je le redis : ce sont des criminels. Ils le paieront mais peut être pas comme on le pense.

          2. Higgins

            Victor Hugo, si complaisamment cité par la Kandubien, s’est parfois laissé aller:

            Le débat parlementaire du 20 juin 1848 sur les Ateliers nationaux donne au député Victor Hugo l’occasion d’un bel effet de tribune, inattendu dans sa bouche, effet où il dénonce la fainéantise :
            « Les ateliers nationaux sont un expédient fatal. Vous avez abâtardi les vigoureux enfants du travail ; vous avez ôté à une partie du peuple le goût du labeur, goût salutaire qui contient la dignité, la fierté, le respect de soi-même et la santé de la conscience. À ceux qui n’avaient connu jusqu’alors que la force généreuse du bras qui travaille, vous avez appris la honteuse puissance de la main tendue ; vous avez déshabitué les épaules de porter le poids glorieux du travail honnête, et vous avez accoutumé les consciences à porter le fardeau humiliant de l’aumône. Nous connaissions déjà le désœuvré de l’opulence, vous avez créé le désœuvré de la misère, cent fois plus dangereux pour lui-même et pour autrui. La monarchie avait les oisifs, la République aura les fainéants (…).
            Cette fainéantise fatale à la civilisation est possible en Turquie, en Turquie et non pas en France. Paris ne copiera pas Naples ; mais, jamais Paris ne copiera Constantinople ».

        3. theo31

          Il y a peu, l’Allemagne finissait de payer ses dettes de la guerre de 14-18.

          C’est dommage qu’Adam Toose, dans son opus magum n’évoque pas le lien entre la cessation de paiement du Reich en 1939, le début des hostilités avec les voisins et le pillage systématique des territoires occupés.

      3. charl

        @Patron H16

        « Et in fine, ce n’est jamais une banque qui prête, mais des déposants, des industriels, des gens comme vous et moi. Ces banques n’ont, contrairement à la vulgate de gauche, aucun intérêt à surendetter l’emprunteur au risque de tout perdre. »

        Ca dépend de la vision court ou long terme. Beaucoup se foutent bien de ce qui arrivera 20/30 ans après. Engranger un max puis voir le truc s’écrouler de loin. Ca ne dérange pas tout le monde contrairement à ce que vous sous entendez. Si la banque est familiale, je comprends, sinon ça n’a pas de sens.

        1. Aristarkke

          Exactement.
          Cela a été le thème d’ossature du recours aux prêts déclarés ultérieurement toxiques qui ont nourri plusieurs billets ici même et ailleurs, en leur temps…

    2. Dede

      « on n’est plus au temps des Templiers, où le baron surendetté se contentait de zigouiller le prêteur, et adieu la dette ! »

      Voire… si vous reprenez l’histoire qui a conduit a la seconde guerre mondiale, les dettes gouvernementales sont difficile a sortir de l’equation…

      Il y a un bouquin interessant disponible gratos sur fee.org ca s’appelle « As We Go Marching »

  10. Bonsaï

    HS : A midi, allocution du marquis de Baucé, pardon de François Fillon pour expliquer pourquoi il ne s’est pas présenté au Salon de l’Agriculture ce matin. Nous n’en dirons pas plus pour l’instant, mais ce n’est pas l’envie qui nous en manque…

          1. Quiet Desperation

            Monsieur le Duc de Baucé se devoit rendre ce jour à l’important Convent des Croquants, afin d’y rameuter, auprès de ces gens du dernier commun, un applaudissement public qu’une cabale de gazettiers crottés, d’hermines jaunies et de politiqueurs marrons lui avoient ôté, sur le prétexte d’indiscrétions financières de Madame la Duchesse.

            J’appris, comme le reste du Royaume en prêtant l’oreille au babil des gazettiers sujets du Grand Duc de Luxembourg, que la rencontre avec les Champis estoit renvoyée, et que M. le Duc en feroit rapport, vers le midi, à ses affidés d’abord, puis au public lui-même, afin de l’édifier.

            L’adresse au peuple ainsi fixée fut largement atermoyée, les gazettiers du GDL se battant les flancs pour en extraire des éventualités touchant la décision annoncée et longuement attendue.

            Le sieur Du Hamel, nature de bidet suranné blanchi sous le harnois de la connivence, et la haquenée Martichouse, mégère petitement apprivoisée se targuant de ses récentes agapes avec M. le Duc – qui tentoit lors de se concilier la gent jacassante, fort peu favorable à ses entreprises – rivalisoient alors de prédictions, dont la plus agréée d’eux estoit celle de l’annonce d’une abdication de ses espérances.

            Et de décrire le ballet des Importants qui circumnaviguoient de l’hôtel de Baucé à la salle des Menus Plaisirs de la Presse, tous crêtés d’airs supérieurs, et affectant d’en sçavoir beaucoup sur les desseins de M. le Duc, mais d’être tenus à honneur sur le Secret.

            Enfin, Monsieur le Duc de Baucé eut les grandes entrées, tandis qu’un silence suspendu envahissoit la salle.

            Dès ses premières paroles, la voix claire, pleine d’une alacrité retenue, et comme expectante de la surprise qu’il allait créer, le tour gaulien d’un nouvel Amadis, et le ton de soldat qu’il affecta, tout cela ne laissa pas de me convaincre que l’abdication n’était nullement son affaire.

            Comme disoit mon ami et mon maître, M. le Duc de Saint-Simon touchant le feu roy :

            « « Le roi laissa voir avec simplicité la grandeur de son âme, sa fermeté, sa stabilité, son égalité, un courage à l’épreuve des plus épouvantables revers et des plus cuisantes peines, une force d’esprit qui ne se cache rien, qui ne dissimule rien, qui voit les choses comme elles sont ; qui de là s’humilie en secret sous la main de Dieu et espère tout, contre toute espérance, affermit sa main sur le gouvernail jusqu’au bout, ne se rebute de rien, conserve son extérieur dans tout l’ordinaire de sa vie, toute sa majesté avec une égalité si simple et si peu affectée que l’étonnement et l’admiration qui en naissaient… fut tous les jours nouvelle, en sorte que nul ne pouvait s’y accoutumer. »

            Et je dois avouer, malgré que j’en aie, que sa philippique contre la Justice politique, aussi partiale qu’aux temps funestes de Sylla et de ses proscriptions, contre des gazettes encore davantage biaisées, et contre une chienlit qui ridiculise le Royaume, cette philippique ne manquoit pas d’allure.

              1. Bonsaï

                Cette chronique sur les heures brûlantes du Duc de Baucé devient de plus en plus dense et tortueuse. De nouvelles strates apparaissent parmi lesquelles le lecteur non averti devra naviguer à vue et louvoyer au ralenti…

            1. Patatrac

              Avec votre permission, je vous emprunte « nature de bidet suranné blanchi sous le harnois de la connivence », ayant sous la main quelques destinataires impatients.

              1. Aristarkke

                Ne vous méprenez cependant et évitez de choir en mésestime d’ aller vaticiner légèrement, vous fondant sur une blancheur traîtresse, à propos d’un ustensile de cabinet d’ aisance alors que notre chroniqueur n’ évoque qu’un asinien quadrupède…

      1. sam player

        Non mais son « je me retirerai si je suis mis en examen » était un véritable appeau pour des juges partisans ou aux ordres.

        1. nemrod

          Oui.
          Il aurait dit : « oui c’est vrai, j’avais besoin de la thune et je vous emmerde »
          Fallait carrément rentrer dans le lard des le départ en leur annonçant la couleur.
          « Une fois élu car je vais vous marcher sur la gueule »
          – plus de subvention à la presse
          -plus de subventions au cinoches
          – plus de subvention aux assoces
          Pour commencer.
          Fini, nada.
          Ca aurait mieux valu pour lui que ses louvoiement à la con et ses pleurnicheries que ces gens sont méchants.
          Et puis il aurait montré qu’il avait des couilles.
          Il se serait peut être vautrer mais ça aurait eu de la gueule, du panache.
          Ah nom de Dieu la belle baston !

          Les gens savent que c’est ça qu’il nous faut : des couilles comme Thatcher ou Trump.

      2. Loki dort

        Eh ben non, il annonce qu’il persiste, et qu’il organise une grande manif à Paris contre les méchants qui ont juré sa perte. Il est certes combatif, mais qu’il est con surtout!

        Tout ce temps mis à comprendre ce qui lui arrivait, et c’est seulement maintenant qu’il se lance dans un vertueux combat, façon surannée, le gant respectueusement jeté à la figure de ses adversaires, les invitant à un duel de gentleman, alors qu’il joue contre de sales butors qui ne reculent devant aucune bassesse. Joue-la comme Trump, Fillon! Ou sinon t’es mort!

        1. nemrod

          Exact voir plus haut.
          Fallait assumer des le départ et leur marcher sur la gueule.

          Avoir des « cojones ».
          Lancer tout dans la bataille, tout de suite.
          Vous allez voir qu’il va y aller au Tribunal Politique Taubirien…et ben faut pas !

          Maintenant sa seule chance de s’en sortir c’est le combat à mort.
          La grosse baston et sans quartiers.

          Mais il a pas les épaules.

          1. Lark on the Wing

            hélas…

            « Etre un Lord Byron d’instinct, sinon de génie, et, sans fortune, dans cette société de meurt-de-faim et d’égalitaires, quel métier!…. »

        2. BDC

          Sait-il seulement pourquoi il a gagné la primaire ? Sa réaction au Penelopegate est décevante, elle montre qu’il n’a aucune intention de changer les choses, et il n’a encore rien vu des rumeurs qui vont lui tomber dessus. Il est allé au Salon finalement, j’arrive pas à voir qui l’a hué.

          1. Nemrod

            Il a gagné la primaire parce que les droiteux voulaient un Trump.
            Et ils se retrouvent avec ce quˋil est vraiment…le souffre douleur de Sarko.
            un peu comme Chirac dont Garraud pensait quˋil était du marbre dont on fait les statues alors si il était de la faïence sont on fait les bidets.

  11. Flo

    Entendu hier aux Experts sur la dette publique :
    « On ne remboursera jamais le capital. On ne paie que les intérêts (pour le moment) à date ».
    Partant de là, s’endetter auprès de la BDF sans intérêts est effectivement fort à propos et constitue très exactement un vol pur et simple des prêteurs (nous).

    1. bibi

      L’état étant immortel il n’a pas besoin de rembourser le capital, il doit juste rembourser les prêteurs ce qu’il fait en trouvant d’autres prêteurs, si il ne trouve plus de prêteurs il fait faillite, mais quand il fait faillite il ne s’agit que d’un défaut partiel.

  12. kekoresin

    Et Ramon qui sort de son énorme sac à malice la possibilité de carrément faire un défaut partiel de quoi, presque rien, 800 myars! Ben voilà, le socialisme c’est magique comme dirait le taulier. Tu vois la dette et hop tu la vois plus. Le petit souci, c’est son programme soviétique qui aura aussi sec besoin du double et pour se financer, nul doute que la vilaine finance se précipitera pour prêter à un pays prêt à faire disparaitre son pognon dans le fond des chiottes de la paix social et de l’investissement stratégique de haut vol!

    Encore une fois, c’est la faute du thermomètre si ça chauffe. Décidément, nos détritus en décharge se fendent d’analyses niveau CM2 appuyés par un beau panel d’experts en expertises qui ne savent pas distinguer leur tête de leur cul!

  13. calal

    a propos de loi rotschild, je me dis qu’a defaut,macron peut etre utile. cet ardent defenseur des interets des banquiers va veiller a ce que la fonction publique territoriale ne depense pas trop. en diminuant la taxe d’habitation et en la reportant sur le budget de l’etat,il s’assure d’une main mise de la banque sur le budget de chaque collectivite territoriale. on imagine deja les debats croustillants: le maire du village de 1000 habitants pleurant pour utilsier l’argent de la commune pour construire une piscine, le prefet lui repondant apres coup de fil passe a la banque que non,faut d’abord rembourser les prets en cours…
    bref la faillite de la france est tellement avance qu’il faut un representant des creanciers a la tete du pays.pis si l’euro et l’ue explose,c’est pratique pour les banques d’avoir un employe a la table des negociations…

    1. Kazar

      Macron roule pour lui, la France, il ne l’a pas vu, c’est comme l’art et la culture française, pour lui ça n’existe pas. Donc les finances de la France, il s’en contrefout du moment qu’il est élu et que ça peut booster sa carrière post présidentielle (5 ans de présidence, à permet d’avoir un sacré carnet d’adresse, plein d’obligés et de donner des conf à 100.000, voire même comme les Obama de vendre deux bouquins de « mémoires » à 60Mdollars !!!).

    2. Aristarkke

      Déjà expérimenté pour certaine communauté de communes bien connue de Ma Dame où leur projet de médiathèque (pour un bassin de 20.000 habitants sur 13 communes) à 4 M€ (estim de 2015) le bout (le bâtiment seul et ses aménagements, terrain fourni pour un € par la commune principale) en projet est bloqué depuis un an et demi pour cause de capacités financières déjà trop sollicitées, face à un bassin de population pas spécialement aisée pour supporter des hausses d’impôts locaux.
      Faut dire qu’on passerait d’un local de (péniblement) 200 m² à un projet de 1.200 m² (de mémoire)…
      Faut dire que cette CdC est dirigée par le Nucci de l’Arsouille, si cela rappelle quelque souvenir désagréable à certains…

        1. Aristarkke

          Terme recouvrant un établissement public chargé d’acheter avec ton pognon un max d’ ouvrages écrits par des auteurs qui en dépendent pour justifier leurs subventions alors que tu aurais sagement évité cette charité au vu des énormités écrites ainsi qu’à pourvoir la Presse d’Etat d’abonnements de complaisance pour que la Bonne Parole puisse être apportée aux foules éprises de connaissance…
          Bien sûr sont aussi accessibles des CD et des DVD des nouveautés d’il y a deux ans et dans le cas ci-dessus, y est prévu l’aménagement d’une salle de cinéma au cas où les deux salles déjà existantes dans la Commune sont insuffisantes (rénovées à grands frais vers 2010 par la commune au travers d’une SEM)…

  14. ppm00

    Tout le monde connait le jeu de MONOPOLY ?

    Qui accepte de jouer avec la banque cachée sous la table ? Il faut être sous contrôle mental pour accepter une telle règle du jeu. N’écartez pas ma remarque d’un revers de la main en vous plaçant au dessus des blagues de potache, et mesurez bien la chose.

    Les individus qui ont le pouvoir de créer n’importe quelle somme d’argent sans le moindre contrôle ne sont pas arrivés à leur place par leur intelligence ou leurs qualité morales : ils sont nés, rien de plus, dans un milieu qui ne prédispose pas à faire travailler son cerveau pour survivre.

    1. sam player

      Oh p’tain ton site c’est du lourd… l’obsolecence programmée, la croissance finie dans un monde fini, le progrès factice, les illuminati,…. manque les chemtrails

    2. Patatrac

      Résumons l’affaire: les OVNIs prêtent a Rothschlid, qui prête ä la BdF, qui prête à l’Etat, qui en met partout, sous le contrôle de Krugman et de Giscard. Le pot-aux-roses est découvert par Chouard.

  15. GROS

    La notion d’entropie, ça vous dit quelque chose ? Je n’ai pas l’impression, et c’est pourquoi l’article du jour me semble assez mauvais.

    Que l’Etat aurait dû voter un budget à l’équilbre, dans tous les cas oui, c’est une évidence. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé (pour diverses raisons, notamment du fait que le budget tient compte de recettes prévisionnelles, estimations qui ne correspondent que très rarement à ce qui se produit dans les faits).
    Le constat était le suivant : l’Etat dépense plus qu’il ne gagne, ce qui se traduit par des émissions monétaires importantes, et donc une dévaluation de la monnaie faisant perdre la valeur des capitaux des concitoyens. Scandaleux diront certains, car une « bonne monnaie » doit garder sa valeur dans le temps, et ça ne donne pas envie aux « zinvestisseurs » (comprendre « spéculateurs ») internationaux de venir placer leurs billes en France. Mais d’autres, plus sensés, comprennent que cet ajustement permet dans les faits d’une part de régler la note de façon équitable par tous les concitoyens de façon qu’on puisse dire à la fin de l’exercice « c’est promis, je le ferai plus… », et d’autre part stimule l’activité économique : si la monnaie se dévalue, on préfère la dépenser rapidement plutôt que la capitaliser. Les seuls qui se plaigent dans ce système, ce sont les riches car leur capital perd de sa valeur.

    Donc, comme ça coûtait cher et que (surtout !) ça ne plaisait pas aux riches, on a dit : il faut une mesure qui coûte encore plus cher pour mieux dissuader (quand c’est mauvais, la solution consiste à faire pire, c’est bien connu…).
    On a donc dit, non non, maintenant il faut qu’il y ait un taux d’intérêt substantiel, ça va contraindre l’Etat à avoir des budgets à l’équilbre.
    Et ça, ça plait bien aux riches : non seulement leur capital ne perd plus sa valeur (du moins, il la perd moins vite), mais en plus il peuvent l’utiliser pour percevoir des intérêts auprès d’un emprunteur très sérieux et considéré comme ne pouvant pas faire défaut : double jackpot !! En période de croissance, en plus, que demander de mieux ?

    Le phénomène des rentrées d’argent estimatives étant ce qu’il est, le budget est resté déficitaire. C’était évident et prévisible (et ne venez pas me dire le contraire).
    La dette, ce phénomène entropique non inversible compte tenu des mécanismes de création monétaire, a donc augmenté, on connait la suite…
    (pour la petite histoire, quand l’entropie d’un système devient trop importante, il meurt. Atteindre ce « trop important » n’est qu’une question de temps)

    Ainsi, là où les travers de l’Etat pouvaient autrefois être soldés chaque année par une contribution généralisée par chacun à hauteur de ses moyens, maintenant c’est une dette colossale et irremboursable qui pèse très durablement (éternellement, en fait) et essentiellement sur les plus faibles et les classes moyennes (parce que ça influe fortement sur les taxes et les prestations sociales).

    Donc ça ne marche pas, et c’est même pire. Mais… pourquoi donc s’arrêter en si bon chemin ? (quand c’est mauvais, la solution consiste à faire pire, c’est bien connu…)
    Didiouuuu… la dette étant forte, on commence à avoir chaud aux fesses, faisons donc l’euro ! (mais quelle bonne idée !) En étant plein de pays sur une même monnaie, on a moins de risque de banqueroute, et les travers de l’Etat peuvent être compensés par le comportement vertueux des voisins. Bah oui, voyons.
    Bon, au final, on voit que les Allemands apprécient, et que les Grecs vous remercient…

    Bref, pour en finir avec mon long pavé :
    Dans tous les cas l’Etat est fautif de ne pas avoir mieux géré ses budgets, on est tous d’accord. C’est la source du problème.
    La loi du 3 janvier 1973 était-elle une mauvaise chose ? Oui, assurément, car elle a empiré la situation et l’a rendue insoluble.
    Cette loi est-elle responsable à elle seule de tous nos maux ? Clairement non, ce n’est qu’une mauvaise mesure parmis bien d’autres, et le chemin est très long si l’on veut détricoter tout ce qui a été fait.

    En tout cas, je ne vois pas d’issue pacifique à ce problème qui empire chaque jour, et auquel la seule réponse apportée est celle d’une fuite en avant.

    Bien à vous.

    1. Quand on pond un commentaire, surtout commençant par « l’article du jour me semble assez mauvais », on se doit de faire un effort pour ne surtout pas raconter de bêtises. Or, c’est raté.

      « l’Etat dépense plus qu’il ne gagne, ce qui se traduit par des émissions monétaires importantes »
      Saut lacantique.

      « « zinvestisseurs » (comprendre « spéculateurs ») »
      Mauvaise compréhension des termes.

      « régler la note de façon équitable « 
      Tout le monde sait que pendant l’hyperinflation de Weimar, tout le monde fut impacté de façon équitable, n’est-ce pas ?

      « stimule l’activité économique »
      Oh, du Krugman !

      « Les seuls qui se plaigent dans ce système, ce sont les riches car leur capital perd de sa valeur. »
      Historiquement et économiquement faux. C’est même touchant de naïveté.

      Et puis, croire qu’un taux d’intérêt a été décidé unilatéralement montre qu’en fait, vous ne comprenez absolument rien de la matière. Partant, tout le reste du commentaire est encore plus mauvais que son début, déjà assez colossalement nul. Je terminerai en notant qu’en surcroît, vous n’avez même pas lu le billet que vous critiquez de façon périplaquiste lorsque vous persistez à penser que la loi de 1973 a été autre chose qu’un truc purement cosmétique. C’est pourtant clairement pointé dans l’article.

    2. sam player

      « maintenant c’est une dette colossale et irremboursable qui pèse très durablement (éternellement, en fait) et essentiellement sur les plus faibles et les classes moyennes (parce que ça influe fortement sur les taxes et les prestations sociales)…. »

      Merci pour le renversement du sens du mot victime.
      Le risque pèse avant tout sur le prêteur.
      Celui qui profite de prestations sociales n’est pas une victime mais un allocataire.
      Même si ça diminue il n’est pas une victime sauf de ses propres choix, tout comme le prêteur : Nemo auditur propriam turpitudinem allegans

      Votre raisonnement conduirait à dire (et je ne doute pas que ce soit votre pensée) que le particulier surendetté est une victime.

      1. Quiet Desperation

        « Je voudrais voir un peu Louis XIV face à un « assuré social »… Il verrait si l’État c’est lui ! »

      2. Aristarkke

        C’est peut-être une mauvaise formulation du propos suivant :
        Etant donné que quasiment tout de ce qui est emprunté l’est pour payer du fonctionnement courant de la Grance, dont les retraites et autres pensions + tous les subsides et allocations variées + les gaspillages ineptes dont la Cour des Comptes nous régale chaque année qui garnissent le « modèle français » (celui que personne ne veut copier pourtant, ce qui est une insulte au terme modèle), le moindre arrêt plongerait immédiatement ces plus faibles dans la mouïse…

        1. sam player

          Mais c’est bien comme cela que je l’avais compris et ce n’est en général pas la peine de me traduire : je te donne 100 balles toutes les fins de mois et le jour où je ne te les donne plus tu es une victime.

    3. Bob L’Enclume

      « si la monnaie se dévalue, on préfère la dépenser rapidement plutôt que la capitaliser. Les seuls qui se plaigent dans ce système, ce sont les riches car leur capital perd de sa valeur.
       »

      LOL ! ! !!! ! ! ! AH AH AH AH AHA HA HA HA AHH AH AH AH !!!!!!

  16. lxy

    Il y a des exemples , je pense à l’Argentine qui a emprunté à tout va et qui ne pouvait plus rembourser. D’une part elle s’est retrouvé avec de gros contentieux avec les prêteurs lésés…ça c’est pas trop grave, Mais surtout plus aucun prêteur n’acceptait de lui prêter. La conséquence fut que l’Argentine n’avait plus les moyens de payer les produits importés, Plus de pièces détachées automobiles, de médicaments, d’électronique professionnelle ou personnelle, de photocopieuses , d’ordinateurs etc (plus de jouets :une petite entreprise locale s’est mis à fabriquer des copies de Lego) etc
    Le tout associè à une quantité de contrôles douaniers, fiscaux, policiers pour éviter la contrebande. Idem pour le Venezuela. Dans une France où la production industrielle diminue chaque jour, un défaut de paiement ou de remboursement paralyserait le pays.
    Je ne sais pas très bien comment tout celà se goupille, mais il faut prendre compte dans son ensemble 1 – la dette de l’Etat et autres services publics, 2 – le financement du déficit extérieur 3 – accessoirement le financement de l’investissement productif (qui est certainement le dernier des soucis de nos gaillards).
    Il faudrait également évoquer les montants colossaux de dettes accumulées par la Fed et la BCE. Qu’est-ce qu’on en fait ?

  17. theo31

    Les lettres de cachet inventées pour contourner l’interdiction de l’usure, l’interdiction faite aux Juifs d’acquérir et de cultiver des terres, toussa… Ce n’est pas le catholicisme qui a apporté la prospérité en Europe : les églises sont au catholicisme ce que les parkings sont au communisme.

    1. Val

      @théo n’as tu pas remarqué que le développement s’est fait en terre chrétienne ?
      et pendant longtemps nulle part ailleurs ? ce n’est pas un hasard , c’est une conséquence .

  18. Sakharov

    Bonjour H16,

    Bien qu’étant hors sujet, accepteriez-vous d’entreprendre, par une nuit de pleine lune, la rédaction d’un article sur les récentes nouvelles provenant de Fukushima? Certains blogueurs font l’hypothèse d’un syndrome chinois depuis la découverte d’un trou potentiellement crée par le corium.

    Pour rappel : »Le syndrome chinois est l’hypothèse de la conséquence la plus grave d’une fusion du cœur d’un réacteur nucléaire, dans laquelle les éléments combustibles en fusion du cœur ou corium percent les barrières qui le confinent et s’enfoncent dans la terre. »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_chinois

    Assidu lecteur de ce blog, de votre point de vue et de ceux qui y débattent, si cette nouvelle s’avère confirmée, c’est tout simplement l’avènement d’une nouvelle air de « l’épandage » radioactif illimité, où à la fin du film, la sortie est murée pour les deux tourtereaux.
    Remettant illico nos considérations économico-sociétales dans les mouchoirs de cet adolescent trop pubère.

    Au plaisir de vous lire,
    Sakharov

  19. Loki dort

    Tout cela est bien moche et dégoutant, par opposition à bel et bon, mais ces histoires de monnaie, de banque, de crédit, de fractionnement et toutes ces complexités illusoires, je n’y comprends que pouic, c’est pas mon domaine de prédilection.

    S’il y a un truc que je comprends, je dirais même que je capte bien, ce sont les grincements que font la coque ballotée par les vents mauvais. Quelque soit le résultat des élections, les intérêts vont valser, les banques vont tanguer, et va y avoir gros temps sur la maux-naît.

    Dans cette perspective, à part l’or qui se doit d’être déclaré, serait-ce une bonne option, pour ne pas me retrouver avec du papier torche-cul, de convertir mes petites économies en devises étrangères, livre sterling, franc suisse, dollars US? L’avis des experts?

  20. zelectron

    Andrew Jackson, le 7° président des Etats Unis, s’opposa au renouvellement de la seconde banque des Etats Unis en 1836 (le prédécesseur de la Fed, 80 ans avant la création de celle-ci en 1913). Il s’adressa ainsi à un colloque de banquiers :

    « Messieurs, je vous fais surveiller longtemps et je suis convaincu que vous avez utilisé les fonds de la banque afin de spéculer dans les matières premières alimentaires du pays. Lorsque vous gagnez, vous divisez les profits entre vous. Lorsque vous perdez, vous faites supporter les pertes à la banque.

    Vous n’êtes qu’une tanière de voleurs et de vipères. J’ai bien l’intention de vous mettre en déroute et, avec l’aide de Dieu, j’y parviendrai ».

  21. doucet68

    bonsoir,
    perso, je vois cette loi de 73 comme ceci: d’abord il faut rappeler que la Révolution française, sous les bienfaits des LUMIÈRES, a permis de mettre en pratique la séparation des pouvoirs (même si ce ne fut pas facile ni immédiat) : législatif / exécutif / judiciaire. L’idée était de séparer les pouvoirs pour que les politichiens qui nous dirigent arrêtent de se croire sortis de la cuisse du Bon Dieu, de se croire tout autorisés y compris de maltraiter leur peuple selon leurs propres humeurs guerroyeuses de chaque époque ou de ruiner leur Peuple pour leur propre train de vie. Fin du pouvoir absolu, parfait !

    Malheureusement, les Lumières ont oublié de théoriser aussi la limitation du pouvoir de nuisances financières de l’Etat (ou du Roi ou de l’Empereur selon les époques). Et ce qui devait arriver, arriva : les politichiens ont abusé de l’argent sans limitations. Avant 1973, les politichiens demandaient à la Banque de France, la création de papier-monnaie directement à partir de l’imprimante (la PLANCHE A BILLETS selon un vocabulaire plus courant), se traduisant évidement par de l’inflation et de régulières dévaluation du FRANC. De fait, il y avait 15% d’inflation dans ces années là.

    Le législateur de l’époque, considérant peut être que créer de l’argent ex-nihilo n’était pas très honnête ni très moral même si alors légal, a donc décidé de limiter le recours à la monnaie de singe en obligeant l’Etat à ne plus pouvoir en imprimer selon sa volonté mais à l’emprunter, comme toute entreprise, comme tout particulier. L’idée sous-entendue était bien : si les politichiens ne peuvent plus utiliser leur planche à billet, ils vont enfin se calmer, ils vont enfin adopter des règles de bonnes gestions et ne plus dépenser un argent qu’ils n’ont pas (et que les francais non d’ailleurs pas non plus). Et malheureusement, ce ne fut pas encore suffisant. Que croyez vous que nos politichiens aient fait ???? Ils se sont simplement dit :
    « si on peut plus utiliser notre planche à billet pour financer nos petites lubies, ben, on va l’emprunter, après tout, ce n’est pas nous qui allons rembourser !!! »

    Et voilà comment nos politichiens ont fait passer la dette de quasiment ZERO en 1973 à plus de 2 000 000 000 000 euros 40 ans après. pas mal non comme performance ???
    C’est si facile et si plaisant de dépenser l’argent des cons ….. tribuables !!! Pourquoi faudrait-il se limiter ???

    La solution ?
    Après avoir limité le pouvoir absolu du Roi en le divisant en 3, il va falloir maintenant limiter le pouvoir absolu que nos politichiens ont sur l’argent public. La loi de 73 est une première étape : elle interdit aux politichiens d’utiliser la planche à billet à volonté. Il faut maintenant leur interdire d’emprunter à volonté. La vie d’un pays doit être à l’image de la vie d’un foyer : on ne peut pas dépenser plus que ce qu’on gagne !!!
    Au final, toute dépense doit être votée par le Peuple car c’est son argent.

    Simple non ?

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