De la trêve hivernale à l’expulsion par l’État de ses locataires modestes

Un texte de Nafy-Nathalie et h16

Nous sommes le 31 mars. Aujourd’hui, c’est la fin de la trêve hivernale.

Suite à l’hiver 1954, très rigoureux, l’Abbé Pierre appelle avec succès à la solidarité des Français contre le sans- ou le mal-logement. La loi du 4 décembre 1956 qui en résulte fonde la trêve hivernale, à savoir la suspension de « toute mesure d’expulsion non exécutée à la date du 1er décembre de chaque année jusqu’au 15 mars de l’année suivante ».

Cette trêve a bien évolué depuis. Les 3,5 mois de l’origine en sont devenus 5 en 2014 (ALUR) permettant une pause des expulsions du 1er novembre au 31 mars : un bailleur ne peut expulser un locataire que 7 mois sur 12 et sur les 7 mois qui lui restent, il ne peut le faire qu’entre 6h du matin et 21 heures le soir sauf exception (violence, squatteur, péril). Elle s’est élargie aussi puisque depuis 2008, la fourniture d’électricité, de gaz ou de chaleur doit être maintenue durant la trêve.

Sa conception a aussi été modifiée. D’abord conçue pour protéger le locataire du froid, elle est devenue une mesure pour le protéger d’un propriétaire sans scrupule : un bailleur qui contreviendrait à cette interdiction s’expose à des peines de trois ans de prison et de 30.000 € d’amende.

Une trêve qui ne règle aucun problème

Mais cette trêve ne fait que repousser le problème de quelques mois sans le résoudre. Au final, environ 132 000 décisions de justice d’expulsion ont été prononcées en 2015.

Ce chiffre impressionnant cache une réalité plus contrastée : ces expulsions, ramenée aux 11 millions de ménages locataires n’en représentent que 1,22%. En 2015, 14.363 expulsions (soit 10,88% des décisions) ont été exécutées avec le concours des forces de l’ordre. Par contraposée, plus de 89% des expulsions trouvent un dénouement sans violence, soit via un arrangement avec le bailleur avant l’expulsion effectivement, soit via une solution de relogement après la décision.

Notons en revanche que sur les 11 millions de ménages locataires en 2015, 55,7 % d’entre eux occupent un logement privé (6,1 millions), et 44,3 % un logement social (4,9 millions). Le problème des difficultés de paiement touche donc à la fois le privé et le social, et en pratique, plus le social que le privé.

Les dépenses contraintes (loyer, assurance, EDF, …) du logement pour les classes moyennes inférieures étaient en effet de 21% en 1980 et sont passées à 38% en moyenne en 2015. Pour les ménages les plus pauvres, elles sont passées de 24% à 48%. 74% de la population HLM est composé de ménages modestes et parmi les plus pauvres.

Aussi douloureux que ce soit, les locataires de HLM sont les plus nombreux à être expulsés.

Constat surprenant pour un État qui prétend lutter vaillamment contre les problèmes de logement ! S’agitant à coup d’ALUR, de lois et de décrets divers contre les prix indécents des loyers dans le privé et des propriétaires trop gourmands, cela parait impossible qu’il ait laissé dériver les prix des loyers dans le public.

Un État qui aggrave les difficultés

Allons ! Impossible n’est pas français, voyons : bien que le parc public, où logent les plus défavorisés, dépende directement de lui, l’Etat n’a rien fait pour réguler ces loyers.

Pendant que l’État s’acharnait électoralement et législativement contre les propriétaires privés, les loyers HLM ont augmenté gentiment de manière très supérieure à l’indice des prix à la consommation. Les seuils de prise en compte des aides personnelles au logement ont également été largement rehaussés.

Selon l’Observatoire des Inégalités, il semblerait même que « l’augmentation des loyers des logements sociaux a dépassé celle des autres logements : entre 1989 et 2011, l’indice du loyer du parc social a progressé de 84%, soit six points de plus que l’augmentation moyenne des loyers des logements du secteur privé. »

Oui vous avez bien lu : cet État qui lutte vaillamment, tous bords confondus, depuis des années contre le mal logement, qui milite pour un logement abordable en portant haut l’étendard des plus pauvres et des classes moyennes, qui vide les poches du contribuable pour financer les lois et de décrets indispensables pour sauver le pauvre locataire des griffes du vil propriétaire, qui a complexifié au possible les rapports entre propriétaires et locataires, tout en décourageant au passage les investisseurs, le tout au nom de la lutte contre les loyers trop chers…

… eh bien cet État a augmenté, sans hésiter, le loyer des plus démunis de 6 points de plus que l’augmentation moyenne « scandaleuse » du privé contribuant ainsi méticuleusement à la paupérisation des populations les plus fragiles.

Rassurez-vous, cela ne lui a pas suffi.

La logique économique boiteuse de l’État

Car tout en posant, de surcroit, des quotas obligatoires de logements sociaux pour loger ces plus démunis qu’il entend défendre, il a par ce mécanisme rendu ces logements moins accessibles aux plus démunis.

Que voulez-vous ! Persuadé que ses actions allaient finir par enrayer le chômage et la pauvreté avec succès, l’État s’est mis à bâtir un monde idéal pour les classes moyennes avec frénésie : il a alors bâti, bâti, et encore bâti de jolis immeubles dans de chouettes endroits.

Las. Ni la pauvreté, ni les plus démunis n’ont disparu. Zut et flûte.

L’Observatoire des Loyers indique en effet qu’ « Entre 2003 et 2013, le parc social s’est enrichi de près de 500 000 logements en France. Mais les nouveaux logements proposés sont moins accessibles pour les ménages à faibles ressources car les plafonds de revenus pour y accéder et les loyers pratiqués sont plus élevés. »

Chacun jugera de la logique de profit qui gouverne les bailleurs sociaux : alors que l’État stigmatise le bailleur qui veut tirer quelques avantages de sa location, il se retrouve lui aussi en tant que bailleur au minimum dans une logique d’équilibrage de son investissement, voire carrément de profit.

Comme le pointe Anthony Rodrigues, de l’Association de défense des consommateurs (CLCV), le bailleur social « doit respecter un équilibre entre ses dépenses et ses recettes. En cas d’impayés, lorsque la dette est trop importante, on a cette logique économique qui aboutit à une expulsion du locataire. »

Une offre de logements publics toujours plus inadaptée

Ce problème n’est pas récent et avait même été pointé en 2011 dans le rapport du Comité de suivi du Droit Au Logement.

Si ces nouveaux logements sont plus « abordables » que ceux du secteur privé, ils ne correspondent toutefois plus aux besoins. Avec le DALO et la constitutionnalisation du droit au logement – qui met à la charge de l’État l’obligation d’assurer un logement décent à tous ses citoyens – c’est une véritable catastrophe.

En définitive, alors que les HLM se retrouvent à loger toujours plus de ménages modestes (de 17 % en 1973, on passe à 39,8 % en 2006), ils logent en revanche moins de ménages défavorisés ou (et c’est bien pire) dans des logements inadaptés, aggravant des situations déjà particulièrement précaires.

Pour Manuel Domergue, de la Fondation Abbé Pierre, la situation se résume ainsi :

« La France construit de plus en plus des logements haut de gamme qui sont destinés à des classes moyennes qui gagnent 2.000 ou 2.500 euros par mois et peuvent se permettre des loyers plus élevés. Le problème c’est que ceux qui font des demandes des HLM sont au SMIC ou en dessous. Alors pour satisfaire quand même ces demandes de personnes en grande difficulté, on leur attribue parfois des logements sociaux haut de gamme. On serre les dents et on espère que ça tienne. Seulement, ça ne tient pas toujours et on se retrouve dans des situations d’expulsion locative. »

Certes, comme l’indique un rapport de la Cour des comptes du 22 février 2017, il est toujours possible de travailler sur les seuils ouvrant l’accès au logement HLM afin d’augmenter la taille des populations concernées, ou modifier la durée des baux pour augmenter le taux de rotation permettant aux locataires les plus modestes d’en bénéficier plus facilement.

Malheureusement, d’après le président de l’Union sociale pour l’Habitat (USH), ces méthodes s’opposent à la « conception française du logement social », qui serait à visée « généraliste » et non pas « résiduelle » – c’est-à-dire cantonnée aux personnes démunies. Autrement dit, les HLM, dans une politique de rentabilité, préfèrent appliquer des sur loyers en cas d’augmentation des revenus des locataires et favoriser une mixité sociale vers le haut plutôt que de favoriser l’accession aux logements des plus démunis.

À ce rythme-là et pour reprendre les mots de Jean-Baptiste Eyraud de l’association Droit au Logement, la conclusion s’impose d’elle-même : « À terme, les ménages modestes ne pourront plus habiter en logement social. »

Bien joué, l’État. Bravo. Brillante réussite.

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Commentaires342

  1. Le Gnôme

    Si l’Etat n’avait pas créé de distorsions, s’il n’avait pas empilé les textes qui ont contribué à renchérir la construction, et si les maires n’avaient pas freinés des quatre fers pour libérer le foncier, tout le monde pourrait se loger.

    Donnez le Sahara à l’Etat, il sera contraint d’importer rapidement du sable.

    1. Tribuliste

      « Libérer le foncier » oui mais à quelles fins? Combien de projets imposés par l’état ont transformé des communes sereines en cité dortoirs sans âme, voire délocalisé la délinquance? Et construire à tout va n’est pas la solution, quand on aura tout bétonné on ne pourra plus se nourrir 🙂
      Optimiser le parc actuel en sécurisant le statut de bailleur et en responsabilisant le locataire changerait très rapidement la donne…mais nous sommes en france.

        1. Tribuliste

          Partant de ce principe en effet on peut espérer ^^
          Les meilleures terres sont les plus exposées, disons que la génération qui vient n’aura pas de problème mais l’extension ne peut être sans limites prédéfinies. Ce n’est qu’un avis d’idéaliste qui voit les suisses protéger leurs terres 🙂

          1. Lafayette

            Bon pour faire payer les autres, il y a toujours plein de juriste prêt à tout au nom dun idéal supérieur qui de dieu fait des morts.

        1. Tribuliste

          Très intéressant en effet mais on remarquera que les surfaces agricoles sont extrêmement protégées par la fameuse limite d’expansion urbaine qui coute des millions à déplacer. Inutile de comparer avec nos plu qui n’ont qu’une valeur temporelle bien limitée au bon vouloir des décideurs locaux et administratifs. Implanter des barres d’immeubles ou espaces commerciaux ne pose guère de problèmes (hormis zones protégées) et par voie de conséquence l’érosion est assez préoccupante :
          http://www.web-agri.fr/actualite-agricole/economie-social/article/evolution-des-surfaces-en-herbe-depuis-1990-1142-119817.html

          Je m’inquiète pour les générations futures et pour un sens des priorités qui m’apparait erroné .

          1. sam player

            Concernant la limite d’expansion urbaine, dans ma ville de Chalon-sur-Saône ça n’a rien à voir avec une protection des surfaces agricoles mais avec la main mise de la ville sur la communauté de communes pour réduire au minimum les permis de construire dans les communes environnantes car les gens fuient le centre ville pour diverses raisons dont le montant des impôts locaux et les difficultés de parking pour soi-même, la famille ou les gens qui viennent vous voir.
            Cette fuite du centre ville augmente les impôts locaux pour ceux qui restent et c’est un cercle vicieux… moins d’habitants et les coûts augmentent et les habitants fuient etc….

            De plus vu la position des zones industrielles de part et d’autre de la Saône il est économiquement préférable d’habiter en périphérie ou en dehors de la ville pour être plus proche de son emploi vu que la traversée de la ville peut prendre une demi-heure.

            C’est donc bien une volonté de regrouper les gens pour leur faire payer le vivre ensemble.

            1. Aristarkke

              Vu les deux seuls ponts dont la ville est pourvue, il vaut mieux éviter de devoir traverser la Saône pour un oui ou pour un non…
              Je reconnais toutefois que durant le créneau 23 H- 5H, elle peut se passer les doigts dans le nez…

              1. sam player

                Ah bah nan y en a 4

                Celui en centre ville (Pont Jean Richard)
                Celui au Nord (Pont de Bourgogne) le plus récent
                Celui au Sud accessible par le rond point de Lux direction St Marcel
                Et le pont Saint Laurent qui va sur l’île avec en enfilade un autre pont sur la Genise (bras secondaire de la Saône) pour en sortir.

                1. Aristarkke

                  Vernis que vous êtes…
                  Il y a combien de kilomètres entre celui du centre ville et celui de Lux ???
                  Un bon petit paquet tout de même.
                  C’est vrai que je ne pratique plus Chalon que par l’avenue du 8 Mai 45 (en bifurquant en amont des rives de Saône suivant un de tes conseils ou de Werther) par l’avenue Ledru Rollin qui m’amène au niveau du second…
                  Et je vois toujours ce pont du centre rempli ras-bord de voitures en attente de franchissement…
                  Les « autochtones » ne connaissent donc pas les autres ???

                  1. sam player

                    Le pont Sud c’est sur la route à grand gabarit en prolongement du Creusot pour desservir Framatome / Areva ou mettre des gros équipements (tunneliers par exemple) sur péniches avec les portiques d’Areva.

                    Mais à partir du CV de Chalon ça te ferait faire une boucle de pas loin de 10km pour y revenir (car cette route passe au large). Mais pour l’accès en ZI Sud depuis Lyon c’est la meilleure solution et l’unique même pour les PL en transit qui retraverseront après sur le pont Nord.

            2. Aristarkke

              Donc le successeur du Grand Sirugue, finalement n’ a rien changé sérieusement à la dérive soce anti-voitures, sauf flinguer la 2me ligne de tramway ?
              Encore une brochette de floués…

              1. sam player

                Des sens interdits ont été supprimés mais le mal est fait vu les lignes de bus à onivo de sévices.
                Ca circule un peu mieux… ou alors les gens ont changé leurs habitudes pour se détourner du CV c’est mon cas.

          2. sam player

            Faut lire entre les lignes : entre 2000-2005 la perte de SAU (surface agricole utile) aurait été de 83400ha annuels… mais sur la même période le gain en surfaces boisées à été de 47600ha annuels.(même site)

            L’artificialisation n’est pas responsable des pertes de surface agricole sinon on n’en ferait pas des forêts. On a tout simplement moins besoin de surfaces agricoles et cela depuis 1 siècle.

            La PAC a mis fin aux jachères et à leur financement par tous d’où le retour de ces terres sur le marché.

            1. Roanna

              La lecture entre les lignes fait parfois dire ce quelles ne disent pas.
              Souvent les bonnes terres autour des villes disparaissent sous le goudron, béton etc…mais ces bonnes terres ne sont pas remplacées par des forêts. Les « forêts nouvelles » sont en fait de mauvaises terres, peu rentables qui étaient cultivées disons par la petite paysannerie -au sens non péjoratif, je précise- qui avec la disparition de ceux ci laisse ces terres à l’abandon et ceci tout particulièrement dans le sud de la France. Voir en page 5 du lien suivant

              http://inventaire-forestier.ign.fr/spip/IMG/pdf/Int_memento_2013_BD.pdf

              Pour s’en rendre compte il suffit de visualiser la carte des régions dont la forêt augmente. On appelle ces terres abandonnées, où poussent généralement des buissons, des forêts.
              Je veux bien mais quand je me déplace au sud et que je compare les endroits sauvages avec nos belles forêts de l’est cela me cause un cas de conscience. Donc la forêt augmente, oui, disons voir les buissons.

              1. La forêt augmente, c’est tout. Ce n’est pas celle que vous, vous avez décidé vouloir, mais elle augmente.

                C’est toujours intéressant quand les faits viennent en contradiction des croyances : ils sont alors trop ceci, pas assez cela, jamais comme il faut. En définitive, le problème du réel, c’est qu’il n’est jamais à la hauteur des espoirs et des fantasmes. Jamais.

                1. Tribuliste

                  Le réel a bien souvent un goût d’inachevé ou de foutage de g…. cher H16 ; les statistiques donnent souvent tort aux sceptiques mais dans bien des cas ces derniers ont raison de s’offusquer!
                  Restons sur nos vertes forêts, l’augmentation de leur surface n’est en rien naturelle et bien souvent des forêts primaires sont déboisées pour laisser place à du bois d’exploitation.
                  Certes c’est vert et absorbe du carbone, mais la biodiversité nécessaire au renouvellement des espèce n’est plus présente d’où un appauvrissement régulier des essences, plantes animaux et insectes.
                  Un reportage suisse indiquait qu’il faudrait à minima 5% de forêts sans intervention humaine pour endiguer ce processus : ce n’est pas gagné .

                  1. Roanna

                    Si on parle bien de la forêt en France alors il y a belle burette et burne raide qu’il n’y a plus de forêt primaire dans le pays, pas même 1cm².

                    1. Pheldge

                      « Et on va tous mourir, donc !  » mon Dieu, c’est affreux-désolant !
                      Vite, je vote Hulot, Mamère* et Dufflot !

                      *le Mamère, c’est celui d’avant : le fameux Mamère d’alors 😉
                      Ah j’allais oublier une ancienne, veuve depuis : la veuve Voyniet !

                  2. BDC

                    Pas grave, l’UE surveille les pâtures et punit par région. lafranceagricole.fr/actualites/aides-pac-paiement-vert-deux-regions-ont-retourne-trop-de-prairies-permanentes

                    1. Pheldge

                      je cite « Il fait le choix audacieux de chanter en peignoir au bord d’une piscine, scénographie qui marquera durablement les grands metteurs en scène et chorégraphes dans les années qui suivirent. » Non, c’est pas possible … mon Dieu, comment en sommes nous arrivés là ?

                  3. Dr Slump

                    J’approuve ce commentaire. Cette représentation mécaniste de la nature est regrettable. Ce ne sont que des arbres, quand on les coupe ils repoussent? C’est ignorer totalement le principe de l’écosystème. Alors certes les arbres ou les buissons repoussent, mais si l’écosystème est détruit au passage, on a appauvri les ressources naturelles à l’inverse de ce que l’on prétend.

                    C’est cette ignorance qui conduit des agriculteurs à exploiter leurs terres n’importe comment, les transformant en glaise compacte vidée de ses micro-organismes et infertiles. Ils doivent ainsi compenser à grands coups d’engrais et pesticides, alors qu’ils pourraient en économiser, en adoptant des principes de culture qui préservent et enrichissent la terre.

                    Je trouve amusant de constater à quel point les libéraux défendent ardemment le non-interventionnisme dans l’économie, la société, etc (ce pour quoi je lutte aussi), mais trouvent tout à fait naturel qu’on se comporte littéralement en mécaniste planiste interventionniste quand il s’agît d’écosystèmes vivants, qui ne sont pas moins des systèmes complexes, fragiles, faciles à déstabiliser, faciles à détruire, mais long à reconstituer, tout comme les sociétés humaines.

                    Certes la mort du petit poney et la disparition des pâquerettes restent anecdotiques face aux difficultés humaines plus pressantes, mais on peut regretter cette disparition progressive de la nature sauvage, parce qu’elle est pour moi l’origine de notre besoin de liberté.
                    Je ne considère pas la nature comme un espèce de sanctuaire que vient souiller l’affreux humain: ça c’est les zécolos pastèques, mais c’est justement parce que je pense que l’homme a la capacité et le droit de dominer son environnement, qu’il doit modérer cette domination, pour son propre bien et pour sa propre liberté.

                    1. theo31

                      « mais trouvent tout à fait naturel qu’on se comporte littéralement en mécaniste planiste interventionniste quand il s’agît d’écosystèmes vivants »

                      Des noms qu’on rigole en ce week end pluvieux.

                    2. Tribuliste

                      @slump : ce sont les petites bêtes qui nourrissent les grosses, et dans notre cas à force de tout normaliser et cadrer selon notre vue et besoins ça revient à s’auto mutiler. Quelques bouquins sur la permaculture permettent de cerner combien la diversité est créatrice de richesses, aussi bien alimentaire que socio-économiques.
                      La ferme test bec héllouin avance des chiffres qui, même s’ils demandent à être mis en situation à plus grande échelle, sont ahurissants quant à la productivité et en prime remettent en selle le terme « durable ».
                      Il se passe de belle choses, la france est à la traîne du fait des lobbies agro mais le bon ver est dans le mauvais fruit : il y a de l’espoir 🙂

                    3. sam player

                      Ah tous ces gens qui font des trucs contre eux-mêmes…
                      Tiens je vais prendre une masse et aller fracasser ma bagnole….

                    4. sam player

                      @ Tribuliste
                      Merci de nous rappeler ce grand moment de rigolade avec la ferme du bec Hellouin.
                      Ca ne marche pas sur une petite surface, mais sur une grande c’est sûr ça va marcher.

                      Et là h16 est invité à mettre son image (ptdr j’ai trouvé le lien sur BFM Buniness)

                      h16free.com/wp-content/uploads/2010/11/aspirine.jpg

                    5. BDC

                      Loki, les agriculteurs exploitent leurs terres tellement n’importe comment qu’on est 7 milliards sur terre. Et encore une fois, c’est bien parce que les pauvres mangent de l’intensif que les riches peuvent avoir du bio. Tu me fais penser à cette branche d’écolos qui sont maintenant pour le nucléaire, tu peux en transposer les raisons à l’agriculture intensive.

                    6. Loki dort

                      @BDC
                      Je ne dis pas que les méthodes modernes d’agriculture sont inefficaces, loin de là, mais qu’elles peuvent avoir des effets négatifs, comme l’appauvrissement des sols, ou l’acidification des lacs. Un équilibre raisonnable peut sans doute être trouvé entre usage contrôlé des engrais et pesticides, et méthodes plus naturelles pour préserver, sinon enrichir les terres. Et quand je dis « raisonnable », j’en exclue évidemment les labels type « biopécu », qui est juste une pantalonnade.

                      lesechos.fr/10/01/2016/lesechos.fr/021608908597_la-fertilite-des-sols-part-en-poussiere.htm

                      Il suffit de googler « appauvrissement des sols » pour trouver pléthore d’articles universitaires sur ce sujet.

                    7. sam player

                      « Il suffit de googler « appauvrissement des sols » pour trouver pléthore d’articles universitaires sur ce sujet. »

                      Wah le biais…
                      Ouais et en googlant accident de voitures on tombe sur plein d’études d’accidents de voiture aussi :mrgreen: et si ça c’est pas une preuve…

                    8. BDC

                      Loki, vu le prix des engrais et pesticides, et le rouge des tracteurs pour les épandre, je te garantis que les agris font gaffe à en répandre de façon raisonnée. Ils calculent pour maximiser leur EBE et crois-moi que chez moi ils sont prêts à diminuer leur production dès lors que le chiffre d’affaires marginal devient plus bas que le coût des intrants, eh oui certains ont bien intégré la notion d’élasticité intrants/rendements.

                    9. Loki dort

                      @h16

                      La littérature (ou la propagande?) sur l’appauvrissement des sols cultivés est abondante. En revanche impossible de trouver des sources contradictoires, qui modèrent ou démentent ce phénomène.

                      Et indépendamment de la véracité ou non de ces études, force est de constater que les exploitants n’emploient pas tous les mêmes méthodes de culture, d’une exploitation à l’autre, et d’un pays à l’autre.

                      « Non?  » Pour donner un contre-exemple, la surface forestière augmente en France, oui, mais la diversité des essences diminue, parce que les proporiétaires ont tendance à favoriser les résineux à croissance plus rapide: il en résulte forcément une acidification des sols et des cours d’eaux proches. A l’origine, les résineux ont plus tendance à pousser à plus haute altitude… et le fait de les planter à la place de feuillus en plaine ne me parait pas très judicieux pour préserver les écosystèmes.

                    10. Allons. 5 minutes de recherche sur Google permet d’avoir des douzaines de liens et de graphiques montrant que tous les pays développés ont vu leurs besoins en fertilisant diminuer depuis les années 90. Ce sont les PVD qui demandent plus de fertilisants, ce qui est logique.

                      A présent, réconciliez ce fait (baisse des consommations de fertilisants et de pesticides) avec une production qui augmente quand même et l’appauvrissement proclamé. Bon courage.

                    11. albundy17

                      loki, le pin maritime est une création de l’homme ?

                      Sinon j’ai un petit bout de foret à coté de brive, les alentours n’ont pas changé d’essence durant ces derniers 30 ans

                    12. sam player

                      @ Loki
                      Google : résineux acidification des sols
                      1ère réponse : Chambre d’agriculture du Tarn :
                      (extrait, l’article est à lire)

                      Est-ce-que les résineux acidifient le sol ?
                      Réponse : cela n’est pas toujours vrai non plus. L’acidification d’un sol est un phénomène chimique plus complexe qu’une simple question d’essences. Les facteurs plus importants déterminant l’acidification d’un sol sont, entre autres, l’aération du sol et la présence continue d’une nappe d’eau, la texture et la structure du sol, la roche mère d’origine, le climat de la zone. Pour information, les sols les plus acides en France (jusqu’à pH 3,2!) ont été trouvés sous des peuplements feuillus et non résineux.
                      Il est vrai que la matière organique provenant des résineux (aiguilles, écorces, etc.) est plus difficile à décomposer que celle des feuillus dans la plupart des cas. Par conséquent, l’humus formé est plus riche en acides organiques faibles, avec un pH légèrement acide, mais cette acidification ne dépasse pas les seuils d’acidité « dangereuse » et n’entraîne pas une perte de fertilité importante du sol. Certains feuillus ont le même effet sur les sols qu’ils occupent, par exemple le chêne vert, l’olivier, les bruyères ou le romarin.
                      D’où vient l’erreur d’associer systématiquement l’acidification aux résineux ? Les résineux sont des essences généralement frugales, c’est-à-dire que pour se développer ils n’ont pas besoin de sols très riches ni très fertiles. C’est le cas des sols très acides ou très calcaires et c’est pour cela que l’on trouve le plus souvent des résineux sur ces sols. Nous avons en tête l’image des forêts résineuses du nord de l’Europe ou des montagnes, qui poussent sur des sols appauvris avec des couches d’humus à peine décomposé et à pH très acide, mais cette situation vient du fait du climat froid et humide caractéristique de ces régions, qui empêche l’activité biologique de décomposition de la matière organique.
                      _____________
                      Les oranges ne sont pas responsables du soleil au Maroc.
                      Encore un mélange de cause et conséquence.

                    1. Tribuliste

                      @ Sam sur Hellouin : Merde un Bobo(sa)taniste ! ;))
                      Rigolade pas encore car vous ne m’avez offert aucun lien pour vous rejoindre dans le fendage de bille. Après les chiffres il reste des actes et j’aime assez cette approche de l’agriculture. Leur bouquin reste intéressant et ce qu’ils annoncent (même si à prendre avec des pincettes) prend sens.
                      Les rendements d’une permaculture bien menée sont supérieurs à ceux de la « mécan-engrais-pesticidérée » , et ce n’est pas qu’un ouvrage en français qui l’indique.
                      A vérifier à plus grande échelle sur le long terme, mais à cuba par exemple les populations ont rempli leurs gamelles sans pétrole, et c’est pas le régime strict en place qui dira le contraire.

                    2. sam player

                      @ Tribuliste 18 h 01 à propos de Hellouin
                      Je te renvoie à ce commentaire de bibi de 2016 :
                      http://h16free.com/2016/10/17/55989-monsanto-leternel-coupable#comment-579740

                      Un article traduit sur le site de Seppi sur du real live de la vraie vie :

                      http://seppi.over-blog.com/2016/01/la-permaculture-notre-avenir-ecologique-ou-un-hobby-non-durable-pour-des-militants-de-l-agroecologiques-neoruraux.html

                      Et le meilleur pour la fin, un article de l’Afis (qui est aussi en lien sur le site de Seppi) :
                      http://afis-ardeche.blogspot.com/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html#mor

                      Ce qui est rigolo avec la permaculture c’est que ceux qui la prônent in situ vivent surtout de la vente de livres et de cours de formation en faisant travailler gratos des bénévoles…

                    1. Tribuliste

                      @sam : rien de risible, le terme est choisi pour appuyer sur le caractère « sans la patte de l’homme depuis belle lurette ». Jouer sur les mots est un peu un aveu de défaut d’arguments hein!? ^^

                    2. sam player

                      @ Tribuliste 14 h 55
                      Il y a d’autres termes alors tel « réserve intégrale » (ONF) mais qui n’empêche pas l’intervention de l’homme en cas de sécurité, espèces envahissantes, ce dernier cas c’est quand on veut du naturel mais que la nature est pas cré gentille 😀

                      Pour moi faire ça en france ça a autant de sens que de vouloir et supporter l’introduction du loup ou des ours.

                      C’est plus clair ?

                2. Roanna

                  Ai-je dit le contraire?
                  Il est de toute façon inutile de vouloir faire pousser un hêtre à 30m de haut dans le sud est, cha, cha ne monterait pas.
                  On y fait certes du bois mais de cheminée ou pour les merguez, ça n’enlève rien au fait que la forêt augmente.

                  1. Tribuliste

                    @Sam h45 : plus clair oui, vous démontrez que l’être civilisé tourne allègrement le dos à ce qui l’a créé et accompagné jusqu’à ces derniers siècles. Vous sautez tout aussi allègrement du concept de préservation à celui de réintroduction, ah! quand l’homme a fait une connerie il essaie toujours de la rafistoler maladroitement. Nous sommes d’accord.
                    Mais l’un dans l’autre, je préfère quelques ours et loups dans une vallée à quelques 3000 brebis qui chient dans les sources et souillent chaque mètre carré de leur passage.
                    Tout est une affaire de méthode et de quantités, comme à l’ENA où 100 cons pourrissent la vie à des millions .

                    1. Tribuliste

                      @Sam player : merci pour les liens, mais les deux exemples que tu utilises restent très éloignés de l’approche réelle de la permaculture « intégriste » ;)). Si l’on s’en tient aux chiffres je t’invite à relire le rapport INRA http://inra-dam-front-resources-cdn.brainsonic.com/ressources/afile/362783-745d0-resource-rapport-final-bec-hellouin.pdf plus que complet.
                      Il apparaît en effet que la surface cultivable nécessite un environnement immédiat complémentaire pourvoyeur en biomasse et biodiversité animale. C’est un fait indiscutable : la permaculture ne peut se satisfaire de micro fermes purement maraîchères.
                      La charge de travail varie selon l’intensification des cultures, il faut trouver un point d’équilibre au-delà duquel la productivité ne croit plus malgré les heures passées. Le rapport précise quand même que dans 3 cas sur 4 de modélisation éco le revenu est acceptable.
                      Bon pour se payer la merco il faudra encore se fournir au maroc pendant un moment.
                      La conclusion du rapport me conforte dans l’idée que cette approche de l’agriculture est viable ; d’une part elle permet de remettre en productivité des sols appauvris, de générer des points de forte biodiversité essentiels à la vie des animaux et des sols ainsi que fournir des aliments sains en faisant peu appel au pétrole et aux machines.
                      Certes il faut en approfondir la pérennité et la pertinence en croisant les données avec d’autres projets du même type menés sérieusement.
                      En tant que consommateur qui privilégie le rapport direct aux producteurs, cette approche de l’agriculture est à encourager et à soutenir par nos achats. N’oublions pas qu’en plus, un produit qui croit normalement est bien plus savoureux et riche en nutriments !
                      Achète leur livre Sam, tu y trouveras ton bonheur ! 😀

                    2. Pheldge

                      « Achète leur livre Sam » tu trouveras plein de jolis mots pseudo savants, et accessoirement tu vivras une « expérience enrichissante », à savoir que tu enrichiras les auteurs, certainement bien plus que leur ferme, mais moins que les subventions qui les arrosent ! 😉

                    3. sam player

                      Merci Tribuliste de me renvoyer le lien que je t’ai fourni !

                      Merci de ton commentaire aussi ça me rappelle l’argument des communistes : le communisme n’a pas fonctionné car on n’était pas à fond dedans, c’était pas du vrai communisme. Encore une aspirine ? Avale le tube !

                      Ça fait plus de 40 ans que j’entends parler de permaculture et toujours rien… vraiment des cons ces agriculteurs, y a pourtant qu’à suivre le mode d’emploi rhoooo

                      « En tant que consommateur qui privilégie le rapport direct aux producteurs, cette approche de l’agriculture est à encourager et à soutenir par nos achats. »

                      J’ai bien aimé le mélange du je et du nous : genre je sais ce qui est bien pour nous. A mon avis tu ne paies pas assez d’impôts toi…

                      @ Pheldge : j’allais le dire

                    4. sam player

                      Tribuliste (suite)
                      C’est quand même toi qui nous a cité Hellouin. … et maintenant tu dis qu’ils ne sont pas allés assez loin… et en Australie non plus… MDR merci d’être venu

                    5. Tribuliste

                      Un peu véhément dans le propos Sam, j’ai pris acte de tes arguments et les ai intégré à ma réponse ; il me semble que je ne fais que discuter sur un mode de production qui m’intéresse et qui démontre des qualités. J’ai aussi évoqué des points de faiblesse non?

                      Tu mélanges consommation et impôts, je ne te suis pas, ta réponse est un peu alambiquée . Et le rapport au communisme : pas très classe ^^

                      Oui j’ai repris ton lien pour que tu relises le rapport, rien de plus.

                      Quant au livre c’était un trait d’humour, rengainez vos pétoires 😉

                    6. sam player

                      Tribuliste, tu te fourvoies, ce n’est pas véhément, ça te heurte uniquement comme tous ceux qui voudraient sauver une planète qui n’en a pas besoin et qui ne demande rien à personne.
                      Quant aux humains ils ne se sont jamais si bien portés même si l’irresponsabilité en pousse un paquet à ne plus faire attention à leur santé, Dieu l’Etat les sauvera… avec l’argent des autres…

                      Le rapport au communisme ? Si c’est en plein dedans, comme pour le bio d’ailleurs mais aussi les énergies renouvelables hors hydro : faire avec l’argent des autres et à grande échelle, parce que sans, ça ne marche pas : si ça ne marche pas c’est qu’on n’a pas fait assez, faut plus / de surfaces / de brouzoufs, d’aides / de subventions / d’interventions de l’état / de réglementations / de lois / de contrôles / de prises de conscience / de propagande …

                      Quand je développe une nouvelle machine, je fais un proto qui fonctionne avant de commercialiser le concept.
                      Idem pour un business plan : personne ne mettra un rond si ce n’est pas crédible, au moins dans l’étude.

                      Là dans le cas de la permaculture, même le proto ne marche pas et le CA annuel n’est même pas de 5KE par salarié.

                      Explique stp.

                      Il y a de plus en plus de greenwashing dans les pubs de la grande distribution mais il y a loin de la coupe aux lèvres, ça reste de la comm’ et ça vous monte au cerveau…
                      Ils s’expriment d’ailleurs comme toi : « on veut des produits… », mais on c’est qui ? « On » est un con.

                      Assez marrante cette pub, des questions qui sont posées mais sans réponse mais l’alternance d’interrogations et d’interro-négations valide les bonnes réponses sans arguments, un vrai lavage de cerveau des gosses…

                      Next : pourquoi on n’a pas d’argent si on ne travaille pas, pourquoi y en a des qui ont plus d’argent que d’autres, est-ce que c’est normal ?

                    7. Tribuliste

                      @Sam : Quand on est en discussion avec toi on (pas ceux que tu sous-entends) a le sentiment de ne pas être lu et même pire : d’être interprété à mauvais escient.
                      Je te parle d’une approche de l’agriculture qui tente de renouer avec une production saine, de choix de consommateur, d’un respect de l’environnement.
                      Tu me réponds par communisme, éoliennes et autres idées préconçues que tu colles sur ton interlocuteur dès qu’un terme te met la puce à l’oreille.
                      Détrompe-toi, jamais je n’ai parlé de subventions ou autres financements par l’état. Si tu me relis tu verras que je souhaite voir d’autres projets similaires à hellouin pour croiser les données, se faire une idée plus précise des rendements. Si je traîne ici chez H16 ce n’est certainement pas pour voir mes impôts nourrir des concepts qui ne serviraient qu’à placer les copains et engraisser l’administration.
                      Tu es très aimable avec ton clip carrefour, je ne vois pas quel propos t’a amené à penser que je faisais partie de la masse qui se nourrit de tv et autres endoctrinements. Tu me dis que depuis 40 ans tu en entends parler, lol devant cette phrase Samplayer m’aurait traité de vieux con borné.

                      Donc pour en revenir à notre sujet principal : oui les chiffres ne sont pas mirifiques et l’étude de l’inra peu scientifique. Mais est-ce pour autant un aveu d’échec pour la méthode? Doit-on abandonner cette possibilité de manger des produits de qualité? Si mon choix est de m’orienter vers ces producteurs pour mes achats, à la rigueur d’accepter de payer plus cher, en quoi cela pose-t-il problème? Cet argent vient de mon travail et nourrit un entrepreneur, point barre.
                      Je défends l’industrie du luxe en argumentant que derrière il y a un savoir-faire et des entreprises qui sont à la pointe du développement produit, que des artisans peuvent créer et vivre de leur apprentissage.Y a-t-il une différence avec l’alimentation choisie? La compétence dans le travail des terres, du choix des semences et de la culture est immense et doit être préservée.

                      Cette phrase : « sauver une planète qui n’en a pas besoin » laisse perplexe ; t’arrive-t-il de sortir de chez toi? ;))
                      Crois-tu que l’agriculture moderne offre un système durable?
                      Les sols sont morts et demandent de plus en plus d’engrais et fertilisants, les eaux de sous-sol sont polluées, et la main d’oeuvre se résume à l’exploitant et un ouvrier pour plusieurs hectares. Sous peu avec gps et objets connectés tout sera automatisé.
                      Viens me prouver que cette production est la solution, et surtout (en rapport avec l’article du 03/04 de H16) indique-moi où se situe l’avenir chantant et pimpant en s’en remettant aux administrations et multi-nationales pour vivre en bonne santé ou privilégier les productions locales?
                      Permets-moi d’en douter, et c’est en tant que consommateur que j’exprime mon désaccord.
                      Bonne journée.

                    8. « Les sols sont morts et demandent de plus en plus d’engrais et fertilisants »
                      Non.

                    9. Tribuliste

                      Oui en effet ma phrase est mal tournée : une fois la terre polluée de manière optimale inutile d’augmenter les doses (je taquine).

                    10. Non non. Les doses d’engrais utilisées diminuent en France (et en Europe et aux US). Et la production ne diminue pas. Renvoyez vos données.

                    11. albundy17

                      la terre est morte, je suis d’ailleurs très inquiet de mon jardin.

                      En 17 ans, l’année dernière fut la seule ou je n’ai pas eu mes vers de terre gros comme mon pouce me ruinant la pelouse et transformant mes bottes en bottes de 7 kgs de déjections collées au semelles par 100 m parcourus. Pire encore, pas une taupinière, alors que d’habitude je remplis 4 à 5 brouettes de cette délicieuse terre aérée, et accessoirement resemer par paquet de 25 kgs.

                      Comme il n’y a que forets autour, il n’y a plus qu’une option envisageable pour cette tuerie chimique, les chemtrails.

                    12. Tribuliste

                      H16 : Oui en effet, idem pour les pesticides cette année. Ma foi si nous sommes arrivés au pic d’utilisation de ces produits et parvenons à inverser la courbe je serai le premier à m’en réjouir. Dans l’immédiat je continue à consommer mes carottes locales 😉

                    13. sam player

                      @ Tribuliste 4 avril 2017, 7 h 34 min

                      Tu as l’impression de n’être pas lu parce qu’en fait tu ne comprends pas mes arguments que j’écris pourtant en début de message : l’homme ne met pas la planète ni lui-même en danger avec ses méthodes de production, bien au contraire.

                      Tu te construis un épouvantail puis tu essaies de lutter contre, mais ce n’est qu’un épouvantail et ce qui motive ta lutte est donc inutile, sauf pour te faire plaisir, c’est ton droit mais ne motive pas tes choix par l’impact des miens..

                      h16 a répondu en partie sur les engrais et les pesticides, je vais te répondre sur un autre de tes épouvantails : le consommer local, qui est une ineptie.

                      En fait les locavores ont tort car c’est tout le contraire : pour la partie transports c’est le consommateur final qui consomme le plus d’énergie (last mile) et le transport conventionnel (pas par avion hein) ne représente qu’une très faible part de l’énergie consommée dans le processus, et mieux encore il permet de faire des économies d’énergie dans le processus de production :

                      seppi.over-blog.com/2015/10/manger-local-n-est-pas-durable-la-solution-redescendre-sur-terre-et-appliquer-la-science.html

                      « En Suède [7], une étude a montré qu’on respecte davantage l’environnement en achetant des tomates produites en Espagne plutôt que des tomates produites localement. »

                      « Une analyse [8] a montré que, pour acheter de la viande au Royaume-Uni, il était, dans l’ensemble, quatre fois plus « vert » de se tourner vers l’agneau de Nouvelle-Zélande. »

                      Mais ça va plus loin : il faut 600 litres d’eau pour produire 1 kg de blé, alors vaut-il mieux importer 600kg d’eau (*) ou 1kg de blé. C’est 13500 litres pour 1kg de viande.

                      * : ou manquer de 600kg d’eau pour d’autres usages plus indispensables.

                      Si la france est devenue un producteur de viande et d’autres pays des importateurs de blé c’est souvent lié à la ressource en eau et c’est naturellement qu’on en est arrivé là : j’ai des ressources en eau, tu n’en as pas, j’exporte ma viande. Tu as du soleil, je n’en ai pas, j’importe tes oranges.

                      En france nous n’avons pas de déficit en eau, nous en avons juste dans des zones qui n’ont jamais été propices à l’agriculture et sur lesquelles une forme d’agriculture s’est installée à cause des subventions : l’élevage laitier est un bon exemple, les subventions étaient partagées à égalité entre départements et on a mis des vaches laitières partout quelles que soient les conditions. Résultat : ceux qui gueulent sont ceux qui ne s’en sortent pas car obligés d’acheter de l’alimentation car la nature n’en produit pas assez vers eux.
                      Moi j’achète de l’agneau de NZ, ce qu’il mange il le trouve sur place (mais bon, aussi un agneau de pré salé une fois par an).

                      En fait l’énergie du transport de masse est plus qu’intégralement compensée par l’économie d’énergie de la production : le transport maritime c’est 1.5% du coût du produit (même lien), que dalle.

                      83% de l’énergie consommée l’est dans la production et c’est là-dessus que quelqu’un qui veut du bien à l’environnement devrait se focaliser et c’est le rôle des drones et du GPS de diminuer cet impact et de fournir des produits moins dépendants de l’énergie et donc encore moins cher : oui car moins de personnel, des traitements mieux ciblés ce sont des coûts de production moindres.
                      Que cette énergie soit dépensée à Séville ou à Trifouilly, est-ce important pour l’environnement ? J’ai l’impression que pour les locavores la réponse est « oui ».

                      Tu assimiles production locale avec qualité mais c’est tout simplement faux, tout comme de dire que le bio est meilleur pour la santé… la santé psychologique, peut-être.
                      Doit-on te rappeler les 43 morts récents du bio ?
                      Doit-on rappeler que récemment le bio a obtenu exceptionnellement le droit d’utiliser des intrants non-bio dans son processus de production tout en conservant l’appellation bio et sans information du consommateur ?

                      Les processus industriels sont beaucoup plus fiables que les processus artisanaux (local) car ils sont rodés et chaque aléa a été évalué avant sa survenance, on applique une règle, on ne raisonne pas au doigt mouillé.
                      Les défauts sont éjectés, leur coût est de zéro car c’est dans l’équation : ce n’est pas le cas du bio, ni du local : la règle est torturée, le défaut est bidouillé pour que ce soit vendable.

                      Il n’y a aucune raison que l’agriculture reste à part et ne soit pas industrialisée : c’est ce qui amènera la qualité totale, comme pour les bagnoles.

                      Le clip c’était pour te montrer un exemple d’épouvantail, tout comme les tiens. Les éoliennes etc… ce sont des solutions apportées contre des épouvantails.

                      Certes tu ne veux pas que tes impôts servent de subventions, mais c’est plus grave en fait : tu t’appuies sur des concepts foireux pour t’auto-prélever pour alimenter des circuits de production qui font le contraire de ce que tu souhaites pour la planète.

                      PS : comme d’hab, mon argument de base est écrit au début de ce commentaire et je l’ai mis en gras. 😀

                    14. Tribuliste

                      @ Sam : « l’homme ne met pas la planète ni lui-même en danger avec ses méthodes de production » … non non bien entendu, on appelle ça le syndrome de l’autruche bien nourrie.
                      « mais ne motive pas tes choix par l’impact des miens » : relis-moi, il n’en a jamais été question, je parle de préférence dans ma consommation.

                      Visiblement tu aimes les chiffres, je te propose de les mettre dans ton assiette d’une autre manière. Les délicieuses courgettes que tu dis acheter chez Lidl à 1.kek le kilo sont très certainement au summum de ce qui se fait dans le monde des légumes. Tout le tralala que tu me ponds sur l’impact des transports, la pollution et niveau des eaux ne sont qu’un subterfuge de mauvaise foi : tu vas au moins cher.

                      Alors si l’Espagne se couvre de plastique pour les serres, pompe sans limite dans ses réserves d’eau et use de pesticides plein pot tu t’en contrefous.
                      Quand tes gamins te demandent comment on produit ces courgettes tu leur indiques le camion garé derrière le magasin?
                      Je fais dans la dérision, mais déléguer son alimentation sans se soucier ni de la provenance ni de la qualité relève d’un non sens.

                      Mon choix (je ne juge pas les tiens) est d’opter pour un relationnel producteur/consommateur. Je sais d’où viennent les produits et comment ils ont été élaborés, mon troll sait d’où vient l’essentiel de ce qu’il mange (ou refuse de manger ^^) , il sait que cela demande beaucoup de travail et de temps. A mes yeux c’est essentiel dans son éducation.

                      Tu m’as resservi les éoliennes, si si je t’ai lu : tu fais une fixation 😉

                      Pour finir et pour te rafraîchir la mémoire nous sommes partis de bec hellouin comme alternative possible à la culture intensive.
                      Manger sain a bien plus d’impact sur la santé que tu sembles le penser, je t’épargne les chiffres croissants des maladies des systèmes nerveux et digestif. L’homme respire, boit et mange des molécules qui ne lui réussissent pas. Si essayer d’inverser ce phénomène te semble inadéquat soit, mais de mon point de vue on va dans le mur et j’essaie d’être actif dans mon approche.
                      La logique économique a ses limites, délocaliser la production alimentaire quand on est un pays couvert de terres fertiles est une erreur stratégique.
                      Ce n’est que mon avis, encore une fois.

                    15. albundy17

                      oui, vaut mieux manger bio, ça éloigne le cancer:

                      sante.lefigaro.fr/actualite/2011/06/10/10931-ferme-bio-lorigine-lepidemie-bacterie-tueuse

                    16. Tribuliste

                      Albundy : J’ai évité de répondre sur votre pertinente intervention basée sur votre jardin, mais là encore une fois vous faites preuve d’un sens mesuré de l’à propos.
                      lol

                    17. sam player

                      @ Tribuliste 5 avril 2017, 7 h 53

                      Aucun argument, juste : c’est pas cher donc c’est forcément mal. Les mêmes antiennes ont été sorties à leur époque sur les voitures japonaises, coréennes, sur Free, sur Easyjet, sur les productions chinoises etc…

                      Alors si l’Espagne se couvre de plastique pour les serres,… »
                      C’est souvent le cas des maraîchers en france aussi, sors de chez toi. Et pi c’est quoi cet argument ? Je m’occupe de la couleur de tes volets moi ?

                      « Alors si l’Espagne […] pompe sans limite dans ses réserves d’eau… »

                      Rhooooo, z’ont trouvé la corne d’abondance ? Normal, dans la mythologie c’est un attribut de Gaïa.

                      « Alors si l’Espagne […] use de pesticides plein pot tu t’en contrefous. »

                      On appelle ça un sophisme et c’est souvent symptomatique de celui qui n’a aucun autre argument. D’autre part, ne crois tu pas que si c’était vraiment le cas alors les agriculteurs de l’autre coté de la frontière auraient vite fait de faire faire des prélèvements pour bloquer les importations ?

                      « …déléguer son alimentation sans se soucier ni de la provenance ni de la qualité relève d’un non sens. »

                      Evidence ayant valeur de sophisme.

                      « Pour finir et pour te rafraîchir la mémoire nous sommes partis de bec hellouin comme alternative possible à la culture intensive. »

                      Dois-je te rappeler que tu as toi-même présenter ce projet TEST (1er avril 14 h 52, une blague ?) comme l’alpha et l’oméga avant de dire qu’en fait, non ce n’était pas représentatif (3 avril 8 h 22).

                      « …je t’épargne les chiffres croissants des maladies des systèmes nerveux et digestif. »

                      Et bing, direct la causalité.
                      D’autre part, quand on cherche on trouve, et quand on est en meilleure santé (espérance de vie), qu’on mange à sa faim et qu’on vit plus vieux, il faut bien mourir de quelque chose : on ne meurt plus de maladies infectieuses, on meurt plus tard de maladies dégénératives.
                      Comme pour les bagnoles en fait : avant on les mettait à la casse pour des problèmes de carrosserie, puis quand ça s’est arrangé, pour des problèmes de moteur et maintenant c’est pour des problèmes d’organes : mais ces organes ne durent pas moins longtemps, c’est juste qu’ils sont apparus sur le chemin critique quand les autres problèmes ont été résolus.

                      « La logique économique a ses limites, délocaliser la production alimentaire quand on est un pays couvert de terres fertiles est une erreur stratégique. »

                      Phrase creuse. Ca ne veut rien dire : logique économique de qui ? Erreur stratégique de qui ?
                      Je sens poindre un intérêt général.
                      D’autre part, dois-je te rappeler que notre balance commerciale agro est en excédent ?!

                      Sur ce, je suis certain à 100% qu’en allant faire un tour dans tes placards je découvrirais des produits pas très locaux car il est tout simplement impossible de se nourrir à 100% localement.
                      Et si ton sel vient des Salines du Midi à x centaines de kilomètres de chez toi et que ça t’importe peu c’est que ton seul problème c’est le passage de frontière et ça s’appelle du protectionnisme.

                    18. BDC

                      Sam, je suis d’accord avec toi mais pas sur cet argument de balance agro positive. C’est positif grâce aux vins mais sans les vins et spiritueux c’est globalement déficitaire, en fruits et légumes notamment. Il faut voir que ces chiffres sont nets, mais que derrière il y a des importations/exportations (avec des contrats à l’export), et des produits frais/transformés. Et vu notre tendance à désindustrialiser, comme il faut produire en France, transformer en Espagne/Allemagne et réimporter en France, l’élevage français est mal barré. Et c’est désespérant de voir notre agriculture locale pas compétitive.

                    19. BDC

                      Comme d’habitude dans notre beau pays : coût du travail + normes. Une inspection de la DSV te donne une vague idée de la Gestapo. Du coup vu les demandes des consommateurs, on est parti pour produire moins, plus de labels « bio », pour ceux qui veulent payer plus cher, et on importera encore plus, et tant pis pour le « bilan carbone » pour nourrir les pauvres.

                    20. Pheldge

                      @ l’Al + BDC : »Comment ça se fait que notre agriculture locale pas compétitive ? » bin, y’a qu’à regarder la tronche des agris : tous des dégénérés ( pour le Grec, des dégénérés d’Hellènes -humour TV US ) de pochetrons de poivrots d’alcooliques ! 😉

                    21. albundy17

                      Et les surfaces d’exploitation ?

                      c’est bientôt l’agneau (ou c’est passé ?) je préfère un agneau NZ congelé et nourrit à l’herbe ds la nature que les merdes françaises aux farines de poissons qui n’ont jamais vu le ciel (les agneaux, hein.)

                    22. sam player

                      @ BDC 11 h 39

                      Je t’agrée sur la balance commerciale. Un intervenant de qualité avait écrit ici le 26 février 2017 à 19 h 48 :

                      « Un truc qu’est passé complètement inaperçu dans ce brouhaha médiatique :
                      L’agroalimentaire était un domaine où nous avions une balance commerciale largement positive (tout confondu) preuve d’un dynamisme… sauf que pour 2016 on est passé de +9.2Mds (déjà pas fameux) à 6.1Mds soit une perte sur les marchés de 3.1Mds. C’est le pire jamais enregistré et ce sont les vins et spiritueux qui sauvent les meubles.
                      Et ce n’est pas avec le reste du monde que nous avons perdu le plus (6.4Mds–>5.4Mds), mais avec l’Europe (2.8Mds–>0.77Mds).
                      Les communistes, le désert, le sable, toussa… »
                      __________
                      Cette chute est donc très récente et amha l’agro ne fait que prendre le chemin qu’a pris bien avant l’industrie et c’est comme cela que finissent tous les secteurs maintenus sous respiration artificielle par les subventions.
                      Réglementation, fiscalité, charges sociales, refus de l’innovation, syndicalisme périplaquiste : all boxes checked.

                      Oui c’est désespérant.

                    23. BDC

                      Maître Pheldge 12h59, tous alcolos ben voyons , regardez Sam, ses exportations de vins et son coteau du Layon, les spécialistes du goût du blanc sont très recherchées 😉 !

            2. BDC

              « La PAC a mis fin aux jachères et à leur financement » … euh … ça me semble bizarre vu qu’il y a des règles de gestion des jachères qui conditionnent les aides. Tu pensais peut-être à la fin des jachères obligatoires, non ?

            3. Lafayette

              d’un autre côté quand on considere qu’une foret se forme entre 50 et 200ans et qu’une nuit suffit pour qu’elle ne disparaisse en cendre. Cela montre bien que le simple chiffre de surface ne tiens pas compte donc du côté exploitable et qualitatif du bois produit,car même une foret brûlée fait encore partie du décompte.

              1. Theo31

                Il a fallu quelques secondes au mont Saint Hélens pour cramer 60 000 hectares de sapin.

                Tu peux toujours serrer tes petits poings, enfiler des mouches ou invoquer la force de la volonté pour lutter contre les debordements du vieux caillou.

                1. Loki dort

                  T’as raison, faisons de notre mieux pour battre ce record. Avec nos machines on peut faire vachement mieux! Note tout de même que les terres sont enrichies par les volcans, je te mets au défi de le faire aussi rapidement et efficacement avec notre science.

                    1. channy

                      Vu le dernier billet de H16 à son sujet, certes il y aurait des frais mais ce serait les derniers, ensuite grosses économies à la clef
                      Si elle ne brule pas, rien n’interdit de la laisser dans le volcan, au fond du trou, la d’ou elle n’aurait jamais du sortir

          1. Pheldge

            Et comme dirait une Helvète végétale, croqueuse de soldats de l’Est, « pénuries vaut moins que pénis russe … »

            Je contrepète moi-z-aussi ô très agricole 😉

                    1. albundy17

                      ??

                      J’ai toujours été romantique, bien plus sensible à la beauté que beaucoup de genre 1.

                      Pour la feuille de bougainvillée, ce n’est par contre que du factuel

                  1. Pheldge

                    Bon, ô sauvage des Charentes, z-autr’nous, nous disons « bougainvilliers » mais bon les deux noms se valent.
                    Pour ce qui est des cours de « m’avoir vivre », ô très aimable Suissesse, peux-tu demander à un érudit de nous traduire ça en français de France ? 😉

                    1. albundy17

                      tu potechis, je préfère la version féminine et originelle, et ça ne change pas la taille de la feuille. Bougainvillée pour masquer tes attributs, bananier pour ton appétit :mrgreen:

  2. Pheldge

    bel article … j’émets cependant quelques réserves sur le « On sert les dents … », (extrait de la citation de Manuel Domergue), ah bon ? où ça qu’on nous sert ça ? pas au restaurant j’espère … 😉

  3. Tribuliste

    Je ne sais trop quoi en penser. D’un côté le HLM a une connotation fortement négative quant à ses locataires qui vivent grassement sur le dos de l’état ; de l’autre les pauvres bougres intègres qui en auraient vraiment besoin mais qui ne cochent aucune case des cerfas concernés et dont les origines ne les rendent pas prioritaires.
    La gestion du social en france est devenue un business de connivence, comme tout se qui touche de près ou de loin à l’état français.
    Encore un triste constat qui s’impose à nous, l’argent prélevé à des fins sociales n’aide même pas les nécessiteux, les vrais j’entends.

      1. Tribuliste

        Oui, une carte de séjour est mieux prise en charge qu’une chiche feuille d’impôts.
        Rageant quand on sait en plus combien ces bénéficiaires sont reconnaissants..

      2. Roanna

        Normal, il faut que le migrant s’incruste pour qu’il n’ait plus envie de partir.
        Et hop, le tour est joué, une peau de banane en plus au futur locataire du palais.

  4. Royaumont

    Je me pose une question : en empilant les normes et les contraintes sur les habitations (ascenseurs, accès handicapés, insonorisation, isolation, équipements obligatoires, etc…) qui sont autant de frais fixes, l’état n’a il pas tout fait pour que le coût des logement sociaux augmente proportionnellement plus que pour les autres ?
    L’art de se tirer une balle dans le pied…

    1. Lafayette

      C’est juste mais l’augmentation n’est qu’une manière déguisée pour créer de la valeur sur une inflation de necessiteux peu enclins à s’intégrer.

    2. sam player

      Oui c’est ce qu je disais par ailleurs : à cause des coûts fixes l’augmentation est toujours plus importante sur les bas prix. On le voit sur les trajets en avion low cost. Et 60 millions de consommateur est toujours prompt à s’en offusquer sur les MDD sans expliquer pourquoi mais je pense qu’ils ne comprennent même pas.

  5. Gérard

    Quand les gentils locataires ont plus de droits que les méchants propriétaires sur les logements qu’ils occupent, comment s’étonner que les méchants propriétaires n’investissent plus. Donc moins de logements construits que ce qui pourrait être sans cette réglementation « protectrice » à outrance des gentils locataires. La loi de l’offre et de la demande fait donc que les prix auraient tendance à monter. Pas grave : remettons-en une couche par l’encadrement des loyers. Comme cela les méchants propriétaires seront encore moins enclins à investir dans l’immobilier. C’est-y pas une bonne idée, l’interventionnisme tous azimuts de l’Etat socialiste ?

    1. Aristarkke

      C’est vrai qu’ils sont méchants, les proprios…
      Notamment en demandant un loyer au quidam qui leur fait l’ obligeance d’occuper le logement qui les encombre…

  6. sam player

    « Autrement dit, les HLM, dans une politique de rentabilité, préfèrent appliquer des sur loyers en cas d’augmentation des revenus des locataires et favoriser une mixité sociale vers le haut plutôt que de favoriser l’accession aux logements des plus démunis. »

    Ca me paraît pas si idiot que ça de privilégier la mixité sociale et c’est une forme de redistribution acceptable vu que le locataire en surloyer a le choix de rester ou de partir. Sa participation à cette redistribution est donc volontaire et résulte d’un risk reward ratio.

    Si l’effet de seuil était appliqué strictement pour mettre fin aux bails des locataires en excès de revenus on assisterait à ce qui se passe à d’autres niveaux avec des locataires qui feraient en sorte de rester sous le seuil de revenus : j’ai le souvenir d’un ajusteur mécanicien ayant refusé une augmentation qui lui aurait fait perdre plus en aides que le gain en salaire.

    Par contre le surloyer devrait être progressif mais important à terme de 2 ou ans afin de ne pas laisser le choix.

    1. Le souci n’est pas de privilégier ci ou ça, mais d’être en parfaite contradiction avec les objectifs affichés des offices HLM (mixité vers le bas, sous-loyers et pas sur-loyers, etc…).

      1. sam player

        (INSEE 2006)

        Les logements sociaux, notamment ceux gérés par un organisme d’habitations à loyer modéré (HLM), offrent des loyers largement inférieurs au secteur locatif privé. En 2006, selon l’enquête Logement, les ménages logés en HLM s’acquittaient chaque mois, en moyenne, d’un loyer de 310 euros. Au regard des prix des locations privées présentant des caractéristiques et une localisation comparables, ils bénéficiaient d’un avantage implicite évalué à 261 euros par mois, représentant 46 % de la valeur locative du logement.
        Les ménages logés en HLM n’habiteraient pas le même type de logements s’ils n’avaient pas obtenu de logement social. L’emménagement en HLM permettrait ainsi d’occuper une habitation d’une valeur locative légèrement supérieure. Ce logement serait plus grand, de 2,5 m² en moyenne, mais serait moins souvent une maison et serait situé plus souvent dans un quartier modeste.
        Bénéficier d’un logement HLM améliore le niveau de vie. Les économies réalisées sur le loyer ont permis aux ménages concernés d’augmenter leur consommation hors logement et leur épargne d’un montant évalué à 227 euros par mois.
        L’avantage HLM en termes de loyer est plus important en Île-de-France et équivaut à 394 euros par mois, soit 53 % de la valeur locative du logement. Les locataires HLM de région parisienne habitent des logements d’une valeur locative supérieure à ceux qu’ils occuperaient dans le secteur privé, plus grands de 10,7 m², mais situés dans des quartiers nettement plus modestes.
        Le logement social ne bénéficie pas qu’aux ménages modestes. Les ménages aisés logés dans le parc social sont certes plus rares, mais ils habitent des logements pour lesquels l’économie de loyer est plus importante.
        ___________
        1- J’ai mis en gras la dernière phrase. C’est celle-là qui pose problème.
        Ceux qui veulent rester dans le logement HLM devraient payer un surloyer les ramenant au prix du marché, ni plus ni moins et ceux afin de leur faire financer la redistribution.

        2- On a beau parler de hausses de 6 points du secteur HLM sur x années. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont moins chers de 50% environ.

        3- Ce qui ne m’empêche pas de penser que les HLM sont une mauvaise solution et la france est d’ailleurs un des rares pays à l’appliquer. L’aide au logement, uniquement, coûterait bien moins cher et éviterait les ghettos.

        1. Mhmh tout ceci est bel et bien bon, mais ne répond pas à l’objection que j’ai faite. Cela a même tendance à la renforcer.

          1. sam player

            Sur le fait que les organismes HLM bâtissent des logements au coût décorrélé du public auquel ils devraient s’adresser : oui, mais là aussi le surloyer (pour le mettre près du prix de marché) devrait permettre de baisser le coût pour les plus démunis.

            C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe actuellement quand, dans un projet immobilier neuf privé, 2 à 3 appartements sur 10 sont livrés à un prix réduit de 30% pour être loué à des conditions avantageuses à une population à bas revenus suivant des conditions de revenus : la perte est partagée entre les autres acheteurs qui eux paient un surcoût.

            L’effet induit (y a toujours un effet induit !) c’est que ça augmente le prix des logements existants dans le périmètre !

              1. sam player

                Euh oui… sauf quand vous modifiez votre commentaire !
                ________
                Je suis d’accord avec l’article dans les faits qu’ils exposent mais parler d’augmentation plus importante des loyers HLM sans noter que ceux-ci sont de 50% inférieurs uhm…

                Sur les produits MDD il y a eu la même remarque : les distributeurs augmentent plus leurs prix en MDD que les marques nationales : c’est normal quand le paramètre générant l’augmentation (main d’oeuvre) représente plus en pourcentage dans le MDD que dans la marque nationale.

                Vous noterez que j’ai repris au-dessus (11 h 29) dans mon premier § votre argumentaire. Ce n’est certes pas le rôle des organismes HLM de bâtir des logements pour les classes moyennes (c’est quoi les classes moyennes, 60% de la population?) mais ce peut être une bonne solution pour financer des sous-loyers : ce n’est pas le cas, mais ça ne remet pas en cause le principe, il faut juste augmenter les surloyers.

                1. « sauf quand vous modifiez votre commentaire »
                  Allons. J’ai simplement ajouté « Cela a même tendance à la renforcer. » ce qui exact et n’en change en rien la teneur.

                  Je me perds en conjecture : vous tentez de prouver quoi avec vos posts à rallonge (qui, je le répète, n’ont qu’un lien indirect avec l’article) ? Que si l’Etat s’occupe d’immo, il pourrait faire mieux ? Bah c’est un peu une tautologie, n’est-ce pas.

                  1. sam player

                    Oui, car on n’est pas sur ground zero, les HLM existent et à moins de revendre le parc à des investisseurs (mais même les locataires n’en veulent pas) il faut faire avec.

                    Oui il faut cantonner les HLM à des locations à des personnes qui en ont besoin mais ça empêche pas que des nécessiteux ne le restent pas toute leur vie et qu’il faut envisager la sortie du système.

                    L’expulsion sur hausse des revenus ne me semble pas la meilleure méthode : la femme refusera un boulot ou des heures de ménage pour éviter l’expulsion. Pour tous les seuils ça fonctionne comme ça.

                    Je préfère que les locataires paient par exemple 30% de leurs revenus, ils s’en iront d’eux-mêmes.

                    1. Aristarkke

                      (mais même les locataires n’en veulent pas)

                      Alors là, tu aurais des surprises car tout dépend (comme d’hab dans l’immobilier) de la localisation…et du prix potentiel à la revente sur le marché libre…
                      Ayant travaillé trois ans dans une société de la nébuleuse de la CDC qui était chargée de la vente à la découpe d’HLM de celle-ci (que je gérais en tant que copropriété), j’ai eu des lots à Versailles ou à Paris 5me (dans le secteur pourri du Panthéon / Sorbonne) mis en vente (en 92) sur la base de 18.000 F/m² (avec ravalement et couverture zinc neufs+ exemption de quinze de la TF) revendus (sans poursuites pour défaut d’occupation de cinq ans) immédiatement 2,5 à 3 fois le prix d’achat.
                      En fait, ceux qui n’achetaient pas étaient vraiment ceux à qui les HLM sont destinés…

                      Je l’ai déjà dit ici, HLM est pour l’immeuble un statut administratif qui recouvre énormément de « situations variées »…

            1. AkA

              Sérieusement un surloyer? C’est du pipo en barre… Je payais 280€ pour un T2 de 70m2 dans une petite ville… Quand mon salaire à fait x2, j’ai pris un surloyer de 23€… Autant dire rien du tout.

              1. sam player

                Oui car le surloyer se déclenche à 2 fois le plafond et certainement pour la partie qui excède 2 fois le plafond ce qui crée un gap.
                Pour peu qu’à l’entrée dans les lieux on soit en dessous du plafond, un doublement du salaire n’engendrera aucun surloyer.
                C’est idiot.

        2. bibi

          La raison d’être d’un bailleur social s’est de permettre à des cas sociaux d’accéder à la location.
          Permettre à des cas non sociaux d’occuper un logement social est un non sens qui aboutit à ce que « des formalités sans nombre s’interposent entre le besoin et le secours. »
          Dans le logement social si celui-ci remplissait sa mission on devrait avoir outre les cas sociaux incapables de se loger ailleurs y résidant de manière permanente, un fort taux de turn-over lié au fait que cette aide pour beaucoup ne serait que ponctuelle.

          1. sam player

            Oui mais l’organisme ne devrait pas construire sur des hectares genre ZUP car on le voit ça regroupe les plus démunis dans des quartiers.
            Pour le turn over il y a 2 solutions :

            1- éjecter le locataire dès que son revenu excède le revenu maxi. Mais on connaît les problèmes que génèrent les effets de seuil appliqués stricto sensu : il faut définir des périodes pour lisser les revenus exceptionnels, éviter l’effet guillotine pour quelques euros… et tout ceci en tenant compte de la composition du foyer qui varie : naissances, divorces, décès… : j’ai une grand tante qui a été obligée de déménager de son HLM dans l’année quand son mari est décédé afin d’occuper une surface moins importante (elle était dans un F4) alors qu’elle était prête à payer le loyer du marché pour éviter de déménager à 80 ans..

            2- faire payer un vrai surloyer progressif sur 2-3 ans amenant à terme le locataire à prendre lui-même la décision de quitter son logement, la raison de cette augmentation pouvant être la hausse des revenus ou la modification de la composition de la famille.

            Perso je préfère la 2.

                  1. sam player

                    Pheldge, les HLM existent.
                    A partir du moment ou le boss fait un article et s’il ne veut pas de discussions il pourrait écrire :
                    Les HLM ne devraient pas exister, point barre !

                    Et là il peut te faire 15 articles par jour…

                    1. Aristarkke

                      Puisse ce jour se lever enfin…
                      Mais d’ un autre côté, si les commentaires deviennent inexistants, eux qui font partie du plaisir de ce club-blog…. 😥

            1. bibi

              Je comprends bien que l’on est pas envie de déménager à 80 ans, mais ce F4 ils auraient du en être expulser bien avant qu’il ne reste qu’une seule personne pour l’occuper.

              Le cas que vous nous présenter c’est vraiment le foutage de gueule type du logement social (en dehors de ceux attribué à nos élus), puisque nous avons un couple avec des revenus largement suffisant pour se loger dans le parc privé puisque la veuve est capable de louer un F4 au prix du marché et qui a occupé pendant des années un logement social ou il n’avait pas à se trouver.
              Et si les revenus du couple n’avait pas été suffisant pour se loger dans le privé, ils auraient du être reloger dans un F2 du parc social et libérer le F4.

              C’est par cette gestion calamiteuse que l’on en arrive à imposer 20% de logements social!

              1. sam player

                Je suis d’accord et la meilleure façon de les pousser dehors serait d’augmenter le loyer pour le mettre au prix du marché.
                Quelqu’un qui paie 400€ pour un F4 et voyant le loyer monter à 900€ alors que le prix d’un logement plus adapté dans le privé serait de 600€ aurait vite fait de faire le bon choix et libérer la place. Même pas besoin d’expulser.

                Faut aussi voir les plafonds de défiscalisation des dispositifs style Pinel etc… qui en fait accorde des aides au locataire (plafond du loyer) pour des personnes gagnant 52,800€ dans la pire des zones (couple avec 2 enfants en zone B2)… comme si ils ne pouvaient pas se loger seuls.

                  1. sam player

                    Oui mais le bail est à durée indéterminée et la clause de dépassement de plafond est ainsi écrite :

                    « dépassement du double des plafonds de ressources pour l’obtention d’un logement HLM : les revenus des locataires sont deux fois supérieurs aux plafonds des ressources durant deux années consécutives. Le locataire perd son droit après un délai de trois ans à compter du 1er janvier de l’année qui suit les résultats de l’enquête. » (acheter-louer.fr)

                    Autrement dit 5 ans minimum après la hausse des revenus… si l’enquête a lieu. Et en 5 ans il peut s’en passer des choses.

                    acheter-louer.fr/fiches-pratiques/louer/renouvellement-bail-hlm.htm

                    1. bibi

                      On trouve aussi comme non reconduction du bail la sous-occupation du logement.

                      De toute façon l’état peut par la loi changer unilatéralement avec effet rétroactif les clauses de renouvellement d’un bail.

                    2. Aristarkke

                      Bibi, ne rêvez pas trop. On applique ce genre de clause quand on le veut bien (genre Frigide Barjot)…

                      Sûrement pas de façon automatique parce que le seuil est défoncé et au delà où il n’y a plus de limites…

          2. Aristarkke

            Environ 60% des foyers peuvent théoriquement prétendre à un HLM alors que ceux-ci valent un peu moins de 20% du parc immobilier…

      2. Aristarkke

        Merci de ne pas méconnaître qu’il y a deux grandes catégories de sociétés HLM :
        d’une part, les Offices PUBLICS d’HLM (qui peuvent être du niveau communal, intercommunal, départemental) devenus depuis une dizaine d’années des Offices Publics de l’Habitat (OPH) et qui sont en pratique complètement asservis au cador politique local, obligatoirement président du bousin, lesquels pratiquent ainsi du clientélisme sans grand souci d’équilibrer les comptes, assurés que la collectivité territoriale renflouera selon ce qui sera nécessaire + les dérivés comme les OPAC qui peuvent se livrer à des activités de promotion « sociale » en sus.
        D’autre part les SA d’HLM devenus les ESH (entreprise sociale de l’habitat) de statut privé mais à but non lucratif.
        Ces dernières sont moins soumises à la tutelle politique des cadors locaux mais bénéficient en contrepartie d’une attention plus soutenue d’une espèce de Cour des Comptes (j’ai oublié le nom surtout qu’il a dû changer depuis) spécialement chargée de contrôler le fonctionnement et notamment la « rentabilité », c.a.d. un excellent taux de recouvrement des loyers et charges…
        C’est pour cela qu’il y a des comportements divergents entre ces sociétés théoriquement chargées de la même mission.

  7. Theo31

    Pour avoir des crédits, les HLM doivent avoir un maximum de bons payeurs. Ça explique que la moitié des logements est occupée par des ménages aux revenus confortables et les expulsions.

      1. BDC

        Sam, non pas toi ! Tu ne vas tout de même pas nous vendre la mixité sociale ? Ça marche pas ! Les gens veulent vivre avec leurs semblables et c’est pour ça que les prix au m2 s’ajustent selon les quartiers (et mon salaire avec, ahem). Même mon collègue bobo et Belle-maman, ancienne coco girl œuvrant pour le Bien Commun, l’ont admis. Elle faisait des logements mixtes privés/publics et les gens qui payaient plein pot désertaient. Et puis tu veux mixer combien ? Tu as une idée des proportions en idf ? Il y aura forcément des guettos, quoique tu fasses. Pô grave, ça va (encore) faire augmenter les salaires pour motiver les gens à rester, ou à venir … 😉 tant pis pour notre compétitivité…

        1. albundy17

          Nan, apparemment ce qui lui plait bien c’est que sa fille se loge pas cher avec le pognon gratuit des impôts.

          Mais comment ne pas être alléché, 600 euros pour se loger super bien, quand je pense que je paie 300 hors charges pour le « studio » pourri de mon fils à angoulème

          1. Aristarkke

            Si cela peut te consoler, dans le Vme (Sorbonne), le tarif de la double (ex) chambre de bonnes vaut un bon 500 €/mois pour un SEPTIEME étage SANS ascenseur (compter un petit neuvième étage moderne because l’entre deux planchers proche du 4m au lieu du 2,8/3m de rigueur maintenant) avec 100 à 150 € de plus SI ascenseur au moins jusqu’au 6me…

          2. BDC

            Albundy, si tu avais vu ce que j’ai vu de Nancy, tu trouverais ce loyer approprié. À part la place Stanislas et une rue chic attenante, le reste m’a paru glauquissime. Heureusement qu’il y a Metz et les montagnes des Vosges pas loin.

            1. albundy17

              Je t’invite à faire un tour dans Angoulême, (armée de préférence) cette ville de 30.000 « ames » est la plus citée dans les faits divers poitou charente, avec du surinage de gamines en sortie de college, et le hachich partout. Il viennent de faire une prise de 600 kg.

              Mais c’est sur qu’il fait moins moche qu’à nancy

            2. sam player

              @ BDC
              Bah tu vois je préfère Nancy à Metz qui fait ville de garnison amha. Nancy les rues sont plus larges, tu respires, c’est jeune, y a pas d’obèses en ville mais les gens sont petits (ça m’a marqué).
              Bon Metz j’y ai passé un weekend entier seulement, ça n’a pas dû aider alors que Nancy j’y ai passé au moins 3-4 semaines.

              1. BDC

                Nancy est une ville étudiante mais comme je l’ai vue le week-end et en semaine en déplacement boulot (donc rien vu à cette occasion), je n’ai vu que la Lorraine sinistrée. Un type qui molestait sa femme/fille en pleine rue, ça donne tout de suite une super ambiance, un centre commercial où la boutique la plus chic est promod, avec les gens tristes et hagards qui vont avec (et boutiques vides car personne n’achète), ça fait pays de l’Est. Metz je l’ai vue le week-end aussi, très peu donc je ne suis pas objective mais j’ai préféré l’architecture et les gens.

              2. Aristarkke

                Sont sous alimentés, les Nancéens???  » Pas d’obèses (…), les gens sont petits… »
                La quiche lorraine n’ y a plus la cote ???

                1. sam player

                  Harry, je me méfie moi-même de ce biais de perception : quand j’étais en Australie ça m’avait marqué qu’en ville tous les gens (et gente) étaient beaux, jeunes, élancés… même quand j’ai habité pendant quelque temps à 5-6 km de Melbourne et que je prenais le métro le matin : pas d’obèses.

                  En fait c’est dû à la sédentarité des obèses : ils ne travaillent pas donc aucune chance de les croiser dans le métro le matin, ils sont sédentaires donc aucune chance de les voir en dehors de leur zone de vie, et donc pas en centre ville.
                  C’est dans les supermarchés de la grande couronne ou dans les petites villes ou petits bleds que 20% de la population est obèse et souvent de père-mère en fils-fille.

          3. sam player

            @ Al 20 h 02 (toujours dans la finesse)

            « Nan, apparemment ce qui lui plait bien c’est que sa fille se loge pas cher avec le pognon gratuit des impôts. »

            Tu refuserais un tel logement ?
            Bon et con ça fait 2.
            Pi en plus c’est mes impôts à moi aussi… et je me marre.

          4. sam player

            @ Al 20 h 02
            Quelque soit la ville il y a plus (+) de demandes pour des studios ou F1 et le prix de base étudiant* s’établit à 400-450€ à cause des aides sans conditions qui vont de 175 à 250€ environ (apprentis)… mais comparativement les F2 et surtout F3 sont beaucoup moins chers proportionnellement à leur surface.
            Y a même des endroits où les F4 se louent très mal.

            * : lors d’une recherche et pour tâter le terrain j’avais indiqué que c’était pour un salarié (et non un étudiant) et le prix était 30% moins cher, peut-être aussi à cause de la vacance en été et qu’il ne rentre que 9 mois de loyers sur 12.

            1. albundy17

              Je n’ai pas d’aide au logement pour le fiston, si on en faisait la demande ça nous supprimait un autre truc (je sais pas quoi, c’est Peg qui a calculé)

              Quand j’étais étudiant à Valenciennes, les 6 premiers mois j’avais une chambre étudiant (au dessus d’une étable :mrgreen:) ça m’a vite lassé et on s’est mis à 7 pour louer une grosse baraque, tout bénéf.

        2. Aristarkke

          BDC, il est dans la provoc’ la plus éhontée qui soit!!!

          Comme il s’en est pris plein la tête il y a peu avec les auriges de pataches volantes (ou turgotines pour faire moderne et plus classieux) et que là, Mgr fait mine d’ignorer ses judicieux commentaires décrits comme périplaquistes, il est à cran (surtout que la patience n’est pas la qualité qui vient spontanément comme sa caractéristique primordiale…) et il faut donc qu’il le manifeste…

          1. BDC

            C’est ce que j’ai cru au départ, d’ailleurs personne n’a répondu… mais je vous rappelle qu’il se vante d’avoir placé ses enfants en ZEP, même les bobos ne le font pas !

        3. sam player

          @ BDC 19 h 12
          Je dis que cette redistribution me va bien si les surloyers compensent les sous-loyers à l’euro près et je devrais donc rajouter « que ça ne me coûte pas un rond ».

          Quand je parle de mixité (sociale hein), je parle de celle qui s’établit naturellement : si des gens plus aisés préfèrent payer un surloyer plutôt que de déménager ça engendre bien une mixité naturelle.

          Mais c’est sûr que quand les HLM achètent un terrain en périphérie d’une ville à 5€ l’hectare, y construisent des barres d’HLM et y parquent les pauvres c’est mal barré pour la mixité.

          Il y a pléthore d’immeubles anciens et insalubres datant du siècle dernier en centre ville qui se vendent pour une bouchée de pain… un par ci, un par là… mais bon c’est sur avec les normes ça va pas faire du 10€ le m²…

          … mais comme les pauvres (les vrais) n’ont pas de voiture… même pas besoin de places de parking 😀

      2. theo31

        Ghettoïsation ? Personne n’est forcée d’y habiter.

        On sera d’accord en revanche sur le fait que le logement social a pour but de chasser les pauvres des centres-villes à leurs frais. Ne jamais oublier que le socialisme est l’idéologie des riches.

        1. sam player

          Le problème avec la ghettoïsation c’est qu’elle va engendrer des coûts supplémentaires pour éviter les zones de non-droit (je sais c’est mal barré).

          D’ailleurs pendant que j’y suis savez vous qu’une des raisons ayant conduit à l’adoption des compteurs Linky est qu’on pourra couper le courant (ou limiter l’énergie) à distance chez les mauvais payeurs… personne n’en parle, c’est pas choupinou ! Car les agents EDF n’osent même plus se déplacer quand ils doivent couper le courant suspendre la fourniture dans certains endroits.

          Il y a le même projet pour le gaz mais ils ont renoncé par sécurité à mettre une électrovanne de coupure (info datant d’il y a 2 ans environ).

          1. Tribuliste

            Ah, de mon smartphone je peux couper le jus chez mon co….d de voisin quand il regarde le foot plein tube!!?? On s’abonne où et combien ça coûte, l’été arrive et j’aimerais tester avant les douces soirées dans le jardin ^^

              1. albundy17

                oui, j’ai hâte d’avoir un linky et le crack adéquat 😀 même plus besoin d’ouvrir les plombs. D’ailleurs je ne sais pas pourquoi ils mettent des plombs sur les compteurs actuels (pas ceux à disques, hein ari) vu qu’il y a un compteur d’ouverture capot.

                ça réglera même le problème des compteurs de quartier, on pourra toujours dire que c’est le voisin

          2. Aristarkke

            Sauf à envisager une protection maousse costaud (et qui coûterait une blinde par compteur), une électro-vanne est très facile à contourner en shuntant son alim.
            Et puis mélanger du courant électrique avec du gaz : pas chopinou effectivement…
            D’autant que les cités contiennent d’authentiques bidouilleurs de talent comme ceux des Tarterêts qui avaient démenti en moins d’un mois le PDG de Renault vantant (circa 2000) les protections anti-démarrage de la nouvelle Laguna, en mettant en offre les désossages des modèles « envolés » ou « tombés du camion »…

            1. sam player

              Harry cf électrovanne codée
              C’est moulé d’un bloc avec le compteur.
              C’est un peu le même principe de fonctionnement qui fait que sur les bagnoles depuis une dizaine d’années quand tu changes un mécanisme de lève-vitre en en prenant un à la casse il ne fonctionnera pas… car tu ne lui a pas dit qu’il avait changé de voiture et il ne le sait pas… 😀 et ça va te coûter quelques dizaines d’€ pour le faire recoder !

              Mais bon, vu l’âge de tes véhicules tu dois pas être au *courant* hi hi

              Et pour un compteur ça coûterait pas grand chose à fabriquer en série… Le problème de sécurité venait surtout du fait qu’il faut être présent à la remise en gaz.

              1. Aristarkke

                Et ton courant électrique pour ton électrovanne gaz, tu le prends où??? Y’a un câblage présent à l’ intérieur du tube de gaz ???

          3. Loki dort

            Le Linky, ça sert aussi à éradiquer les fraudes. Le disque des vieux compteurs EDF peuvent être ralentis ou bloqués, pour pouvoir consommer l’électricité gratos. J’en sais quelque chose, ça faisait partie de mes combines d’étudiant, quand je tirais le diable par la queue. Non non Phledge, pas cette « queue » là!

  8. René-Pierre Samary

    Pour avoir bénéficié d’un « logement social », autrement dit un HLM, je peux en témoigner. Embauché comme directeur de la com’ dans une ville de province, avec un bon salaire, « on » s’est occupé sans tarder de mon bien-être : 4 pièces en duplex, jolie résidence toute neuve proche du centre ville, parking, tout ça pour un loyer très modeste…
    Rien à ajouter, « ça » parle tout seul.

    1. omoshiro

      Je vous rassure, vous n’êtes pas le seul… A Paris cela a une toute autre dimension… Chaque quartier comporte des dizaines d’immeubles HLM qui sont sectorisés en fonction de leur usages. Je m’explique, les HLM Paris Habitat comptent tout le gratin parisien de parasites qui gagnent très bien leurs vies mais vivent encore mieux grâce à nos impôts qui payent en partie leurs loyers. Artisan dans le 14ème je pourrais faire rire un paquet de gens en racontant comment des directeurs de structures publiques avec des salaires à 5 chiffres vivent en HLM. Mais pas dans n’importe lesquels… Place de la Catalogne ? Rue du Texel… Siège d’ADOPI au passage mais là je suis HS 😉
      Et a coté de cela vous avez d’autres HLM, AP-HP, RATP, SNCF avec leurs clientèles dédiés et leurs ayant droits qui n’en sont pas… A priori l’AP HP recense près de 30% de ses logements occupés par des gens qui n’ont aucun liens avec l’institution… Je partage l’opinion que l’Etat n’a rien à faire là dedans car il ne fait que générer des distorsions qui sont toutes plus injustes les unes que les autres pour ceux qui n’en croquent pas. Je ne supporte plus que mes taxes et impôts permettent à ces gens des situations de multi-propriétaires car c’est très souvent le cas.

            1. Pheldge

              Attention ! ce genre de bizness ça ne s’improvise pas, il faut une formation adéquate dispensée par quelques établissements triés sur le volet : l »École Centrale de Paris la Santé, l’École des Hautes Etudes de Clairvaux, l’Institut Supérieur de Marseille Baumettes …

      1. Aristarkke

        Mais pas dans n’importe lesquels…

        A Lille, j’avais des adresses, il y a 25 ans (donc la plupart doivent toujours être valables), comme par exemple rue Royale (dont les prix sont à la hauteur du titre).
        J’en ai aussi à Paris ou très proche banlieue -pas pourrie-, notamment en revente aux « locataires »…

  9. Gerldam

    Ou comment, dans un système capitaliste, les idées communistes ne marchent pas. En revanche dans une société communiste, ces idées-là mènent à la catastrophe.
    Mais que peut-on bien en conclure???

    1. bibi

      A Monaco il y a un énorme parc « HLM », car beaucoup de sujets du prince (qui sont au nombre de 8400 sur les 32000 habitants du rocher) malgré des revenus conséquents, sont loin d’avoir les moyens de se loger au tarif du marché monégasque.
      Le Prince se devant de contenter ses sujets, lors de chaque nouvelle construction l’état achète des logements pour agrandir le domaine domanial, et les services sociaux se chargent de les attribuer.

            1. Pheldge

              Y’a pas une sorte de princesse un peu chanteuse, un peu beaucoup bébête, toujours en quête de nouvelles sensations, qui n’est certes pas une première main, mais qui ferait l’affaire ?

              1. bibi

                J’ai dit bien sous tous rapports, donc la princesse divorcée avec de surcroit deux ex-maris toujours en vie c’est pas dans mes critères.
                Elle est peut être un peu chanteuse mais elle a quand même fait un duo avec Michael Jackson et elle tout sauf bébête.

                  1. bibi

                    Qu’est-ce que vous avez contre Stéphane Bern, c’est l’un des rares journalistes français qui connait les sujets dont il parle, et en plus de part sa connaissance des familles royales présentes mais aussi passés, il a une culture historique à faire pâlir tous ses confrères.

                    1. Loki dort

                      Oui mais justement, il aime l’histoire, et en plus celle de la noblesse et des rois Il ne peut donc qu’être complètement idiot, ridicule, un ovni passéiste incongru dans notre beau paysage progressiste. Si en plus il est pédésexuel, alors c’est clair que c’est un hurluberlu, c’est pas sérieux quoi!

  10. Pere Collateur

    De toute facon, en France, à chaque fois qu’il y a « Social » pour qualifier un truc on peut etre sur que ca finit en merde fumante.

    J’ai habité, quand j’étais encore en culotte courte, un HLM. A l’époque (Fin des années 70), ca donnait ceci:

    Superbe appartement F4 (un vrai F4, pas les micro merdasse qu’on nous vend actuellement), avec des vrai pieces bien spacieuses, 110 m2, tout neuf, dans un immeuble de 4 etages avec 4 appartements par etages. 2 boxs en sous sol pour les voitures par appartements. Grandes fenetres rendant tout ca tres lumineux. Chaffage au sol electrique. Buanderie avec seche linge fournit de base et des tonnes de rangements intégrés dans les murs.

    Je ne me rappelle plus le cout du loyer et des charges, mais vu que le paternel, il gagnait des cacaouetes à l’usine et que la mère ne travaillait pas, ca devait pas être enorme, car on vivait certes modestement, mais sans manquer de rien.

    De plus, dans la même rue on avait la maternelle, l’école primaire et le collège (je mettais 1 min pour aller au collège depuis chez moi).

    Bref, pour l’époque, ce truc était une rolls pour un prix modique, sachant que mes grand parents à la campagne, avaient encore les WC dans le jardin (des lattrines), pas d’eau chaude, et l’électricité ainsi que l’eau courante venait juste d’être posé.

    Pas la peine donc de vous dire comme mes parents et moi même trouvions tout ceci miraculeux. Tout etait fait pour les familles. Les voisins, modestes, (polonais, portugais, espagnols et italiens) était praticables. Le bonheur.

    Pourquoi je vous raconte tout ca?

    Simple. Bien des années plus tard (j’avais plus de culottes courtes, mais une belle tuture et les sous qui vont avec), je suis repassé dans ce lieu que j’ai tant apprécié durant mon enfance.

    Y avait bien les batiments, repeint en d’autres couleurs. Y avait bien les boxs, devenu des dépotoires. Y avait bien les écoles juste à coté, mais devenus sinistres. Par contre, j’ai bien vu ce qu’il n’y avait plus: Les voisins praticables.

    Le problemes de ces histoires de logement, c’est pas le contenant. C’est le contenu. Tout le reste, dont la bulle immo, en découle.

    1. Loki dort

      Le social est le faux drapeau du financier que ça soutient en réalité. Puis on déclare que l’ennemie est la finance pour se donner une image de défenseur des pauvres, et le tour est joué: des décennies d’escroquerie socialiste post-communiste.
      Je me méfie toujours de ceux qui déclarent vouloir notre bien: mon bien, je m’en occupe, occupe-toi de tes propres maux et chacun s’en trouvera mieux.

      1. Aristarkke

        « Dieu me préserve de mes amis. Mes ennemis, je m’en charge »
        Citation célèbre attribuée à Antigone II Doson (une connaissance de passage en Macédoine, il y a quelques temps, à peine 23 siècles) quoique qu’il proférait Zeus à la place de Dieu).
        Egalement attribuée à Voltaire

          1. Aristarkke

            Un bel appât bien rebondi et tu mords aussitôt…
            Je pense que cela marcherait aussi avec un bel appas mais, là, la maison ne peut pas fournir… 😛
            [ou alors, elle n’est pas intéressée]

    2. nemrod

      Ben moi aussi.
      J’ai habité une cité ouvrière jusqu’à mes 18 ans.
      Des F2 et F3 mitoyens genre corons avec des HLM à côté pour les un peu moins fortunés.
      Pas de problèmes particuliers.

      Mes parent y habitent toujours et ça devient la merde noire comme ailleurs malgré un niveau de vie ( à crédit d’accord…2000 milliards) incomparablement plus élevé des « nouveaux habitants » par rapport à ce que j’ai connu.

      Moi et mon frère n’avions rien hormis nôtre enfance et mes parents pas grand chose sans que cela ne tourne au banditisme ou à l’émeute.
      Le contenant et le contenu .

  11. kkun

    h16 : « Alors que si l’Etat ne s’occupait pas du tout d’immobilier, l’affaire serait pliée très vite. »

    Quelquechose m’échappe…
    J’avais compris du papier et des avis donnés que le soucis était que l’Etat s’occupait mal de son immobilier, que sa politique était aberrante au regard de l’objectif social affiché.
    Pas que l’Etat ne devrait plus s’occuper de l’immobilier social.

    1. Le papier ne parle pas de cette dernière position en effet : il se contente de montrer l’écart entre les objectifs affichés pour les HLM et ce qu’il en est vraiment.

      1. kkun

        Franchement je ne vois pas comment un immobilier social pourrait être financé et géré autrement que par un Etat, ou pour border par « quelquechose de collectif et aux finances provenant de la fiscalité ».

        Une réponse « libérale » à ceci existe?

        1. Oui. Cela s’appelle des coûts immobiliers bas, pour une part, et d’autre part, les associations non lucratives, la famille, les dons, etc… toutes choses que le socialisme tend à faire disparaître par subventionnite, régulation ou interdiction.

            1. Aristarkke

              Cela existe comme la SNI (Groupe de la CdC) mais qui oeuvre dans le logement dit intermédiaire.
              Maintenant parler de « privé » avec la CdC, c’est quand même limite…

              1. kkun

                Ah ça c’est sûr, c’est limite, où passe la CdC le privé disparait dans un grand pschiiiit, et même l’intérêt général trépasse bien souvent, et pas qu’un peu -:)

          1. Diogène

            ´des coûts immobiliers bas’… le problème, c’est qu’une grande partie du coût (l’essentiel, en fait) de l’immobilier est sa composante foncière. Les coûts sont donc naturellement bas là…où personne ne veut habiter…D’où l’extrême stupidité du quota de logements sociaux, qui conduit à faire de l’habitat social dans les zones qui n’en ont pas besoin. LImoges, par exemple, où une bonne partie du parc privé est vide, a construit des logements sociaux…qui restent vides également. Au point que l’OPC recourt à des agences immobilières privées pour remplir lesdits logements sociaux.
            Au passage, merci pour cet excellent billet!

              1. Lark on the Wing

                Pfff! avec des arguments de ce tonneau….

                Ceci dit, pour être sérieux, j’approuve tout à fait Monseigneur et la plupart des commentateurs : le problème du logement social est une catastrophe permanente… et une gabegie sans nom… ce qui relève bien sûr de la nature de notre Etat obèse, omniscient et omnipotent…

          2. kkun

            Je serai plutôt pour une amélioration de l’ « Etat », et conserver l’immobilier social dans le giron de l' »Etat » et de la fiscalité.

            Mais ouvrir l’Etat (et les décisions investissement gestion concernant l’immobilier social) aux citoyens lambda et donc l’émanciper des politiciens et des énarques ou technocrates assimilés, l’émanciper aussi ainsi de considérations bassement politiques et partisanes et clientélistes, considérer les niveaux communaux sur des questions comme les logements sociaux comme de manière assez générale plus pertinents que le niveau national/parisien, etc

            1. « conserver l’immobilier social dans le giron de l’ »Etat » et de la fiscalité »
              Pour le féliciter de son historique flamboyant en la matière ?

              1. kkun

                Tu emploies là un effet de pure rhétorique…
                Je ne connais pas assez le « dossier » pour avoir un avis auss tranché que toi sur l’historique de l’immobilier social en France : connaitre = sur 30 ans financements, part investissement, part gestion, circuits de décisions, atouts et faiblesses de toussa, ET comparaison avec 5 ou 6 pays comparables et leurs systèmes…

                Tu me demandes « pourquoi conserver l’immobilier social dans le giron de l’ »Etat » et de la fiscalité » ».

                Je te fais remarquer que j’ai mis en avant quelques bricoles concernant l’ « Etat » dans ce pays et des changements assez profonds que je pense plus que nécessaires. Quand j’emploie, donc, le mot « Etat », je ne parle pas de cette chose boursouflée et où oeuvrent des castes que nous n’aimons pas tous les 2. Jen parle comme dit plus haut de « quelquechose de COLLECTIF bien commun et aux finances provenant de la fiscalité » et aux rôles que je souhaite opérationnels et non plus décisionnaires de tout.

                Ensuite, je suis très attaché à l’idée de société, de pays, de peuple, de services publics, de biens communs, de services communs. Ce qui ne m’empêche pas de considérer que la France actuelle est étouffée, sclérosée, par toutes sortes de metastases qui en ont envahi tous les rouages institutionnalisés, et qui effectivement proviennent d’une perversion de l’idée de l’Etat dans ce pays, une exagération, une surcroissance, bref une tumeur stricto sensu qui bouffe les énergies et le corps.

                1. « Tu emploies là un effet de pure rhétorique… »
                  Pardon ?
                  Le constat que l’état merde comme un beau diable depuis qu’il s’occupe de social n’est pas rhétorique, mais bien tout à fait palpable, et corroboré par son action dans d’autres pays où, plus il s’occupe d’immo, plus il y a distorsions et effets délétères (ex typique : Californie vs Texas). Utiliser les concepts plus ou moins creux ou éloignés de bien commun pour parvenir à forcer l’idée de l’État dans l’immo, en voilà un, de pur effet rhétorique.

                  1. kkun

                    Oui, pourquoi pas s’intéresser parmis les 5 pays « compârables » aux Usa et à leurs Etats. Mais je demande néammoins un dossier complet sur 30 ans sur le cas Français et sur a minima les points que j’ai soulevés, ET sur 5 autres pays « comparables » du continent européen (au hasard, allemagne, danemark, espagne, suisse, et suède) -;)

                    Comme je te l’ai dis, quand je tombe dans une termitière « très-socialiste », on peut me prendre pour un libéral, et quand je tombe dans une tannière « très-libérale » on peut me prendre pour un socialiste étatiste dirgitse tout ça. -:)

                    Je repointe bien une fois encore sur le fait que l’Etat dont je parle n’a pas grand chose à voir avec l’Etat tel que pratiqué dans ce pays…

                    Enfin, je t’assure que dans bien des domaines (éducation, économie, liberté d’expression, démocratie même, peut être bien méritocratie aussi cf ma remarque sur comparatif allemagne france dans la promotion des « élites », car point essentiel…), je fais miennes bien des valeurs et principes que l’on trouve traditionnellement dans certains milieux libéraux disons « modérés », ou classiques…

                    1. « libéraux disons « modérés » »
                      La liberté à moitié, c’est comme être vierge à 50%. Concept intéressant.

                  2. kkun

                    Il n’y a aucune effet rhétorique dans ce que j’ai dis h16.
                    La logique en est claire.
                    L’immobilier social est à mes yeux un bien commun, commun à la société française et aux Français, au même titre que le sont la sécu sociale, aphp, système de retraite, etc
                    et seul un « Etat » (guillemets) peut garantir leur financement stable notamment par les fiscalités, et garantir une politique de redistribution de type systémique et national.

                    Sinon oui, pourquoi pas s’intéresser parmis les 5 pays « compârables » aux Usa et à leurs Etats. Mais je demande néammoins un dossier complet sur 30 ans sur le cas Français et sur a minima les points que j’ai soulevés, ET sur 5 autres pays « comparables » du continent européen (au hasard, allemagne, danemark, espagne, suisse, et suède) -;)

                    Comme je te l’ai dis, quand je tombe dans une termitière « très-socialiste », on peut me prendre pour un libéral, et quand je tombe dans une tannière « très-libérale » on peut me prendre pour un socialiste étatiste dirgitse tout ça. -:)

                    Je repointe bien une fois encore sur le fait que l’Etat dont je parle n’a pas grand chose à voir avec l’Etat tel que pratiqué dans ce pays…

                    Enfin, je t’assure que dans bien des domaines (éducation, économie, liberté d’expression, démocratie même, peut être bien méritocratie aussi cf ma remarque sur comparatif allemagne france dans la promotion des « élites », car point essentiel…), je fais miennes bien des valeurs et principes que l’on trouve traditionnellement dans certains milieux libéraux disons « modérés », ou classiques…

                    1. « un bien commun »
                      Voilà, ça c’est un effet rhétorique. Le bien commun, ça n’existe pas.

                      « et quand je tombe dans une tannière « très-libérale » on peut me prendre pour un socialiste étatiste dirgitse »
                      Et quand on ne vous prend pour rien du tout, vous vous empressez de vous cataloguer vous même par prétérition.

                    2. kkun

                      Bien entendu qu’on peut être vierge à 50%! Moi qui pensait que tu étais un adulte li-bé-ré :))))

                      Le bien commun n’existerait pas? Ca c’est intéressant…

                      Bon dimanche h16, on aura l’occasion de recauser je pense.

                    3. kkun

                      Voui h16, je connais un peu cette conception des choses, qui me semble répondre à des excès dans un sens par des excés dans le sens contraire.

                      Si j’était d’humeur taquine, je paraphraserai Valéry (calamités/ordre/désordre).
                      Suis je d’humeur taquine?
                      Allez Oui 🙂
                      -> Nous sommes menacés par deux calamités, le socialisme, et le libéralisme.
                      Rôôôôôh

                    4. Et tout ça ne forme aucune espèce d’argument. Dans ce cas, le renvoi dos à dos est le niveau zéro de la réflexion.

  12. kekoresin

    Le prix du m² dans le neuf a progressé de 26% en 5 ans grâce à la myriade de normes (parasismique, isolation thermos, accessibilité au citoyen à roulette…). Les vilains propriétaires cochons capitalistes répercutent sur le loyer ces inepties couteuses et, ho surprise, les loyers augmentent! Dans mon coin, c’est extraordinaire. Plein de gogos ont fait du Pinel sans se douter que la pertinence de ce cadeau fistcale était inscrite dans le nom. Résultat, des prétendants locataires qui gagnent trop bien leur vie avant impôt et les autres ne pouvant pas assumer le loyer. Donc, au final, des logement vides dans un marché pourtant tendu et, au bout de la pinade, un cadeau fiscal à rembourser au Père Noël à fausse barbe. Ami contribuable, fuyez l’immobilier, fuyez les cadeaux pourris des résidus verts, fuyez le pays si vous le pouvez. Pour ceux qui ont déjà un anus bien dilaté, cette particularité anatomique va bientôt vous être très utile pour survivre dans le territoire de la RBF.

    1. sam player

      Ma fille a trouvé une location dans un Pinel neuf (ou un truc du genre) lors de sa mutation en octobre à Nancy. Un appart F3 de 75m2 avec un balcon de 15m2 avec une place de parking prive en sous-sol et tellement bien isolé qu’il n’y a pas eu besoin de mettre le chauffage pendant tout l’hiver (y a un compteur d’énergie) et bien que tous les logements n’étaient pas encore tous occupés et qu’il a fait jusqu’à -12° alors que dans leur précédent appartement dans les mêmes conditions ils avaient une note de 200 euros par mois en se caillant.
      Là rien qu’en mettant le grille pain faut ouvrir les fenêtres c’est pas une blague.
      Et tout ça pour 590 euros soit environ 10-15% de leur revenu.
      Au moins je sais où passe mes impôts !

      1. kekoresin

        Très bien pour le locataire. Pour le propriétaire, je ne suis pas sur de la rentabilité. Si toutefois le proprio tombe sur un locataire qui ne paye plus son loyer et reste à squatter les lieux, si au bout de 18 mois la situation n’est pas revenue à la normale, le fisc est en droit de réclamer le « cadeau fiscal ». Cas typique de défaillance du locataire prolétaire avec punition du propriétaire bourgeois.
        Sur les normes d’isolation, le choix devrait être laissé au futur propriétaire. Plus isolé = mieux loué = revente plus facile. Pas besoin que maman état impose quoique ce soit avec l’argent des autres. Pour les normes parasismiques, là on nage en pleine rigolade. Dans mon département on a 2 niveaux de risque. MAIS, comme il est prévu de gros investissements (hôpital notamment), une déclassification est en pourparler car les travaux vont coûter trop cher si ces normes sont appliquées! Aucun bâtiment ne s’est écroulé durant les derniers siècles mais principe de précaution. Pour le risque de chute de météorite, l’état peut sereinement envisager une toiture béton sur tous les nouveaux bâtiments. Formidable, ça fera de l’emploi et ça produira de la bonne TVA et des taxes qui aideront les régions, les départements, les communautés de communes à éditer leur petits journaux d’information pour raconter comment tous ces fonctionnaires sont formidables.

    2. Lorelei

      C’est vrai que toutes les normes de ces dernières années ont beaucoup renchéri le coût du neuf.
      Et pour vendre ces bicoques, les arguments des vendeurs: « ça coûte rien, vous le déduisez de vos impôts ». Je n’ai jamais compris comment on pouvait croire de tels arguments.

      1. sam player

        Si, l’argument fiscal est valable mais faut être dans une tranche d’imposition élevée (mini 6000 euros par an) et juste construire dans une zone valable pour se récupérer à la revente.
        C’est plus cher à cause de la carotte fiscale qui gonfle le prix selon l’adage que le prix se cale selon les moyens et le rendement qu’en dégagera l’acheteur.
        Mais dans tous les cas le coût des normes aurait existé même sans dispositif fiscal.

    3. theo31

      On ne compte plus les gogos qui ont investi avec ces dispositifs subventionnés dans du T4-T5 dans des zones où il n’y avait aucune demande. Et qui chialent d’avoir tout perdu.

      Dans la périphérie toulousaine, des immeubles d’entreprises ont proliféré après AZF. Les seuls locataires depuis 15 ans sont les encarts publicitaires des promoteurs.

  13. Tribuliste

    Partant de ce principe on peut espérer ^^
    Les meilleures terres sont les plus exposées, disons que la génération qui vient n’aura pas de problème mais l’extension ne peut être sans limites prédéfinies. Ce n’est qu’un avis d’idéaliste qui voit les suisses protéger leurs terres 🙂

  14. Mildred

    Rien de plus asocial que le logement social ! Les tribunaux aident les « bailleurs sociaux » à se débarrasser des « cas sociaux ». C’est ainsi qu’une de mes amies se trouve expulsée de son 50 m2, Il est vrai qu’elle ne coche aucune des bonnes cases. Elle a 66 ans, sans enfants à charge, elle est blanche et blonde que c’en est indécent. Et tant pis pour elle si son ex-mari ne lui paye plus se pension alimentaire depuis octobre 2014 ! Cela n’intéresse ni les organismes sociaux, ni les associations, ni les politiques et encore moins les juges.
    Ironie de l’histoire, elle habite le bâtiment qui abrite LE FORUM DES RÉFUGIÉS où elle peut voir chaque semaine la queue de ceux dont l’un sera sans doute appelé à prendre sa place.

  15. René-Pierre Samary

    HS. À peine sortie de son profond sommeil, à peine débarquée sur « l’île » de la Guyane, notre ministresse de l’Outre-Mer a tenu à dire une grosse ânerie, « présentant ses excuses au peuple guyanais ».
    (elle ignore sans doute que la Guyane est un département français)
    Bientôt, le « peuple parisien », le « peuple clermontois », le peuple marseillais » ?

    1. Tribuliste

      Peuple :  » ensemble des humains vivant en société sur un territoire déterminé et qui, ayant parfois une communauté d’origine, présentent une homogénéité relative de civilisation et sont liés par un certain nombre de coutumes et d’institutions communes »
      Homogénéité relative, coutumes, institutions communes : on y est plein fer fer ; un patchwork de pièces rapportées noyé dans de l’administratif pur métropole et couvert de sprinklers à pognon du même cru 😉

    2. Val

      tttt erreur grossière , tout le monde peut se targuer d’être un peuple sauf les français métropolitains , d’ailleurs c’est bien connu on n’a pas de culture et on ne cesse de faire des crimes contre l’humanité entière . René tu me déçois , tu n’as pas bien fait ton homework et c’est bientôt les éléctions en plus

        1. René-Pierre Samary

          … et heureux de l’être, sam. Pas plus tard qu’avant-hier, roulant (en toute sécurité) à 110/120 sur une (excellente) route secondaire, arrêté deux fois par les flics… qui voulaient simplement me demander ce que j’avais à l’arrière de mon Trafic. Même pas demandé mes fafs, et « bonne route ». Cela m’a fait chaud au coeur. Quels braves gens !

      1. René-Pierre Samary

        Val, tu me fais ton wiki, je te fais le dico de base : « Peuple : Ensemble de personnes habitant un même territoire et formant une même nation. »
        Ou mon Cicéron dans wiki : « Par peuple, il faut entendre, non tout un assemblage d’hommes groupés en un troupeau d’une manière quelconque, mais un groupe nombreux d’hommes associés les uns aux autres par leur adhésion à une même loi et par une certaine communauté d’intérêt. »
        Mais je m’incline. Le seul peuple qui n’existe pas, ce serait le peuple français, amalgame hétéroclite formé d’adjonctions diverses au fil du temps, si bien qu’on peut le lire en 4 x 3 dans le métro : il n’y a pas un français sur 4 qui soit d’origine française.
        J’ai bon, cette fois-ci, maîtresse ? Je l’ai, mon certif’ de vivrensemble ?

    3. nemrod

      Je vous l’avais dit qu’elle avait un nom de naufrage.
      Quelle honte quand même de voir nos « élites » chiants de trouille à en crever et balbutiant des excuses ( pour quoi ?) devant une foule hostile et goguenarde.

      Le clou c’est quand la souminisse se roule quasi une pelle avec une bonne femme syndicaliste de je ne sais quoi…du grand guignol genre affligeant ou les gamins pleurent.

      Quand le coup de chien qui arrive sera là…faudra pas compter sur ce ramassis de couards…mais ça fait longtemps qu’on a compris sur ce forum.

        1. René-Pierre Samary

          « Elles disent tout, elles ne reculent devant aucune faute, aucune sottise. Elles sont toutes admirablement compris qu’elles ne sont responsables de rien dans la vie, excepté de leur honneur féminin et de leurs enfants. »
          Balzac

            1. Val

              @Jérrôme + René : ok mais on rêverait que les hommes fassent mieux …. le pb n’est pas féminin ou masculin , c’est juste le process de sélection des politiques qui est une application du principe de Dilbert

              1. Jérôme

                Val c’était surtout pour la blague mais ce n’est pas le courage qui l’étouffe, à cause de sa féménitude? Parce qu’il faut quand même en avoir pour aller au combat et affronter les manifestants.
                Après d’accord avec toi pour la sélection des politiques, le problème c’est le système pas les gens et ça se vérifie au boulot aussi.

            2. Mildred

              « Le silence donne aux femmes une grâce qui leur sied » ou comme chantait l’autre :
              « Ouvre la bouche, ferme les yeux,
              Tu verras, ça glissera mieux… »

      1. Pheldge

        Aucun ! elle a joué sur le ton « fraternité black » + solidarité inter-DOM, odieusement méprisés par le pouvoir central ! Donner dans le registre « vous êtes/nous sommes des victimes » puis promettre des tonnes de pognon, que le gouvernement suivant devra assumer, ça a dû lui faire des choses dans le « bas -ventre » (pour rester poli 😉

    4. kekoresin

      Elle n’a pas dit qu’une ânerie mais celle là est XXL! Bon, elle s’est excusée devant les indigènes, reste plus qu’à rentrer pour PRÉSENTER ses excuses aux peuples de l’hexagone qui subventionnent la forêt qui pousse autour d’Ariane. De toute façon, les DOM n’auront jamais assez de pluies tropicales de bon pognon. La RBF ferait bien de racheter le Suriname ou les Comores, d’y construire des écoles, des hôpitaux, des crèches (plein), et d’y appliquer de suite le revenu universel. L’autre soluce serait de ressusciter Bobby Denard, ça coûte moins cher!

      1. Pheldge

        « racheter le Surinam ou les Comores » ? keko, t’as mis quoi dans ton café pour être déjà dans cet état ? 🙂

        1. kekoresin

          Du pur malt, oeuf corse maille dire! Quitte à raccourcir son espérance de vie, autant le faire avec de bons produits non? Je compense cela dit avec les cinq fruits et légumes réglementaires, bien fermentés et distillés à l’ancienne 😉

        2. René-Pierre Samary

          Très bonne idée, au contraire ! Non seulement le Surinam et les Comores, mais aussi tout le continent africain, voire plus. Étant donné que ces populations ont vocation à venir chez nous, autant faire en sorte que le chez eux soit chez nous. Ça gagnerait du temps. Et plus besoin de ces voyages dans des embarcations de fortune qui font celle des passeurs…

    5. Higgins

      Je prends le fil en retard. Sur les propos de la ministresse, je n’ai pas vérifié mais je ne serai pas surpris que ce soit carrément anticonstitutionnel (comprendre en contradiction complète avec la constitution qui ne doit parler que du seul peuple français). Audiart a tout dit sur ce genre de personne. Nihil novi sub sole donc. Ca va se terminer par plusieurs millions de brouzoufs pour calmer tout le monde jusqu’à la,prochaine fois.

  16. sam player

    HS
    Venezuela : le pouvoir chaviste met le parlement hors jeu
    Le gouvernement chaviste a également levé l’immunité parlementaire de l’ensemble des députés.

    Le gouvernement dénonce une «guerre économique» que livrerait l’opposition aidée par les entrepreneurs vénézuéliens, la Colombie et les États-Unis, provoquant les graves pénuries dont souffre le pays depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Maduro.
    ___________
    Méchants les américains, mechants, méchants, méchants
    Sont quand meme vachement patients les Venezueliens…. et comme nous on a encore moins de cojones….

    1. nemrod

      Quand ça commence à vraiment déconner version coco y en a pour deux ou trois générations et les « cojones » n’ y font rien…cf les popov qui n’en sont pas dépourvus.
      Ca finit pour tomber sous son propre poids comme un fruit mûr.

        1. Pheldge

          « Fruit mûr, fruit mûr… Plutôt blet » ah, ça tu t’y connais toi, en vieilletés largement passées de date de consommation ! 😉

    2. kekoresin

      Il faut envoyer un corps expéditionnaire avec Jean-Cul Metlemanchon, le PC Faucille et Nathalie Marteau pour combattre efficacement l’ingérence capitaliste dans ce paradis aux fruits rares et moisis mais équitablement répartis en bas de la pyramide.

        1. kekoresin

          Surtout 2 prénoms d’apôtres illettrés qui suivaient un barbu (non, pas Karl) et qui ont contribué à répandre une idéologie à l’origine de millions de morts, à l’avortement mode aiguilles à tricoter, et à l’éducation sexuelle accélérée pour les enfants de coeur. Le tout avec les meilleures intentions du monde bien sur!

          1. Pheldge

            ouf, heureusement que « l’éducation sexuelle accélérée pour les enfants de coeur » a épargné les enfants sans cœur … 😉

          2. Gosseyn

            À cette époque, culture orale et mémoire des textes dominaient.
            Aujourd’hui comme par le passé, il semblerait que ceux qui s’écartent de ces écrits servent à condamner ceux qui les respectent. C’est le signe d’une confusion.
            Par ailleurs, ceux qui respectent des écrits condamnables sont généralement exclus de ces critiques qui retombent en ce cas sur ceux qui ne les respectent pas. C’est aussi le signe d’une confusion.

            1. BDC

              Confusion/Eglise/État … toussa … « Pour voter la loi de 1905, il a fallu des femmes et des hommes de gauche et de droite ». Et dire qu’il a fait l’ENA, même une paysanne comme moi a identifié la bourde (l’île de la Guyane aussi).

    3. Pat

      Quand le communisme ne marche pas (Venezuela), c’est la faute des méchants capitalistes. Quand le communisme se met à marcher (Chine), c’est grâce au capitalisme débridé… Bizarre, bizarre…

        1. sam player

          La première boîte que j’ai créée c’est l’Organic, l’ancêtre du RSI qui m’avait écrit pour me demander des brouzoufs… une demande par défaut, payez, on verra après.

  17. Pheldge

    HS : frayeur matinale : je lis sur le Fig « Vers la création de « casques bleus de la culture » … je me dis ça , c’est pour sauver nos artistes de l’invasion Yankee ! ouf, c’est pas ça !
    lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/31/97001-20170331FILWWW00396-vers-la-creation-de-casques-bleus-de-la-culture.php

    1. sam player

      PTDR ils n’ont pas réussi et nulle part à protéger les gens mais pensent que ce sera plus facile de protéger les pierres ?
      J’imagine la famille du soldat qui rentre entre 4 planches… et l’épitaphe « mort pour des cailloux »

    2. channy

      pour cela il y a « age tendre et tètes de bois » non? enfin pour les chanteurs
      Bon c’est vrai que le sélection est rude, les recalé(e)s pourront devenir casques bleus..punaise qu’est ce qu ils vont prendre les pays francophones

  18. René-Pierre Samary

    HS et breaking news : La vie continue.
    Ultime épisode de « La Mouche », votre feuilleton favori.
    Où Françoise la délaissée a le dernier mot ; sept milliards de terriens sur une terre trop petite ; messagère du malheur ; Colette enquête ; fausse Bible et faits-divers ; naissance d’un mythe et retour des cendres ; la vie continue.

    1. Pheldge

      HS et breaking news : à mon tour , j’ai apporté quelques infos et commentaires fins, délicats et spirituels selon ma marque de fabrique dans le billet sur les tubes des candidats …

      HS et breaking news bis : « Hamon Tour » passe par la Réunion ce week-end, conséquence, il pleut !

  19. kekoresin

    Très bon, j’y ai laissé un commentaire. Merci pour le lien.

    T’as veillé tard dis donc! La verveine ne fait plus effet sur le vieux grec? Même avec une p’tite goutte dedans?

      1. Aristarkke

        Vu le tien aussi. So nice as usual.
        Je commence ma prospection pour monter une boite anglaise à partir de l’année prochaine en estimant que le Brexit les rendra encore plus attractives car les British ont toujours du mal avec la théorie mais jamais avec la pratique, selon le mot de Winston C. qui les connaissait bien…

    1. Aristarkke

      Remonte dans son historique des articles, tous ceux qu’il a commis à propos de la SS et de sa division supplétive, le RSI.
      Idem, pour les régimes spéciaux…
      Le plus amusant est qu’au départ, il y a deux ou trois ans, il prônait de la réforme plus ou moins partielle de la SS alors que maintenant, il a migré vers une position plus intransigeante…

  20. JiJiBé

    De la trêve hivernale à l’auto-expulsion par l’État de ses locataires immodestes.

    On apprend en effet que la dates d’expulsion des bénéficiaires des HLI (Habitations à Loyers Immodérés, Elysée, Matignon, Bercy, Beauvau et même la plus royale des expulsions Roquelaure-environnement) a été repoussée cette année au 9 mai 2017.

    On enregistre de longues files d’attente de postulants futurs locataires.
    Malheureusement on déplore de nombreuses bagarres entre ces miséreux à la recherche d’un logement décent.

  21. Tribuliste

    Hors sujet mais fait intéressant, quand l’état veut responsabiliser pour gratter du pognon il sait le faire :
    « Cher client,

    À compter du 31 mars 2017, Amazon sera tenu par la loi de fournir aux vendeurs un relevé annuel détaillant leur activité de vente sur Amazon liée à la France pour l’année précédente. Pour l’année 2016, le relevé couvre toutes les transactions réalisées entre le 1er juillet 2016 et le 31 décembre 2016.

    Si vous êtes déjà en règle avec vos obligations fiscales et sociales en France, vous n’avez plus rien à faire. Si vous n’en êtes pas sûr, nous vous recommandons de contacter votre conseiller fiscal pour analyser vos obligations et prendre les mesures appropriées, le cas échéant. Les vendeurs sur Amazon doivent se conformer à toutes les lois et réglementations applicables à tout moment. »

    La vente de biens d’occasion sur internet reste une niche, mais l’état vient d’en retirer le toit.

    1. Aristarkke

      C’est pas déjà complétement nouveau. Blabla car te fournit déjà le relevé de toutes les comm’ reçues depuis que tu y es inscrit…
      S’il te le fournit, il peut le faire pour le fisc…

      1. Tribuliste

        C’est ma première fois 😉
        Blabla car aussi? Hum oui de mémoire au dernier covoiturage il fallait régler sur le site et non plus directement au prestataire du service. Nous sommes trapped !

      2. Loki dort

        J’ai déjà reçu le mien de la part de Priceminister. Je commençais à envisager à en faire une activité secondaire tellement ça marche bien (j’ai une note de 5/5 sur toutes mes ventes), mais je ne suis plus sûr que ce soit une bonne idée. Ou alors en devenant e-citoyen d’Estonie?

        1. Tribuliste

          Oh que oui ça marche! C’est d’ailleurs pour ça que l’état veut faire cesser le manège. Le blog qui héberge nos commentaires ne nous contredira pas, son patron qui récupère des milliers d’euros de pub lui non-plus ^^

      3. Higgins

        Oui et le sénat vient de pondre un rapport qui prévoit de taxer les revenus de l’économie collaborative à partir de 3000 euros. A part taxer, je ne sais pas ce que les dirigeants de ce pays sont capables de faire.

  22. Pheldge

    Bon, je colle àa ici, en rapport avec un billet récent :
    Chuck Berry – Hail Hail Rock N Roll
    lefigaro.fr/conjoncture/2017/04/01/20002-20170401ARTFIG00109-un-milliard-d-euros-promis-pour-la-guyane.php

    1. Loki dort

      Ababiensur: avec du fric tout ira mieux. Comme dans les cités émotives.

      Et franchement, la tête du ministre de l’intérieur… comme Hollande, Sapin ou Hamon, de vraies gueules de rond-de-cuir tirés des films d’Audiard, comment ces types peuvent-ils sembler crédibles à ces postes?? Ah, je sais: ils sont juste pas crédibles pour personne, c’est ça ?

      1. Tribuliste

        Plus qu’à souhaiter qu’ils ramènent un virus et le délivrent à leurs co-ahuris dès leur retour à paris.
        J’ai vraiment des envies de meurtre là , de crème glacée aussi tiens.

    2. sam player

      A ce prix là le lancement des fusées depuis une plateforme en mer en zone internationale ça devient intéressant… surtout que pour toute la gestion du vol ça peut se passer à 10,000 km de là…. ah zut je suis pas superviseur de lancement de fusée sorry

      1. MCA

        C’est ça, vas-y RPS, donne leurs de bonne idées…. :o))))

        J’y suis dans un mois et grâce à toi, je pourrais commenter l’ambiance en live.

        Déjà qu’une fois, sur le chemin de retour pour l’aéroport je me suis fait coincer par une grève sauvage des taxis du coin et leurs barrages.

        Une chance, c’était le début du week-end et en pareil cas ils arrêtent assez rapidement, car la java du samedi soir est planifiée et les ultramarins n’ont pas leur pareil pour gérer les priorités.

        Après trois ans d’absence, je vais pouvoir juger l’évolution dont je devine déjà le sens de la pente.

  23. calal

    un pote a macron a dit devant les notaires de france que ce dernier pense creer « une super taxe fonciere a l’americaine » pour compenser la suppression isf+taxe habitation. je crois taxe fonciere americaine c’est prise en compte de la valeur du bien, de sa valeur locative et un pourcentage et on en sort un montant de taxe( genre enorme il me semble) . qu’en pensez vous?

  24. albundy17

    La trêve hivernale n’est pas pour tout de suite !

    20minutes.fr/societe/2042007-20170402-saone-loire-six-morts-blesse-grave-collision

    Rassurez vous sam n’est pas dedans, il s’agit de jeunes qui ont donc, d’après l’article, glissé sur le verglas….

    1. sam player

      Y a les photos sur le journal local le JSL…
      P’tain l’état des bagnoles…
      lejsl.com/actualite/2017/04/02/un-dramatique-accident-a-montcenis

      1. sam player

        Même si ce sont les pompiers qui ont fait sauter le toit de la twingo bleue…. ouais faut de l’imagination pour reconnaître la golf et la twingo…

      1. sam player

        Al confond les bus tosses et les voitures… 😀
        Sinon, on se demande ce que vient faire cette information de l’accident de janvier dans l’article de 20 minutes de ce jour, vu que ça n’a aucun rapport, ce n’est pas la même route…
        Celle de ce jour est une route sans accotement, tu mords sur la bande de droite, tu pars dans le décor, y a pas 5cm avec la fin du bitume.

        Mode street view :

        google.com/maps/@46.7826268,4.4127793,3a,75y,120.04h,89.03t,1.18r/data=!3m6!1e1!3m4!1sCe_Vov37sK1i_Fml9uQu0g!2e0!7i13312!8i6656!6m1!1e1?hl=fr

        1. Lark on the Wing

          Comme dans la Twingo c’étaient des « jeunes », la famille de l’un est allée casser le service des urgences de l’hôpital : il a fallu le PSIG et des maîtres-chiens pour les calmer….

          Une émotion bien compréhensible….

  25. calal

    je pense aux parents qui se sont sacrifies pendant 18 ans pour elever leur gosse. enfin a 18 ans il allait peut etre leur rapporter un peu de pognon en travaillant. non,il se tue… je comprends que les parents preferent aller chercher un migrant deja fini plutot que de tout recommencer. (/sarc off)

        1. Aristarkke

          Je pense à l’État qui a accepté de distraire des sommes de SON magot pour les laisser temporairement à l’ usage de parents aux fins de survivre et d’ enfanter…

  26. Vodkaman

    pour en revenir un peu au billet :

    http://immobilier.lefigaro.fr/article/de-nouveaux-diagnostics-gaz-et-electricite-pour-la-securite-des-locataires_18f1f406-13c7-11e7-9233-df07e92f72fa/

    c’est sur qu’en multipliant les mesures visant à décourager les salauds de riches propriétaires à mettre des biens en location, il n’y aura bientôt que les bailleurs soces sur le marché.

    au passage, me suis bien marré sur le combo « …50.000 incendies par an sont de source électrique causant 3000 victimes dont 40 décès par hydrocution ».

    mourir d’hydrocution dans un incendie, c’est pas à la porté de tout le monde, ça frôle même le darwin award…l

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