[Redite] Macron : l’excitation du renoncement

Article initialement paru le 12.12.2016

Il y a un an, Emmanuel Macron lançait officiellement sa campagne sous un tonnerre d’applaudissements ainsi qu’une absence vaporeuse et calculée de tout programme politique palpable. Depuis, les applaudissements se sont tus (quelques huées se sont même fait entendre à l’occasion d’obsèques commodément récupérées), et le programme ne s’est toujours pas matérialisé…

La primaire socialiste est peut-être lancée, mais rien ne l’indique vraiment. Quelques candidats improbables se sont, vaguement, exprimés dans une presse pas vraiment galvanisée. Valls a pourtant démissionné avec force mise en scène et reportages en direct de Matignon et de l’Élysée, mais rien n’y fait : objectivement, tout le monde s’en fiche. Parallèlement, Emmanuel Macron semble enflammer les foules.

C’est ainsi que le 10 décembre 2016, un véritable phénomène s’est produit au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris puisque des milliers de personnes ont été prises d’une transe quasi-biblique en écoutant el lider carismático Macròn exposer les grandes lignes de son « programme » politique.

Tout y était : ambiance surexcitée, drapeaux, discours fleuve, promesses à gogo (et à gogos), grandes déclarations lyriques et même l’indispensable voix cassée des fins de soirées en boîte de nuit à hurler des formules toutes faites pour essayer de choper. Pas de doute : on est bien loin du freluquet de la politique qui a passé deux ans de stage de « Field Office Manager » à Gouvernement SARL où il aura essentiellement apporté le café et des polycopiés baveux aux vieux éléphants socialistes et il aura régulièrement ruiné la communication des caciques par quelques sorties faussement choquantes sur l’entreprise, les profits et sa façon de faire les choses.

C’est, véritablement, un homme, que dis-je, une bête de scène qui vient de naître avec du poil aux pattes, de la testostérone à revendre et un vrai potentiel à signer pour une pub L’Oréal. Ça va dépoter sévère, ça va claquer de la mamie, ça va envoyer du steak, ça va brutaliser du chaton mignon, c’est Manu qui vous le dit !

Et avant d’éplucher un peu le programme qu’il n’en finit pas d’esquisser, reconnaissons tout de suite que l’homme a su y faire puisque, défiant l’establishment, il est tout de même parvenu à rassembler des milliers de personnes à cette occasion, que la rumeur insiste qu’il aurait bel et bien levé près de 3 millions d’euros auprès de donateurs (dont on ne sait rien) pour financer sa campagne, qu’il en rencontre encore régulièrement et qu’il compte emprunter encore plusieurs millions afin d’assurer une campagne tonitruante.

Autrement dit, on sait maintenant qu’on n’a plus à faire à un individu lambda, qui se serait mis au trot en marche seul, mais bien à quelqu’un qui a, très probablement, préparé ses arrières et ce, depuis un moment. Tant mieux : il gagne ici en crédibilité et permet d’inquiéter durablement les autres candidats qui se bousculent au premier rang. Peut-être cela incitera ces derniers à clarifier leurs propositions et à se démarquer autant que possible les uns des autres, nous sortant ainsi de la purée de poix illisible dans laquelle les néo-corporatistes de droite et les paléo-socialistes de gauche ou l’inverse tentent de nous noyer depuis quarante ans.

Cependant, toute cette forme survitaminée aux couleurs chatoyantes et au micro qui pulse du décibel fébrile ne doit pas nous faire passer au-dessus du fond, car petit-à-petit se lève le voile sur ce qui se cache derrière « Je vous fais marcher » « En marche », le mouvement de Macron. Et là, c’est tout de suite moins excitant.

Oh, bien sûr, comme un précédent article de Contrepoints le faisait remarquer, il y a bien quelques points surnageant qui pourraient faire penser à une réforme dans le bon sens de l’État et de ses administrations : une fiscalité du travail plus engageante, un droit du travail simplifié, décentralisation, tout cela semble intéressant. Sauf que c’est très flou : peu ou pas de précisions sur la forme que prendraient concrètement ces réformes, leur ampleur, leurs coûts et la façon dont il envisage de financer tout ça (et non, là, le crowdfunding ou l’appel au don ne suffira pas).

En outre, il y a tout de même beaucoup trop de gros morceaux d’étatisme bien gras dans son « programme », terme décidément fort galvaudé et définitivement mal adapté à ce qui ressemble plutôt à un patchwork pastel de promesses vagues et de slogans un peu creux. Entre le camouflage des cotisations salariales dans une CSG bien dodue, une augmentation de la fiscalité du revenu du capital de 1,7% (alors même que la fiscalité du capital est déjà un handicap catastrophique en France), des bricolages plus ou moins heureux en défaveur des retraités par exemple, il y a largement de quoi prendre autant de recul que nécessaire de la Fabuleuse Aventure du Guilleret Monsieur Macron.

Mais surtout, et alors même que le premier tour des élections est encore à plusieurs mois, notre brave Emmanuel semble sur certain sujet clairement En Marche… Arrière : il semblait pourtant entendu que notre homme voulait revenir sur les 35 heures, qui sont devenues au fil des ans l’un des dogmes les plus intouchables et imputrescibles du système social à la française et surtout, le marqueur typique du socialisme français. Manque de bol, le discours de samedi dernier n’a guère laissé de doute : le candidat ne touchera finalement pas à la durée légale. Remballez. Et lorsqu’on lit l’avalanche de propositions sociales (socialistes) de Macron, on comprend que l’ex-ministre tente à présent de ramasser les miettes de la gauche du milieu, du centre et de l’à-peu-près auquel son programme chuchote assez bien.

Bref, avec plus de beurre en broche que de libéralisme, beaucoup d’éléments de langage mais rien derrière, des réformes comparables à des séries françaises (floues, mal cadrées et financées par tout le monde et personne à la fois) et, déjà, des renoncements sur des éléments majeurs, toute cette excitation nous a un petit parfum déjà senti, déjà vu, déjà entendu.

Oui, ce petit parfum d’attrape-gogos, qu’on peut déceler avec la couverture médiatique extrêmement complaisante à son égard (le nombre d’articles qui lui sont consacrés est bien plus grand que pour n’importe quel candidat de la primaire socialoïde, par exemple), qui occulte à présent avec application le bilan franchement médiocre de deux années au ministère de l’Économie, et qui refait furieusement penser aux meilleurs moments d’un certain Alain Juppé il y a quelques mois.

La presse semble désirer ardemment Macron, peut-être parce qu’il est neuf, parce qu’il n’a pas de casseroles, et parce qu’il permet peut-être enfin à la gauche de trouver un point de ralliement pas trop violent, presque décent, modestement centré et capable de fédérer à l’instar de ce que fut un Bayrou en 2007 qui n’est plus maintenant que l’ombre rabougrie de lui-même.

Macron, c’est un peu le centre gentil, réformateur mais pas trop, opposition rêvée à Fillon, qui ne viole pas trop l’égo des sociaux-démocrates, coincés sans lui devant un choix pathétique avec Montebourg, Hamon ou Mélenchon. Mais Macron, ça ressemble un peu trop à Juppé, la jeunesse en plus, avec ce côté phénomène très médiatique, trop peut-être pour être totalement authentique.

Et pour les Français, malheureusement et au vu du programme et de ses déclarations, tout tend à faire penser que Macron n’offre aujourd’hui qu’une révolution de coton, ce coton que les kidnappeurs enduisaient jadis de chloroforme…

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Commentaires102

  1. Le Gnôme

    Je n’ai jamais vu un président s’agiter autant pour ne brasser que du vent.

    Ma belle-mère ne va pas bien, ce qui est normal à 97 ans, et j’ai bien peur que la fin soit proche et j’espère que not’ président fera un petit discours. Il a loupé sa vocation, il aurait du être dans les pompes funèbres.

    1. albundy17

      « un président s’agiter autant pour ne brasser que du vent. »

      Ben t’as la mémoire courte, un indice ça commence par S.

      Et pour les pompes funèbres, le spécialiste c’est gros mou, il fait sans doute des promos.

      1. kekoresin

        S’incliner devant une plaque d’égout peut faire pleurer de rire la famille. D’Ormesson était terrorisé (ce sont ses mots)à l’idée de mourir sous le quinquennat de ScootX avec des obsèques nationales…

        1. albundy17

          « D’Ormesson était terrorisé (ce sont ses mots) »

          Il a démentit avoir eu ces bons mots (ce sont ses mots)

          Regrettable qu’il ait été effacé par johnny, les voies des urnes sont elles aussi ploutocratiques, mais faut aimer les chiens, le foot et les bidochons pour ratisser large.

          L’autre était un salaud hétéro, blanc aux yeux bleu, et de droite

              1. kekoresin

                Ouais à la tienne mon ami, je suis au Tamdhu. Une vieille bouteille de 25 ans d’âge achetée il y a longtemps 22€ quand les blaireaux se régalaient au Chivas hors de prix. J’affectionne aussi le Bowmore, meilleur qualité-prix du moment. Slàinte!

            1. Aristarkke

              Il avait pourtant écrit un article en 2012 (pendant la campagne électorale) où il a montré qu’il situait parfaitement Peak à son véritable niveau, c.a.d ras-les-pâquerettes posant comme hypothèse vérifiée maintenant que Peak ne ferait pas grand chose d’ utile malgré tout son pouvoir. Maintenant Jean d’ O était coutumier de boutades, d’ où sa crainte de l’ hommage rendu par un aussi triste sire…

              1. albundy17

                « était coutumier de boutades, »

                Ha ben oui, c’est pour ça qu’il a démenti en disant:

                « n’avoir eu ces bons mots »

                C’est comme ces pseudos missives de Bouvard, bien tournées, jamais confirmées.

  2. kekoresin

    En même temps c’est le mieux que puissent espérer le troupeau français pour le guider gentiment en bas de la pente. Si le saltim-banque avait donné des détails, il serait retourné auprès de sa vieille blonde sous son arbre où il vivait heureux. Rien que l’annonce d’une baisse astronomique de 5€ sur les aides au logement lui aurait fait perdre le trône et sa lunette, c’est chiant de se faire chasser pour le prix d’une pinte de blonde!

    Alors oui, Macron est un jongleur à une balle comme les autres baltringues précédents, mais le peuple tricolore n’a pas la capacité d’en suivre plus d’une. 40 ans de soviétisme ça ne s’efface pas facilement !

  3. Bonsaï

    Je viens de relire les commentaires du texte original du 12 décembre 2016, quand on ne savait pas encore que Macron serait élu faute d’adversaires …
    J’y ai récolté une petite sentence de la plume de notre sage ancêtre :
    « Aristarkke 12 décembre 2016, 13 h 23 min
    Les XK 120 ou 140, dans le genre délicieusement démodées »

      1. Bonsaï

        Comment arrives-tu à être aussi continuellement étroit d’esprit ? Comparer les points de vue permet d’enrichir son propre bagage.
        Par ailleurs, je ne vois pas en quoi le fait de relire la publication originale du billet serait à côté de la plaque et je crois même que tu ferais bien de t’en inspirer pour ta gouverne.

        1. albundy17

          Bonsaï, tu ferais bien de relire le contexte, m’es t’ avis que t’es tellement fière de ton com de l’époque que t’as ressorti un hors contexte de Ari pour te faire mousser.

          Comparer les points de vues, ben oui, je le fais chaque jours, faut bien que je gagne ma croûte, mais ça tu ne risques pas de comprendre, il aurait fallu que tu travailles un peu à autre chose que chopper du mari argenté

          1. Bonsaï

            Encore à côté de la plaque, mon brave : si maris il eût, hélas riches jamais ne furent…
            Quant à te faire une vague idée de mon travail, tu peux déjà aller visiter mon blog.

          2. Aristarkke

            Exactement, Al ! Je discutais boulons et tôles avec RPS si bien que cela n’avait rien à voir avec le sujet du jour. J’étais loin de me douter qu’Arbolito se croirait dépeinte dans mon commentaire sur ces vieilles cougars Jaguar…

  4. theo31

    Huit millions de chômeurs en France et l’autre guignol va tâter le cul des pandas.

    Pendant ce temps, Trump permet à plus de deux cent mille personnes par mois de retrouver du travail. Bon, il a du boulot puisque les exclus du marché du travail sont plus de cent millions.

        1. bibi

          Les 95 millions qui ne sont pas dans le « labour force » ce ne sont pas dans la très grande majorité des individus qui sont exclus du marché du travail.

          Pour 2014 on a en milliers
          malade et infirme : 16 309
          retraité 38 530
          personne au foyer : 13 511
          étudiant : 16 018
          autres : 3 051

          bls.gov/opub/btn/volume-4/people-who-are-not-in-the-labor-force-why-arent-they-working.htm

        1. bibi

          Avoir 50% de la population totale comme population active c’est le standard occidental.
          Allemagne 82Mhab population active de 43M.
          RU 66Mhab population active de 33M.
          Évidemment en France on fait pire : France 67Mhab population active de 30M.

          1. Val

            @bibi et encore je te trouve bien optimiste, dans les 30 M il y a nos amis fonks et je ne suis par certaine que l’on puisse tous les qualifier de « population active » . Population poussive ? Population passive ?

    1. cyprus ill

      Il ne fait pas bon d’être Trump-compatible : quel courage de dire que peut être il finira par la mettre bien profond à ses détracteurs. Mais bon, son programme étant tout sauf libéral, ce n’est pas ma tasse de thé. Je le résumerai ainsi : « plus de dettes, moins d’impôts, et après moi le déluge ! » Là dedans y a que le « moins d’impôts » qui est bon à prendre.

        1. cyprus ill

          Oui il viennent de passer une réforme fiscale qui fait couler bcp d’encre outre-Atlantique : là ça va vraiment baisser. Pour tout le monde. Mais la bien pensance est bien sûr choquée à l’idée que les vilains riches en profitent…
          Bon, c’est sûr ça n’arrangera pas leurs déficits. Mais Trump a déjà dit qu’il n’en avait plus rien à carrer. « I’m now president… I don’t care anymore ».

          « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème »
          Déclaration de l’ancien Secrétaire au Trésor américain, John Connally, prononcée en 1971.

          1. kekoresin

            Je doute sérieusement d’une quelconque baisse d’impôt! Du bricolage, du transfert, du bonneteau, de la réglementation générant de la taxe et de l’activité de contrainte. Comme on dit en campagne, c’est à la fin du marché qu’on compte les bouses…

            1. Aristarkke

              Tu as deux niveaux d’impôts au States : fédéraux et dans chacun des états. N’oublie cependant pas que si l’activité économique se déploie en contrepartie des baisses de ponction, il a toujours été montré par expérience, que finalement l’état encaisse davantage qu’avant.
              Les Anglais ont abaissé leurs taux d’IS et au total, actuellement, ils encaissent davantage qu’avec les taux antérieurs plus élevés…

              1. kekoresin

                Ne pas confondre recette fistcale et imposition. Trop d’impôt tue l’impôt par la fraude mais surtout par la paupérisation. Donc on peut avoir une hausse des impôts et taxes avec une baisse de recettes fistcales, ça et la réduction de l’assiette!

  5. Citoyen

    « Et lorsqu’on lit l’avalanche de propositions sociales (socialistes) de Macron, on comprend que l’ex-ministre tente à présent de ramasser les miettes de la gauche du milieu, du centre et de l’à-peu-près auquel son programme chuchote assez bien. »
    C’était bien vu H16 …
    Pour bien clarifier les choses dans ce sens, l’IREF s’est livré à un petit décryptage, du profil de l’entourage du micron … Ceux dont on dit qu’ils sont à la manœuvre dans tous les rouages … et qui nécessite leur aval en toutes choses …
    C’est ici :
    https://fr.irefeurope.org/Publications/Les-chiffres-cles/La-garde-rapprochee-d-Emmanuel-Macron-10-socialistes-sur-12
    Et c’est édifiant, pour décoder le micron …

    1. theo31

      On l’a dit et redit ici : Macron c’est la continuité de Hollande (en pire évidemment) avec juste un ravalement de façade pour faire croire que ce serait différent. Tous les trous du cul se ressemblent.

      1. Val

        @théo il faut quand même saluer les améliorations même mineures : volonté d’améliorer l’ed nat (sans doute un coup d’épée dans l’eau mais bon ) et le sieur Macron est moins pathétique en politique étrangère.

  6. Mildred

    Quitte à risquer de me mettre à dos ceuzécelles – mais surtout celle – qui en ont fait le phare indépassable de leur vie ici-bas, je me demande sérieusement si tout ce que fait Macron, ne se partage pas en macronnades et macronneries ?

    1. Bonsaï

      Bravo, toujours aussi fine mouche ! En tant que Président littéraire, il se doit de toujours penser à ses futures biographies, hagiographies et autres ouvrages historiques. Par conséquent, il parsème chaque évènement de ses petites œuvres, toujours rédigées avec élégance et brio…

    1. eric lemaitre

      Pas d’accord, techniquement Macron n’est pas pire que les autres, par contre sa comm est desastreuse, son mepris pour la France et les Francais est evidente, comme le dit Pierre-Yves Rougeyron c’est le genre de type qui emmene un pays tout droit a la guerre civile.

    1. Aristarkke

      Apparemment, il y avait du vid’juridik dans la bonne république de Grance :

      « À compter du premier janvier prochain, le métier véhicules de transport avec chauffeur (VTC) va être mieux réglementé, analysé, et suivi. »

      Je te vous dis pas l’avalanche de Cerfa qui va dévaler les chaussées…

      Il y en a même un (dans les commentaires) qui proteste sur le covoiturage parce que cela fait perdre de la TVA et des taxes à l’Etat…

      Il y a des ilotes ravis de leur sort, apparemment…

      1. cyprus ill

        Pas d’accord : le bitcoin est probablement dans moins de 5 ans la valeur refuge par excellence. Il y aura bien sûr bien d’autres crypto, très utilisées, mais la star sera et restera le bitcoin.
        Il y a 3 mois je n’y croyais pas, mais je commence sérieusement à penser que ne pas en avoir est une immense bêtise : ce truc sera probablement entre 50000 et 100000€ d’ici un ou 2 ans. De toute façon, à un moment donné, le prix n’aura plus aucune importance : plus personne ne les échangera contre des monnaies fiat. Ce sera l’ultime refuge. Je dirais même que la difficulté de miner, etc. sont plutôt bonnes pour la suite : le bitcoin sera une crypto à part…

        Mais cher H16, expliquez nous que nous vaut ce doute soudain ???

        1. Ce doute n’a rien de soudain (il s’est bâti sur les 3 dernières années). En substance, Bitcoin est incapable, tel qu’il est construit actuellement, de supporter une charge de transactions importante. Et les « solutions » proposées sont au mieux tardives et insuffisantes, au pire complètement grotesques. Je peux rentrer dans le détail, mais peu importe au final : l’équipe de devs en place n’est plus à niveau (et ceux qui étaient compétents sont partis … rejoindre les équipes de développement de Bitcoin Cash). A périmètre technique constant, je donne 12 mois au Bitcoin tel qu’on le connaît, guère plus.

          1. cyprus ill

            Dans 12 mois le bitcoin disparu ? Alors là je veux voir ça. Et les produits dérivés dessus, bonjour la déconfiture : ça pourrait être cocasse…

            1. Je n’ai pas dit « disparu », j’ai dit qu’il était techniquement fini. Si, dans 12 mois, des améliorations drastiques ne sont pas mises en production, alors il ne sera plus que l’ombre de lui-même et sera remplacé (par Bitcoin Cash selon toute vraisemblance au moment où j’écris).

      2. albundy17

        d’après la loi de Metcalfe et les 13 millions « d’utilisateurs », le cours serait à l’équilibre, là maintenant, à environ 16.000, pour si peu de détenteurs, ça laisse de la marge de progression.

        Bon maintenant je n’y connais rien, j’étalais des mots que j’ai appris il y a moins de 24 heures :mrgreen:

  7. Aristarkke

    « Tout y était : ambiance surexcitée, drapeaux, discours fleuve, promesses à gogo (et à gogos), »
    Sur ce plan là, nous avions été prévenus de la tendance future…

  8. albundy17

    HS total si le patron le permet, un gars au nom franchouillard de luc Bergeron que je suis depuis plusieurs années, fait des « Best of Web », mais pas de gens qui se cassent la gueule, il sélectionne des morceaux choisis de haute qualité vidéo, enregistrées par les gens les plus fous de la terre en terme d’exploits avec une ambiance sonore bien choisie.

    Son dixième épisode vient de sortir, j’espère qu’il va dépasser les 13 millions de vue de son BoW 4, que j’adore, promis, il ne m’a pas payé :mrgreen:

    le 10 :

    1. Aristarkke

      Privatiser sans changer sérieusement le personnel gaucho et syndicalisé à donf ne mènera à rien…

      Regardez le comportement de toutes les anciennes « administrations » qui sont devenues des sociétés officiellement privées parce que le statut de SA a été adoptées mais dans lesquelles l’Etat est encore majoritaire ou prépondérant…

    2. theo31

      Il n’y touchera jamais tant que les putes de la Pravda serviront correctement la soupe.

      « Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution. »
      S. Allende

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