Petits soucis de solde ? Bercy beaucoup.

Décidément, lorsque l’État se mêle d’informatique, il ne cesse de nous surprendre et les joies qu’il provoque, bien que se succédant à un rythme soutenu, se renouvellent au point de nous offrir un véritable festival d’aventures rigolotes, rocambolesques et si bon marché qu’il serait dommage de s’en priver.

Ainsi, j’ai déjà relaté dans ces colonnes les extraordinaires aventures du logiciel Louvois.

Louvois, comme son nom le laisse habilement soupçonner, c’est cet extraordinaire morceau de bravoure binaire qui navigue en zigzag d’une catastrophe à l’autre, d’un échec retentissant à l’autre, et d’une facture multimillionnaire à l’autre pour garantir que nos soldats seront payés n’importe comment, n’importe quand, avec perte et fracas.

Entre les rapports dramatiques de la Cour des Comptes à ce sujet et les petits articles de presse qui ont discrètement relaté les déboires du logiciel, de son installation, des résultats effarants obtenus, on avait eu, ces dernières années, l’occasion de se faire une bonne idée de l’ampleur des dégâts : on aboutit à une facture estimée à 470 millions d’euros pour un logiciel qui terminera globalement à la poubelle, et des erreurs de calcul qui – selon la Cour des Comptes et pour la seule année 2012 – se montent à 465 millions d’euros ; un montant d’erreur quasiment identique au montant du coût final, c’est probablement un signe chafouin du destin pour nous indiquer le logiciel était une erreur au départ.

Il est une erreur aussi à l’arrivée puisqu’on apprend maintenant – pas vraiment surpris – que, suite à l’empilement assez conséquent de ces erreurs de calcul indépatouillables, l’armée se voit contrainte d’abandonner le recouvrement de 95 millions d’euros.

Cette somme paraît énorme. Elle ne représente cependant que 16% d’un total plus conséquent de 573 millions d’euros (oui, plus d’un demi-milliard d’euros) de trop-versés pendant les années où Louvois aura sévi.

Oui, vous avez bien compris : d’une part, le logiciel fut si mal boutiqué qu’il a distribué pour plus d’un demi-milliard d’euros de soldes en trop à nos soldats (pendant que d’autres ont eu la désagréable surprise de se voir sous ou pas payés), d’autre part le recouvrement de 405 millions d’euro fut suffisamment héroïque pour mobiliser l’intendance militaire pendant des années et ne parvenir à retrouver que 70% de la somme en question, et enfin, la complexité de l’usine à gaz est telle que, tout compte fait, il faut renoncer à 95 millions d’euros évaporés dans la nature et les tubulures chromées de l’administration militaire et bancaire française. Au passage, le fait que les 70% recouvrés et les 16% abandonnées ne fassent pas un total de 100% n’inquiétera personne ; on est semble-t-il dans la marge d’erreur acceptable pour Louvois, n’est-ce-pas.

À ce point du constat, on peut raisonnablement parler de désastre apocalyptique pour les finances de l’armée qui sont déjà fort tendues : comme tout ministère régalien dont l’État a, normalement, la charge, c’est, avec la justice et la police, le ministère qui doit composer avec le plus de coupes claires et d’aberrations budgétaires. Louvois ajoute donc sa note, sucrée-salée, à l’ensemble des gabegies qu’il doit subir.

Cependant, se contenter de ce simple constat, déjà affolant en lui-même, ne suffirait pas puisqu’on oublierait alors que ces trop-versés ont entraînés des cascades de conséquences désagréables et particulièrement délétères pour les soldats dans un premier temps et le pays lui-même dans un second.

En effet, les militaires ayant « bénéficié » d’un trop-perçu ont, mécaniquement, « bénéficié » d’une ponction fiscale trop importante, qu’il leur sera quasiment impossible de récupérer tant la complexité des tubulures chromées de Bercy se compare favorablement à celles, rikiki à côté, de Louvois. Autrement dit, combien de situations dramatiques ces trop perçus ont-ils provoqués ? Combien de militaires se sont vus refuser des aides auxquelles ils avaient légitimement droit à cause d’un changement brutal de leur situation fiscale ?

Symétriquement, combien de familles se sont retrouvées dans des situations inextricables par la faute de Louvois qui aura oublié l’une ou l’autre solde, ou ne l’aura pas payée en totalité au point – par exemple – d’obliger à renoncer à un crédit voir de se retrouver interdit bancaire ? Ces cas ne sont en rien hypothétiques. En 2012 et 2013, ils avaient même régulièrement (et fort discrètement) alimenté la chronique

De façon fort éclairante, on trouve quelques analyses intéressantes du désastre Louvois et les raisons qui ont abouti à cet échec retentissant et coûteux : mélange d’objectifs divers et variés (réduction des effectifs du service de la paye, remise à plat des primes), contexte fort défavorable lié à des services en silo qui ne communiquent pas, dilution des responsabilité, volonté affichée de tenir des délais irréalistes posés par des élites déconnectées des réalités du terrain, et surtout, « foi incroyable dans les capacités imaginaires d’un logiciel à gérer les problèmes », tout s’empilait pour aboutir à une catastrophe industrielle notoire.

De loin, le plus intéressant reste que cette analyse peut fort bien s’appliquer à une autre douceur informatique, au contexte similaire, avec les mêmes élites claironnant leur foi solide d’une réussite éclatante : le prélèvement de l’impôt à la source correspond aux mêmes caractéristiques… Et offre donc les mêmes perspectives de résultats croustillants.

Et malgré une propagande acharnée de Bercy pour faire croire à la maîtrise de cette gigantesque usine à gaz, tout indique une transition rocailleuse de l’actuel système, déjà pas toujours au top en matière de calcul, au prochain, totalement nouveau et impossible – par nature – à tester en grandeur nature.

Beaucoup tentent de se rassurer actuellement : il semble évident que c’est possible puisque tant d’autres pays y sont parvenus ! (Oublions commodément que l’impôt, dans ces cas, est individualisé, ce qui rend l’opération nettement plus praticable, au contraire de la France où, familiarisation oblige, les revenus des deux conjoints sont confondus et imposent de tenir compte des enfants et des niches fiscales multiples et variées dans un barème et des ajustements fiscaux que ce billet – ou dix – ne suffirait pas à passer en revue).

D’autres rappellent rapidement que tout ceci s’imposant directement aux entreprises, elles sauront faire les efforts nécessaires pour que la transition se passe sans souci : les patrons et leurs directeurs des ressources humaines ou leurs comptables ne veulent pas voir débarquer trop de salariés mécontents lorsque le prélèvement à la source sera en place.

C’est exact à ceci près que le principal employeur de France, et de loin, reste l’État et ses administrations ou entreprises satellites, dont la réputation tant en matière d’informatique que de RH ou de gestion comptable n’est plus à faire. Peut-on réellement croire que la SNCF – exemple parmi tant d’autres – saura mettre à jour son informatique salariale alors qu’elle a un mal de chien à gérer son propre cœur de métier, faire rouler des trains ?

Quel espoir peut-on sérieusement mettre dans l’informatique de l’Éducation Nationale à transmettre des données correctement à l’administration fiscale, à effectuer sans erreur le prélèvement à la source de ses fonctionnaires, alors qu’elle a déjà du mal à en connaître le nombre précis ou les affectations et que les erreurs comptables y sont déjà monnaie courante ?

Qui peut imaginer que la transition se passera sans problème dans l’ensemble des caisses de sécurité sociale, alors que la gestion informatique du RSI a laissé de profondes cicatrices et des blessures encore ouvertes chez nombre d’indépendants ? Qui n’a jamais eu de problèmes – rapidement incompréhensibles – avec un dossier de remboursement perdu dans les affres des services de sécurité sociale ou l’une de ses innombrables caisses d’assurance ? Qui peut croire que cette éclatante démonstration d’une compétence pointue ne se transposera pas avec brio dans l’informatique de la paie ?

foutralys

Plus à propos, cela semble un pari particulièrement couillu qu’imaginer ces administrations publiques, parangons d’immobilisme et spécialistes des bricolages mal foutus effectués à la dernière minute et dans l’urgence d’une planification absente, se muer en fauves adaptables dont la culture de l’excuse et les habitudes du rejet de toute responsabilité se seraient évaporés.

Autrement dit, le désastre Louvois nous donne une excellente approximation de ce qu’il va advenir du prélèvement à la source.

Cependant, là où Louvois ne concernait « que » quelques centaines de milliers de militaires et personnels afférents, le prélèvement à la source aura l’onctuosité de toucher d’une façon ou d’une autre 17 millions de foyers fiscaux. Même un taux extrêmement faible d’erreur aboutira à des dizaines, si ce n’est des centaines de milliers de cas tordus, de cris, de grincements de dents que l’administration fiscale n’est absolument pas dimensionnée pour traiter.

Dès lors, il serait prudent, pour les finances du pays et la conservation d’un minimum de calme des contribuables, d’abandonner le projet. Le pouvoir en place n’a cependant que faire des récriminations et des porteurs de mauvaise nouvelle. Ce prélèvement à la source a été décidé, l’intendance suivra bien.

Oui, décidément, cela va forcément bien se passer.

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Commentaires150

  1. Le Gnôme

    Le ministre a dit que tout se passerait bien, donc il n’y a aucune raison de s’inquiéter.

    Quand le bouzin aura foiré, pourra t-on mettre ledit ministre au pilori, en place publique pour lui jeter divers immondices comme au bon vieux temps. Rappelons qu’il était interdit de jeter des projectiles pouvant blesser, mais le jet d’excrément était toléré.

    1. MCA

      Ce qui m’inquiète passablement dans ce PAS, c’est que si ça foire, la machine folle continuera de prélever malgré tout chaque mois avec les erreurs (en plus ou en moins) et les anomalies de perception deviendront rapidement irrécupérables vu l’effet de masse.

      Et la question sans réponse à ce jour est : pourquoi ils ont opté pour le PAS on ne peut plus risqué au lieu de rendre le prélèvement mensuel bien rôdé obligatoire.

      Fusion à terme de la CSG avec l’IRPP pour rendre la CSG progressive avec les revenus?

      Individualisation de l’IRPP pour éviter son atténuation chez les couples ayant des revenus trop différents?

      Effet de cliquet à la hausse qui sera difficilement perceptible?

      Ne pas être touché par un effondrement bancaire qui aboutirait à un bocage des comptes?

      Autres raisons dans les cartons et qui resurgiront plus tard?

      Pas évident de « penser printemps mes amis » alors que l’hiver nucléaire se rapproche…

      1. Pythagore

        Parce que ca fait 30 ans que c’est ds les cartons de Bercy qui rêve de tt contrôler, et que Macron fait ce que la technocratie voulait mettre en place depuis des lustres et qu’aucun autre président n’a fait. C’est la réponse simple que j’ai tiré de qq video/interview hautement complotistes sur youtube.

      2. Le Gnôme

        J’y vois un intérêt immédiat pour l’Etat, il empoche directement sans tenir compte des éventuelles déductions fiscales qu’il ne rembourse qu’après. C’est une forme d’avance que le tribuable lui consent, le pistolet sur la tempe.

        1. MCA

          Oui sans aucun doute,
          ça lui fait de l’avance de trésorerie et comme il vit à la petite semaine, on verra la régularisation pour plus tard; sauf que la régularisation risque d’être tellement fastidieuse qu’elle s’en révèlera impossible.

          Malheur aux vaincus!

        2. toto17

          – Leffet « one-shoot » : on passe de l’imposition des revenus 2017 à 2019.
          Ca fait directement + x%, comparable à l’inflation en plus dans le budget de l’état.
          Vu que Macron dépense plus que Hollande, les x% sont plus que bienvenu, même chose pour les taxes carburant…

          – Un augmentation du taux de recouvrement dit le Ministre, peut-être, faut voir, vu que le taux de recouvrement de l’IR est déjà très bon. Mais grapiller 0.2% sur des milliards c’est toujours ça de pris !

          – Après la fusion IR/CSG sans doute.

          1. Oui, sur le papier.
            En réalité, le taux de recouvrement va probablement cafouiller (comme l’informatique derrière), l’effet one-shot promet aussi des « pas assez perçus » one shot bien complexes et des remboursements encore plus complexes, et la fusion promet d’ajouter de la complexité au bazar ambiant.

            Je prédis quelques moments suaves.

      3. calal

        Le but est peut etre allez j’ose une hypothese delirante, de convertir les fonks aux bienfaits du prive?si les entreprises s’en sortent et que l’etat s’emmele les pinceaux entre ses differents services,seuls les fonks seront penalises?

  2. Gelato29

    Hollandouille avait le bon goût de ne rien foutre comme son pote Chirac. Foutriquet 1er de la classe et sa bande d’enarques eunuques sont persuadés qu’ils vont tordre la réalité. C’est le drame de la fronze. Ce pays est mort.

    1. Guillaume_rc

      Hollandouille ne foutait rien ?
      Si seulement ça avait été le cas !
      Mais le prélèvement à la source c’est lui et son pote Sapin qui l’ont lancé.

          1. Pheldge

            Flamby avait lancé le bouzin, mais « pour après » , 2018 à l’époque, il était quasiment assuré de ne pas y être. Alors,oui, pour emm3rder son successeur !

            1. Gelato29

              Foutriquet, contrairement à cette grosse feignasse d’Hollandouille, bosse et pense vite, mais mal ! C’est notre drame : aligner une quantité industrielle de mesures, lois, décrets, changements dans un temps record, mais sans queue ni tête (enfin j’me comprends)

  3. Guillaume_rc

    Si je comprends bien le désastre Louvois a été « lancé » quand un certain Alain J. (actuellement maire d’une grande ville de Gironde) était ministre de la Défense.
    Quelqu’un va-t-il lui demander des comptes .?
    Lol

    1. P&C

      Pas oublier les huiles de Sopra Steria (ce sont eux qui ont conçu ce bouzin, contrat public juteux à la clé ?)

      @Major
      Comment faisait les armées autrefois pour gérer leurs soldes ? (guerres mises à part, tout le monde sait que les armées avaient tendance à verser les soldes après les batailles, économies oblige).

      1. Husskarl

        Sauf qu’à l’époque, ce n’était pas une usine à gaz…

        Un système comprenant quelques flat taxes n’aurait aucun mal à fonctionner, mais avec les exceptions en pagailles, les exemptions, les niches, les magouilles en tout genre, le logiciel s’épaissit.
        En fait l’informatique, requérant une pure logique « sèche » n’est peut être juste pas compatible avec la fiscalité française actuelle.

        1. adawong1789

          Je crois qu’aucune machine, ni aucun être vivant n’est compatible avec ce foutoir. Meme les moutons longs à la comprenette finissent par trouver la chose pénible, avec quelques décennies de retard, et sans capacité d’analyse des causes réelles.

          1. Dr Slump

            Même les paisibles moutons finissent par mettre des coups de tête quand on vient trop les titiller, et un coup de boule de mouton, ça vous envoie dans les clôtures, la vision de 36 chandelles en prime. Pareil pour les veaux, qu’un certain De Gaulle comparait aux français. Ca devrait faire réfléchir nos lumières, au gouvernement…

      2. Pythagore

        Une connaissance qui a travaillée sur la mise en place d’un logiciel de paie pour les filliales allemandes et francaises d’une boite, m’avait expliqué que pour la filliale francaise, ils n’ont jamais réussi à faire marcher le truc correctement, trop d’exceptions, ca buggait à chaque test.
        Pour l’armée je ne sais pas mais regardez la complexité du système de prime des cheminots,imaginez que vous devaient transformer le guide suivant en logiciel, c’est juste trop compliqué, et avant de lancer la réforme l’état aurait du simplifier la fiscalité mais peut-être, c’est ce qui se passera comme seul mesure à même de parer au désastre.
        Directive SNCF: Rémunération du personnel du cadre permanent:
        sudrailpse.org/site/download/rh00131.pdf

        1. Popeye

          la directive SNCF est croquignolette.
          A moins d’une terrible dépression nerveuse, il est humainement impossible de transformer ses 120 pages en un logigramme intelligible.

            1. Popeye

              j’ai dit « humainement »
              S’ils sont hors normes, qu’ont ils d’humain?
              Et puis être informaticien à la SNCF, n’est ce pas en soi un symptôme de profonde pathologie psychique?

              1. Waren

                [authentique]
                Dans une ESN bien connue qui commence par S, les collaborateurs en burn-out étaient envoyés en presta à la SNCF
                [/authentique]

        2. Flaghenheimer

          Il y a plus de 100 primes différentes qui existent, rien que pour l’armée de Terre.
          La gestion efficace d’une telle complexité est impossible.

      3. Higgins

        Chaque armée avait son système de solde qui fonctionnait plutôt très bien. Lorsqu’il y avait des erreurs, elles étaient généralement rapidement corrigées surtout que les intéressés pouvaient s’adresser à une personne physqiue sur site. Le chef d’Etat-major de l’armée de l’air, lorsqu’il a vu l’état du désastre, a refusé d’adhérer à Louvois. L’aurait-il fait que tous les aéronefs de l’AA seraient restés au sol, les mécaniciens n’étant pas en reste pour manifester une colère surtout lorsqu’elle est fondée. Pour le moment, c’est le statu-quo complet.

  4. hub

    Il semble de toutes façons certain, désormais, que les décisions prises « en haut lieu » comme ricanait Coluche, sont totalement déconnectées de la réalité de terrain.
    Autre exemple en date : le ministre Blanquer a demandé à ce que soit présent, dans chaque établissement scolaire, un cahier recensant les cas de violences. Problème : il existe déjà. Il n’a jamais servi à rien….

  5. Jacques Huse de Royaumont

    Le PàS est une mesure de simplification comme on les aime : cela va multiplier les flux informatiques et leur traitements.
    Aujourd’hui, vous avez une déclaration par foyer fiscal, un taux de prélèvement et un prélèvement. Vu les règles de calcul en vigueur, c’est bien assez pour occuper Bercy.
    Avec le PàS, vous avez le choix entre 3 taux : un taux unique pour le foyer fiscal, un taux individualisé et un taux « neutre ». Ce taux neutre, accordé sur demande, permet de « dissimuler » vos revenus globaux à votre employeur, histoire d’éviter des situations comme dans « l’héritage » de Maupassant. Dans ce cas, un prélèvement complémentaire est appliqué sur votre compte bancaire.
    Mais ce n’est pas tout : tous les revenus ne rentre pas dans l’assiette de calcul du PàS, c’est le cas des revenus non récurrent, comme des plus-values de cession, par exemple.
    Dans le cas de salariés dont la majeure partie vient d’ailleurs, on peut aussi se retrouver avec des taux supérieurs à 100%…
    Avec une simplification aussi brillamment réussi, tout va bien se passer.

    1. MCA

      @Jacques Huse de Royaumont 7 novembre 2018, 9 h 37 min

      J’ai clairement posé la question au fisc pour savoir sur quelle base sera appliqué le pourcentage et voici la réponse qui m’a été faite :

      « Bonjour,

      Le taux de prélèvement à la source s’appliquera sur le montant net imposable des salaires et assimilés (pensions de retraite, traitements et salaires…).

      Cordialement, »

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Sont également dans l’assiette (selon mes infos), les revenus fonciers et les pensions alimentaires.
        Sont exclues en revanche les intérêts et dividendes.

        Si vous voulez vous amuser et donner à Bercy un max de travail, il faut demander un taux neutre.

        1. MCA

          @Jacques Huse de Royaumont 7 novembre 2018, 12 h 54 min

          « un taux neutre »??

          Hahaha!

          Déjà qu’avec un taux normal je ne suis pas sûr de ne pas me faire arnaquer, alors pousser le raffinement jusqu’à revendiquer un taux neutre relève d’un esprit joueur que je me garderai bien d’avoir!!!

          Quoique… :o)))

  6. Lorelei

    On va relativiser: en septembre, les comptables ont fait un galop d’essai des logiciels avec des chiffres donnés par Bercy. Ca a été une catastrophe.
    En Octobre, les chiffres des taux ont été rectifiés. C’était un peu mieux.
    Il reste Novembre et Décembre.
    On se consolera en se disant que « seulement » 47% des foyers fiscaux paient des impôts sur le revenu et que la France peut encore emprunter des milliards sur les marchés financiers en gageant notre épargne et en augmentant les taxes. Et on ne pourra plus faire la grève des impôts puisqu’on n’est plus décisionnaires sur notre porte-monnaie

    1. MCA

      La grève des impôts est très théorique car le monstre s’est toujours révélé extrêmement chatouilleux du côté du porte-monnaie.

      Par contre vous pouvez toujours essayer de tester la grève avec les impôts locaux si le cœur vous en dit.

  7. Infraniouzes

    Je crois me souvenir qu’il y a quelques années, Air France avait acheté, fort cher, un programme américain de réservation pour gérer son trafic passager. Des informaticiens maison avaient bidouillé le programme sans doute pour apporter une touche française au bouzin qui, évidemment, avait connu des plantages récurrents. Mais l’honneur était sauf: on avait montré qu’on était aussi fort que ces affreux yankees. En France on a, paraît-il, des champions de création des jeux vidéo. Et c’est bien. Mais pourquoi ne trouve-t-on pas des informaticiens dignes de ce nom capables de construire un programme qui marchera ?

    1. Parce que ça n’a rien à voir avec des compétences techniques qui sont amplement là, mais tout avec des compétences organisationnelles et plus encore politiques, qui sont, elles, absentes ou carrément contre-productives.

      Pour info, le système SABRE a été ensuite « adapté » pour la SNCF (ce qui explique le format des tickets, entre autre).

    2. Husskarl

      Parce que les informaticiens obéissent à leurs supérieurs, que ces supérieurs s’appuient sur du vent pour manager. Parce que l’on recrute lesdits managers au diplôme aussi ?
      Sans parler de la touche copains-coquins…

      1. Pythagore

        De mon expérience, parce que l’écriture de spécifications suit les tendances de la société, et que c’est devenu catastrophique. Les spécifications sont écrites comme les gens parlent.
        Dans les rapports, je ne compte plus les mentions du genre: c’est trop, c’est pas assez, c’est bon, c’est mauvais,….. que des qualificatifs non quantifiés, inprogrammables.
        Allez voir un concessionaire et dites lui: je veux une voiture puissante. Cool, c’est quoi puissant ? 200PS, 300, 400 ?
        Second problème comme évoqué sont les objectifs variés des différents services et leur mauvaise orga au départ qui finissent par rendre le truc impossible à programmer.

        1. Husskarl

          Les fameuses expressions doivent en effet être précisées mais pour ça il faut prendre du temps et comme tout le monde radine à tous les niveaux, ça ne fonctionne plus. On bâcle donc un programme qui est issu d’un CDC bâclé lui aussi et le résultat est…bâclé.
          C’est le cas dans le privé, je n’ose même pas imaginer le public ou le public/privé.

  8. douar

    On pourrait faire également un best of des plantages informatiques dans les entreprises, mais c’est leur pognon.
    Je pense en particulier à SAP qui mobilise toute l’entreprise pendant plusieurs mois, sinon années afin que le top management puisse avoir les chiffres en temps réel. En gros, la décision est prise, l’intendance suivra.
    Quand je dis que ma boîte « passe » à SAP à mes clients, ils me regardent tous bizarrement en disant « bonne chance ».

    1. P&C

      Dans ma boite, c’est LIMS qui merdoie à pleins tubes…
      Je n’ai jamais compris à quoi cela servait… suivre les échantillons ? Y a le papier pour ça, une technologie qui a fait ses preuves depuis 4000 ans.

    2. Pop

      SAP?
      Sans Alternative Possible.

      « Vous passez sous SAP? OK, on va vous passer MAINTENANT une commande de précaution de 6 mois de stock. Non, soyons réalistes. 1 an »
      « Vous passes sous SAP? OK. Vous avez pris quelle option, « je livre pas » ou « je facture pas »? Personnellement, je préfère « je facture pas » mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps, sinon vous allez faire faillite. Ce serait dommage, vous faites de bons produits »

      1. Jacques Huse de Royaumont

        C’est un framework qui permet, en théorie, de tout faire. C’est séduisant, pour les décideurs.
        Pour ceux qui doivent le mettre en oeuvre, c’est juste l’enfer.

        1. MarieA

          Merci. Mais, à force, les décideurs doivent bien finir par être informés des risques de SAP, non? Je ne comprends pas pourquoi ils continueraient à le choisir.

              1. Jacques Huse de Royaumont

                Et tant d’autres : accenture, deloitte, mercer, etc…
                Le conformisme des dirigeants est souvent étonnant, pour ne par dire inquiétant.

                1. plutarque

                  Ce n’est pas du conformisme, juste couvrir ses fesses : Un RSI pourrait se faire taper sur les doigts, voire se faire virer si il propose un choix « exotique » et que ça foire.
                  Le choix d’une solution « standard » ne peut jamais être considéré comme une faute.

                  1. Jacques Huse de Royaumont

                    « Le choix d’une solution « standard » ne peut jamais être considéré comme une faute. » C’est le principe même du conformisme

                    1. plutarque

                      Va pour conformisme… J’en donnais simplement une explication, une déclinaison au niveau opérationnel : la bonne vieille trouille et la volonté de se couvrir.

                  2. Val

                    @plutarque le truc avec l’informatique est que « ça foire » toujours (normal , le zéro défaut n’existe pas) . Alors mieux vaut pour un DSI que ça foire avec un standard .

                2. Pythagore

                  Je crois qu’on avait déjà eu le sujet dernièrement, les grdes écoles dont la plupart des dirigeants sortent sont un moule et non faite pour produire des « game changers ». Et donc quand le copain a mis en place SAP ds sa boite et que ca a super marché (pourrait-il en être autrement à moins de se décrédibiliser soit même ?), vite il faut faire pareil sinon on se retrouve vite hors-norme voir paria.

    3. Val

      @douar il ne vous aura pas échappé que SAP est l’anagramme de PAS, le premier est assez efficace pour tuer une boîte , le second aura t-il le même succès pour avoir la peau de notre beau pays ?

  9. Gerldam

    Pour vous mettre en bouche, sachez que, déjà, pour les impôts des retraités non résidents, une infime portion de la population donc, ces hercules ponctionnaires ont déjà réussi, pour les impôts des revenus de 2017, à foirer tellement les calculs que le site « Les français de l’étranger » appelle lesdits FHF retraités à cesser de râler auprès de l’administration fiscale, déjà débordée.
    Imaginez ce que cela va être dans trois mois!

  10. Dr Slump

    Ils ont réussi à créer un logiciel producteur d’erreurs, de bugs, et de plantages, ils devraient le vendre à des hackers blackhat, ça pourrait leur être utile pour les basses oeuvres, non?
    En tout cas, créer un logiciel qui fait gaspiller plus d’argent qu’il n’en fait économiser, le garder, et même mieux, appliquer la même procédure pour l’IR, je n’ai qu’un mot à dire: splendide! Je dirais même plus: Rhââââ, lovely!

  11. Martel

    Sur le coup, en tant qu’ingénieur de technologies de l’information et développeur, je commence à sérieusement me demander qui développe ces logiciels.

    Bizarrement, j’ai beau chercher par mot clé sur les moteurs de recherches, l’information n’a pas l’air de vraiment ressortir.

    N’est-ce pas tout de même un minimum de savoir qui l’Etat sollicite pour créer ces merveilles de code ?

    Les développeurs ont tendance à développer un égo proche des chirurgiens (des fois c’est un peu à quoi ressemble le travail mine de rien). Nul doute qu’il y a eu pas mal de conflit durant les développement. Tout le monde a dû faire un peu comme il voulait, sans suivre de réelle charte, ce qui a rendu le code indescriptible pour l’un et l’autre. Rajouter des accès réduits potentiels, un développement s’enlisant sur plusieurs années, et on obtient des œuvres abstraites comme Louvois.

    Après, je ne blâme pas non plus trop (pas plus que nécessaire) les développeurs. Déjà, durant ces années, les grand gradés, avec leur petites médailles, on dû imposer aux équipes l’implémentation de beaucoup de trucs bien inutiles, au nom de la sécurité militaire, ce qui a sans doute généré beaucoup des bugs qu’on connait aujourd’hui.

    Ensuite, si j’en crois la page wikipedia, j’ai bien l’impression qu’on a ordonné une modification du logiciel à plusieurs reprises. Mais par contre, les types ont gardé des moteurs de calculs datant de Mathusalem passé un certain point. On ne me fera pas croire que les développeurs qui ont refait l’interface front end (celle destinée au ‘client’) étaient majoritairement consentant à utiliser des technologies du début des années 2000. Sans rentrer dans le technique, certaines technologies de l’informatique ne sont pas faites pour s’entendre.

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Sans compter l’inadéquation entre la méthode et l’objectif du projet : travailler en agile sur des batch mainframe peut se révéler pittoresque.

    2. P&C

      Une charte ? ça existe ? Ah, c’est pour ça !

      A chaque fois que je fais un mod, la réponse des testeurs est toujours la même : idée géniale, projet ambitieux, super scénario, mais codage brouillon et qui « part en sucette ».
      Du coup, le 1er livrable est toujours foireux, je passe 90% du temps à tester et corriger les bugs (il a même fallu que je refasse 2 projets à partir de zéro…) mais au moins ça marche maintenant!

  12. Stéphane B

    PaS, prélavement des carburants et autres taxounettes, tout cela mit bout à bout risquent de faire beaucoup pour le moral des gentils gens, ces pauv *ons de pauv qui ne savent pas compter, ni prendre du recul pour jepèteplushautquemoncul 1er.
    La rentrée 2019 risque donc d’être chaude, mais à cause du RC qu’il soit A ou pas

  13. Higgins

    HS mais quelques nouvelles de nos sévices publics que le monde entier ne nous envie pas:
    – la Poste: petit colis (un livre) posté le 2 novembre. Toujours pas distribué le 7 novembre!!!
    – la SNCF: ce matin, elle a inventé une nouvelle excuse pour expliquer les retards des trains. Après la foudre qui tombe régulièrement sur les caténaires ou les postes d’aiguillage (les paratonnerres ont été inventé pour les chiens), la neige, le vent, la chaleur, les arbres qui tombent sur les voies sauf qu’il n’y a pas d’arbres sur la voie concernée, ce matin, j’ai eu droit à « Compte tenu des intempéries en cours sur la région parisienne (nb: il pleuvait bêtement), la circulation des trains est perturbée, l’adhérence de ces derniers sur les rails étant affectée!!!
    – Service de remboursement d’une administration: RIB refusé car on ne lit pas bien les chiffres (effectivement, en observant une petite tâche, pas aussi grosse que celle qui a refusé le RIB, apparaît à la base d’un 0. Je précise que le dit numéro a été patiemment reproduit au préalable par un fonctionnaire consciencieux sur le formulaire accompagnant le RIB). Fainéantise et/ou incompétence, quand tu nous tiens!!!

    Ce pays est vraiment foutu.

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Pour les trains, j’ai compris : c’est les feuilles mortes. Terrible, les feuilles mortes, ça glisse, pire que la neige.
      Et puis, en novembre, c’est comme la pluie, c’est inédit.

    2. Lorelei

      Ma fille a fait la semaine dernière un trajet Toulouse Bordeaux en train.
      Son train a été annulé la veille à 18 heures « en raison des intempéries ». Mais pas le train précédent, ni le suivant. Allez comprendre!

    3. Popeye

      addendum sur la Poste : J’ai adressé une lettre à un ami habitant 48 « bis »…en oubliant d’écrire le « bis ». Donc avec juste « 48 » dans l’adresse (ce qui est quand même littéralement la porte à côté)
      Comme j’avais mis mon nom et adresse d’expéditeur, la dite enveloppe m’est bien revenue six semaines plus tard.

    4. kekoresin

      Plus qu’à faire un sulky tiré par tes molosses!

      Inconscient que tu es, ne pas prendre le train en automne où, particularité unique au monde, il tombe des feuilles d’arbres qui se collent alors aux rails suite aux intempéries. Ne pas prendre le train en hiver non plus, à cause de la neige chaude de réchauffement. Ne pas prendre le train en été car la chaleur accablante du monde qui courre à sa perte dilate les rails. Et au printemps? Ca serait jouable en effet…sans la grève!

  14. Dkdan

    Intérêt de la chose : vous oubliez qu’avec la croissance même faible, l’état va recevoir plus en imposant les revenus de l’année que ceux de l’année d’avant.
    1,8 % sur mille milliards….soit quand même 18 milliards…
    Une seule fois….

    1. MCA

      @Dkdan 7 novembre 2018, 14 h 13 min

      « la croissance même faible »

      Sincèrement, vous y croyez à cette croissance ?

      Moi je n’en vois qu’une seule visible, celle des ponctions.

      1. Citoyen

        Bien sûr qu’il peut y avoir de la croissance !
        Pour cela, il suffit d’embaucher des ponctionnaires, payés avec la dette …
        C’est magique !

  15. Patatrac

    L’aveu est fait : «des centaines de milliers de cas (…), que l’administration fiscale n’est absolument pas dimensionnée pour traiter » traduit une réalité que tous les serviteurs de l’Etat connaissent , c’est à dire le sous-effectif et l’absence de service personnalisé. Aujourd’hui, les services informatiques de l’armée sont aux abois, demain ce sera l’administration fiscale, une situation que l’Education Nationale connaît depuis plus de 30 ans. II faut recruter et créer un grand ministère public de l’Informatique et du Houèbe à Louvois près de Reims, un ministère qui saura être proche du citoyen et de nos soldats car il en va de l’avenir de nos enfants. Au turbo-libéralisme tant vanté, il faut préférer les technologies de pointe et le turbo pascal, ne pas danser la Java mais l’enseigner.

    1. Pythagore

      Ne serait-il pas préférable d’adapter les lois aux effectifs plutôt que de produire des lois brouillonnes au kilomètre que même un doublement des effectifs ne permettra pas d’appliquer ?
      Ou faut-il en arriver à ce que chaque français est son fonctionnaire conciliateur pour régler les problèmes qu’il a avec l’administration dépassée ?

    2. kekoresin

      Pas besoin de beaucoup d’effectifs, l’administration fiscale jouera à guichet fermé pour éviter les hordes de zombibuables. Allez sur internet, tapotez http://www.onmencule.gouv.fr, if error > go to fuckyou. Le gouvernement n’a rien à foutre des unités sacrifiables, et tout un service de presse pour peindre la merde en rose et lui donné un goût de pastille Vichy.

      En 100 ans, pas grand chose n’a changé, les dirigeants envoient toujours les masses à la boucherie pour défendre des intérêts supérieurs, et décernent des médailles à ceux qui relient les ordres…

    3. Husskarl

      Sinon on fait 10% d’IR, 10% d’IS, 10% de TVA et on vire les autres impôts. Le programme tiendra en environ 50 lignes (inclusions de bibliothèques incluses).

  16. Villon89

    Sous prétexte de faire des économies, on demande maintenant, dans le cadre des marchés publics, de choisir les propositions les moins chères, la qualité étant relayée au rang de critère secondaire pour le choix d’un prestataire.
    Et là deux options :
    – Rapidement, la facture s’alourdit car comme les propositions commerciales ne sont lues qu’à la va-vite. Et les plus gros prestataires sont passés maître dans l’art de placer sous le tapis des dépenses certes accessoires mais indispensables. Nous partons ici du principe, plis c’est gros moins ça se voit
    – La prestation se révèle catastrophique car confiée à des entreprises sous-dimensionnées, rapidement dépassées par l’enjeu. Le fameux « Signe coco, on verra ensuite comment on fait ! »
    Bref, le mal est à la racine chez les glands qui ont pondu des codes de marchés publics auxquels même eux ne comprennent plus rien

    1. Guillaume_rc

      Euh…. le moins disant c’était ce qui prévalait jusqu’aux années 90.
      Puis le Code a changé.
      Le critère prix existe toujours mais il peut être pondéré. Par exemple, qualité technique 60% de la note, prix 40%
      Un acteur public (Ministère, Collectivité, etc.) peut parfaitement prendre le prix comme critère principal mais il n’y a strictement aucune obligation au niveau national.

      1. Pheldge

        il y a bien cette notion floue du « mieux disant » , sorte de mix incluant le prix et la qualité technique, mais la plupart du temps, c’est le moins disant qui l’emporte, parce que les responsables de marchés ne veulent pas se faire taper sur les doigts, et que c’est la meilleure façon de se justifier !

        1. Stéphane B

          Et après on s’étonne que les travaux durent et durent encore; qu’il y ait des recours pour malfaçons et autres.
          Personnellement, j’ai toujours fait appliquer la règle du mieux disant. Les élus qui voulaient appliquer celle du moins disant, je leur demandais s’ils voulaient être réélus car il vaut mieux payer plus et avoir un travail de qualité (enfin, d’après les travaux déjà effectués par le prestataire ET vérifiés pour mettre une note technique) que partir sur le prix d’un Björn ou tartempion qui baisse le prix pour avoir le marché et fait de la merde.

    2. kekoresin

      Pour les gros marchés, ce n’est pas le moins disant, mais celui qui a la capacité de faire disparaître du pognon, pffft! Monsieur Bartolone s’est construit une villa de 380m² avec vue imprenable avec son salaire de président de région? https://www.lejdd.fr/Politique/Visitez-la-maison-de-Claude-Bartolone-602549-3138062 – et encore c’est un petit joueur à côté des Balkany qui osent tout – https://youtu.be/HRJL7_pDIoY. Bon, c’est juste un exemple parmi bien d’autres.

      De toute façon même si un éminent décideur se fait pincer les deux pognes dans le tonneau de miel, il ne risque pas grand chose. Comme le dit si bien La Bajon « pour eux c’est pas pareil, c’est la famille ». https://youtu.be/9j8n3SalNdg

  17. kekoresin

    Si mes souvenirs et mes infos sont bons, nos têtes pensantes de travers ont fait appel à la société qui a pondu Louvois pour remettre le couvert, enfin s’en est une autre avec les mêmes actionnaires. 2ème round à 1 milliard? De là a penser que certains décideurs bénéficient de quelques avantages financiers… Pour ceux en nature, le contribuable est servi, deux belles poignées de graviers fraîchement ramassées au sol et une drôle de sensation dans le bas des reins!

  18. Stéphane B

    En parlant de taxes, que penser de cette bande de bachi-bouzouks d’apprentis-dictateurs à la noix de coco favorables à la taxation de la viande
    lefigaro.fr/conso/2018/11/07/20010-20181107ARTFIG00255-taxer-la-viande-plutot-que-le-carburant-une-piste-polemique.php

    Le patron a une belle photo pour eux. S’ils veulent sauver la planète, qu’ils se suicident !

  19. Stéphane B

    Et dans le même registre que Louvois, nous avons aussi Paul emploie, du moins essaye
    ladepeche.fr/article/2018/11/07/2902068-pole-emploi-trou-400-millions-euros-caisses-cause-bugs-informatiques.html
    « Selon le magazine l’Express, l’agence de service public aurait en effet enregistré un million de bugs informatiques durant le premier semestre, qui généreraient des erreurs dans l’indemnisation des demandeurs d’emploi. »

    1. theo31

      Quand j’étais chômeur, les idiots de l’ASSEDIC m’ont sucré mes allocs parce qu’un guignol avait déclaré les revenus d’autre type. il a fallu que je fasse deux cents bornes pour apporter la preuve que le l’entrepreneur qui m’aurait embauché n’avait jamais vu ma tronche de sa vie. Deux cents putains de kilomètres pour entendre un gars me dire « Effectivement, je ne vous connais pas monsieur, je ne vous ai jamais vu ni employé ».

    2. kekoresin

      Oui, j’imagine bien la réponse de tous ces enculeurs institutionnalisés si on leur dit: « désolé, j’ai eu un petit bug et je n’est pas pu payer mes impôts ».

      Pour Popol, j’ai eu affaire à eux il y a quelques années pour un trop perçu. Un connard à voulu me la jouer au guichet devant tout le monde. Je me suis tout de suite mis en position zen. Non, je déconne, je suis passé en mode connard XXL. Déjà, c’est un trop versé et non un trop perçu. J’ai demandé au niaiseux s’il m’accusait d’avoir pénétré dans leurs locaux, volé le chéquier et m’être fait des chèques à mon ordre. Le trop versé il pouvait se le mettre au cul et que si ça le grattait il pouvait toujours m’envoyer l’huissier. Tout le monde était mort de rire et le troudecul voulait à tout prix continuer l’échange dans un bureau parce que les autres indigents ne voulaient pas bouger du hall pour continuer à se marrer. Ben non mon gars, t’as voulu te la jouer comme ça, t’as choisi le terrain, alors on continue. 10 bonnes minutes de défouloir après, je lui ai sorti les docs signés, qui j’avais vu et à quelles dates, que ça allait se régler avec avocats et la presse locale, et que je reviendrai tous les jours leur faire un show. Je me suis alors adressé à mon public pour leur dire qu’il fallait qu’ils arrêtent de se faire enculer sans préliminaires. Jamais reversé un centime à ces bouffeurs d’excréments!

        1. Pythagore

          Y’a bien une star de reality show qui est devenue président des US, @Keko, y’a un filon, il faut lancer le « Keko reality show, Keko résout vos problèmes avec l’administration », va y avoir du « sport ».

      1. Tess

        Ha ha ! Popole mon ancien employeur…. Des connards XXL j’en ai maté plus d’un et j’en ai eu des corsés avec l’envie de revenir avec une machette. Cela me rappelle le bon vieux temps ! Lol ! Je suis d’une nature pourtant calme mais je suis allergique aux cons de mauvaise fois et vous prennent pour des buses alors qu’ils ont tort de A à Z. Cependant, je pouvais comprendre le raz le bol de certains demandeurs d’emploi vis à vis de PE. En tout cas les fois ou j’ai envoyé envoyé bouler étaient toujours des trous du cul qui comprenaient rien et en plus fraudaient PE. Cependant, j’aurais aussi des pépites à raconter sur les agents de Pole Emploi (comme chez les DE).

          1. Tess

            Non, avec moi, il n’y aurais pas eu de rire (dixit kéko) de la part des DE. C’était plutôt profil bas voir beaucoup de stress. Et je les comprends, j’ai été aussi demandeur d’emploi et perso, ce genre d’attitude ne me faisait pas rire du tout.
            Je dois préciser que j’étais la référente fraude de cette agence. Les grandes gueules, je connais, mais quand on leur met le nez dans la merde, ils se taisent. Mais j’ai pris conscience aussi de la nullité de certains conseillers qui disent n’importe quoi pourvu de donner une réponse. Je sais que le fonctionnement de PE est compliqué pour beaucoup de personnes et que les erreurs qu’elles viennent de PE, des DE ou des entreprises (oui il arrivent que activités remontent informatiquement d’entreprises alors que la personne n’a jamais travaillé dans cette entreprise mais c’est très marginal) ne sont pas rare. Après il y a une flopée de DE qui jouent et qui perdent ! Personnellement si l’erreur venait de Pôle Emploi ou si j’avais commis une erreur, je me suis toujours excusée auprès des demandeurs d’emploi. Ce que je ne supportais pas c’est l’irresponsabilité des agents de PE. On est fautif, il faut l’admettre.

            1. Tess

              J’en profite aussi pour mettre en évidence la énième usine à gaz qu’est l’assurance chômage. Depuis juillet les salariés ne cotisent plus pour le chômage. Macron a eu la bonne idée de créer le chômage universelle ou le chômage pour tous ! Macrotte est prévoyant ! Au regard de ce qui se trame sur le plan économique, on risque d’avoir des bus entiers de nouveaux adhérents au chômage pour tous !

            2. kekoresin

              Je tiens à préciser que si le gus m’avait reçu dans un bureau et avait reconnu la responsabilité de son administration de blaireaux avec excuses de rigueur, il n’aurait pas eu la gueule dans la farine devant tout le monde. J’aurais je pense su faire montre de magnanimité (sans pour autant rendre le pognon faut pas déconner).

              Je n’étais ni fraudeur, ni de mauvaise foi, donc ma grande gueule écumait du goût de l’injustice. J’étais tellement vénère que c’était inutile de dire « I’ll be back avec une machette à la con ». J’aurais saisi la cravate du mange-bites pour lui mettre une danse. A l’époque, je n’avais pas grand chose à perdre ni la peur du zonzon. Et puis sans être belliqueux, j’attire les connards comme une chatte les matelots qui rentrent de Terre-Neuve. Le bitos de popol n’aurait pas été le premier à manger de la tarte aux doigts…

              1. Tess

                Je vous rassure, je ne vous ai pas pris pour un fraudeur. Comme je le laissais entendre, le fonctionnement de PE est lourd et les DE ne comprennent pas toujours la logique et je les comprends parce qu’il n’y en a pas. Les énarques, persuadés d’être des surhommes, cumulent conneries sur conneries et c’est la base qui morfle c’est à dire les DE et les conseillers qui doivent se dépatouiller avec leur usine à gaz. J’ai quitté PE sans regret pour retrouver le privé et je ne le regrette pas du tout. Mais j’ai eu des moments mémorables à PE avec les DE comme avec certains de mes collègues. Bien à vous !

      1. Stéphane B

        Moi pas comprendre l’Etat. En effet, il achète bien l’énergie renouvelable (au hasard l’éolien) à 145€ le mWH pour le revendre 45. Y a truc qui ne va pas dans ces eux infos précédente mais je ne vois pas quoi

  20. Jules

    Je constate que personne n’a posté le grand classique de la conduite de projet
    « Euphorie > Inquiétude > Panique > Recherche des coupables > Punition des innocents > Promotion de ceux qui n’ont pas trempé dans le projet »

  21. Orior1638

    Il est assez facile de faire une projection sur ce qui va se passer :
    1. Echec monumental le premier mois
    2. Echec renouvelé le mois suivant
    3. Réitération de l’échec encore au troisième mois
    4. Le joyeux ministre à la tête de Bercy explique que, pour sortir de la situation, le seul moyen est de passer immédiatement à l’individualisation de l’impôt (c’était même l’idée de base de Bercy dès le début).

    1. Oui, c’est une possibilité. Mais passer à l’individualisation apporte son autre lot de problème (sans compter qu’un truc fait dans la panique risque d’ajouter à la misère ambiante).

      Le fun serait que devant un tel désastre, on en arrive à proposer une flat taxe simple.

      1. MCA

        Ou une marche arrière avec prélèvement bancaire obligatoire.

        Par contre s’ils persistent alors que ça foire, je ne vois pas comment ils pourront traiter un stock gigantesque d’anomalies continuant à arriver en flot continu sauf à tout traiter par pertes et profits.

    1. Stéphane B

      Pas moi, mais je ne sais pas si je resterai zen face à un micron qui me prend pour un con comme macaron a fait au regard du retraité à Verdun. Je pense que la boite à claques s’ouvrirait et qu’il boufferait de la soupe durant 3 semaines suite à coup au niveau de la pomme d’Adam. Malheureusement, les gorilles empêcheraient la joie d’un éclatement de tronche

      1. Citoyen

        Mais pendant ce temps (ou plutôt « en même temps »), le micron, il est zen, lui. Il fait un pèlerinage, pour mettre en images son errance mémorielle … Et donner de la pâmoison dans les chaumières …

  22. Tom

    En fait, les 14% manquant de Louvois correspondent aux sommes qu’ils n’ont pas encore récupéré mais qu’ils n’ont pas abandonné non plus. Du moins officiellement, et pour l’instant.

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