Éducation nationale : l’inclusivité augmente et le niveau baisse

À mesure que se multiplient les affaires terroristes, celles portant sur le burkini, le voile et autres chiffons devenus politico-religieux par la force médiatique, force est de constater que la France souffre manifestement d’un petit souci de vivrensemble.

Le vivrensemble, c’est selon ses vendeurs – toujours effervescent lorsqu’il s’agit d’en fourguer des caisses entières – cette pâte miraculeuse un peu gluante qui servirait à colmater tous les trous sociétaux et coller ensemble toutes les briques nécessaires à la construction solide et fiable d’une civilisation à la fois respectueuse de tous, éco-consciente, apaisée, forte et surtout soluble dans la démocratie.

Malheureusement, à chaque affaire de tissu politisé, à chaque couteau déséquilibré, à chaque voiture folle, ce vivrensemble semble une nouvelle fois remis en cause. Et si l’on peut gloser de longues heures sur les motivations des uns et des autres à agir comme ils le font, on ne doit pas s’épargner de noter que tous, autant qu’ils sont, sont passés par l’école française, celle qui n’a eu comme but, surtout ces 30 dernières années, d’être toujours plus ouverte, inclusive et respectueuse à la culture de l’autre.

Une question s’impose alors : tous ces Français qui s’affichent résolument contre ce vivrensemble et refusent de façon de plus en plus marquée cette inclusivité gourmande, ont-ils séché les cours ? Sauf à considérer que l’ensemble du corps enseignant s’est systématiquement abstenu de faire son travail, et aurait refusé, des décennies durant, de ripoliner tous les programmes scolaires avec le gros rouleau de la société inclusive, on ne peut que conclure à un échec complet de la démarche : enseigner le vivrensemble, l’inclusivité et tout le tremblement, ça ne marche pas du tout, du tout, du tout.

En fait, tout se passe même comme si c’était exactement l’inverse : plus nos élites et une partie de la société bien-pensante décidaient d’accroître la quantité d’inclusivité, de vivrensemble et de sujets choupinous du même ordre, enseignés à l’école, et plus la société semblait se cabrer, renâcler pour en arriver à un rejet maintenant aussi manifeste que violent de ces valeurs dégoulinantes.

L’hypothèse est hardie, mais elle mérite d’être étudiée : sur les 10, 20, 30 dernières années, le volume horaire des cours destiné à aborder ces sujets, ou, plus exactement, leur insertion aux forceps dans à peu près tous les domaines d’étude n’a effectivement cessé de croître. Cela déborde un peu partout, jusque dans l’éducation des professeurs eux-mêmes qu’on va syntoniser à grands coups de formations inclusives via des exercices parfaitement débiles qui ne débouchent bien évidemment sur rien d’opérationnel.

Il est de plus en plus loin le temps où l’école semblait se cantonner (avec succès, pourtant) à apprendre aux gamins à lire, écrire et compter correctement, et à fournir aux adolescents puis aux futurs adultes les bases d’un esprit critique apte à leur donner une colonne vertébrale culturelle et intellectuelle. Sans elle, difficile de faire des individus réellement autonomes et assez peu perméables aux idées extrémistes de tous bords.

À force d’inclusivité, de vivrensemble, de bonne conscience et de respect de tous et surtout de n’importe quoi, n’importe qui, n’importe quand dans une grande soupe relativiste tiède, on a abandonné tout espoir de former des gens sinon intelligents au moins raisonnables, espoir qui ne se concrétise qu’en passant du temps à étudier le français et l’argumentation, les mathématiques, les sciences, l’économie… Et pas en étudiant des sujets « à la mode » du moment.

Et cet échec se traduit très concrètement par une dégringolade du niveau global.

Certes, cette chute est devenue un véritable marronnier tant elle est à la fois connue de tous et niée avec véhémence par toute un partie de nos dirigeants.

Malheureusement, ce négationnisme politiquement correct ne tient guère devant les statistiques, précises et disponibles en provenance directe du ministère de l’Education nationale lui-même, notamment au travers de ses études pour différentes années (2007, 2017), qui permettent de faire une analyse des tendances depuis 1987. On pourra regarder les dernières de 2019, par exemple mars ici, ou septembre là, et le constat est sans appel : c’est un désastre.

Quant à l’explication (fameuse, récurrente et indépassable) du manque de moyen, on se permettra d’en rire grassement :

Cette baisse inquiétante provient en fait d’un mélange de facteurs depuis, par exemple, la hausse du temps passé par les élèves sur des écrans, en passant par une baisse des exigences tant du côté des parents que du côté de l’institution, jusqu’à l’inadaptation aux prérequis de base de plus en plus grande des programmes empilant les contraintes et les bidulotrons pédagoliques qui font le bonheur d’une élite complètement déconnectée.

S’y ajoute le problème patent de la formation des professeurs, issus d’une génération qui a subi de plein fouet les réformes les plus néfastes (à commencer par l’introduction de la méthode globale), auquel on peut adjoindre les effets catastrophiques des dernières expérimentations loufoques à la Belkacem dont on commence déjà à percevoir les conséquences.

Décidément, l’école inclusive, le vivrensemble républicain, de plus en plus enseignés, partout, dans chaque classe, chaque établissement, ça marche moyen pour le dire gentiment : à force de ne surtout pas vouloir discriminer, de ne plus imposer d’exigence, à force de viser toujours plus bas pour être certain de ne jamais laisser personne derrière, on n’exige plus rien de personne, et tout le monde se retrouve progressivement poussé au niveau le plus bas. Et alors même qu’on constate que la mixité sociale dans les grandes écoles s’effondre et que la reproduction sociale n’a jamais été aussi forte, il ne semble pas y avoir la moindre prise de conscience au plus haut niveau, sauf pour lancer encore plus d’inclusivité et de vivrensemble.

Pire : non seulement, ça n’inclut pas des masse, ça vivrensemble de moins en moins, mais ça tourne au vinaigre de plus en plus souvent, à raison de 20 à 30 incidents graves en milieu scolairepar jour.

Décidément, l’école du vivrensemble, c’est bien mignon sur le papier, mais en réalité, ça ressemble beaucoup à une déroute complète. Pour les générations futures (celles dont se gargarisent parfois nos élus), il est grand temps de revenir aux fondamentaux.

De toute façon, pour les générations courantes, ce pays est foutu.

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Commentaires430

  1. Aristarkke

    Monseigneur, est apparue en Allemagne, une nouvelle folie : celle des ambulances. Il faut tirer cela au clair, n’est-ce pas ???

    1. Stéphane B

      Il faut oser être plus proche de l’information, est-ce ça Ari ? Comme avec cette photo détournée ?
      ladepeche.fr/2019/10/23/une-photo-demmanuel-macron-a-t-elle-ete-utilisee-dans-une-publicite-pour-des-preservatifs,8499433.php

  2. Le Gnôme

    A quand le rétablissement de l’apprentissage à 14 ans pour des gosses qui n’ont pas envie de disserter sur Descartes ou Spinoza ?

    1. Aristarkke

      Assassin ! Pour livrer à ce Shylock, le capitalisme assoiffé du sang des travailleurs, des brochettes de tendrons dont il ne fera qu’une bouchée !!!
      Les priver de découvrir comment Jules César a perdu la bataille de Lepante face à Bonaparte ??? Perdre tout cela pour les envoyer perdre leur vie à la gagner !!!
      Sacrilège !!!

        1. Otto_West

          Ach, 1515 – notre pire défaite. Une victoire pour la France et une déconvenue pour nous.
          D’ailleurs, le début du pourquoi du comment de la neutralité Suisse.

        1. Auguste75

          Ignarre vous-mêmes, le général De Gauclin (en plusse vous fêtes des fotes d’ortografes) c’était l’appel de Stockolm du 18 juin 1815

    2. Stéphane B

      Tu n’y penses pas Ô mâle heureux. A cet âge, les gamins ne savent pas ce qu’ils veulent faire plus tard, ils ne sont pas assez mûrs. Tu veux avoir toutes les assos de parents ou les syndicats de psy sur le dos ou quoi ?

      1. Calvin

        Et l’autre !
        Moi, à 8 ans, je sais ce que je veux faire : politique pour le pognon.
        Je voulais faire un stage à l’UNEF, ça payait bien.

    3. Theo31

      Un môme qui ne veut pas bûcher n’a rien à faire dans une école. Rien à branler de ce qu’il deviendra.

      Mon père s’est barré de la maison à 13 ans. Son paternel ne l’a pas retenu. A 14, il était mécano et allait réparer en voiture les taxis parisiens.

      1. Pythagore

        +1
        Les gosses qui ne veulent pas écouter – à la permanence. Et si il y a 800 gosses à la permanence et 50 en classes, so what, les 50 n’en apprendront que plus.

        1. Pheldge

          les 800 s’en foutent, ils arriveront grâce aux « quotas sociaux », discrimination positive 2.0 pour « les enfants des quartiers » …

          1. Pythagore

            Je suis pour la création d’un nouveau CERFA QCM préopératoire:
            petit a: souhaitez vous être opéré du genoux par un chirurgien issu des quota sociaux ?
            petit b: souhaitez vous être opéré du genoux par un chirurgien non-issu des quota sociaux ?
            .
            Je vous laisse présager du résultat.
            Dingue cette focalisation sur un bout de papier. L’objectif, c’est quand même d’apprendre qq chose pour le redonner ensuite, pas de dire à un employeur, tiens voilà mon bout de papier de l’université, tu m’embauches ?

            1. Lavau

              Tu as oublié le petit c
              Souhaitez-vous être opéré du genoux par un chirurgien non-issu des quotas sociaux Français , mais qui obtenu son diplôme en Roumanie avec un zéro de moyenne ? (Le miracle de l argent)

              1. durru

                Vous me retrouvez cet exemplaire. Jusqu’à preuve du contraire, les diplômes de médecine délivrées en Roumanie tiennent très bien la route, c’est pas pour rien que les hôpitaux français sont pleins de médecins (Roumains ou pas) ayant eu leurs diplômes là-bas.
                Par contre, le nombre de suicides parmi les étudiants Français partis là-bas à cause des délires corporatistes d’ici ne soucie personne…

              2. Opale

                Un médecin comme celui-là ?
                « A Portuguese obstetrician has been suspended after a baby was born without a nose, eyes or part of his skull. »

                https ://www.bbc.com/news/world-europe-50166857

                    1. durru

                      Justement, ce que je voulais pointer moi c’est que l’incompétence n’est pas uniformément distribuée. Et encore moins là où des bas intérêts corporatistes le prétendent.

      2. Val

        @théo +1 autant p*sser dans un violon que de faire rentrer dans le crâne d’un enseignant que maintenir certains gamins de force jusqu’à 16 ans assis le derriere sur une chaise à écouter des théories plus ou moins abstraites/fumeuses est de la maltraitance; sans compter le temps perdu pour tout le monde et la rétivité bien installée chez ces gamins dont on aura par la suite la plus grande peine à en tirer qqchose

        1. MarieA

          « autant p*sser dans un violon que de faire rentrer dans le crâne d’un enseignant que maintenir certains gamins de force jusqu’à 16 ans assis le derriere sur une chaise »

          Oui, chère Val, mais vous oubliez que c’est le gagne-pain des professeurs et de ce ministère, l’Education Nationale, dont l’Etat lui-même ne sait pas de combien de fonctionnaires il est constitué. Ce n’est pas moi qui médit mais les profs du public eux-mêmes qui le déclare face caméra (vers 18:26) :

          https://www.publicsenat.fr/emission/senat-en-action/l-ecole-a-trois-ans-une-question-d-argent-140817

          Je vous conseille de regarder, ça vaut le coup d’oeil tant ces gens sont à la ramasse. Ils sont tellement dorlotés par l’Etat, tellement coupés du monde qu’ils ne se rendent même pas compte de ce qu’ils disent!!!
          L’avenir et la vie de gosses innocents qui ne m’ont rien fait, je m’en fous! Mon petit poste bien au chaud mérite tous les sacrifices! Alles vous faire foutre les sales parents consuméristes.

          « Les parents ne sont pas dans une démarche idéologique. Ils sont dans une démarche consumériste. Si ça se passe mal dans le public, ils vont dans le privé et vice-versa. Ils veulent choisir. »

          Oh! Les salauds, ils essaient d’améliorer la situation de leur gamin sans penser d’abord à placer les intérêts du Parti d’abord! Au goulag!!!

          Putain, on est vraiment le pays le plus communiste de la Terre!

          1. Expz

            Vous n’y êtes pas du tout. L’immense majorité des enseignements souhaite le retour à l’apprentissage dès 14 ans. Ceux qui refusent cette orientation sont les parents qui, en plus, peuvent refuser un redoublement. Bref l’aigreur est mauvaise conseillère.

            1. durru

              Bonjour Expz 🙂
              Vous dites : « les parents qui, en plus, peuvent refuser un redoublement ». Possible. Je peux par contre vous certifier que, dans le public, l’établissement peut lui refuser un redoublement. Attention, je ne dis pas « les enseignants », car eux pris individuellement peuvent en être d’accord, mais n’ont strictement aucun moyen technique de le faire. Kafka.
              L’aigreur est peut-être mal dirigée, mais elle a toute sa place face au mammouth. Et c’est vrai que les parents élevés dans cette culture de l’irresponsabilité ne sont pas/plus mailleurs que le système, de nos jours.

            2. Val

              @expz on attend les banderoles à la prochaine manif … Quand vous mettrez vous tous dans la rue comme la manif pour tous ? ce n’est pas la vacances qui manquent, pas obligés de venir en bus à 4h du mat un dimanche matin . Maintenant vous aurez peut être aussi peu de résultat que nous , mais au moins vous aurez regagné un peu d’estime des parents. Je vous attends .

            3. Pythagore

              Une difficulté je pense est qu’après la formation initiale en France, il n’y a quasiment pas de passerelle pour continuer à étudier. Tout le monde veut donc atteindre le plus haut niveau possible dès le départ.
              C’est un peu différent en Allemagne. J’ai connu deux ingénieurs qui ont d’abord fait un apprentissage (un méchanicien et un électricien), ont travaillé 5 ans puis sont retournés à l’université pour faire un dipl d’ingé.
              Ca permettrait d’orienter les enfants vers les filières à leur niveau, tout en laissant des portes ouvertes en disant aux parents, oui oui votre enfant est un génie, mais il s’ennuie sur les bancs de l’école, qu’il fasse un apprentissage et puis plus tard, il fera l’école d’ingé (ou pas …. 😉 ).

              1. Dr Slump

                Ca c’est en effet très bien observé. Les rigidités ne sont pas propres qu’au marché du travail, mais aussi à la formation. Ce rend plus difficile l’évolution professionnelle. Fichu pays.

                1. Passim

                  C’est une question majeure. Pourquoi, en France, apprendre semble réservé à une certaine classe d’âge ? On devrait pouvoir apprendre, se former, à tout âge, et sans que cela soit considéré comme une exception, mais comme la règle. Rigidité française !
                  Il y a des individus qui sont rétifs à l’enseignement scolaire à un certain stade de leur évolution personnelle, et parfaitement capables de suivre un enseignement supérieur, mais plus tard. On peut apprendre toute sa vie, et être, à 60 balais, bac plus 40, sans avoir jamais réussi à cet examen…
                  Beaucoup de frustrations seraient évitées si tout un chacun savait que l’école, les diplômes et la « réussite », c’est possible toute la vie, et qu’à 20 ans tout n’est pas terminé.

              2. Al Bundy

                « il n’y a quasiment pas de passerelle pour continuer à étudier. »

                Surtout ds les esprits, je suis retourné sur les bancs universitaires à 31 ans et de l’école à 40 pour des formations diplômantes me permettant l’accès à un nouveau métier à chaque fois.

                1. durru

                  Oui, Al, tout à fait, sauf que plus le temps passe, plus ça devient difficile, même pour les plus décidés et motivés.
                  On ponctionne de plus en plus pour financer ces formations, et derrière on filtre aussi de plus en plus, avec des bâtons dans les roues de plus en plus nombreux et de plus en plus tordus. Sans compter sur le fait que, vu la manne financière apportée par le financement « gratuit » (lire, par l’Etat) de plein de formations, les prix desdites formations sont en train d’exploser…

                  1. Al Bundy

                    C’est à dire que je n’ai pas non plus 90 ans, hein, je parle d’expérience finalement plutôt récente, tandis que le discours évoqué par Pyth, je l’entend depuis toujours…

                    1. Pheldge

                      t’as juste 50 balais, 12 ans avant la retraite, investir sur toi, en formation, c’est du gaspillage . Mieux vaut placer ce pognon sur un trentenaire …

                    2. Al Bundy

                      C’est exactement ce type de mentalité qui colle au rencard les plus de quarante ans, même la population concernée, dans leurs « propres » têtes, c’est pitoyable.

                      Après t’as les Alex, sans doute la trentaine, déjà cramé, j’y mettrais pas un kopeck.

                      L’autre jour je partageais un moment de jt avec Peg, ça causait de tes voisins a Mayotte, elle en pâmoison du sable et de l’eau. . Je lui dis, donc, les enfants sont presque grands, c’est le moment, on vend les bricoles en notre possession, et on ouvre un snack 8 étoiles là bas et tu bouffes toutes les bananes que tu veux.

                      Une boutade, bien sûr, faudrait être con pour s’expatrier en france, mais sa réponse fut effrayante, trop vieux scrogneugneu.

                      Il me reste entre 0 et 30 ans à tirer, mon métier actuel, ce sera pas possible, l

                    3. Al Bundy

                      « Al, je suis toujours au taf. Tu peux assurer encore ta douzaine d’années. »

                      non, j’en ai fait le tour, la retraite n’est pas mon graal, et de toute façon les chauffes eaux ne baissent pas en poids, contrairement à ce que je lèverais demain.

                    4. Pheldge

                      Al, non, pour les quadra, c’est encore jouable, mais toi … Après tu fais ce qui te plaît, si tu as encore du crédit sur ton compte formation.,

                    5. Al Bundy

                      « si tu as encore du crédit sur ton compte formation., »

                      You make my day ^^

                      Ce n’est pas le compte formation le problème des vieux de + de 20 ans comme alex, c’est ceux qui se demandent combien ils ont sur leur compte formation.

                    6. Aristarkke

                      Al, je peux comprendre. Là, je me demande certains matins si je ne me mettrais pas dans le commerce automobile…

                    7. Aristarkke

                      Du côté du VIIIme arrondissement, il se pourrait qu’il y ait des besoins subites. Mais normalement, il y a un fournisseur muet qui tient le marché à moins que…
                      Me paraît très aléatoire en potentiel, ton idée dans un pays où tu trouves des gens prêts à payer royalement 9€ de l’heure pour du boulot déjà qualifié (offres trouvables chez À.. ov….. S)

                  1. Pythagore

                    Oui, pour ceux qui ont fait un CAP ou un bac pro, quelles options ont-ils plus tard pour évoluer vers un bachelor, master ou diplôme d’ingé ou de commerce en formation continue ?
                    L’idée est simplement de dire aux gens qui ne font pas des études supérieures dès le départ, don’t worry, plus tard vous pourrez le faire aussi.
                    Aujourd’hui chacun a l’impression que celui qui ne prend pas le fameux « ascenseur social » avant ses 23 ans, il ne le prendra jamais, ce qui est idiot. Toute la vie, on se développe et on évolue (ou pas 😉 ).
                    Je n’ai pas l’impression que la formation continue soit structurée comme l’est la formation initiale. Ca reste une impression.

                2. Pythagore

                  Je ne dis pas que c’est impossible, je dis que c’est extrêmement rare.
                  Ds les ingé formés chaque année quel est le pourcentage issu d’une filière en formation continue par rapport à ceux sortis par la formation initiale, 0,1% ?
                  As tu recommandé à tes enfants de d’abord faire un apprentissage, travailler un peu pour apprendre la vie et puis plus tard faire des études supérieures, parce que ben y’a l’embarras du choix ?

                  1. Al Bundy

                    C’est le cas pour mon néné qui ne branlait rien en cours, après un peu plus d’un an a bosser pour des clopinettes et a se lever à 4 heures, il a repris des études, il finit son +2 cette année et envisage la licence avec motivation.

                    En fait, j’en ai rencontré beaucoup ds la vie, par le fait même que j’ai fait ça toute ma vie.

                    Mais j’ai d’autres exemple qui me viennent à l’esprit, comme ma propre soeur qui a passé un doctorat en psychologie je sais pas quoi il y a un ou 2 ans, donc à 55-56 ans, ou encore un neveu qui avait arrêté son école d’ingé en cours de route, il a repris au bout de 3 ou 4 ans de galère et a maintenant un bon poste.

                    J’ai du mal à croire que c’est rare, en fait…

    4. Aristarkke

      Blague à part, les Suisses n’ont pas cette pudeur de violette et envoient des bataillons de jeunes en apprentissage. Un vrai désastre puisque la Suisse est obligé d’importer des travailleurs frontaliers pour occuper tous les postes de travail. Mais ils ne sont pas du kamdubien quoique les élections de ce dernier week-end montrent qu’ils travaillent à réduire ce handicap…

      1. Jacques Huse de Royaumont

        En Suisse, le nombre d’emplois pourvus est supérieur à la population active du pays. Ils ont donc un taux de chômage virtuellement négatif…

        Mais toi, en tant qu’artisan, est-ce que tu es prêt à t’encombrer d’un gamin de 14 ans intéressé par rien dès qu’il lâche sa PS ?

        1. Aristarkke

          Non parce qu’en fait j’ai déjà essayé il y a onze ans et que cela a été une catastrophe avec un jeune adulte de 18 ans dont il est devenu rapidement évident qu’il était surtout là pour la continuation des allocs et non pour apprendre un métier et encore moins bosser.
          Le plus terrible est que j’ai eu un ado en stage de découverte, dans le même temps, et qui a mis un tel coeur à l’ouvrage que je lui ai filé 200€ tellement, lui, nous avait été utile et efficace (j’avais encore un salarié à l’époque).
          Tout à fait le jeune fûté capable avec un peu d’expérience de se lancer en artisan et probablement patron.
          Je m’en étais d’ailleurs ouvert à son prof principal de lycée technique qui m’avait dit en substance qu’il n’avait que trois gamins sur 25 ! (pas de parité dans ce milieu !!!) motivés à apprendre vraiment un métier, les autres étant en garderie because la loi, la réglementation, la lutte contre le chômage des jeunes, etc…

        2. Aristarkke

          De plus, comme l’Etat te met un tel carcan de contraintes administratives pour employer un apprenti, cela n’est possible (sérieusement) que dans une boite avec un service du personnel.
          En gros, on te casse les c….les avec une réglementation protectrice des mômes de 14 ans face au tyran patronal que tu ne peux manquer d’être, évidemment!
          Sauf que tu n’as plus affaire qu’avec des spécimens de 18/20 ans qui pigent vite l’écart…

  3. Stéphane B

    A force de trop vouloir faire des distinguos, on crée des barrières et cela, quel que soit l’endroit ou le milieu. L’école n’est qu’un élément parmi d’autres.

  4. Stéphane B

    Pour l’orthographe, tout est avant tout une question de volonté.Les deux grands gamins de madame étaient des brèles jusqu’en 5ème. Puis en 4ème, un déclic s’est produit et maintenant, nous avons des ayatollahs !
    Un article intéressant montrant que c’est avant tout une question de volonté et que rien n’est perdu:
    lexpress.fr/culture/orthographe-rien-n-est-jamais-perdu_2104579.html

    1. Val

      @stéph sauf qu’avant c’était automatique , alors que maintenant il faut une sacré volonté en effet pour contrer les effets délétères de l’anti apprentissage scolaire.

  5. Blondin

    excellent billet !
    On notera cependant du côté de nos Zélites que ceux qui promeuvent le plus le vivrensemble sont aussi les premiers à inscrire leurs rejetons dans les établissements privés les plus exigeants ou dans des écoles « alternatives » au niveau consternant compensées par le carnet d’adresses familial une fois le rejeton devenu adulte.
    Faites ce que je dis pas ce que je fais étant la devise la mieux appliquée

      1. Jacques Huse de Royaumont

        L’avantage de Tolbiac, c’est que ceux qui y sont ne sont pas ailleurs, ce qui purge les autres universités d’une bonne partie de leurs éléments perturbateurs.

        Ces facs sont des poubelles, en quelque sorte, peu ragoutant mais bien utile.

  6. Aristarkke

    Et pour contrer la hausse abominable du temps passé par les apprenants devant les écrans des ordinateurs, smartphones et autres tablettes, temps évidemment et obligatoirement appauvrissant, que fait-on ???
    Ah, oui : il leur est offert par l’Ednat, un ordinateur perso et le remplacement des tableaux noirs ou verts des salles de classe par des écrans-plats…

    1. MCA

      Vouloir remplacer la discipline contraignante de l’apprentissage par l’illusion que la technique va s’y substituer est une imposture.

      Je serais curieux de voir le résultat à long terme de cette dérive.

      Françoise Bonardel et Idriss Aberkane dans cette vidéo expliquent très bien le problème, notamment à partir de 20:25.

      https:/ /www.youtube.com/watch?time_continue=1364&v=HxwNg868rYk

        1. MCA

          @Val 23 octobre 2019, 13 h 28 min

          Si tu as le temps, visionne la vidéo Youtube, sincèrement elle mérite le détour et les intervenants sont très brillants.

      1. plutarque

        @ MCA :
        Exactement. Et le pire est qu’il est désormais très difficile en temps que parent de s’opposer à cette phobie de l’effort, renforcée par la culture de l’excuse : Déjà qu’un enfant n’est que rarement porté vers l’effort soutenu…
        Je demande à ma fille de faire des exercices Bled/Bescherelle après ses devoirs, c’est un pensum.

        1. MCA

          @plutarque 23 octobre 2019, 13 h 57 min

          « Je demande à ma fille de faire des exercices Bled/Bescherelle après ses devoirs, c’est un pensum. »

          En ce qui me concerne, je n’ai jamais « demandé » à mes filles mais leur ai imposé (en bon démocrate que je suis :o)))).

          Le résultat a été au rendez-vous.

          Dans l’éducation ET l’instruction les parents ont LE rôle fondamental.

          Il n’y a pas de cours de formation pour apprendre à être parents (et en fin de compte c’est tant mieux vu l’atmosphère qui règne chez les clowns qui « gouvernent » ce pays avec leurs concepts fumeux), il incombe donc aux parents de comprendre leur responsabilité et de s’astreindre quoi qu’il leur en coûte à leurs obligations.

          En résumé, si ça foire les responsables ce sont eux et si ça réussi c’est aussi leur réussite sachant qu’ils n’ont fait que leur devoir.

          Autre point :

          Pourrais-tu me contacter à y.mca@laposte.net ?

          1. Aristarkke

            Il y a des demandes, parfois, qui ne peuvent, comme les offres, être refusées…
            Un martinet placé en évidence aide généralement à la comprenure.. Exemple parmi d’autres…

            1. plutarque

              En l’occurrence le « demander » etait ici une figure de style… Ma fille me rappelle volontiers que la fessée est interdite (pour ça, elle a bien retenu…), les parents ont encore heureusement d’autres moyens de pression !
              🙂

              1. Aristarkke

                Mais je n’en doutais pas un instant, Plutarque. C’est juste MCA qui tente de nous faire croire qu’il menait ses filles à la baguette et à la férule alors qu’il fondait devant elles…

                1. MCA

                  Hahaha, ça sent le vécu….

                  Dans mon fort intérieur bien sûr, mais la preuve d’amour envers ses enfants n’est pas de céder à la facilité mais de les mener sur le bon chemin de la vie avec gentillesse et fermeté si besoin.

                  Ce n’est pas quand même pas à une vieux grec que je vais apprendre cela….si?

                  1. Aristarkke

                    Prov 13:24 celui qui retient son bâton contre son fils a de la haine à son encontre…
                    Quand tu as quatre enfants (2Fet 2G), tu es obligé (pour le respect de ton autorité) de traiter tout ce petit monde avec la même aune de référence. Sinon, tu en as vite qui bronchent et renaclent s’ils détectent le moindre carat de favoritisme…

              2. Higgins

                Je suis intimement persuadé que dans la plupart des cas, une simple mais rapide application du PMG (Processus de la Main dans la Gueule) suffit à résoudre le pb de l’enfant ou adolescent « rebelle ». Nous avosn appartenu à cette côterie et nous savons ce qu’il en retourne quand on « brave » l’autorité. On teste tout simplement. Qu’une bande d’abrutis se soit emparé de cette problématique et ait réussi à imposer ses vues ineptes est symptomatique de l’état de déliquescence de notre société. D’ailleurs de très nombreux « djeuns », confrontés à « l’ordre établi » à lasuite d’une « pécadille » (drogue, vol ou autres délits) déclarent sans vergogne au juge qu’ils souhaitent intégrer les forces de police, de la gendarmerie ou de l’armée lorsqu’ils sont interrogés quant à leur avenir. Sans faire de la psychologie de comptoir, ils sont généralement à la recherche d’un père de substitution soit que ce dernier ait abandonné la mère, soit qu’il n’assume pas son rôle d’éducateur. J’ai en tête le cas d’un pauvre type qui tentait, d’une manière totalement imbécile, de sauver son crétin de fils qui avait volé un ou des portables de ses camarades d’internat. J’ai découvert à cette occasion (puisque j’étais présent en tant que délégué des parents d’élèves à ce conseil de discipline) combien l’Ednat était malade, la tanche n’ayant été sanctionnée que d’une « très sévère remontrance » avec huit jours d’exclusion. Le père était une vraie loque (et lope), d’où le comportement du gamin, et n’aurait pas tenu une semaine dans un régiment de Ghurkas. J’en avais honte pour lui.

    2. Jacques Huse de Royaumont

      Les tableaux sont remplacés par des écrans, les livres par des livres numériques.
      Aucune étude d’opportunité n’a bien évidemment été menée pour qualifier les besoin. C’est du travail d’amateur, motivé par un complexe moderniste (avoir l’air moderne) et sans souci du coût de l’opération.

      Autre joyeuseté : les carnets de correspondance numérique. Les mots de comportements qui y sont inscrit ne sont de fait plus vu par les parents ni contrôlés. Les élèves ont mis moins de 15 jours à comprendre qu’ils ne risquaient plus rien. Mais comme l’idée vient d’en haut, elle est obligatoirement bonne. Si ça se passe mal, c’est la faute des profs, cette piétaille qui ne doit qu’exécuter et se la boucler.

      1. MCA

        Les pouvoirs publics commencent à verser dans l’obsession du numérique qui à l’image de l’écologie est devenu une religion.

        Peu importe que le résultat soit bon, mauvais, catastrophique pourvu qu’il y ait du numérique dans la chaîne.

        1. durru

          Cela me fait penser à une vieille affaire de corruption en Roumanie, nommée d’après un des GAFAM (je vous laisse deviner lequel), où de nombreux politiques de tous bords, ainsi que patrons de boîtes privées, étaient poursuivis pour avoir trop abusivement gonflé les chiffres de certains contrats pour informatiser plusieurs ministères.
          Une fois n’est pas coutume (là-bas, je parle), la justice a suffisamment traîné de pieds pour que les faits soient prescrits. Il faut dire que le menu était copieux…

          Si vous croyez vraiment que les « pouvoirs publics » font des investissements dans le numérique seulement par idéologie et effet de mode, c’est que je suis trop tordu, moi…

          1. MCA

            @durru 23 octobre 2019, 22 h 00 min

            Le numérique à une telle connotation moderniste que ne pas l’employer à toutes les sauces c’est paraître ringard.

            Je pense que les politiques collent (peut-être inconsciemment) aux travers des peuples qu’ils dirigent.

            1. durru

              Est-ce que ce n’est pas possible que la relation de cause à effet soit en réalité inversée : Parce que c’est une source de revenus intarissable, c’est devenu un sujet très à la mode à force de discours et de propagande…
              Comme les investissements de certains pays du Golfe qui, même si au départ avaient l’air un peu louche, à force de propagande bien huilée, sont devenus incontournables dans le paysage français et surtout Parisien.
              Lorsqu’on connaît le prix de vente (et les caractéristiques techniques) des ordinateurs portables mis à disposition des élèves par les Régions, par exemple, on ne peut pas ne pas se poser des questions sur les vraies motivations d’une telle démarche.

    3. Le Gnôme

      J’aurais rêvé d’avoir un outil comme Internet dans mes vertes années, on y trouve à peu près tout le savoir du monde, des quantités phénoménales de livres en téléchargement gratuit qui coûteraient un bras si le les achetais d’occasion. L’ordinateur n’a pas que de mauvais côté, tout dépend de l’usage qu’on en fait.

      1. Pythagore

        J’ai déjà vu des jeunes en train de réviser leurs cours sur youtube. Un peu triste que les jeunes souhaitant apprendre doivent palier aux problèmes de l’edNat en cherchant sur youtube. Quoique cela sauront se débrouiller ds la vie.
        D’autre recopient wikipedia dans leur dissertation, ceux là…

      2. MCA

        @Le Gnôme 23 octobre 2019, 10 h 03 min

        Ca me fait penser à une réflexion entendue un jour au sujet de la télé et qui pourrait parfaitement s’appliquer à internet:

        Ce qu’il y a d’étonnant avec la télé c’est la sophistication de la technique employée par rapport à la pauvreté du message véhiculé.

        Internet est certainement le plus extraordinaire outil jamais mis à disposition du public, à quel usage ce public le destine?

        1. Pheldge

          à quel usage ce public le destine? à regarder du porno, à suivre les publications des pipoles, enfin, à échanger de conneries et des futilités avec « des amis » …
          Ah, et aussi jouer en ligne !

          1. Aristarkke

            Ingrat que tu es ! Crois-tu que Monseigneur aurait été audible ou lisible sans le net ? Et comment vivrais-tu sans connaître ta source fantasmée de SG ? Encore plus mal, assurément !

        2. Husskarl

          – Films de fesse
          – Facebook
          – Instagramm
          – Twitter
          – Streaming
          – Topito/doctissimo

          Ca doit être à peu près 95% de l’usage.

          1. Higgins

            Perso:
            1) H16
            2) le libéralisme pour les nuls ;
            3) les libéraux jouent et gagnent ;
            4) le retour des libéraux ;
            5) les libéraux contre l’hydre socialiste ;
            6) je suis socialiste mais je me soigne ;
            7) comment devenir libéral ;
            8) Magnum.

            etc….

      3. plutarque

        @ Le gnôme :

        « J’aurais rêvé d’avoir un outil comme Internet dans mes vertes années » : tu m’étonnes… accès illimité aux films de b00les…

  7. Pere Collateur

    Je constate également qu’en entreprise, l’exigence, même de trucs basiques comme venir à l’heure est en train de totalement s’évaporer.

    Sachant que la ponctualité est la politesse des rois, on est pas près de revoir la royauté en France ^^

    Et tout le reste est à l’avenant. Je ne vois pas un grand avenir pour l’innovation de nos boites dans les décenies qui viennent. A moins que les traines savates et brasseurs de vents se mettent à innover, ce dont je doute…

    Sinon un truc qui m’a bien fait rire ce week end. Je suis tombé sur un journal sur une chaine d’info qui parlait du problème des listes communautaires pour les prochaines municipales, aka les listes muzz. Et j’entend une édile réclamer des remparts citoyens contre ces listes, sur le même modèle que celles contre la marine. Et je me marre, mais me marre 🙂 🙂 🙂 A m’en faire péter le bide!

    En gros, ces sous merdes ont fait venir toutes ces populations, à nos frais, contre notre avis, pour remplacer leurs élècteurs qui ne voulaient plus d’eux, et maintenant que celles ci préfèrent voter pour ceux qui leur ressemblent, sentent le vent méchament tourner.

    Dieux se rit de ceux etc etc, vous conaissez la suite 😉

    Voilà le beau résultat de leur petite vue à court terme: La belle guerre civile qui nous vient.

    1. Val

      Oui ça nous pendait au nez . Ca fait un moment que les belges ont ça. Un parti Islam (acronyme d’Intégrité – Solidarité – Liberté – Authenticité – Moralité) -ce n’est pas une blague – avec dans son programme la charia .Ils n’ont pas fini de s’en dépêtrer car chez eux pas de séparation entre eglise et état , donc ils ont un parti catholique belge. Chez nous je pense que ça bloquera . Sauf à ce que certains crétins chrétiens sautent sur l’occase pour exiger un parti chrétien français . C’est bien parti pour que le bêtisomètre casse la barre des 5000/sec

      1. WorldTour73

        Et peut-être un parti hindou ?! M’enfin on verra,mais ça risque d’être drôle. Par contre, je suis sur d’une chose, les soces vont finir par se coincer la b*** dans la porte : entre choisir la laïcité ou l’islam.

          1. plutarque

            Oui, Ari. Ca fait longtemps que j’y pense…

            Le constat est simple : la France sorte de shake-up multiculturel désuet se heurte aujourd’hui au cuisant (voire lamentable) échec de ses politiques d’immigration et d’intégration irraisonnées. D’évidence la culture musulmane dans sa globalité semble incompatible avec notre modèle de société libre laïque et civilisée.

            Exemples par l’image :
            https:/ /imgur.com/a/rPxNArY
            https:/ /imgur.com/a/hktfe9y
            https:/ /imgur.com/a/SA41NlK

            Dès lors ne pourrait-on pas imaginer rétrocéder une partie du territoire de France à la population musulmane afin de délester la France de ce fléau qui gangrène peu à peu notre modèle social ? En faire une république indépendante, possédant son propre appareil politique. Cette république islamique ne pourrait bien sûr prétendre devenir état membre de l’UE, c’est pour cela qu’un contrôle strict de ses frontières devra être mis en place.

            Ce serait une sorte de politique du « bien vivre ensemble mais chacun de son côté ». Imaginez-vous entrain de flâner dans la rue sans croiser de burqa, sans devoir enjamber les milliers de musulmans qui prient sur la chaussée, plus de Quick Hallal, plus de fraudes aux allocations…

            Seriez-vous prêts à sacrifier une partie de notre territoire afin de vous sentir à nouveau chez vous ?

            Si oui quel territoire ? Marseille (presque pas de déplacements de population à prévoir) ? La Creuse (ça sert à rien) ? Paris (ces enculés de Qataris ont déjà racheté tout le XVIe) ?

            1. Pythagore

              Il y a assez de pays à dominante musulmane dans le monde pour que chaque pratiquant puisse trouver un pays où il pourra pratiquer de la facon dont il l’entend sans être déranger par les autres, la lois ou les autorités.
              Un juif n’hésite pas à émigrer vers israel si il estime ne pas pouvoir pratiquer ailleurs comme il l’entend.
              Qu’ils fassent pareil, il n’y a que l’embarras du choix. Il n’est pas utile de céder du territoire.

              1. P&C

                Oui, sauf que :
                – conquêtes de nouveaux territoires sur les kouffars
                – pognon des allocs
                – comportements excusés ici et durement sanctionnés là bas (va prier dans la rue en Algérie, tu vas voir ce qui va t’arriver).

                A tel point que les polices algériennes et marocaines ne sont pas du tout ravies de voir les niktamers venir en vacances « au pays », et reprochent à la police française son laxisme.

                1. Husskarl

                  P&C a raison, ils ne veulent pas vivre indépendamment, ils veulent vivre sur notre dos. La partition n’est pas une solution, elle sera peut être, mais elle ne sera qu’une étape.

              2. plutarque

                Atttttttention, Pythagore ! N’oubliez pas que les populations dont nous parlons « sont aussi français que vouzémoi (TM) »…

                De quel droit alors les expulser vers un autre pays dont ils ne partagent ni la culture (lol), ni les coutumes (re-lol), ni la langue (re-re-lol) et encore moins la religion (Hamdoullah!)

                Non, je déconne. Faut virer tous les parasites à coup de gourdin, en commençant par couper les allocs et toutes les aides à la moindre infraction.

                  1. MCA

                    @durru 24 octobre 2019, 14 h 56 min

                    L’Al en ce moment est en retraite dans un monastère bouddhiste avec comme consigne « do not disturb » .

            2. Pythagore

              @Plutarque, dans un pays où les rois ont combattu leur propre religieux et religion pour imposer la primauté du pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel, abdiquer devant une religion venue d’ailleurs me parait abracadabrantesque. C’est un suicide intellectuel à défaut d’être physique.

              1. plutarque

                Il ne vous aura pas échappé, cher Pythagore, que ma proposition était de nature humoristique et un poil grinçante.

                Quoique je soupçonne certains politiques châtrés (pléonasme…) d’être tentés pour acheter « la paix sociale ».

                C’est pour cela qu’il faut d’urgence investir dans la corde à piano et les réverbères…

                1. Pythagore

                  Arrrghh désolé, je me suis un peu emporté.
                  HS un cartoon qui m’a fait bien rire, spécial Pheldge edition:
                  La dame demande « comment s’appelle ce saucisson qui sent comme du sperme ? »:
                  https:/ /i0.web.de/image/074/34120074,pd=1.jpg

  8. Infraniouzes

    A venir: des palanquées de jeunes (18-25) parfaitement inemployables, sauf par le monde associatif, et qui seront le « reste-à-charge » des générations laborieuses. Heureusement, la classe politique expliquera abondamment que cette maudite mondialisation est la cause de tous nos aux. Ils sont donc là pour redresser la barre.
    Affaire classée. Autre chose garçon ?

    1. Boutros

      Ste Greta demande à nos futures lumières de carotter l’ école un jour par semaine : c’est toujours ça de gagné. (quel jour déjà ? ah oui, le vendredi ? donc le dimanche comunotère ? J’ai tout bon ?)

      1. Stéphane B

        En parlant de comunotère, encore un qui veut nous la faire en enfer
        lefigaro.fr/flash-actu/saint-raphael-au-moins-un-homme-retranche-au-musee-archeologique-20191023

    2. Val

      @infran c’est déjà le cas et chez les fils et filles de bonnes familles aussi. J’en connais des palanquées , ils sont dans des assos , ils n’ont jamais bossé dans la vraie vie et ils passent leur temps à « aider » la veuve et l’orphelin . C’est un business qui s’auto alimente , les pieds nickelés parlent aux pieds nickelés , c’est une des raisons qui m’a fait arrêter de bosser bénévolement pour une assoce (pourtant full privée à l’époque) .

  9. Stéphane B

    Un HS mais j’ai pensé à Gossein. A quand la responsabilité pénale des juges ?
    lefigaro.fr/actualite-france/etudiant-tue-par-un-schizophrene-a-grenoble-le-pourvoi-du-psychiatre-rejete-20191022

    Ah non, impossible. Une loi est sortie pour éviter cela; le patron s’était, sous réserve, déjà fendu d’un billet à ce propos.

  10. Pythagore

    « cette chute est devenue un véritable marronnier »
    La France s’effondre partout ds tous les domaines, se déindustrialise à grd pas,… mais chaque jour amène son petit reportage, que mais non, c’est pas si pire, et y’a des initiatives qui fonctionnent et bla bli et bla bla, tout va bien, faut être confiant… vous inquiétez pas, le vrai problème, c’est le RCA.
    Comprend pas que les gens soient à ce point ds le dénis.

    1. bruteApointe

      Sont pas dans le dénis, ils se servent avant qu’il ne reste plus rien -car sauf les plus stupides, ils savent très bien que c’est condamné.

      Heureusement, d’après les sondage, les français sont parmi les peuples celui qui s’estiment le plus intelligent, et plus de 70% de la population déclare qu’elle s’en sortiront sans problème sans l’Etat…

  11. Passim

    Il faudra bien finir par admettre l’évidence. Les hommes ne sont pas égaux, et notamment quant à leurs capacités intellectuelles, et cela dès la naissance. Leur valeur peut tenir à d’autres facteurs qu’à leur QI, mais là n’est pas la question.
    À importer en masse des populations dont est démontrée l’infériorité moyenne de leur performance cognitive, il ne peut y avoir qu’une tendance à la baisse dans la population nationale. D’autres éléments jouent, bien sûr, mais celui-ci est déterminant.

    1. Le Gnôme

      Ah, l’inné et l’acquis, éternel débat. A part insuffisance mentale néo-natale, je ne crois guère à l’inné, l’environnement d’éducation parentale me paraît très important.

        1. Stéphane B

          Darwin, si. C’est d’ailleurs le sens du commentaire du gnome: il croit en l’influence de l’environnement d’éducation parentale, bref à ceux qui s’adaptent. Sortez-vous donc de l’EN ?

          1. Le Gnôme

            J’ai connu ma soeur biologique à 60 ans, mêmes gènes donc. J’ai été abandonné et adopté, elle pas. Nous n’avons donc pas eu la même éducation, et croyez moi, ça se voit. C’était le sens de ma première intervention.

      1. Gosseyn

        Redonnez-nous voir votre avis après avoir parcouru attentivement ce site et avoir pris le temps de résoudre les contradictions qui apparaissaient avec vos croyances :
        https://www.intelligence-humaine.com/historique-et-grandes-etapes/richard-lynn/

        Ce n’est pas par hasard que j’ai prédéterminé ma recherche de sites en ligne par  »Richard Lynn », ni si cet universitaire a fini par être dégradé suite aux pressions de tout ce qui est gauchisant et influent envers la réalité constatable (qui est naturellement, si j’ose dire,  »facho » !).

      1. Gosseyn

        Le Q.I. moyen d’un Algérien est de 82 à 82 (par rapport à la moyenne mondiale). Or, ceux que l’on importe sont souvent déjà en difficulté dans leur pays et ont donc souvent un Q.I. encore inférieur. Autant dire que ça promet pour l’avenir de la France, vu que ce critère, comme le reste, est héréditaire. Avec comme facteur aggravant que plus le Q.I. est faible, plus la natalité moyenne est élevée. À partir de là, je vous laisse faire un peu d’anticipation …

    2. MJ

      pourquoi pas et dans les courbes on devrait voir du bimodal (au moins) chaque pic faisant apparaître chaque groupe ethnique.
      et ça n’est pas le cas.

    3. Pheldge

      @ passim « Les hommes ne sont pas égaux, et notamment quant à leurs capacités intellectuelles » oui, et je suppose que par bonté d’âme tu ne parle pas des femmes … 😉

    4. bibi

      Etonnament concernant les aptitudes physiques, il n’y a aucun problème quand au fait de reconnaître que certaines ethnies ont un capital génétique supérieure à d’autres (plus de 95% des sprinters à avoir cassé la barre des 10s au 100m sont noirs), par contre concernant l’intelligence qui dépend de l’organe qu’est le cerveau il devient raciste de dire que certaines ethnies en raison de leur capital génétique ont des capacités cognitives supérieures à d’autres.

  12. Ted

    Le vivre ensemble devient même compliqué dans des groupes homogènes notamment place que deux valeurs de base semble totalement ringardisées : le travail de qualité et le respect des autres.
    L’attitude consumériste globalisée permet à chacun d’arriver en retard en réunion (sans aucun remord ni excuse), livrer n’importe quoi n’importe quand (vous avez intérêt à faire avec sinon vous vous faites engueuler), rédiger n’importe comment, inverser en permanence la notion de client fournisseur, bref de considérer que le temps et l’autre sont en permanence les variables d’ajustement de mes insuffisances ou de mon incompétence. Dans parler de la glorification de l’incompétence ou du laxisme, qui s’accompagnent souvent de la ridiculisation de ceux qui sont a l’heure, produisent comme il faut, …
    Bien triste

    1. « L’attitude consumériste globalisée permet à chacun d’arriver en retard en réunion »
      Entre l’absence de définition claire du premier membre et l’absence de rapport avec le second, on voit mal ce qu’on peut déduire.

    2. Val

      @ted « inverser en permanence la notion de client fournisseur » oui ce point est tres intéressant car il montre bien l’inversion de paradigme en marche. Ce point est tout à fait symptomatique des cultures cocos . En Cocoland le fournisseur était choyé par le client et non l’inverse -pénurie oblige- . Nous sommes -encore- en économie de profusion , mais attention , flux tendu oblige cette situation peut changer excessivement brutalement et là …. nous passerons le mur du son économique : inversion totale des valeurs et des prix vous vendrez votre immeuble rue de la Paix pour une motte de beurre

  13. hub

    Rappelons que l’inscription des étudiants étrangers est désormais gratuite à l’université. Un grand pas dans l’inclusivité de faux étudiants.Et une baisse évidente des résultats. Précisons que la grande majorité des inscriptions dans les études supérieures ne se fait plus avec le bac, mais sur dossier (IUT, BTS, prépas, nombreuses facs). L’inclusivité mène à un enseignement à deux vitesses (au moins)

    1. Gosseyn

      Ne vous inquiétez pas : comme c’est parti, en quelques générations et un peu de consanguinité musulmane, l’immense majorité de la population se retrouvera avec le quotient intellectuel du gauchiste actuel.

  14. ValM

    Je suis prof (depuis 2 ans) après avoir bossé dans l’industrie quasiment 20 ans (j’avais envoyé un message privé à H16 à l’époque de mon stage)… j’avais une autre image de l’école, et là, comme à chaque période de vacances, j’envisage la démission : ce que je vois me déprime et me fout en l’air : des gamins qui auraient dû être en ULIS et qui sont en 6e avec un niveau CE2 (leur dossier a été accepté en ULIS, mais « ya pas de place »), un CPE totalement laxiste qui croit vivre à Bisounours (pour la formation contre le harcèlement scolaire, « il faut parler du pauvre harceleur, qui est aussi une victime), une infirmière qui se réjouit qu’une élève de 3e veuille changer de sexe (« elle-il sera plus heureux ») et des élèves qui viennent se faire chier toute la journée sans rien faire, parce que grâce à Belkacem, tout le monde passe en classe supérieure (plus besoin de forcer, qu’on ait 2 de moyenne ou 20, on passe), on vient pour que papa-maman aillent bosser et pour s’amuser avec les potes… On multiplie les actions qui empêchent de leur apprendre quoi que ce soit (1/4 d’heure lecture sur les temps de cours, 2 fois par semaine, sortie ciné, semaine au ski, sortie « street art », et je ne sais quoi encore, je vais voir ce qui m’attend) et on multiplie les réunions qui ne servent à rien, les rencontres avec les parents qui n’ont pas de questions, les conseils de classe qui ne servent à rien… Après la Toussaint, je suis « convoquée » à une formation sur l’école inclusive justement : une journée à m’expliquer que si je n’arrive pas à enseigner à des élèves niveau CE2 en 6e, c’est de ma faute, c’est que je n’ai pas assez « différencié »… Différencier dans une classe de 30 avec 15 gamins aux pathologies différentes, et 10 gamins qui ne pensent qu’à s’amuser et 5 gamins qui veulent bosser….
    J’en peux plus, je ne supporte plus, et les profs qui étaient stagiaires avec moi qui me disent : « il faut pas que tu prennes les choses trop à cœur »… ah mais si justement ! on est en train de créer des générations de crétins, et je ne veux pas être complice de ce merdier!!! J’ai une conscience, je bosse comme une malade pour essayer de faire les choses bien, mais c’est peine perdue… on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif… et pendant ce temps, je n’ai plus le temps de m’occuper de ma propre fille (qui se trouve dans ce système qui ne lui apprend rien…)
    Et pour démissionner, ben c’est qu’il faut s’armer de courage : on écrit une lettre, on attend 4 mois pour avoir une réponse, et généralement, la démission est refusée, il faut faire appel,… et si on fait abandon de poste, on a droit au « conseil de discipline » (comme les élèves) et des sanctions disciplinaires (ubuesque: on peut être viré !)… Difficile de postuler pour un job dans ces conditions…

    1. Dr Slump

      Une seule suggestion: allez enseigner dans le privé, donnez des cours privés, mais bref, trouvez du boulot ailleurs, et quand vous avez trouvé, disparaissez de cet enfer: qu’est-ce que ça peut faire qu’on vous vire pour abandon de poste si vous êtes déjà casée ailleurs?
      Croyez-moi, ignorez les mauvais esprits qui cherchent à vous décourager avec des « on croit que l’herbe est plus verte ailleurs… » , parce que oui, on peut trouver meilleure herbe ailleurs.

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Le privé sous contrat est soumis au même diktat, il dispose de peu de latitude. Sa seule chance est de pouvoir se débarasser plus facilement des « cas ».

        1. ValM

          Oui le privé sous contrat est aujourd’hui dans la même situation… Les programmes et les formations de profs sont les mêmes, ils ont été forcés de s’aligner au temps de Mitterrand (quand il y a eu les manifs pour « l’école libre »).

          1. durru

            Oui, on constate aussi à peu près le même bisounoursisme de la part du corps enseignant, mais il faut admettre qu’il y a encore une certaine dose de sérieux qui reste visible.
            C’est loin d’être bien, mais comparé au public, souvent il n’y a pas photo. C’est pourquoi il y a des listes d’attente, car les parents se sont rendus compte qu’il y a une différence.

          2. plutarque

            Même si il n’est pas parfait, le privé sous contrat catho. n’est pas encore l’abomination que vous décrivez plus haut. Ne serait-ce qu’en raison du fait que les parents qui y inscrivent leurs enfants ont :
            1. fait la démarche d’y inscrire leurs enfants
            2. sont en majorité convaincus de l’importance de l’instruction et de la discipline.

            Et je sais qu’on y recherche des enseignants (ça dépend des matières, bien sur)

        2. Dr Slump

          Je parlais de privé-privé, établissements privés financés par fonds privés, c’est à dire par les étudiants, les familles. Cours privés, cours de soutien, précepteur… ou sinon, avant d’envisager une nouvelle reconversion, voir pour une réorientation dans des activités connexes, ou pourquoi pas création de ton activité de cours privé…
          La reconversion, j’ai fait ça 3 fois, et je vais sans doute rempiler, vu que le marché de l’emploi semble être devenu pire qu’il y a 10 ans, les recruteurs se comportent comme agents de police, j’ai limite envie de leur claquer le beignet quand ils commencent à me dire « on va vérifier vos références… », l’air suspicieux… enculés va!
          Mais ce qui est sûr: ne pas laisser ton travail saper tes forces. Se préserver avant tout, consacrer son énergie à ce qui est strictement nécessaire, et faire l’impasse, zapper, shunter tout ce qui pompe de l’énergie sans retour. Le mode survie est impératif en zone de chaos, sans quoi on y laisse plus que des plumes.

          1. ValM

            J’y avais pensé, au privé-privé, et j’y pense toujours (même s’il n’y en a pas tant que ça, la faute au monopole de l’EN… surtout en province).
            En tout cas, je suis d’accord : ne pas laisser le travail saper mes forces… aucun travail ne mérite qu’on y laisse sa santé ou sa vie…

            1. Val

              @ValM merci pour votre lucidité . Avez vous tenté de vous rapprocher d’associations ? ca ne change pas le fond du problème mais au moins vous serez avec des collègues sur la même longueur d’onde que vous avec lesquels vous pourrez partager vos idées et pratiques (lire-ecrire.org par exemple que je connais mais ils sont tres petits , il y en a d’autres ) perso , à l’époque , en tant que parent d’élève ça m’a beaucoup aidé , je me suis sentie comprise et ai eu des retours qui m’ont bien aidée .

          2. Jacques Huse de Royaumont

            Le privé hors contrat pose quelques soucis :
            c’est hors de prix,
            il y en a peu, donc souvent loin de chez soi et difficile à rallier,
            les dossiers qui viennent de ce type d’établissement partent directement à la poubelle lors des inscriptions dans certaines filières (prépa, entre autre). C’est injuste, mais c’est comme ça.

    2. Stéphane B

      C’est pour ça que je mets mes gamins dans le privé maintenant. Mais je conçois que le lieu de vie joue aussi beaucoup. La mentalité n’est pas la même à Toulouse (Mirail, Bagatelle ou Capitole) qu’à Foix ou Saint-Girons (Ariège) ou en Bretagne ou dans le 93 ou dans certains endroits parisiens.

    3. Pere Collateur

      J’ai vu beaucoup de situation comparables sur neoprofs.org. Et ca dure depuis plusieurs années. Courage. C’est tout ce que je peux vous souhaiter.

    4. Stéphane B

      ça me fait penser à une nouvelle collègue, ingénieure des travaux publics de l’État. Elle a été prof en lycée de sciences physiques pendant plus de 20 ans. Ras la casquette, elle a passé le concours interne d’ITPE et s’est tapée trois ans de scolarité sur Lyon.
      Elle se dit beaucoup plus sereine maintenant même si, pendant encore deux ans, elle doit prendre le train à 5h30 pour rentrer à 19h. Après, mutation et rapprochement familial.

    5. Jacques Huse de Royaumont

      J’ai une prof à la maison, donc je connais assez bien le problème.
      Face à ton administration, tu ne peux rien, c’est le pot de terre contre le pot de fer. Tu seras désavouée à chaque fois que tu sors des clous.
      Soit tu appliques des méthodes qui donnent des résultats (avec une charge de travail tenable), et tu te feras tabasser à la première inspection, soit tu appliques les méthodes officielles. Dans ce second cas, tu y laisseras ta santé pour une absence de résultats spectaculaire.
      Autre solution : faire semblant et cirer les pompes de ta hiérarchie, là tu n’y laisses que ton honneur.
      Le tableau est sombre.

      1. ValM

        Ça ne fait pas rêver… Avoir passé autant d’énergie et de temps pour une reconversion, pour ça… Je comprends les collègues qui n’ont jamais rien fait d’autre, ils pensent qu’ils ne sauront rien faire d’autres, certains croient que l’entreprise privée, c’est l’enfer… Mais moi, je sais qu’on y est largement mieux qu’à l’Education Nationale… Une reconversion reste dans tous les cas, une expérience qui nécessite de l’énergie et je crois que beaucoup de profs n’en ont plus, de l’énergie (moi-même, je suis vidée quand je rentre le soir, et je passe la première partie de mes vacances à « récupérer » de cette fatigue morale et intellectuelle…)

      2. P&C

        Je me suis fait pourrir par l’inspection parce que j’exigeais de lycéens qu’ils prennent des notes et me fournissent des compte rendus pour les TP…

        Quant aux inspecteurs d’académie… ils sentent le compas et l’équerre à des kilomètres.

        1. Val

          @P&C à propos de compas et d équerre j’ai eu un grand moment avec une copine prof catho canal camp du bien. Etant catho d’origine africaine elle a des a priori/posteriori sur les « frères » . Je lui ai dit que l’ed nat en était un bastion. Elle n’a jamais voulu me croire, aux innocents les mains pleine. L’aveuglément des gens me surprendra toujours . C’est tout simplement sidérant . C’est le bal des vampires tous les jours . (le passage de la danse devant le miroir me fait toujours tordre de rire)

    6. Nemrod

      Barrez vous…point !
      Ils vous feront quoi au juste ?
      Mettez vous « en arrêt » comme on dit et profitez en pour chercher autre chose.
      Vous risquez quoi ?

    7. Aristarkke

      Tiens, vous pourriez faire un duo avec ma fille aînée qui enseigne dans les Yvelines (mais pas du tout à Trappes ou équivalent) et qui nous relate des choses très similaires malgré un environnement CSP++…

    8. bibi

      Il faut savoir une chose d’importance dans la fonction publique durant les 3 premiers mois d’arrêt maladie, vous toucherez l’intégralité de votre traitement.
      Donc n’hésitez pas pour des raisons pécuniaires à aller consulter un médecin pour savoir si vous n’êtes pas en dépression et vous faire arrêter, et de mettre ce temps si il vous ait accorder à profit pour votre avenir

      PS : N’oubliez pas que l’EN est une machine à broyer aussi bien les élèves que les personnels, et qu’il n’y a pas à avoir honte d’en partir, au contraire il faut en être fiers car le problème ce n’est pas vous mais cet endroit malsain ou l’on ne peut exercer le noble métier de professeur.

  15. Jacques Huse de Royaumont

    Nos brillants théoriciens de la pédagogie oublient 2 petits détails, les deux principaux facteurs de réussite scolaire qui sont :
    1- la discipline
    2- le travail personnel

    Ce n’est qu’une fois que ces deux obligations sont remplies qu’on peut discuter du reste.

    1. Val

      @royaumont j’ai bien peur qu’ils n’en ignorent rien et c’est bien pour cela qu’ils ont sapé méthodiquement ces deux fondamentaux en priorité.

              1. Aristarkke

                Si fait, gauchiste. Mais détonant furieusement en s’étonnant d’avoir vu arriver, alors jeune prof du milieu des 70’es, des enfants des boat-People Viets fuyants les bienfaits des geôles communistes, entrer en 3me en anonnant péniblement dix mots de français et réussir leur bac quatre ans plus tard avec mentions (à une époque où elles étaient loin d’être aisées à décrocher) sans qu’il y ait eu le moindre programme d’aide adaptée…
                Et faisant un parallèle iconoclaste avec les élèves issus de la « diversité » qui n’en obtiennent pas le cinquième malgré des aides en tous genres, en veux-tu, en voilà.
                Effectivement, il fait tâche…

            1. Jacques Huse de Royaumont

              Brighelli était un gauchiste. Il en porte encore quelques stigmates, mais quand on essaie de vivre les yeux ouverts, on n’est plus vraiment de gauche.

            2. durru

              @Val
              Oui, je le sais (depuis un moment), c’était du quatrième degré… Mais on est toujours avec Hanlon en tête quand on fait de telles suppositions.

              @Plutarque & Jacques
              JPB écrit souvent sur Causeur également, et quand il ne parle pas d’école, on sent le gauchiste étatiste à des lieues distance…

              1. Val

                désolée durru j’ai toujours du mal à ironiser sur ce sujet , le nombre de cinglés usant abondamment de leur pouvoir de nuisance rencontrés tant à ma génération qu à la suivante me donne toujours des envies de meurtre

                1. durru

                  De meurtre ? Nooon, juste un bagne bien comme il faut, style les frères Dalton à casser des cailloux du matin au soir.
                  Vous savez, sur le principe « ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse ».
                  Je ferais un bon ministre de l’ordre public, moi 😉

  16. Nemrod

    Franchement qui pouvait croire qu’il puisse sortir quelque chose de bon d’un « Machin » communiste pareil ?
    Ca ne marche jamais nul part et chez nous ça marcherait ?

    1. durru

      Cela fait des années que je cherche et j’essaie de comprendre, mais j’y arrive pas…
      Vous parlez d’un « machin » communiste, mais il faut savoir qu’à la chute du communisme à l’Est les générations d’adultes et adolescents venus de là-bas étaient très recherchées pour leur très bon niveau d’instruction.
      Je ne crois pas que la situation française soit liée au côté « communiste » de la chose, enfin pas directement. Je crois plutôt que le penchant communiste a permis la mise en place des travers qu’on voit aujourd’hui, mais qui sont nés plutôt de l’hédonisme soixante-huitard. Mais, comme je disais au début, c’est loin d’être une conviction, je cherche encore…

      1. Pythagore

        @Durru: ds le syst communiste, les prof n’ont pas leur mot à dire. Les politiques fixent le prgrm et la méthode.
        La russie était en concurrence technologique (spatiale, militaire) avec l’ouest ce qui peut expliquer la ligne politique de développer des scientifiques dans ces domaines.
        La France n’est plus en concurrence avec personne (croient nos politiques), les politiques ont simplement orienté la formation vers le progressisme, car cela les sert.
        Dans les 2 cas le pouvoir central décide, aucune autonomie pour l’organisation ou les prof, juste les objectifs sont différents en fonction des époques et des besoins du moment, et les résultats en conséquence.

        1. durru

          Cépafo, toutefois les autres pays communistes qui n’avaient pas des visées aussi concurrentielles n’étaient pas à un niveau déplorable.
          On peut donc conclure que la destruction de l’instruction en France était un but recherché et ce n’est pas du tout dû au hasard. Ce que je crois au plus profond de moi-même. Même si je ne peux pas soupçonner la bécassine ou ses comparses d’une telle compétence (je pense que la tendance a été imprimée depuis un moment).

          Par ailleurs, dans le système communiste les profs ne s’attardaient pas trop dans des délires idéologisés, ce qui semble assez étonnant pour un système où on mangeait ça midi, matin et soir. Et où les convaincus n’auraient eu aucun mal à imposer une telle ligne…

          Il y a des bouts de vérité qui éclatent comme ça, mais j’ai du mal à capter le tableau dans son ensemble.

          P.S. (pour Nemrod) : essayez de sortir du chemin, juste un peu, vous verrez si la dictature est loin (je parle de l’EdNat)

        2. Gosseyn

          Comment peut-on appeler cette politique du moment  »progressisme » ! ? Parce que leur inversion du sens et des mots est le summum de leur déconstruction sociale ? En cas de changement de paradigmes sociaux, jamais évitable, cela pourrait leur coûter très cher …

          1. durru

            Je vous donne la définition du mot, telle que présentée par Wikipédia (et donc certainement acceptée par cette engeance) :
            « tendance politique favorable aux réformes sociales et économiques »
            Ce qui importe, c’est de *changer*, « réformer », comme ils disent (comme à l’armée, peut-être ?), peu importe les résultats. De ce point de vue, c’est plein dans l’Emile.
            Par ailleurs, il y a même cette phrase qui a échappé à la censure (ça faisait partie de la définition en elle-même, il y a quelque temps) :
            « Selon certains auteurs, le progressisme est la volonté d’instaurer ou d’imposer un progrès social par des réformes ou par la violence ».
            Inutile de vous faire un dessein…

            1. Theo31

              Le progressisme, ce sont des expériences dégueulasses faites sur des êtres humains. Ça donne les viols collectifs sur des petites filles de Bela Kun et es deux frères qui sont morts après avoir été les cobayes de John Money.

              Avec les soces, l’eugénisme n’est jamais loin.

            2. MCA

              « le progressisme est la volonté d’instaurer ou d’imposer un progrès social par des réformes ou par la violence »

              Un « progrès social » ou un « changement social »?

              Car dans ce bal permanent de faux derches où le sens des mots est perverti, tout changement se pare des atours du progrès.

          2. Pythagore

            oui, j’utilise la terminologie en vigueur. Pour moi le progressisme ou progrès n’existe qu’en science & technologie.
            Je voulais dire que l’éducation est aujourd’hui orientée par les politiques vers l’inculcation des thèses progressistes, RCA, théorie du genre,…
            Les politiques n’ont rien à secouer de la science ; étant pour la plupart des littéraires, ils la détestent même souvent, les littéraires ayant souvent un espèce de complexe vis-à-vis des scientifiques (ce en quoi ils n’ont pas tord 😉 ).

            1. durru

              Bah non, le progressisme, comme son nom le suggère, est une idéologie et fait référence au social, pas au scientifique.
              C’est évident qu c’est une invention des littéraires 😉 car c’est (encore) un détournement du sens du mot d’origine, « progrès », qui parle, lui, de sciences…

  17. Nathalie

    Et vous ne parlez pas de l’inclusion des élèves en situation de handicap. Même si l’idée est bonne, c’est un frein supplémentaire à l’homogénéité des classes. Il y a ceux qui ne viennent pas en cours (pour phobie scolaire) ceux qui demandent des choix de matières, ceux qui ont des devoirs adaptés (dictées à trous, exercices supprimés, tiers temps…) Cette année, par exemple, 3 AVS dans une classe de 6ème… Au collège où je travaille c’est le cocooning absolu. En tant qu’AESH (accompagnatrice d’élèves en situation de handicap) j’en vis certes, mais je constate les abus et le gaspillage. Et les profs aussi.Et le niveau baisse à vue d’oeil pour tous les élèves, handicap ou pas.

    1. Le Gnôme

      « Même si l’idée est bonne, c’est un frein supplémentaire à l’homogénéité des classes. »

      C’est donc que l’idée n’est pas bonne.

      1. Nathalie

        Certes ! 🙂 On les enlève de structures spécialisées coûtant très cher pour les mettre dans les écoles avec les autres.La loi de 2005 pensait faire d’une pierre deux coups. Mais inclure des enfants en situation de handicap nécessiterait des classes spéciales au sein des établissements. Ce que l’on refuse par peur de discrimination.

    2. Jacques Huse de Royaumont

      L’idée n’est pas bonne, ça fait porter une responsabilité supplémentaire aux enseignants qui ne sont pas préparés à ça, qui ne sont pas encadrés pour ça, et qui ne sont pas rémunérés pour ça. C’est une débauche de temps et d’énergie pour un résultat négatif garanti.

      1. Val

        @royaumont sans compter les parents qui font déclarer leur choupinet handicapé pour avoir la martingale magique (j’en connais plusieurs )

          1. ValM

            On m’a rapporté le cas (dans un collège voisin) d’un élèvé qui a un PAP pour « refus d’autorité d’un adulte ». Sur le PAP, il est mentionné qu’il faut l’encourager, lui donner des responsabilités (distribuer les feuilles par ex), en gros, le brosser dans le sens du poil…

            1. Pythagore

              Ca correspond bien au niveau de compréhension du management et de l’humain en France. Appelez supernani, elle va régler ca en 3 coups de ouillère à pot 🙂
              Si le gosse se fait taper par son père tout les soirs, ou si à l’inverse les parents n’ont rien à foutre de leur gosse, distribuer des feuilles ca va forcément aider.

        1. MJ

          Entre autre martingale pouvoir bénéficier de temps en plus lors des épreuves …
          cela dit là ce sont des parents particulièrements attentifs à la réussite scolaire de leurs rejetons.

        2. Higgins

          Un de mes amis, qui découvre le métier d’enseignant à 57 ans, m’a raconté qu’il y a même des parents qui viennent exiger du prof des notes meilleures à l’issue d’un contrôle.

          1. Jacques Huse de Royaumont

            Les parents négocient les notes, les mots de discipline, les devoirs ou les leçons de petit chéri.
            Qu’il serait préférable qu’il se la boucle et qu’il bosse ne leur vient même plus à l’idée.

  18. Jacques Huse de Royaumont

    En fait, pour l’éducation, 2 conceptions s’affrontent :
    – Celle de Bourdieu et consorts, à qui ont doit les brillants résultats de l’Ed Nat ces 40 dernières années
    – Celle d’Aristote, Thomas d’Aquin et Fénelon, qui peut seulement se prévaloir d’une part active dans 2000 ans de progrès…

    A ce sujet, il existe une fondation, nommée fondation Aristote pour l’éducation (tout un programme, comme on voit), qui édite des manuels d’Histoire en vente libre. Ces manuels parlent vraiment d’Histoire et son à mettre entre toutes les mains.

      1. Popeye

        Belle illustration d’une « petite béatitude » : « bienheureux celui capable de rire de lui-même, il n’a pas fini de s’amuser » :-)))

  19. Jacques Huse de Royaumont

    Les graphiques montrent que la baisse du niveau touche toutes les catégories de population, y-compris les plus favorisées.
    Les élites d’aujourd’hui ont un niveau inférieur à la moyenne d’il y a 30 ans. Ca augure mal de l’avenir.

    1. bob razovski

      « Les élites d’aujourd’hui ont un niveau inférieur à la moyenne d’il y a 30 ans. Ca augure mal de l’avenir. »

      pourquoi l’avenir ? Ca se joue déjà aujourd’hui. Les « élites » ont tout intérêt à faire baisser le niveau global.

      A partir du moment où on est né où il faut, pourquoi être cultivé, intelligent et bosseur quand la succession est garantie même en étant con et branleur. Sauf que si le reste de la population continue d’être intelligent et cultivé, le côté « ancien régime » finira par se voir. Faut donc tout faire baisser. C’est la baisse du niveau des « élites » qui fait baisser le reste, et non l’inverse 😉

    2. Val

      @royaumont oui . Ce constat est important . Bcp de gens nient cela . Mais j’ai eu il y a longtemps déjà le retour par des profs de prépa de mon assoce : même les « bons » sont moins bon , et ce dans tous les domaines. Un fils de mes amis ENS lyon en physique ne trouve pas de poste en recherche fondamentale dans le monde . Les chinois sont meilleurs, les américains aussi , ce n’était pas le cas à ma génération , nos diplômés de grandes écoles les enfonçaient tous facilement. C’est tres grave car derrière ce sera la paupérisation du pays , la fuite des industries de pointe et des cerveaux .

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Ce constat rationalise le rejet des élites : elles sont incapables de tenir leur rôle et ne conserve leur position privilégiée que par la magouille.
        Cette chute de la qualité des élites explique la décadence économique du pays et la montée du populisme.

        1. Husskarl

          Normal, ils s’en foutent, hormis s en mettre plein les poches ils ne font rien, ne croient en rien, après eux le déluge…pour les autres.

  20. Gerldam

    Je ne sais pas si vous avez bien regardé le premier des tableaux, celui avec les courbes vaguement en cloche. Les courbes des années 87 jusqu’à 2007 ont toutes une petite bosse du côté des très bons (les futures « élites ») sauf en 2017 où la bosse a quasiment disparue, ce qui semble indiquer qu’il n’y aura même plus d’élites dans une dizaine/vingtaine d’années. L’expression « ce pays est foutu » prend alors tout son sens.
    Enfin, sur le deuxième tableau, on constate que le fils d’ouvrier était meilleur en 87 que celui de cadre supérieur en 2017. Incroyable!
    Le privé hors contrat est-il en mesure de compenser ce déficit? J’en doute.

    PS. petite remarque pour notre hôte: « le temps passé par des élèves sur des écrans ». Doit-on en déduire que les élèves prennent leurs écrans comme oreillers?

    1. ValM

      Pour moi, cela semble « normal » au vu de ce que je vis tous les jours en collège : les élèves ayant des difficultés sont largués, tandis que les bons élèves, intéressés, s’ennuient parce que le cours va trop lentement (généralement à cause du temps perdu à la gestion de classe, mais aussi à répéter des points que personne n’écoute…). Et puis, les bons élèves restent des enfants : j’ai eu une classe particulièrement difficile l’an dernier, avec une bonne moitié totalement réfractaire à la connaissance et à l’autorité de l’adulte… Dans cette classe, il y avait quelques très bons élèves qui souffraient le martyr dans cette classe (j’ai eu des témoignages de parents qui disaient que leur enfant, bon élève, rentrait le soir dans un état proche du burn-out, tant ils étaient stressés de supporter les autres élèves…), et en vers la fin de l’année, certains de ces bons élèves ont commencé à mal tourner et à s’amuser… et puis quoi ? Pourquoi viser un 20 quand les copains rendent copie blanche et passent en 4e avec 2 de moyenne générale ?
      Dans cette classe, j’ai eu un élève qui revenait d’un tour du monde de 3 ans avec ses parents : cours du CNED avec ses parents, très bon niveau, élève mature à 12 ans, curieux d’apprendre, et positif… Une année dans cette classe a suffi à l’éteindre, il avait l’air dépressif en fin d’année et il m’a annoncé qu’il quittait le collège pour continuer le CNED à la maison parce que « le collège c’est trop violent, il y a trop d’agressivité, je ne suis pas à ma place ici ».

      1. ValM

        C’est pour ça que je me sens inutile, je ne sers à rien, ni aux bon élèves, ni aux élèves en difficulté (quand à ceux qui veulent s’amuser, que je sois là ou pas, ça ne change rien…)

        1. MarieA

          En fait c’est que vous aviez mal lu l’intitulé du poste, c’était « nounou » et non pas « professeur ».
          Il s’agit d’une simple méprise!

          Blague à part, j’ai une connaissance qui travaille dans le privé catholique dans une petite ville assez tranquille niveau délinquance et l’ambiance avec les élèves, l’administration et entre professeurs est plutôt bonne. Peut-être que ça pourrait constituer une amélioration par rapport à votre situation actuelle.

  21. carpe diem

    Cette baisse de niveau se voit partout, je viens d’envoyer un mail bien senti à un crétin qui se dit « développeur de site internet », ses réalisations sont couvertes de fautes d’orthographe et de syntaxe. Notamment pour un restaurant (je vous passe le site pourri qu’on arrive à peine à lire) Je viens d’apprendre que le mot « horaires » s’écrit avec deux R.! excusez du peu. Une amie qui travaille dans ce secteur, est horrifiée du niveau de français et de comprenette (comprenoire?) des gens chargés de concocter un site internet d’entreprise. L’amie en question : « ils n’en n’ont rien à foutre, quand ils écrivent des noms de grands crus par exemple, il faut leur expliquer ce que sont les majuscules… quand je leur dis que l’orthographe est aussi une question de respect pour le lecteur, ils me regardent avec des yeux ronds… »

    1. cherea

      il y a effectivement deux r dans horaires… 🙂 Si vous avez besoin d’un site web pixel-perfect et avec une orthographe irréprochable…vous pouvez me joindre

    2. Pythagore

      Education for the masses.
      De croire qu’il est possible en une génération de mener 80% d’une génération au niveau bac+5 est totalement illusoire d’autant plus si le pedagogisme s’en mêle.

        1. Higgins

          Mea culpa. Policlinique (préfixe poli-, du grec polis, cité, ville) = clinique où l’on pratique la médecine « de ville », où l’on ne peut pas être hospitalisé (elle ne comporte pas de lits).
          Je viens d’apprendre quelque chose.

  22. cherea

    C’est absolument déprimant…ce constat. A-t-on un peu d’espoir? Quelques notes au moins? Quelle serait une solution acceptable et réaliste sur cinq années?
    Les professeurs se plaignent souvent de leur salaire, mais en comparant, les statistiques PISA et les niveaux salaires des professeurs de l’OCDE, les professeurs français sont payés en fonction de leur résultat. Grosso modo, 15-20eme au classement PISA, 15-20ème en niveau de rémunération.

    Sur le vivre-ensemble, ce mot valise à la con qui n’existait même pas il y a 15-20 ans, comme je dis souvent, on parle de vivre-ensemble car on ne parle plus de savoir-vivre. Et avec les attentats en France, auxquels nous sommes désormais habitués, je dirai plutôt que c’est le mourir ensemble.

    De ce que je comprends, on cherche à individualiser les parcours des élèves, pourrait-on déjà mettre fin au collège unique et proposer des enseignements dans lesquels la direction a le choix de la pédagogie et des programmes, par exemple un apprentissage plutôt orienté sciences et un autre plutôt créativité ou que sais-je.

    Enfin, exemple personnel, lycée à la fin des années 90 et pourtant: Marx en histoire en 2nde, Marx en initiation à l’économie en 1ère scientifique et enfin, tu l’as compris, dans le mille Émile, Marx en philosophie en terminale…

    Maintenant, je pense que l’on pourrait bâtir un enseignement commun: au sortir du primaire, savoir lire, écrire, compter…et après le collège, tous devraient avoir dans leur répertoire: une fable de La Fontaine, une pièce de Molière, une autre de Racine et encore une de Corneille et quelques poèmes du XIXème et du XXème siècle.

    Enfin, question au tôlier, a-t-on une idée de l’apport de l’immigration dans cette catastophe industrielle qu’est l’Éducation Nationale??

    1. cherea

      J’oubliais maintenant avec l’écologie partout et tout le temps l’introduction des éco-délégués dans chaque classe de lycée et collège, c’est terrifiant, les postes de commissaires politiques chez les enfants…

    2. Jacques Huse de Royaumont

      « a-t-on une idée de l’apport de l’immigration dans cette catastrophe industrielle qu’est l’Éducation Nationale?? »

      Les statistiques ethniques étant interdites, il est impossible d’avoir des métriques fiables. Ne pas pouvoir analyser un problème est un moyen efficace de ne pas le résoudre. La France cultive l’ignorance et en est fière.

      Cela dit, les noms des clients pour les conseils de discipline sonnent rarement son berrichon de vieille souche.
      A contrario, la paresse intellectuelle est largement partagée et la stupidité institutionnelle et administrative n’a besoin de personne pour être dévastatrice.

      1. Gosseyn

        « a-t-on une idée de l’apport de l’immigration dans cette catastrophe industrielle qu’est l’Éducation Nationale?? »

        Retour à la recherche du Q.I. mondial, pays par pays ; avant qu’un commissaire politique ne l’interdise.

    3. MarieA

      « Enfin, exemple personnel, lycée à la fin des années 90 et pourtant: Marx en histoire en 2nde, Marx en initiation à l’économie en 1ère scientifique et enfin, tu l’as compris, dans le mille Émile, Marx en philosophie en terminale… »

      😀 Pour ma génération, c’était la Shoah. Shoah en 3ème, Shoah en 2nde, Shoah en 1ère et Shoah en terminale. Sachant qu’en 1ère ou en terminale, on y a passé quelque chose comme 6 mois pour finir le dernier mois de cours, comme chaque année, par des distributions de dizaines de polycopiés, à chaque cours, « on n’a pas le temps de finir le programme donc vous le lirez chez vous! »

      « a-t-on une idée de l’apport de l’immigration dans cette catastophe industrielle qu’est l’Éducation Nationale?? »
      Même sans immigration, nous aurions le même problème, moins fort mais bien présent. C’est un problème principalement idéologique et pas linguistique ou culturel.

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Pareil, quelques (petites ) années plus tôt, on nous gavait déjà avec la Shoah, à rendre un rabbin antisémite. Depuis, grâce à l’importation massive de CPF, les antisémites sont devenus plus nombreux que les juifs. Donc il devient électoralement judicieux de taire le sujet. du coup, le RCA a pris le relais. Des citoyens éco-conscientisés, tel est le nouvel idéal. Je pense que c’est encore pire

    4. Higgins

      Au vu de l’état du Mamouth et de son degré important de décomposition, j’estime qu’il faudrait une quarantaine d’années d’efforts ininterrompus pour lui redonner son lustre d’antan. Le corps enseignant porte une lourde responsabilité dans la décomposition qu’il commence à dénoncer mais la classe politique dans son ensemble lui a été d’une aide précieuse. Ça a commencé avec la réforme Haby mais là gauche a amplifié le mouvement sous Mitterand. La pseudo droite n’a rien fait pour contrecarrer ce dernier et maintenant, sauf à raser pour mieux reconstruire, je ne vois pas comment on peut sortir de la situation surtout que la société a suivi. Tant que cette dernière ne sera pas persuadée de l’importance prise par la gangrène intellectuelle et morale qui ronge le pays, rien ne sera possible. Dans son fameux roman, Ayn Rand ne faisait que décrire, avec 60 ans d’avance, ce que nous vivons au quotidien dans tous les domaines: éducation, transport, vie publique, administration, etc,… Je crains fort que la crise qui s’approche soit des plus terribles. Les GJ n’ont été qu’un avant goût. L’arrogance de l’oligarchie au pouvoir trace un mauvais chemin à ce pays.
      Au niveau éducatif, je connais le cas de plusieurs écoles privés hors constat qui se sont montées à l’initiative de parents qui refusent de voir leurs enfants sacrifiés au Moloch officiel. C’est très symptomatique d’une société civile en décomposition. Malheureusement pour ces parents, le Moloch a de multiples tentacules et il va leur être difficile de lui échapper. Onfray a raison, une nouvelle dictature est en train de s’installer illustrant les pires dérives énoncées par Orwell.

      1. bibi

        Le déclin a commencé avec Jules Ferry et le mensonge de la gratuité.

        Quand j’étais au primaire mon instit nous a fait apprendre que : « l’école était gratuite obligatoire et laïque. »
        Quand j’ai entendu ça j’ai demandé à mon instit : « mais madame vous n’êtes pas payée? »
        Là, elle me répond que si, lui répondant alors ce n’est pas gratuit.

        Deux mensonges dans une phrase de 7 mots c’est quand même du grand art niveau propagande.

        1. vieux rat

          En bref, tu oses nous avouer que tu étais, déjà à ce jeune âge, un provocateur ennemi de la République progressiste ?
          Étonnant qu’on ne t’ait pas envoyé en maison de correction pour te rééduquer dans la voie du socialisme !

          1. Sylvielg1

            Et obligatoire, faux, car l’école n’est pas obligatoire ( j’ai pratiqué l’instruction en famille pour mes 2 derniers ). C’est l’instruction qui est obligatoire.
            Je viens juste de remarquer qu’ on dit ÉDUCATION Nationale, et INSTRUCTION en famille.

            1. plutarque

              @ Sylvie
              Bien vu, de même qu’on parlait d’Instruction Publique, qui s’est transformée en « Education Nationale »… Les mots ne sont jamais innocents.

        2. Val

          @bibi un esprit fort des le départ , tu as du trouver le temps long … pour les mensonges oui ça leur vient naturellement ils ne font même plus attention

    5. Higgins

      Au vu de l’état du Mamouth et de son degré important de décomposition, j’estime qu’il faudrait une quarantaine d’années d’efforts ininterrompus pour lui redonner son lustre d’antan. Le corps enseignant porte une lourde responsabilité dans la décomposition qu’il commence à dénoncer mais la classe politique dans son ensemble lui a été d’une aide précieuse. Ça a commencé avec la réforme Haby mais là gauche a amplifié le mouvement sous Mitterand. La pseudo droite n’a rien fait pour contrecarrer ce dernier et maintenant, sauf à raser pour mieux reconstruire, je ne vois pas comment on peut sortir de la situation surtout que la société a suivi. Tant que cette dernière ne sera pas persuadée de l’importance prise par la gangrène intellectuelle et morale qui ronge le pays, rien ne sera possible. Dans son fameux roman, Ayn Rand ne faisait que décrire, avec 60 ans d’avance, ce que nous vivons au quotidien dans tous les domaines: éducation, transport, vie publique, administration, etc,… Je crains fort que la crise qui s’approche soit des plus terribles. Les GJ n’ont été qu’un avant goût. L’arrogance de l’oligarchie au pouvoir trace un mauvais chemin à ce pays.
      Au niveau éducatif, je connais le cas de plusieurs écoles privés hors constat qui se sont montées à l’initiative de parents qui refusent de voir leurs enfants sacrifiés au Moloch officiel. C’est très symptomatique d’une société civile en décomposition. Malheureusement pour ces parents, le Moloch a de multiples tentacules et il va leur être difficile de lui échapper. Onfray a raison, une nouvelle dictature est en train de s’installer illustrant les pires dérives énoncées par Orwell. Ce pays est foutu.

    6. Husskarl

      On parle de vivre ensemble parce que personne ne le veut, il faut donc l’imposer.
      Cette immigration est évidemment un des facteurs majeurs de cette catastrophe qui se dessine. Enfin…viendra un moment où la purge va s auto démarrer

  23. toto17

    Idiocratie (le film) : si vous ne l’avez pas vu, louer-le.

    Je l’ai montré à mon gamin en 6ième à l’époque. Il a apprécié, il a rigolé.

    Quelques jours plus tard, au retour d’une journée de collège, il m’a dit à la suite d’une petite discussion sur le niveau général : « Ca va être pareil que dans le film, c’est sûr ».
    CQFD.

  24. toto17

    Concernant l’inclusivité, elle est à géométrie variable, faut pas déconner non plus.

    Là encore, il s’agit d’un retour d’expérience d’un gamin in-situ 8H/jour :

    De manière tout à fait étonnante, les cours de sensibilisation au racisme et à la discrimination se font toujours dans le même sens.
    Pour simplifier du non racisé vers le racisé.
    En d’autres termes, vous ne trouverez pas un exemple ou une illustration où Mamadou discrimine son camarade Jean.
    Les élèves d’origine asiatique semblent ne jamais avoir de soucis ni dans un sens , ni dans l’autre…

    Selon la propre expérience de mon gamin, c’est exactement l’inverse de ce qu’il observe 95 fois sur 100.

    1. Aristarkke

      Et pourtant les Asiatiques subissent aussi le racisme mais pas en provenance des Européens de souche. Voir les événements fréquents à Aubervilliers (plutôt Chinois) par exemple ou Vitry sur Seine (plutôt Viets) où les agresseurs sont divers et variés de provenance extra-européenne quasiment systématiquement.

    2. Pythagore

      « Concernant l’inclusivité, elle est à géométrie variable »
      Non, non, les Arnaques, euh, les Enarques adorent se mélanger, c’est bien connu.

  25. Dr Slump

    Total HS, mais pour l’édification des aficionados, je vous informe qu’une série tirée du Seigneur des Anneaux va être tournée.

    Je vois déjà ça d’ici:

    pour des raisons d’adaptations d’une oeuvre trop compliquée et trop réactionnaire pour notre monde moderne, Gandalf sera homo. Frodon aura des complexes transgenres causés par la tyrannie patriarcale de Sauron, qui sera un affreux avatar capitaliste machiste de Trump, et l’elfe des bois là, me rappelle plus son blaze, ben elle sera une militante écologiste post-féministe en guerre contre les métallurgistes nains pollueurs. Y’aura un dragon qui fera de la figuration, des licornes et des arbres qui feront des prouts et des fleurs arc-en-ciel, à vous de remettre dans le bon ordre. Les gobelins, orques et trolls saccageurs et tueurs seront des incompris victimes du système, ils seront sauvés par la communauté de l’anneau au terme d’un rituel magique à base de musique, de fumettes rigologènes, et de danses libératrices. Ca va être dément… immâonse!

    Finalement je pense que c’est complètement raccord avec le thème du jour, l’extension du domaine du vivre-ensemble.

    1. P&C

      On soupçonnais déjà Legolas et Gimli d’être gay…

      Mettre de la diversité la chance et du LGBTQ+ parce qu’il en faut… sans se soucier de la pertinence des rôles et du jeu d’acteurs…
      Résultat ? Ghost busters version F, de la m*rde. Star wars 7/8, de la m*rde, le dernier terminator, de la m*rde (ils ont même vité ce phallocrate de John Connors)…

      J’ai peur aussi pour la série The Witcher… ils castaient une noire pour jouer Triss Merigold, et une asiat pour jouer Ciri… et une gamine pour Yennefer. Et ce belatre de Hnery Cavil comme Geralt…
      Alors que l’action se passe dans un genre de moyen age… dans un pays ressemblant à la Pologne… et que le Geralt a une quarantaine bien tassée.
      Et la tolérance et la diversité n’est pas vraiment de mise dans le monde du Witcher.

      Django, ça passe bien… car, avant d’être noir, l’acteur est bon.

      1. Le Gnôme

        Dans la dernière mouture jouée à Paris en ce moment, Othello est blanc et Desdémone noire. Faut pas chercher à comprendre, mais le Monde se pâme, ce qui est mauvais signe.

        1. Aristarkke

          Il faudra aussi demander à Disney de rectifier sa version (DA) de Cendrillon dans laquelle Lucifer, le chat, a une robe majoritairement noire…

      2. Opale

        Dans le dernier Joker, on a même l’allusion qu’il serait lui aussi sans doute de la jaquette. Merdalors on peut plus revisiter un film (pourtant excellent) sans explorer la sexualité de ses personnages ? Ils nous emmerdent grave.

    1. Si c’est pour vous, il va falloir travailler dur, payer cher, ou partir. Si c’est pour vos enfants, ne laissez rien d’important aux institutions de l’Etat. Apprenez leur vous même à lire, écrire et compter.

      1. MCA

        +1

        Et reprenez chaque jour les cours à la maison et rebelote en vacances.

        C’est usant après une journée de travail, mais je n’ai pas trouvé d’autre solution et bien m’en a pris.

      2. Francis Kuntz

        En gros il y a les enfants qui auront la chance d’avoir des parents qui investiront dans leur éducation/instruction, et puis les autres …

        1. Val

          @Francis oui et ceux qui le connaissent bien pour naviguer à vue entre les icebergs , bref tout l’inverse de ce qui est prôné bien sur , c’est beau la socialie

        2. Aristarkke

          Et dans les premiers enfants cités, il faudra que les parents aient bien fait comprendre les enjeux pour éviter les tentatives d’abreuvage des ânes sans soif…
          Sauf que c’est une option obligatoire pour les parents soucieux de leur descendance depuis la fin des années 80 quand les profs pré-soixantehuitards ont commencé à partir en masse en retraite.

      3. Opale

        Alors pour avoir le cas dans l’entourage, apprendre à lire aux enfants est délicat, car c’est l’opprobre direct de la part des maîtresses, l’ostracisation et les rumeurs de fascisme ! Par ailleurs, apprendre à lire à son enfant de 6 ans l’expose à une avance scolaire (la lecture n’est pas maîtrisée complètement à l’entrée du CE1 MAIS C’EST NORMAL BORDEL) trop importante et un ennui exponentiel. Mon filleul de 7 ans voulait l’an dernier apprendre les divisions, mais le pauvre malheureux devait se coltiner des additions en pagaille, et continuer de faire des dessins avec les plus petits pour ne pas déranger la classe. Quel gâchis..

      1. P&C

        Sauf que pour ça, il fait que le parent 1 ait le temps.
        Merci le féminisme… Comme quoi rockfeller et Cie ont bien rempli leurs objectifs : bousiller les familles.

          1. P&C

            Le parent 2 est occupé à bosser, et il a moins d’empathie.
            En plus, aux yeux d’un enfant en bas age, il est quasi inexistant. Son rôle deviendra primordial à l’adolescence (confronter le futur adulte en devenir au monde).

  26. Ccf

    Personnellement, j’appelle ça la cancritude depuis des années. Je me rassure, sans doute vainement, en me disant qu’à force de niveler par le bas, à un moment donné, nous serons tout de même bien obligés de remonter un tant soit peu la pente.

  27. De Raedt

    Juste une précision : l école inclusive désigne principalement l’acces aux classes traditionnelles des élèves handicapés. Il n est pas forcément question des différences culturelles. C est du moins comme cela que l école inclusive est abordée notamment dans les formations d inspecteurs de l éducation nationale et de proviseurs.

    1. Il y a en réalité un piège : on vend l’école inclusive selon votre définition, pour mieux parvenir à obtenir l’école inclusive selon celle qu’on observe. Et c’est un désastre.

    1. durru

      Attention, analyse tout en finesse :
      « un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, ce qui a contribué à alimenter la colère des manifestants ». Dommage qu’il nous explique pas le rapport entre pauvreté et extradition, ça promettait…

    2. bibi

      « Non, mais je sens bien que vous essayez de me dire quelque chose, mais c’est de vous, la phrase, ou vous l’avez entendu ça ?
      Non, moi j’crois qu’il faut que vous arrêtiez d’essayer de dire des trucs, ça vous fatigue, déjà, pis pour les autres vous vous rendez pas compte de c’que ça fait ! Moi, quand vous faites ça, ça me fout une angoisse… J’pourrais vous tuer j’crois, de chagrin, hein… J’vous jure, c’est pas bien. Il faut plus que vous parliez avec des gens !
      « 

      1. Pythagore

        Je suis sûr que la Chine accueillerait ces « pauvres » qui ne peuvent pas se payer un parking à 1Mio à grds bras. Curieusement pas de mouvement de foule.
        Par ailleurs les mouvements ont été déclenchés à cause d’une tentative de restriction des libertés, maintenant cet article nous fait croire que c’est à cause de la pauvreté.

    3. Aristarkke

      Pi, nous sommes sûrs que c’est pour y placer une voiture. Ce serait moins évident en régime communiste standard hors Nomenklatura. Winston disait que le communisme, c’est trop de parkings et pas assez de voitures…

  28. Alexandre

    Si je résume votre analyse qui, une fois n’est pas coutume, est bancale : à cause de l’importation massive d’allogènes, on a modifié l’esprit des programmes pour faciliter leur inclusion, et à cause de ces programmes mal faits, le niveau baisse. La causalité est ailleurs et bien plus évidente : à cause de l’importation massive d’allogènes aux performances cognitives plus faibles, le niveau baisse, et du coup on vide les programmes de leurs contenus pour s’adapter au public en face.

    1. Aristarkke

      Sauf qu’il est nié d’emblée par la Puissance Publique que les capacités des allogènes soient plus faibles. C’est donc pour tenter de les absorber coûte que coûte que le niveau des programmes est abaissé. Plus haut, il a été débattu qu’il n’en avait été pas fait autant pour les afflux d’asiatiques d’extrême Orient, qui n’en demandaient pas tant et s’en sont fort bien passé.

      1. Alexandre

        Votre propos est un peu contradictoire : s’ils tentent de les absorber coûte que coûte, c’est qu’ils sont bien conscient qu’il y a une différence à absorber, justement.
        Cela dit il est tout à fait possible qu’ils baissent le niveau des programmes sans avoir conscience de quoi que ce soit : ils poursuivent simplement un objectif de « réussite au bac », par exemple. Fatalement on en arrive au même résultat quelle que soit la façon de poser le problème au départ.

        1. Husskarl

          Vous pouvez savoir une chose, agir en fonction de cette chose mais la nier énergiquement en face des autres. Il n’y a pas de contradiction, juste un amour très limité de la vérité. Chose étonnante de la part de nos politiciens, je vous le concède.

    2. Lorelei

      La baisse de niveau des élèves date des années 70. A ce moment-là, l’idée était de permettre à tous les élèves d’acquérir un minimum de connaissances. On a privilégié les « derniers de la classe » au détriment des meilleurs éléments. Une « socialisation » des élèves si on veut.
      Je l’ai vécu: on parlait de méthodes modernes (!)
      François de Closet en parlait déjà dans son livre « toujours plus! » en 82.

  29. Higgins

    HS mais Michel Onfray m’est de plus en plus sympathique surtout lorsqu’il décrit ses mésaventures avec les merdias officiels : https:/ /leblogalupus.com/2019/10/23/les-medias-d-etat/

  30. lxy

    Quelques îlots de résistance subsistent dans cet océan de médiocrité..;les prépas scientifiques, complètement en décalage par rapport à la situation générale : horaires de travail insensés, émulation, implication, compétition,qualité et engagement du corps professoral, soutien des parents et de la hiérarchie,etc Au summum de cette élite, Ginette où les portables sont interdits, où les traditions sont maintenues, où un esprit de corps est entretenu. Pratiquement jamais d’élèves d’origine « scandinave », mais quelques brillants élèves venant du Maroc ou de Tunisie à l’issue d’une sélection impitoyable organisée dans leur pays d’origine. La danse du scalp commence à tourner autour de ces prépas : pas assez de filles, pas assez de boursiers, pas assez de diversitude,horraires insultant le droit du travail, etc,etc

    1. Aelil

      « horaires de travail insensés, émulation, implication, compétition,qualité et engagement du corps professoral, soutien des parents et de la hiérarchie,etc »
      Euh tout n’est pas vrai la dedans non plus, je veux dire les parents et la hiérarchie n’ont rien à soutenir, on ne parle pas ici d’élèves « à problèmes »…
      Tout se résume finalement à la compétition, les dossiers sont sélectionnés en amont, et de toute façon à la fin c’est sélection sur concours (encore qu’il y ait quelques biais quand on connaît le merdier) => Tu fais mieux que les autres = tu vas ou tu veux, tu fais moins bien = dehors.

      1. P&C

        Les prépas font aussi partie du système de reproduction sociale. Aujourd’hui, seuls quelques lycées forment aux concours Polytechnique, dirigés par des polytechniciens… et ce ne sont pas des lycées pour les sans dents. Prépas trustées par des enfants de profs et d’ingés, cela va sans dire. Les parents prolos ne savent souvent même pas que ces filières existent.

        D’ailleurs, elles ne sont même pas proposées aux enfants des sans dents. Pour eux, BTS, IUT pour les meilleurs (sélection sur dossier), ou la fac si on en sait pas quoi en faire (note : vaut mieux faire un BTS ou IUT avant d’aller en fac). La fac procède par élimination, en excluant 50% de ses étudiants avant la L3.

        Et encore, les études en sciences sont les moins atteintes…

        1. Husskarl

          Je dirais que l’excuse était bonne il y a 20 ans, maintenant avec une recherche sur le net, en une heure, on aperçoit parfaitement quelles écoles et quelles prépas on peut tenter.

        2. Aelil

          @P&C: Loin de moi l’idée de prendre mon cas pour une généralité, mais fils de sans-dent qui a fait prépa puis école d’ingé tu explique ça comment ? Surtout que des boursiers il y en avait avec moi… Ca a peut-être changé depuis (sûrement même), mais je doute qu’une tradition bien ancrée soit changée du tout au tout en si peu de temps.
          Le nom prépa ne parle pas forcément, mais les prolos connaissent maths sup/maths spé, ce qui n’est que l’ancien nom.

        3. Pythagore

          Ceci est peut-être vrai à paris (?), mais certainement pas en province. Dans ma classe, il y avait une grande mixité sociale. Il y a d’autres très bonnes écoles hors Polytechnique.
          Pour connaitre un prof en IUT, le seul objectif de ses étudiants est maintenant également d’intégrer une école d’ingé.
          Perso je préfère un bon technicien à un mauvais ingé. Mais bon les français semblent adorer la course aux diplômes.
          Un pot autrichien m’avait dit, lui son objectif, c’était d’arriver le plus tôt possible sur le marché du travail.

        4. Pheldge

          P&C, t’es pénible avec ce refrain ! en 78, dans ma prépa, à Neuilly, je précise, y’avait la moitié qui venaient de lycées alentours, et, de milieux ordinaires.
          Le fantasme bourdieusien de la reproduction des élites est une foutaise sans nom : avoir des parents CSP ne garantit rien, aux concours, tu es seul devant ta copie, la situation des parents ne rapporte pas de points* !. Par contre, la reproduction de la médiocrité, ça tu peux hélas, la constater tous les jours …

          *enfin pas encore, vu les projets de discrimination positive envisagés …
          cf l’excellent billet de Mâame MP :
          https://leblogdenathaliemp.com/2019/10/20/points-bonus-pour-les-boursiers-ou-legalitarisme-en-mode-delire/

          1. Al Bundy

            « Le fantasme bourdieusien de la reproduction des élites est une foutaise sans nom  »

            umphphffff, t’es dans le staff de l’élite ?

          2. durru

            C’est pas comme ça que ça marche. Déjà, le examens ne sont pas la règle, les filtres sur dossiers sont bien plus habituels.
            Et pour avoir un bon dossier, vaut mieux être dans un environnement propice à l’étude, pas à côté de cassos qui t’empêchent d’entendre les profs et te dégoûtent du travail.
            Et la carte scolaire, avec toutes les règles connues seulement par ceux de « l’intérieur » (avec les exceptions de rigueur) fait le reste. 2019 n’est pas 1978…
            Les « élites » sont surtout à SciencePo et à l’ENA, hein. Et là, la reproduction tourne à plein régime.

    1. Aristarkke

      Pourtant il a été insisté dans les commentaires qu’horaire ne prenait pas deux R puisqu’ils y étaient déjà ! Je ne vois que le copiage x100 de ce mot pour remédier…

  31. Alex

    Je suis pour l’instauration d’un standard Montessori comme modèle pour nos institutions publiques.
    Et aussi l’enseignement dès le collège de la philosophie, matière propice à l’apprentissage d’un esprit critique.

    Ce qui est fou c’est que c’est l’Enseignement qui mobilise le plus de ressources sur le budget de l´Etat pour avoir une situation aussi calamiteuse.
    Comment est employé l’argent ?

      1. Alex

        Vous préconisez quoi alors ? Quelle méthode ?
        Laurent Alexandre aimerait que les professeurs des écoles soit des ingénieurs, des polytechniciens, des gens très intelligents, qu’en pensez-vous ?
        Il faut bien un modèle, une base d’enseignement, non ?

        1. Pourquoi « il faut » ? Laissez les gens faire, s’organiser, et regardez ce qui marche. Ceux qui réussissent attireront les clients/élèves qui paieront pour.

        2. Aelil

          @Alex: Je peux suivre sur « il faut » uniquement sur un programme donné, genre lire, écrire, compter et en fonction de l’âge on peut rajouter de l’Histoire (avec le grand H j’y tiens, pas celle réécrite à des fins de propagande).
          Tout le reste doit être libre, même dans le recrutement des profs, parce que ce ne sont pas nécéssairement ceux qui ont le plus de savoir qui sauront le mieux le transmettre (bon d’accord pour le transmettre il faut en avoir un peu, mais pas besoin non plus d’aller chercher ceux qui en ont le plus).
          Ne serait-ce que parce qu’on est tous différents, et que ce qui marche pour moi n’est pas forcément ce qui marche pour toi => Si on impose un modèle un de nous deux est lésé de façon sûre, si on laisse libre c’est le moins « normal » qui risque d’être lésé (difficulté de trouver une école adaptée à son cas, mais ce ne sera pas pire que face au modèle de l’autre imposé ou il sera alors dans l’impossibilité de trouver une école adaptée).
          Parce que sinon Montessori n’est même pas la méthode qui a les meilleurs résultats si on s’en tient au classement PISA (les pays l’utilisant massivement sont bien classés certes mais ils ne sont pas à la première place), donc pourquoi cette méthode ? Autant prendre celle qui marche le mieux (de mémoire c’est la corée du sud et son ultra-sélectivité).

        3. Pythagore

          @Alex: mettre des Polytechniciens en tant que prof au collège et/ou au lycée serait à mon avis une catastrophe. Pour ceux que je connais, ce sont des gens qui réfléchissent très vite, et face à une classe d’élèves qui apprend et donc forcément évolue lentement (mais sûrement) je crois que la plupart d’entre eux s’ennuieraient et perdraient patience.
          Il faut certainement des prof qui maîtrisent leur matière mais pas besoin d’être X pour ca. Un prof est par ailleurs spécialisé ds une matière, les formations d’ingé des grdes écoles sont plutôt généralistes. Ils maîtrisent un peu de tout (ou pas 😉 ).

          1. Alex

            Laurent Alexandre toujours justifie ses propos en disant qu’un ingénieur saura détecter le moment pour pointer le savoir lors d’une connexion de milliards de neurones à la maternelle par exemple contrairement à un instit’ formé et formaté.

            Après l’idée est intéressante et a au moins le mérite de bousculer les standards actuels. »Laisser faire », ça veut dire quoi ? Pas de programme ? pas de formation ? Pas de socle commun en dehors du français, des sciences et des mathématiques et de l’Histoire ?

            Donc une classe fonctionnerait comment selon votre idée de « pas de modèle »: Qu’y enseignerait-on ? Quels élèves ? Comment organiser les classes ?

            H16: je ne saisis pas votre phrase: « Ceux qui réussissent attireront les clients/élèves qui paieront pour. »

            1. Ceux qui offrent des formations, des systèmes éducatifs performants attireront les clients/élèves qui n’hésiteront pas à payer pour.

            2. Aristarkke

              Que cela plaise ou non, il y a un socle de vase de connaissances à avoir. Grosso modo, ce que donnait l’enseignement primaire du bon vieux temps. Or celui de notre époque ne fait plus ce job et laisse partir en enseignement secondaire bien trop d’élèves déjà largués…

            3. Pythagore

              « un ingénieur saura détecter le moment pour pointer le savoir lors d’une connexion de milliards de neurones  »
              AMHA un diplôme d’ingé ne vous apprend pas l’humain, et si je comprends bien le propos, c’est de ca qu’il s’agit.

        4. plutarque

          Des X au contact des enfants ? Espèce de saligaud !

          Blague à part, je le sens mal…

          « Bon sens et logique : un chef.
          Bon sens sans logique : un employé.
          Logique sans bons sens : une catastrophe. De là, l’échec de beaucoup de Polytechniciens. »

          (Auguste Detoeuf, Polytechnicien)…

      2. Dr Slump

        😆
        Petit résumé du dialogue:
        – étatiste: il faut un standard à imposer à tout le monde
        – libéral: surtout pas de standard uniforme! il faut de la diversité, du choix, les meilleures méthodes se révéleront d’elle-mêmes
        – étatiste: mais s’il n’y a pas de standard, par quel standard on le remplace alors???
        : lol:

    1. Higgins

      Je plussoie avec notre hôte. Tout au plus, je crois qu’un cadre assez lâche est nécessaire (une limite gauche, une limite droite) mais pas la norme imbécile à laquelle nous sommes confrontés.

      1. Pheldge

        Major, pour moi, savoir lire, écrire sans fautes, compter sans calculette, résoudre des problèmes simples d’arithmétique, serait déjà un minimum d’exigences pour entrer au collège. Comment faire pour y parvenir ? comme vous le voulez, tant que le résultat est là : ça mettrait des méthodes/écoles dans une saine concurrence, dont les élèves ne pourraient que profiter !

    2. Aelil

      « Et aussi l’enseignement dès le collège de la philosophie, matière propice à l’apprentissage d’un esprit critique. »
      Enfin telle qu’enseignée, la philosophie ne fait absolument aucun pont avec l’esprit critique de ce que j’en ai constaté… Si un grand philosophe a dit que … c’est forcément vrai :p

      1. Husskarl

        Ca dépend complètement des profs, mais la plupart citent à outrance et pensent très peu, ils ne risquent donc pas d’enseigner l’art de penser.

              1. durru

                Ah bah oui, cépàçalevraicommunisme !
                Plus sérieusement, c’est Marx lui-même qui a théorisé la DICTATURE du prolétariat. A partir de là, tout doute disparaît. Enfin, normalement.

          1. durru

            On ne pourra jamais enlever à Marx d’être le premier théoricien à avoir abouti dans la mise en place d’une idéologie totalitaire. De ce point de vue, ça a été une franche réussite.

  32. lxy

    Tout le monde accepte sans problème ,même en France que la sélection des sportifs de haut niveau soit impitoyable du plus modeste centre de formation à partir du plus jeune âge à Clairefontaine, ou Joinville, Mais pour l’éducation générale ou sélectivec e n’est pas bien vu du tout !

    1. P&C

      Parce que..
      – les bourges n’ont pas envie de voir leurs gosses concurrencés pour les bons jobs par les enfants des Gilles et John.
      – on verrait l’immigration la chance décrocher encore plus massivement
      – car il faut entretenir le mythe du diplôme qui permet de rejoindre la bonne caste (même si ce mythe a pris un sérieux plomb dans l’aile)
      – surtout, il faudrait dire aux français que tout ce qui a été fait depuis 1968 en matière d’éducation n’a été que mensonges et gabegie. Et ça, aucun politique ne veut le faire.

      1. Pheldge

        P&C, tu es vraiment aigri et jaloux pathologique -et pas trop logique non plus- !
        Ton « échec relatif » ou ce que tu perçois comme tel, vu que tu as des diplômes, c’est la conséquences de mauvais choix de ta part !
        Tu baves d’envie d’avoir un diplôme d’ingé en plus ? fais une VAE, je ne sais pas, bouge, mais arrête de dire que si tu ne l’es pas, c’est la faute « des bourges qui t’ont piqué ta place » !

        1. P&C

          @Pheldge
          Mon commentaire portait sur la situation générale, pas sur mon cas particulier. Ces constants ont notamment été émis par mes anciens collègues…

          Je ne bave pas d’avoir un diplôme d’ingé, et de toute façon je ne peux pas en avoir via VAE.
          Quant à mes mauvais choix, ils sont plus le fruit de méconnaissances liée à mon milieu social d’origine et de la peur de l’échec.

  33. PUJOL

    Bonjour,
    Le princinpal problème de l’Education en France c’est la distribution des moyens. Chaque réforme n’a amené qu’un résultat effectif et ciblé par les politiques : la baisse du nombre d’heures d’enseignements reçus par les élèves. Pourquoi car l’Education ça coûte surtout lors des hausses d’effectifs depuis la Seconde Guerre Mondiale. Le résultat montré par un chercheur lors d’un colloque sur la V° République c’est que une personne issue aujourd’hui à Bac+5 reçoit des émoluments et assume un poste inférieur à une personne titulaire du bac en 1945. Bref, plus de réforme mais tout simplement plus d’heures pour les élèves.
    Autre exemple, regardez les programmes scolaires et les volumes attribués aux sciences, aux langues aux lettres aux sports et aux disciplines artistiques et vous comprendrez pourquoi les élèves sont si en difficulté en math et en français (sans parler des sciences que l’on promeut publiquement et que l’on assassine tous les jours à l’Ecole)

    1. La distribution des moyens ? Si vous parlez de la distribution des médiocres, je vous rejoins : on en trouve partout. Si vous parlez pognon, force est de constater que les moyens financiers par élève n’ont pas cessé d’augmenter (d’où le graphique dans ce billet).

      Ce qui se passe surtout, c’est une dispersion complète de l’ « instruction » sur des myriades de sujets idiots, à la mode, fourre-tout, pour occuper une caste de profs dont une part grandissante serait inemployable ailleurs et irait gonfler des chiffres du chômage par ailleurs bidonnés à la baisse de façon obscène.

      Quant à l’élève, tout le monde s’en fout puisque l’EdNat n’est plus qu’une voie de garage côté enseignants et une garderie côté enfants.

      1. PUJOL

        En fait l’augmentation du ratio coût/élève est le résultat d’une équation identique à celle des soins hospitaliers : le personnel administratif augmente de façon permanente tandis que les professeurs ne sont pas ou pas assez remplacés. Un exemple parmi beaucoup : dans chaque Rectorat vous avez une Division des Personnels Enseignants (gestion de carrière, contrats, …) mais aussi une Direction des Ressources Humaines depuis les années 2000 (elle aussi gère les professeurs). Du coup personne ne sait qui fait quoi mais rien n’avance pour un coût doublé. Les inspections sont aujourd’hui la grande vache à lait pour ce genre de postes avec la solution magique des chargés de missions en tout genre. Dans mon Rectorat, l’Inspection de Lettres a mis à mi-temps un collègue pour accueillir les néo contractuels et titulaires et ce pour toute l’année. Il assume sa mission sans hontes ni regrets …
        Dans les hôpitaux c’est pareil : allez à l’accueil, calculez le ratio administratif/médecin/personnel soignant autres et vous verrez que les deux derniers contingents sont toujours inférieurs au premier ! D’où la prise en charge catastrophique des malades malgré des effectifs pléthoriques.

        Retchouusss

        1.  » les professeurs ne sont pas ou pas assez remplacés »
          Désolé mais c’est faux : https://fr.statista.com/statistiques/500196/nombre-total-enseignants-france/
          On a embauché presque 20.000 profs de plus depuis 10 ans (et en fait, 40.000 de plus depuis 2012). Les effectifs enseignants gonflent alors que le nombre d’élèves baisse.

          Le constat qu’il y a beaucoup trop de personnels administratifs dans l’EdNat est correct, mais ce n’est pas parce qu’on les embauche à la place des profs, mais parce qu’on en embauche plus, plus vite, qu’on embauche de profs supplémentaires.

          1. Higgins

            Certes mais les postes vacants sont de plus en plus nombreux. Il n’est désormais pas rare de voir des classes entières en lycée ou collège privées pendant plusieurs mois de cours de maths, technologie, langues étrangères (liste non-exhaustive) faute de remplaçants. Ce n’est pas bien grave puisque, grâce aux pédagogistes et aux démagogistes de tout poil, personne ne redouble et le bac est assuré.

          2. PUJOL

            Alors un point essentiel sur les chiffres du recrutement dans l’Education Nationale : ils sont aussi fiables que les effets d’annonce de nos gouvernants. Ainsi on mélange le recrutement de vacataires, de contractuels, de titulaires. Ensuite on annonce 10 000 postes de plus, mais les concours n’arrive qu’à en recruter la moitié (c’est d’ailleurs le fruit de biens des facteurs à commencer par le refus des jeunes de devenir prof vu la diabolisation socio-politique d’une des fonctions essentielles de notre société !!!)
            Enfin même le Ministère ne sait pas ce que fait les Rectorats (alors que tout est en ligne façon big data pour les affectations et les professeurs en fonction) au point qu’un audit a été fait il y a un ou deux ans auprès des Chefs d’Etablissement par la Direction Centrale (alors qu’on a un applicatif pour ça …) / D’un autre coté j’ai deux chargés de missions dans mon établissement qui ne sont pas renseignés autrement que comme prof par le dit applicatif car leur mission n’a pas fait l’objet d’un arrêté. On parle de missions à temps plein toute l’année depuis plusieurs années, une paille quoi !
            Donc non le problème encore une fois n’est pas ce que dise les syndicats ou les politiques, le problème c’est que la machine ne fonctionne pas selon les règlementations en vigueur …

            1. Tout ceci ne change rien au constat initial.
              – il y a effectivement beaucoup trop de profs embauchés par rapport aux besoins réels (et pas assez sur le terrain, si vous voulez)
              – il y a effectivement beaucoup trop de personnels administratifs
              – les moyens financiers dévolus à l’éducation n’ont pas arrêté d’augmenter, au total et par tête de pipe
              – les résultats sont néanmoins catastrophiques (et le mot n’est pas trop fort).

            1. durru

              D’où mon grand étonnement quant aux vrais chiffres des coûts de fonctionnement de la sécu (soi-disant 7,5 mld €). Rien que les salaires semblent être au moins le double…

              1. Al Bundy

                « (soi-disant 7,5 mld €). »

                Le soi-disant, c’est 13.5.

                Les effectifs de la sécu sont plus importants que le nombre de médecins, au moins 10 %

  34. PUJOL

    Et pour terminer dans la suite des derniers posts :
    Connaissances et compétences sont interdépendantes et non pas disjointes. on ne peut apprendre la logique (compétence) sans language (culture) et inversement. La monumentale erreur c’est par exemple les cours de méthodologie disjoint de toute connaissance : le résultat c’est ce qui sort aujourd’hui des Grandes Ecoles et même de l’Université.
    « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

    Tchouss

  35. Omoshiro Nandayo

    Je viens de terminer la fabrique du crétin digital de Michel Desmurget et je pense qu’il y a des solides arguments dans son approche de la baisse généralisée de l’intelligence. Ces dernières décennies, les différentes formes d’écrans, TV, ordis, smartphones ont refaçonnés de façon invraisemblable la façon des gens de penser et d’agir.
    Informaticien à mon compte depuis une quinzaine d’années, j’observe la lente descente aux enfers des compétences dans notre pays… Traversant diverses sociétés, associations, TPE, avocats, sociétés immobilières… Les gens deviennent de plus en plus bêtes, de moins en moins disponibles pour les autres, vissés sur les réseaux sociaux… Aujourd’hui une coupure réseau provoque parfois des échanges savoureux… Qui aurait cru qu’une technologie qui il y a 20 ans était perçue comme un truc sans réel intérêt deviendrait l’hydre métaphysique actuelle… Quand je vois les jeunes totalement perdus sans ces placébos de cerveau, je me dis que leur avenir va être très dur…

    1. « la lente descente aux enfers des compétences dans notre pays »
      Les réseaux sociaux, la disponibilité des écrans est la même partout dans le monde, y compris dans les pays en voie de développement.
      L’intelligence n’y baisse pas, au contraire.

      Comment expliquer que les causes décrites ne s’appliquent finalement qu’à un nombre fort restreint de pays ?

      1. Higgins

        L’abus d’écran joue sans aucun doute (lire « Neuro-esclaves » de Marco Della Luna et Paolo Cioni https://www.decitre.fr/livres/neuro-esclaves-9788862299725.html) mais ça n’explique pas du tout. Le problème est avant tout structurel et est interne au Mammouth. Le naufrage que nous subissons est de nature essentiellement endogène pas exogène. Déjà, la baisse de niveau se fait sentir aux niveaux des concours les plus prestigieux ou difficiles où de nombreux postes ne sont tout simplement pas honorés faute de candidats. Mais les besoins étant toujours présents et les dossiers à traiter se complexifiant, on va de moins en moins lentement mais de plus en plus sûrement vers des situations de clash majeur avec des retombées négatives pour la société. Un peu comme si, dans une situation de guerre, la direction de celle-ci au plan militaire était confiée à des généraux de plus en plus incompétents faute de vivier d’alimentation.

        1. Higgins

          Et je crois de plus en plus que c’est une politique voulue et délibérée. Pourquoi, par qui et comment cela est-il possible sont mes interrogations. Les constats objectifs sont là et pourtant la course, ou plutôt désormais la chute, vers l’abîme continue. Aucun gouvernement depuis bientôt 40 ans n’a cherché à inverser durablement la tendance. L’actuel ne déroge pas a la règle dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.

          1. Val

            @higgins je sais que certains ont essayé (Monory par ex ) mais la structure de l’état fait que les ministres n’ont de fait plus de pouvoir. On peut faire un parallèle avec ce qui existait dans les pays de l’est : la hiérarchie visible n’a pas le pouvoir, le pouvoir réel est détenu par une hiérarchie invisible au commun des mortels mais bien présente et inamovible contrairement aux ministres qui valsent à la moindre anicroche. Monory en fin politique le savait , il avait mis Devaquet aux premières loges et c’est lui qui a plongé, après l’épisode Monory a compris et n’a plus rien fait comme tous les autres avant et après lui. C’est vrai à peu près partout. Madelin le dit tres bien pour les finances. Le pays est irréformable à géométrie démocratique stable.

            1. durru

              Voulez-vous dire par là qu’un ministre ne peut, techniquement parlant, changer les équipes qu’il dirige ?
              Que les fonctionnaires bénéficient de leur « statut » et qu’ils ne puissent donc pas être évincés de la fonction publique, soit. Mais je ne savais pas qu’il n’y a pas de possibilité de leur faire changer de poste.
              « à géométrie démocratique stable », le pays est réformable à condition de le vouloir. Point. La seule conclusion est que, pour les politiques, le plus important est leur carrière et pas les grandes idées.

              Quant aux pays de l’Est, cela dépend beaucoup des périodes. A l’époque de Staline et même après, c’étaient bien les plus visibles qui détenaient le vrai pouvoir (de vie et de mort, au sens propre).

              1. Aristarkke

                L’URSS n’avait strictement de démocratie que le nom. Mais en Grance, quand une Agnès Saal se fait pincer à avoir pioché dans le pot de confiture avec une pelleteuse, quelle est la sanction ? Un chouïa de purgatoire et une promotion ensuite (je doute pour le canapé)

            2. Aristarkke

              Il n’y aura de réforme que lorsque ce pays se sera écroulé économiquement. I. E. quand les bailleurs de fonds s’inquiéteront (subitement) de la véritable situation et suspendront leurs achats de dette grançaises ou exiger ont des intérêts créditeurs réels.
              Jusqu’à un certain point, la Grèce empruntait à bon marché et la gabegie y continuait comme si de rien n’était. Puis du jour au lendemain quasiment, la perception de la situation réelle à changé et couic.
              Mais en Grance, vu l’assistanat hyper développé, il y aura du sang sur les murs et il n’est pas sûr que les gardes prétoriennes protègent les zélites tant que delà. Ce sont des gardes suisses qui se sont sacrifiés aux Tuileries pour Louis XVI, pas des français.

            3. Al Bundy

              « Le pays est irréformable à géométrie démocratique stable. »

              Je le crains aussi Val.

              « le pays est réformable à condition de le vouloir. Point. »

              durru: non, il est engoncé, Le Sauveur arriverait qu’il ne pourrait jamais se sortir des Cerfas.

              « la Grèce empruntait à bon marché et la gabegie y continuait comme si de rien n’était.  »

              La situation a bien changée, depuis que le pays est prospère Youpla Boum, ils empruntent à taux négatif ou pas loin

              1. Theo31

                La Grèce prospère ? Faut pas exagérer. Les solidarités familiales et religieuses fonctionnent à fond. Et surtout, les Grecs se débrouillent car l’état nounou, c’est 22 points de PIB de moins qu’en Frankistan.

                1. durru

                  C’est surtout que l’Etat, tel qu’on l’entend par ici, n’existe pas vraiment là-bas. Ils ont même pas de cadastre, comment voulez-vous qu’ils envisagent seulement de payer des impôts ? C’est des mafias plus ou moins locales, point barre. Ce que les autres européens se sont à peu près rendus compte au moment de la crise. Le salaire net MOYEN de la société de transports publics d’Athènes (l’équivalent de la RATP) était au-dessus de 4k€/mois, une paille… Payés avec l’argent de l’UE, le plus souvent.
                  Les seuls Grecs à plaindre sont ceux qui bossaient (pour de vrai) pour des multinationales (ou assimilés) et qui payaient donc leurs impôts.

                  1. Husskarl

                    Vous oubliez les vacances des donc grecs a cause de l’utilisation d’ordinateur… Une paille en effet mais qui montre bien le dessous des choses.

            4. Pythagore

              On dit également en permanence qu’Air France n’est pas réformable, et pourtant, Laurent Blanc y est arrivé en son temps, et peut-être Smith y arrivera-t’il aussi.
              Si ces politiques estiment qu’Ils ne sont pas en mesure de réformer à cause des autres, pourquoi se font-ils élire, pourquoi acceptent-ils les postes, et pourquoi ne démissionnent-ils pas s’ils s’estiment dans l’incapacité de remplir leur fonction ?

              1. Aristarkke

                Parce qu’ils pressentent qu’il ne leur est pas (vraiment) demandé de réformer et que ne rien faire de sérieux à ce sujet ne leur occasionnera aucune suite dommageable.

  36. Higgins

    Un témoignage hélas éloquent de l’état de décomposition avancée dans lequel l’Ednat se trouve :
    https://maximetandonnet.wordpress.com/2019/10/27/linstituteur-de-malicornay/
    Le laïcisme institutionnel qui prévaut dans ce pays est une arme de destruction massive de la société française qui fait le lit d’un adevrsaire déclaré. Ce dernier a déjà démontré sa nocivité et sa malignité. Le réveil sera très violent. La politique de l’autruche conduite par l’oligarchie au pouvoir est annonciatrice de drames bien plus grand.

  37. Pythagore

    « Pendant plusieurs années la pratique des religions fut de facto interdite par le régime communiste, notamment sous Staline, qui dès le début de sa dictature, fit détruire des lieux de cultes, persécuta les prêtres et ferma les séminaires. Des musées de l’athéisme, soutenus par le Parti et l’Etat, furent ouverts dans plusieurs villes. »
    Ce n’est à mon avis pas le laïcisme le problème, mais plutôt le socialisme.
    fr.wikipedia.org/wiki/Religions_en_Union_sovi%C3%A9tique

      1. Dr Slump

        C’est très ironique, et même absurde quand on connaît la définition originale du mot  » laïc  » . Et en effet il n’y a que des socialistes pour réussir à pervertir cette notion au point de la transformer en « isme » idéologisé, idiot, et idolâtre.

    1. PUJOL

      Le Laïcisme (terme un peu douteux mais passons) que vous invoquez n’a en fait rien à voir avec le Socialisme … Au départ et pour longtemps l’Etat monarchique et ses successeurs (je vous rappelle qu’une grande partie de l’Etat français est l’héritier à peine repeint des Bureaux de l’Ancien Régime, le rôle excessif des présidents français est d’ailleurs aussi un retour à cet idéal monarchique comme aux Etats-Unis) sont en froid avec le Pape et son administration car le contrôle de l’Eglise est un enjeu majeur pour l’Etat.
      Sous la III° République, comme à la Révolution parmi ceux qui ont poussé à la Confiscation des Biens de l’Eglise puis à la Séparation, nombreux sont les Hommes d’Eglise car ils y trouvaient la consécration du gallicanisme contre le césaro-papisme. Quant aux autres, leurs motifs étaient plus partisans (lutter contre l’influence morale de l’Eglise) que réellement philosophiques ou prométhéens …
      Une preuve d’ailleurs de cette approche partisane de la laïcité par la France est le fait qu’on a attendu très tardivement pour traiter les autres religions comme le Catholicisme.
      Au passage bien des religions en France ne sont pas sous régime séparatoire car ce sont des sectes. Au point d’ailleurs qu’on a développé toute un discours sur ce qui est secte ou Eglise car une Eglise est légitime et pas une secte.
      La vraie question est pourquoi on n’arrive pas à concilier nos croyances (quelles qu’elles soyent !) et le quotidien. Parcequ’on ne veut pas d’une part (discours laïque intégré par l’Ecole) et parcequ’on croît être dans une nouvelle ère (triomphe du matérialisme post moderne).
      Socrate, Platon, Aristote, même les pires des cyniques ou des stoïciens n’avaient pas de problèmes avec leurs croyances ! Nous oui et on est censé avoir toutes les réponses, quelle blague !
      Pour revenir à l’Ecole, plus jeune, au feu IUFM, on nous bassinait avec l’enseignement du fait religieux. Tout ça parce que dans les classes des élèves ne voulaient pas accepter l’évolutionnisme darwinien. Faux problème que tout çà ! Le vrai problème c’est que bien des professeurs disent aux élèves d’une manière ou d’une autre que la religion c’est faux, c’est du bidon, ça existe pas. Je suis pas un grand adepte de la pratique religieuse mais une Eglise, une Mosquée ou tout autre temple en pleine communion pu en plein rite est la preuve absolue de la bêtise et de l’ineptie de leur argumentation.
      La Science, comme on l’entend, est une fille scabreuse du catholicisme triomphant, elle s’appuie d’ailleurs sur la méthode et les bases utilisées pour prouver la grandeur du christianisme. Il n’y a donc incompatibilité que si on fait du prosélytisme scientifique. Il faut, et je le fait tous les jours, montrer que la Science est une affaire basée sur la logique, les faits et l’expérience et son analyse, tandis que la Religion est basée sur la croyance, l’exérience sociale et des rites. Bref que tout ceest complémentaire et non opposé. Le vrai ennemi de Darwin c’est Lamarck pas Jésus …

      Tchouss

  38. PUJOL

    Y a un sujet d’article et de manière générale de réflexion philosophique à réaliser : « est on vraiment sur qu’une éducation normalisée et édifiée par les instances politiques dans une société a un effet positif à long terme sur les populations ».
    Je m’explique : les sociétés de l’Antiquité, du Moyen-Âge ou encore de l’Epoque Moderne n’ont jamais imposé un système scolaire monolithique. Les individus qui en étaient issus n’en étaient pas moins tout à fait fonctionnel et capable même d’innover comme les Athéniens du V° siècle av. J.-C. ou les Penseurs des Lumières.
    Or le triomphe du système scolaire obligatoire semble avoir surtout pour conséquence l’incapacité de ses anciens élèves à réfléchir par eux-mêmes ou à remettre en cause les dogmes établis par le consensus socio-politique autour de l’école et de ses programmes.
    De plus, il me semble que le manque de résilience de nos sociétés face à la violence de l’Etat, ou encore d’un Progrès synonyme d’extrêmes richesses et d’extrêmes pauvretés est le résultat d’une Education qui forme surtout des individus très formatés.
    Exemple : En France l’Education Morale et Civique consiste surtout à dresser le tableau du Progrès du Suffrage Universel et de terminer au triomphe de celui-ci et donc de l’établissement d’une démocratie sans limites. Si on va par là l’Union Soviétique de Staline ou la Côte d’Ivoire d’Houphouêt Boigny ont été les plus grandes démocraties du XX° siècle. Or le seul sens de Démocratie c’est que le pouvoir est effectivement exercé par le peuple (d’où d’ailleurs le peu de magistrats élus à Athènes et la pratique du tirage au sort des citoyens !)
    Il en va de même pour la République, rarement définie en EMC, ou alors pudiquement par une définition du genre c’est un état où le bien est public. En réalité le modèle de la République est bien plus noble, une République c’est un état fondé par la notion de mise en commun de tout ce qui n’est pas privé dans les mains du peuple. D’où la sacralité du citoyen à Rome, je rappelle pour ceux qui ne le saurais pas que Paul de Tarse n’a jamais été inquiété comme chrétien car il était citoyen de Rome et donc « sacré » et à chacune de ses arrestations, il se fait molester par le légionnaire de service pour obtenir excuses et « non-lieu ». Et dire que CRS c’est Compagnie Républicaine de Sûreté. La Sûreté d’une République c’est ses citoyens et rien d’autre !!!!

    ben mince alors j’ai viré au politique en partant de l’Education, ah je devrais lire mes programmes plus sérieusement et moins ses vieux textes grecs même pas mis à jour depuis le IV° siècle !!!

    Tchouss

      1. PUJOL

        Ben Erasme a laissé en effet une leçon convaincante là dessus mais je suis pas sur que tout le monde la connaisse. En fait ce que je veux interrogé c’est le fait que la société s’est convaincu de la nécessité de programmes scolaires scrupuleusement appliqués et surtout du fait que l’Ecole serait le seul endroit où l’on apprend. Jeune, dans la forêt, sur des chantiers, dans les champs mais aussi dans des bibliothèques et partout j’ai appris auprès de personnes qui n’étaient pas des professeurs mais des adultes responsables qui m’ont transmis leur savoir et leur connaissance.
        Les adultes actuels sont désormais convaincus que seuls l’Ecole peut éuquer et former leurs enfants, c’est consternant !!

        1. Husskarl

          Le formatage savamment orchestrée la Sainte République est évidemment une des causes. Toutefois, la flemme de transmettre en est une autre.
          On le colle a la garderie jusqu’à ses 3 ans et ensuite école. Bon débarras…

    1. Theo31

      une République c’est un état fondé par la notion de mise en commun de tout ce qui n’est pas privé dans les mains du peuple

      Collector. Je l’encadre.

      1. PUJOL

        Si cette définition vous pose un problème je vous conseille de méditer le « Senatus Populus Que Romanus » qui a coûté la vie à quelques empereurs ou tyrans de la République romaine qui avaient dépassé les bornes … Pour information, ce n’est que dans l’historiographie que l’on distingue la période républicaine de la période impériale. Les Romains ont parlé de Res Publica jusqu’au IV-V siècles après et là ce sont mis à se désigner comme res romanum ce qui en soi est un indicateur de la fin du système romain traditionnel (outre les abus constantiniens, théodosiens et j’en passe …). Ce qui est assez amusant, ou ironique, c’est que les empereurs du IV° siècle ont utilisé le même discours pour justifier la fin du système républicain traditionnel (bon d’accord déjà bien mis à mal aux siècles précédents.

    2. Pythagore

      @Pujol, l’EdNat comme les élèves oublient volontiers qui sont leurs véritables clients, à supposer qu’ils l’aient su un jour: les employeurs/entreprises ou personnes privées qui feront appel au services des formés.
      Pour les entreprises mais aussi pour les particuliers, il y a un besoin de normalisation des formations pour simplifier le recrutement. Une entreprise embauche un d’ingé diplomé en partant du principe qu’en ayant fait une telle formation, le postulant a certains savoirs et compétences.
      Donc la normalisation est souhaitée.
      Toutefois cela ne veut pas dire que l’état doit s’en mêler. Pour reprendre l’exemple des ingé, il y a une commission des titres, et les écoles peuvent très bien s’entendre entre elles.
      Cela peut aussi être des organismes privés de certification qui définissent des cursus et niveaux de formation, et certifient les formations en fonction.
      Il y a en fait une multitude d’options et perso je préférerais que ce soient les employeurs qui définissent les normes de formation, car in fine, c’est pour eux que les gens sont formés.

      1. PUJOL

        Bonjour,
        Le discours qui entend que l’Ecole doit fabriquer des futurs employés avec les compétences ad hoc est un produit de l’Education Nationale pour justifier l’envoi des enfants aux écoles, puis aux collèges et lycées. Auparavant on formait sur le tas, dès l’enfance, dans les ateliers, les champs, les mines ou à la Cour…
        L’Ecole telle qu’elle existe avec une vocation universelle n’est pas un outil aussi simple que d’apprentissage. L’Ecole pour tous est d’abord le fruit de l’Humanisme qui veut y fabriquer de meilleurs humains (Condorcet, Erasme, …) Ensuite, évidemment, l’Ecole va préparer les enfants à être des citoyens et des travailleurs. Mais là se pose une série de défis pour le moment non résolus par aucuns des systèmes scolaires établis depuis la nuit des temps. En vrac, sans exhaustivité, l’orientation, la formation initiale, la détermination des compétences et connaissances pour exercer un métier, les compétences et connaissances civiques nécessaires ou souhaitées, … Bref, tout celà est insolvable mais on ne doit pas baisser les bras pour autant.
        De plus même si on forme directement à un métier on a encore un autre problème que vous avez un peu passé sous silence : l’adéquation entre savoirs thèoriques et savoirs pratiques tout cela conjugué à l’évolution des métiers. Lors de ma formation initiale j’étais un foudre de guerre sur DMT2D, Autocad, … 15 ans après j’ai essayé Maya et j’ai pris une grosse claque : je n’avais plus la moitiè des compétences et savoirs-faires nécessaires pour utiliser un tel logiciel. Du coup ma formation initiale ne vaut vraiment plus que sur le plan théorique et presque plus rien sur le plan pratique. Vous voyez maintenant le problème. D’autant plus que les professeurs sont soumis aussi à cette dégradation de leurs compétences pratiques. Par exemple on enseigne encore, y compris dans les manuels, que l’Allemagne a perdu la Première Guerre Mondiale et qu’elle est responsable de son déclenchement. En matière d’historiographie c’est une propagande dont l’ineptie a été montré dans les années 1950. La Première Guerre Mondiale n’a pas eu de vainqueurs (si ce n’est les Etats-Unis sur le plan économique !) et toutes les puissances européennes l’ont déclenché dans l’allégresse générale.

        Ainsi, on ne peut évite l’inadéquation entre les contenus, les enseignants et les besoins individuels, familiaux et sociétaux dans le cadre scolaire. Le vrai problème aujourd’hui c’est d’une part le manque de moyens horaires (les élèves sont passés sous la barre des 25 heures semaines en collège !!!) et le désintérêt du monde développé pour (l’éducation de) ses enfants. Comme dirait un de mes anciens chefs d’établisssement : « un petit arbre pousse dans l’ombre d’un grand »

        Tchouss

    3. Pythagore

      « l’Education Morale et Civique »
      Arf la bonne blague ! Pour ce qui est de l’éducation morale, c’est pour moi de la resp des parents, pas de l’état et pour ce qui est de l’éducation civique, j’attends tjs un cours qui expliquerait de façon neutre le fonctionnement de l’état, les rôles des différentes institutions, les rôles et responsabilités des différents élus, le fonctionnement de la justice,…. bref des trucs pratiques qui serviraient à tous plutôt que des grdes tirades républicaines sur la beauté de l’état.
      Combien d’élèves ont étudiés la constitution ?
      Les électeurs vont voter pour des gens toutefois l’école ne leur a jamais expliqué leurs attributions et rôles. Au font l’état fait bien mal sa pub.

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