PAC : Chirac reçoit des claques

A l’occasion de la réouverture du cycle de Doha concernant les négociations entre pays riches (l’UE notamment) et les pauvres (africains principalement), Peter Mendelson, le commissaire européen aux commerce, a eu le toupet de vouloir aller plus loin dans la libéralisation de l’agriculture. Chirac, pourfendeur involontaire mais coutumier de la veuve et de l’orphelin, n’a évidemment pas pu s’empêcher de gesticuler.

Et bien mal lui en a pris.

Non seulement la PAC risque bien d’être renégociée à Doha, mais en plus Mandelson s’est trouvé affirmé dans son action par une large majorité des autres états membres. Le plus amusant aura d’ailleurs été la réaction de Jack Straw, ministre des affaires étrangères, au nom de la présidence anglaise de l’Union Européenne, à la suite de la demande par la France d’une surveillance accrue du commissaire pour s’assurer du respect de son mandat. Straw a déclaré qu’«il n’y avait pas de consensus pour cette proposition : elle n’a donc pas été reflétée dans les conclusions».

Au fond, le simple bon sens voudrait qu’on en finisse purement et simplement avec les subventions sado-masochistes à l’agriculture européenne.

Masochistes d’abord, par le caractère autoflagellatoire que ces subventions ont sur le consommateur / contribuable européen. Nous payons tous fort cher ces subventions : les produits que nous consommons (produits bruts comme les fruits et légumes, et produits dérivés comme la farine et les produits de l’agroalimentaire) sont plus cher que le prix réel du marché, disponible à l’extérieur de l’Europe. La PAC favorise la surproduction à des prix fixés. Cette fixation du prix rend le produit artificiellement cher. Pour « sauver » une agriculture autiste qui n’a pas su s’adapter (en quantité, notamment) au marché, nous choisissons donc, en maintenant la PAC, de conserver des prix élevés.

Sadiques ensuite, car ces subventions s’accompagnent de lourdes taxes à l’importation de produits étrangers beaucoup moins chers. Ce qui veut dire que ces derniers ne trouvent pas preneurs sur le marché européen. La PAC, de façon indirect mais parfaitement claire, empêche des milliers (si ce n’est des millions) d’agriculteurs et d’exploitants agricoles de par le monde de simplement revendre leurs produits à des prix décents et de manger à leur faim. Le choix de la PAC a permis de faire perdurer la situation de pauvreté de bien des pays sous-développés qui pourraient, autrement, élever notablement leur niveau de vie en vendant leurs productions sur notre marché intérieur. Mais la perversion sadique de la PAC ne s’arrête pas là : comme ces subventions entraînent la surproduction, les excédents sont revendus à perte aux pays en voie de développement, ceux-là même qui tentent d’écouler leur propre production. On leur vend moins cher ce qu’ils veulent nous vendre, après l’avoir déjà payé fort cher sur notre marché intérieur par les impôts et des prix élevés.

Mais l’agriculteur français (quelques % de la population européenne) n’a pas de prix : il offre des culs de vache à tâter pour notre pitre présidentiel, et une base électorale bruyante. Si on y touche, le Chirac s’agite…

Avec ces gesticulations d’un autre temps, le président de la soviétie française passe de plus en plus pour son guignol en latex. Et dans deux ans, s’il ne termine pas en cellule, il pourra certainement amuser la galerie.

Il aura alors acquis une longue expérience.

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