Taxinomie du citoyen

Cela fait quelques années que ce blog existe, et l’écriture régulière d’un petit billet d’analyse (aussi peu pertinente soit-elle, d’ailleurs) devient rapidement un exercice hygiénique pour conserver un minimum de santé mentale et de recul dans ce pays où les valeurs, l’une après l’autre, se décomposent pour laisser place à un magma gluant de bidules informes et caramélisés par la bonne conscience. De fil en aiguille, on finit alors par se rendre compte que de grands standards émergent dans les caractères des gens qui fournissent à ce medium matière à réflexion. Ne reculant devant rien, j’ai tenté l’analyse de l’analyse, la métanalyse en quelque sorte, pour dégager une petite typologie, que dis-je, une taxinomie du citoyen …

La métanalyse aura donc porté sur les différents énergumènes qui se dégagent de l’actualité passée au prisme d’un libéral capitaliste en haut de forme et mangeur de petits enfants.

Quelques grands classiques tout d’abord reviennent de façon régulière, portés tant par l’actualité que par leur omniprésence dans les schémas de comportements de notre société ; se positionne ainsi en bonne place le Gréviculteur, qu’il soit un petit artisan travaillant la masse salariale au corps à corps dans de multiples entreprises, niché au creux de petits C.E. d’entreprises nationalisées, ou industriel de la grève d’ampleur, multirémunéré par un ou des syndicats pour organiser des merguez-parties géantes sur les plus belles avenues de Fraônce.

La tendance du moment est, assez extraordinairement, à la disparition progressive de cette espèce animale assez basique qui s’excite à chaque retournement de tendance et qui, il faut bien le dire, représentait une anomalie notoire dans le règne animal tant son adaptation à l’environnement était simpliste : là où l’évolution darwinienne aura placé l’adaptabilité en parangon, le Gréviculteur se fait fort de ne pas être adaptable, en rien, envers et contre tout. Mais la sélection naturelle est impitoyable et le monde qui change sans cesse ne peut se satisfaire des ancrages puissants que représentent ces fiers thuriféraires de l’akissocial. Un beau matin, pouf, ça finit par passer, casser, lasser. J’accorderai cependant qu’avant d’en arriver là, et comme la diphtérie, la variole ou le choléra, ils nous auront bien pété les glawis.

Evacuons bien vite cette triste phalanstère pour se rapprocher de la branche suivante de ma taxinomie, beaucoup plus lumineuse, brillante même, comme le sont les strass et les paillettes. A l’instar des cotillons dont le côté festif n’arrive pas à occulter l’aspect superficiel, le Bobo Caramélisé se caractérise par une envie chevillée au corps de faire le bien autour de lui, surtout si cela représente un effort important de la part de cet « autour », tout en conservant pour lui des habitudes parfaitement en opposition avec les valeurs qu’il prône. Ainsi, le Bobo Caramélisé se fait fort d’adorer tendrement le Vélib et les transports collectifs, juché dans un 4×4 flambant neuf. Il sera toujours bruyamment pour une écologie citoyenne, même et surtout si cela entraîne des catastrophes humanitaires loin de lui. Alertés de ces catastrophes, il s’empressera alors d’envoyer un petit chèque, étalon-papier de sa bonne conscience et contre-marque (opposable fiscalement) d’une action concrête pour aider les gens dans la merde au bout du monde.

Le Bobo Caramélisé, c’est à la fois le clown triste des soirées télévisées, toujours entre deux cures de désintox, pleurnichant le monde et ses malheurs sur un piano moyennant quelques millions ; c’est à la fois l’aventurier chevelu des contrées bio et terriblement fashion qui réclame des éoliennes, des voitures à pédale, et des taxes sur tout ce qui respire ; c’est aussi l’artiste-sportif engagé qui répète comme des mantras puissants des poncifs éculés aux fondements absurdes et utilise son aura de rigolo à la décontraction millionnaire pour faire croire que Tous Ensemble, On Peut Y Arriver…

Entendons nous bien : ces deux précédentes catégories, finalement, sont assez réservées. De même qu’on ne s’improvise pas merguez-teuffeur, on ne peut prétendre fustiger du prolo pas assez bio du haut de son Touareg pas bio du tout qu’à partir d’une certaine position sociale, qu’on aura obtenu à force de petits coups de coudes furtifs et bien placés dans les côtes de ses coréligionnaires dont on écrasera autant que faire se peut les arpions dès qu’on le pourra.

Les catégories suivantes sont, on va le voir, beaucoup moins « select » : quasiment, le tout venant peut en faire partie. Il suffit de se débarasser de toute capacité de réflexion, ou du moins d’orienter celle-ci vers le chemin de moindre résistance, ce profond sillon confortable, tracé par tous ceux qui se sont succédés avant dans les traces larges de la sociale-démocrassie.

Loin devant toutes les autres classes par son ampleur numérique ressort évidemment le Fluffy qui, je vous le rappelle, est un animal doux au toucher, issu de la culture socialo-hydroponique (et n’a donc jamais eu les pieds sur terre), croustillant d’incohérence, trempé dans du caramel de Bonssantiman et recouvert d’une onctueuse nappe de chocolat moraliné. On trouve de multiples parfums dans cette vaste classe, et ce petit billet sera l’occasion d’évoquer rapidement le Poncho , qui est à l’étudiant ce que la larve est à la chenille de papillon : un ver d’adulte, pas fini et jamais sûr de l’être un jour.

Le Poncho est, comme son nom l’indique, utilisateur des pièces d’étoffes colorées aux histoires bigarrées de Cordillère, aux cheveux longs, généralement recouverts d’un petit bonnet lui aussi chargé d’un passé plus coloré que péruvien, et toujours prêt à dégainer quelque splif mal fichu mieux approvisionné en pneu qu’en chanvre. Sur le plan social, il se caractérise par une adhésion sans faille à toutes les thèses romantiques, dont celles qui veulent que le Che fut sympa, Fidel débonnaire et Allende efficace. Pour les Ponchos, le socialisme est une doctrine merveilleuse (pas autant que le communisme, mais presque) honteusement dévoyée par des dictateurs parce qu’en réalité, le collectivisme, c’est trop de la balle, man.

Le Poncho est aussi cet « étudiant » (importance des guillemets) qu’on va toujours retrouver dans les « Assemblées Générales » (importance des guillemets) lors de « grèves » (importance …) étudiantes « démocratiques » (…) et blocages d’amphis visant à organiser une « Université En Lutte ». Le Poncho, porte-voix à la main, scandera dans les amphis des slogans rigoureusement marxistes voire fascistes (sans le savoir), fera usage de la force pour empêcher toute voix dissidente de prendre la parole.

C’est le même qui décrètera qu’une poignée de pouilleux, auto-déclarée Assemblée et Générale, dans une salle barricadée agitant le bras bien haut (comme jadis de tristes soldats sous de sinistres symboles) pour soi-disant voter, fait acte démocratique d’expression populaire et peut, dès lors, ruiner l’année de travail de leurs condisciples qui, non ponchotisés, ont autre chose à faire que le guignol en « Histoire de l’Art ».

Cette taxinomie rapide (qui ne sera jamais réellement complète) serait par trop boiteuse sans les deux derniers ajouts que constituent le Folliculaire Ednatisé et le Politicus Consensuelens.

Le premier, on l’aura deviné, se retrouve facilement dans les journaux, télévisés, radiophoniques ou sur papier, et au-delà de ses dons de copistes naturel en feed AFP, il se caractérise par une faible valeur ajoutée dans l’analyse au paragraphe carré. Ainsi, une nouvelle AFP fournissant déjà à la fois l’information et l’axe de réflexion qu’on peut lui associer, le Folliculaire Ednatisé se contentera de la recopier consciencieusement en y ajoutant ici une virgule, là un petit point d’exclamation, et, parfois, une tournure bizarre ou une faute d’orthographe, seule réelle marque personnelle d’un travail douillettement mené au chaud d’une rédaction sans agitation.

Quant au second, sans même évoquer les innombrables variantes possibles, on se contentera de rappeler que l’espèce borloouille et la gringolisée sont les plus fréquentes, au plus grand désarroi du libéral conscient. Le borloouille moyen est un activiste de la bêtise sous-informée, gobeur invétéré de petits-fours cérémoniel, dont les agitations médiatiques se traduisent systématiquement par des remugles vasouillards d’idées nauséabondes suffisamment étalées pour n’en point sentir le fumet désagréable. Le Politicus Consensuelens gringolisé est ce falot tatillon qui saura passer le temps qu’il faut en cirage de pompes et en léchages de fondements pour obtenir, éventuellement par le truchement d’un lobbying un peu gras, une petite loi de derrière les fagots aboutissant immanquablement à léser à court terme le citoyen dont il a la charge, et, plus niaisement et à plus long terme, les lobbys qui lui ont graissé les pattes ; notre ex-ministre de la Culture, Donnedieu d’El Gringo en fut l’illustre représentant, mais force est de constater qu’avec des NKM, le vivier animal n’est pas prêt de s’épuiser.

Pour le libéral moyen, cette taxinomie a une utilité en ce qu’elle permet de dégager quelques grandes constantes : c’est que la plupart de ceux qui votent pour l’esclavagisme mental ou physique du collectivisme le font pour :
- leur bonne conscience, partant du principe foireux qu’ »un autre monde est possible », et que bisounoursland l’est pour tous: on va partager équitablement-youpi : ils en sont assez symptomatiquement restés à la dichotomie naïve Droite = Patrons = Exploiteurs d’un côté et Gauche = Ouvriers = Exploités de l’autre. Ceux-là vivent dans un monde irréel fait de contrastes violents. Généralement, avec ceux-là, la discussion est impossible. Ils n’ont pas le recul nécessaire. La maturité, le recul, l’intelligence : ils ne sont pas équipés pour.
- leur intérêt bien compris : ils sont dans la partie qui tire directement bénéfice de l’état ; parasites syndicalistes, cette petite partie des fonctionnaires qui sont glandeurs, hommes et femmes politiques (à peu près tous), et hommes de l’appareil, élus ou non, qui bénéficient du système en toute connaissance de cause, et en connaissent exactement les limites et les effets néfastes. Ceux-là sont totalement hypocrites et/ou cyniques. Les hypocrites présentent une face « On sert tout le monde » et se servent en premier ; quant aux cyniques, ils savent qu’ils font tourner le Léviathan, savent que c’est maâââal, mais se disent que s’ils ne le font pas, d’autres le feront à leur place, et continuent donc à voter à gauche par logique de groupe. Ces derniers sont surtout opportunistes, et – donc – logiques.
- un idéalisme indécrottable : ils croient à ce qu’ils racontent (!) et veulent effectivement la révolution. On les retrouve dans les extrêmes. Mais ils ne comprennent absolument rien à la nature humaine ou à l’économie (bien que s’y plongeant parfois comme les enfants dans le petit bassin, avec des petites bouées Mickey à chaque bras, mal gonflées) et en font une lecture absurde.

C’est parfois dans ce dernier groupe qu’on peut en convertir au libéralisme, tant que ce mot n’est pas prononcé. Ceux-là, incroyablement, veulent effectivement la liberté de se déplacer (plus de frontières), la liberté de commercer, etc… Ils ne comprennent pas les conséquences que ces libertés entraînent sur la taille de l’état, sur les limites que le citoyen (pas forcément festif) est en droit de lui imposer… Parfois, une explication leur permet de déciller, d’ouvrir les yeux sur un monde qu’ils ne soupçonnaient pas.

Mais ceux-là constituent – malheureusement – une minorité.

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Commentaires19

  1. gnarf

    Tres Bon!

    Je pense a une autre categorie de personnes qui est tres repandue en France. Je ne sais pas leur donner de nom. Disons les liberaux a la Fraoncaise.

    Ce sont des gens qui adorent l’entrepreneuriat, le libre marche…etc. Mais en fait quand vous grattez un peu, ce qu’ils adorent c’est l’entrepreneuriat a la Francaise (subventionne), le libre marche a la Francaise (corsette, ligote, bafoue).

    En general, ils sont cadres dans une grosse boite qui bosse en fait pour les grands projets "prives" de l’Etat Francais. Des projets militaires, ou aeronotiques, ou l’EDF, la CDC….des choses grandes que le president emmene dans ses bagages pour vendre aux Chinois. Ou une boite qui fleurit a cause d’une loi protectionniste.

    En fait, des endroits deconnectes de la realite ou l’argent public (devenu prive par magie) coule a flots, des monopoles, des aberrations du marche ou l’on peut s’empiffrer en defraiements, voitures de fonction en dehors de tout controle. Pas de verifications, pas besoin de voler dans la caisse, tout est legal…tiens et si je quittais la boite pour me faire re-employer au meme poste exactement mais en tant que consultant a 100 euros de l’heure. Aussitot dit aussitot fait.

    Et ces gens-la, qui se disent "liberaux", en plus de s’empiffrer grace a l’anti-liberalisme ambiant, passent leur temps libre a gruger le systeme social. Ils accumulent bidouille sur bidouille pour avoir des allocs en plus dans tous les domaines, ces grands liberaux. Quitte a se faire passer pour malade, handicapes, indigeants, rien ne les gene.

    Ils ont une enorme malhonnetete intellectuelle. C’est aussi en partie a cause d’eux que rien ne change. Ils renforcent autour d’eux les prejuges antiliberaux en s’en revendiquant alors qu’ils sont des etatistes comme les autres.

  2. chris

    Enorme ! Mon préféré est le Poncho.

    Je m’étonne : vous n’avez pas parlé du combat anti-raciste. C’est un puissant levier chez nous en France.

    Enfin, je partage l’idée de Gnarf : il manque à votre liste en effet le libéral-français.

    Là aussi une espèce qui n’existe qu’en version tricolore….

  3. olivier

    Amusant.
    Mais peu convaincant. En résumé ça tient à :" oauh t’as vu, sont même pas cap de comprendre. Quels nazes, comprennent rien. Nous on a tout compris, on est les plus malins, on peut les insulter et les traiter de gros crétins, y pensent même que la solidarité est une bonne chose, oaurf y captent rien à l’économie…"
    C’est souvent l’argument (ad hominem) que sort le libéral contrarié.

  4. miniTAX

    Faire une taxonomie de la faune d’une contrée exotique aux 500 fromages, c’est forcément faire des impasses catégorielles.
    Mais bravo quand même pour avoir tenté cette mission impossible.

  5. Higgins

    A cette liste édifiante, qui ne sera malheureusement jamais terminée, on peur rajouter le "Taxicophile omnipotens" que l’on rencontre essentiellement dans la classe politique. Sa seule et unique fonction est de proposer des taxes sur tout et rien, avec une prédilection pour ce dernier, afin de nous garantir de tous les maux existants et à venir, de renflouer les caisses de l’état qui sont, nom d’un chien, encore vides et de pouvoir distribuer gracieusement mille-et-une subventions à l’intérêt inversement proportionnel à leur montant. En règle générale, le "Taxicophile omnipotens" opère à des heures indues au sein des assemblées "représentatives" en s’aidant de ce terrible vecteur qu’est "l’amendement". On le rencontre aussi bien à droite qu’à gauche et il a été généralement initié à son art au sein d’un temple secret très difficile d’accès situé, aux dernières nouvelles, près de Strasbourg. strasbourgeoise bien connue.

  6. Veryfar

    Je pense avec gnarf que le liberal francais est la pire espece car faux cul! Mais ce caractere revient aussi a une plus large espece, celle des forts en salons, et couches dans la realite.

    A mon sens gnarf, il est vrai que les secteurs evoques sont atteints mais pas toutes les boites et d’autre part, le btp est bien plus atteint, car dependant fortement de la depense publique et du keynesianisme, outre la corruption endemique et le financement occulte de la politique par "rond point electoral ou equivalent retrociommissionne". Vous ajoutez les pharmaciens qui achetent une charge, idem notaires, vous ajoutez toute la sante, medecins etc qui en fait sont tier-payes… pas tous en sont satisfaits mais…

    En fait peu de secteurs sont reellement independants des derives evoquees. A mon sens le liberal coherent part, ou fait projet de depart et finit par le faire.

    L’independance du systeme exige une localisation d’activite hors territoire, une residence principale hors territoire et une vie centree hors territoire…

    La decomposition de ce pays, est inevitable. On ne dispose d’aucune methode valable pour desetatiser un pays, cela se fait avec le temps et c’est long.

    Il pousse ainsi dans cette phase intermediaire des profils evoques; je souhaite ajouter le parisianisme nombriliste car paris est la place de l’etatisme trou noir vu du point de vue pays global, auquel il repond un provincianisme assis et beat.

  7. Veryfar

    Il y a quand meme une chose que vous omettez dans vos propos et qui est a bien clarifier. Il y a differentes activites, en terme de cycle. Les cycles longs demandent des capitaux importants. Bref recherche et ensuite sortie sur le marche. Il est vrai que bien du monde s’est mis dans la recherche car elle fut abritee par l’etat. On y trouve donc bien des types decrits par vous. Les liberaux ne sont pas condamnes a etre dans des activites a cycle court. Ce qui fait que grands nombre de liberaux sont dans des activites de cycle court c’est bien parce que le systeme de capitalisation des start up, le systeme francais, et l’environnement etatique ont interdit ce domaine (long et tres capitalistique ce qui veut dire une necessaire adequation long-money que l’ecosysteme francais ne permet pas). Etant un liberal (classique au sens ecole de chicago) et un entrepreneur en activite a forte charpente scientifique et en cycle long (nanotech), je peux temoigner de ce qui suit: si on peut demarrer une telle activite ici, parce que "on y est ne" (non par choix economique ou environnement d’affaire) ensuite, obligatoirement, on doit sortir son activite. Il y a peu de liberaux chez les scientifiques francais parce que la science et les technologies liees a la science sont noyautees par l’etat et que la culture est entretenue etatiste, voire meme etatiste sauvage. Ceci explique que ce pays se traine en terme de croissance car les activites de croissance et a tres fort potentiel sont obligees de s’exporter, il reste des tentatives forcees par interventions administratives. Il faut en plus dire qu’il faut resister a l’entrisme des etatistes dans votre "recherche privee" et votre projet. Bref en ce domaine on vous fait la guerre a la mesure du potentiel de vos travaux, vous devez vous battre par tous les moyens et avec toutes les armes possibles (realisme froid face a des abus, des connivences, des abus de droits). Si vous ne le faites pas vous vous faites spolier. Etre liberal (non au sens americain mais au sens etat minimum et liberte) en ces activites est ici tres difficile. Mais pour moi c’est de l’histoire ancienne. Neamoins cela peut servir a d’autres. Je retourne a mes "nano". Et bientot plus rien a faire ici, ca aura ete une dure partie!
    Vous comprendrez en plus que du point de vue des nanotech, et declinaison biotech, le principe de precaution et le danube de la pensee du larzac ou celui de la banlieue bordelaise sont des "remedes contre", comme tous ces bienpensants declines dans votre article. Ce sera mon dernier message. Je vous souhaite reussite, bonheur et liberte.

  8. pod

    Merci pour votre post Veryfar. Point de vue que je partage totalement et que j’ai également acté tout comme vous semblez le décrire. Seule différence, ce ne sera pas mon dernier message ici :)

  9. geo

    """magma gluant de bidules informes et caramélisés par la bonne conscience""

    bonne conscience !!! pas si sûr que cela.

    @Veryfar, Vous avez raison sur le fait qu’en France il n’y a pas de libéeraux, parler de "libéralisme à la Française" est une hérésie.
    Vous êtes dans un domaine de recherche assez sensible, et je suis entièrement d’accord, il n’y a pas de chercheurs libéraux. Ce constat fait, il serait quand même intéressant de savoir pourquoi?,
    L’éthique? Le principe de précaution?…..Le manque de visibilité de l’avenir?…J’ai été dans la recherche, et j’ai laissé tomber, en Franc la recherche n’a pas d’avenir, car pas de débouchés.
    En France on doit tout plannifié, demander l’autorisation de….Le chercheur français n’est pas libre de s’exprimer (du moins ceci était le cas dans les années 70), il doit en référer a son maitre de recherche….ce n’est pas SA recherche, c’est la recherche du 3chef" comment peut on être libéral quand on dépends d’un système étatique et quelque part totalitaire.

    Vous parlez des bien pensant? Lesquels? plus je réfléchis, moins j’en trouve,

    Moi je regarde ce système de loin, je n’y participe plus,La France que nos soit disant "libéraux" nous fabriquent est tout sauf libérale, et puis ne confondrait on pas "libéralisme" et "capitalisme"?

    Amicalement,

  10. @tous : merci pour vos commentaires :)

    @veryfar : ayant jadis tenté l’entreprise techno (4 ans) en France, j’ai une assez bonne idée du marigot que représente le terreau vicié politico-étatisé des aides de l’état, anvar et autres attrapes-gogos. Et pour tout dire, oui, pour être libéral et entrepreneur, en France, il faut être un peu fou. On y laisse forcément des plumes…

    Ceci dit, si vous partez, n’hésitez pas à revenir me donner votre avis de temps en temps.

    @Higgins : merci pour le lien sur konk.

    @olivier : ce pourrait être vrai si le site n’était pas un minimum construit avec quelques arguments de temps en temps. Je vous invite donc à bien lire avant de sortir des avis aussi tranchés.

    @chris : concernant le levier antiraciste, il constitue en effet un « apport » important au substrat, notamment du Poncho qui devient vite un gloubiboulga simpliste dans lequel « tout se vaut » et, partant, plus rien n’a de réelle valeur. La HALDE en est d’ailleurs une excellente illustration, boitant sur ses incohérences et ses partis-pris foireux…

  11. El Gringo

    Ma question se voulait ironique. En tant que négociant en café, je me dois de connaître mes subalternes…;-)
    J’espère pouvoir continuer à lire vos excellentissimes billets en 2008. Je vous souhaite donc égoïstement une bonne santé pour que puissiez continuer à les écrire.

  12. … Je voulais dire que je n’ai pas la prétention d’avoir une analyse pertinente. C’est juste mon point de vue, avec ce qu’il a de subjectif.

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