La catastrophe climatique est pour 2010. Non, 2012. Non, 2016. Ah ! Et puis zut…

Internet est une vraie saloperie, quand on y pense. Enfin, je veux dire, pour ceux qui font des prédictions foireuses et qui ne veulent pas admettre leurs erreurs, c’est une vraie saloperie : Internet n’oublie pas. On comprend pourquoi les politiciens le voient d’un très mauvais œil et tentent de le museler. Et on comprend pourquoi les écolos réchauffistes vont avoir de plus en plus de mal avec leurs bobards alarmistes.

Dernièrement, c’est un certain Gavin Atkins, un journaliste de Asian Correspondant, qui posait la question suivante : que sont donc devenus les 50 millions de réfugiés climatiques qu’on nous bombardait comme certitude il y a quelques années ?

Oui oui, rappelez-vous.

Nous sommes en 2005 (il y a six ans, donc) et le Programme pour l’Environnement des Nations Unies prédit, pour 2010, au moins 50 millions de personnes forcées à migrer à cause des conditions climatiques détériorées par le vilain CO2 et, plus généralement, par les méchancetés que fait subir l’Humanité à la planète.

À cette période, la prédiction est même assortie d’une jolie carte colorée, que je fournis ici :
Réfugiés climatiques selon Le Monde Diplodocus
(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Petit aspect truculent que je m’empresse de noter : cette carte a été réalisée en partie grâce aux efforts précis et pointus des équipes du Monde Diplodocus dont les prouesses en terme d’informations cryptomarxistes justes et équilibrées ne sont plus à prouver.

Revenons à présent à nos jours, et regardons l’état des migrations planétaires, histoire de comparer les prédictions avec les résultats obtenus en vraie grandeur.

Comme le note judicieusement Anthony Watts — dont le travail remarquable en matière de réchauffement climatique aura contribué à ramener le débat dans le domaine de la science — la plupart des îles menacées de disparition en 2005 ont survécu au pire.

En fait, c’est même plutôt de mieux en mieux : les Bahamas ont vu leur population augmenter de 50.000 personnes sur les 10 dernières années, Ste Lucie nous informe d’un accroissement de population de 5% sur la même période, les Seychelles n’ont noté aucune migration massive (et sont passés de 81.000 personnes en 2002 à 88.000 en 2010) et les Îles Solomon constatent elles-aussi que les réfugiés climatiques ne peuvent provenir de chez eux puisque leur population a augmenté de 100.000 individus en 10 ans.

Bref, comme on l’aura constaté à l’absence de news climatiques lacrymale en 2010, les carbono-réfugiés n’ont jamais frôlé les 50 millions, ou même le million d’ailleurs. Mieux, si l’on regarde la jolie carte coloré, on peut aussi affirmer sans trop se tromper que la fonte des glaces catastrophique (figurée dans un vert palot) avec dégel de permafrost n’a pas eu lieu, les ouragans (aplats roses) n’ont pas été significativement plus violents en 2010 que les autres années, et les sécheresses n’ont pas réellement défrayé la chronique.

Oh, il y a bel et bien des gens qui n’ont pas d’eau potable. Il y a bel et bien des gens qui sont morts dans des ouragans, ou noyés, en 2010. Par un habile bidouillage sémantique, on placera vite fait tous ces malheureux dans les réfugiés climatiques, étendant ainsi largement la définition bien au-delà de ce qu’elle était censée recouvrir au départ… Mais en réalité, si l’on revient à la définition initiale, il n’y a rien qui, statistiquement ou même journalistiquement, permette de relier ces événements à ce nom d’une pipe de Réchauffement Climatique d’Origine Humaine Qui N’En Finit Pas De Ne Pas Arriver, au plus grand désarroi des familles dont les factures de chauffage en hiver ne veulent pas diminuer des masses.

La réalité est particulièrement agaçante, mais, comme je le disais en introduction, Internet l’est encore plus : non seulement, on retrouve assez facilement les traces de ces prédictions foireuses, mais en plus, lorsque ceux qui les ont faites tentent le tout pour le tout pour les effacer, on retrouve quand même leurs traces dans les caches des indexeurs : les Nations-Unies, se rendant benoîtement compte que leurs prédictions étaient pour le moins défraîchies, se sont empressées de retirer l’annonce de leur site … qu’on retrouve tout de même dans le cache Google. Et crotte…

Au passage, on admirera l’unanimité de la presse franchouille sur le sujet : aucun article de presse, aucune note, aucun entrefilet ou aucune dépêche de l’Agence Fausse Presse pour indiquer que l’ONU s’est magistralement planté sur ses prédictions alarmistes. La maison Foucart & Huet (Tripes & Volaille) ne nous gratifiera donc pas du moindre article. Snif. On le regretterait presque.

Ceci est déjà assez gros, mais on peut faire mieux : Andrew Bolt, un Américain – ils sont félons, ces Américains – n’a rien trouvé de mieux à faire qu’à compiler les prophéties catastrophistes des écolos de salon, dans les rangs desquels on retrouve le célèbrissime milliardaire Al Gore, et à noter les dates des prédictions.

C’est assez comique, au final : en décembre 2008, le Gore nous annonce donc que la calotte arctique sera totalement fondue dans les cinq ans, soit … 2013. En avril 2009, il déplace un chouilla sa prophétie en 2014. En octobre de la même année, Gore recalibre sa boule de cristal en repoussant la date de déglaçage total pour 2019.

Bref : le réchauffement climatique est de plus en plus rapide, qu’on vous dit, il est de plus en plus catastrophique, qu’on vous dit, et il va nous faire de plus en plus mal, mais en attendant, on repousse un peu plus toutes les prédictions au fur et à mesure que le temps passe.

De ce point de vue, les rigolos du Club de Rome avaient au moins choisi des dates un peu éloignées de leur vivant en plaçant le début de sérieux problèmes autour de 2010, ce qui, vu de 1972, permettait aux auteurs de disparaître dans la nature, ou, plus simplement encore, mourir discrètement, avant de voir leurs prédictions échouer plus ou moins misérablement.

Les réchauffistes et les plombiers géopolitiques de l’écologie étatique à subventions exponentielles n’ont pas eu cette bonne idée et continuent donc de se planter régulièrement et systématiquement.

C’est une double bonne nouvelle, finalement : l’humanité ne semble pas condamnée à mourir noyée ou brûlée, ce qui est une excellente chose, et cela réduit d’autant la microscopique crédibilité des fluffies hystériques, ce qui est une opportunité merveilleuse d’arrêter de subventionner leurs conneries.

Gageons cependant qu’en France, au moins, on saura ne pas tenir compte de ces péripéties et qu’on continuera d’encenser ces fiers penseurs d’un collectivisme décroissant et malthusien.

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Commentaires69

    1. Nicolas

      On est passé de la carotte à la pastèque, mais il s’agit toujours de nous la mettre au même endroit..

      carotte = rouge
      pastèque = vert à l’estérieur, rouge à l’intérieur.
      Je précise pour les gens de gauche et autres journaliste enseignants qui liraient ce commentaire.

    1. Nord

      Il ne serait pas plutôt de Emmerich, ce film? Metternich sonne bien aussi notez – le blaze fut porté par un grand diplomate Autrichien, architecte de l’équilibre des nations après Waterloo …

  1. Kuing Yamang

    Ok, bon, on a vu pour les humains, mais les ours polaires qu’Al Gore prévoyait décimés et anéantis, hein ! ?
    Les gentils nounours blancs comme les peluches tout-mignons-tout-plein-qu’on-n’a-qu’envie-c’est-de-les-caresser-gouzigouzaaaa ? hein ! ?
    Hé ben il parait que leur nombre n’a cessé d’augmenter car devenus espèce hyperprotégée, ils ne sont plus chassés. ^^
    Donc pas de réfugiés climatique et des ours polaires heu-reux ! Si ça c’est pas le summum de la quintessence du bonheur paroxysmique total, je ne m’y connais pas … ^^
    -> http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/08/04/ours-en-peril/

    Elle est pas belle la vie ? ;-))

  2. Before

    Mais enfin, cher H, vous ne comprenez vraiment rien ! Si les prédictions de catastrophe sont repoussées dans le temps, c’est bien la preuve que les actions écolo-conscientes sont efficaces !
    L’utilisation d’ampoules économiques (pas à l’achat, ni au retraitement) alimentées par nos merveilleuses zéoliennes a bien permis de redresser la barre et de sauver 50 miyons de réfugiés. Ouf.

    1. YP

      Je plussoie ! Il vaut mieux pomper sans qu’il ne se passe rien, plutôt que d’arrêter de pomper et qu’il se passe quelque chose !

    2. Epicier vénéneux

      La seule évocation de l’existence d’un projet futur de discussion informelle sur l’éventuelle diminution de la part du nucléaire français dans la production d’énergie, a permis d’éviter un nouveau Katrina l’an dernier.

  3. jmd

    Cher h16, les prédictions ne sont aucunement repoussées.

    Le climat a fait 68 milliards de dégâts au Etats-Unis l’année dernière.
    En 2000, c’était seulement 5.

    Il ne s’agit pas d’une année exceptionnelle, chaque année les destruction dues aux conditions climatiques augmentent avec une régularité de métronome, suivant une courbe exponentielle parfaite.

    Cf source pour ces chiffres http://blogs.cgdev.org/globaldevelopment/2011/04/skyrocketing-assaults-on-americans-who’s-behind-it-what-can-we-do-about-it.php

    C’est pas seulement les US, aussi le Pakistan, le phénomène est bien mondial : http://blogs.cgdev.org/globaldevelopment/2010/08/the-climate-catastrophe-trail-leads-to-our-doorstep-–-believe-it.php

    Donc le seul problème avec les écologistes est qu’il n’ont pas su dire que la forme que prendrait la principale conséquence à court terme serait la multiplication des catastrophes naturelles, tempêtes, inondations, mais ils ont eu parfaitement raison sur les conséquences catastrophiques. Et leur coût très concret.

    1. « les destruction dues aux conditions climatiques » : ah non, pardon, là, on parle de condition météo. Et d’autre part, tous ces chiffres magnifiques, provenant d’une source unique, l’auteur du blog, mériteraient furieusement d’être validés par d’autres sources. La réalité, c’est que les assureurs et les réassureurs ne se portent pas trop mal, même en tenant compte de la crise qui au passage a fait plus de dégâts que Mère Nature.

      « le seul problème avec les écologistes » : oh, là, mon ami, comme tu y vas. Les écolos n’ont pas que ce problème là à leur actif, loin s’en faut.
      Pour ce qui est de leur coût très concret, tu te fourres le doigt dans l’oeil : même en imaginant que le 68 milliards de $ au doigt mouillé soit correct, ça nous ferait l’équivalent de moins de 1400€ par réfugié climatique, ce qui est fort peu pour déplacer des gens, les soigner, les faire vivre pendant 1 an. Je rappelle qu’il devait y en avoir 50.000.000… Je rappelle que le coût d’une catastrophe pas du tout climatique comme le récent séisme japonais est déjà bien supérieur à 68 milliards à lui tout seul, avec « seulement » 250.000 Japonais sans abris.

      Autrement dit, si ces 50 millions de personnes avaient dû être effectivement déplacées, les coûts auraient été facilement un gros multiple de ce 68 G$. Conclusion : les écolos se sont aussi plantés sur le coût.

    2. gem

      Et puis attention, pour strictement les mêmes phénomènes climatiques, les dégâts recensés sont d’autant plus lourd que les gens sont plus riches, plus nombreux, et mieux assurés, et inversement que l’unité de compte a moins de valeur (qui échange un dollar de 2010 contre un dollar de 2000 ?).

    3. T-Buster

      et puis l’année prochaine cela va être rigolo le même décompte.
      car évidement le Japon sera intégré dans cette étude catastrophiste.

  4. fab

    Tout a fait d’accord. Continuons de sucer 15 litres au 100,

    Oh, tu l’as bien détruit l’homme de paille qui n’était pas là. Il est tout cassé. C’est très bien !

    de surconsommer (pourquoi utiliser son iphone 3 quand on peut utiliser le 4?), d’enterrer nos mètres cube de déchets (ajoutons-y un peu de rayons gamma, c’est encore mieux), de chier dans notre eau potable, de désherber nos nappes phréatiques, de tuer les animaux pour montrer a quel point on est virils, etc… Y’en a marre de vieux cons qui respectent des principes.

    Vraiment, tu es un pov’ti’chou. Tu veux un poutou ?

    1. Before

      La seule solution, c’est le bouton « reset ». «  » à l’échelle planétaire. Un bon gros suicide collectif, puisque l’homme est un parasite.
      Mère Nature se chargera de sélectionner une espèce correcte cette fois pour nous remplacer, dans quelques centaines de milliers d’années.
      Sinon, personnellement, je ne gaspille pas d’eau, ni d’électricité (au risque de passer pour un emmerdeur patenté aux yeux de ma fille, mais c’est trop tard de toute façon), je débroussaille bien mon coin de terrain (au moins 15 jours de travail par an que je réalise moi-même (et je ne demande rien pour le CO2 retraité par mes arbres)) pour ne pas donner prise au incendies, je ramasse les ordures que je vois lorsque je me ballade (en maudissant les enfoirés qui les ont laissé là), je trie mes déchets, et j’ai un composteur que le chien du voisin vient régulièrement saccager. Et ça depuis toujours.
      Mais je suis un parasite de la planète Terre. Alors la mode écolo-culpabilisante commence à me courir un peu sur le haricot…

        1. fab

          Et bien on vit sensiblement de la même manière, et ca me donne suffisamment bonne conscience pour ne pas me sentir viser par l’ecolo-culpabilisation dont tu parles. Je trouve ca juste un peu déplacé d’essayer de prôner l’inverse.

        2. Before

          Je n’ai pas l’impression que H16 « prône » l’inverse.
          Il me semble plutôt énervé comme moi de la propagande écologiste, qui se sert d’une bonne cause (qui n’est pas d’accord pour vivre dans un environnement propre ?) pour servir des intérêts beaucoup plus louches.
          Les lobbyistes ne sont pas tous des pétroliers ou des atomistes. Je pense que c’est pour ça que l’on trouve beaucoup de libéraux chez les « climato-sceptiques », à cause de leur naturelle méfiance envers les gouvernements.
          Pour finir, je n’ai pas d’avis tranché sur le réchauffement. A mon niveau, je ne peux pas savoir s’il est avéré ou non. Et à plus forte raison si l’homme a quelque chose à y voir.
          Et je ne comprends pas que l’on s’engage autant sur une voie aussi coûteuse sur des suppositions.
          Ce n’est pourtant pas les urgences réelles qui manquent sur cette Terre…

        3. fab

          Ok j’ai peut-être exagérer le fait qu’il prône l’inverse, mais critiquer la propagande écologiste ne fait que conforter la manière de vivre de ceux qui ne font aucun efforts (et crois moi, ils sont bien plus nombreux que nos semblables). On peut être sceptique au sujet du réchauffement climatique, qui pourrait effectivement ne pas être du a l’Homme. Etre sceptique au sujet de l’écologie en générale me gêne beaucoup plus, c’est un peu difficile de nier notre impact (et c’est sa dernière phrase qui m’a laisse un gout amer en fait).
          Pour la voie couteuse dont tu parles, parier sur des énergies renouvelables est effectivement couteux… a court terme. Sur le long terme, tout le monde sera gagnant.

          1. « critiquer la propagande écologiste ne fait que conforter la manière de vivre de ceux qui ne font aucun efforts »
            Tout dépend de la critique et de la propagande.

        1. Nicolas

          Moi, je méprise les pauvres.

          Mais pas autant qu’un mec de gauche, tout de même..

          Car enfin, un mec de gauche, en France, c’est un bientôt pauvres.. Et il ne le devra qu’à sa bêtise, son orgueil de médiocre et sa mesquinerie incroyable. Bref, bien mérité ! Bien fait !

          Les pauvres méritent d’être pauvres.

  5. boutros

    D’ailleurs, si vous regardez bien, même l’île de Lampedusa a disparu faute d’habitants et Cherbourg est menacée.
    Damned, l’Angleterre est toujours là!

      1. Nicolas

        Elle est bonne.

        Cela dit, le Anglais ont une mentalité très intéressante.
        Du reste, ces cette dernière que nos révolutionnaire de 89 ont voulu, à coup de Lois et Décrets, imposer aux français… Les Droits de l’Homme (Anglais) ? Ca va pas être pour tous de suite…

  6. fab

    Pas terrible ta repartie pour le coup, je ne demande pas vraiment de poutous, j’ai juste du mal a comprendre ta position (sur beaucoup de choses en fait). J’adore ton blog pour tes performances critiques, tres souvent justes, mais a force de tout critiquer, je me demande en gros qu’est ce que tu proposerais comme solutions. Autant critiquer Bisounoursland, ca me va, je partage ton avis, mais la, a critiquer le fait que des gens puisse s’interesser au respect de l’environnement, tu nous fais bien comprendre qu’on devrait faire comme toi, s’en foutre completement et continuer a surconsommer et utiliser toute les ressources de la planete (ce qui mettrait a mal l’economie capitaliste actuelle que tu cheries tant).

      1. fab

        Oui, économie des moyens de productions et recyclage… du moment que ca reste rentable. Les immenses décharges a ciel ouvert en Afrique se sont pas créées par elles-même, c’était juste moins cher d’amener par cargos entiers les déchets informatiques plutôt que de les recycler.

        1. Nord

          Il me semble que les gouvernements des pays africains concernés sont souverains. Pas forcément des exemples de démocratie, mais ceci est une autre histoire. Souverains, donc. Partant, s’il existe effectivement des décharges à ciel ouvert et autres cochonneries du même acabit (voire pire!), ne sont-ce pas ces mêmes gouvernements qui ont donné les autorisations nécessaires? Je ne dirai pas que les pollueurs sont blancs comme neige, mais il est clair que les gouvernements (et par extension, les Etats concernés) ont gravement failli à leur raison d’être! Mais vous me direz: « corruption, compromissions … »

          Certes, cependant nul besoin d’aller aussi loin qu’en Afrique: toutes proportions gardées, vous trouverez facilement des exemples hexagonaux … Alors la recherche du profit, soit! Mais alors quid de ceux qui sont censés défendre ce fameux ‘intérêt commun’? Où est donc leur vertu, vous savez? celle dont on accuse les capitalistes de manquer cruellement?

          1. Quant aux capitalistes, n’oublions pas que même le petit père Marx leur reconnaissait cette vertu d’utiliser l’environnement à sa plus juste manière, sa plus efficace (aucune perte, pas de gaspillage). Pour le coup, il n’avait pas tort : ce sont dans les économies les plus administrées qu’on trouve les plus grandes catastrophes écolos.

        2. Nicolas

          « mais il est clair que les gouvernements (et par extension, les Etats concernés) ont gravement failli à leur raison d’être!  »

          Etrange idée..

          Un Etat est une entreprise comme une autre, et sa raison d’être, c’est non seulement sa survie, mais son extension maximal..

          On n’est pas la pour rigoler ou faire du sentiments !

    1. Encore un homme de paille. Où vois-tu « s’en foutre completement et continuer a surconsommer  » ?
      Tu t’étonnes de ma répartie avec des poutous, mais où, exactement, est le début de commencement d’argument en rapport avec le billet ?
      As-tu compris ma position générale sur l’écologie ?

      Et en terme de proposition, elle est très courte : rendez les individus libres et responsables, pas l’état. Le reste viendra tout seul.

      1. fab

        « Où vois-tu « s’en foutre complètement et continuer a surconsommer » ? » Comme dit plus haut, en critiquant l’écologie, je trouve que tu donnes raison a ceux qui n’en ont cure. C’est comme ca que j’ai lu ton article, ca reste mon propre ressenti de fluffy hystérique, comme tu dirais. On peut s’attaquer au réchauffement climatique sans réduire les ecolos a de « fiers penseurs d’un collectivisme décroissant et malthusien ».

        « rendez les individus libres et responsables, pas l’état. Le reste viendra tout seul. » C’est malheureusement trop idéaliste pour moi. En restant dans le domaine de l’environnement, je me demande combien de temps on donnerait aux thons rouges, baleines, requins et dauphins s’il n’y avait pas d’interdictions ou restrictions. Le pécheur ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Il est près a supprimer une espèce pour vivre (pauvrement qui plus est) pendant 5 a 10 ans… jusqu’au jour ou il n’aura plus rien a pécher. Après ca reste plus la faute du consommateur que du pêcheur, c’est sur, mais tant qu’on proposera du thon dans les étalages, pourquoi s’en priver, plutôt que de le laisser pourrir?

        Je peux te donner d’autres exemples dans l’industrie et l’énergie hein, ne va pas penser que je vote vert/communiste. Mes avis divergent des tiens, mais je n’attends qu’a être convaincu.

        1. sam_00

          S’attaquer au réchauffement climatique? Dites, vous semblez disposer de ressources d’un ordre de grandeur bien supérieur au commun des mortels!

          Si d’aventure réchauffement climatique il y à, et même en admettant qu’il soit la conséquence des activités humaines, nous ne pourrons qu’en limiter la croissance de ces effets, et non pas revenir en arrière (du moins avec les technologies actuellement connues).

          De plus, sauf a imposer par la force de fortes et régulières hausses des prix de l’énergie et des produits ayant un forte empreinte carbone (comme disent les écolo), l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone continuera.
          Regardez par exemple la croissance de la consommation d’électricité sur les 30 dernières années. Les appareils électriques sont devenus de plus en plus économes et la consommation d’électricité n’a fait que croître! Simplement parce qu’a la place d’un frigo très gourmand, nous avons maintenant un frigo très économe, un congélateur très économe, un four micro-onde très économe, un téléviseur très économe, etc … Au lieu d’une voiture qui consomme 15L au 100km par foyer, nous avons maintenant 4 voitures qui consomment 6L au 100km par foyer, etc etc etc …

          Vous dites : « Le pécheur ne voit pas plus loin que le bout de son nez » … C’est déjà un argument d’autorité que l’on pourrait balayer d’un revers de main puisqu’il n’y a aucun argument pour l’étayer, mais j’avoue que je ne résiste pas à vous répondre que l’homme politique ne vois pas plus loin que le bout de son mandat!
          A partir de là, nous ne sommes pas bien avancés pour régler les problèmes.

          J’aimerais aller plus loin, mais je vais résumer le fond de ma pensée car ce commentaire deviens un peu long. Puisque vous estimez que les citoyens sont des irresponsables (le pêcheur qui ne vois pas plus loin que le bout de son nez, toussa), alors soyez cohérent, et en leur retirant le droit de choisir pour eux mêmes, retirez leur le droit de choisir pour les autres … et en un mot, retirez leur le droit de vote!

          Ah! Hein? on me dit dans l’oreillette que ça ressemble fort à une dictature? ah bon?

        2. En critiquant l’écologie ? Je critique les écolos qui font croire qu’ils s’occupent des bébés phoques (et le font parfois) au détriment pur et dur de l’humain. Je place celui-ci avant les petites coccinelles. Chui comme ça, moi.

          « C’est malheureusement trop idéaliste pour moi » : oh, si c’était idéaliste, t’inquiète pas que des dizaines de gentils fluffies et de petits jeunes en ponchos colorés auraient aussitôt embrayé. Crois-moi, c’est beaucoup moins simple et beaucoup plus profond que ce qu’une simple phrase le laisse entrevoir.

          Pour le reste, on t’a répondu : tu enfiles un argument d’autorité et tu oublies la poutre qui est dans ton oeil en croyant voir la paille qui est dans le mien. Pose-toi une question : à qui appartient l’océan, ou plus précisément, les ressources halieutiques ? Et pourquoi les vaches ne sont pas une espèce en voie de disparition ?

        3. fab

          @ sam: « S’attaquer au réchauffement climatique? Dites, vous semblez disposer de ressources d’un ordre de grandeur bien supérieur au commun des mortels! » Euh… s’attaquer du genre, « ouvrir un débat ». Je n’ai pas dit que j’allais résoudre le changement climatique. Pour le reste on est tout a fait d’accord (au cas ou je n’aurai pas été clair, je suis contre la surconsommation).

          Et enfin au sujet de la dictature… apparemment je ne suis pas le seul friand d’homme de paille. Vous êtes peut-être pêcheur de père en fils et considérez que la France est un pays uniquement de pêcheurs, ce qui expliquerait la raccourci facile que vous faites entre cette communauté et la totalité des « citoyens irresponsables », mais vous n’êtes pas plus démocratique en ignorant l’avis d’une majorité. On est censé (je précise bien: censé) élire des gens compétents qui seront le plus à même de prendre des décisions sages et correspondant aux avis de la majorité. Je pense aussi comme vous, les politiciens ne voient pas plus loin que leur mandat, mais on a les politiciens que l’on choisit.

          h16: encore une fois je n’y trouve pas d’arguments, tu ne fais que te moquer de la poutre que j’ai dans l’oeil. Je ne suis certainement pas une Lumière, mais peut-être aurais-tu pu essayer de m’éclairer. Je prendrai cependant tes questions comme des chemins de recherche. Il est vrai que je me suis complètement éloigné du sujet des pronostics du réchauffement climatique, et que j’ai pu te prêter des propos que tu n’as pas exprimé (j’ai aussi parfois l’impression que tu fais exprès de ne pas exprimer le fond de ta pensée et que tu tournes autour du pot sans jamais y tomber, juste pour invoquer tes hommes de pailles). Ce sera donc mon dernier message sur ce (hors) sujet. A mon tour de te poser des questions: qui somment-nous pour decider de vie ou de mort d’une espece vivante? (tout beau, tout chaud, ca date de ce soir: http://www.maxisciences.com/poisson/40-especes-de-poissons-menacees-de-disparition-en-mediterranee_art14060.html)
          Qui est deja mort de ne pas avoir mangé son sushi au thon rouge?
          Avant d’être exterminé, est-ce que les derniers petits poissons auront-ils le choix de sortir de l’eau et de pointer aux ASSEDIC, comme un pêcheur licencié pourrait le faire, en attendant de se former à un autre métier? (Vous savez, cette merveilleuse facilité d’adaptation qui différencie les hommes des animaux)

          1. « qui somment-nous pour decider de vie ou de mort d’une espece vivante? » Une autre espèce vivante.
            Accessoirement, pendant qu’une espèce disparaît (peut-être), combien apparaissent ?

            Et oui, les questions que je pose doivent t’aider dans ta réflexion.

        4. Laurent

          Tient la pêche! en voilà un bon exemple d’industrie n’ayant aucun lien avec les pouvoir politiques. Une industrie dont les errements n’ont rien à voir avec des réglementations tatillonnes et incompréhensibles. Une industrie pas du tout subventionnée à outrance et pour laquelle les investissement ne sont pas du tout orientés par des décisions politiques totalement inconséquentes. En bref une industrie totalement saine et équilibrée comme par exemple l’agriculture ou bien les chantiers navals, la sidérurgie en d’autre temps…

      1. gem

        ben, c’est simple : le méchant (ultrââ-libéraâl) sur-consomme, le gentil (pauvre) subvient à ses besoins, et le héros (écolo socio-conscient) sauve le gentil des griffes du méchant qu’il terrasse d’un grand coup d’ »Excalibur » (traduit en français moderne : « décroissance »)

        1. Théo31

          Vous n’y êtes pas : ceux qui surconsomment, ce sont les gros, les obèses. Il faut donc les mettre de force à la diète ou les exterminer au besoin.

  7. corsobey

    C’est vrai que la Somalie est un exemple à suivre : pas d’état et que des individus libres et responsables. Je partage nombre de critiques de H16 sur le trop d’état mais de là à souhaiter sa quasi-disparition…Il faut raison garder

    1. Laurent

      La somalie souffre comme nous même de trop d’état mais pas de la même manière. chez eux c’est plutôt la mode féodale : une multitude de petits états vindicatifs et violent. Chez nous on préfère la mode soviétique, on voit tout en grand. A la sortie pour l’individu lambda c’est bonnet blanc et blanc bonnet, la liberté et bien yen a pas…

    2. Robert Marchenoir

      C’est un peu agaçant, cet « argument » qui tourne en boucle, selon lequel la Somalie serait la « preuve » de la nocivité du libéralisme.

      J’aimerais bien qu’on me cite un seul libéral qui donne la Somalie en exemple. Le libéralisme, c’est la doctrine qui accorde la plus haute importance à l’existence du droit, à son contenu et à son respect. La Somalie est un pays de non-droit. Elle est donc, par définition, à l’opposé du libéralisme.

      Ce sont les anti-libéraux, les étatistes, qui s’assoient délibérément sur le droit. Le comble de l’étatisme, ce furent, entre autres, la nazisme et le bolchevisme. Tous deux décrétèrent explicitement que le droit était relatif, facultatif et subordonné. Pour le nazisme, le droit était subordonné à la volonté d’Hitler. Pour le bolchevisme, le droit était subordonné aux objectifs du parti communiste.

      1. Rocou

        La Somalie est encore en transition. Il n’y a pas encore toutes les institutions nécessaires pour assurer le Droit.
        Néanmoins, la situation progresse à pas de géant, il y a de moins en moins de « chefs de guerre » dont la plupart se sont reconvertis dans le commerce, florissant.
        Il est maintenant beaucoup plus sûr de vivre en Somalie qu’au Nigeria, par exemple et surtout on peut faire des affaires.

        Par exemple, le téléphone portable a fait une percée extraordinaire. Il n’y a pas de « licence à la con » et plusieurs compagnies se disputent le marché, au grand bénéfice des consommateurs.

        Personnellement, je lorgne de plus en plus vers la Somalie en imaginant quitter la France.

  8. gnarf

    @fab d’apres ce que je comprends l’article critique les previsions catastrophiques completement fausses, faites par des idiots irresponsables qui font un tort considerable a la science en otant toute credibilite a ceux qui travaillent serieusement dans l’ombre.

    « Comme dit plus haut, en critiquant l’écologie, je trouve que tu donnes raison a ceux qui n’en ont cure. » <- ce raisonnement empeche toute demarche scientifique, empeche que les erreurs soient denoncees, et amene a la ruine de toute ecologie.

    Lisez Anthony Watts. Il est tres respectueux de toutes les theses, a condition qu'elles soient defendues par une demarche scientifique rigoureuse. Il donne tribune libre a tous les auteurs, et travaille avec des scientifiques de tous horizons pour etablir des historiques de temperature plus fiables.

    1. fab

      Merci pour le lien, je n’en demandais pas plus, et je suis aussi d’accord sur le moyen d’action. C’est effectivement plus clair et ca prouve bien qu’on est d’accord sur un point, il n’y a d’interet pour personne a voir ces populations de poissons disparaitre.

    2. corsobey

      Merci pour cet exemple. Le système des QIT (quotas individuels transférables) illustre bien mon propos puisqu’il nécessite une administration efficace pour fonctionner correctement. A noter que ce sont les états qui en ont été à l’origine en Islande, Nouvelle Zélande etc. En instituant des droits d’accès aux ressources négociables, les pêcheurs ont été responsabilisés. C’est l’exemple type d’une gestion libérale évoluée.

      1. Tu loupes – mais je ne suis pas surpris – l’argument principal : ce n’est pas le fait qu’il faille une administration (qui n’a pas besoin d’être étatique, du reste), mais le fait qu’il y a des droits de propriété qui est important. Les étatistes ne peuvent jamais se défaire de cette envie de tout régenter avec un état, ou une administration dépendante d’un impôt, là où le droit commun et des administrations privées fonctionnent très bien.

  9. Nicolas

    Voyons, voyons, est-ce que ce genre de détail à la moindre importance pour de gens qui dénoncent la réincarnation (« O3333333 ! ») de Hitler tout les deux jours ?

    Bon, je vous quitte, j’ai un un sujet plus profond, véridique, complexe qui m’occupe que ces histoires de maxistes puants recyclés : le générique de Goldorak.

  10. Julien

    Avez-vous déjà lu ou entendu Jean-Marc Jancovici ? Son approche a le mérite d’être pragmatique et fondée sur un fait incontestablement mathématique : les ressources de la planète sont limitées donc la « croissance » humaine aussi…

  11. Vince

    « Réchauffement Climatique d’Origine Humaine Qui N’En Finit Pas De Ne Pas Arriver.. »

    Euh, en fait si. (ici par ex. : http://colli239.fts.educ.msu.edu/2008/12/31/global-and-hemispheric-annual-temperature-anomalies-1850-2008/)

    Ce réchauffement devrait selon toute logique entraîner un ralentissement progressif du gulf-stream, ralentissement qui devrait commencer d’ici peu, cf ici : http://www.newscientist.com/article/dn20338-gulf-stream-could-be-threatened-by-arctic-flush.html

    … et à terme tout cela donnera une petite ère glaciaire. Eh oui. Et après ? Après c’est plus difficile de prévoir l’évolution du climat, mais sachant que sur une échelle d’environ 500 Ma on se situe actuellement sur une période froide, il est très probable que les températures remontent.
    (cf ici par ex : http://en.wikipedia.org/wiki/File:Phanerozoic_Climate_Change.png)
    Mais c’est pas pas pour demain non plus.

    1. En fait si mais non ?
      -> la mer refuse obstinément de monter : http://wattsupwiththat.com/2011/04/25/update-on-the-cu-sea-level-page-status/#more-38664
      -> les dernières années sont plus froides, têtues qu’elles sont de n’être pas chaude comme il faut, ce qui provoque une demande accrue de chauffage, dixit RTE : http://www.rte-france.com/uploads/media/pdf_zip/presse/dp-2011/2011_01_20_DP_Bilan_electrique_francais_2010.pdf

      Bref : ça se réchauffe, mais le monde a plus froid. La mer monte, mais dans le mauvais sens.

      1. Vince

        Ben c’est normal que le niveau des mers montent quand les températures augmentent, ça s’appelle la fonte des glaces… :))

        Certes en France et en Europe l’année 2010 a été « froide », mais pas dans le monde :
        http://climat.meteofrance.com/jsp/site/Portal.jsp?&page_id=14111

        … ce qui est conforme avec l’hypothèse d’un début – le tout début seulement ! – d’une « continentalisation » du climat européen, donc avec des hivers rigoureux, et à terme – mais pas pour tout de suite, hein – une ère glaciaire.

  12. Vince

    @ h16
    « Sauf que le niveau des mers ne monte pas »

    Rhoo la mauvaise foi ! :D sur le lien que vous donnez on voit bien que ça monte, nom d’un hub ! Ca monte pas comme dans le Jour d’Après, ça c’est certain, mais ça baisse pas non plus… Z’êtes vraiment têtu.

    1. Ca monte depuis 1995 jusque 2007, et ça stagne ensuite. Pour un réchauffement qui devait s’accélérer, c’est pas top. D’ailleurs, si on regarde les données depuis 2010, ça baisse. Là encore, que ça monte ou baisse n’est pas important, c’est de comparer avec les prédictions et ce que les modèles crachaient : on est loin du compte.

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