Vous reprendrez bien un doigt d’emprunts toxiques ?

Si la vie est un long fleuve tranquille, la crise que nous traversons est un large Niagara aux multiples remous : on connaît la destination finale, on sait que la chute sera rude, mais chaque jour apporte son lot de petites surprises. Aujourd’hui, nous allons parler Franc Suisse…

Dans un précédent article de ce blog, j’évoquais les petites turpitudes de minus habens de la droâte et de la gôche, pour noter que pendant que la presse, toujours aussi fine, précise et pointue, continuait de s’occuper d’eux, elle passait sous un silence gêné l’orage de caca économique et financier qui continuait de s’abattre sur le reste du monde.

En gros, et pour reprendre l’image d’un voyage mouvementé sur un fleuve turbulent dont le parcours est parsemé de cascades aux dénivelés très très photogéniques, le service de presse embarqué dans le frêle esquif prend consciencieusement des notes sur les habitudes alimentaires des petits singes qui font les cons sur les bords, sans remarquer les bancs de piranhas affamés qui parcourent l’onde claire et grignotent les poutres du bateau, ni l’épaisse brume et le bruit caractéristique d’une chute mémorable, de moins en moins loin devant.

Evidemment, dans l’excitation des pisse-copies qui dissèquent les comportements rigolos de la faune au sec, il y a bien quelques remarques sur cette vapeur qui s’accumule bizarrement sur les objectifs photos. Il y en a aussi pour noter que la barcasse prend l’eau (c’est humide et pas très pratique pour conserver ses chaussettes propres).

Cela donne quelques croustilles apéritives qu’on découvre au détour d’un article ou l’autre, planquées dans les méandres des barbantes pages centrales de la presse nationale, ou dans des brèves relatées chichement sur un web à l’affût des petites phrases de DSK ou de Chirac.

Alors, oui, certes, on n’atteint pas avec ces articulets le palpitant de l’interview Pulvar / Aubry, mais quand on remet dans le contexte, on commence à former une mosaïque dans des tons malheureusement sombres.

Prenez les emprunts toxiques. J’en avais parlé il y a six mois, alors que Claude Bartolone rouspétait contre les méchants emprunts que les banques lui avaient obligé à contracter dans des conditions indécentes, un revolver sur la tempe et sa famille en otage.

Pour rappel, le Bartolone, c’est ce malheureux handicapé qui n’a qu’un faible bras gauche pour diriger tout un département, son autre bras ayant été greffé à son oreille droite pour y tenir accroché un téléphone qui ne le quitte plus

A l’époque, on découvrait donc qu’un certain nombre de collectivités territoriales étaient virtuellement en faillite, leurs gestionnaires, toujours aussi malins, ayant trempé leurs doigts dans les pots d’outils financiers qu’ils étaient incapables de comprendre.

Oh, certes, on pourra toujours arguer du fait que ces emprunts permettent de faire tourner la boutique, de financer (pourquoi pas) de magnifiques monuments culturels (Frêche, si tu m’entends, respect, bro !) et bien sûr, les quelques indemnités des élus d’un pays qui nage dans le pognon.

Mais voilà.

Ces jolies dettes utiles et bien conçues s’empilent à hauteur de 143 milliards d’euros, dont 7 (ou un peu plus, un peu moins, on ne sait pas trop) sont libellés … en Franc Suisse (CHF). Et le problème du CHF, c’est qu’il attire les gens lorsqu’il y a du vent dans les voiles.

Ce qui veut dire qu’en quelques semaines, la devise helvétique a atteint des sommets, pour le malheur des élus dont la commune ou le département ont signé dans les années 2007-2008 des emprunts avec des taux assis sur des indices de change entre la monnaie suisse et le dollar, et surtout l’euro dont le cours dévisse. Actuellement, les taux d’intérêts, au départ modestes (quelques %), ont grimpé pour s’accouder mollement autour de 20 %, et comme les échéances de remboursement tombent au dernier trimestre, on peut s’attendre à des soucis de trésorerie … maintenant.

Un banquier nous susurre d’ailleurs ceci :

« Pour casser la structure de tous ces emprunts, il faut payer des indemnités que les collectivités se refusent à payer quand les taux sont à leur avantage. Tant que le danger n’est pas avéré, beaucoup se refusent à remettre en cause ces montages. Il y a deux ans, personne ne voulait sortir des produits indexés sur la parité euro-franc suisse »

Eh oui : la gestion en bon père de famille, les collectivités ne connaissent pas. D’ailleurs, on peut parier qu’au niveau régional ou national, c’est exactement pareil, avec simplement des montants plus joufflus.

En résumé, nos élus ont donc joué à des jeux qu’ils ne comprennent pas, avec l’argent des autres. Ils ont évidemment perdu. Et quoiqu’il arrive, ils ne rembourseront pas. Ce seront les contribuables qui le feront. Au niveau local, ou au niveau national.

À présent, en bons politiciens opérés de la honte et sans le moindre scrupule, ils se défaussent totalement de leur responsabilité de parasites et utilisent le terme d’ « emprunts toxiques » pour faire croire qu’on leur a filé de la came avariée.

Sauf qu’à bien y regarder, on se rend compte que tous ont été très contents de signer les bonnes affaires lorsqu’elles se présentaient en 2007. Et tous se sont bien gardés de faire intervenir le moindre expert financier pour jauger des contrats louches qu’on leur tendait. Et qu’aucun de ces couinards n’aura eu la présence d’esprit de se dire « Oh, un prêt à 0.5% d’intérêt les premières années, ça doit cacher un truc sur les années suivantes ! »

Si c’était toxique, pourquoi ont-ils croqué ? Et s’ils n’ont rien vu venir, s’ils sont si naïfs, benêts ou simples d’esprits, pourquoi les laisse-t-on diriger des collectivités aux budgets importants ?

Mais au fait, aucun de ces élus n’est sur la paille à titre personnel. Les montages complexes qu’on ne comprend pas, c’est bon pour les communes. C’est super pour les régions ou les villes qu’on gère. Mais à titre perso, merci, mais non merci. Finalement, ils ne sont pas si benêts… Amusant double standard, ne trouvez-vous pas ?

Rassurez-vous : deux nouvelles permettront à tout le monde de bien dormir.

D’une part, la situation, d’après Fitch, ne peut que s’améliorer : l’argent va couler à flot.

D’autre part, les emprunts en CHF vont être bien contrôlés grâce à la Banque Nationale Suisse qui a déterminé, pouf, comme ça, que ça suffit cette histoire de Franc qui grimpe et s’apprécie face à l’Euro zut à la fin. Elle a donc décidé de faire tourner, légèrement, la planche à billet (pardon, la planchabiyé comme me faisait remarquer un intervenant dernièrement). Oh. Zut.

(Evidemment, l’or grimpe. Chut.)

Or en CHF, 6 sept. 2011

Les collectivités locales n’ont donc plus de souci à se faire. Et tout le monde n’a plus qu’à prier que le marché soit irrationnel moins longtemps que la BNS.

Ok, ça ne s’est jamais produit sans dommages collatéraux. Mais bon, ça tombe bien, le collatéral, on baigne dedans !

J'accepte les BCH !

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires54

  1. jeff hersson

    ça me rappelle le film « le viager », où le cours de la rente viagère versée par la famille Galipeau à Louis Martinet ( Michel Serrault) était indexé sur celui de l’aluminium, sur les conseils avisés de Léon Galipeau ( Michel Galabru) dont les émules apparemment hantent aujourd’hui les commissions « budget » des collectivités…^^

  2. Pere Collateur

    Je ne pense pas que la BNS puisse longtemps tenir la distance.
    Evidemment, je ne suis pas éconiomiste, mais ca fait quand même la Suisse VS Reste du monde. Et vu les tailles respectives des deux entités, le bon sens conduit à se dire que ca va pas durer longtemps.

    D’ailleurs ce matin j’ai lu que le Japon qui a, grosso modo, les même problemes avec sa devise, aimerait faire la même choses si l’expérience Suisse fonctionne.
    A mon avis, c’est pas pour demain, ni après demain. ^^

      1. Pere Collateur

        En effet, ca pourrait etre une fenêtre de tir à ne pas manquer, même si à 1.20, ca va tout de même faire mal….

        1. gem

          non, le suisse gagnerait à ce que le franc s’apprécie, on le prive de cette plus-value mais ce n’est pas suffisant pour qu’il récrimine sur le moment.
          Et plus tard, lors du choc en retour inflationniste… ce sera trop tard

      1. Stéphane

        Imprimer du franc suisse, c’est augmenter démesurément la masse monétaire, ce qui provoque de l’inflation.

        Ensuite, d’après ses statuts (mais peut-être les a-t-elle jetés au feu?) la BNS ne doit pas avoir plus de 25% de son bilan en Euros. Ce qui veut dire que sa capacité d’achat-d’euros-avec-des-billets-en-francs-suisses-tous-neufs a une limite, quoi qu’elle en dise.

        Quand sa va péter, ça va faire un gros trou, mais les spéculateurs FOREX vont s’en donner à coeur-joie. Ils adorent relever ce genre de défi à la con (et avec quelques milliards à la clé.)

        1. gem

          C’est plus compliqué que ça.
          Pour les helvètes dans leur ensemble, avoir le droit d’imprimer gratuitement des francs (même plus besoin de préciser « suisses » !) c’est un magnifique bonus : en echange de papier fraichement imprimé ils auront un vrai pouvoir d’achat (en euro). Pourquoi garder les euros dans les coffres ? la BNS peut les utiliser pour acheter de vrais bons actifs (actions, dollar qui serviront à acheter du pétrole, etc.) ; certes ça remet des euros dans le circuit donc l’effet sur le taux de change est réduit mais en attendant les actifs réels changent de mains…

          D’autre part en principe, si les gens achètent du franc, c’est pour les garder en prévision d’une dévalorisation de l’euro, pas pour les utiliser directement à acheter des choses (parce que pour ça les euros font parfaitement l’affaire). Il n’y a donc pas d’effet inflationniste immédiat. Le problème peut venir plus tard, si l’euro reprend du poil de la bête (vous y croyez ?) et qu’alors les eurolandais remettent dans le circuit les francs. Et là, tout dépend de la BNS : soit elle se goinfre en laissant le franc se dévaloriser tout en gardant les actifs achetés plus haut, au détriment des suisses (le populo), soit elle éponge les francs en cédant ces actifs… Seule la première hypothèse est inflationniste (en fait ce serait un vaste transfert du populo vers la BNS…)

        2. Mateo

          « Imprimer du franc suisse, c’est augmenter démesurément la masse monétaire, ce qui provoque de l’inflation. »

          Grrrrrr que ça m’énerve cette confusion entre inflation et hausse des prix. Alors on va le répéter encore une fois: l’augmentation de la masse monétaire C’EST l’inflation. La hausse des prix c’est la CONSÉQUENCE de l’inflation.

  3. frednetick

    Tu mets toutes les collectivités dans le même panier, celles à qui un chargé d’affaire (souvent de chez DEXIA) a refilé un emprunt, non pas toxique mais structuré, et les grosses CL qui avaient les moyens de juger le risque à sa véritable mesure.

    Car oui le risque se mesure, c’est même la définition du mot « la survenance probabilisable d’un évènement ». Or la probabilisation implique de s’appuyer sur des éléments concrets pour déterminer si oui ou non l’évènement à même de te pourrir la vie va surgir et surtout si sur la durée de ton contrat les périodes où tu subis le risque (et donc durant lesquelles tu ramasses sévère) sont plus longues que celles où tu profites de la non survenance de ce risque.

    Dans ta logique de bon père de famille, tu trouveras toujours des personnes, nécessairement bien intentionnées pour te rappeler que décidément vous êtes trop nuls de payer 4% d’intérêt quand les villes de même taille payent 3.50% grâce à ces outils structurés.

    Quand un indice ou une valeur connait une stabilité assez déconcertante comme le frcs suisse sur les 15 dernières années, je ne crois pas que le choix de souscrire un emprunt en Frcs suisse sois signe de gestion outrancièrement hasardeuse.

    Reste deux questions ou réflexions en suspens:
    1) si l’on profite d’un taux avantageux, peut être faut-il provisionner une partie de l’avantage au cas où, c’est de la bonne gestion.
    2) Ne pas venir se plaindre quand le calcul s’avère négatif

    Pour traiter avec des banquiers assez régulièrement, j’avoue que leur capacité renouvelée à te proposer des caricatures d’ingénierie financière bancales et potentiellement explosives ne cesse de m’étonner…

    1. « Dans ta logique de bon père de famille, tu trouveras toujours des personnes, nécessairement bien intentionnées pour te rappeler que décidément vous êtes trop nuls de payer 4% d’intérêt quand les villes de même taille payent 3.50% grâce à ces outils structurés. « 

      Et tu pourras toujours lui répondre qu’entre un taux fixe, connu, sur un contrat lisible et balisé, et un taux variable sur des outils complexes adossés à un contrat incompréhensible, le con est celui qui prend des risques qu’il ne comprend pas.

      En outre, pourquoi les maires et autres font-ils de la dette ? C’est quoi ce blanc-seing charmant et discret à l’empilage éhonté d’un mécanisme lamentable qui consiste à foutre toute une ville dans une merde plus ou moins importante sous prétexte que le budget courant ne suffit pas ? Le noeud du problème est là : ces élus, tous autant qu’ils sont, sont absolument infoutus de gérer un budget et de faire avec ce qu’ils ont. Promesses et pipeautage.

      Dans ma logique de bon père de famille, les élus ne sont pas là pour endetter les générations futures.
      Et je crois que cette logique est partagée par de plus en plus de personnes dans le monde.

      Pour terminer, tout le monde sait que les banques ont comme but de faire du profit en te vendant de l’argent facile. Les élus sont vraiment trop cons de tomber ainsi dans tous leurs panneaux. Dans lesquels ils ne tombent d’ailleurs pas à titre perso.

      Libre à toi de continuer à les couvrir, mais moi, c’est pas mon truc.

      1. Ricquet

        J’ai toujours un petit problème avec ce genre de raisonnement : quand un dealer vend de la came à un drogué, le drogué est le seul coupable ? Ou seulement le dealer ? Ou les deux … ?

        1. gem

          c’était pas de la came, c’était de la confiture. Vendre de la confiture aux cochons, c’est idiot, certes, mais pas criminel.

      2. zecrocwhite

        Si les collectivités s’endettent, c’est pour une raison simple: si je veux réaliser l’investissement prévu, j’ai 2 solutions: soit je fais payer l’investissement par le contribuable d’aujourd’hui, soit je fais payer celui de demain en empruntant. On observe souvent un mixage des deux.

        Il y a une différence entre prendre constamment du taux fixe et de temps en temps asseoir un contrat sur un index monétaire courant (type Euribor) qui n’est certes pas sans risque mais permet (actuellement) de bénéficier d’un taux plus bas.

        L’exemple choisi (3.50 % contre 4 %) n’est pas le meilleur, l’écart étant trop faible pour le considérer comme avantageux.
        En revanche, afficher 1.50 % ou 0.50 % sur un compte administratif présente un avantage (politique) bien que l’on prenne le risque de voir apparaître des taux de 20 %-30 % par la suite.

        En effet, les produits les plus toxiques aujourd’hui (en plus des produits indexés sur devises) sont les produits snowballs.

        Dans ces produits, dès qu’une échéance est dégradée, le taux payé est constamment augmenté du taux dégradé.
        Par exemple: si le taux à 3 mois dépasse 3.50 % en passant à 3.55 %, au lieu de payer 1.10 % sur l’échéance, je paye 1.10 + taux 3 Mois – 3.50 %, soit 1.15 %.

        Si l’année d’après, le taux à 3 Mois repasse sous 3.50 %, je ne paierai plus 1.10 % mais 1.15 %.

        S’il est toujours au-dessus (par exemple 4 %), je paye 1.15 %+ 4% – 3.50% soit 2.15 %. Et ainsi de suite. On peut vite se retrouver avec des taux de 45 % – 50 % avec ces produits.

        Enfin, je tiens à vous signaler, si ça vous intéresse et en faites la demande, que votre commune a l’obligation de vous transmettre son compte administratif dans lequel se trouve l’état de dette et les formules y sont détaillées (à bon entendeur).

        1. Hum intéressant mais il y a un petit souci à la base :

          Si les collectivités s’endettent

          En fait, les collectivités ne devraient pas avoir le droit de s’endetter. On évite une myriade de problèmes (des montages idiots avec risques insensés aux cavaleries, notamment).

  4. daredevil2007

    Comme trop souvent, très bon texte 😉 qui m’a bien fait rire, surtout en ces moments de joie intense… et dire qu’il y en a encore qui croit au père Noël – que l’Allemagne va payer et rubis sur l’ongle parce qu’elle n’a pas le choix 😉 que donc tout va bien…

    Petite correction, mon cher Hash :
    « alors que Claude Bartolone rouspétait contre les méchants emprunts que les banques lui avaient obligé à contracter= alors que Claude Bartolone rouspétait contre les méchants emprunts que les banques l’avaient obligé à contracter »

  5. Ricquet

    « Les vices ne sont pas des crimes. Mauvaise image. Raté. »

    Je fais court, toi encore plus, et on passe à côté …

    Je développe : les élus sont des cons qui tombent dans le panneau, OK. Mais les banquiers ne le sont-ils pas aussi ?

    Je ne suis pas d’accord avec cette idée que
    « les banques ont comme but de faire du profit en te vendant de l’argent facile ». Ca, c’est une vision courtermiste, bas de plafond, …, bref très con de son métier. Le rôle de PERSONNE ne devrait être de faire un max de pognon en un minimum de temps et peu importe comment. Ce n’est pas défendable. Ca ne mène nulle part. Ou plutôt si : à la faillite généralisée.

    D’où la question suivante : puisque les hommes ont tendance à être cons, qu’ils soient élus ou banquiers, ne serait-il pas judicieux de mettre en place des règles (ce n’est pas un gros mot quand même !?) qui empêchent TOUS LE MONDE de faire des conneries ?

    1. Comme je l’avais prévu, tu racontes n’importe quoi. Tu émets péremptoirement quelques avis sur le métier de banquier, puis, très content de ton petit postulat odorant, tu continues en roue libre sur ton raisonnement dont la conclusion (évidente) est : il faut réguler.

      Bah non. Il faut renvoyer les gens à leurs responsabilités. Et là, c’est limpide : le Bartolone et ses congénères d’infortune ont merdé avec l’argent des autres parce que ce n’est pas le leur. Ils n’ont fait aucune des due diligences qui leur incombait (à eux et eux seuls). Pour leur argent personnel, ils savent faire ces due diligences, ne pas prendre trop de risque, et garder la tête hors de l’eau. Ils sont donc entièrement responsables de la merde dans laquelle ils ont foutu leurs communes et doivent donc payer pour ça.

      Point.

      1. Ricquet

        « Il faut renvoyer les gens à leurs responsabilités »

        Certe. Tous.

        Je vais commencer par présenter mes excuses si tu t’es déjà exprimé là-dessus : je suis nouveau ici et je n’ai donc pas tout lu.

        Et quid alors des banques qui font (ce que je considère comme) n’importe quoi puis doivent être sauvées par les idiots d’en face quand ils se rendent compte que les dettes ne seront pas remboursées ? Ils ne sont pas responsables, eux ? Ils n’ont pas utilisé de l’argent qui n’est pas le leur ? Ils n’ont pas pris trop de risque ? Pour te paraphraser : ils ne sont pas entièrement responsables de la merde dans laquelle ils ont foutu leurs banques et doivent donc payer pour ça ?

        Je ne comprends pas. Crois-le ou non mais je ne comprends pas que tu sois si sévère avec les uns et si clément avec les autres.

        Mon point de vue c’est que TOUS ont merdé. Ils sont tous responsables et devraient tous payer. Et, effectivement, puisqu’on ne peut avoir confiance en personne, on devrait r…
        Mais ce mot semble être une insulte ici.

        Je vais continuer à lire. Et, si tu le permets, je continuerai à poser des questions. C’est intéressant. Pour moi … 😉

        1. Si les banques font n’importe quoi, qu’elles tombent. Il existe des solutions pour que les déposants ne soient pas lésés, mais que la banque fautive soit démantelée (ici, je parle de tous les montages financiers primes, subprimes, arm-A, et autres mezzanines diverses et variées). Les banques se sont refilées, les unes aux autres, des contrats de plus en plus complexes sans faire leurs due diligences. Elles doivent donc subir les conséquences de leurs actes.

          Mais spécifiquement, concernant les prêts des collectivités, personne n’a obligé ces maires à les souscrire. Personne ne leur a demandé de se passer des explications indispensables. Personne ne les a empêché de prendre des conseils de fiscalistes chevronnés (qu’ils ont, du reste, dans leur masse salariale aux conseils municipaux, régionaux ou généraux). Autrement dit : les banques ont proposé, les maires ont disposé. Ils sont responsables. Clair et net.

      2. BN

        Que les élus soient entièrement responsables du problème, dans le sens où ils avaient à la fois les moyens et le devoir d’agir, je suis entièrement d’accord.

        Par contre, je ne crois pas qu’on puisse évacuer la responsabilité des banques. Soient elles savaient ce qui allait se passer, et elle sont coupables d’escroquerie. Soient elles ne le savaient pas, et elles sont incompétente. Dans les deux cas, par malhonnêteté ou par incompétence, elles ont manqué à leur devoir de conseil.

        Bref, à mes yeux il n’y en a pas un pour racheter l’autre, les deux en tôle (dans mes rêves les plus fou). Et le seul qui a de bonnes raisons de se plaindre, c’est le contribuable.

        En revanche, dans la mesure où des règles seraient définies soit par les politiciens (qui ont failli) soit par les banquiers (qui ont failli), je ne vois pas bien ce qu’elles pourraient apporter (pour le dire gentiment).

        1. Laurent

          Pas besoin de règle, ou plutôt une seule suffit : la règle des faillite, une banque calanche : elle va au tapis et l’état n’est pas là pour la secourir avec l’argent des contribuables.
          Si les banques peuvent faire faillites alors vous verrez qu’elles deviendront tout de suite plus prudente dans leurs montages ésotériques toujours susceptibles de vous revenir dans la figure…

        2. « elles ont manqué à leur devoir de conseil. »
          Même pas (dans le cas spécifique des prêts en franc suisse, par exemple) : les clauses de ces contrats expliquent de façon détaillée comment se passe l’évolution des taux et des prêts en fonction des marchés et sous-jacents pris comme index. Le seul souci, c’est que beaucoup de ces élus ont souscrits ces prêts pour deux raisons :
          a/ parce qu’ils pensaient que s’ils avaient des emprunts à des taux plus élevés que les autres, on le leur en ferait grief (alors que le risque aurait été moindre). Ce qui est logique quand on est dans la course à l’échalote électorale.
          b/ parce que pour certains, sachant très bien que ça allait péter, ce serait le parfait cadeau à leurs successeurs (stratégie traditionnel du Gros Enculé De Politicien).

          Bref : les branquignoles des banques ont certainement proposé de la merde en briquette, mais les élus se sont rués dessus sans réfléchir alors qu’ils en ont parfaitement les moyens, ou ont refusé de le faire par calcul.

        3. gem

          On ne peux même pas dire que les banques ont proposer de la merde. Elles ont proposer des contrats où, en gros, tu as 90% de chance de gagner 10, et 10 % de perdre entre 50 et 100. C’est donc un poil avantageux quand même, mais il y plus de risques.

          Les banques ont fait ça parce qu’elle avaient besoin de quelqu’un (qui a dit pigeon ? qui a dit spéculateur ?) qui prennent en charge ce genre de risques, parce que sur le marché des changes les gens (les commerciaux de l’import-export) sont plutôt prêts à payer un peu pour s’assurer contre ces risques.

          Le produit n’était donc pas idiot, ça où ça le devient, idiot, quand on est une commune, c’est d’en avoir trop.

    2. Nord

      Si! En l’occurrence, c’est un gros mot! Le contexte est, je le rappelle: « ne serait-il pas judicieux de mettre en place des règles (ce n’est pas un gros mot quand même !?) »

      Mettre des règles à postériori, c’et très drôle, désopilant même.

    3. Alex6

      « Le rôle de PERSONNE ne devrait être de faire un max de pognon en un minimum de temps et peu importe comment »
      N’importe quoi. Et comment monsieur va-t-il definir a partir de quel niveau on entre dans la categorie « max »?
      Pour un africain (je generalise), $1/h? Pour un Francais, $100/h?
      Les socialo racontent vraiment n’imp’, c’est a ca qu’on les reconnait.

      1. gem

        non, pas si faux. Le pognon n’est qu’un indicateur et prendre l’indicateur pour la cible c’est toujours courir à la catastrophe. Une boutique bien gérée ne méprise pas le gain rapide, mais elle ne regarde pas que ça non plus, parce que sinon elle risque de sacrifier un gain petit mais durable contre un gain à peine plus gros mais non récurent (1 pendant 100 périodes Vs 10 en une seule fois par exemple).

  6. BA

    A propos des Etats européens en faillite, il n’y a pas que la Grèce : le Portugal est lui-aussi en faillite. Le Portugal est un des trois Etats européens placés sous perfusion du FMI et de l’Union Européenne.

    Comme pour la Grèce, la situation financière du Portugal est de plus en plus catastrophique.

    Quand l’Allemagne lance un emprunt à 3 mois, elle doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,540 %.

    Quand la France lance un emprunt à 3 mois, elle doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,554 %.

    Et le Portugal ?

    Mercredi 7 septembre 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt d’environ … 4,959 % !

    Les taux étaient en hausse par rapport à la précédente émission.

    http://www.europe1.fr/Economie/Le-Portugal-emprunte-854-M-d-euros-705933/

    Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

  7. D.E man

    A mon avis d’ici 10 ou 20 ans on aura :

    – Soit des états à peu prés respectueux des libertés individuelles et ne s’occupant que des domaines régaliens (police, justice, armées).

    – Ou alors une euro-dictature façon Europe de l’est (mais pas forcement l’URSS).

    P.S : Si vous voyez une autre hypothèse veuillez l’indiquer!

  8. BA

    Jeudi 8 septembre 2011 :

    Grèce : le PIB au 2ème trimestre s’est enfoncé plus qu’annoncé : – 7,3 % sur un an.

    L’Autorité des statistiques grecques a révisé jeudi à la hausse, à – 7,3 % sur un an, la contraction du produit intérieur brut (PIB) grec au deuxième trimestre, contre une baisse évaluée à – 6,9 % par de premières estimations.

    Cette nouvelle estimation, toujours provisoire mais incluant de nouvelles données, révise aussi à la hausse le recul du PIB au premier trimestre, à – 8,1 %.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_PIB_au_2e_trimestre_s_est_enfonce_plus_qu_annonce__73_sur_un_an080920111309.asp

    Grèce : taux des obligations à un an : 94,716 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 55,050 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 20,127 %. Record historique battu.

  9. frednetick

    @H16

    si les collectivités s’endettent mon grand c’est que financer des équipements comme une crèche ou rénover des écoles ne se fait pas sur le seul montant de la contribution de ses chers administrés du moment.

    Dans ton délire anti-élus tu oublies bien volontiers que certains sont d’excellents techniciens de la finance.. mais bon, à vouloir généraliser on finit bien par tomber dans la caricature.

    Et le « risque » que le bon père de famille ne prendrait pas à titre perso tu rêves encore. Le surendettement touche un nombre croissant de ménages et tout propriétaire de bien immobilier fait le pari implicite que son bien vaudra plus quand il voudra ou devra le revendre qu’il n’en vaut au moment où il l’achète. Toute gestion est un arbitrage entre risque. Tu voles dans les plumes des bisounours mais prends le temps de regarder dans la glace, tu portes aussi une belle fourrure..

    1. BN

      Je crois que vous avez manqué l’essentiel. Il n’est pas reproché (ici) aux élus d’avoir eu recours à l’emprunt, mais d’avoir eu recours à des emprunts risqués, qui mettent les communes dans la mouise, alors que la situation était tout à fait prévisible.

      « fait le pari implicite que son bien vaudra plus quand il voudra ou devra le revendre qu’il n’en vaut au moment où il l’achète »
      Foutaise. un couple qui achète une maison espère seulement que s’il souhaite revendre sa maison, elle en vaudra suffisamment pour en racheter une équivalente. Et accessoirement qu’il pourra toujours rembourser son prêt. Quand on achète une maison (d’habitation principale s’entend), c’est 1 pour être chez soi, 2 pour faire des économies sur le long terme en se débarrassant des loyers. Et celui qui s’imagine que l’immobilier ne peut faire que monter est bien con. Les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel (sans parler de la bulle actuelle).

    2. « si les collectivités s’endettent mon grand c’est que financer des équipements comme une crèche ou rénover des écoles ne se fait pas sur le seul montant de la contribution de ses chers administrés du moment.  »

      Mais, mon grand, comment font les villes qui ne sont pas endettées ? Et comment faisaient-elles il y a 20 ou 30 ans ? Les crèches existaient, pourtant…

      « certains sont d’excellents techniciens de la finance »
      Pour eux-mêmes, je n’en doute absolument pas.

      « Le surendettement touche un nombre croissant de ménages »
      Précisément parce que la responsabilité n’est plus rappelée : l’état maman leur fait des petits bisous au lieu d’expliquer que non, contracter un crédit, ce n’est pas une chose anodine.

      Regarde autour de toi : plus les gens sont déconnectés de la réalité, plus le crédit leur paraît facile, normal, génial. Plus les gens ont perdu le sens basique des responsabilités, plus ils s’endettent. Et plus l’état les choie, plus la déresponsabilisation galope.

      Beaucoup (comme toi) croient que les banques ont créé le crédit facile pour entourlouper les gens. C’est bien connu, les banques, c’est tous des escrocs et des vilains. La réalité, c’est que les gens ont réclamé à corps et à cris des crédits faciles, revolving et autre, et l’ont fait d’autant plus que les structures de l’état se mettaient en place pour subvenir à leurs besoins. Eloignés de la vie réelle, emmitouflés dans leur pelage de bisounours l’avalanche d’aides diverses et de socialite facile, on ne voit plus que le monde ne marche pas comme on le fantasme. Alors, un crédit, c’est pas violent, c’est fastoche. Et puis si ça part en couille, l’état sera là. On n’ira pas en prison (démodé). On pourra même voir ses dettes annulées. Fastoche. Alors on réclame. Et quand on réclame, en Bisounoursie, on finit toujours par obtenir, surtout si on vote.

      1. frednetick

        Je me demande comment tu peux savoir ce que je pense des banques mais admettons.

        Avec une dette privée qui est sans commune mesure avec la notre, il faudra que tu me dises comment tu analyses la même demande de crédit facile de l’autre côté de l’océan atlantique. Je ne crois pourtant pas qu’y règne le communisme le plus franc.

        Sur la gestion des villes, mon grand, tu sembles bien loin de la réalité de laquelle tu te réclame pourtant très fort. Le taux d’activité des femmes a augmenté de plus de 25 points ces 30 dernières années, ce qui a mécaniquement fait croître le besoin en solution de garde. Les solidarités familiales traditionnellement utilisées sont depuis longtemps tombées du fait de la mobilité des couples, reste les solutions collectives ou depuis peu les solutions individuelles qui de toute façon doivent faire l’objet d’aide pour être économiquement accessibles…

        Visiblement ta connaissance des CL ne va pas non plus jusqu’à l’étude de la structure de leurs ressources. C’est évidemment facile pour Enghien les bains (10.000 hab) dans le 95 d’être non endetté quand ils reçoivent 11 millions d’euros par an du casino et dont les ressources sont celles d’une ville de 30.000 hab. Ou lorsque les ressources de TP d’une grosse usine ou d’une centrale permettait presque de paver la rue de marbre.. mais ce n’est pas le quotidien d’une CL.

        @BN: vous êtes presque aussi romantique que rigolo. Avec une durée moyenne de détention d’un bien qui ne cesse de baisser en raison de la durée de vie d’un mariage ou d’un emploi, le coup du cocon pour la vie c’est dépassé, faites vous une raison. Et non le cycle immobilier n’est pas connu de tous, sinon personne n’aurait été plumé après la chute de 95-97. Le coup des économies en se débarrassant des loyers, là encore grand fantasme…

        1. Pour toi, il est donc impossible d’avoir une gestion sans faire de dettes. Diable. Il y a pourtant tant de villes qui s’en passent. Leurs maires sont des surhommes.

        2. frednetick

          Ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit. La dette n’est pas irrémédiable, et elle n’est pas intrinsèquement néfaste.

          Nombre de collectivités « provisionnent » durant quelques années des excédents de fonctionnement pour financer des équipement sans avoir à utiliser l’outil emprunt, pour réduire évidemment les frais financier et le risque (on y revient) d’une évolution des taux qui ne serait pas favorable.

          Le facteur intrinsèquement défavorable de la dette doit aussi être écarté, me semble t-il, en tenant compte de l’objet de cette dette. Si tu finances en année N une crèche (ce n’est pas un marotte, c’est une demande forte..) que tu sais pouvoir utiliser 20 ans, un emprunt qui serait souscrit sur 20 ans serait assimilable à un « loyer » versé.

          Si tu prends un emprunt sur 25 ans pour construire un bâtiment qui a ue durée de vie inférieure, alors là tu commences à prendre le mauvais chemin. La réflexion est absolument la même (hum hum) qu’un particulier quand il achète une voiture: tu ne vas pas prendre un crédit sur 15 ans pour une voiture dont tu sais qu’elle va lâcher dans 5 ans grand maximum.

          La gestion d’une dette de collectivité ne recouvre pas la même réalité que celle de l’État pour la bonne raison que le budget de fonctionnement d’une collectivité ne PEUT PAS être voté en déséquilibre, ne peut pas être financé par l’emprunt, et doit même couvrir les dotations aux amortissements nécessaires au renouvellement des matériels. Une CL n’emprunte pas pour son quotidien..

        3. BN

          « Avec une durée moyenne de détention d’un bien qui ne cesse de baisser en raison de la durée de vie d’un mariage ou d’un emploi, le coup du cocon pour la vie c’est dépassé, faites vous une raison »
          J’ai eu beau relire mon post, je n’y ai pas trouvé la moindre mention de « pour la vie ». Il me semble même avoir écris « s’il souhaite revendre sa maison ».
          On peut tout à fait vouloir être chez soi, même pour 5 ou 10 ans.

          « Le coup des économies en se débarrassant des loyers, là encore grand fantasme… »
          Là, je suis d’accord. Mais beaucoup de gens achètent quand même pour cette raison. Je n’ai pas dit que je le pensais, j’ai dit que c’était un motif d’achat.

          « Ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit. »
          Ça aussi, c’est rigolo.

  10. BA

    Samedi 10 septembre 2011 :

    La signification de la démission de Jürgen Stark : cette démission signifie que la France n’est plus dans le groupe des Etats européens du Nord. Cette démission signifie que la France vient de basculer dans le groupe des Etats européens périphériques.

    1- Le groupe des Etats européens du Nord était jusqu’à présent constitué des Etats du coeur de l’Europe, du Nord de l’Europe, et la France en faisait partie.

    La caractéristique de ce groupe est la suivante : les Etats européens du Nord ne veulent pas payer pour sauver les Etats européens périphériques.

    Exemple numéro 1 : jeudi 30 juin 2011, le Royaume-uni, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Finlande, le Danemark et la Suède déclarent qu’ils ne veulent pas que le budget de l’Union Européenne soit porté à 1,11 % du PIB de l’Union Européenne. Ils veulent que le budget de l’UE reste au niveau ridicule de 1 % du PIB de l’UE.

    Exemple numéro 2 : les Etats européens du Nord ne veulent pas la création des eurobonds.

    Exemple numéro 3 : les dirigeants de la BCE originaires des Etats européens du Nord ne veulent pas que la BCE rachète les obligations des Etats européens périphériques. L’Allemand Jürgen Stark était notoirement opposé à cette action, rejoint en cela par le patron de la Bundesbank, l’Allemand Jens Weidmann, ou encore le Néerlandais Klaas Knot.

    Lisez cet article très important :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/09/04016-20110909ARTFIG00668-la-bce-se-dechire-sur-la-strategie-pour-sauver-l-euro.php

    2- Le groupe des Etats européens périphériques était jusqu’à présent constitué des cinq Etats européens en faillite : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne.

    La caractéristique de ce groupe est la suivante : les Etats européens périphériques sont en faillite, et ils veulent que les Etats européens du Nord paient davantage pour les aider.

    Exemple numéro 1 : les Etats européens périphériques veulent que le budget de l’UE soit augmenté de façon massive.

    Exemple numéro 2 : les Etats européens périphériques veulent la création des eurobonds.

    Exemple numéro 3 : les Etats européens périphériques veulent que la BCE rachète massivement leurs obligations d’Etat.

    Conclusion : la zone euro est en train de se disloquer. Les Etats européens ne sont pas d’accord entre eux. Leurs intérêts ne sont pas les mêmes. Et en plus, à l’intérieur même de la BCE, les dirigeants de la BCE ne sont pas du tout d’accord entre eux.

    Conclusion numéro 2 : samedi 10 septembre 2011, la zone euro s’est brisée en deux groupes d’Etats :
    – le groupe des Etats européens du Nord
    – et le groupe des Etats européens périphériques : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, France.

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