Crise des dettes souveraines : l’Italie, catastrophe annoncée

Le sommet européen qui s’est achevé dimanche a débouché, comme on pouvait s’y attendre, sur pas grand-chose. Et mercredi, c’est promis, il y aura un accord. En pratique, si nos dirigeants semblent avoir progressé, quitte à faire passer l’ensemble pour une victoire qui va se terminer en apothéose dans les prochaines heures, la situation reste tendue. Pire : on ne peut pas être réellement rassuré lorsqu’on lit les déclarations officielles suite à ce sommet…

Pour résumer ce qui est en train de se mettre en place, on en arrive donc à la solution suivante :

  • se débrouiller pour que la Grèce ne s’endette pas plus,
  • faire accepter aux créanciers une perte d’au moins la moitié de ce qui a été prêté à la Grèce,
  • augmenter le Fonds de soutien pour le passer de gros à hippopotamesque.

Les Etats ont donc décidé, unilatéralement, que leurs dettes pouvaient ne pas être dues et que le meilleur moyen de lutter contre la dette consistait à la noyer dans … de la dette. Tout montre donc que nos politiciens n’ont qu’un unique mode de pensée, que c’est ce mode qui nous a mis dans cette situation en premier lieu et qu’ils espèrent nous en sortir en accélérant la cadence.

Notez qu’en plus de tout cela, l’hypocrisie règne en maître puisqu’à aucun moment n’aura été admis que la Grèce, effectivement, est en faillite, qu’elle a fait défaut.

Dans les prochains jours, on va donc encore parler de dizaines de milliards par ici, de dizaines de milliards par là. Et comme pour le moment, un euro ne vaut pas complètement rien (certes, il en faut 1200 pour acheter une once d’or), ces petits milliards finissent par faire une jolie somme. Et de fil en aiguille, les milliards tournent, les % de croissance et autres indicateurs plus ou moins foireux s’empilent, et rapidement, on perd pied au point qu’on oublie qu’il s’agit, essentiellement, de notre argent, ou de l’argent futur qu’une génération à venir va devoir aller chercher on se demande bien où.

Mieux : on en vient à oublier comment on en est arrivé là… C’est pour cela que je me suis fendu de quelques petits graphiques.

Le premier, ci-dessous, présente le traditionnel pourcentage de dette rapporté au PIB. Cet indicateur permet, assez grossièrement, d’indiquer la solvabilité d’un état. Plus ce % est élevé, moins la dette sera facile à rembourser, et moins l’état sera solvable.

Je me suis concentré sur les pays suivants : Grèce, Italie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Espagne et Portugal. La Grèce, on comprend pourquoi assez vite ; j’ai inclus quatre gros pays que sont l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et l’Italie. Et j’ai inclus l’Espagne et le Portugal puisqu’ils ont été, récemment, dégradés par les agences de notations et ont été régulièrement cités comme traversant la crise avec beaucoup de difficultés.

Lorsqu’on regarde l’évolution de l’indicateur Dette / PIB sur les 10 dernières années, on obtient ceci pour les pays choisis :

Evolution de la dette, en % du PIB
(cliquez sur l’image pour l’avoir en taille normale)

Déjà, une tendance se dégage et on comprend que l’Italie, bien avant la France, fasse un peu peur aux argentiers de la planète. Un autre élément permet d’apprécier ce qui se passe actuellement en Europe, c’est la variation de cet indicateur dans le temps. Le grec, littéralement, fait des bonds. Et c’est l’anglais qui, là, laisse un petit goût de « trop vite ».

Le second graphique, quant à lui, montre cette fois-ci la dette en valeur. Et là, le tableau se fait de plus en plus précis. On y découvre une Allemagne baignant dans la dette à des niveaux records. Et juste après, … l’Italie. Décidément, ce pays semble le prochain gagnant d’une catastrophe financière majeure, dont la caractéristique sera d’être absolument impossible à éponger. Et lorsqu’on sait que les banques françaises sont massivement investie dans la dette italienne (comme en témoigne cet amusant graphique) on comprend que si l’Italie tombe, la France tombe aussi, très vite.

Evolution de la dette, en milliards d'euros
(cliquez sur l’image pour l’avoir en taille normale)

C’est d’ailleurs le principal enseignement du graphique : si la Grèce pose tant de problèmes, elle est, en regard des volumes considérés, extrêmement modeste par rapport aux autres pays. L’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et bien sûr la France représentent chacun plusieurs fois les volumes d’une dette grecque qui a déjà, ipso facto, paralysé l’Europe.

On imagine donc sans mal que tout petit hoquet, tout incident même mineur, dans un remboursement de l’une de ces dettes majeures provoquerait des sueurs froides chez nos dirigeants qui, s’ils ne comprennent manifestement rien de ce qui se passe, ont au moins capté qu’il n’y aura jamais, quoi qu’ils fassent, assez d’argent pour sauver ces pays.

Maintenant, cette valse de milliers de milliards (on parle de près de 8000 milliards d’euros si l’on ne considère que les pays présentés dans ce graphique, en 2010) ferait presque oublier qu’elle ne doit, pourtant, rien au hasard.

Toutes ces dettes, ces montagnes de dettes, ces Everest caillouteux de dettes colossales ne sont pas apparus, du jour au lendemain, pouf, sans crier gare. Tout ceci est la conséquence logique, implacable, politiquement gênante mais absolument inéluctable de choix politiciens.

Celui, par exemple, de mentir en prétendant que ces dettes étaient soutenables, à court, moyen et long terme.

Celui, par exemple, de penser qu’acheter la paix sociale maintenant valait largement les sacrifices futurs. La tronche de ces sacrifices, maintenant, laisse un goût âcre, ne trouvez-vous pas ?

Celui, par exemple, de prétendre qu’un Etat est différent d’une entreprise et qu’il n’a pas besoin d’avoir un budget rigoureux, équilibré, et pfouah !, même pas mal.

Et cela donne la jolie illustration suivante. Prenons le budget 2010 français, par exemple ; il est plus simple que le 2011, dont le déficit total est encore imparfaitement connu. Eh bien on obtient ceci : pour chaque billet de 10€ dépensé, l’état va s’endetter de 9€ pour arriver à financer tous les choix politiciens de merveilleux outils d’oppression douce.

Budget 2010 : un équilibre, où ça ?
(cliquez sur l’image pour l’avoir en taille normale)

Empilez ce graphique, d’année en année, et vous obtenez les monceaux de dettes fumantes précédemment évoqués. Pour les politiciens, l’explication au marasme est alors évidente : ce sont les autres, à commencer par les banquiers, ceux qui ont prêtés, qui sont donc responsables de la crise, pardi !

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Commentaires51

  1. valuebreak

    bjr.

    enfin quelqu’un qui pointe la dette énorme des allemands, modèle de vertu qui gnagnagna …

    petite évaluation que je présente souvent … la dette de la France au sens de Maastricht s’élève à 1692 milliards d’ € à fin sept 2011. Elle correspond, accrochez vous … au salaire total durant toute leur carrière de 3,248 millions de français payés au salaire moyen de 1240€ sur 12 mois pendant 35 ans ….
    ot’choz …. les évaluations de la dette totale de la France en comprenant donc le hors bilan à base de PPP et agences gouvernementales plus les engagements de dépenses non couverts, retraites essentiellement, varient entre 5000 milliards et 8000 milliards …. perso, rien que le calcul des retraites me fait pousser à 9000 milliards minimum …
    On parie que c’est pas mieux, ces sous estimations croquignolesques en Grèce Italie, Espagne, UK … et Allemagne … Wunderbach …

    1. Le Gnome

      Certes, mais l’Allemagne n’est pas en déficit primaire, et a du financer de façon « kolossale » la réunification. Quelle réunification avons nous faite ? Aucune, si ce n’est distribuer des brouzoufs n’importe comment.

      1. Tremendo

        Et alors? C’est une excuse?
        La réunification c’était il y a plus de 10 ans. Et l’Allemagne la première à ne pas respecter Maastricht, on se passera de son argent et de ses leçons.

      2. simple citoyen

        La majeure partie de la réunification s’est financée sur le dos de ses partenaires européens, ce que la doxa européenne nous interdit de mentionner trop ouvertement.

  2. GM

    Ben oui, c’est les banquiers. Z’avaient qu’à jouer le jeu et accepter d’avance de prêter à fonds perdus au lieu de s’appuyer sur leurs connaissances du marché pour prévoir comment parti de ces niveaux d’endettement abyssaux, on parle d’investissements sociaux là oh.

    D’’ailleurs en y pensant c’est scandaleux, que les banques puissent disposer d’une expertise supérieure à celle des politiciens. Faudrait interdire, ça. En nationalisant les banques par exemple.

    La tronche de ces sacrifices laisse un goût acre effectivement. Presque autant que celle de la paix sociale achetée à grands frais avec.

    1. eheime

      Moi ce que je ne comprend pas, c’est pourquoi les banques n’acceptent jamais de donner l’argent, tout simplement.

      Il leur suffirait juste de faire le chèque sans demander aucun remboursement en retour, et puis c’est tout. Ce serait plus simple, avouez.

      D’ailleurs, si l’on écoute attentivement, c’est ce que beaucoup de politiciens et de citoyens demandent.

  3. infraniouzes

    Pourquoi parler de sueurs froides chez les politiciens ? Quoi qu’il arrive, ces messieursdames seront recasés fissa dans de délicieuses niches où ils pourront attendre et préparer la prochaine campagne électorale qui verra leur retour triomphale aux affaires. En revanche si vous voulez dire qu’il n’ y aura pas assez de niches pour tout le monde.;. alors d’accord. C’est qu’on est sur le Titanic.
    Le drame de la politique (surtout en France) c’est que ces guignols nous font croire (et croient eux-mêmes) que la France est une entreprise qui se gouverne comme un pétrolier géant de 500 MT avec un joy-stick. Ces pantins n’ont aucune expérience de la vie d’entreprise, surtout celle de 50 salariés qui oeuvre sur le secteur concurrentiel et dont le patron sue sang et eau pour survivre. Alors quand tout va mal, effectivement ils clament que les États ne peuvent faire faillite et que tout ira mieux demain et patin couffin.
    Et le plus comique (troupier) c’est, quand une nouvelle tête surgit en politique, nos maquignons de la démocratie s’empressent de discréditer le malheureux en fustigeant son. . . inexpérience ! ! !
    Parce que, mes salauds, votre expérience… elle sort d’où ? Vous avez fait vos preuves où, dans quelle activité ? Je crois que la réponse est: dans le NÉANT.

    1. hagakure23

      Je pense que tout politicien croit sincèrement, au fond de lui, qu’il peut changer le monde avec ses splendides réformes. Si ils avaient une expérience de la vie, ils ne pourraient pas se leurrer ainsi.

  4. kelevra

    un petrolier geant a une inertie telle que pour l arreter par exemple, il faut plus de 10 kilometres, pour changer de direction c est sensiblement la meme chose. les politiques n ayant aucune experience de navigation, pense que le petrolier va reagir comme leur barcasse. un petrolier est quasiment a l arret bien avant d arriver au port, faute de quoi vous risquez de le retrouver en centre ville…

  5. bruno | tricot

    Ce qui m’étonne, c’est que des pays comme l’Italie ou la Grèce aient pu seulement entrer dans l’euro, alors qu’ils explosaient déjà largement les fameux critères de Maastrich vers l’an 2000…

      1. Guillaume

        Genre la Grèce qui a inclus le travail au noir (estimé) dans ses stats officielle sans que personne ne soit choqué. J’avais lu un article il y a qq années , ça m’avait fait bondir.

    1. BugBreeder

      La raison est absolument somptueuse : le gouvernement Grec avait officiellement loué les services de Goldman Sachs, les pires en*ulés (mais techniquement excellents et toujours légaux même si c’est parfois ultra-limite) qui existent dans le domaine de la finance, pour MAQUILLER leurs comptes afin de pouvoir intégrer l’Euro.
      Et comme si ce n’était pas assez drôle, le gouvernement Grec (il avait changé de majorité entre temps je crois) a ensuite attaqué Bruxelles pour ne pas avoir découvert cette fraude, mais seulement après que la faillite de la Grèce due à l’Euro-système soit avérée.

    2. eheime

      Il y a une difference entre la Grece et l’Italie.

      Ponctionnez les Grecs en les pressant comme des citrons, mettez en vente tout les actifs de production et vous ne rembourserez pas la dette malgré tout. D’ailleurs personne ne s’est précipité pour racheter les biens publics vendu par l’Etat.

      Alors que l’Italie a tout de meme quelques richesses. C’est loin d’etre un pays de gens pauvres et dépourvu de tout moyens de production. Il y a des usines, des brevets, des oeuvres d’arts, du savoir-faire reconnu, …
      En secouant le prunier comme les politiciens français savent faire, on devrait bien arriver à faire tomber quelques fruits

  6. gnarf

    Et on retombe sur une caracteristique plus fondamentale de la nature humaine, qui est de juger un livre sur sa couverture.

    Je m’explique…une strategie fonctionne depuis toujours: flamber ostensiblement de l’argent pour donner l’illusion d’une grande richesse permet d’obtenir facilement des prets. On a tous lu d’innombrables bouquins ou des personnages d’ancien regime fonctionnaient sur ce principe.

    Dans notre monde moderne ca se traduit par: des pays ont flambe et se sont endettes irremediablements sans que le taux de leurs obligations ne se mette a flamber. Les gens ont continue a les juger solvables sur leur bonne mine (et leur facon de flamber!).

    Je vois mal comment ca pourrait s’arranger. C’est tellement naturel…Italie, Madoff…un flambeur trouve toujours des gogos fascines pour preter, qui decident de faire taire leur sens critique le temps d’un cheque, parce qu’ils ont besoin de croire en la magie. Magie des rendements a 20% l’an, magie du Keynesianisme, magie des bulles qui gonflent a l’infini. C’est fondamentalement la meme chose.

    1. eheime

      Il y a un autre aspect, un peu cynique mais objectif à mon avis :

      A un moment donné, seuls l’Europe et les USA (et le Japon sur le tard) savaient produire des produits utiles à tous mais trop complexes à produire pour les autres (car demandant trop d’organisation, trop de concurrence, infrastructure, compétences, etc …).

      Ca permettait d’échanger avec disons un brésilien une télé contre 1 tonne de blé (ou encore maintenant un avion contre des tonnes des trucs utiles pour vivre confortablement).
      Le brésilien sait maintenant produire la télé et il la vend en plus moins cher.
      Et en plus, comme ce brésilien sait faire tout ça, il se met à avoir des gouts de luxes cet affreux jojo !
      Du coup il rentre en concurrence avec nous sue la consommmation de pétrole, d’or, de matières premières, etc , ce qui fait monter leur prix …

      C’est quelque chose que le peuple français (et autres pays du genre) n’a jamais compris : il n’a jamais été exploité mais au contraire privilégié car il était lui meme exploitant !
      Pas forcément en force de travail, mais au moins en capital, en bénéficiant du monopole detenu par son pays.

      Je dis bien le peuple. Car les elites ne seraient pas allé se trouver d’autres gogos si le peuple avait accepté cet état de fait sans demander plus (ce que je considère comme normal car c’est la nature de l’homme de demander plus).

      Mais ce que je ne comprend pas en revanche , c’est que si vous regardez bien : qui est le premier à demander l’égalité dans le monde, la fin des exploiteurs et autres ? C’est encore le peuple ! Alors que pourtant il est celui qui paie la facture !! C’est ça le plus drôle ! Il a lui meme scié la branche sur laquelle il était assis.

      Je pense que des pays comme la Suisse, l’Allemagne ou le Japon, ont, en acceptant des compormis mais en gardant toujours jalousement le secret de ce qu’ils savaient faire de mieux, de façon inconsciente, compris cela.

      Les élites s’en fichent en revanche : elles s’expatrient avec leur patrimoine, leur savoir-faire, un peu comme l’a fait Dupont de Nemours à son époque.

      Aujourd’hui on échange plus une tonne de blé contre une télé, mais contre des bouts de papiers/dettes. Les pays emergeants ont accepté le deal mais ils sont maintenant en mesure de ne plus le faire. Les vieux pays vont devoir se remettre en cause. Forcément.

      Bon, la bonne nouvelle, c’est que les progres techniques ont plus que compensé l’augmentation de prétendants au partage des richesses et qu’au final tout le monde est gagnant, mais nous moins que ceux qui partaient de plus bas :))

  7. Pascale

    Pour les socialistes et autres zindignés, ce ne sont pas les banquiers les responsables, h16, ce sont « les marchés ». Et les spéculateurs. Sans eux, nous n’en serions pas là. Enfin, c’est le leitmotiv que j’entends partout autour de moi.

  8. Pascale

    À toute chose malheur est bon : depuis que l’Europe se trouve dans le marasme financier, on n’entend plus parler de l’entrée de la Turquie ?

      1. Jacques

        Il importe, en effet, que la religion d’avenir du moment devienne majoritaire rapidement.
        Comme il sera de bon ton de vivre comme au temps du prophète, dans la charia la plus pure, la crise sera un moyen pratique et évident pour nous ramener au Haut Moyen-Age.
        Tout cela est logique, tout cela se tient.

  9. Nicolas

    Toujours très intéressant. Je ne trouve pas les noms de ceux capables de prêter des sommes aussi colossales, on parle de la Chine mais elle est elle-même endettée, ou bien de banques et groupes financiers mais tout cela semble opaque, on a les états d’un côté et « les marchés » de l’autre. A ces montants là doivent se produire d’intéressantes et complexes relations de pouvoir et de dépendance entre prêteurs et emprunteurs.

    1. En gros, ceux qui prêtent sont les particuliers, au travers de différentes structures. Pour la France, ce sont les particuliers du reste du monde (à un peu plus de 60%) et de France (pour le reste) qui prêtent lorsqu’ils abondent à leur assurance vie en Euro, à des fonds de pension et autres qui investissent dans des bons d’états français.

      Ce qui veut dire que si l’Etat Français refuse de rembourser sa dette, il appauvrit mécaniquement sa population et une partie de la population du reste du monde. Pour sa population, cela peut avoir des effets catastrophiques (baisse de productivité, baisse de niveau de vie, …) et pour le reste du monde, la perte de confiance provoque un rétrécissement mécanique des possibilités de l’Etat.

      Bilan : c’est fini la sociale-démocratie et les petits cadeaux électoraux payés plus tard.

      1. daredevil2007

        Je pense, Hash, que vous négligez, dans le cas de la France, l’aspect purement politique qui pourrait nous mener au pire; à ce propos, vous devriez lire (ou relire) le texte de Tocqueville que j’ai trouvé chez M. Sorel (un discours de 1848, à la veille des événements que vous connaissez sans nul doute)…

      2. Nicolas

        Merci ! Si jamais vous avez des sites à conseiller pour trouver ce genre d’informations, ce n’est pas évident à trouver (ou alors c’est moi)…

  10. yvesdemars

    ne pas oublier que nos banques et aussi nos assureurs se sont gavés de titres d’Etats de la zone euro.
    et que c’est la faute à la réglementation bancaire concoctée par les autorités de tutelles (Autorité de contrôle prudentiel qui a regroupé l’ancienne Commission bancaire et la Commission de contrôle des assureurs) qui sont sous le contrôle des gouvernements.

    EN effet les bons du trésor ou obligations souveraines de la zone euro sont dans le calcul des ratios de solvabilité pondérés à zéro ce qui sous entend qu’il n’y a donc point besoin de fonds propres pour les couvrir et donc zéro risque. De même plus besoin de diviser les risques, ce que les banques sont tenues (légitimement de faire quand elles prêtent aux entreprise….
    cette réglementation laxiste a-t-elle été voulue pour faciliter le financement d’Etats impécunieux ???

    la question peut être posée.

    En tous cas ses conséquences sont aujourd’hui catastrophiques

  11. Théo31

    C’est marrant, parmi ceux qui parlent de moraliser le capitalisme et de taper sur les méchants banquiers capitalofascistes apatrides enjuivés, aucun ne demande qu’on interdise aux banquiers de financer les lubies socialo-communistes de la gauoitre et de la drauche. Les banquiers sont donc des salauds, mais des salauds utiles au pouvoir en place pour acheter des voix. L’idée de nationaliser les banques pour éviter un risque systémique imaginaire ne vise qu’à accroître le pouvoir des politichiens pour être sûr de pouvoir continuer à faire des promesses à crédit.

    Les banques devraient se voir interdire de financer les Etats. Leur métier est de financer les entreprises et la création de richesses, pas de servir de remorque aux politocards.

    Enfin, le niveau d’endettement du Portugal rejoint une des observations que font Reinhart et Rogoff dans Cette fois c’est différent qui qu’un Etat peut faire défaut sur sa dette même si le plancher au-delà duquel l’endettement s’emballe est loin d’être atteint.

    1. deres

      Mon dieu, il n’est pas possible de dire des choses pareil. Le monde a évolué depuis le siècle dernier et la crise de 29 et ses conséquences (les heures les plus sombres etc …). C’est toujours la faute des banquiers apatrides, mais ils est maintenant interdit de prétendre qu’ils sont juifs

      A ce rythme de prise de conscience, je pense qu’il nous faudra encore plusieurs siècles pour arriver à trouver les vrais responsables … Lors de la prochaine crise, les banquiers seront toujours responsables, mais ils ne seront peut être plus apatrides … Ensuite qui sait quel bouc émissaires les vrais coupables arriveront à trouver.

    2. eheime

      Non , non s’il vous plait ,assez de reglementation et interdictions. On en souffre justement.
      La seule que je vois utile serait de permettre à ceux qui le souhaitent, peut etre pas un mecanisme légal, de ne placer leur argent que dans des banques qui ne feraient pas de tels placements

  12. Nord

    « Le sommet européen qui s’est achevé dimanche a débouché, comme on pouvait s’y attendre, sur pas grand-chose. » … ah si: 60 indignés qui faisaient les clowns et qui ont été embarqués ;-) … et m*** mes sphincters ont lâché …

  13. Thomas

    N’est il pas possible que cette situation continue TRÈS longtemps ?

    Je m’explique, je vois des politiciens bafouant des principes d’économie simple, depuis des années, jouant avec l’argent gratuit des autres en s’endettant toujours plus en pratiquant une fuite en avant.

    Mais quand j’observe que cette situation se trouvent dans tous les pays développés (et en développement comme la Chine). Je me demande si il est réellement possible que ce système de dette craque violemment.
    En d’autres termes, j’ai tendance à croire que les socialauts arriveront, non pas à sauver l’économie, mais à continuer leur fuites en avant, no matter what. Appauvrissant la population de manière indirectes (inflation, taxes, diminution de service mais pas des cotisations…) utilisant les ultra turbo néo libéraux comme épouvantail etc…

    Je suis très pessimiste sur le fait que le monde viendrait à comprendre que la dette n’est pas une solution.)

    Vos avis ?

    1. C’est, en réalité, une hypothèse malheureusement très raisonnable : que tout ceci continue pendant des années, avec une inflation de 10%, et une croissance nulle ou quasi-nulle, des gens qui s’appauvrissent progressivement, et la vie qui vire au cauchemar citoyen éco-festif collectiviste, avec une société de plus en plus violente et frustrée mâtée par des normes et des lois de plus en plus étouffantes.

      Seul problème : c’est un chemin très étroit, dans lequel tout petit écart entraîne soit une hyperinflation, soit une grogne du peuple trop importante, soit un effondrement de tout le bazar. Ca demande un doigté que je ne vois pas chez nos clowns à roulettes.

  14. BugBreeder

    Un aspect à ne pas perdre de vue est que les socialistes font EXPRÈS d’appauvrir les gens, dans leur intérêt bien compris : « Je n’ai jamais oublié que l’objectif inavoué du socialisme – municipal ou national – était d’accroître la dépendance. La pauvreté n’était pas seulement le sol nourricier du socialisme : elle en était l’effet délibérément recherché » (Margaret Thatcher). En clair ce que les droiteux appellent des pauvres, les gauchos appellent ça des électeurs, plus on appauvrit les gens plus on fabrique des assistés plus ils votent à gauche.

    Il n’y a qu’un petit problème à gérer : au bout d’un moment les pauvres deviennent trop nombreux pour pouvoir être assisté puisque la classe moyenne est trop écrasée d’impôts pour pouvoir suivre, il faut alors pouvoir convaincre les électeurs que le capitalisme est le responsable de la situation, alors qu’en réalité c’est le socialisme le vrai coupable. Mais s’il y a suffisamment de couillons pour y croire, ça peut marcher encore très longtemps.

    1. rocardo

      Très juste.
      Avoué en grande partie par Flamby,avec son »Je n’aime pas les riches »…c a d j’aime les pauvres,donc j’en veux de plus en plus.
      Pour revenir à Ayn Rand,tout ce merdier est prévu dans ‘la Grève » de façon hallucinante.

      1. Théo31

        « j’aime les pauvres »

        C’est inexact. C’est « j’aime enculer les pauvres à raison de 30 smics par mois ».

        Ne jamais oublier que le socialiste n’est jamais socialiste avec lui-même. En revanche, avec les autres, aucun scrupule.

    2. gnarf

      Le socialisme c’est deshabiller Paul pour habiller Pierre en slip, et garder l’anorak.

      Tiens je viens de commencer la revolte d’Atlas en Francais s’il vous plait grace a la traductrice qui a decide de le faire toute seule benevolement pendant 1 an a temps plein.
      Je ne retrouve plus son nom, mais qu’elle soit 1000 fois remerciee.

  15. Julien

    Et pour être complet, qu’est-ce que ça donne si on compare avec les états-unis et le Japon ? Et comme géographiquement ces pays sont très différents, si on prenait la dette par habitant ?

    1. La dette par habitant, c’est assez dangereux parce que, par exemple en France, moins de la moitié des habitants paye l’impôt par exemple, ce qui veut dire que cette dette ne pèsera pas pareil pour tout le monde.

  16. tableau

    Nous pouvons constater que les pays européens commencent à tomber en ruine. De mon point de vue, c’est une question financière. Le statut que possédait l’Europe sur l’échelle mondial décroit à un rythme exponentiel (si je peux me permettre). La valeur de l’Euro tombe en baisse, certains pays sont endettés, d’autres sont atteint par la crise politique. Jusqu’ici, les européens ont toujours tendance à défier le dollar et les pays américains mais on se demande si on va sortir de cette crise un jour.

  17. Banquesurinternet.org

    L’italie est en train de se sauver lentement, très lentement on ne pouvait pas laisser la 6/7ème puissance économique tomber comme la Grèce, mais c’est loin d’être finit on est partit pour une petite dizaine d’années de crises avec des cycles de croissance très bas… ce sera dur

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