Après Roosevelt2012, je propose Trotsky2017 et je relance d’un brelan d’as !

Parfois, l’actualité est difficile à commenter : tout a déjà été dit, ou tout simplement, les sujets sont complexes. Et parfois, un bon client se réveille et sort une idiotie consternante. Mais cette fois-ci, c’est un feu d’artifice ! Ils s’y sont mis à plusieurs, et le calibre des inepties qu’ils sortent en groupe convainquent immédiatement qu’à plusieurs, la bêtise n’a plus de limite.

Tout a donc commencé par une petite brève sur un média en ligne tout ce qu’il y a de plus respectable, et qui relatait la naissance d’un collectif de gentil piposophes en mal d’indignation.

Et comme une tranche de rigolade n’arrive jamais seule mais plutôt en paquet de quatre ou cinq, sous vide et sans date de péremption parce que les bonnes blagues sont éternelles, c’est donc tout naturellement que celle-ci s’est associée avec la présence des indétrônables Hessel et Morin. Et là, on peut crier Bingo : nos deux lascars sont un peu des habitués de ce blog, comme Rocard ou Albert Ziglou Jacquard, du reste. Très manifestement, certaines maisons de retraite du pays ne carburent pas qu’à la soupe clairette.

Hessel et Morin, ce sont en effet les Laurel & Hardy de l’indignation en prêt à porter. On se souvient du patchwork de pensées éparses aux odeurs d’Hessel édité à des millions d’exemplaires pour nourrir l’insondable vide des cerveaux totalement disponibles d’une jeunesse en mal de repères. De leur côté, les salves de morinades emberlificotées, commercialisées sous le trademark PenséeComplexe™, avaient laissées quelques traces d’un brun douteux dans certains papiers d’une presse subventionnée toute acquise au remplissage kilométrique de ses colonnes par d’imposantes fumisteries surjouées.

Et là, nos deux compères se sont acoquinés avec tout un escadron de sémillants gauchistes pétés de thunes, pour créer un collectif dans lequel on retrouve Michel Rocard. La présence de ce trio d’abonnés à la Carte Vermeil n’est absolument pas fortuite comme nous le verrons un peu plus loin.

Ce collectif, Roosevelt 2012, c’est un peu le Collectif Pour Une Fraônce Forte, Vraiment Vraiment Forte en Chocolat Mental. Au passage, en partie pour justifier l’utilisation du nom de Roosevelt, le collectif comprend le petit-fils du président américain himself; et ce n’est pas qu’un prétexte puisque les responsables l’annoncent fièrement : ils s’en sont inspirés pour établir leur impressionnante liste de propositions.

On regrette qu'ils n'aient pas pensé à demander au petit fils de Louis XVI, parce qu'un collectif LouisXVI-2012, ça aurait eu une autre gueule...

Le tout est présenté sur un joli site web deux-zéro, aux couleurs à la mode, sur lequel on peut même laisser ses coordonnées complètes (ce qui s’avérera utile pour échapper aux rafles de dissidents lorsque le Grand Soir sera passé).

roosevelt2012, un collectif qui sent l'urine ou le sapin, c'est selon
(Cliquez pour agrandir)

Comme à l’accoutumée lorsque Hessel et Morin sont aux commandes, nous avons droit à une longue et poussive tartine de collectivisme passéiste ; je ne vais pas éplucher les propositions dans les moindres détails, mais m’attarder sur certaines d’entre elles, qui ont ce délicieux parfum des années 30 pendant lesquelles Franckie Roosevelt sévit avec l’effet délétère qu’on connait.

La deuxième, ainsi, est particulièrement intéressante puisqu’elle entend créer un impôt européen sur les bénéfices des entreprises. Ça, c’est une vraie innovation ! Pour faire repartir le commerce, la production, la consommation et les entreprises, rien de tel qu’un bon coup de pelle derrière la nuque pour les motiver.

L’argumentation est savoureuse puisque notre collectif note que les USA, disposant d’un taux moyen d’imposition de 40% sur les entreprises (ce qui est une baliverne, mais passons), sont finalement moins libéraux que l’Europe avec son taux moyen de 25% (là encore, l’amalgame douteux d’un tel chiffre laisse songeur).

Conclusion : c’est un scandale, les entreprises européennes s’en sortent mieux que les américaines, il faut donc saigner ceux qui produisent des richesses et de l’emploi. Euh. Non. Pardon. Je voulais dire que les États s’endettent parce qu’ils ne ratissent pas suffisamment large, voyons. Bien sûr, ils pourraient tenter de faire des exercices budgétaires en équilibre, en ajustant les dépenses sur les rentrées fiscales, mais le plus simple consiste à faire le contraire et ajuster les rentrées fiscales sur les dépenses.

Et ça, on appellera ça la Mathématique Complexe™. Hat tip to Morin™®©, svp.

D’autres propositions, partant de cette logique implacable, entendent remettre un peu de justice dans ce monde de brutes libérales en inversant avec décontraction la responsabilité des déficits.

L’État français, s’enfonçant dans le collectivisme le plus débridé, a distribué des palettes d’euros frais dans une bobologie de bazar et fait exploser la dette de 500 milliards de plus en quelques années : c’est évidemment la fautes aux entreprises et aux particuliers qui ont tenté d’échapper aux ponctions diverses ! Et les 1200 milliards de dettes qui existaient avant la crise, c’est aussi la faute aux paradis fiscaux et aux impôts qui n’ont pas été prélevés. Salodelibéros.

En réalité, selon le collectifs de clowns et d’incultes économiques à la tête de ces propositions consternantes, si l’État avait eu la présence d’esprit de prendre absolument toutes les richesses produites, il n’y aurait pas eu de déficit, la crise aurait été surmontée avec brio (un petit toussotement début 2009, tout au plus) et, mieux encore, les pauvres et les précaires auraient disparu — pouf — pour se transformer en licornes et en arc-en-ciel ou quelque chose comme ça.

J’exagère avec mes licornes ?

Même pas, puisque le Cirque Roosevelt de Clowns et d’Acrobates de l’Impôt Rigolo nous propose (comme c’est original) de « construire une nouvelle société » qui n’a pas d’Homme Nouveau et de Lendemains qui Chantent, mais presque.

On trouve ainsi, pêle-mêle :

  • la réaffirmation têtue d’une pénurie de logements (alors que la France compte des millions de logements vacants). L’Etat doit intervenir pour y mettre bon ordre !
  • l’allégation obstinée d’un réchauffement climatique pardon dérèglement pardon enfin bref vous voyez bien qu’il fait plus froid en hiver et plus médiocre en été donc c’est qu’on va à la catastrophe avec des ours polaires qui viennent faire un baby-foot à Neuilly c’est horrible, le tout basé sur des références scientifiques chopées sous le sabot de la licorne dont j’ai déjà parlé, et bien sûr se terminant par la proposition d’une (oh !) intervention massive de l’État,
  • une brouettée de bricolages institutionnels au niveau des États européens, histoire d’ajouter à l’énorme gâteau administratif franchouille un glaçage européen bien digeste et onctueusement moraliné, parce que c’est vraiment ce dont on a besoin maintenant.

À cette lecture, on a l’impression d’un combat mené par les grabataires calcifiés d’un temps où les photos se faisaient au daguerréotype, plongés dans leurs solutions Ifoyaka : c’est du kit, à prix toujours abordable, mais qu’il faut des heures pour péniblement monter chez soi et qui, une fois confronté à la réalité, s’écroule en quelques mois dans un fracas épouvantable.

Toutes ces propositions, sans exception, ont été précédemment tentées, soit en France, soit ailleurs. Aucune n’a fonctionné, et l’exemple de Roosevelt est parlant puisque ce dernier, avec le gloubiboulga le mieux intentionné du monde, est parvenu à prolonger l’agonie d’une dépression bien au-delà de tout ce que ces thuriféraires du tout État peuvent désirer.

En réalité, la cause profonde de la crise de 1929 est bien l’interventionnisme étatique, avec l’inflation de la masse monétaire par une toute jeune réserve fédérale, des taux directeurs trop bas, des bulles créées à la suite de ce crédit trop facile. Et si ces éléments vous font furieusement penser aux actuelles exactions de la Fed américaine, aux taux trop bas et aux bulles (télécom puis immobilières) qui en résultèrent, c’est normal : les mêmes causes pourries provoquent les mêmes effets catastrophiques.

On comprend que nos vieux débris se sentent concernés par leur retraites et leurs rentes : elles sont directement menacées par le surendettement monstrueux de l’Etat, et lutter pour avoir des moutontribuables dociles devient vital pour eux. Dès lors, il semble logique que les « solutions » proposées tendent à conserver l’esclavage soft des générations productives.

Non, décidément, après Roosevelt2012, je propose Trotsky2017 et je relance d’un brelan d’as. Et les as, ils sont tout trouvés, on a même leur photo sur le joli site de propagande !

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires89

  1. Karizoc

    Et ils n’ont même pas honte de ce qu’il racontent. Encore moins de ce qu’ils proposent.

    Ce qui me rend vraiment très triste et qui me fait déprimer, c’est que la plupart des gens y croient. Ils pensent vraiment qu’il faut prendre l’argent des riches, qu’il faut taxer encore et encore pour que l’État ait enfin les moyens de faire que nous soyons tous égaux. Ils ne comprennent pas que nous ne serons tous égaux que lorsque nous seront tous pauvres (en dehors de nos dirigeants bienfaiteurs évidemment).

    CPEF. Mais plein d’autres aussi … Je sais même plus où aller !

  2. Sanksion

    C’est d’une simplicité à pleurer. En fixant le prix du capital, par les taux d’intérêts, les plannificateurs centraux influencent les prix des stocks, des commodités, etc… Avec des taux bas, tout augmente. Quand on augmente les taux, tout baisse.

    Alors les quelques types qui donnent les ordres aux types qui appuient sur la manivelle des taux d’intérêts savent à l’avance ce que vont faire les prix des marchés. Ils ne peuvent pas perdre. Et veuillez croire qu’entre chaque boom et bust, ils se font fait des couilles en or. Que ce soit en 29, en 97, ou en 2008. etc… Ces bulles et éclatement de bulles sont planifiées. Consciemment. ça permet aussi d’éliminer le pire ennemi du socialiste, du multi milliardaire et de l’Etat : la concurrence.

  3. TiMitch

    Excellent comme d’habitude !! cependant le président du « New Deal » c’est Franklin Delano pas Theodore « Teddy » son oncle (par alliance, leur nom de famille venant d’un ancêtre commun) qui lui était Républicain!

  4. kelevra

    dans la liste du collectif, en plus de morin tocard et aisselles, nous avons bien sur lilian thuram mais surtout dans le lot nous avons surtout du faineant, du branle musard, du poil dans la main, oui du fonctionnaire, que du fonctionnaire (excepte sophie berlin de chez flammarion une salarie), tous les autres ils ont cree quoi? rien, ils ont passe leur vie a sucer le sang des autres.

    ca qui a sorti les US de la crise de 29, c est la guerre 39/45, absolument pas les plans foireux de roosevelt. mais ca surtout il faut pas le dire, ca pourrait donner des idees a certain. mais bon une bonne guerre de temps en temps, ca fait du bien, ca defoule et en passant ca permet d eliminer en toute bonne conscience tous ces tocards gauchistes.

    1. Sanksion

      Non, la guerre c’est pire qu’une crise. C’est à propos de destruction, pas de création de richesses. La croissance est revenue en 1946. Pas avant.

      1. scaletrans

        De plus, la guerre a permis surtout d’éliminer les gêneurs, à la fin particulièrement, et de renforcer l’emprise de tous ces connards.

  5. Le Gnome

    Les Français veulent l’égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l’esclavage. Tocqueville

  6. Tibs

    Vous avez oublié de préciser que le plus grand intellectuel français en la personne de Thuram faisait partie de ce collectif « métissée ».

  7. Robard

    Pourquoi « Teddy Roosevelt » ? Ne pas confondre Theodore Roosevelt (president US de 1901 a 1909) et Franklin Delano Roosevelt dont il est question dans votre article.

  8. alpharuper

    Petite Correction, c’est pas de « Teddy » dont ils font réference mais de « Frankly ». Teddy était président de 1901 et 1909 et fut l’artisan du « big Stick » c »est

  9. alpharuper

    oups, un doigt a dérapé… Big Stick, c’est a dire l’ancêtre de l’intervention en Irak (je résume a très gros traits). D’après Wikipedia, il fut aussi partisan de l’eugénisme… Il a aussi donné son surnom au « teddy bear ».

    1. Rough rider

      C’est vraiment résumé à très très gros traits. Non seulement il était un vrai libéral(au sens européen), mais il est considéré comme l’un des meilleurs présidents américains, au point que son effigie se trouve sur le Mont Rushmore à côté de Washington, Jefferson et Lincoln. Je laisse « l’ancêtre de l’intervention en Irak » sous votre responsabilité. En tout cas, il obtint le Nobel de la Paix en 1906 pour sa médiation dans la guerre russo-japonaise. Son discours de réception du prix, en 1910, à la fin de son deuxième mandat (car son éthique lui interdisait d’aller chercher son prix tant qu’il était président), est une véritable leçon de politique internationale.
      Partisan de l’eugénisme? Il est difficile de trouver quelqu’un à l’époque qui ne l’était pas… même Lénine et son grand copain Trotski. C’est idiot de juger le passé d’après les paradigmes du présent. En son temps, Jaurès, le fameux « homme de paix », était partisan de la peine de mort et, au début de l’affaire Dreyfus, de l’appliquer au capitaine « félon »… O tempora, o mauresque, comme on dit à Marseille.

  10. Higgins

    Les matins de France Culture avaient lieu ce matin depuis Strasbourg. Au cours de l’émission, assez lénifiante (pas léniniste) au demeurant, Brice Couturier a demandé à un élu pourquoi tant d’alsaciens allaient ou souhaitaient travailler en Allemagne en dépit d’un régime social, dixit l’élu dont j’ai oublié le nom, beaucoup moins favorable, limite épouvantable, et de 8 millions d’emplois qualifiés de précaires, l’inverse (des allemands voulant bénéficier de notre régime social si parfait) ne se produisant pas. La réponse était un salmigondis infâme où aucune réponse cohérente n’apparaissait. C’est tout juste si il n’était pas reproché aux allemands d’avoir fait le choix d’une politique d’exportation en matière économique, politique, on s’en doute évidemment, à la base de nos ennuis passés, actuels et futurs. Non seulement, nos politiques sont nuls mais ils sont aussi très c…

    1. Nicolas

      « Non seulement, nos politiques sont nuls mais ils sont aussi très c… »

      Le premier qui dit la vérité… est mort.

      (Mais certes, on doit tenir pour valable qu’il y a un paquet de cons la dedans et qui plus est, totalement coupé de la « réalité »).

    2. nebukanetsar

      Mais bien sûr que c’est la faute des Allemands d’essayer de ne pas dépenser plus qu’ils ne gagnent, de ne pas chercher à creuser de monstrueux déficits pour le plaisir éphémère de sociaux-clientélistes et de boucher ceux nés de la réunification par exemple.
      C’est également de leur faute s’ils bossent dur pour exporter à qui mieux mieux, mais étonnamment, personne ne relève que leurs succès économiques sont acquis sans prix de dumping…

      Yfonpascomnous et on s’étonne que le résultat soit différent…

  11. Pascale

    Concernant la politique de relance keynésienne appliquée aux USA j’avais lu il y a quelque temps sur un site libéral que les USA étaient sortis de la crise de 29 MALGRÉ la relance keynésienne, démonstration à l’appui.

  12. breizh06

    « Dès lors, il semble logique que les « solutions » proposées tendent à conserver l’esclavage soft des générations productives. »

    Les générations montantes n’accepteront pas d’acquitter une dette qui n’aura servi qu’à garantir un niveau de vie à la génération actuelle totalement disproportionné par rapport à la richesse produite.

    Le cynisme: c’est ce mot de « solidarité ».
    Il cache des montages immoraux. Aller à la banque, se servir en créant un découvert sur le compte du voisin sous prétexte qu’il est plus jeune, n’est pas une conception de la solidarité entre les générations.

    Et après on s’étonnera qu’aucune publicité n’a été faite en 2011 pour inciter les jeunes a s’inscrire sur les listes électorales: les jeunes vont voter FN, seule façon pour eux de « retourner la table ».

  13. El Gringo

    « l’inflation de la masse monétaire par une tout jeune réserve fédérale » -> par une toutE jeune réserve fédérale

    Roosevelt 2012, réforme N°5
    Limiter au maximum les licenciements
    L’Allemagne a connu en 2009 une crise économique deux fois plus grave que notre pays. Pourtant, malgré un choc économique 2 fois plus fort, le chômage a augmenté 6 fois moins en Allemagne qu’en France.
    Comment expliquer ce « miracle » ? Les syndicats allemands sont allés voir Angela Merkel pour exiger que le licenciement devienne un dernier recours et que la règle générale soit de garder le maximum de salarié(e)s, le maximum de compétences, dans l’entreprise en développant le Kurzarbeit.

    Bin c’est c’est tout de même simple: Bernard Thibault va voir le petit Nicolas pour « exiger » et… pfuit, plus de chômage! La voilà la solution: la détermination syndicale alliée à la toute puissance de l’état va faire des miracles. Mais pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus tôt?

      1. MKL

        Ce n’est pas le problème d’y croire ou non, la plupart des mesures proposées sont déjà en place en France localement ou à l’étranger, cf :

        – « Kurzarbeit » en Allemagne pour stopper les plans de licenciement
        – Fonds de réserve des retraites réorientée vers la construction de logements aux Pays Bas depuis 20 ans
        – Semaine de 4 jours en place dans 400 PME en France depuis 15 ans (Mamie Nova, Fleury Michon, Ducs de Gascogne…)

        etc…

        1. MKL

          Maruška,

          Je ne suis pas dans la liste, je suis un citoyen lambda, comme vous, mais je suis convaincu depuis des années par le bien fondé des analyses et solutions préconisées par Pierre Larrouturou.

          Comme lui (et d’autres) je pense que nous sommes à la croisée des chemins, et que si nous laissons aller le « business as usual » nous courons à notre perte.

          La seule chose qui me motive est de pas voir un jour mes enfants évoluer dans une société à la « Mad Max »,

          …avec 10% de la population qui s’en tire correctement, avec les moyens de se payer une bonne sécu et retraite privées hors de prix…

          …ainsi qu’une bonne milice armée car avec bientôt 80% de « crève-la-faim », prêts à tuer père et mère pour un crouton de pain ou un paquet de cigarettes, les sorties hors du « blokhaus familial » seront de + en + risquées…

        2. Higgins

          Je connais très bien l’entreprise Fleury Michon. Elle a toujours eu une politique sociale avancée et n’a jamais attendu qu’on vienne l’aider pour mettre en place ce type de politique.
          Anecdote réelle (qui prouve une fois de plus que les cons, ça ose tout): il y a de cela quelques années, la direction avait sollicité le CE pour financer en partie l’idée suivante (je cite de mémoire): toutes les femmes qui le souhaitaient passaient à mi-temps, le CE finançant le manque à gagner. Le surplus d’argent ainsi dégagé devait permettre l’embauche du personnel supplémentaire. Le CE, poussé par les syndicats, a préféré financer un superbe voyage au Vietnam. Le projet est tombé à l’eau.

        3. Maruška

          MKL,
          Merci mais je ne suis ni impressionnée ni convaincue.

          Par contre je suis d’accord, nous sommes à la croisée des chemins. Je peux prendre un autre chemin que vous?

          LOL pour le implied Facepalm!

  14. NeverMore

    Pour les trotskistes, on est largement pourvus (inutile de donner des noms).

    Je ne peux m’empêcher de vous refiler ce billet qui malgré son titre, parle de Plenel, et pourrait s’appliquer à tous les autres :

    http://ilikeyourstyle.net/2011/04/27/robert-menard/

    Nul doute qu’en plus de la construction de logements, on verrait se renforcer la lutte contre la maladie, par l’ouverture d’innombrables pavillons de cancéreux (et le Larzac, ou Canjuers, pourraientt trouver une utilité inexploitée jusqu’à ce jour.

    Sur un autre sujet :

    J’ai regardé hier l’émission « Money Drop » sur TF1. C’est « Idiocracy » avec 500 ans d’avance. Mais ici, tout le monde le savait déjà ou au pire s’en doutait.

  15. El Gringo

    le collectif

    Stéphane HESSEL
    écrivain
    Cynthia FLEURY
    philosophe
    Curtis ROOSEVELT
    petit-fils de Franklin D. Roosevelt
    Patrick DOUTRELIGNE
    délégué général de la Fondation Abbé Pierre
    Bruno GACCIO
    scénariste et producteur
    Élisabeth BOYER
    ex SG du Parti Radical de Gauche
    Djamel BENSALAH
    réalisateur et scénariste
    Jean-Marc ROIRANT
    SG de la Ligue de l’Enseignement
    Éric PIOLLE
    co-Prés. du groupe EELV CR Rhône Alpes
    Gérard PELLETIER
    ex Prés. de l’Assoc. Nale des maires ruraux
    Sophie BERLIN
    éditrice
    Génération Précaire
    collectif
    Susan GEORGE
    écrivaine
    Edgar MORIN
    philosophe
    Roland GORI
    psychanalyste, init. de l’Appel des Appels
    Patrick VIVERET
    philosophe
    Jean-Pierre RAFFIN
    ex Prés. de France Nature Environnement
    Michel ROCARD
    ancien Premier ministre français
    Emmanuel POILANE
    directeur Fondation Danielle Mitterrand
    Jean GADREY
    économiste
    Colette GROS
    membre du Conseil national du PS
    Gaël GIRAUD
    École d’Économie de Paris
    Gilbert MITTERRAND
    Prés. Fondation Danielle Mitterrand
    Eric FAVEY
    SG adj de la Ligue de l’Enseignement
    Pierre LARROUTUROU
    économiste
    Dominique MEDA
    philosophe et sociologue
    Claude ALPHANDERY
    économiste
    Patrick PELLOUX
    médecin urgentiste
    Joël DECAILLON
    ancien SGA de la Conf. europ. des syndicats
    Frédérique RIGAL
    ancienne Présidente de La Vie Nouvelle
    Lilian THURAM
    ancien footballeur international
    Christian FEVRET
    fondateur des Inrockuptibles
    Patrick VIVERGE
    Conseiller général du Jura – Front de Gauche
    Cyril DION
    directeur de Colibris
    Serge KAGANSKI
    Les Inrockuptibles
    Geneviève ANCEL
    Dialogues en Humanité

    Des saltimbanques, des journalistes, des enseignants, des professionnels de la politique…

    1. Marco33

      Oui, belle liste de chefs d’entreprises!
      Politiciens, fonctionnaires, syndicalistes, écrivaillons et représentant de l’exception cuculturelle française!
      Que du Beau bobo!

        1. something

          Et en cadeau l’inusable urgentiste Pelloux qui rêve d’une carrière médiatique et l’inénarrable Kaganski qui qualifiait « Amélie Poulain » de film pétainiste… Que du baltringue de combat !

    2. MKL

      Justement c’est cette liste hétéroclite de soutiens qui peut faire la force de ce collectif, l’opinion est lassée de tous ces pseudo-économistes bien pensants qui n’ont absolument pas vu venir la crise…

      Et Pierre Larrouturou (dont les travaux servent de base à ce manifeste) est justement considéré par pas mal de monde comme le « Nostradamus » de la crise actuelle qu’il annonce depuis 2002…

      1. Before

        L’opinion est lassée ? Que signifie-ce ?
        L’opinion je ne sais pas qui est-ce, et si je le savais, je n’oserais pas parler en son nom.
        Pseudo-économistes ? Peut-être, encore qu’il faudrait des noms. Mais à remplacer des pseudo-économistes par des artistes, fonctionnaires, sportifs et autres, on n’aura pas forcément gagné au change. Tout au plus, on pourra leur pardonner leurs approximations de conversations de café de commerce.
        Quant à l’annonce des crises actuelles, beaucoup d’économistes libéraux les avait prévues (https://www.contrepoints.org/2011/09/09/45064-oui-les-liberaux-avaient-vu-venir-la-crise-et-la-recession-a-venir); ainsi d’ailleurs que Ron Paul (je ne retrouve plus le lien de la vidéo de 2002 où il demande justement de la conserver pour la ressortir au bon moment).

      2. gnarf

        J’ai toujours entendu un seul et unique point de vue economique en France: tous nos malheurs sont dus a la jungle economique inhumaine, il faut reguler et produire par l’Etat pour s’en sortir.

        Ce collectif ne fait que repeter le meme disque entendu 8 fois par jour a la television. Et vous dites que ce sont des idees neuves? Meme les Gendarmes a Saint Tropez sont moins uses que ces idees-la.

      3. El Gringo

        Et Pierre Larrouturou (dont les travaux servent de base à ce manifeste) est justement considéré par pas mal de monde comme le « Nostradamus » de la crise actuelle qu’il annonce depuis 2002…

        Et ce « Nostradamus » préconise contre vent et marée la réduction du temps de travail comme solution au chômage. Selon lui, les 35 heures d’Aubry sont « timorées ». Il propose donc la semaine de 4 jours.
        Mais pourquoi 4 jours? Pourquoi pas 3 jours? Ou encore mieux: 2 jours par semaine?
        Encore une super solution « roosevelt 2012 approved »!

        1. MKL

          La remarque : « pourquoi pas 3 jours par semaine, voire 2 etc… » revient assez souvent dans les objections à ce concept, et la réponse est simple, trouver ou former 1.5 à 2 millions de « profils » pour occuper les nouveaux postes créés est gérable en environ 2 ans. Par contre il serait très difficile d’en trouver/fomer 3 à 4M, et nous risquerions à coup sur de déstabiliser la majeure partie du tissu économique, ce qui n’est évidemment pas l’objectif (nous ne sommes pas des révolutionnaires…)

          Au passage, différentes personnalités politico-économiques à avoir, en leur temps, plébiscité ce concept :
          – Gilles de Robien (à l’origine de la loi expérimentale de juin 96, coaché par Pierre Larrouturou)
          – Jacques Chirac (lors de sa visite de Brioches Pasquier (Pitch), qui passait à 4j)
          – Brice Hortefeux (lors d’une conférence patronale sur le sujet animée par PL)
          – Michel Barnier dans son livre « Vers une Mer Inconnue »
          – grands patrons (Danone, Axa qui avait lancé une étude sur son passage à 4j en 1997, projet tombé à l’eau pour cause de 35h)

          On peut imaginer que ces personnalités ainsi que les 400 chefs d’entreprises ayant mis en place les 4j ne sont pas tous des imbéciles !

          Il faut abroger les 35h (inefficaces – tout le monde le reconnait) et généraliser la semaine de 4 jours !

          1. Je pouffe (je passe sur l’argument d’autorité miteux : comme il y a des cadors de la politique – et quels cadors – qui ont plébiscité le concept, forcément, il est bon).

            Au fait, pourquoi tous les autres pays ont a/ augmenté la durée de travail dans une vie et b/ conservé ou augmenté le nombre d’heures par semaine, voire n’ont pas de temps légal du travail … et ont moins de chômage ?

        2. gnarf

          Quand vous passez a la semaine de 4j, vous ne creez pas de nouveau poste, vous faites tourner plus de monde sur le meme poste.

          Vous partagez le poste, et donc le revenu lie a ce poste. Donc vous faites baisser les salaires de plusieurs %. Et quand on fait tourner plus de monde sur le meme poste, il y a aussi une perte liee au surplus d’organisation necessaire… encore quelques %.

          Le resultat est que les gens susceptibles de creer leur propre activite ont encore plus de mal a epargner pour le faire. Donc non seulement vous ne creez aucun nouveau poste, mais vous rendez plus difficile que de nouvelles activites demarrent.

          Au total de 5j a 4j 20% de salaire en moins, et au moins 10% de surcouts -> 30% d’epargne en moins chez les gens susceptibles de creer de l’activite. Il n’y a pas de mot pour qualifier a quel point c’est deconnecte de la realite.

      4. Martin-Lothar

        Je cite : « Et Pierre Larrouturou (dont les travaux servent de base à ce manifeste) est justement considéré par pas mal de monde comme le « Nostradamus » de la crise actuelle qu’il annonce depuis 2002… »
        Je ne savais pas que Nostradamus touchait sa bille (sa boule de cristal) en économie… Il fut élève de Keynes ? Son proctologue ? Sa concierge ? Son Doudou ?
        Pourquoi pas Madame Soleil pendant qu’on y est ? Du reste, les très mauvaises langues disaient dans les années 80, que cette Dame Soleil (économiste-astrologue-milliardaire-degauche) était très souvent consultée par de hauts fonctionnaires du (déjà) Frankistan et pas des moindres (un « dieu-rose » pour ne pas le nommer)
        Nostradamus reviens !

        1. MKL

          gnarf,

          La S4J n’occasionne pas de perte de salaires sous les 1500€ nets mensuels et -3% max au-delà (certaines PME n’ont baissé aucun salaire).

          L’impact macro-économique a été analysé par Patrick Artus (directeur des études économiques de la CDC à l’époque) il y a quelques années => impact neutre sur les finances de l’état, les entreprises (masse salariale inchangée) et l’économie globale du pays.

          Témoignages récentes de chefs d’entreprise ayant passé leur PME à la S4J:
          « Co-dirigeant d’une entreprise de 44 personnes, j’ai eu la chance de rencontrer Pierre LARROUTUROU en 1994. J’ai mis en place un de ses concepts « la semaine de 4 jours » (création d’emplois par la réduction du temps de travail-loi expérimentale de Juin 1996). Après quelques mois d’étude avec le personnel pour réorganiser l’entreprise (ouverture 6 jours par semaine mais 4 jours de travail pour les salariés, la mise en place s’est effectuée avec une incroyable énergie et avec des résultats financiers inespérés. La très grande leçon de cette « aventure » c’est la découverte de la capacité de tous les salariés à trouver des solutions concrètes aux problèmes de l’organisation de chaque service dans la mesure où ils sont impliqués dans le projet. »

          Entreprise de services de comptabilité – 200 salariés:
          « Les 33 Heures en 4 jours je les ai mises en place. 10 % d’embauche.
          Certains (nes) ont pris le lundi, d’autres le mercredi (pour les enfants) d’autres le vendredi. Les réunions du personnel (information, formation) se faisaient le Mardi ou le Jeudi. L’encadrement parfois, si nécessaire, se réunissait un autre jour.
          Certaines qui étaient en temps partiel ont sauté sur l’occasion pour prendre un temps plein avec le mercredi a la maison avec les enfants .
          Quelques rares (hommes) ont ralé car ils disaient s’ennuyer a la maison ……… Sans doute avaient ils du mal a supporter leur femme ……..(là je suis moqueur, mais c’étaient les gens les plus  » fermés « , pas les plus dynamiques).
          Les salaires ont été bloqués 2 ans, mais avec les économies de frais de transport et de frais de garde des enfants la plupart des salariés s’y retrouvaient.
          Moins d’arrèts maladie (bon pour la sécu). Et même moins de frais de téléphone : 1/5 en moins ……….
          Plus de productivité qui nous a fait gagner des parts de marché et améliorer les résultats et les salaires (2/3 des salariés syndiqués, cela motive un patron pour discuter).
          Les discussions étaient parfois dures, mais franches et cela finissait toujours par un pot. Je savais que quand il y avait accord, cela suivait derrière.
          Alors je ne comprends pas ceux qui sont contre la semaine de 4 jours par principe.
          Je comprends ceux qui restent dubitatifs, car il faut l’avoir vécu pour comprendre.
          Je rajoute que l’on a écarté la semaine de 4 jours et demi car cela imposait des frais de déplacement correspondant a ceux d’une semaine de 5 jours, et cela aux dépens des salariés et aussi rendait plus difficile l’organisation de la vie de famille.
          De plus chacun (e) pouvait rallonger (un peu) certaines journées de travail et raccourcir d’autres. De même si l’employé souhaitait pour des raisons d’organisation du boulôt (impératifs de date),
          travailler 5 jours une semaine par mois (exceptionnellement 2), il le pouvait, et il récupérait ensuite bien sur, et cela lui permettait de faire face a des imprévus tant au boulot qu’à la maison. Il y avait bien sur des limites, suivant les saisons, les réunions de travail communes, mais le calendrier était prévu longtemps a l’avance, au mini 2 mois. »

          1. Écoute, lascar, tu n’es pas intéressant.
            Tu nous ressors quelques exemples où ça marche en oubliant tous les cas où ça ne marche pas qui rendent l’opération largement négative. Si l’expérience de réduction de temps de travail était positive,
            a/ elle aurait fonctionné en France. 10% de chômeurs, hein.
            b/ elle aurait fonctionné ailleurs.
            Ce n’est le cas ni de a/ , ni de b/ .

            Merci d’avoir joué.
            Pour le reste, idolâtrer Larrouturou est juste simplement comique : toujours les mêmes idées moisies basées sur + de collectivisme, + d’état, + de taxes, + de lois.
            On a vu ce que ça a donné : 40 ans de socialisme ont conduit la France au trou.
            Et 70 ans de socialisme ont conduit les pays de l’Est et l’URSS à la catastrophe.

            Merci, mais non merci.

        2. Nicolas

          De toute façon, on n’interdit personne de prendre un mi temps.

          Curieusement, le mec de gauche, pourtant pour réduire le temps de travail, nous parle alors de précarité ou de travailleur pauvre..

      5. Théo31

        Le travail n’est pas un fromage qu’il faut partager. Il y a un moyen très simple d’en augmenter la quantité : encourager la création d’entreprises. Mais comme les entrepreneures sont considérés dans ce pays de cons comme des gros enculés d’exploiteurs, ce n’est guère motivant d’occuper cette fonction.

  16. NeverMore

    Hors sujet mais …

    J’ai entendu hier (sur France Info ou RTL ?) un piposophe narcissique échevelé germanopratin (au col de chemise négligé parfaitement étudié et immaculé) défendre une attaque de la Syrie pour dégommer Assad et sauver les habitants de Homs menacés de massacre.

    Ceci même en l’absence de mandat de l’ONU et sans le concours de l’OTAN ! Ingérence humanitaire obligatoire !

    Tout rapport avec la Lybie, Kadhafi et Benghazi ne peut être que fortuit. Idem avec l’Egypte d’ailleurs.

    A ce propos je vous recommande le site de Bernard Lugan, et la lecture de son article sur « La Lybie, un an plus tard », et juste après son éditorial de l’Afrique réelle n° 26″ titré « les cocus de l’an I ».

    Il faut savoir aussi que les insurgés (les frères musulmans ?) sont largement assistés et conseillés par notamment les britanniques et alimentés en matériels et munitions par les mêmes ainsi que par la Ligue Arabe, Arabie Saoudite en tête. J’oublie sans doute la CIA, toujours plus discrète, et Hussein Obama.

    Mais après tout, vous n’avez qu’à lire, écouter, voir notre presse …

    1. J’aimerai beaucoup que ceux qui veulent envoyer des soldats là-bas partent, le fusil à l’épaule, ouvrir le chemin.
      Ceux qui veulent la guerre sont rarement ceux qui vont la faire.

      1. Thomas

        C’était a quelle époque (et dans quelle société ?) que les personnes choissant la guerre devait y envoyer leurs enfants, histoire d’être solidaire ?

  17. Flo

    Voyons! Il est bein évident qu c’est le néo-libéralisme qui est à l’origine de tous les maux.
    Tiens par exemple :

     » Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a lui estimé sur France 2 que Nicolas Sarkozy, en évoquant l’interdiction des retraites-chapeau ou la moralisation des rémunérations, « reprend exactement les propositions » du PS.

    « Nicolas Sarkozy découvre tout à coup les rémunérations excessives, alors qu’il a été l’ami des conseils d’administration », a dénoncé Pierre Moscovici. Le président-candidat « reprend là des propositions qui sont exactement les nôtres », a ajouté l’ancien ministre socialiste. »

    Je crois qu’il a ajouté « autant le faire avec les socialistes ».
    On ne saurait mieux dire.

  18. Marco33

    « aux odeurs d’Hessel « …Vous êtes impayable :D
    Vous avez un don extraordinaire pour nous faire rire de choses qui devraient nous rendre désespéré des zélites de notre pays!

  19. Gerge Sainsbourg

    Franklin Roosevelt, l’homme qui refusa obstinément de supprimer la ségrégation raciale dans l’armée et l’administration ? mais mais mais c’est de la racismophobie indigniatoire ! A quand un collectif Hitler 2012 ?

  20. Web et SEO

    Ah bravo, quitte à choisir un président américain autant choisir Reagan.
    L’autre jour j’entendais une journalotiste américaine parler de MLP en disant d’elle que c’était le « Ron Paul de la France » hahaha… cpef comme vous dites ;)

  21. MKL

    h16,

    Je n’idolâtre personne, et je ne suis pas un anticapitaliste primaire mais juste pour un libéralisme régulé (d’ailleurs pour info je suis freelance…) et pour une finance réellement au service du développement des entreprises et non d’un casino mondial.

    Dernier point concernant la RTT (et j’arrèterai là), en Allemagne 1.5 millions de salariés sont passé à 30h/semaine depuis la mise en place du « Kurzarbeit » depuis 2008.

    Or ils ont depuis une croissance + forte que la nôtre non ?

    Un libéralisme régulé, quelle bonne blague. Si tu savais ce qu’est le libéralisme, tu n’aurais pas besoin d’employer ce genre de bidouille sémantique. Enfin, comparer le Kurzarbeit avec les 35H françaises, c’est au mieux de l’inculture, au pire du foutage de gueule.

    1. wpe

      Ecoute MKL, la réduction du temps de travail c’est de la foutaise, ça ne peut pas marcher, et d’ailleurs ça n’a jamais marché. Si tout le monde travaille moins, tout le monde produit moins également, ce qui fait au final une production globale plus faible à se partager entre autant de monde.

      Ponctuellement, tu peux nous sortir des cas isolés où les salaires ont pu suivre mais en grattant un peu, on se rend compte qu’ils ont soit stagné pendant les années qui ont suivi, soit c’est la productivité du secteur qui a explosé, limitant les effets néfastes de la mesure.

      On ne peut donc pas dire que ça a marché dans certains cas, simplement que ces cas là ont réussi à limiter la casse.

      1. wpe

        « Si tout le monde travaille moins, tout le monde produit moins également, ce qui fait au final une production globale plus faible à se partager entre autant de monde »

        J’aurais également pu rajouter : « ou à échanger contre d’autres bien produits à l’extérieur »

  22. jerome

    @ H16 : est-ce ici ou là ou vous cachetonnez :) que j’ ai fait
    remarquer que les pignoufs en rubrique se la pètent en mettant deux T à belote ?

    En tout cas ce post semble avoir disparu …

    Je suis vexé, mais vexé … c ‘ est de la censure, voila :(

  23. Raphael

    Pourquoi vous autres libéraux voulez toujours opposer état et entreprise privée ? Les 2 sont complètements interdépendants. Sans l’état, pas de gens formés et en bonne santé pour travailler, pas d’infrastructures, etc, nécessaires à la bonne marche des entreprises (ou sociétés). L’Etat n’est pas le méchant qui ponctionne les pauvres entreprises, mais est simplement le chef d’orchestre de LA société, car il faut bien qu’il y en ai un, ne vous déplaise, comme il faut des chefs d’entreprise et des actionnaires. Les taxes (bouh les méchantes) ne sont que la participation (des entreprises et particuliers) à ces dépenses collectives qui servent à tout le monde, y compris à celles-ci!
    De même, les consommateurs (qui sont aussi des employés) achètent aux entreprises qui ont également besoin de ceux-ci. Encore une fois inter-dépendance. Sans répartition du fruit du travail entre les actionnaires et les employés, on fini inévitablement dans le mur. Si les employés n’ont pas les moyens d’acheter le produit des entreprises, qui va les acheter ? Les quelques riches banquiers ? Ils ont déjà tout, ils n’ont plus besoin d’acheter et ne font plus qu’amasser. Il faut que la monnaie circule …

    D’où les différentes propositions, qui ne seront pas faisable sans une forte volonté politique et commune.

    Si la compétitivité peut-être une bonne chose, pour l’innovation par exemple, la solidarité permet de contrer ses effets pervers. Et qui d’autre que les états ou fédérations d’état pour gérer cela ?

    1. « Sans l’état, pas de gens formés et en bonne santé pour travailler, pas d’infrastructures, »

      La farandole des poncifs continue. Et là, c’est même une chenille de fin de banquet, avec trop plein d’alcool aussi.

      Épuisant. Cette inculture économique, politique, historique et géographique est tout simplement épuisante.

      1. Raphael

        Je m’attendais a des réponses d’un autre niveau que de la critique de cours d’école. Venant de quelqu’un qui se targue d’une culture aussi grande c’est décevant.

        Je ne suis pas là pour te moucher et faire ton éducation. Grandis et débrouille-toi.

        Il est vrai que je n’ai parlé que de généralités, et c’était mon but, n’ayant pas le temps de répondre à tous les points, comme l’aberrant « elle entend créer un impôt européen sur les bénéfices des entreprises. » (et autres) qui prouve que l’auteur de cet article n’a que vaguement parcouru les propositions du collectif … sans en comprendre le projet dans sa globalité ni dans ses détails.

        J’ai lu l’imbuvable soupe collectiviste, si. Et c’est bien ça : de la soupe collectiviste. Pour des gens qui ne captent rien à l’économie, c’est un brouet délicieux. Pour les autres, c’est un plat qu’on nous ressert depuis des décennies et qui file toujours autant de maux d’estomac.

        Pour compléter mon intervention sur le rôle de l’état, pourquoi croyez vous que de nombreuses sociétés ayant délocalisé reviennent s’implanter en France et que beaucoup hésitent encore ou on simplement ont renoncé ?
        D’autre part, les chinois ou autres citoyens de pays à bas salaires n’ont pas (ou plus) besoin des « occidentaux » pour créer leurs propres entreprises.

        Tu illustres ici que tu ne comprends même pas où se situe la critique de tes poncifs. C’est simplement affolant. Allez. Au revoir.

  24. Dédé

    A l’attention de H16

    Contrairement à ce que vous affirmer au sujet de l’impôt sur les sociétés,le collectif Roosevelt2012 a raison sur ce point en parlant d’un taux de 40% aux USA.

    Source : KPMG/2007
    Au 01/01/2007,l’impôt sur les sociétés aux USA atteignait bien et même dépassait les 40% (comme au Japon d’ailleurs.

    Une source sur laquelle vous ne collerez pas peut-être l’étiquette de poncif.

    1. A l’attention de Dédé : les entreprises, aux USA, sont soumises à des taxes d’état qui ne sont pas les mêmes du tout d’un état à l’autre. Faire un salmigondi de taxes en mettant dans le même pot le Nevada ou le Texas avec la Californie ou NY est une parfaite idiotie tout à fait en ligne avec l’objectif des cocos collectivistes gluants du cocollectif Roosevelt.

      C’est comme dire « La Pologne – flat tax 15% » et la France (taux de 33%, assez variable dirons nous vu les niches), en moyenne, ça fait 20%. C’est juste complètement con.

  25. Dédé

    A l’attention de H16
    Sur l’impôt des sociétés

    Votre critique est valable si l’on fait une moyenne arithmétique simple des taux d’imposition et non une moyenne pondérée de ces taux par l’assiette fiscale de chaque zone.

    J’ignore comment le taux de 40% pour les USA figurant dans la source KPMG2007 a été calculé mais vu la notoriété de cette société de conseil et d’audit,je suppose qu’elle a présenté un résultat correct.

    Prenons un exemple simple : 3 zones (extension éventuelle aux 50 états USA ou aux 27 pays de l’UE) avec des taux respectifs d’imposition de %15,30 et 45.

    Si l’on fait une moyenne simple,on trouve 30%,ce que vous critiquez à bon escient.

    Mais avec une moyenne pondérée par l’assiette fiscale de chaque zone (resp. 100000,250000 et 3000000 par ex.),on trouve 42,985% que l’on peut arrondir à 43%.

    Le résultat est fort différent de 30% et le plus proche de celui de la zone la plus importante sur le plan fiscal.

    1. Dédé, tu compares des choux et des carottes. Les lois fiscales aux US ne sont pas les mêmes d’un état à l’autre. C’est comme faire la moyenne entre le Qatar et la France et en déduire que bon an mal an, le taux s’établit à 20%. C’est n’importe quoi. Si ça voulait dire qq chose, pourquoi les grosses sociétés s’enregistrent dans le Delaware par préférence ? Gloubiboulga. Et KPMG, comme d’autres firmes, le savent bien mais font ce genre de calculs parce que c’est un truc facile à faire comprendre à ceux auxquels ils vendent leurs paperasses. Et ça marche : tu gobes et tu t’en sers ensuite pour comparer avec la FRaônCe, alors que les couvertures sociales sont différentes, les autres ponctions sont différentes, les horaires sont différents, etc…

      Pfff. C’est comme « tiens, calculons la moyenne de température sur la planète, et regardons si c’est-y pas qu’elle augmenterait par hasard ».

      1. Dédé

        A l’attention de H16

        Même si les lois fiscales sont différentes d’un état à l’autre aux USA on peut calculer une pression fiscale par état : il est toujours plus utile d’avoir une estimation,même approchée,que rien du tout.

        En France,le taux nominal de l’impôt sur les sociétés est de 33% mais les grandes sociétés s’en tirent bien mieux (19%) à force de niches et d’optimisation fiscales que les PME (40%).

        Ce n’est pas parce que la réalité est plus ou moins complexe qu’il faut renoncer à la mesurer,au moins dans ses caratéristiques essentielles.

        Je ne pense pas que nous nous trouverons un point de convergence en la matière et je vous dis donc adieu.

        1. Oui, calculons bien, même quand ça n’a pas de sens physique. Ainsi, on en arrive à la conclusion qu’on souhaite (cas de la Réchauffure Climatouille ou de la Pressure Fiscale) et ensuite, on embrouille le quidam avec ses formules. Désolé, ça ne marche pas. La température globale, ça n’a pas de sens. La pression fiscale globale, ça n’a pas de sens. Et comparer des choux américains avec les carottes françaises pour arriver à la conclusion construite avant raisonnement, c’est un peu gros.

  26. Antoine

    Ce qui me fait rire, c’est les gens soutenant ces réformes que vous traiter toujours de bisounours alors que le slogan des libéraux et libertariens (notamment Bastiat2012) c’est « légaliser la liberté ».
    Grosse blague libéral qui pense encore que les riches sont des gens super gentils qui ne font que d’investir partout et créer des emplois …

    1. Diable diable, je ne comprends pas votre argumentaire : les gens du collectifs roosevelt sont tous des gens dans le 1% les plus riches.
      Vous nous dites donc que ces gens riches ne sont pas super gentils ?
      C’est exactement mon point de vue, voyez-vous.
      Finalement, vous êtes d’accord avec moi, alors.

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