On a trop de travail : boutons les employeurs immigrés hors de France !

La France est un pays merveilleux ou tout le monde est de plus en plus égal. Et comme on ne peut pas rendre tout le monde riche, on a trouvé qu’il était plus simple de rendre tout le monde pauvre. Ainsi, pas de jaloux ! Habile, non ? Et pour cela, quoi de mieux que de rendre le travail illégal ?

Bien évidemment, pour que la société puisse encaisser une telle révolution en profondeur, il faut y aller progressivement.

Tout comme la cuisson du homard ou du crabe, on fera en sorte que chaque étape soit la plus bénigne possible. Ce n’est que l’empilement de ces étapes, de façon ininterrompue, qui permettra d’atteindre le but qu’on s’est fixé : un égalitarisme millimétré avec de bons gros morceaux de collectivisme forcé dedans. Miam !

Une méthode simple est bien sûr de miner, par petits coups de burin législatif, les fondements de la relation entre l’employé et l’employeur. On décidera qu’il faut absolument protéger le premier et considérer le second comme un escroc. Ensuite, il sera facile d’introduire un biais ultra-favorable aux droits des salariés : pour compenser l’abominable asservissement que constitue un travail rémunéré, cette chose hideuse que l’homme pratique depuis des millénaires et qui a permis à tant de civilisations et tant de sociétés de prospérer, on va entourer le travailleur de mille et une précautions, tout en étouffant calmement les employeurs au fil des années et de longs alinéas juridiques. Concrètement, le code du travail est devenu maintenant un tel maquis que tous (je dis bien tous) les employeurs sont susceptibles de fauter. L’État n’a, finalement, qu’à chercher pour trouver.

Une autre méthode consiste bien sûr à partir de postulats imbéciles que seuls des abrutis soigneusement sélectionnés peuvent formuler sérieusement, comme par exemple considérer que la quantité de travail dans un pays donné est une quantité fixe, un gros gâteau dans lequel l’État aura la charge de découper des parts, aussi nombreuses et égales que possibles pour satisfaire tout le monde.

Il faut être un pipoconomiste de classe olympique pour adouber de sa signature un raisonnement aussi pathétiquement débile, et il faut être intellectuellement pourvu de façon aussi étique pour croire ces fariboles sans vouloir même les confronter au réel pourtant si clairement contradictoire. Tous les salariés qui occupent un poste dont l’intitulé n’aurait rien signifié il y a 20 ans (webmestre, community manager, pour ne citer que ces deux-là), tous les millions d’emplois créés ex nihilo depuis les âges les plus sombres du moyen-âge jusqu’aux dernières créations liées à des inventions imprévisibles il y a quelques années attestent que le nombre de postes, le nombre d’emplois n’a jamais cessé d’augmenter : le gâteau grossit, et l’idée qu’il faut faire travailler moins Paul et Pierre pour rhabiller Jacques est tellement stupide qu’elle aura eu le mérite de n’être appliquée qu’à un seul endroit au monde. Jamais copiée, jamais égalée, la France aura tenté l’expérience impensable (qui aura, bien sûr, foiré comme prévu).

Une autre méthode, plus insidieuse encore, consiste – par l’application d’un égalitarisme d’airain – à broyer toutes les volontés dans une machine implacable qui ira jusqu’à se tirer une balle dans le pied si la procédure l’impose. Et ça tombe bien, j’en ai une parfaite illustration ci-dessous (n’hésitez pas à aller voir la vidéo sur Youtube, l’insertion directe n’est semble-t-il pas possible pour des raisons de droit).

En substance, un patron qui emploie une douzaine de personnes a dû les licencier et se condamne à abandonner son activité en France, avec tout ce que ça suppose de taxes collectées par l’État, parce qu’il n’a pas eu les bons papiers pour pouvoir continuer. Il avait un défaut (en plus d’être un patron, donc parfaitement méprisable auprès de toute la clique de cancrelats subventionnés qui lui sont passés dessus) : il était immigré, et sa situation était donc totalement dépendante du bon vouloir de l’administration.

Cette administration qui ne peut vivre que parce qu’il travaille, qu’il fait travailler une douzaine d’autres personnes et que ces individus payent, tous, des taxes et des impôts… à cette administration qui, en échange de tout cet argent, aurait dû lui rendre des services… qui se traduisent par – peu ou prou – une expulsion et une douzaine de licenciements.

Les efforts n'ont jamais tué personne, mais c'est illégal à certains endroits

On imagine ici tout un rang d’âpres fonctionnaires besogneux d’une préfecture quelconque qui auront décidé, au vu du dossier, qu’il n’y avait rien à sauver, rien à faire. On n’a pas de mal à imaginer non plus que cette situation, ici mise en exergue parce qu’une vidéo relate le problème, n’est que la partie émergée de l’iceberg de caca durci que constituent les milliers d’affaires similaires où l’État, par ses préfectures, par ses inspecteurs du travail, par ses procédures URSSAF et autres redressements fiscaux, s’emploie tous les jours à fusiller une bonne fois pour toute la fibre entrepreneuriale dans le pays.

Tiens, au passage, notez que ce sujet n’a pas été abordé pendant le débat entre les deux impotents économiques qui nous servent d’excuse comme candidats à la présidentielle : la paperasserie administrative, ces candidats n’en connaissent rien (des affidés s’occupent de ça pour eux). Les dérives répétées et les comportements de cow-boys des inspecteurs du travail ou du fisc, ils n’y ont jamais été confrontés, et pour eux, ce n’est que ouïe dire, et encore. Le problème ne sera en conséquence pas traité.

Et c’est tant mieux : il ne manquerait plus que la France devienne un paradis pour l’employeur ! Le chômage baisserait, les gens commenceraient à gagner leur vie, à se sentir des velléités de devenir leur propre patron, et pire que tout, à ne plus dépendre de l’État et des politiciens qui le dirigent.

Et ça, ce serait l’horreur absolue, non ?

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Commentaires95

  1. Bisphénol

    Super article !
    Au passage : « relation entre l’employeur et l’employé. On décidera qu’il faut absolument protéger le premier et considérer le second comme un escroc »
    ce doit être inversé entre l’employeur et employé, pour le sens. Enfin non peut être pas…

  2. Calvin

    Ce qui serait l’horreur absolue, c’est que, en gagnant leur vie, certains Français gagnent plus que d’autres !!
    Et, ça, c’est moralement intenable, humainement dégradant, socialement hérétique.
    Blague à part, on parle souvent des paradis fiscaux (gens qui fuient des enfers fiscaux), mais rarement des « paradis laborieux », pays où il est plus facile de s’installer, créer, développer, embauche, quitte à stopper, licencier pour mieux redémarrer, avec des gens qui fuient des « enfers entrepreneuriaux » comme la France.
    C’est quand même un comble qu’on ait laissé les médias et les politiques nous faire croire que ceux qui quittent la France le fuient pour payer moins d’impôts (ah, les traîtres !), alors que le plus souvent, ils cherchent à travailler sans contraintes excessives.

    (Et sur la forme, ce n’est pas plutôt « Jamais copiée, jamais égalée, la France… » ? Et au tout début, j’aurais mis : « On décidera qu’il faut absolument protéger le second et considérer le premier… »)

    1. Higgins

      Moi, j’ai bien apprécié l’analyse faite par Bruno Bertez sur son blog Lupus (http://leblogalupus.com/2012/05/03/les-cles-pour-comprendre-de-lire-le-debat-ou-le-debat-des-delires-par-bruno-bertez/): « …Ce que nous voulons pointer, c’est le fait que l’efficacité du discours névrotique au niveau social, au niveau des interrelations ne garantit pas l’adaptation au monde réel, au contraire. Plus une société est prise dans sa névrose, ou ses névroses, et plus elle est inadaptée. La névrose de la solidarité, celle de l’égalité, ne garantit pas l’adaptation du groupe aux conditions extérieures, son progrès ; elle garantit en revanche des relations confortables, harmonieuses, au sein de ce groupe. La fonction de la névrose est de permettre une fuite hors de la réalité. Elle est un moyen d’éviter de s’adapter à une nécessité réelle, pénible, désagréable, angoissante…
      Le problème de la névrose, c’est la réconciliation avec la réalité. La névrose ne garantit pas la meilleure adaptation, ni même la survie… ».

      Qu’en pense notre Psy favori (http://psychotherapeute.blogspot.fr/)?

  3. something

    En France, il n’est question que d’employeurs et jamais d’entrepreneurs. Un détail sémantique qui en dit long sur l’état d’esprit de ce pays…

      1. Maruška

        oops
        Dieu a créé la Terre.
        il y a mis de l’eau, de la terre, des montagnes des volcans.
        Il s’est particulièrement appliqué sur une région: mer, beaux paysages, montagnes, climat agréable.
        Il a décidé d’appeler cet endroit LA FRANCE.
        Sur ce, toutes les autres régions du monde se sont révoltées. Pouquoi avoir créé un paradis sur Terre? Pourquoi seulement à un endroit?
        Dieu, alors, pour compenser, a créé les français.

        1. Before

          Pourquoi est-il beaucoup moins cher de téléphoner depuis l’Enfer vers la France que vers n’importe où ailleurs ?
          Les appels locaux sont forcément moins chers….

  4. Camille Lienhard

    Exemple efficace, superbe article ! qui mérite d’autant plus, du coup, d’être délesté de petites coquilles 😉 :
    – On décidera qu’il faut absolument protéger le premier et considérer le second comme un escroc. (Inversion déjà signalée)
    – cette chose hideuse que l’homme pratique depuis des millénaires et qui A permis
    – Jamais copiéE, jamais égaléE, la France aura tenté l’expérience impensable

  5. infraniouzes

    Soyons honnête; vous n’allez pas soutenir ces salauds de patron qui obligent de malheureux jeunes à se lever le matin à 6:30 ou 7:00 pour aller au boulot. Pour quoi faire ? Se faire crier dessus par des chefaillons incapables, qui n’y entendent rien alors que eux, avec leur bac+5/6, savent tout mieux faire que lui.

    Vivement ce soir qu’on refasse le monde avec nos potes, avec force bières, pizza froide et joints bien roulés. Et si ça nous mène jusqu’à 5:00 du matin c’est qu’on avait des choses à se dire. Voilà la vraie vie. Et vive la fête de la musique et de la bière réunies. C’est ça la civilisation….et le développement durable nous aidera y voir plus clair.

    1. Paf

      pourtant tu devrais etre content, c’est un sale arabe! peut-etre meme qu’il est homo! allez, dehors le bicot pédé!

  6. Florian

    Merci pour ce très bon article!
    Je ne peux que vous rejoindre sur le constat « employeurs/employés ». Il n’y a qu’à voir ce que peuvent se permettre les employés sans aucunes sanctions possibles…Ce matin même, une de mes salariées qui commençait à 8h, ne m’a contacté qu’à 9h30 pour me dire qu’elle était malade et ne pouvait venir…et je passe sur ses collègues qui n’ont pas signalées son absence!

    1. Calvin

      Je m’insurge contre ce commentaire douteux.

      Voilà l’attitude intolérable de ces dirigeants-voyous !
      – On ne peut pas obliger un gentil employé, certes malade, qui se réveille forcément à 9h28, à avertir sa hiérarchie à 7h58.
      – On ne peut pas obliger les employés à dénoncer les camarades absents. Même si on les appelle des « collaborateurs ».

      A mort les patrons qui exploitent les honnêtes gens (obligés de travailler parce que le RSA, c’est pas assez pour vivre) !
      A bat les Sanksion (sic) encore existantes comme les blâmes (trop durs pour des gens formés à l’Education Bisounale) ou les remarques déplacées (pour qui se prennent-ils ? exiger la ponctualité ? dans le pays de la SNCF ??)

      Enfermons ce Florian, illico. Il n’est pas Français, ce môssieur !

    2. sa0000

      Moui… Si l’on met à part les simili-malades, on peut comprendre que quelqu’un qui est suffisamment HS pour ne pas aller au boulot et qui visiblement n’a pas une place centrale dans l’entreprise (sinon vous auriez sans doute remarqué son absence sans qu’on aie besoin de vous la signaler) ne se précipite pas forcément à 8h02 pour téléphoner à son employeur…
      Quant à ses collègues, s’ils ne sont pas directement concernés par son travail, je ne vois pas pourquoi ils devraient se précipiter pour se mêler de choses qui ne les regardent pas. C’est au manager de s’apercevoir qu’il manque quelqu’un dans l’équipe et de prendre les mesures adéquates. C’est ça aussi, encadrer.

    1. Totallystone

      Ne vous inquiétez pas, sur les chantiers, dans les restos et sur les exploitations agricoles on fera ce qu’on a toujours fait.
      Si ce n’est plus légal on arrêtera juste tout les salaires payés en liquides le seront au noir. Donc plutôt que diminuer la fraude cette dernière va augmenter.
      De bonnes intentions (quoi que…) de mauvaises décisions.

  7. Lib

    J’ai eu récemment le plaisir ambigu d’aller au tribunal de commerce pour tenter d’éviter la faillite à une PME. On était convoqués à 14h, il y avait une quinzaine d’autres boîtes convoquées à la même heure.

    Pendant qu’on attendais tous, le haut-parleur appelait les entreprises à l’audience une à une.

    Une chose m’a rapidement frappé. Dans les 2 tiers des cas, c’était « URSSAF contre entreprise X ».

    T’arrives pas à payer un créancier (fournisseur, banquier, autre), tu peux discuter. T’arrives pas à payer l’URSSAF, tu crèves.

    1. Bien sûr. L’URSSAF doit être responsable d’une énorme quantité des faillites (et donc, du chômage) du pays. Les douanes, les inspecteurs du travail et du fisc sont à eux seuls responsables de plus de la moitié de la misère en France.

      1. Pandora

        Je ne suis pas sûre de mon information mais j’ai lu qu’en Allemagne, l’État était le dernier créancier servi en cas de faillite après tous les autres.

        En France, c’est exactement l’inverse : l’État mafieux se sert en premier, puis les salariés et enfin les fournisseurs « autres » (normaux, quoi). Grâce à ce système juridique, on peut assurer que l’État (ou les assurances sociales qu’il a « nationalisé » en s’accaparant de leur budget) est responsable de bien des faillites.

        D’autant plus que c’est un très mauvais payeur et qu’il impose aux entreprises des délais de paiements qu’il ne respecte pas lui-même.

    2. infraniouzes

      Normal…. On ne va pas priver les 13 000 ou 14 000 salariés du machin de leur gagne-pain ni causer du trouble à l’exécutif de F.O. C’est sa chasse gardée, son patrimoine personnel, sa vache à lait.
      Alors, allez au diable tous les écornifleurs, les empêcheurs de danser en rond, et autres trouble-fête de bas étage. Circulez, y a rien à voir….

  8. poney

    « Une méthode simple est bien sûr de miner, par petits coups de burin législatif, les fondements de la relation entre l’employeur et l’employé. On décidera qu’il faut absolument protéger le premier et considérer le second comme un escroc. »

    l’inverse non ? je vois mal l’Etat considéré les employés comme des escrocs et protéger les employeurs 🙂

  9. Calvin

    En tout cas, pour la Patrie des Droits de l’Homme, c’est quand même honteux que les employeurs immigrés soient aussi mal considérés que les employeurs Français.
    Que fait la Halde, que fait SOS Racisme ?

    1. something

      Mais que n’est-il aller vendre du shit ou brûler des voitures ? C’est sa faute, il ne peut s’en prendre qu’à lui même !

  10. Deres

    A noter que la politique économique préconisée par Hollande est identique à celle mené par la Japon depuis 20 ans, appelé d’habitude les décennies perdus. Taux d’intérêt artificiellement bas, épargne des particuliers détournée vers la dette d’Etat, secteur bancaire aux ordres, investissement massif dans des infra-structure somptueuses mais inutiles. On voit donc bien que cela ne mène nullement vers une catastrophe libératrice mais vers une continuation tranquille du déclin en pente douce et sans espoir de sortie …

    1. Jesrad

      Oh il y a bien une différence, de taille: la crise latente de liquidités qui continue de sévir actuellement. Rendez-vous en Septembre/Octobre pour reparler de taux d’intérêt, note de crédit et problèmes de trésorerie.

        1. Deres

          Vous êtes naïf. La magouille politique n’a pas de limite. Le président peut très bien forcer les banques françaises ou les épargnants français de manière direct ou indirect à acheter de la dette de l’Etat au taux qu’il désire en légiférant, par décret si nécessaire. Je suis certain que beaucoup à gauche crieront même au génie dans ce cas là. Il peut aussi faire un putsch à la BCE. Le directeur de la Banque de France (nommé par le président) y siège ainsi que les directeurs des banques nationales des pays du Sud. Son indépendance est donc toute relative … Si nécessaire, il peut même nous faire sortir de l’euro et nous imprimer des francs autant qu’il veut. Il peut aussi créer une nouvelle catégorie de koulaks à exproprier pour payer les dettes sans toucher une majorité de français. de manière plus soft, cela prend la forme d’impôts très spécifiques avec des taux vexatoires. Les propriétaires loueurs par exemple sont des bonnes cibles. Des solutions politiques existent en grande quantité. Seule la morale limite leur utilisation.

  11. christo

    C’est un dossier fondamental.

    Les politiciens clowns n’arrêtent pas de gloser sur le coût du travail, mais ils oublient la moitié du problème : les coûts liés à l’organisation du travail… !

    Personne n’en parle.Personne n’ose dire : il faut démanteler le code du travail. Ni plus ni moins.

    Personne ne parle des effets de seuils. regardez les stats sur les PME/PMI… Il y en un paquet à 49 employés…. Et le chiffre s’effondre à 50… Ca n’étonne personne.

    Je suis dans une petite PMI à plus de 50… je ne vous raconte pas le souk avec le comité d’entreprise, le CHSCT, les obligations, tout le blabla. Du délire.

    On prépare un plan de licenciement écos (eh oui, comme… tout le monde). Là aussi c’est de la démence. Avec de toute façon même si on évite les vices de forme (au prix d’avocats très chers et de bcp de paperasses), un risque prudhommale permanent.

    Bref… Au-delà des charges directes (problème très important, je n’essaye pas de l’amoindrir)… il y a les charges « indirectes ». Qui coûtent aussi de l’argent, mais de manière diffuse, et qui coûtent du temps.

    Et qui au final… font peur. Empêchent très clairement les patrons d’embaucher.

    Du boulot il y en a. Si j’étais libre, j’embaucherais.

    L’économie de la France est dirigée, étatisée. Après tout pourquoi pas, si c’est le souhait des veaux…. Mais il faut en accepter le prix : misère, chômage permanent et structurel.

    Or les veaux français se plaignent ! C’est ça qui me défrise.

    De toute façon, « vous qui pénétrez ici, perdez tout espoir ».

    Il n’y aura pas de « réforme ». On a dépassé ce cap depuis très longtemps.

    La seule stratégie valide maintenant : c’est de précipiter l’effondrement. Toucher le fond de la cuvette.

    Condition nécessaire pour pouvoir… remonter.

    1. Calvin

      Je souscris à 100%.

      Par contre, la stratégie de l’effondrement (même propulsée par les employeurs, à la Ayn Rand) risque de se faire attendre.
      Chaque personne a ses choix, ses responsabilités.

      Si toi, tu jettes l’éponge, ton concurrent y verra une aubaine.
      Les politiques comptent là-dessus. Pour chaque loi inepte, on trouvera des flagorneurs (qui soutiennent) mais aussi des lâches (qui, par inaction, cautionnent).

      1. Deres

        Surtout que l’effondrement n’est pas garanti. Comme aucune alternative n’est offerte au français, il demande encore plus de socialisme étatique en espérant que la source de leur maux finissent par en devenir le remède … C’est la fuite en avant, mais il n’y a pas de mur pour nous arrêter … Même l’influence extérieur a ses limites. On voit bien que Hollande préfère dénoncer tous les accords européens plutôt que de faire des efforts en interne. La politique n’a pas de limite.

      2. gem

        l’effondrement est garanti mais il prendra des décennies. Le pire système du monde (l’URSS) a tenu 3/4 de siècle. l’Argentine, de crises en crises, descend lentement le classement relatif des pays depuis l’époque où elle aurait siéger dans le G7 si il avait exister (les années 30 et 40) ; avant elle la GB avait montré la voie, dégringolant lentement de la première place au début du siècle au rang de « modèle » (sarcasme) de pays en voie sous-développement dans les années 70, jusqu’au sursaut thatchérien.
        Compter sur l’effondrement pour nous soigner du socialisme ? autant compter sur la mort pour nous guérir de la peste : ça marche, mais on est bien avancé après ça …

    2. Pandora

      Les Américains, ironiques, estiment que la France est le pays où le communisme a réussi… ils n’ont peut-être pas tort… mais pour combien de temps ?

      1. channy

        christo casser le code du travail ok, mais rétablissons une contrepartie à savoir le déplafonnement des indemnités du tribunal des prud’hommes..comme c est le cas aux Usa par exemple .;chaque fois qu’ un de mes employeurs m a dit il faut casser le droit du travail et que j ai rétorqué ok mais on déplafonne les indemnités aux prud’hommes j’ai eu droit a des cris orfraies..

        vous en pensez quoi?

  12. Deres

    La lutte contre les entrepreneurs va être encore plus subtil que cela. Hollande a promis de capter l’épargne des français pour la diriger vers les « bonnes » entreprises et de créer un fond d’investissement souverain massif. Donc les grandes entreprises françaises déjà bien acoquiné avec le pouvoir vont se retrouver avec un Etat actionnaire qui bien évidemment ne cherchera jamais à influer sur leurs choix, nomination de dirigeant et retours d’ascenseurs divers et variés … Idem pour les petites. Le fait d’obtenir de l’épargne publique sera un critère important pour que les banques veulent bien vous prêter pour créer ou développer une entreprise … Les réseaux étatiques ayront encore plus d’influence qu’actuellement. Si cela se trouve, les hauts fonctionnaires en mal de pantouflage, au lieu de créer des associations originales pour collecter des subventions et des honneurs se mettront même à créer des entreprises afin de récolter les investissements étatiques à leur profit !

    1. douar

      très drôle en effet: le verbe « légiférer » revient souvent dans les propositions du commentaire. C’est comme si on ordonnait « soyez spontanés », ça ne peut pas marcher.

  13. H.

    Que rajouter ? Tout est dit !
    Je pourrais développer, accroitre mon activité et embaucher.
    Non, je préfère refuser des clients.
    Au moins, je dors tranquille.
    Les gens que j’embaucherais ? Qu’ils se démerdent et continuent à chialer des droits, des aides et de l’assistanat.

  14. ronsardenprison

    « Concrètement, le code du travail est devenu maintenant un tel maquis que tous (je dis bien tous) les employeurs sont susceptibles de fauter. L’État n’a, finalement, qu’à chercher pour trouver.»

    C’est un grave problème en effet – qui n’est hélas pas limité au code du travail. La législation pénale est si enveloppante qu’un juge qui ferait une application systématique des textes pourrait, sans avoir à déformer les faits ou à interpréter de manière absurde la législation, envoyer 99% des Français derrière les barreaux.

    De fait, sur chaque Français pèse une épée de Damoclès que l’autorité judiciaire pourra faire tomber – en toute légalité ! – sur les individus gênants. En gros, les juges sont investis d’un pouvoir discrétionnaire leur permettant d’envoyer qui ils veulent en prison ; ils ont carte blanche pour cela.

    Comme l’écrivait Turgot :

    « … il reste toujours à la merci d’un corps puissant qui a, dans la rigueur des lois qu’il a suggérées au ministère, un moyen facile d’écraser le négociant ; car (et ceci n’est pas un des moindres abus) il existe plusieurs lois de ce genre impossibles dans l’exécution, et qui ne servent aux fermiers qu’à s’assurer de la soumission des particuliers par la menace d’en faire tomber sur eux l’application rigoureuse »

    En revanche, je ne souscris pas du tout à votre illustration de l’ « égalitarisme d’airain ». L’égalité devant la loi, i.e. l’application à tous de la même norme, n’est pas de l’« égalitarisme ». Vouloir limiter cet « égalitarisme »-là reviendrait à confier aux bureaucrates le soin de décider eux-mêmes si la loi doit être appliquée ou non dans chaque cas particulier. Soit vous êtes pour la liberté totale d’immigration, soit vous être contre. Mais vous ne pouvez pas faire grief à l’Administration de ne pas faire d’exception à l’application de la loi.

    1. Je parle bien d’égalitarisme, pas d’égalité. Non seulement, ils veulent des gens égaux devant la loi, mais ils étendent la loi aux qualités ; il ne doit plus y avoir de riches, de pauvres, d’intelligents, de moches ou de beaux, seulement des êtres gris et similaires.

      1. ronsardenprison

        Mais justement, votre exemple, l’expulsion d’un clandestin, ne relève pas de l’égalisation des « qualités » (ou alors, seulement dans un sens très indirect). Ce n’est pas pour uniformiser la population que l’Etat refoule (mollement) les étrangers qui sont venus en France sans autorisation, mais pour faire respecter l’ordre public. A partir de là, si vous autorisez l’administration à faire des « exceptions » à la loi, vous mettez l’isonomie au rancart.

        1. Bon, ok, n’importe quoi.
          L’administration applique une loi profondément stupide et d’une. De deux, et c’est dit dans le reportage, lorsque la situation justifie que l’immigré est intégré, gagne sa vie honnêtement et contribue de façon positive à la société, il n’est pas besoin de l’expulser. La loi permet cette souplesse. On choisit ensuite de l’utiliser, ou pas. Ici, on a simplement à faire avec des cancrelats de l’administration qui ont un parti-pris, celui de faire jouer l’expulsion *en dépit* des bénéfices de l’entrepreneur. C’est pourtant simple à comprendre.

        2. ronsardenprison

          « L’administration applique une loi profondément stupide »

          Ah ben voilà, c’est dit. Je dois dire que je ne m’attendais pas un tel niveau d’inconscience. L’installation sur le territoire national de millions d’individus imprégnés d’une culture profondément prédatrice et liberticide est un danger aussi grand pour l’ordre libéral que l’accroissement démesuré des pouvoirs de l’Etat, mais les lois visant à contrôler l’immigration sont « profondément stupides ».

          « c’est dit dans le reportage ».

          Je ne m’attendais pas non plus à autant de naïveté. On est assommé à toute heure de la journée par des torrents de propagande pro-immigration qui jouent sur la corde émotionnelle en sélectionnant des cas anecdotiques, souvent controuvés, d’ailleurs, et vous, vous prenez ce reportage pour argent comptant. Vous êtes-vous seulement demandé pourquoi le type n’avait pas vendu son entreprise ou son fonds de commerce au lieu de licencier ses salariés ? Ce reportage sent l’entourloupe à plein nez.

          Du reste, quand bien même le clandestin en cause serait une Chance Pour la Société, se limiter à l’examen de son cas particulier constitue un grossier manquement au principe du « ce qu’on voit, ce qu’on ne voit pas » (que l’on pourrait rebaptiser pour l’occasion le « sophisme de la voiture brûlée »).

          L’opportunité des lois anti-immigration doit être examinée sur la base du comportement de TOUS les immigrés, pas seulement sur celui des « bons ».

          « La loi permet cette souplesse. »

          Mais je suis justement en train de vous expliquer que la loi n’a pas à faire preuve de souplesse. En matière politique, l’esprit tue et la lettre vivifie. Il convient de limiter au plus la puissance législative mais, quand une loi est nécessaire, il faut qu’elle soit applicable à tous de la même manière. Il y a d’ailleurs une contradiction à demander de la souplesse dans l’application des lois et à se plaindre constamment du trop grand nombre de fonctionnaires. Qui dit « loi souple » dit « bataillons de fonctionnaires pour la mettre en œuvre ».

          « On choisit ensuite de l’utiliser, ou pas. »

          Le problème est précisément que, dans ce contexte, il n’y a pas de « on ». « On » ne délibèrent pas « tous ensemble », main dans la main, sur la question de savoir s’il convient ou non « d’utiliser » une loi. L’idée fondamentale du libéralisme est que les fonctionnaires et les particuliers ont des intérêts divergents, que les fonctionnaires sont un loup pour l’homme, qu’il ne faut pas leur faire confiance. Les partisans de l’Etat maternant ont toujours recours à ce « on » pour désigner l’Etat et escamoter au passage la divergence fondamentale d’intérêts.

          1. C’est très bien, je n’aurai pas trop à me fouler pour répondre, ta première réponse en disant très long sur ce que penses.

        3. Paf

          « l’expulsion d’un clandestin »

          *facepalm*
          *facepalm*
          *facepalm*
          *facepalm*
          *facepalm*
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    2. Flo

      « En gros, les juges sont investis d’un pouvoir discrétionnaire leur permettant d’envoyer qui ils veulent en prison ; ils ont carte blanche pour cela. »

      Certes, mais il leur faudra en plus avoir la main lourde, car en dessous de deux ans ferme les peines sont peu souvent éxécutées (même sous notre actuel gvt ultra sévère qui rappelle les heures les plus sombres etc…), et/ou que les faits reprochés soient très graves, car un type qui a fricoté (au minimum) avec le 1 % logmement est condamné à 10 mois avec sursis.

      1. Paf

        il faut juste avoir un sens citoyen de la gravite:
        -embrouille avec l’URSSAF: tres grave
        -viol en reunion+immolation a l’essence : pas trop grave

      2. ronsardenprison

        « En gros, les juges sont investis d’un pouvoir discrétionnaire leur permettant d’envoyer qui ils veulent en prison ; ils ont carte blanche pour cela. »

        Certes, mais il leur faudra en plus avoir la main lourde, car en dessous de deux ans ferme les peines sont peu souvent éxécutées (même sous notre actuel gvt ultra sévère qui rappelle les heures les plus sombres etc…), et/ou que les faits reprochés soient très graves, car un type qui a fricoté (au minimum) avec le 1 % logmement est condamné à 10 mois avec sursis.

        Il n’est pas exact de dire que « les peines sont peu souvent exécutées ». Certaines catégories de peine le sont effectivement très peu. Les catégories en cause sont celles qui ont trait aux délits ordinaires, aux « vrais » délits, ceux qui portent atteinte aux droits de propriété ou à l’intégrité des personnes. En revanche, d’autres peines – celles qui concernent les infractions économiques en particulier – sont souvent prononcées et régulièrement appliquées (sauf quand elles concernent le secteur public, évidemment).

        Il est important de réaliser que les concepts de « loi » et de « légalité » sont devenus obsolètes et ont d’ailleurs été abandonnés. Dans les temps anciens où le principe de « légalité » dominait, il était possible de savoir à l’avance, et de manière précise, quels comportements il était autorisé d’adopter, quels comportements étaient prohibés.

        Depuis quelques années, les concepts de « réponse pénale » et de « risque pénal » ont remplacé celui de « loi pénale » La loi ne sert plus à rien. Tout dépend de la volonté du juge. Et cela marche dans les deux sens : non seulement, on peut être sanctionné pour des faits parfaitements légitimes, mais aussi, en sens contraire, on peut commettre des crimes et ne pas être condamné, parce que le juge ne le trouvait pas opportun.

        La mansuétude des fonctionnaires pour la racaille est du reste parfaitement compréhensible, compte tenu des nombreux similitudes de comportement entre les deux groupes : les deux recourent à la violence pour atteindre leurs objectifs.

        L’alliance entre l’Etat et la racaille, entre le trône et la capuche, est ancienne et a d’ailleurs été théorisé dans ce qui constituait alors le laboratoire d’analyse de la modernité. Les Soviétiques avaient en effet mis au point le concept de « socialement proche ». Pour reprendre les mots de Liberpédia :

        « Socialement proche est le terme officiel employé dans les régimes socialistes pour désigner les prisonniers de droit commun: voleurs, escrocs, vandales, bandits, violeurs, assassins, racketeurs et autres mafieux.
        Le terme s’oppose à ennemi du peuple, qui qualifie toute personne s’opposant au régime par ses actes, ses pensées, ses valeurs: contre-révolutionnaires, dissidents, commerçants honnêtes, personnes échangeant pacifiquement sur le marché noir.

        Pour les socialistes, les « droit commun » sont « socialement proches », parce qu’ils sont des « victimes » des méfaits du capitalisme et des vices bourgeois, et parce qu’ils partagent les mêmes valeurs de « redistribution » forcée au détriment des producteurs et au bénéfice des « défavorisés ». Les socialement proches sont des affranchis, tout comme les membres légitimes du régime. Ils sont proches du régime, mais n’en font pas partie: ce ne sont pas des spoliateurs légaux, d’où leur emprisonnement quand ils sont pris. Ils ne jouent pas dans la cour des grands.

        Les socialement proches ont vocation à avoir de faibles peines, à être bien traités, et à s’occuper de pourrir la vie aux caves — que ce soit en camp ou parmi la masse des citoyens en liberté surveillée. Ainsi, l’attention des caves est distraite, et la protection offerte par les [noble]s leur paraît bien agréable, « nécessaire » et désirable en comparaison. Il est tellement amusant pour les nobles de regarder les koulaks et autres moujiks se débattre sous les coups des socialement proches! »

        http://fr.liberpedia.org/Socialement_proche

        1. oli71

          Etre capable d’asséner « Mais je suis justement en train de vous expliquer que la loi n’a pas à faire preuve de souplesse » (un de vos posts précédents) c’est vraiment être gravement atteint.

          Effectivement vous avez le pays et l’administration que vous méritez…

    1. Paf

      bizarrement, l’experience semble prouver que c’est pas si faux.Dommage que les pays touches finissent par ressembler a des depotoirs/terrains vagues boueux avant leur renaissance.(Je pense a l’europe de l’est)

      1. Deres

        L’expérience a surtout prouvé que cela prenait souvent 50 ans pour que le socialisme une fois installé lâche prise. J’ai peur d’être mort d’ici là … je rappelle également qu’il est toujours présent en Corée du Nord et à Cuba, donc que cela peut facilement durer encore plus longtemps …

        1. Paf

          au passage un rescape des prisons nord-coreennes a sorti un livre recemment, ce qu’il y decrit depasse l’imagination.Pour camper le decors, il est ne en prison.donc criminel de naissance.Et le reste est a l’avenant.Bien entendu le livre est gerbant.Bien entendu rien a voir avec Cuba ( qui est sympa) ni les pays socialistes (qui sont des democraties citoyennes et festives a l’abri de cela)

        2. Deres

          Sans compter que la sortie de tel système passe souvent par des coups d’Etat. Le régime qui suit est souvent plus ouvert économiquement mais n’est généralement pas un lieu de liberté individuel. Le contrôle étatique en particulier ne disparaît jamais totalement car il est l’a-panache aussi bien des totalitarisme de droite ou de gauche …

        3. Berdol

          Et en plus après 50 ans, ça met au moins 50 ans pour remonter la pente : Cf la révolution française et le retour à une économie dynamique : Au moins 50 ans. Le redémarrage réel ayant commencé sous le second empire.On peut aussi regarder ce qui se passe en Russie aujourd’hui : Ce n’est pas encore le paradis…

        4. ph11

          On ne peut pas dire non plus que le système russe soit favorable.
          La Fraônce est sortie ruinée de la WWII et il n’a fallu qu’une seule génération pour remonter la pente. Par contre, la génération suivante…

  15. François Muflan

    Le travail salarié sera aboli ! les seuls qui peineront à la tâche seront les kapitalistes bourgeois réakzionnaires anti-zapatistes et les banquiers juifs apatrides anti-bolivariens et contre-révolutionnaire .
    Les travailleurs du peuple iront servir l’industrie national, sociale et durable en chantant les louanges du bien-être kollectif et du vivre-ensemble, accompagnés par les joyeuses troupes subventionnées et festives d’artistes du peuple .

  16. NEV

    Joli le « webmestre », dommage que ça soit à côté de « community manager » et non de « médiateur de conversations interactives » 😉

  17. Paf

    la fRance est un pays de cons mais les administrations, préfectures et autres cliques d’état font un effort pour s’élever au statut de Gros Enculés.
    Dans le cas present il s’agit d’une prefecture, quelle surprise.
    Il y a une dizaine d’annees quand je suis parti j’ai fait don de ma moto a mon papa pour qu’il la stocke et la vende, moi j’avais pas le temps; j’ai envoye une notification a la prefecture qui l’a promptement refusée (probablement en moins de trois mois mais plus de deux vu que j’étais déja loin quand ils ont envoyé le refus a mon adresse plus valable, ces cons.Mon papa mentionné dans le document n’a jamais été contacté.)
    bien entendu dans ces conditions la revente du bien a été compliquée, meme si acceptée (et la on se demande bien pourquoi) par une autre préfecture.Faudrait savoir.
    ma réaction en apprenant presque dix ans plus tard ce refus de don a été ‘mais de quoi je me mele? » – la ou je vis aucune administration ne refuserait un don, ca n’a aucun sens.c’est de la débilité pure et simple.
    Je ne suis pas surpris que ces anes batés n’aient pas de bon sens: ils ont le pouvoir, ce qui est largement mieux et cause légitime pour faire chier tous les autres: chez moi on appelle ca un control freak, bizarrement il n’y a pas d’expression en francais pour decrire ce caractere pourtant omnipresent.La paille et la poutre, tout ca…
    La fRance étant un pays de cons (je l’ai déja dit?) ou les relations sociales presque systématiquement impropres sont perclues de frustration, je ne serais pas surpris que les anus (ani?) de préfecture éprouvent un grand bonheur a pourrir la vie des autres.

    1. Maruška

      En effet je pense qu’ils éprouvent un réel plaisir à pourrir la vie des autres puisque comme disait H16 plus haut, ils cherchent à transformer les gens en personnes grises et similaires (eux le sont déjà et sont jaloux). Si quelqu’un a le malheur d’avoir une vie sociale, une carrière professionnelle ou des biens lui appartenant (quelle horreur!), il FAUT lui mettre des bâtons dans les roues.
      J’ai également des tonnes d’aventures complètement surréalistes avec l’administration française… j’ai bien fait de partir et ne compte pas revenir!

    2. gem

      Un grand bonheur ? même pas. Je les connais, ils sont justes très cons. Et ils souffrent (parce que faire un boulot de cons dans une préfecture, je vous assure, ça fait souffrir ). Il est très dur de supporter de souffrir seul, et il est plus facile de faire souffrir aussi les autres que de faire cesser sa propre souffrance.

      N’oubliez pas la règle de base : « pas besoin d’attribuer à la méchanceté ou au complot ce que la bêtise suffit à expliquer ».

    3. Théo31

      Rien de neuf sous le soleil. Le but du socialisme c’est d’asservir la société civile à des gros connards de bourreaucrâtes, à des merdes humaines incapables de diriger leur vie mais capables de tout pour faire chier les autres. Je suis certain que certains ont des érections quand un pauvre gars vient au guichet demander un peu de pognon ou d’aide.

  18. Deres

    Trop fort le titre de l’éditorial de l’Immonde : « Vivre ensemble ».
    H16, vos caricatures ne forcent pas assez le trait tant la réalité les rattrapent et les dépassent !

    A propos de la bien pensance omniprésente, mielleuse et incontestable qui nous attend en cas de victoire de Flamby, je dirais juste que cela a déjà commencé …

        1. Bruxibru

          Ha oui, très bon,

          Je ne te cache pas qu’à la vu de ce signe, quelque soit la manière dont il est orthographié, je perds facilement mon humour.

  19. Bruxibru

    Je regardais les infos, là. Comme ca, un pur moment de masochisme, sur FR2.

    « Le conseil constitutionnel annule la loi sur le harcèlement sexuel, car, elle définie le harcèlement sexuel, comme étant le harcèlement sexuel » (sic).

    On a payé les journalistes, les élus, le conseil constitutionnel et j’en oublie, évidemment.

    Et dans une analyse que je veux profonde, dans une pure approche épistémologique, qui plus est Kantienne, y a-t-il des jugements synthétiques à priori ?

    Voila une question qui a occupé les plus beaux esprits, alors que le vrai problème est ailleurs :

    La question qu’il faut se poser, c’est : y-a-t-il autre chose que des jugements analytiques à priori chez nos élus (et sa cours) ?

    Ca être dur, c’est va être froid, ca va être sombre et ca va être long, (pour reprendre la forme rhétorique d’un abruti populaire).

    Enculés !!!

    1. Paf

      « Et dans une analyse que je veux profonde, dans une pure approche épistémologique, qui plus est Kantienne, y a-t-il des jugements synthétiques à priori ? »

      euh pourrais tu expliquer c’est trop och pour moi la coco

      1. Bruxibru

        A priori : sans expérience
        jugement analytique : un cercle est rond,
        jugement synthétique : cette chaussure est noire.

        Le jugement analytique n’est qu’une tautologie, une répétition, contenue dans la définition.

        Le jugement synthétique naît, au moins essentiellement, de l’expérience (à postériori).

        Y a-t-il des jugements synthétiques sans expérience (à priori donc), comme le bien en soit, bref la moralité pour tous, c’est ce qu’à voulu démontrer Kant, Nietzsche l’a découpé en rondelles.

  20. Bruxibru

    On peut même regretter la dignité ridicule de Giscard et de son « Au revoir ».

    Celui là, il sera parti comme ca :

  21. Baudricourt

    Mais qu’est-ce qui me prends ? à la veille de jumeler nostre pays avec la Corée du Nord, j’entreprends… Phase paperasserie, courir divers organismes étatiques, éclatés aux quatre coins d’une ville en plein travaux! à croire que c’est fait exprès !

  22. Général Bol

    « à la veille de jumeler nostre pays avec la Corée du Nord »
    Quoi ? Ce n’est pas déjà fait ?
    Baudricourt : corvée de patates pendant un mois, ça vous apprendra à douter des forces révolutionnaires et festives de notre bon Frankistan.
    Rompez.

  23. Alex6

    Puisqu’on tape a raison sur l’hexagone, phare indepassable de l’humanite, voila le resultat de plusieurs semaines de tractations avec le consulat de France a Sydney: « Desole, vous n’aurez pas votre passeport a temps »
    C’est vrai que la demande a ete faite fin mars 2012, que sur le formulaire il n’y avait strictement aucune indication sur les papiers a fournir avec la demande et qu’il etait indique que la procedure demandait un mois max.
    Le probleme final venant de la necessite de faire les empreintes et il n’y a qu’une machine pour toute l’Australie. La prochaine seance sur Sydney sera le 24 mai soit une semaine apres mon depart, genial.
    Heureusement, j’ai du gras sur mon passeport actuel et n’aurait donc pas de problemes.

    Pour la demande de passeport australien, on a recu le passeport en recommande 10 jours fermes apres avoir envoye notre dossier. No comment et fuck l’administration francaise.

    1. gnarf

      J’ai la meme chose en ce moment. J’ai fait une demande de renouvellement de carte d’identie fin mars, et je me suis deja prepare a ne pas pouvoir prendre de vacances cette annee.
      Cette andouille du consulat a refuse de me laisser mon ancienne carte d’identite. Je suis donc sans papier, a l’etranger, bloque, au bon vouloir de l’administration.

  24. channy

    La France est un pays merveilleux;Aux USA, si un mexicain crée sa boite et crée 10 emplois, il obtient sa carte verte.En France? on l expulse car un con de fonctionnaire ne lui a pas donné les bons conseils pour avoir le bon papier..
    Bon comme on est chez H16, voila un vrai moment festif. attention c est du lourd!

    « Les salariés de l’usine de Saint-Just-Chaleyssin en Isère sont en procès, ils pestent contre un logiciel en anglais.
    Le tribunal de grande instance de Vienne en Isère examinait ce jeudi 3 mai au matin un contentieux qui porte sur l’usage de la langue français au travail. Les salariés de Danone reprochent à leur employeur d’avoir imposé un logiciel de gestion entièrement en anglais »
    « La loi Toubon de 1994 impose aux employeurs la mise à disposition d’outils traduits en langue française pour les salariés »
    On oubliera l argument de l’avocat de Danone qui souligne que la direction a intégré un logiciel de traduction à ce prologiciel..(mais non Josette, Giselle, réné ils n y arrivent pas )
    Enfin le meilleur pour la fin, et la H16 devrait adorer, la déclaration du représentant CGt de l ‘usine:
    « Nous sommes issus de la classe ouvrière, on n’est pas polyglotte », plaide Mario Pisanu, délégué CGT au sein de l’usine Danone de Saint-Just-Chaleyssin qui compte 300 salariés. »
    elle est pas belle celle-la? elle sent bon la France des terroirs, la France bien rance qui refuse de voir le monde tel qu’il est aujourd’hui.
    les salariés de Danone en chine, Thaïlande etc,eux aussi ont du se mettre à l anglais,pas le choix sinon c ‘était la porte..mais en France non, on fait des procès
    Un ouvrier Français n a pas à s’adapter au monde, c est le monde qui doit s’adapter a l’ouvrier français.
    C’est consternant ce pays!

    1. Toni

      L’usage de l’anglais est indispensable dans me monde d’aujourd’hui. Ils n’ont pas entendu parler du TOEIC et du TOEFL ?

      Comme vous dites, c’est consternant ce pays.

    2. Théo31

      « Nous sommes issus de la classe ouvrière, on n’est pas polyglotte »

      Abruti et fier de l’être. Faut pas être trop méchant avec la CGT, à part sucer des subventions et enculer ceux dont ils se prétendent les défenseurs, les syndicalistes franchouilles ne savent pas faire grand chose.

    3. infraniouzes

      Ils ont une excuse de taille: l’EN et le niveau consternant des profs qui y sévissent.
      Ceci dit, quand on se ballade sur Tweeter, Facebook, qu’on buzz et qu’on surf sur internet à longueur de journée on n’a plus d’excuse pour ne pas parler la langue de Shakespeare.

      1. channy

        Même avec un logiciel de traduction ils n’y arrivent pas! apparemment le français semble être un problème pour eux également…
        tweeter,facebook oh lalala! vous êtes devant des ouvriers infraniouze et un ouvrier il sait juste lire et envoyer un email.

  25. Bruxibru

    Cela me semble de circonstance :

    Ainsi parla Zarathoustra – F. Nietzsche – Le prologue

    Faut-il d’abord leur briser les oreilles pour qu’ils apprennent à entendre avec les yeux ?
    Ils ont quelque chose dont ils sont fiers.
    Ils le nomment civilisation, c’est ce qui les différentie des chevriers.
    Je parlerai donc à leur fierté, en leur montrant ce qu’il y a de plus méprisable : le dernier homme.
     »
    Amour, désir, création, étoile, qu’est cela ? ainsi se demande le dernier homme.
    La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme qui rapetisse tout.
    Son espèce est indestructible, comme celle du puceron.
    Le dernier homme vie le plus longtemps. Nous avons inventé le bonheur, disent les derniers hommes.
    Un peu de poison de ci, delà pour se procurer de rêves agréables, beaucoup de poison enfin, pour mourir agréablement.
    On ne devient plus pauvre, ni riche, ce sont deux choses trop pénibles.
    Chacun veut la même chose, tous sont égaux, qui a d’autres sentiments va de son plein gré dans la maison des fous.
     »

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GOO1NIDbbgQ

    Voilà.

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