Hollande est-il vraiment le président de la situation ?

Heureusement que les Français ont élu François à la magistrature suprême ! La situation financière internationale est catastrophique, les tensions diplomatiques s’exacerbent un peu partout, la politique intérieure laisse pantois, mais grâce au Président Hollande, on sait que le pédalo sera barré droit dans la tempête.

Mais bon.

On ne peut s’empêcher, tout de même, de trouver un peu sous-taillé l’aimable rond-de-cuir échoué à ce poste sur la conjonction d’un malentendu et d’une suite d’événements aussi fâcheux qu’inopinés, et je ne parle même pas de la lueur de panique qu’on distingue dans l’œil de celui qui doit maintenant composer avec une France industrielle en plein effondrement.

Hollande, capitaine de pédalo CCCP

Certes, il apparaît évident maintenant qu’un individu comme Strauss-Kahn n’aurait probablement pas amélioré la situation, voire, si l’on doit s’en tenir à sa dernière idée lumineuse, l’aurait passablement dégradée avec cette décontraction que seuls des cuistres cyniques sont capables de développer.

Certes, il est tout aussi flagrant que son prédécesseur, un agitateur cocaïnomane à l’égo surdimensionné, n’aurait pas fait mieux dans la même situation. On aurait eu, probablement, quelques tombereaux de déclarations tonitruantes, mais, soyons francs, l’averse de lois stupides et de taxes vexatoires aurait été la même pour une absence similaire et prévisible de tout résultat positif.

Avec ce qu’on observe actuellement sur la scène internationale, on ne peut cependant s’empêcher de trouver un petit côté désuet et dangereusement niais à l’actuel locataire de l’Élysée. On se demande réellement quel atout, quelle carte maîtresse il va pouvoir jouer pour, seulement, faire entendre la voix de la France, sans consteller un discours confus de « heu… » ridicules.

Difficile aussi de ne pas faire le parallèle entre l’époque actuelle et celle qui précéda la seconde guerre mondiale. Le timing, j’en conviens, est différemment organisé, et les forces en présence sont de toute évidence différentes. Mais de même que s’était financiarisée la société des années folles au point que le travail rapportait moins que les investissements boursiers, même assis sur du vent, on est bien obligé de constater que la société actuelle souffre d’une hypertrophie financière en phase terminale, hypertrophie directement liée à la manipulation monétaire éhontée des gouvernements américains et européens pour camoufler un océan de dettes.

Bien sûr, ces dettes furent, au départ, des vices bien doux à faire accepter, chaque nouveau dollar ou chaque nouvel euro de dette arrivant à générer un peu de croissance et de paix sociale. Mais à mesure que la dette créait de moins en moins de richesses à rembourser plus tard, la douceur des vices s’est atténuée au point de disparaître. À présent arrive le retour de bâton de ces dettes : la facture devra être payée, dans le travail (ou plutôt, ici, dans son absence pour des millions de chômeurs) ou dans le sang. Et comme on le constate un peu partout, ce seront toujours les mêmes qui paieront : les classes moyennes.

median house income

Ironie du sort, alors qu’au début des années 90, le rideau de fer tombait et que, petit à petit, les anciennes républiques socialistes se relevaient du joug collectiviste pour embrasser l’économie de marché, l’Europe de l’Ouest et l’Amérique dérivaient, eux, de plus en plus vers ce socialisme omniprésent que les premiers avaient tout fait pour quitter.

En 2012, la dérive est complète : tout se passe comme si les États-Unis, la France, l’Angleterre, et le reste de l’Europe étaient tombés du mauvais côté d’un rideau de fer fantôme. Les pires dictatures abandonnent progressivement le planisme et comprennent que le marché est la seule voie d’enrichissement réel. La Russie, l’Inde, la Chine, bien que toutes gangrénées par la corruption et un système étatique encore trop présent, montrent une vraie capacité de création de richesses, et s’ouvrent tous les jours un peu plus, à mesure d’ailleurs qu’ils s’éloignent de leurs partenaires commerciaux à la puissance déclinante. Évidemment, partant de bas, les progrès qu’ils ont accomplis n’en sont que plus spectaculaires, mais là encore, le constat est sans appel : ces pays deviennent les nouveaux marchés à prospecter pour les firmes occidentales qui ne trouvent plus dans leurs marchés locaux, matraqués de règles et de taxes, les forces nécessaires à leur survie.

Eh oui : le planisme, le socialisme, le collectivisme, ça coûte un pont, et les entreprises privées qui doivent convaincre des consommateurs sur des marchés toujours plus étroits finissent par ne plus y trouver leur compte.

Le souci évident, c’est que lorsque les États viennent à manquer de ressources parce que les contribuables sont épuisés de taxes et d’impôts et que les entreprises et les créateurs de richesses sont partis, tout comme dans les années 20 puis 30, l’issue évidente pour effacer ces montagnes de dettes consiste à aller casser la tête de son créancier.

Et questions tensions entre créditeurs et débiteurs, on est servi.

En Europe, les PIIGS, au secteur public dodu et au secteur privé exsangue, voient leur population (celle qui ne prend pas le large, en tout cas) s’agacer de plus en plus devant les mesures inappropriées généreusement envisagées par une caste politique non concernée par ces mesures et en complète déconnexion avec la réalité. On voit mal cette situation se résorber dans le calme.

Et pendant ce temps, les festivités au Moyen-Orient continuent d’alimenter une presse en mal de sensations fortes aux odeurs de brûlé. Parallèlement, l’empilement de vaisseaux de combat dans le détroit d’Ormuz est évidemment une excellente nouvelle pour la pêche locale qui se fera à l’évidence dans des conditions de sécurité renforcée. D’autant que le Premier Ministre israélien semble envisager l’existence d’une bombe nucléaire de fabrication iranienne avec beaucoup de décontraction. Là encore, on est bien en peine de trouver une issue rapide et pacifique aux conflits qui se mettent en place.

Du côté asiatique, le Japon et la Chine ne sont plus exactement sur la longueur d’onde bisou, celle qui permet aux nations séculairement ennemies de tenter des rapprochements. Les disputes autour des îles Diaoyu / Senkaku s’enveniment, complétant la panoplie « petits bateaux » et « diplomate qui clabote mystérieusement » avec l’option « Cyberwar » maintenant disponible dans tous les bons conflits près de chez vous. Il y a là encore fort à parier que ceci ne trouvera pas un dénouement calme et pépère, et si ce n’est la guerre physique, on peut raisonnablement penser que les deux puissances vont mener d’âpres batailles sur le terrain commercial.

Sur le plan financier, cependant, rassurez-vous : pour ce qui est du pognon et des coupures en différents formats, on n’en manquera pas, Ben a rejoint Mario dans son petit atelier et ils ont lancé tous les deux une grande quinzaine commerciale sur le slogan de « Faisons Bonne Impression ». Pour le moment, les particuliers, franchement échaudés par la conjoncture mondiale, ne se sont pas rués sur les crédits faciles et n’ont pas repris leurs achats compulsifs des années 2000. « On » se demande bien pourquoi, puisqu’après tout, le crédit, c’est super. Non ?

Et malgré tout, tout semble pointer vers une belle déflation des familles. Or, n’oubliez pas : si les politiciens adorent l’inflation et abhorrent la déflation, c’est simplement parce que l’inflation est un impôt caché sur tous qui permet l’enrichissement d’une petite minorité (ceux qui sont près des robinets) et un appauvrissement de tous les autres, par petits paliers indolores et continus, là où la déflation appauvrit la masse brutalement et visiblement tout en redistribuant tout aussi visiblement la richesse sur ceux qui ont eu l’entregent de ne prendre que des risques modérés et d’avancer des fonds avec précaution. Politiquement, on comprend que l’inflation peut plaire, alors que la déflation porte en elle le risque de mouvements sociaux violents…


(Cliquez sur l’image pour avoir toute l’histoire)

Il sera particulièrement intéressant de voir comment réagira notre hypo-président devant cette déflation lente et pénible. Pour le moment, que fait-il devant la catastrophe industrielle annoncée ? Il envisage le mariage gay, balance sur l’interdiction des caricatures religieuses, tente une limitation du prix de l’essence, subventionne les médias, fait des voyages en jet privé et distribue des bisous. C’est important, les bisous. Mais bon. Tout de même.

Parfois, des circonstances médiocres révèlent des hommes exceptionnels. Pour le moment, les circonstances exceptionnelles n’ont révélé qu’un homme médiocre, un intendant brouillon, englué dans ses bricolages sociétaux et embarrassé par d’enquiquinantes questions pécuniaires, sans la moindre solution viable et concrète.

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Commentaires68

  1. Le Gnome

    Les hommes politiques sont médiocres, soit, mais il faut que l’électeur soit tombé bien bas pour souhaiter des médiocres au pouvoir alors que la situation exigerait des surhommes.

    Finalement, nous avons les politiques que nous méritons, à notre image, médiocres.

    1. gem

      +1 Le Parisien Liberal
      Vivent les médiocres au pouvoir. Il faut juste que le pouvoir soit limité. Et tout ira bien.
      Le problème des grands hommes, c’est qu’ils font chier un max, c’est pas parce qu’une fois par millénaire on touche un henry IV que ça compense les dizaines de louis XIV, napoléon, Pétain etc. qui nous pourrissent.
      Il nous faut des Louis XVIII, des Guizot, des Pompidou : déjà ils ne feront pas (trop) de mal

      1. peste et corriza

        Henri 4, un surhomme ?
        Il ne faut pas se moquer du monde, mais il a eu le mérite d’éviter une guerre civile.

        Louis 18 n’a rien fait que finaliser le coup d’état de la bourgeoisie d’affaires, Napoléon était un conquérant old school, Pompidou un traitre car il s’est mis au service d’intérêts étrangers, Pétain un vieux chargé de gérer une débâcle voulue d’ailleurs par une partie des élites françaises.
        Heureusement que votre liste contient Guizot, qui rattrape un peu le coup.

        Si par grands hommes, on comprend « hommes ayant eu a gérer des situations graves et les ayant résolus avec succès », alors vous pouvez ajouter : De Gaulle, Eudes de Paris, Richelieu, Mazarin, Louis 6 le gros, Louis 11, Charles Martel, Louis 13, Charles 7, La Hire… les liste peut être hyper longue, la France ayant été largement pourvue en personnages de qualité, mais aussi en nazes, en traitres, en conquérants, et en branlotins…

        1. Théo31

          « Pompidou un traitre car il s’est mis au service d’intérêts étrangers »

          Ah oui, la fameuse loi de 1973 ! Je connais cette théorie. mais bon, avant 1973, l’Etat n’empruntait jamais ? les emprunts de guerre, la rente Pinay, c’était des emprunts ou de la merde en barres ?

          Quand vous empruntez, vous devenez l’obligé de celui qui vous prête, qui n’est pas le banquier mais l’épargnant. Ce ne sont pas les banquiers qui ont obligé les politocards à faire de la dette en promettant la retraite à 60 ans, les 35 heures, les zacquissociaux et toutes ces conneries avec un flingue sur la tempe. Ni les banquiers qui ont obligé les électeurs à voter pour ces programmes.

      2. Calvin

        Bah, je suis d’accord avec les dirigeants effacés, qui accompagne la société et l’évolution, mais ne veulent ni freiner ni imprimer sa marque.
        Au final, et assez curieusement, j’aime bien louis XVI : il a été assez ouvert, a combattu l’Angleterre de très très loin (peut-on parler de guerre froide ?), a permis la révolution (la bonne, celle de 1789), et n’a pas essayé d’être un tyran absolu. Il a essayé des réformes, a mis en avant Turgot, a été manipulé par la noblesse pour démettre ce dernier (ce qui a permis 1789, d’ailleurs).

        1. Aristarque

          Il a même aidé les Insurgents d’Amérique à se libérer des Anglais, ce qui nous vaut encore aujourd’hui de copieux subsides pour entretenir le chateau de Versailles que son aïeul avait su faire bâtir mais que nous n’avons plus le pognon pour le simplement entretenir…

          Certes cette aide était plus un coup de pied de l’âne en souvenir des larmes que la perte du Canada arrachait à son grand père Louis XV qu’une décision stratégique mûrement réfléchie mais seul le résultat compte

        2. Aloux

          Louis XVI aurait pu être un grand roi réformateur, en tout cas il en avait l’intelligence et certaines velléités. Malheureusement il lui manquait une sacrée paire de corones pour faire face aux circonstances, puis il faut aussi reconnaître que sa position face à la Révolution était ambiguë (la fuite de Varennes je pense pas que c’était pour aller visiter la belle-famille en Autriche). C’est dommage parce qu’avec un roi qui aurait su tenir le cap on aurait peut-être éviter le bordel de la 1ere République et de l’empire, et allez, soyons fous ! aujourd’hui la France serait une monarchie constitutionnelle et Flamby aurait un poste à sa hauteur, genre un obscur gratte-papier dans une administration départementale.

  2. Yo

    La question n’est pas de savoir si Hollande est un président de la situation, on connaît déjà la réponse… Mais qui peut l’être ?

    Sarkozy ? Il a déjà montré son incompétence et son interventionnisme au profit de ses amis et au dépend de la dette de notre état durant ses 5 dernières années.

    Le Pen (tante ou nièce) ? Nationaliste et interventionniste ? hors de question.

    Le vrai problème, c’est qu’en France, il n’y a aucun homme ou aucune femme politique connu capable de nous sortir de ce marasme économique ambiant. Nous n’avons donc AUCUN espoir.

    La seule solution viable et de changer de pays.

    1. Vitri (Ol.)

      Y-a-t-il un seul homme ou une seule femme d’Etat dans ce pays ? Que nenni ! La liste dressée par Yo est constituée d’opportunistes à deux balles (portés par une caste encartée des 7e, 8e arrondissements de Paris) et une semi-bourgeoise inculte de Saint-Cloud. D’où une vision fortement étriquée de ce qu’est ce pays : Paris et peu de choses autour. Ce pays jacobin n’a ni vision ni direction, ni courage; il subira donc les coups de boutoir d’une mondialisation qui n’a de française que les entrepreneurs ayant bien entendu quitté ce pays.
      A part virer les 2/3 de l’assemble nationale, démettre ce pseudo-gouvernement, leur pléthore d’associés syndicalisés et remplacer « ces gens » par des entrepreneurs visionnaires, conseillés par des économistes libéraux, exercés à la concurrence et à l’excellence par la créativité : aucun salut.

  3. Higgins

    Excellente, cette petite BD. Je suis comme toi, je pressens des lendemains difficiles. L’Histoire ne se répète pas mais je suis frappé des similitudes existantes avec la période qui précède la WWII: même médiocrité du personnel politique (les Rastignac a largement pris le pas sur les Churchill), économie chancelante, etc,… Le discrédit qui entoure notre pays grandit (exemple, l’Afrique francophone) et les choix « économiques » (si tant est que ce mot signifie encore quelque chose dans ce pays) faits par notre personnel politique font de nous la risée du monde: http://www.diploweb.com/france/24.htm

    Bref, avec Mimolette, notre avenir est assuré!!!

      1. daredevil2007

        Sauf que nous avons l’arme atomique… pour l’instant 😉 Mais avec l’ancien premier ministre qui sucre les fraises, on pourrait voir l’idée de sa suppression aboutir, idée réjouissante s’il en est, quand on observe que dans le reste du monde, on assiste à un réarmement important et rapide!

        Petite correction : »tout en redistribuant tout aussi visiblement la richesse sur ceux = tout en redistribuant tout aussi visiblement la richesse à ceux »

  4. Emma

    Très bien observé h16 : ‘échoué à ce poste sur la conjonction d’un malentendu et d’une suite d’événements aussi fâcheux qu’inopinés’ et cette diction hachée (très à la mode chez les journaleux de nos médias branchés) émaillée de ces ‘heu, heu’ insupportables.
    Je me permets de signaler aussi la guerre des concubines qui fait très bien dans le tableau de la normalité.

  5. zecrocwhite

    Attendez, aujourd’hui, notre cher président que le monde entier nous envie de loin prononcera un discours devant l’ONU…

    Je n’ose imaginer la boucherie (bouillie) d’anglais qu’il va nous servir..

    1. Pandora

      J’étais désespérée quand il a prononcé celui en Allemand dimanche : une prononciation minable qui sous-tend l’absence total de travail.

      J’imagine très bien la bouillie en anglais.

      1. Joe

        Il faut dire qu’il avait visiblement travaillé sa prononciation et son accent en visionnant des discours de Himmler ou plus probablement de Charlie Chaplin dans le Dictateur…

    2. Pascale

      Vous n’êtes pas gentils (bisous compatibles). IL a fait d’énormes progrès et les heu …!!! sont beaucoup moins nombreux qu’avant. M’est avis qu’il s’est fait offrir des cours de diction. Mais qui les a payés ?

      1. zecrocwhite

        Ou alors y’en a autant qu’avant. On a juste pris l’habitude et on les note moins…

        Ou alors on ne regarde plus ses discours (qui ont tendance à faire piquer du nez même les plus hollandophiles).

  6. YouplaBoum

    « Faire bonne impression » Excellent ! Quand on sait à quel point l’attitude des banques centrales est importante devant les marchés, on comprend mieux que tout est en fait histoire d’impression.

  7. Homo-Orcus

    Sans oublier Zayrault… Ma grand-mère avait une formule qui m’irritait quand elle me voyait un peu perdu dans la recherche d’une solution ou face à un problème. « On dirait une poule qui a trouvé un couteau ! »

  8. Pascale

    Elle est excellente la BD Demaerd !!!

    C’est ce que je constate au fil des ans : les libéraux ont un sens de l’humour très aiguisé, et les gauchistes sont sinistres (mais ça va de soi si on considère ça sous l’angle étymologique)

  9. Calvin

    Attention ! Il ne fait pas que mesurettes bisou-sociétales, il prend aussi de bien bonnes décisions démagogiques et qui, à terme, vont amplifier la catastrophe : découragement de la création de richesses, de l’épargne, contrôle des loyers en vue d’avoir encore plus de mal-logés, impôts confiscatoires pour masquer les dépenses publiques en hausses…
    Triste et consternant.

  10. Pandora

    Les politiciens adorent l’inflation aussi car elle leur permet d’augmenter les recettes de l’Etat. Ainsi ils n’ont pas à réduire leur budget et peuvent continuer à distribuer l’argent gratuit des autres à leur petits copains.

    Ils détestent la déflation pour des raisons identiques : ils ne veulent pas réduire leurs dépenses. Pourtant, une baisse d’activité du pays devrait être logiquement suivie d’une baisse de la ponction fiscale.

  11. i17

    En quoi la solution DSKienne serait inutile ? Puisqu’on est dans une logique d’Europe, autant construire pleinement dans cette voie. Le problème est la non cohérence des politiques publiques. Aucune solution ne fonctionne car aucune n’est appliquée jusqu’au bout de sa logique (et beaucoup sont empruntes d’une idiotie latente comme me le rappelle chaque jour se blog).

    De toute façon, les taux vont bientôt exploser, alors autant anticiper sur la fin et aidons les piigs de quelques points de base. Ou bien sortons clairement de l’Europe, mais trêve de normandisme pardi ! Si le système fonctionne, alors une croissance sera à nouveau possible. Sinon, la politique économique commune aura prouvé son inefficacité. Mais quoi de mieux qu’une situation de crise pour éprouvé les bien/mé-faits d’une méthode !

    Pourquoi ne pas envisager un système d’eurobonds avec des spreads (positifs et négatifs) ajustés en amont en fonction d’indicateurs de croissance clairs, entraînant une corrélation plus faible avec les primes de CDS. Cela permettrait à chaque pays européen d’emprunter à un taux correspondant à la situation de ses finances publiques (« taux mérité »), avec un proxy permettant à l’investisseur de ne voir que la moyenne pondérée de ces taux lors de l’achat de l’obligation européenne.

    1. Tout ceci me paraît fort compliqué. Si le marché n’a pas trouvé d’instrument financier capable de correctement affecter un prix aux dettes souveraines sans que tout l’édifice se casse la figure, peut-être est-ce parce que … ce n’est tout simplement pas possible ?

    2. Pandora

      Ce sont les investisseurs qui décident du prix qu’ils achètent les obligations d’État en fonction des risques de non-remboursement. C’est un marché.

      Le mécanisme proposé suppose une contrainte administrative (réglementaire) supplémentaire alors qu’actuellement ce sont les opérateurs privés qui décident.
      Pas vraiment libéral tout ça !

    1. Calvin

      Bah, je serais à fond derrière la candidature h16, si ce dernier en miroir de Flanby, déclamait :
      « Moi, Président de la République, je ne ferai pas ci…
      Moi, Président de la République, je ne ferai pas cela…
      Moi, Président, je ne dirai pas…
      Moi, Président, je ne contrôlerai pas…
      Moi, Président de la République, je n’irai pas jusqu’à… »

      Etc…

        1. H.

          Calvin a raison !
          Le mieux qu’un politicard puisse faire, c’est précisément de ne pas fourrer ses gros doigts gourds dans ce qui ne le regarde pas….
          … C’est à dire à peu près tout.

      1. hermes

        On devrait créer un gouvernement libéral « en exil » qui prendrait le contre pied médiatique des décisions de ces clowns qui nous promènent à droite puis à gauche…

        Quelque chose de très symbolique avec la constitution d’un gouvernement avec tous les libéraux qui désirent médiatiser l’antidote libérale comme contre poison du socialisme ambiant.

  12. Calvin

    Dites, vous avez remarqué la dernière « bombe » (Ironic Pattern) en provenance de l’Assemblée Nationale ?
    Devant le désordre causé par les demandes de justification des indemnités parlementaires, le Familio-Cumulard qui siège au perchoir propose de diminuer de 10% ces indemnités… pour les ré-allouer… aux assistants parlementaires !!!!!!
    Donc, si on lit entre les lignes :
    – l’AN reconnait le délit de détournement d’argent public,
    – l’AN impose finalement le paiement des assistants qui était normalement prévu par ces indemnités (comme quoi, quand on demande aux politiciens s’ils veulent participer à l’effort, il n’y en a plus beaucoup)…
    – l’AN propose une diminution qui n’ira pas désendetter l’Etat.
    Fortiche ça, reconnaitre sa

  13. Fucius

    « tout se passe comme si les États-Unis, la France, l’Angleterre, et le reste de l’Europe étaient tombés du mauvais côté d’un rideau de fer fantôme »
    Un petit pays résiste à l’envahisseur étatique: La Suisse.
    Sa potion magique: La démocratie directe.

    « une caste politique non concernée par ces mesures et en complète déconnexion avec la réalité.  »
    Voilà pourquoi la démocratie directe est nécessaire.
    J-F Revel disait que les démocraties sont mieux gérées que les dictatures parce qu’elles reviennent plus vite sur leurs erreurs, précisément parce que le dictateur peut s’isoler des conséquences de ses décisions, contrairement au peuple.
    La dérive des 40 dernières années montre à quel point nous sommes dirigés par une oligarchie déconnectée des réalités.
    Seule la démocratie directe peut nous tirer de là.

    « ceux qui sont près des robinets »
    Soit: Les politiciens et leurs clients, la fonction publique, et la banque.
    À l’opposé: L’industrie !
    Tiens, c’est curieux: Le plus industriel des pays d’Europe est celui dont la banque centrale était la plus autonome et rétive à la création monétaire …

      1. Fucius

        Inutile de s’en inquiéter: Le libéralisme est la conséquence naturelle de la démocratie directe.
        Il y aurait des erreurs, mais de plus courte durée.

        Sans démocratie directe en revanche, aucune loi ne peut restreindre le rôle de l’État, car l’oligarchie qui le contrôle en viendrait à bout.
        Voyez Maastricht…
        Les politiciens veulent « piller le futur pour soudoyer le présent » (Mark Steyn).

    1. Pascale

      «  » »une oligarchie déconnectée des réalités. » » »
      C’est surtout une oligarchie qui possède le pouvoir et tous les avantages et privilèges qu’elle s’accorde et qui ne veut rien lâcher.

  14. Round up@

    C est la foire aux canards ici : ça tombe bien la chasse est ouverte. Celui qui voit un vilain canard rouge sang avec des dents il a gagné ! J aime pas la viande de chasse de toute façon….moi ce que j en dis c est qu’un communiste ne peut pas etre liberale, alors pourquoi ne pas militer sur des bloggs cccp plutot que de polluer le monde avec des grossiertes, des mechancetes non constructives. Je vais repondre à ma question : l ideologie communiste n est plus compatible avec le monde moderne. Combien de messages viennent d un smart phone ou d un internet libre : 100%. Voulez vous vraiement vous faire enfermer dans une dictature ? Vous avez l air de l aimer votre liberte d expression pourant ! Alors liberez vous de vos limitations ideologiques et nostalgique car à moins d aimer la vodka il n y a rien de bon dans le communisme.

  15. Théo31

    Comment un mec comme Mollande qui na jamais travaillé de sa vie ni créé le moindre emploi pourrait-il relancer la création de richesses et d’emplois ?

    1. Calvin

      En le disant ? C’est tout bête.
      Il « relance » l’industrie et l’innovation.
      Il « relance » la grandeur de la France.
      Il « relance » l’EdNat et la Culture.

      Il parle, il parle, et tant qu’il y en a qui écoute, cela le fait !

  16. Alex6

    Un peu paradoxal quand meme… Tu annonces « deflation » et prone a cote l’achat d’or physique (pas dans le meme article, ok)
    En cas de deflation reelle, l’or va derouiller et pas qu’un peu. Il deviendra seulement utile comme monnaie d’echange si le systeme ne tient pas i.e. ecroulement monetaire mondial.
    Ca me semble etre une raison valable mais franchement legere dans le cas ou la phase deflation se prolongerait sans que l’ensemble ne craque.
    Bref, soit l’hyper-inflation arrive tres vite et la c’est banco pour l’or, soit elle se fait attendre et c’est un desastre financier pour celui qui detient trop de metal precieux. Pour le moment, l’or evolue dans un range qui ne presage rien d’une arrivee de l’hyper-inflation.

    1. Tout dépend du type de déflation, justement. Et ça tombe bien, aujourd’hui, j’aborde le sujet 🙂 Mais en substance, on peut très avoir une déflation globale (disparition du crédit) et une perte de confiance de la monnaie (augmentation de l’or).

      En outre, plusieurs analyses montrent que la déflation ne durera qu’un temps avec un risque d’inflation notable ensuite. Dans cette hypothèse, on a tout intérêt à acheter de l’or maintenant (il sera bon marché), pour la phase suivante.

  17. Aristarque

    Notre brave Mimolette a réussi à demeurer une dizaine d’années premier secrétaire du PS au milieu des barissements et affrontements des éléphants, sans se faire piétiner.
    Selon ses potes détracteurs, il était l’homme de la « synthèse molle » et du renvoi perpétuel à plus tard des décisions difficiles…
    Comme maire de Tulle, son principal fait d’armes, selon Wikipédia, est d’avoir fait gagner à cette ville le trophée 2008 de la ville la plus sportive de France…
    Il est possible que ses administrés auraient préféré gagner le trophée du plus violent développement économique de la décennie mais ce second but était d’une autre portée que de décréter piscine, boulodrome ou skatepark par dépense de pognon gratuit piqué à beaucoup…
    Ne soyons donc pas surpris de son agitation des thèmes du mariage gay et autres sujets sociétaux qui ont le mérite de ne pas coûter cher tout en mettant de l’agitation chez les citoyens qui « oublieront » les vrais problèmes…
    Enfin, c’est ce qu’il espérait mais il semble que ces rideaux de fumée ne masquent guère les défaillances économiques.
    Peut-être a-t-il fini par être intoxiqué de son bla-bla de campagne selon lequel il suffisait de virer Sarko pour que tout redevienne un monde rempli de bisous suaves…

  18. Aristarque

    Ce matin, la radio annonce que Flanby avait décidé (si, si!!!, cela lui arrive certains jours) qu’il fallait accélérer le déroulement des projets au Mali et qu’il fallait que cela devienne une question de semaines au lieu de mois…
    J’espère que les Maliens sont heureux de voir combien la France se soucie de leur bien-être et décide ainsi de continuer à jouer le héraut d la liberté, le phare de la condition humaine et autres billevesées que le Propagandastaffeln nous sert habituellement.
    Je doute que les Français apprécient autant un tel empressement à régler davantage les affaires des autres que celles du pays.

  19. johnny_rotten

    Rappelons nous: En mai 2007 lorsque Sarkozy a été élu, puis a obtenu une majorité à l’Assemblée Nationale quelques semaines plus tard, combien on cru que la France allait avoir des réformes de type Thatcher ou Reagan. Que ça allait taper vite et fort.
    Et puis…..Rien.
    Donc maintenant que Fillon et Copé sont impuissants dans une opposition battue dans tous les derniers scrutins Comment voulez-vous qu’ils soient crédibles quand ils claironnent dans les médias  » Si on revient au pouvoir , cette fois-ci, promis, juré, on va taper fort ! »

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