Jeu du Lundi : pendons l’entrepreneur avec ses tripes

Le candidat Hollande fut élu grâce à deux facteurs : l’envie de certains de se débarrasser de Sarkozy, et l’envie d’autres de faire payer les riches pour relever une économie au bord du gouffre. Flanby président, l’économie est maintenant au fond de l’abîme, et il faut bien trouver des thunes. Or, si Sarkozy est bien parti, il a rapidement été suivi des riches. Ce seront donc les entrepreneurs qui prendront. Cher.

Pendant la campagne, rappelez-vous, le brave, courtois et honnête Hollande avait promis de faire une « grande réforme fiscale » en engageant dès cet été la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG afin que « la contribution de chacun soit rendue plus équitable », avec pour but un « redressement dans la justice » et autres gentils qualificatifs qui donnait une ampleur biblique à l’ensemble de l’opération.

Après l’élection, les choses ont très légèrement changé. Quelques gros naïfs de gauche s’en étonnent encore, et quelques benêts de droite croient toujours à une issue plus joyeuse que celle qui se profile, mais le doute n’est plus permis : l’honnête Hollande s’est transformé en Flanby Le Menteur, voire Flambard si l’on en juge par l’obstination pathologique à ne surtout pas réduire le train de vie pharaonique de l’État. La facilité, la démagogie et les petites combines d’intérêts particuliers ont mis fin à la belle révolution fiscale juste, équitable, bisou-compatible et tout le tralala.

politics, before & after elections...

Et la présentation du projet de budget 2013 permet d’affirmer que la tempête de vexations n’en est qu’à ses débuts : tout le monde en prend pour son grade. À commencer, bien sûr, par la lie de l’humanité : ceux qui produisent des richesses, ceux qui créent de l’emploi, ceux qui ont l’affront de produire, vendre des biens et des services.

Il était temps : ce pays croulait sous les bonnes volontés et la haine farouche du train-train fonctionnaire ; la rage libérale d’entreprendre y ravage en effet les esprits, depuis une presse complètement inféodée à l’ultralibéralisme triomphant jusqu’à la classe politique, qui comme chacun sait (mais si!) est presqu’exclusivement composée d’entrepreneurs self-made men et autre gourous des industries de toute sorte, aux dents longues et aux habitudes capitalistiques chevillées au corps.

Dès leur timide accession au pouvoir, les Socialistes se sont décidés à mettre bon ordre à toute cette fièvre entrepreneuriale. Mais leurs pouvoirs sont limités puisqu’ils n’ont que le sénat, le parlement, les régions, les départements, les grandes villes, la presse, la radio, la télévision, l’éducation, les administrations territoriales et nationales et un petit bureau au 10 rue Solférino. Il leur fallait frapper un coup décisif à toutes ces velléités latente du pays à se transformer en enfer libéral et paradis fiscal.

C’est pourquoi, en quelques jours, nos amis de la Joyeuse Socialie ont vigoureusement douché les patrons. Il faut bien commencer par quelqu’un, autant que ce soit par tous ces salauds de riches auto-entrepreneurs. Pour cela, le projet de budget 2013 aligne les cotisations sociales, honteusement favorables à ce statut, à celles des autres entrepreneurs. Et vlan, voilà qui va bien les calmer, ces gros bourgeois qui gagnent jusqu’à 20.000 euros par an ! Grâce à cette vigoureuse remise en question du principe même d’auto-entrepreneur, la plupart des rares rigolos qui voulaient encore se lancer avec ce statut reviendront bien vite dans le giron du salariat ou du fonctionnariat qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

Parallèlement, une habile refonte du régime social des indépendants a rapidement permis de saboter définitivement le revenu d’une autre partie d’entrepreneurs. Le RSI, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la fusion de toutes les caisses de protection sociale des chefs d’entreprise en un seul organisme bien gros, bien lourd, bien bureaucratique et pas du tout compréhensif vis-à-vis de ceux qui l’alimentent. Les indépendants ont en effet le toupet de cotiser fort cher pour une couverture sociale dont la plupart du temps ils ne se servent pas. De plus, les cotisations sont toujours calculées sur les revenus de l’année antérieure : miam, un bon gros décalage de trésorerie, et voilà l’indépendant qui doit abandonner bien vite l’idée de vivre de son activité. Et le plus beau est qu’une bonne partie du temps, lorsque l’indépendant tombe malade pour une durée un peu longue, son chiffre d’affaire devient nul alors que les cotisations, elles, sont toujours réclamées. Rapidement, le cotisant ne touchant plus rien, ne peut plus rien payer et se voit déchu de ses droits.

Voilà un service d’assurance comme on aimerait en voir plus souvent : on récupère les cotisations et on ne paye pas la prime lorsqu’un sinistre arrive. Malin ! À court terme et du point de vue de l’organisme collecteur, voilà qui est fort efficace… (même si cela n’empêche pas le RSI d’afficher un déficit abyssal). À moyen et long terme, bien sûr, les indépendants vont disparaître, mais comme disait ce bon vieux Keynes, l’ami des Socialistes sans rigueur, « d’t’façon, au final, on est tous morts ! »

Et puis, pour faire bonne mesure et comme il n’était écrit nulle part que la fusion aboutissant au RSI devrait bien se passer, l’organisme en a profité pour ajouter à sa vision très particulière de l’indépendant une capacité naturelle à faire absolument n’importe quoi n’importe comment avec les cotisations et l’informatique derrière. C’est pour ajouter un petit côté fun à l’ensemble de l’opération, en quelque sorte.

Et alors que la première lame coupe l’auto-entrepeneur dans son élan, que la seconde ratiboise l’indépendant un peu trop léger avec sa gestion de trésorerie (quelle idée de gagner petit, aussi !), la troisième lame du budget va s’occuper d’éradiquer une fois pour toute cette lubie typiquement anglo-saxonne importée en France dans des années d’euphorie lubrique capitaliste : la start-up.

Et pour parvenir à ce but limpide du socialiste qui a bien raison de cogner sur le riche pas assez partageux, une méthode simple consiste donc à aligner l’imposition des revenus du capital avec ceux du travail. Ceci va conduire, par exemple, un entrepreneur qui cède son entreprise, après 10 ans de labeur, d’incertitudes, de hauts et de bas, de semaines de 70 heures, à payer 45% (d’IRPP) et 15,5% (de CSG/CRDS) soit plus de 60% sur la plus-value de cession. Non seulement, cela rapportera quelques pépettes au budget (mais si, puisque Flanby vous le dit), mais cela aura aussi l’effet palpable de couper les membres à toute personne qui voudrait bêtement se lancer dans la création d’entreprise, la prise de risque, les semaines interminables, les revenus en yoyo, et tout ce qui fait le « charme » de ce genre de projet.

En outre, comme le souligne Pierre Chappaz dans son billet, à ces 60.5% tronqués de la plus-value, le joyeux entrepreneur devra ensuite s’acquitter de différentes taxes, dont les 45% de prélèvements lorsqu’il mourra, lors de la transmission de son patrimoine. Choupinet, non ?

On le comprend ici, les Socialistes, avec cette méthode en trois lames temps ont parfaitement réussi à faire passer un message clair : se lancer dans l’entreprise en France confine maintenant à la psychiatrie lourde.

Bon. Ceci posé, il reste un douloureux problème : ceux qui sont encore dans les rouages de l’entrepreneuriat, et qui vont donc découvrir toute une palette de sodomies fiscales créatives avec et sans chignole. Pour ceux-là, guère d’espoir d’être entendu. C’est pourquoi je relaye l’intéressante initiative d’un groupe d’entre eux qui a bien senti la mise en route des trépans miniers après qu’on leur a imposé de se plier en deux. Il s’agit d’un groupe Facebook dont le totem est, finalement, parfaitement adapté : le pigeon.

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Commentaires114

  1. Emma

    On nous dit partout qu’ils (les socialistes français) ont viré leur cuti et sont devenus sociaux-démocrates. Faux. Ils sont encore imbus de leur idéologie marxiste. Car s’ils étaient devenus raisonnables, ils ne taperaient pas ainsi sur les créateurs de richesse, les seuls à faire fonctionner la machine.

    Merci h16.

    1. nemrod

      Merci Hash de me faire sentir un peu moins seul ce lundi matin.
      Effectivement  » entreprendre en France relève de la psychiatrie lourde ».

      Autre chose qui m’a fait plaisir; entendre mon fils de 17 ans évoquer vaguement mais évoquer quand même son exil de nôtre asile d’aliénés…je l’encourage vivement.

      1. Deres

        Cette volonté d’expatriation maladive est bien le signe de la fin du rêve français … Les français sont désabusés par tous ces charlatans qui leur ont parlé de réformes et de changements sans rien faire ou si peu. Ils ne croient même plus à la possibilité de revenir en arrière. A la guerre, le moral est essentiel. Actuellement, on voit bien dans le regard perdus de nos fiers grenadiers que ceux-ci n’y croient plus et cherchent la première occasion de se faire la malle …

        1. nemrod

          Et oui !
          Le plus fier grenadier a qui tu enlève ses grenades, son flingue et son falzar et bien quand ses supérieurs lui demande une attaque éclair…et bien il cherche à mettre les bouts.
          Qui peut lui en vouloir ?

          A Stalingrad les mitrailleuses du NKVD attendaient ceux dont l’esprit patriotique s’émoussaient au son des Hotchkiss.
          Ailleurs des murs ont été bâtis.
          Peut être serait il sage de mettre les voiles tant qu’il est temps…
          Ce n’est pas une maladie mais une constante chez toute espèce vivante : l’instinct de conservation.

        2. Aristarque

          Les Allemands n’avaient pas des Hotchkiss(fabrication française) mais étaient équipés de MG 42 (« maschinengewehr 42 » fabriquées par Mauser) qui avaient une capacité de tir moyenne de 1.200 coups/minute, ce qui était un record à l’époque…

  2. Higgins

    En complément, l’excellent billet de Vincent Benard sur Contrepoints: http://www.contrepoints.org/2012/10/01/98987-esprit-dentreprise-hollande-ma-tuer

    Comme il le dit dans son billet: « Le frétillant ministre des finances Pierre Moscovici annoncé qu’il envisageait 0,8% de croissance en 2013 et 2% pour les années suivantes (note perso: où va-t-il chercher de tels chiffres?). Ou bien ce type marche à la coke, ou bien il n’a plus honte de rien. ». Il peut étendre ce constat à tout ce gouvernement: il n’a honte de rien et il marche à la coke. Aucune surprise si ce n’est que je ne pensais que la folie de responsables politiques (forme polie pour dire connerie) puisse atteindre un tel niveau. Les fous sont bel et bien lâchés et rien ne les retient. Plus que jamais, CPEF.

    1. Aristarque

      Tiré de ce billet:
      (…) « (j’ai rencontré un entrepreneur nantais dont les salariés gagnent en moyenne 1500 euros/m, et qui voulait leur octroyer à peu près 2000 euros en actions gratuites. Mais à plus de 800 euros de charges par salarié, il a préféré y renoncer…), et prive les entrepreneurs d’un formidable levier de motivation pour des petites entreprises qui ne peuvent pas payer les mêmes salaires que les grands groupes, mais qui, en associant les premiers salariés à leur croissance, peuvent en faire des quasi-associés, en quelque sorte des salariés-entrepreneurs… Mais cela non plus ne trouve pas grâce aux yeux de nos socialauds de combat. »

      Non mais quelle idée ?
      Risquer de transformer de paisibles salariés à la mode fonctionnaire de gauche en « venture-capitalist » à la mode anglo-saxonne avec le risque inouï qu’ils deviennent riches, en plus, ne peut être qu’un danger qu’il convient de faire repousser par l’Etat bisounours dans les plus brefs délais et avec tirs de barrage immédiats.

  3. Pascale

    Est-ce que le surnom « pigeon » donné à ceux qui se font avoir ne viendrait pas du fait que ceux-ci se faisait manger par les Parisiens en temps de guerre ? Mon père m’a souvent raconté qu’il n’y avait plus de pigeons à Paris entre 39 et 40 …

        1. hussardbleu

          A votre avis, le rationnement en France à continué jusqu’en quelle année ? si vous croyez 44 ou 45, vous devriez lire Alphonse Boudard….
          Et en Angleterre, il dura jusqu’en 1950 ou 51….

  4. Pandora

    Bravo pour avoir relayé ce groupe d’entrepreneurs.
    Il ne faut pas oublier que taxer les revenus du capital et du travail au même niveau était une promesse de campagne de Flamby mais aussi de Sarkosy.

    Plus la peine d’épargner ou d’investir : il faut tout dépenser. La consommation repartira et les keynésiens de tous bords s’en réjouiront.
    Mais qui crée la richesse sans épargne, sans investissement et sans entreprise ? Personne.

      1. zecrocwhite

        Je m’excuse d’avoir mal saisi le sens de votre phrase.

        Personne n’est effectivement capable de créer de la richesse sans épargne ni investissement.

    1. Aristarque

      Tout dépenser ?
      Pour acheter des bagnoles coréennes fabriquées en Tchéquie ?
      des japonaises en France, des italiennes en Turquie ou en Pologne, des françaises au Maroc ou en Corée, des roumaines en Roumanie et ainsi de suite…

      1. Pandora

        C’est ça la mondialisation !
        L’argent que je dépense va à de braves gens (si, si, même les étrangers peuvent être braves) et autant leur donner en échange d’un produit qui répond à mon besoin plutôt que le laisser au gouvernement (qui m’en prend déjà beaucoup trop)!!

  5. Morsay

    salauds de riches, que ne feraient-ils pas pour de l’argent ?!!!!

    ils seraient même prêts à travailler plus que les fonctionnaires syndiqués, c’est dire !!!!!!

    vite la 6ème république, ça urge !!!!!

  6. aristarque

    « la plupart des rares rigolos qui voulaient encore se lancer avec ce statut reviendront bien vite dans le giron du salariat ou du fonctionnariat qu’ils n’auraient jamais dû quitter. »
    H16, vous oubliez l’asile douillet du chômage de longue durée dans la liste des endroits où il fait bon vivre de ses rentes
    😉

    1. vengeusemasquée

      J’en suis le vibrant exemple. J’ai toujours eu plein d’idées et, en plus, des potes qui seraient intéressés pour les mettre en oeuvre. Le cauchemar de l’entreprenariat en France fait que j’ai lâché l’affaire depuis longtemps. Las, à moins de 30 ans, je suis fonctionnaire. Le plus comique est que je suis arrivée en me disant que si nous étions de plus en plus nombreux à remplacer les « bureaucrates de souche », on pourrait peut-être, un tout petit peu, à la marge, très progressivement, changer les choses. Ce qu’on peut être con quand on est jeune…

    2. Calvin

      J’allais faire la même remarque (chômage) mais pour d’autres raisons que l’assistanat.

      Les auto-entrepreneurs ont fait montre de bonne volonté et d’envie de réussir.
      Sacrifiés par Flanby et ses alter-comprenants du gouvernement sur l’autel de l’anti-Sarkozisme, ils vont devoir mettre la clé sous la porte.
      Or, en période de crise aigüe, pourront-ils avoir une place de salarié (qu’ils méritent) ou, plus sûrement, ces derniers, même les moins volontaires (doux euphémisme) sont indéboulonnables…

      1. Aristarque

        Tu as raison et c’était le sous-jascent de ma remarque sur les chômeurs de longue durée.
        A passé 50 ans dans ce doux pays, tu es un homme mort puisque défini comme senior dès les 45 ans donc plus bon à rien, éventuellement à grand chose.
        Théoriquement j’étais dans un métier où tous les faux-culs de dirigeants patronaux s’épanchent périodiquement (avec des trémolos dans la voix et des larmes aux yeux) dans les gros micros mous pour expliquer combien il est difficile de recruter du personnel qualifié, expérimenté, introuvable, und so weiter… et se disent tous prêts à accueillir quiconque leur fera la divine surprise de bien vouloir venir occuper dans leurs entreprises, les postes vacants…
        Après décodage sont écartés du graal les petits « djeunes » de moins de 30 ans : pas assez d’expérience et les schnoques de 50 ans et plus : trop vieux, plus dans le coup, trop expérimenté (pas assez souple pour bosser 55 heures au lieu de 35 pour le prix de 35, évidemment),etc…
        Ce statut était donc une opportunité de laisser les chômeurs tenter de créer leur propre emploi à défaut de se morfondre dans l’inactivité la plus crasse…
        Paul Emploi ne va pas manquer de clientèle…
        R.I.P.

  7. Pere Collateur

    Là ou ça va vraiment être rigolo, c’est l’année prochaine, quand toutes leur prévisions de recettes vont s’avérer être très, mais alors vraiment très très loin de ce qu’ils escomptaient.

    Même Mittrand en son temps avait du se faire une raison et faire machine arrière toute, mais c’était déjà trop tard.

    On parle toujours de l’expatriation des riches, mais ça pas vraiment ça le problème majeur, car quand vous constatez autour de vous des démissions assez importante de cadres moyens qui foutent le camp en Suisse, Allemagne, Angleterre, au lux voir pour certains la Nouvelle Zélande, faut bien se comprendre que c’est à ce niveau là que ça se joue. Le vide laissé est pour le coup, vraiment préjudiciable et augure de lendemains pas très chantonnant…

    Je doute que cette mandature finisse sont mandat sous cette forme. Peut être une cohabitation pour essayer de prolonger leur poste un peu plus longtemps.

    En tout cas, ce pays est mort de chez mort.
    Il faudra probablement un bon siècle pour réparer ces 40 ans de gestion calamiteuse…

    1. Before

      Effectivement, je ne serais pas surpris d’une cohabitation, faisant suite à une dissolution-sauvetage-de-mon-fauteuil-de-président-normal-à-moi de la part de Flanby…
      Pour lui ce serait tout bénef, pour le malade qui remplacerait Ayrault, une autre paire de manches.

        1. Before

          Ah ben alors, voilà la résurrection de Sarkozy qui s’annonce !!! (il paraît qu’il va revenir, si on en croit les journaleux et Bernadette Chirac)
          Ceci dit, ce serait rigolo, Sarko en premier ministre de Hollande : ils en feraient un reality show (avec Rottweiler et Bruni en arrière-plan, et Ségo au milieu), et ça permettrait de faire rentrer des brouzoufs dans les caisses de l’état…

      1. PAK

        Pas d’accord, ayant tous les postes electifs, AN, senat etc etc, et trop friands du caviar offert gracieusement par la république ils vont tous s’accrocher à leur fauteuil jusqu’au bout du quinquenat. Et s’ils lâchent l’affaire ce ne sera pas pour avoir provoqué des elections anticipées mais pour avoir été virés par la rue ( probabilité 0,1%)

    2. breizh06

      Dans mon salon de coiffure favori:
      – la patronne: « tu ne t’imagines pas le nombre de mes clients qui rentrent d’un pays étranger pour le tester et envisager un repli en cas de dérapage.. »
      On parle des start-up, mais quand vos voisins commerçants commence à vous parler de leur « solution de sortie », ca va mal finir. Et le pire ce sera l’été prochain : fins d’allocation chômage, expulsions de locataires avant l’hiver, etc… L’or, OK mais pensez aussi à acheter du plomb 😉

      1. channy

        Mouais, vu la mentalité d’assisté et de pleureuse de la plupart des français je ne suis pas sur du tout que ces replis deviennent des émigrations.
        Fins d’allocations chômages? il me semble que Talonnette 1er avait déjà eu une vague de ce type à gérer en 2010..il avait fait voter une extension de droit avec une formation pour chaque chômeur et une proposition d’emploi à la clé , le tout devant un gros micro mou bien sur!
        Le résultat? on ne sait pas car six mois après plus personne ne parlait de ces chômeurs en fin de droits..Nul doute que Flamby fera de même.
        Sinon d’accord avec vous cela va mal finir, Mais il semble quand même que nous ne soyons qu’une petite minorité à le penser au pays des bisous!

    1. Pere Collateur

      Entrepreneur de gauche… Je sais pas pourquoi, mais ça me fait toujours marrer ce truc « de gauche ».

      C’est pour se donner bonne conscience?

      Pauvre tache! Tu l’as voté, maintenant faut assumer.

      Dans gouvernance d’entreprise, il y a gouvernance. Et comme on le dit souvent, gouverner, c’est prévoir.
      Et c’était évident qu’un gouvernement socialiste ne serait pas bon pour l’entrepreneur lambda.
      Donc l’entrepreneur un tantinet pas trop stupide aurait pris ses dispositions pour sauver sa boite. Et ça commence par éviter de voter pour ceux qui vont vous euthanasier…

      Entrepreneur de gauche… J’t’en foutrais des entrepreneur de gauche, tocard!

      1. H.

        +1
        C’est une faute de gestion. Cette façon d’aller chialer auprès de son député au lieu d’assumer sa connerie me sort par les yeux.

      2. nemrod

        Loin de moi, l’idée de défendre cette tanche mais…
        Pour qui aurait pu voter le dit cyprinidé d’eau douce ?
        Au premier tour aucune idée et au deuxième encore moins…
        Pas vu la queue d’un libéral.
        Des socialistes de droite, du centre, d’extrème droite…oui
        Des communistes vert, rouge, caca d’oie…oui
        De libéraux point, même pas un gros…juste un tout petit qui un jour ai vaguement entendu parlé d’une cotisation URSSAF…rien !
        Le désert.

        1. nemrod

          Tout à fait d’accord.
          C’est d’ailleurs ce que je fis.

          Mais j’aime bien les Tanches ( Tinca Tinca ), paisible poisson d’eau calme.
          Complètement inadapté aux eaux tumultueuses de 2013.

    2. Aristarque

      Tiens, je ne pensais pas que nous rencontrerions encore un gogo avouant benoîtement avoir cru en 1981 que l’Arsouille allait modifier le monde d’un coup de baguette magique…
      Dès 1983/1984, les dévaluations répétées antérieures et les hausses d’impôts en tous genres pour les « riches » qui débutaient à l’époque dès 6.000 F mensuels, un électeur de FM était devenu quelque chose d’introuvable dans la société…
      Bon, ben maintenant qu’il a son héritier spirituel aux manettes, il re-désillusionne visiblement encore plus vite…
      P…, plus que quatre ans et demi à tenir

      1. Before

        Quatre ans et demi ? Non. Soit on aura finalement embrassé le mur auparavant, soit un autre étatiste remplacera Normal 1er, pour continuer à appuyer sur l’accélérateur.

        1. Calvin

          Normal 1er restera.
          Dans un an, il change de PM. Exit le SombreAyrault, bienvenue au Valls à Quatre temps (à moins qu’il tente la Tartine Aubry…).
          A ce moment, on aura beau crier pour tenter d’essayer de penser à éventuellement songer à changer de politique, qu’on ira en plein dans le mur.

    3. PAK

      Et encore un lavé du cerveau par l’ednat et la bienpensance gauchiste.  » Moi je suis un patron qui marche bien, mais de gauche!!! »
      Non, t’es un koulak membre du parti, connard!

  8. gem

    voyons voir …
    * gain de productivité moyen de 2% (marche ou crève, entreprise !) = 2% des postes qui disparaissent = + 500 000 chômeurs
    * croissance nulle = une classe d’âge qui ne trouve pas de boulot = + 500 000 chômeurs .
    * emplois d’avenir = + 150 000 fonctionnaires – 250 000 vrais emplois = + 100 000 chômeurs
    * émigration : – 100 000
    * immigration : + 200 000
    total : 1 million de chômeurs en plus l’an prochain.
    * tripatouillages statistiques : division par deux de la progression visible
    Ça fait +50 000 chômeurs officiels par mois pour l’année qui vient.
    Comique, non ?

    1. Deres

      Les gains de productivité n’entraîne pas obligatoirement du chômage car les sommes devenus disponibles sont réemployés ailleurs. En ces temps de désindustrialisation française forcené (merci à nos politiques) , c’est effectivement peut être le cas en France … Ce n’est cependant pas une raison pour refuser le progrès comme tous ces idiots qui n’ont rien compris à l’histoire de l’humanité avec leur « décroissance ».

    2. vengeusemasquée

      Je ne pense pas que le sens de la remarque de Gem soit re refuser le progrès. Simplement, dans une situation d’étranglement, tu n’as que la moitié du processus. Les gains ne productivité je peuvent pas être réinvestis puisque de toute façon, ils seront confisqués par l’Etat.

      1. gem

        Merci vengeusemasquée de m’avoir compris.
        La productivité nourrit la croissance de la production et ne fait pas de chômeurs mais des emplois nouveaux… tant qu’il y a de la croissance. Si la croissance nulle, ça ne marche plus

    3. Calvin

      +1 avec gem.
      Evidemment que le progrès entraîne normalement de nouveaux emplois.
      Exemple : les biotechnologies (arf… damned, OGM inside… on oublie), l’énergie (arf… damned, gaz de schiste inside… on oublie), les médias (arf… damned, Hadopi detected… on oublie), euh, bon, bon…
      Bon, le million est peut-être exagéré, mais on sera plus proche de ce chiffre qu’une décrue.

  9. Binitials

    Ouais mais bon, facile à contourner quand même, suffit de monter une holding au qatar et en plus on peut y trouver plein de capital ! lol

  10. Jesrad

    Je ne connaissais pas le RSI. Merci.

    Maintenant, la prochaine fois que je fais l’apologie de l’économie informelle et de l’entreprenariat clandestin, les guignols qui disent « maitapadprotexionsocialeuh » seront bien reçus.

    1. vengeusemasquée

      Economie informelle ? Entreprenariat clandestin ? Cela n’existe pas dans notre pays enfin. Comment ça ? Des gens qui travaillent 100% au black parce que sinon ça ne vaut pas le coup de se lever le matin ? Franchement ça m’étonne que des mauvaises langues puissent penser des choses pareilles.

    1. nemrod

      Belize, Belize, Belize et moi !
      Ca va bien mieux comme ça !

      Groscolas…à une variante près.
      L’auteur de la chanson…pas un nouveau surnom de FLAMBY.

  11. Lib

    L’oligarchisme marche à plein régime.

    – la nouvelle réglementation financière pousse les institutionnels à sortir du financement de l’économie réelle pour financer l’Etat;

    – On augmente le plafond du livret A, qui est presque intégralement investi en dette publique;

    – L’Etat fait son possible pour tuer les start-ups, prédateurs naturels des grands groupes établis;

    – Le budget 2013 repose intégralement sur les hausses d’impôts et ne compte aucune réduction de dépense

    Le parasite va finir par tuer son hôte.

      1. nemrod

        Comme un cerf ou un sanglier qui prend une balle plein coeur quand il est en systole.
        Il court 200 mètres sans savoir qu’il est mort…mais il est mort.
        Ouh la vilaine image non politiquement correcte !

    1. Deres

      C’est vrai mais soyons factuels. Le livret A n’est investit qu’au tiers si je me rappelle bien en dette publique. C’est monstrueux, mais ce n’est pas 100%.

      La plupart des start-up françaises qui réussissent sont des excroissances issues des grands groupes semi publiques. Ils commencent avec des fonds de leur groupe d’origine et un client quasi-captif. Leurs fondateurs deviennent très riches et leur copains du groupe peuvent en bénéficier à terme (embauche, consulting après la retraite, cadeaux et invitations, …). C’est un peu le même système que les opérateurs de l’Etat et les associations dont le principal objectif est de permettre à des hauts fonctionnaires de sortir des maximas de la grille des salaires …

      Il y a des réductions de dépenses das le budget. Mais presque uniquement dans les dépenses d’investissement et le moins possible dans les dépenses de fonctionnement qui vont elle croître « naturellement » comme ils disent … Bref, l’inverse de ce qu’il faudrait faire … De plus, de très loin, le gros des réductions de personnels sera effectué sur la Défense (5500 postes en 2013) simplement en faisant ce qui était prévu par le gouvernement précédent …

      Je pense plutôt que le parasite va fusionner avec son hôte. Actuellement, tout est déjà plus ou moins sous le contrôle de l’Etat. C’est parti pour aller encore plus loin. L’Etat ou ses affiliés seront systématiquement consultés pour toutes les décisions des entreprises ou des particuliers, y compris dans la vie quotidienne. Quand on regarde de près, cela a déjà largement commencé. Que faut-il acheter, où faut-il loger, maison ou appartement, doit-on embaucher et qui, puis-je licencier, où-dois-je passer mes vacances, est-ce que j’ai le droit de dire cela, ce film peut-il être regarder, combien dois-je avoir d’enfant, puis-je faire ce travail, etc.

      1. paf

        c’est interessant puisque la fRance est vraiment le terrain d’experimentation du tout-etat moderne: apres le communisme historique, on assiste a un DEUXIEME echec du collectivisme, qui apres le totalitarisme direct, tente la greffe sur la democratie liberale: comme prevu et comme le repetent a l’envi les anarcaps aux minarchistes, l’inflation de l’etat est ineluctable et, au 21e siecle, l’installation du collectivisme se fait par l’OUBLI progressif et sur des generations des principes liberaux: aujourd’hui la majorite des francais qui votent veut du soc-dem qui taxe bien fort et qui fait des bisous equitables, renouvelables, decroissants et egalitaires.
        Le brimades de l’etat sont systematiquement vues comme des attaques capitalistes a travers un filtre des medias et de l’enseignement qui n’est pas pret de se decrasser: a mon avis, cela va continuer jusqu’a ce que le collectivisme mou revienne a ses fondamentaux: le trotskisme totalitaire, voulu la bave au levres par une population qui ne comprend plus rien.

  12. Marco33

    ce billet est excellentissime !!!

    Ayrault, ancien maire, devrait se souvenir des conséquences de la révocation de l’édit de Nantes, et de ces conséquences économiques.

    1. hussardbleu

      Effets très exagérés au niveau économique, par des historiens partiaux… en revanche, nos parpaillots exilés ont réussi, en Prusse surtout, à rendre nos braves Allemands franchement sanguinaires, qui étaient auparavant de gros sentimentaux…

  13. vdf

    Les seuls auto-entrepreneurs qui ont, encore, de l’avenir dans ce pays sont les dealers de drogue.

    Pas d’impôts, pas de charges sur le fruit de leur travail hormis les classiques frais généraux, pas de sur-imposition s’ils arrêtent leur entreprise avant 12 ans, pas de TVA, très peu d’inspecteurs du travail ou des finances sur le dos, et maintenant exonération totale des contraintes qui pesaient sur le petit personnel : amendes, prison, etc…

    1. Aristarque

      Effectivement, il y a quelques mois, un grossiste en produits stupéfiants avait été arrêté en possession de la comptabilité soignée de son business (il y a des hommes d’affaires dans ce milieu).
      cela a permis de constater qu’un C.A. mensuel de 100.000 euros laissait une marge d’exploitation nette de près de 50%, une fois payés la marchandise, les frais de transport, le petit personnel, les locaux, etc…
      50.000 euros mensuels sans les autres prélévements obligatoires qui font les délices de l’Etat providence, bien entendu…

    2. channy

      Sauf que dans ce milieu d’auto-entrepreneurs, les prédateurs naturels sont nombreux et pas du genre à se contenter d’une petite ou moyenne taxe ,le taux d’imposition est de 100% .

  14. peste et corriza

    Il y a quelques mois, je pensais à monter une auto entreprise de conseil et fourniture à la demande de réactifs, mais je vais finalement me raviser…

    La solution est déjà actée : dès le mois de janvier, je recherche un post doc ou un job, et je me barre de ce pays…
    Vu comment les universitaires qui publient sont considérés dans ce pays, c’est soit ça, soit devenir fonctionnaire.

  15. paf

    ce qui est interessant sur ce blog c’est que des qu’on parle OGM ou feminisme on a de vrais gros beaux trolls qui debarquent pour ressasser leurs demi-raisonnements gochistes, mais des que ca parle d’economie, les trolls se cachent.
    Le cote veritablement social de l’entreprenariat et de la taxation leur passe completement au dessus de la tete.

    1. vengeusemasquée

      Cela ne fait que mettre en lumière 1/ la nullité totale du français moyen en matière économique et 2/ l’aversion complète du français bureaucratisé pour tout ce qui comporte une quelconque initiative personnelle.

    2. Calvin

      C’est vrai ! J’avais pas remarqué !!

      Et puis, le troll en puissance a du se dire : « mouarf, les  »sales riches » se plaignent, laissons les geindre avant qu’ils déguerpissent la queue entre les jambes ».

      C’est donc soit de l’inculture, soit de l’arrogance.

      1. Pascale

        C’est exactement ce qu’ils se disent. Il y a peu je lisais sur un blog gauchiste un commentaire qui expliquait que c’était très bien que les riches partent car c’étaient des parasites.

        C’est de la haine, de la frustration et de l’envie

  16. eiram

    Pour ceux qui l’ignorent, le RSI c’est ça: Mon mari artisan, atteint d’un cancer, obligé d’arrêter son activité le temps de l’opération et de la chimio+rayons, demande au RSI qui le ponctionne chaque trimestre, l’arrêt des cotisations temporaire pour manque de revenus suffisants. On lui a accordé un sursis en lui précisant bien qu’il devrait rembourser les impayés ensuite. Il a préféré continuer à payer, c’était moins lourd.
    Voilà ce qu’est le RSI. De plus rattrapé par le cancer il n’a jamais touché l’aumône que lui faisait la caisse de retraite après avoir cotisé toute sa vie.

    1. Calvin

      A une différence près : le cancer, on peut s’en sortir.
      L’Etat, jamais.

      Un nouveau slogan : « L’Etat, la métastase qui ronge l’économie ! »

    2. shadoko

      je sais ce qu’est cette mafia qui règne sur les cotisations vieillesse maladie etc…des artisans commerçants. j’ai travaillé en famille pendant 26 ans et mon père cotisait pourl’AVA et la RAM. Des sommes exorbitantes (600 euros mensuels rien que pour la retraite!), des remboursements de médicaments à 50%, pas d’arrêt de travail, pas d’accident de travail, pas de reconnaissance d’incapacité. Mon père avait un rhumatisme déformant à la main, c’était travaille-cotise ou crève. Il fallait voir les locaux de l’AVA, luxueux avec notre fric et la vieille peau qui était à l’accueil trouvait le moyen de vous parler comme à une merde. Je ne parle pas du personnel, porteur de dossier d’un couloir à l’autre occupé à glander. Dans les années 90, ils se sont fait mettre à sac par des artisans mécontents, tout le monde se demandait où passait le fric. Maintenant on sait : il a servi en partie à renflouer les caisses mégadéficitaires des de retraite/maladie SNCF, EDF etc…Il paraît que c’est même une des dernières mesures qu’à pris le défunt BEREGOVOY avant de se faire sauter la cervelle : ponctionner les caisses des pigeons. Je vous passe le quotidien d’une PME de 8 salariés depuis 1981, une usine à gaz administrative, des bulletins de salaire que personne ne comprend, un contrôle fiscal, un contrôle d’URSSAF, des cotisations à n’en plus finir pour renflouer ceci ou cela, assises bien évidemment sur des bases différentes histoire de bien vous faire chier et vous faire sortir les boîtes à archives un maximum de fois dans l’année. Je crois que j’ai tout vu, un fonctionnaire qui m’a planté au beau milieu d’une phrase pour « aller prendre sa pause » (véridique!), après 26 ans et 60 cambriolages, dans la patrie de monsieur Ayrault qui protège les roms mais pas les pigeons, nous avons jeté l’éponge et promis que jamais, PLUS JAMAIS, nous ne nous mettrons à notre compte tant que ces politocards débiles seront au pouvoir. Maintenant, je travaille pour un salaire minime et je mets un point d’honneur à ne payer aucun impôt sur le revenu, c’est puéril mais ça soulage!
      bon courage à tous les artisans commerçants!

      1. nemrod

        Il en faut…mais on n’en a plus.
        Moi aussi je songe à jeter l’éponge et à prendre un emploi comme le tiens…
        Si d’aventure je le confie à un proche il me regarde avec des yeux rond comme si je déraillais …normal pour une (petite) loco; mais les wagons sont trop lourds.
        Un peu comme dans le bouquin d’Ayn Randt.

        1. Go2UK

          De mon côté, j’ai fait le (très relatif) bon choix de travailler en freelance dans le digital, où la dématérialisation est totale. Pas de pas de porte, pas de stocks, pas de salariés ni emmerdes socialo-communistes et autres taxes allant avec.
          Installé depuis plus de 10 ans, l’URSS-af (autre autres) m’a bien entendu élargi le fondement tant qu’elle a pu, m’a fait perdre un temps incalculable, a failli me mettre par terre 2 fois (dont 2009-2010) mais je suis encore là même s’il faut ramer car tout le monde dans ce pays serre les fesses. Heureusement que ma clientèle est peu fraônçaise (plus rien à gratter ici).
          Plusieurs de mes relations ont succombé au CTS (Complot de la Taxe Sodomite); certains (peu) ont perdu pied, d’autres évoluent à présent entre Singapour, Malte et la Suisse avec des succès très variables mais tous ont perdu moins d’argent et surtout gardent la « niaque » car l’entreprise sans morceaux dedans est encore possible sous leurs nouveaux cieux.
          Mes prochains projets sont partout, sauf en France bien évidemment.
          J’ai étudié les taux de TVA et seuils de taxes européens : ça se présente pas mal en Pologne, Lituanie et bien entendu en Irlande pour mon secteur; c’est donc l’un d’eux qui touchera les taxes que généreront mes affaires une fois que je me serrai barré. Ainsi les falots communistes ne se rinceront plus sur mes ambitions ni sur mes heures.
          Je vous souhaite autant de dématérialisation que moi et qu’ils aillent au diable.

        2. gnarf

          Go2UK pour la Pologne, on fait des « activites commerciales », c’est l’equivalent de l’auto-entrepreneur. Comptabilite simplifiee. A part qu’ici c’est la norme, tous les petits artisans sont a ce regime.
          19% d’impots sur les revenus de l’activite, et le systeme de sante coute dans les 200 euros par mois pour toute une famille.
          Sous ce regime vous pouvez aussi avoir des employes.

          Ca c’est le regime general. Si vous choisissez l’imposition au forfait, les impots sont calcules sur le CA, mais ca descend radicalement…7%, 2.5% selon les activites. Les activites dematerialisees, la vente par internet ont les taux les plus bas.
          Vous pouvez meme ne pas payer de TVA les 40 000 premiers euros, et ensuite quand vous depassez cette somme vous devenez redevable de la TVA pour la suite.

      2. peste et corriza

        C’est ce que conseillait Dimitri Orlov : ne pas trop en faire tant que la gabegie continue, se contenter de peu, rester souple sur ses jambes..

        75% des jeunes veulent devenir fonctionnaires, ce n’est pas pour rien !
        Autre fois, les postes de catégorie C étaient pour des gens qui n’avaient pas le niveau pour aller faire autre chose. Le cas de mon père par exemple, qui est devenu soldat quand la scierie où il bossait a coulé.
        Aujourd’hui, les postes C payent mieux que le privé tout en continuant à offrir la sécurité de l’emploi…

        Maigre consolation :
        Une fois que le pays sera effondré, l’appareil d’état coulera avec, et tout ceux qui savent faire quelque chose d’utile s’en sortiront bien.

        1. Guillaume

          75% des jeunes veulent être fonctionnaire car ils ont bien compris que c’est le bon moyen d’être du bon coté du fusil. Et ne pas être fonctionnaire, c’est prendre le risque d’être sous traitant de l’administration ou des grands groupes, ce qui est pire.

    3. nemrod

      « Ah mais c’est que vous n’avez pas été prévoyante ma petite dame : il fallait prendre une assurance au cas ou l’entreprise pouvait pas nous filer not’ blé cause maladie du patron; et pis faut pas confondre : faut prévoir, pasque l’argent on le pique à n+1 : c’est pas le vot’ et pis c’est tout »

      Voilà en gros ce que ces enfoirés répondent en éludant :
      -que l’assurance c’est théoriquement eux.
      -que tu es ponctionné à mort par des e…és dans leur style donc que de la tréso, t’en a pas.

      1. Aloux

        Je connaissais pas le RSI (bon normal n’étant pas concerné j’ai l’impression que c’est pas le genre de truc que l’Etat met en avant pour vanter le modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie), mais les témoignages me laissent perplexes : si je comprends bien, c’est une caisse de solidarité mais qui ne fait que ponctionner les cotisations et ne verse jamais aucun remboursement de soin, puisque même quand on a un cancer elle ne fait rien. Mais ce bidule est-il tout simplement légal ?!

        1. simple citoyen

          Pour donner une idée: délai de carence de 3 jours francs en cas d’hospitalisation, sinon de 7 jours francs. Pour rappel le régime général est de 3 jours et celui des fonctionnaires de 0. Le gouvernement a d’ailleurs prévu de remédier à cette situation absurde en passant les fonctionnaires à 1 jour franc, et par mesure d’équité (oui oui, ils l’ont dit) le régime général à 4 jours (gageons que par équité ils passeront ceux du RSI à 8 jours…). Par ailleurs: la couverture du risque AT MP (accident du travail et maladie professionnelle) n’existe pas dans le RSI donc, pas de rente ni de taux d’invalidité partielle possible mais les indemnités journalières et une éventuelle pension d’incapacité temporaire au métier sont possibles si le cas médical le justifie..
          Dans certaines conventions collectives comme les infirmiers libéraux(j’adore cette expression bidon), non seulement on les encadre dans ce qu’ils peuvent faire en limitant arbitrairement le nombre d’actes qu’ils peuvent réaliser annuellement, mais leur délai de carence de base est … ben y en a pas… Un exemple concret: une infirmière libérale en incapacité de travail temporaire ne percevra aucune indemnité pendant un délai de 90 jours. A partir du 91ème jour, son régime obligatoire, la CARPIMKO, lui versera une indemnité journalière d’un montant de 45,83 €…

        2. Aloux

          Intéressant… J’imagine que la souscription à ces caisses est obligatoire et non négociable.

          En France, y a ceux qui sont nombreux et qui gueulent comme des putois à la moindre contrariété, c’est les gentils, puis y a les autres, inoffensifs, qui ont qu’à raquer et fermer leur gueule.

  17. DiasW

    Et le pire dans tout ça c’est que les gauchistes de salon sont fiers de pouvoir ratisser large en omettant des effets pervers pourtant aisément devinables, l’essentiel c’est de faire chier tout ce qui ressemble à des mecs de droite. Les entrepreneurs en font partie.

  18. Pod

    Et le coût du travail dont on ne cesse de se plaindre avec les constructeurs français en pleine débacle :
    [@Boursorama tout à l’heure]
    (…) PSA plaide pour sa part pour un allègement du coût du travail. Le président François Hollande a toutefois répondu vendredi que le soutien de la compétitivité du secteur « ne se réduisait pas à cette question ».

    … surtout PAS à cette question… même si les français ont renoncé depuis longtemps à faire de l’automobile de qualité, ce n’est pas une raison pour les suicider à la taxe détournée (et voui la prochaine Mégane de Jean-Pi attendra la fin des prélavements socialo-obligatoires)… En somme, on voit qu’une embauche à vie d’un scribouillard de l’EdNat vaut mieux qu’un tourneur chez PSA (+8000 d’un côté pour -8000 de l’autre ou approchant). Ont-ils percuté les cocos de Cégétée Auto ?
    Tout ceci est une fois de plus définitivement atterrant.

  19. Théo31

    « je n’ai jamais oublié que l’objectif inavoué du socialisme – municipal ou national – était d’accroître la dépendance. La pauvreté n’était pas seulement le sol nourricier du socialisme : elle en était l’effet délibérément recherché ».

    Margaret Thatcher.

    C’est vrai sauf qu’en France, faute d’argent gratuit des autres, ça va être chaud pour parvenir à cet objectif.

    Dans le capitalisme, il y a des entreprises, dans le socialisme, il y a des camps. Dans le premier le travail est librement consenti, dans le second, il est forcé.

  20. hussardbleu

    Comme disait Calvin (pas celui de Genève) « le cancer on y échappe, les tapas… »

    ouais… en effet… petit exemple personnel, si l’on veut me le passer : je suis opéré, pris à temps, laparotomie avec une 30aine d’agrafes…

    Au bout d’un mois, cicatrisé, je me sens bien, et je reprends le travail… deux mois après, visite de contrôle… le chirurgien, très sympa au demeurant : « bon, je vous arrête encore un mois, ou deux ? »…

    Il est vrai que je suis indépendant… quant à l’Etat, et ses représentants, je mène ma petite guérilla personnelle…

    1. pod

      oui intéressant; je suis moins motivé par la conclusion :

      (…) The cautious, plodding Enarque (très bon ça)from the Limousin is not the type for fireworks, but give him time.

      C’est là où je ne suis pas d’accord : du temps, les socialos en ont eu depuis 1971 et qu’en ont-ils fait ? Le changisme, c’est demain… et alors ?? Quelle bêtise !
      La véritable démocratie (pour poursuivre dans l’utopie) serait de laisser payer leurs horreurs à ceux qui les croient et les ont soutenus par leur vote. En fait, qu’ils s’arrangent entre eux puis disparaissent une bonne fois pour toute. Utopie, utopie, quand tu nous tiens…

  21. Pascale

    Les gauchistes trouvent encore le moyen de vomir sur ceux qui partent les traitant de lâches, antipatriotiques, voleurs et j’en passe.

    1. Stéphane

      Ils haïssent ceux qui cessent de se sacrifier pour leur bien-être. Dans leur mentalité d’assister, vouloir aller dans un pays moins gauchiste est une forme de maladie mentale. Pourtant, même eux en gardent assez pour ne pas souhaiter l’aller simple vers Cuba – où il y a tant de médecins qui soignent gratuitement, paraît-il. Sans doute une question de langue…

      1. paf

        malheureusement je crois que la plupart ne voient meme pas que leur bien-etre est paye par d’autres.
        J’irais meme jusqu’a dire sans aucune peur de me tromper que la plupart sont tres remontes contre les mechants catipalmistes qui sont au contraire la cause de leur marasme et de leurs malheurs: car ils ont la vie dure, sont mal payes et surexploites.
        Je ne pense pas que ceux qui restent detestent ceux qui s’en vont: le ‘ouais c’est ca casse toi’ est l’exacte replique du comportement adopte dans toutes les autres situations: je ne veux pas savoir.
        Les francais matraques par le vivre ensemble sont devenus tres egoistes et tres individualistes: celui qui s’en va fait un pas pour lui meme, il est un concurrent qui agit, qui reussit: de ce fait il faut le mepriser pour mieux l’oublier.
        J’ai connu cela avec les francais de ma generation: toute action quelle qu’elle soit est condamnable.Exister, c’est etre coupable.Alors partir, vous pensez.

  22. Alex6

    Pour les expatries, je ne sais pas si vous avez remarquez mais les arguments ont change: Desormais, on ne m’oppose plus d’arguments de fond sur le pourquoi « je devrais rester/revenir dans ce pays de merde » mais sur mon manque de patriotisme.
    Je devrais revenir, travailler comme un fou pour des clopinettes et en subissant le regard noir des assistes en tout genre qui pense que je gagne toujours trop (en relatif s’entend)
    Alors que l’Australie est plutot relativement liberale, je peux ici: me permettre d’etre seul a travailler pour que ma femme puisse s’occuper des enfants, etre a l’aise financierement parcequ’elle peut quand meme travailler en independant et ne payer qu’un faible taux de taxe, faire ce que je veux de l’argent qui me reste a la fin de l’annee plutot que de payer un impot annuel en pure perte.
    Revenir en France par patriotisme? J’espere que les andouilles qui me servent cet « argument » m’entendent me marrer depuis ici.

    1. paf

      il y a serieusement de gens qui t’ont dit ca? c’est a mourir de rire.Rester par patrisotisme encore a la rigueur, mais revenir! un fois qu’on a goute aux bons salaires dans des endroits sympas c’est difficile de se motiver a revenir a Betonland-Bisouland, lolz.

      1. Alex6

        Bien sur. Certains ne supportent pas que tu partes, c’est quasi un acte de desertion. Et puis ils sont d’autant plus certains que tout est parfait en France qu’ils n’ont jamais ete vivre ailleurs.
        Bon perso je m’en fiche, je suis avant tout parti par amour du voyage, le fait de ne plus avoir a subir la mentalite francaise c’est du bonus. Fiscalement, ca commence aussi a devenir franchement interessant.

    1. Lib

      Le plus marrant, si j’ose dire, c’est qu’au même moment, l’assemblée rejette à la quasi-unanimité un amendement de Collard demandant que les emplois jeunes soient réservés aux Français.

      C’est toujours la même chose avec les socialistes, les principes ne valent qu’à sens unique, le sens de leurs intérêts.

  23. gnarf

    Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais il y a quand-meme des gens qui gagnent trop en France. Pour plus de solidarite, il est normal que ceux qui gagnent plus reversent d’avantage dans le systeme social. 😉

    1. Charentais libéral

      Vous voulez parler des hauts fonctionnaires bien sûr ! et donc de l’Etat, qui se charge de redistribuer, en pensant d’abord aux copains et aux coquins. A quand le bifteck du boucher à un prix progressif !

      La citation de Frédéric Bastiat du semestre du cercle dans son pamphlet « La Loi »:
      Il m’est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m’est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée sans que la liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds.

  24. Mernovat

    Bonjour,
    que pensez-vous de l’article de Libération sur le sujet :
    http://www.liberation.fr/economie/2012/10/02/entrepreneurs-des-pigeons-pas-si-plumes_850287
    (En gros, on aurait tort de se plaindre…).

    Extrait : En clair, si la mesure renchérit effectivement l’imposition des plus-values pour une majorité d’entrepreneurs, bien peu seront effectivement soumis aux fameux 60%. Le dispositif épargne largement les patrons s’étant dédiés à développer leur entreprise sur plusieurs années ou ceux qui réinvestissent leurs gains. Il ne tuera pas plus l’esprit d’entreprise, le statut de «jeune entreprise innovante» et ses avantages fiscaux – y compris sur les cessions de plus-values – étant maintenu.

    1. paf

      les commentaires sont rassurants.Ceux qui vont dans notre sens sont censes, ceux qui sont contre ont l’air d’avoir ete ecrits par des handicapes mentaux.

    2. Ben bien sûr, on a toujours tort de se plaindre quand on a un job, ou la santé, ou la vie.
      En revanche, le même pouilleux journalistique qui écrirait un article sur un mouvement de syndicalistes du public défendant je ne sais quel privilège n’écrirait pas du tout la même chose.

    3. Aristarque

      C’est ben vrai qu’on aurait tort de se plaindre!
      Un gros abattement de 40% au bout de douze ans qui pourrait parfaitement ne pas exister et qui n’est dû qu’à la sollicitude attentionnée dont Flanby entend entourer les entrepreneurs.
      Sans cet élan du coeur qu’il n’a pu réprimer en dépit de l’extrême douleur insondable causée au peuple de gauche, rendez-vous compte que les entrepreneurs auraient pu payer PLEIN POT!
      Merci qui?

      PS : j’avais cru entendre à la radio que l’abattement sur la plus value serait de 100% au bout de douze ans…
      Racontent n’importe quoi ces journaleux.

  25. JS

    Bon article, pour la part cela fait déjà qq années que j’encourage les jeunes de mon entourage à préparer leur « exfiltration » de ce pays devenu si hostile.

    Pour ma part je m’apprête à partir à contre-coeur pour Londres où Genève, car mon domaine d’activité s’est complétement déplacé dans ces 2 villes. Pourtant un domaine d’activité ou la France était le leader Européen il y a encore 15 ans..mais tous les investisseurs ont plié bagages !

    Cdlt

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