L’impôt sur la mort, c’est vraiment chouette et très moral

Les précédents billets sur les taux d’imposition des plus-values en cas de cession de société, ainsi que de l’algorithme de folie caché derrière m’ont naturellement poussé à me pencher sur la question de l’imposition, et notamment sur le plus inique d’entre eux, celui sur la mort. Et là, j’ai eu quelques surprises.

Tout d’abord, il faut bien comprendre que la mort, aussi douloureuse et terminale soit-elle, ne constitue en rien un rempart pour les sévices fiscaux. Même mort, vous serez l’objet de tractations et de déclarations, de taxes et de ponctions, bien plus souvent financières qu’organiques. On pourra lire, pour illustrer, la façon dont Bercy impose le transport de défunts.

Et puis, soyons honnêtes : la France n’a pas le monopole de l’imposition sur la mort. Beaucoup (trop) de pays pratiquent encore cet acte honteux. Cependant, l’acte n’est pas pratiqué de la même façon d’un pays à l’autre. Certains pays ont la main plus lourde que d’autres, d’une part, et n’envisagent pas l’égalité des citoyens devant l’impôt de la même façon.

L’avantage d’internet, c’est qu’il permet à présent de comparer les différents régimes fiscaux plus ou moins vexatoires en place dans les différents pays d’Europe. En fouillant, on trouve des choses intéressantes qui permettent de faire quelques comparaisons. Pour rendre les choses plus parlantes, et afin de comparer ce qui est comparable, j’ai procédé à l’établissement de l’impôt pour différentes successions dans un cas simple : un ascendant décède sans collatéral (pas de femme ou pas de mari, selon le cas), et laisse une somme donnée à son unique enfant. J’ai choisi quatre sommes : 10.000 euros d’héritage, 100.000, 1 million et 10 millions. La première correspond à un petit héritage d’une famille très modeste. Le second représente un héritage de la classe moyenne. Le troisième est celui d’une famille aisée, et le quatrième, d’une famille riche.

En fonction de votre pays de résidence, vous serez plus ou moins ponctionné. Certains pays n’ont même aucun impôt sur les successions, soit totalement, soit dans les cas les plus simples comme celui que j’ai défini (héritage versé aux descendants directs), comme la Suisse, le Luxembourg, Chypre, Malte, le Portugal, l’Estonie, l’Autriche, la Bulgarie ou la Suède. Le crin-crin habituel des jaloux et des envieux n’a semble-t-il pas fonctionné dans ces pays, qui attirent toujours plus les familles désireuses de transmettre autre chose que des problèmes à sa progéniture.

Impôt sur la mort en Europe

De ces pays européens qui pratiquent l’impôt sur la mort, on note qu’il est calculé sur une somme abattue d’un montant plus ou moins grand en fonction de la parenté. Typiquement, l’abattement sera plus grand pour un descendant direct. Magie du socialisme : plus on est riche, plus on a intérêt à faire des enfants, bénéficier des éventuelles allocations familiales, et exonérer son héritage de tout impôt grâce aux abattements. Par exemple, en Italie, l’abattement est d’un million d’euros, ce qui laisse une bonne marge de manœuvre.

Ensuite, une fois l’abattement appliqué, chaque pays y va de sa petite cuisine. Si l’on passe le cas évident des donations de son vivant, pénibles à faire et lourdement taxées en France et pas du tout en Angleterre par exemple, et qui permettent de réduire d’autant la somme finale en héritage, les mécanismes sont plus ou moins compliqués, plus ou moins bien expliqués (la loi fiscale française en la matière, écrite dans un sabir truffé de renvois et d’alinéas, est un régal) mais reviennent à peu près tous au même principe : des tranches de ponctions, et des taux qui grimpent à mesure que le patrimoine est élevé.

Les chiffres bruts de ce qui reste après le passage des sauterelles de l’État donnent ceci :

impôts sur la mort

Comme on le constate, le croque-mort fiscal commence à grignoter très tôt pour certains pays (Pologne par exemple). Mais pour d’autres, plus sages au début, ils se rattrapent avec brio sur les plus gros montants… Évidemment, tous ces chiffres, cela donne un peu mal à la tête. Si l’on élimine les pays qui ne pratiquent pas l’amputation fiscale post-mortem, et qu’on calcule rapidement le taux global d’imposition en fonction de la somme imposée, on obtient un joli graphique dont je vous fais profiter ci-dessous. Comme d’habitude et sans surprises, c’est la France qui arrive en première position avec près de 45% de ponction. Que voulez-vous, en ce domaine, les crânes d’œuf de Bercy ont une maîtrise parfaite de leur outil, c’en est même effrayant.

À présent, et bien que je n’ai pas encore évoqué l’aspect inique de l’impôt sur les successions, on ne pourra pas empêcher le citoyen européen de poser une question évidente : puisque je peux m’installer où je veux en Europe pour mes vieux jours, pourquoi diable continuerai-je à rester en France (ou en Belgique, ou en Angleterre) si je me fais à ce point ponctionner ? D’autant que le soleil de Malte ou Chypre y est bien plus accueillant, et que la quasi- »flat tax » polonaise adoucit nettement le passage fiscal… Pas étonnant, dès lors, de constater que certains partent aussi pour cette raison.

En outre, ceux qui amassent un pécule, fut-il modeste, le font toujours par le biais d’un travail rémunéré (donc taxé, à plusieurs chefs), ou dans des opérations qui auront créé de la richesse (création ou perpétuation d’une entreprise, développement d’une activité, par exemple) elle-même systématiquement taxée tout au long de son existence. Le capital ainsi constitué aura été ponctionné pendant toute sa constitution.

Pire, lorsqu’un couple amasse un capital, l’impôt sur les succession amputera post-mortem une première fois à la mort du premier conjoint, puis une seconde fois lorsque l’héritage partira aux descendants. Quelle justice y a-t-il dans la première imposition alors que le conjoint survivant a déjà payé le fisc lors de la constitution du capital ? Quelle justice y a-t-il dans la seconde imposition, qui s’ajoute à la première, déjà inique ?

Soyons bien clairs : ce que l’État ampute fiscalement après votre mort, c’est ce qu’il a bien voulu vous laisser de toutes vos activités précédentes où il s’était déjà servi. De façon évidente, l’impôt sur la mort est un impôt sur une somme déjà imposée à de multiples reprises. Comment peut-on parler, à ce moment, d’une nécessaire redistribution de richesse alors que ce qui reste a déjà subi cette redistribution ? Comment parler de justice, d’équité, de participation du citoyen à la vie de l’État alors que ce dernier s’est déjà servi ? Comment ne pas voir que sous couvert de répartition des richesses, l’État se livre avec cet impôt-là au plus inique des pillages puisqu’il incitera tous ceux qui le peuvent à fuir le pays tant qu’ils le peuvent, volera sa part sans hésiter sur ceux qui n’auront pas pu s’évader, et ne redistribuera rien du tout tant il accumule de dettes astronomiques ?

Plus fondamentalement, pourquoi la mort d’un individu autorise l’État à s’octroyer une part sur sa propriété ou celle de ses descendants ? L’impôt sur l’héritage est ce qu’il y a de plus inique puisqu’il dépouille les générations futures en incitant les riches à partir, les classes moyennes à cacher leurs avoirs et les pauvres à le rester pour éviter la tonte. C’est le plus inique puisqu’il s’agit d’une ponction sur un reste après ponction. C’est le plus inique parce qu’il s’attaque directement à la propriété, fondement de la société sans lequel aucun développement, aucune sécurité matérielle ne peut être envisagée.

À l’heure où il devient réellement vital d’attirer les fortunes en France, et d’y conserver les talents, il devient aussi indispensable de repenser cet impôt basé exclusivement sur la jalousie et l’envie.

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Commentaires100

  1. Before

    Et pour les successions non directes, y aurait pas mal à dire aussi.
    Mais sinon, n’y a-t-il pas des libéraux qui seraient plutôt pour une forte taxation de l’héritage (accompagnée de faibles taxations par ailleurs), et ceci afin de « rebattre les cartes » ?

    1. gillib

      Les impôts, c’est fait pour payer les charges collectives et non pas pour « rebattre les cartes ».
      Un détecteur de constructivisme efficace, c’est quand on rajoute un effet soit disant désirable.

  2. Yogi

    Il est bien évident que l’impôt sur les successions est l’impôt juste par essence, puisqu’il tend à faire en sorte que chacun possède selon son mérite, au lieu de privilégier une caste d’héritiers incapables qui ne doivent leur bonne fortune qu’au talent, à la chance ou à la filouterie de leur géniteur, et qui de surcroît s’imaginent nés au dessus de la plèbe alors qu’ils n’en sont que les parasites.

    Vous soulignez cependant deux problèmes réels : d’une part le manque d’efficacité et d’exemplarité des dépenses de l’Etat, dont tirent prétexte ceux qui veulent échapper à la justice sociale, et d’autre part l’existence de pays où les possédants ont suffisamment corrompu le système pour qu’il protège leurs agissements, et offrent ainsi un refuge d’où la gangrène peut tenter d’infester les pays les plus vertueux. C’est le même problème qu’avec les narcotrafiquants ou les paradis fiscaux.

    1. jabial

      Je passe sur les termes tendancieux qui mettent le talent à égalité avec la chance et la filouterie dans l’établissement des fortunes, montrant ainsi que votre acceptation des fortunes nouvelles n’est que rhétorique.

      Je passe aussi sur le principe de réalité, qui veut que proverbialement un imbécile et son argent sont bien vite séparés. La dilapidation, ça dure une génération.

      Mais il y a un point factuellement erroné dans votre texte : l’idée que les héritiers parasiteraient « la plèbe ». Si les héritiers peuvent être des parasites, ils ne sont en aucun cas les parasites de la plèbe mais bien ceux de leurs ancêtres décédés. En effet, la richesse créée par leurs ancêtres n’a pas disparu après leur mort, et il est parfaitement légitime qu’après eux, en profite qui leur plaira – généralement leurs descendants mais pas toujours.

      Vous n’avez aucun droit sur la richesse qui a été créée par d’autres, même après leur mort.

      1. RonRon

        « votre acceptation des fortunes nouvelles n’est que rhétorique »

        Vu que tous les états du monde sont socialo-communiste-étatistes, ceux qui créent et conservent des fortunes le font forcément en accord et avec la collaboration de cet état.

        Ces fortunes sont donc forcément illégitimes.

      2. Yogi

        @ jabial : Les héritiers sont bien des spoliateurs puisqu’ils accaparent de la richesse du seul fait d’être nés dans le bon lit, au lieu que celle-ci soit répartie entre tous ceux qui sont nés dans tous les lits.

        1. Super0

          Tu t es coincé la tete en faisant ton yoga ? En tout cas elle tourne à l envers… La suisse et la Suede en vert sont ils des paradis de la drogue et de l argent sale ? Mon petit yogi, la drogue est consommée en France pour atténuer la douleur du socialisme. L argent est ensuite placée en Suisse car faut pas être con quand même. La plebe, t inquiete pas elle se casse à tour de bras, il ne va rester que des pauvres cons. Et quand un pov con tape dans la poche d un autre pov con : ils se tappent sur la gueule ! Alors bonne chance….

        2. Le fait de le dire ne le prouve en rien. Et utiliser « puisque » non plus (non sequitur). Pour le moment, je ne vois toujours aucun argument.

    2. monoi

      Aucun impot n’est juste « par essence » ou par Toutatis ou je ne sais quoi.

      Un impot est la pour financer des besoins collectifs remis a la charge de l’etat pour des raisons pratiques.

      Il est interessant de voir d’ailleurs que pour vous, les heritiers sont forcement incapables et des parasites. Ce qui contredit quand meme ce que vous dites, car si c’est le cas, leur bonne fortune sera dilapidee et profitera alors a d’autres heritiers qui ont eu moins de chance. Pas besoin de l’etat pour redistribuer les cartes a ses petits copains.

      Et finalement, « selon son merite »? Qu’est ce que ca veut dire? Sur quelles bases? Quelle reflexion idiote.

      1. Yogi

        @ monoi : Un impôt est la pour financer des besoins collectifs, et comme il faut bien trouver cet argent quelque part il paraît plus juste de le prendre à des gens qui l’ont trouvé par terre, pour qu’il bénéficie à tous, plutôt que de ponctionner ceux qui travaillent, ceux qui risquent, ceux qui entreprennent.

        1. Définis « besoins collectifs ». Définis « trouvé par terre ». Définis « entreprennent ».

          Ou plutôt, non, laisse tomber. Va te renseigner un minimum, fais le tri dans les bricolages improbables qui te tiennent lieu de raisonnement, et reviens nous en parler quand tu es au clair.

    3. John Bigballs

      Quand l’Etat est le plus grand ennemi de la réussite financière, quand sa gestion est désastreuse et corrompue mais qu’il impose de leçons à tout le monde de la façon la plus détestable, quoi d’étonnant que celui qui a réussi malgré celà n’ait pas envie de lui faire d’avantage de cadeaux ?

      Connaissez vous beaucoup d’enfant battus qui une fois adultes viennent entretenir le jardin de leurs parents ?

      D’autre part, la tricherie est humaine.
      Jusqu’à présent toutes les tentatives d’éradiquer des caractéristiques humaines se sont mal (voir très mal) terminées.

      Il est bien plus sage de tenter de canaliser intelligemment que de tout axer sur la punition.

      N’importe quel propriétaire de bar expérimenté vous dira qu’il est infiniment préférable de fermer les yeux sur le bon employé qui tape régulièrement quelques bouteilles plutôt que de le punir, tout en ayant une gestion qui minimise le phénomène.

      Mais il est plus simple de trouver des boucs émissaires que d’accepter et d’embrasser des réalités paradoxales.
      Modernisme et archaisme.

      1. Yogi

        @ John Bigballs : Soyez rassuré, une ville sans Etat prédateur, où aucune autorité publique ne vient perturber l’équilibre contractuel librement consenti entre égaux existe, depuis 20 ans déjà : c’est Mogadiscio, le paradis libertarien.

    4. Aloux

      Si vous avez compris que ce billet signifie que la France est un pays « vertueux » dont les nobles efforts de « justice sociale » sont contrariés par des pays félons à la botte des riches, excusez moi de vous dire que vous êtes totalement à coté de la plaque…

        1. Super0

          Ouai, c est le genre de con qui se croit intelligent, façon piketi et alter eco. En gros des socialos qui font leur richesse sur la pauvreté. C est cela que l on peut nommer le parasitisme. Une calotte et rentre chez ta mère : gocho va !

    5. Pascale

      Vous introduisez une notion de « justice » ou de « récompense » dans l’impôt. Justice et récompense (donc moralité) n’ont rien à voir avec l’impôt. Celui-ci est prélevé pour participer aux dépenses indispensables de l’état.
      Introduire des notions de moralité dans l’impôt est du constructivisme pur et simple. Et à ce titre anti libéral.

    6. Philippe Baichette

      @ Yogi

      « Il est bien évident… » : Si on suit votre raisonnement, il faut TOUT prendre à celui qui meurt et là ça devient évident… Or si on fait ça on créé plus de problèmes qu’on en résout, donc c’est une énorme bêtise que de partir dans votre raisonnement.
      Si j’ai sacrifié une partie de ma vie de famille pour assurer un revenu décent à mon épouse et mes enfants, ça m’ennuie qu’à ma mort ils soient ponctionnés. C’est une double peine, ils ont été privés de ma présence et maintenant de mon argent. Avec de tels raisonnements on tue l’esprit d’entreprise (qui a déjà du mal à survivre). Comment allez-vous motiver les enfants à faire des études, les adultes à travailler si on les dépouille en fin de vie?
      Prenez le temps d’une pose yoga et méditez un peu sur les conséquences de votre raisonnement et ressaisissez vous vite. Bon courage

    7. euh

      Ce type d’argument me fait penser aux grandes industries françaises qui se sont faites sur plusieurs générations. Peugeot, Michelin, Dassault , Bolloré, Hersant,

      Dieu merci Yogi et ses amis ne les ont pas privés de tous leurs biens à la succession, sans quoi nous n’aurions aucune de ces industries.

      Pensez vous par ailleurs qu’il faille vider le cerveau des fils des gens intelligents, au pretexte que c’est injuste du point de vue des fils de parents à l’intelligence moyenne ?

      Nivellement par le bas…

    8. Heimdal

      Avec des raisonnements aussi débiles que celui de Yogi, on devrait tout recommencer à chaque génération et on en serait encore à croupir dans des caves. C’est parce que nos ancêtres (je parle de centaines et de centaines de générations) ont « bossé » qu’on en est là aujourd’hui. Toi aussi, espèce de raclure socialistoïde, tu es un héritier. Si tu estimes être un parasite ayant simplement eu la chance de naître dans le bon lit (l’Occident), je te conseille de repartir de zéro.

      Pas sûr que tu puisses t’installer à Lascaux, mais tu devrais pouvoir trouver ton bonheur ailleurs…

  3. RonRon

    Toutes sommes qui changent de main ont déjà subit l’impôt et sont de nouveau imposées dans les mains du nouveau détenteur.

    Quel drôle d’idée que de vouloir taxer les échanges issus du travail mais pas ceux tombant du ciel.

    L’idéale serait bien sûr, qu’il n’y ait aucune taxe, jamais, sur rien.

    1. gillib

      « Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés. »
      C’est quoi les facultés d’un citoyen:

      La richesse c’est un stock et un flux.

      Un flux c’est une faculté de l’effort financier.

      Un stock ne correspond pas à une faculté.
      -Soit le capital est immobilisé (usine maison) et on paye sur le flux créé s’il est créé (bénéfice location).
      -Soit le capital est mobile et dépensé, alors un impôt sera prélevé (par exemple achat dans une boutique entraînant le paiement d’une taxe par le propriétaire de la boutique)
      -Soit le capital n’est pas dépensé, il le sera un jour :)

    2. John Bigballs

      L’idée qu’un héritage doit être taxé me heurte profondément. A moins que ça soit juste l’idée que ce qui « tombe du ciel » doive être taxé. Je ne sais pas.

      Honnêtement Je n’ai pas trouvé d’argument pour vous répondre.
      Peut être est ce juste que je déteste l’Etat français et adore ma famille.
      Que j’ai l’impression que cet argent sert à financer quelque chose d’horrible.

      Après tout peut être que dans une société ou je me sens représenté, plutôt que spolié, évincé , brimé, avec un projet collectif auquel j’adhère un minmum, l’idée ne me choquerait pas autant, me séduirait même peut être.

      1. RonRon

        Merci de votre honnêteté et honnêtement j’ai la même impression que vous.

        Grace à votre dernière phrase, je comprend pourquoi, je n’ai aucun problème avec l’idée de payer des impôts, même beaucoup, mais qu’en pratique je fais tout pour en payer le moins possible.

      2. Pascale

        @ John. Moi aussi ça me choque. C’est une atteinte fondamentale au droit de propriété, c’est du vol manifeste, une expropriation pure et simple . DE quel droit l’état prélèverait-il ainsi un du sur la propriété des citoyens (idem pour l’ISF d’ailleurs).

  4. Silent Bob

    Francisco D’anconia a dit:
    « Seul l’homme qui n’en a pas besoin, est digne d’hériter la richesse — l’homme qui ferait sa fortune peu importe où il a commencé.Si un héritier est l’égal de son argent, il le servira; sinon, il le détruira. Mais vous le regardez et vous criez que l’argent l’a corrompu. Vraiment? Ou a-t-il corrompu son argent? N’enviez pas un mauvais héritier; sa richesse n’est pas la vôtre et vous n’auriez pas fait mieux avec. Ne pensez pas qu’elle aurait dû être distribuée entre vous; chargeant le monde de cinquante parasites au lieu d’un, ne ramènerait pas la vertu morte qu’était la fortune. L’argent est une puissance vivante qui meurt sans sa racine. L’argent ne servira pas l’esprit qui ne peut l’égaler. Est-ce la raison pourquoi vous dites que c’est mal? »

  5. John Bigballs

    Mais n’y a t il pas un moment de l’histoire ou ces sociétés on été paralysées par des héritiers fainéants ?

    J’ai toujours entendu que ce qui a fait la richesse de l’Angleterre c’est d’avoir poussé sa noblesse au boulot.

      1. John Bigballs

        @Pascale, non non je ne crois pas être dans le jugement moral, plutôt dans le questionnement.

        Si on en est arrivé là, c’est peut être aussi parce que quelque chose quelque part dans l’histoire s’est mal passé.

        Ce droit de succession a une histoire, un fondement que j’aimerais mieux connaitre.

        Autrement comment venir à bout de ce cliché, cette image d’Epinal de l’héritier décadent et fainéant qui contrôle tyranniquement la société, que tant de français aiment brandir à tout va ?

        Avis aux lecteurs plus érudits sur la question…

        1. Elphyr

          Euh bah l’exemple le plus simple doit être la monarchie (et tous les systèmes du même genre) où le pouvoir est dans le sang et pas dans la légitimité.
          Pas besoin d’extrapoler grand chose, mais entre un prince qui gagne un royaume à la démission de son père (pas forcément la mort) et un fils qui gagne une grosse société, y’a pas de différence.

        2. BN

          Même si supprimer l’héritage avait toutes les vertus imaginables, ça resterait inacceptable, en tant que violation de la vie privée.

          Comment venir à bout de l’image de l’héritier décadent ?
          Déjà en arrêtant de vouloir ce qui est dans l’assiette du voisin (vaste programme !). Mais si les héritiers sont réellement incapables, le « problème » se résout de lui-même : la fortune résiste difficilement à plus d’une génération, et ne contrôlent assurément rien du tout.
          Sinon, voir ici :
          http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120612trib000703497/a-quoi-ressemble-un-millionnaire-francais-.html
          En particulier :  » les trois quarts (74%) des millionnaires interrogés sont plus riches que leurs parents ». Autant pour les héritiers fainéant…

  6. Bruno

    Cette façon de spolier l’héritage présente un double avantage évident pour les kleptocrates étatistes.
    Le premier, c’est que c’est toujours ça de pris pour eux et leur clientèle vorace.
    Le second, c’est que ça détourne l’attention en jouant sur les nobles sentiments de la jalousie et de l’aigreur envieuse, avec un certain succès comme on le voit plus haut dans un des commentaires. On ne voit plus ce qui devrait nous faire bouillir de rage.
    Je m’explique: perso, je n’en ai rien à cirer de la fortune de mme Bettencourt, ça me navre simplement de voir ce qu’elle redistribue à une salope (Marie-François B.) alors qu’il y a mieux comme caritatif que d’engraisser un favori des bobos. Elle ne m’emmerde d’aucune façon, cette dame; nous ne nous fréquentons pas, ni directement, ni par personne interposée. Elle m’est indifférente, et de son côté elle n’en rien à foutre des gens comme moi. 0 à 0 et la balle au centre.
    Par contre, il y a des dizaines, des centaines de milliers de parasites, de kleptocrates, hauts fonctionnaires, élus, grands et moyens commis de l’État, des syndicats, des monopoles publics, des agences publiques, de journalistes subventionnés et autres prébendiers des grands médias,de dockers CGT racketteurs.
    Ceux-là, je suis en rapport constant avec eux, par l’intermédiaire des services fiscaux qui me raclent la laine sur le dos à leur profit!
    Ajoutons à ceux là leurs obligés, les profiteurs des allocs distribuées à des envahisseurs voraces attirés par les possibilités d’argent sans cause, mais argent pris dans la poche des quelques indigènes hexagonaux qui essayent de travailler encore.
    S’il y a des gens à exécrer, et à ramener au niveau du minimum vital par une redistribution des cartes, et éventuellement à inciter à aller voir ailleurs avec leur copain Daniel Mermet, ce sont ceux là, et il est plus que temps d’y penser sérieusement!

    1. John Bigballs

      Je partage complètement cette vision.
      Je me demande juste si à une époque, dealer avec quelques dizaines de Bettencourt ne fût pas autant impossible qu’aujourd’hui avec nos centaines de milliers de parasites.

  7. NOURATIN

    Hélas, nous n’en prenons pas le chemin. Déjà Sarkozy était
    revenu en douce sur une partie des allègements qu’il avait
    instaurés. Avec nos amis de la Gauche, évidemment, nous ne
    pouvons nous attendre qu’au pire, la première salve a déjà
    été tirée. D’autres suivront, les recettes pour trouver des sous sont toujours plus ou moins les mêmes.

  8. max

    En même temps, je constate que j’ai des cousins et cousines qui n’ont jamais rien foutu parce que leur papa avait filouté. Lui permettant ainsi de payer les vacances perpétuelles au soleil de ses rejetons quasi bons à rien, à part de bronzer dans des iles paradisiaques.

    Je veux bien l’héritage, mais quand les héritiers sont des jean foutre qui n’en foutent pas une rame, quel est l’intérêt ? A part d’entretenir des glandus bons à rien.

    1. Pascale

      Et alors ? C’est leur argent. Ils en profitent comme ils veulent. Le droit de propriété est un droit naturel qui ne peut être bafoué pour des raisons de jugement personnel et de morale … ou de frustration personnelle (envie, jalousie)

      1. max

        De l’argent filouté qui plus est ne produit rien, en menant au suicide des petits entrepreneurs qui ont été pris à la gorge par des juristes fiscalistes. C’est de ça qu’il s’agit ma bonne dame.

        Si ça va vous va. Il n’y a pas de droit naturel, il n’y a que des lois artificielles. Les lois ne sont pas inscrites dans un ADN quelconque.

        1. max

          Entre autres malfaisances, l’individu dont je parle se réclame socialiste et a soutenu toutes les campagnes socialistes tout en préservant ses sous assez nombreux.

          Le dossier est costaud, et seules des considérations familiales ont permis de lui éviter la taule pure et simple.

          On allait tout de même pas foutre en taule un oncle père de nos cousins. Quand bien on y gagnerait rien à ne pas le faire.

        2. ludo44270

          d’accord mais dans ce cas la il vaut mieux s’attaquer à la filouterie, que d’imposer une taxe post-mortem à tout le monde sous prétexte que vous connaissiez une personne immorale.

      2. RonRon

        « propriété est un droit naturel »

        ???

        Accoler droit et naturel, c’est plus que bizarre.

        Sinon, ce qui est naturel, c’est que le plus fort prend au plus faible. Et peut importe ce que le plus faible pense être son droit.

        1. Ouch. Non. « Droit naturel », c’est l’expression habituelle voulant dire « droit qui découle, par nature même des individus, de leur nature humaine » autrement dit, les droits fondamentaux liés à leur nature humaine. Dans ces droits, on trouve celui de vivre, et le droit de propriété.

          Ce que vous décrivez, c’est l’état de nature, ça n’a rien à voir, et c’est, de plus, faux. Dans la nature, ce n’est pas le plus fort qui prend au plus faible. Cette fable marxiste a permis d’asseoir les lubies collectivistes, mais elle est factuellement fausse. Renseignez-vous, de grâce.

    2. John Bigballs

      « Je veux bien l’héritage, mais quand les héritiers sont des jean foutre qui n’en foutent pas une rame, quel est l’intérêt ? A part d’entretenir des glandus bons à rien. »

      Admettons que cet argent reparte dans les caisses de l’Etat.
      Mais dans l’état qui va maintenant gérer cet argent, la proportion de jean foutre qui n’en foutent pas une rame et de glandus bons à rien est elle inférieure ?

      L’argent sera il mieux géré dans les mains de tiers à qui on fait une confiance aveugle et qui ne sont non seulement pas mieux que vous et moi, mais qui n’ont aucun intérêt à en avoir une bonne gestion, contrairement à vous et moi quand il s’agit de notre propre argent ?

    3. max

      Il ne s’agit pas d’un politicien, mais d’un truand qui a habilement joué des lois fiscales pour étrangler des petits entrepreneurs et jouer de ses relations avec la sphère politique. Un créatif de la prédation. Il n’a aucune carrière politique notable. Il a fait des sous en jonglant sur différents registres législatifs. Donc, comme je le disais, sa progéniture vit aimablement sur les rentes de ses rapines. Ils ne font rien, ne produisent rien à part dépenser les sous de papa. C’est cool la vie…

      1. Elphyr

        Justement, y dépensent. C’est déjà mieux que rien s’ils arrivent à faire quelque chose de cet argent et ne pas le laisser pourrir dans des comptes épargnes bidons.

        Quant au nombre de truands de ce genre, plus la législation est débile, plus il augmente. La France comme l’Italie sont de beaux exemples.

        Et tous les riches ne sont pas des bandits, imposer une taxe énorme pour en punir une minorité c’est juste débile (j’ai cherché un autre mot, j’ai pas trouvé…).

    4. BN

      Quel rapport entre la personne dont vous parlez, qui aurait gagné son argent malhonnêtement, et l’héritage ?

      Vous voulez dire qu’il faut abolir l’héritage parce certaines personnes ont profité de leurs biens mal acquis ?

      Où qu’il faudrait faire une sélection entre les « bons riches », qui pourraient transmettre, et les « mauvais riches », dont les biens seraient confisqués à sa mort ? Mais si on peut prouver sa malhonnêteté, un pays sain n’attend pas la mort du truand ! Et si ce n’est pas possible, et bien… comme partout, pas de preuve, pas de violation de ses droits.

  9. Pandora

    Dans l’histoire des États, les hommes ont commencé par faire la guerre pour rançonner les populations étrangères.

    Puis ils ont instauré les impôts, ce qui est une façon de rançonner sa propre population.

    La France est le pays où les prélèvements obligatoires ont le plus augmenté des tous les pays de l’OCDE en 2011.
    Étonnant, non ?

  10. Ceyratois

    Le débat me paraît un peu faussé. Du point de vue de la société, la question n’est pas de taxer ou non les successions. La question est de financer les dépenses communes, et donc de choisir la répartition des impôts de toute façon nécessaire. Ce n’est pas « l’Etat qui se sert », c’est l’Etat qui doit bien financer d’une façon ou d’une autre les écoles, la police, etc etc.

    Et il y a quand même des arguments pour mettre une partie de ces impôts sur les héritages que l’on doit à quelqu’un d’autre plutôt que de tout mettre sur les revenus. Je ne vois pas pourquoi il serait plus juste et plus efficace de taxer les salaires. Plus d’impôts sur les successions et moins sur les salaires, on peut imaginer que ça fait un peu moins de chômage par exemple.

    1. « Du point de vue de la société, la question n’est pas de taxer ou non les successions. »
      Si. Il s’agit d’abord d’une question morale. Ensuite, on peut tortiller autour de la notion de vol pour la camoufler par des tirades du style « égalité des chances », « pour le bien commun », et d’autres fumisteries qui n’ont *jamais* pu être définies correctement. Mais c’est alors un autre débat.

      « l’Etat qui doit bien financer d’une façon ou d’une autre les écoles, la police »
      Non, l’état peut financer ces éléments autrement que par le vol. Et d’ailleurs, il le fait dans certains pays (pour la police, c’est encore un long débat, mais pour l’école, les exemples abondent).

      Enfin, personne n’a jamais prétendu qu’il était plus juste de taxer le travail. Au contraire. L’héritage, c’est du travail congelé, c’est du travail transformé en capital, épargné sur la durée, transmis aux descendants. On ne doit taxer NI l’héritage, NI le travail.

      (et pour le « moins d’impôt sur le travail, plus sur l’héritage », en pratique, ça a été tenté, et ça fait plus de chômage. Exercice pour le lecteur : trouver pourquoi)

      1. gillib

        Hummm Taxer l’héritage/le capital, c’est diminuer le capital donc le travail?

        « Non, l’état peut financer ces éléments autrement que par le vol. » Oui certes, l’état a déjà des recettes non fiscales.

  11. Calvin

    L’impôt, c’est la mort !!

    A vrai dire, c’est plutôt un mal nécessaire quand il est consenti, pas forcément librement mais au moins avec lucidité.
    Il y aurait moyen de faire sans, mais la société en est extrêmement éloignée, et, quelque part, l’impôt rassure : il sous-entend que l’on est au minimum dans une situation plus ou moins enviable, et que ces impôts servent à garantir un « socle commun » librement utilisable.
    Quand on s’aperçoit que ce n’est pas exactement le cas, on se met à vouloir faire tomber cette contribution imposée (sens premier de l’impôt).
    Et nos élites sont vraiment les nouveaux imposteurs (nom donné à l’origine à ceux qui prélevaient l’impôt).

    (@H16 : il manque un « s » dans : l’impôt sur les succession amputera)

  12. Super0

    H16 , bon article…mais que dire…change de pays toi aussi ! Tu as du talent et les Français avec du talent, c est rare. Tu perds ton temps avec les restes de cette France décrépie, meme si tu nous fais du bien avec ton blog. Je comprends ton moteur, mais si tu veux pas être President laisse tomber ces gros nazes. Ou alors organise une grosse revolution liberale : je signe !

  13. DiasW

    Il paraîtrait que certains libéraux clament que les libéraux doivent être pour une forte taxation de l’héritage parce que l’héritage serait anti méritocratique…je ne sais pas comment cette idée fausse a pu germer.

    1. Parce que ces « certains » là ne sont pas libéraux.
      Si je suis communiste et que je dis qu’accumuler du capital est sain, je n’ai rien compris au communisme.
      (Si je me dis communiste et que j’accumule du capital, je suis simplement hypocrite, hein.)

  14. Teyris

    Bien évidement que l’héritage doit être taxé, il devrait l’être à 100%, seul façon d’établir une société démocratique et non aristocratique.

    Mais en contrepartie tous les autres impôts/taxes doivent disparaître. Ne pas taxer l’héritage c’est récompenser la médiocrité.

    Moi c’est certains que mes enfants n’auront rien du tout, tout sera donné avant.

    Dans un pays de vieux ça ne sera fera jamais cependant, la plupart des gens n’accomplissent rien d’autre que transmettre un patrimoine matériel. Quel dommage qu’il n’y ai aucun libéraux en France.

    1. Bienvenue dans le monde de l’économie alternative, de la bidouille et de la société fossilisée.
      Si tu taxes à 100% l’héritage, la société telle que tu la connais s’effondre.
      (Et si tu regardes l’Histoire, tu verras, cela a été tenté et cela a foiré lamentablement)

      Le fait que tu ne saches absolument pas de quoi tu parles en cherchant les libéraux dans la taxation à 100% de l’héritage illustre d’ailleurs au autre point : l’inculture économique et historique force les gens à répéter les mêmes erreurs, obtenir les mêmes échecs et pleurnicher de ces résultats.

      1. Yrreiht

        Veuillez participer à l’éducation d’un inculte comme moi. Quand et ou donc a-t-on déjà taxé l’héritage à 100% ?

        J’espère que vous ne faites pas allusion à l’URSS…

        1. En substance, toutes les révolutions qui ont abouti à la confiscation pure et simple de l’héritage (des « riches », ces derniers étant surtout les plus visibles, et les règlements de compte étant monnaie courante mais discrets dans les autres « classes »). La révolution française en fait partie.

          Mais entendons nous bien : comme par hasard, la suppression de l’héritage touche rarement les gens qui sont au pouvoir.

  15. Martin-Lothar

    Bravo H16, car par ce billet vous mettez le doigts raide mort dans le clitoris de ce putain de système. En effet, en ai fait et en est feu, taxer un patrimoine déjà plus que net d’impôts plus ou moins vexatoires voire confiscatoires est bien le syndrome d’une dictature soviétoïde pour ne pas dire « fasciste » en diable et en réalité et in fine, jusqu’à la tombe…
    Je veux bien payer des impôts, mais faudrait pas trop pousser pépère dans les orties de la fosse commune hein !
    Bon déjà en France, sauf erreur, depuis des années, nous payons (nous, minorité invisible, muette et à jamais esclave dont ne sait plus qui) des impôts sur des taxes ! : sur la CSG non déductible, par exemple… Je me trompe ?
    Bien à vous.

    1. paf

      il laissent cependant comme une odeur de merde.Ce qui me rend perplexe c’est que je ne sois pas sur qu’ils s’amusent beaucoup dans ce pays qui leur ressemble tant.

      1. Alex6

        Le bon gros troll socialiste ne s’amuse jamais, il est trop occupe a faire le tri dans ce qui lui sert de cerveau. Tiraille entre le bourrage de crane EN et l’experience du reel, schizophrenie garantie.

    2. Aloux

      La question de l’héritage est particulièrement efficace en tant qu’appât à troll, peut-être est-ce le fait de taxer quelqu’un qui ne peut plus se défendre qui leur fait perdre toute retenue.

      1. M 51

        Non la jalousie. Ils sont encore passé à coté du gros lot euromillion. C’est organisé par l’état, donc c’est bien et tout à fait moral.

  16. barboteur

    Mouais.
    Donc d’après le graphique, la France est mal lôtie pour ceux qui laissent plus de 10 millions d’euros. A noter que les morts français à 1 million d’euros sont moins rackettés que les anglais …
    Pourtant les héritiers Dassault et l’Oréal n’ont pas l’air d’être sur la paille. Car réinvestir l’argent leur permet d’avoir une belle ristourne sur cet impôt.
    Pour les pays où ces impôts sont à 0, ce sont des pays où très peu de gens iraient de leur plein gré ou pire, ne peuvent pas aller …
    Au final, je suis pas du tout sûr qu’en France on s’en sorte moins bien que les autres (arg en Belgique, même moi je me ferai racketter).

    1. Il est important de lire les hypothèses prises pour faire le graphique. En réalité, les possibilités d’optimisations fiscales en Belgique et en Angleterre font qu’on peut quasiment donner son patrimoine (de son vivant ou sous forme d’actions) sans payer d’impôts. En France, c’est impossible et les dons manuels sont très restreints. Bref : en France, on se fait tondre avec ou sans optimisation fiscale. Voilà pourquoi tous les riches se cassent, laissant le pays aux pauvres qui croient avoir tout compris en se taxant les uns les autres.

    2. DoM P

      « Pour les pays où ces impôts sont à 0, ce sont des pays où très peu de gens iraient de leur plein gré ou pire, ne peuvent pas aller … »
      Pfff… Je me suis installé en Suisse.
      Ca va, je suis encore vivant, et une fois tout payé, impôts compris, il m’en reste pour mettre de côté pour ma retraite. Et ce capital pourra être hérité sans impôts nouveux.
      Cool.
      Le Luxembourg ou l’Autriche ne me semblent pas être particulièrement repoussants. Je connais plein de français qui y vont bosser.

  17. taisson

    @ H16 : Bravo pour cet article! (et presque tous les autres aussi!) Ce billet est un véritable détecteur de cerveaux lavés par l’idéologie égalitariste française : l’envie et la jalousie utilisés de façon quasi instinctive comme arguments de raisonnement! C’est lamentable !!
    Tous ces naifs ( ce n’est pas le terme qui me vient en premier à l’esprit, mais bon…) s’imaginent donc que dans les merveilleux pays ou l’héritage et la propriété individuelle sont interdits, tout le monde est enfin égal.
    Mais n’ont ils pas remarqué que les classes dirigeantes de ces paradis « léguent » à leurs enfants toutes les bonnes combines, les bon diplomes, etc… (voir chine , corée , cuba, ou ex urss) et créent des inégalités énormes sans passer par l’héritage matériel ?
    Il n’y à pas de progrès sans propriété, ni d’amélioration de qualité de vie sans enrichissement générationnel: sans passer par les diplomes à la mode, un petit fils de compagnon/ouvrier pouvait devenir patron de PME. La réussite était une bonne motivation. Et s’il ne travaillait pas, l’héritage fondait comme neige au soleil.
    Le droit de transmettre à qui l’on veut ce que l’on mis une vie à gagner est bel et bien un droit naturel !!!
    Et pas dans un sens juridique, mais tout simplement au titre du bon sens !!!
    Il faut combattre pour ce droit sans chercher des arguties fiscales, L’état n’à pas à se mêler des différences entre les individus, ni à répartir ou partager ce qui ne lui appartient pas !!

  18. DooMIII

    Il faut bien entendu taxer fortement les héritages, comme le préconisait Léon Walras (rien moins que le fondateur de l’économie moderne, cf http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Walras pour en savoir plus sur ce dangereux « communiste » :) ). Le droit de propriété, certes doit être respecté, mais les usages des biens que l’on possède peuvent être régulés.

    Des héritages non taxés permettent, notamment en période de stagnation économique, la création d’une caste d’incapables qui tiennent tous les pouvoirs, notamment par le biais de l’immobilier et dans les sociétés moins développées, par le contrôle des terres agricoles. Quelle différence cela fait-il que tout soit contrôlé par un dictateur stalinien ou par une poignée d’héritiers et de rentiers ? Aucune en ce qui me concerne.

    Comme le note un commentateur, augmenter les successions permettrait de baisser les charges pesant sur le travail et les sociétés. Sachant qu’un héritage est de plus généralement perçu vers 50-60 ans, celui-ci est rarement utilisé pour créer des entreprises, innover et peut, dans le meilleur des cas, profiter aux petits-enfants…

    Enfin, qui peut vraiment défendre l’idée selon laquelle on créé une entreprise, s’enrichit… uniquement pour léguer à ses enfants. c’est d’une grande tristesse si c’est vrai mais heureusement peu crédible. Taxer les héritages permet aux gens dynamiques, intelligents (ou filous d’ailleurs) d’être récompensés plus rapidement et pas dans leur hospice.

    h16, vous qui semblez si lucide sur notre bulle immobilière gonflée à coup de cadeaux fiscaux, je comprends mal comment vous pouvez défendre cette accumulation mortifère de richesse qui est au dynamisme économique ce que la graisse est au muscle…

    1. DoM P

      Est-ce si dur à comprendre que le droit de propriété DOIT être respecté ? Qu’à chàque fois qu’on y porte atteinte, on cause de graves perturbations économiques et sociales, pour finir par la violence et la mort ?
      Ce que j’ai gagné durant ma vie m’appartient. Selon vous, je pourrais décider qu’en faire à tout moment, mais ma volonté et ma liberté de choix n’auraient plus à être respectées parce que je décède ?
      C’est nier mon humanité post mortem.
      Ce que vous faites, avec vos idées délétaires, c’est motiver des gens comme moi à se battre tant qu’ils peuvent de leur vivant afin que des gens comme vous ne puissent chier sur leur testament une fois mort.
      Et croyez-moi, si je me prive durant ma vie pour aider ma descendance, ce n’est pas pour vous en faire profiter.
      Over my dead body, comme y disent, hein…

      1. DooMIII

        Au contraire c’est l’inverse, laisser les inégalités s’accumuler cause des perturbations économiques et sociales. Les inégalités étaient à leur sommet dans les années 20. La seconde guerre mondiale via les destructions, nationalisations punitives et impôts élevés (même aux US) a réduit ces inégalités et cela n’a pas du tout entravé la croissance des 30 glorieuses. Personnellement je préférerais une fiscalité intelligente plutôt que une guerre ou une révolution tout les 50 ans.

        La Révolution Française vous connaissez ? Vous croyez que c’est l’égalitarisme forcené de Louis XVI qui l’a déclenchée ? Idem pour la Révolution Russe, dans le pays le plus archaïque d’Europe, tout juste sorti du servage. Idem pour les dictatures de Libye, Tunisie, Syrie, Egypte… Tout cela est surtout déclenché par la faim et le sentiment d’injustice, mais sûrement pas parce que l’on a touché au droits de propriété. Si ce n’est pour les remettre à une minorité crée par la confiscation marxiste, le népotisme ou l’héritage. Peu importe le moyen ou le « droit » invoqué le résultat est exactement le même.

        Vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez de votre argent à tout moment, vous ne pouvez financer des cartels de la drogue par exemple, ni le donner sans taxation à votre fiston. Parce que la concentration des richesses, notamment foncières et immobilières, est extrêmement nuisible à la collectivité, même si transmettre UN héritage ne dérange guère les autres français.

        L’héritage crée également une société de vieux, étant donné l’âge moyen des héritiers.

        1.  » laisser les inégalités s’accumuler cause des perturbations économiques et sociales.  »
          Bon, c’est complètement faux. Quant au reste, on est dans le délire total : la guerre qui réduit les inégalités, on est au-delà du cynisme, on est dans la connerie pure (les riches s’en sortent très bien en temps de guerre, les pauvres meurent par millions). Manifestement, vous ne connaissez absolument rien de la révolution de 1789, ni de Russie pour sortir les bêtises que vous sortez.

          L’héritage est la base indispensable de toute société civilisée. D’ailleurs, il y a un lien direct entre niveau de développement et capacité d’héritage.

          Renseignez-vous, bordel. Vous racontez n’importe quoi.

        2. DooMIII

          Bon comme d’habitude aucun argument aucune démonstration. J’ai faux mais je sais pas pourquoi donc difficile de réfuter. -Et c’est le but-

          L’idée c’est que tu fasses ton travail. Tu te rases le poil dans la main et tu vas lire des livres, des vrais et tu te renseignes. Je ne suis pas ton tuteur.

          Que les riches s’en sortent très bien et les pauvres meurent par millions durant les guerres je suis d’accord. La guerre est d’ailleurs un bon moyen de calmer/se débarrasser de masses de prolétaires et de paysans sans terre. La réduction des inégalités de patrimoine et de salaires à la suite de la seconde guerre mondiale est cependant un fait indéniable. tout comme la croissance des trente glorieuses. Renseignez-vous bordel, c’est dans les travaux de Piketty.

          Piketty, cet alcoolo violent qui pond des théories aussi fumeuses que marxistes et qui est encore inscrit au PS ? Allons. Descend sur terre : ce type est un parfait crétin et un escroc. http://www.contrepoints.org/2011/06/16/30364-comment-thomas-piketty-a-manipule-ses-chiffres

          Est-ce que les révolutions sont déclenchées par les inégalités de patrimoines seules ; non bien sûr. Des esclaves bien nourris et surveillés se révoltent moins facilement que des hommes libres, éduqués et spoliés du pas grand-chose qu’ils ont. C’est aussi le paradoxe de Toqueville qui lie développement et capacité de révolte.

          Pour une révolution, il faut a/ pas de nourriture et b/ un ratio de mesquida « favorable ». C’est nécessaire et suffisant. Le reste, c’est de l’explication ad hoc. Et ça n’a pas grand-chose à voir avec les inégalités. Bref : tu as bel et bien dit n’importe quoi.

          Cela dit si Louis XVI avait réussi à taxer de manière plus équitable et à lever certains privilèges, on aurait pu éviter le chaos de la Révolution française.

          N’importe quoi. La révolution a été le fait de bourgeois, parce que les taxes étaient déjà trop importantes (mais moins qu’actuellement, ironiquement). Cela n’avait rien à voir avec une grande disparité des inégalités. Cette interprétation en dit bien plus long sur ta vision des choses que sur l’économie de l’époque.

          « L’héritage est la base indispensable de toute société civilisée. D’ailleurs, il y a un lien direct entre niveau de développement et capacité d’héritage. » Source ? Si vous voulez dire que les héritages sont en moyenne plus élevés au Liechtenstein que chez les Arumbaya cela ne prouve rien…

          Source ? A quoi bon, puisque « ça ne prouve rien ». Là encore, il suffit de regarder l’histoire et de voir que les sociétés qui ont favorisé l’héritage ont fleuri et les autres ont disparu. C’est aussi simple que ça. Du reste, l’écriture est la première forme d’héritage. C’est grâce à elle que tu peux écrire d’énormes bêtises pontifiantes.

          Bon, discuter avec un type qui cite Piketty ou se baigne généreusement dans des lieux communs de l’EdNat, c’est fatiguant.

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