Une France, sexy no more et nicht mehr sexy

Pendant que la France fête avec bonheur une croissance insolente et un chômage minuscule, la presse française, bien dans son rôle d’information, nous permet de faire un rapide tour d’horizon sur ce qui se passe autour de chez nous et nous permet de mesurer le plaisir qu’il y a à rester chez soi, bien au chaud : pas de doute, les décisions prises par Hollande et son équipe véritablement composée de ninja de l’économie et de la finance auront sauvé le pays d’une catastrophe qu’on croyait pourtant inévitable. Quelle réussite !

Pendant ce temps, en Allemagne par exemple, c’est vraiment le marasme, et le pays, au pied du mur, présentera l’année prochaine un budget à l’équilibre (au contraire du flamboyant budget déficitaire français). Et pour ajouter l’insulte à l’injure, l’Allemagne prétend pouvoir baisser dans la foulée le poids de sa dette à 81,5% du PIB en 2012, soit un recul de deux points par rapport à la précédente estimation du gouvernement.

Soit, on pourra toujours objecter que le gouvernement allemand joue l’optimisme débridé pour se ménager quelques bonnes cartes dans la perspective des prochaines élections. Certes, on pourra aussi noter que la situation allemande est en tout cas nettement moins rose que ce que laissent supposer les références enamourées d’une classe politique française dont le regard lorgne bien souvent outre-Rhin, sans vraiment savoir ce qui s’y trouve. D’ailleurs, la récente fuite d’un rapport sur la pauvreté y a déclenché un tollé tant la version finale semblait caviardée par rapport à l’initiale, démontrant surtout une volonté manifeste du gouvernement Merkel de cacher des écarts grandissants entre la population allemande la plus riche et la plus pauvre, et le palpable appauvrissement de l’Allemagne…

Il n’en reste pas moins que, vu du côté français de la lorgnette, les perspectives allemandes semblent résolument meilleures que les françaises, n’en déplaise à notre gouvernement et son gentil président par intermittence dont la motivation pour s’occuper des affaires du pays est d’évanescence croissante. Et si l’Allemagne est loin d’être la panacée, elle reste tout de même plus attractive que la France, y compris pour les Français et ce n’est pas juste moi, petit blogueur ronchon et désabusé qui le dit, mais bien la dernière étude de PricewaterhouseCoopers sur l’évolution du marché des fusions-acquisitions franco-allemandes sur les dernières années.

Selon cette étude, l’année 2012 promet un niveau de transactions record et en croissance de la France vers l’’Allemagne, montrant ainsi l’’intérêt des investisseurs français pour le marché allemand. D’après l’enquête menée, cette tendance s’expliquerait par l’attractivité du modèle allemand, notamment au niveau de ses petites et moyennes entreprises ; ces dernières sont jugées plus performantes, et implantées sur des marchés de niche par les investisseurs français. En outre, soutenues localement, elles sont traditionnellement proches des banques régionales et bénéficient par ailleurs de délais de règlement-client plus courts, ce qui leur permet d’’optimiser leur besoin en fonds de roulement.

Dans le même temps, les transactions transfrontalières de l’Allemagne vers la France baissent (en moyenne, de 2000 à 2011, on comptait 35 transactions, alors que qu’en 2011 et 2012, le chiffre tournera autour de 21). Cela s’expliquerait, d’après l’étude, par « une attractivité moins forte de la France en contexte de crise », ce qui est une façon polie de remarquer qu’ont finalement portés leurs fruits les coups de boutoirs répétés des gouvernements socialistes de droite puis de gauche sur les entrepreneurs avec le passage à la démultipliée avec l’arrivée de Hollande Qui N’Aime Pas Les Riches.

Le résultat, en substance, s’illustre très bien de la façon suivante :

transactions franco allemandes

En outre, l’étude montre la dissymétrie de comportements des investisseurs français et allemands : les premiers investissent d’abord localement, en France là où les seconds n’hésitent pas à sortir de leurs frontières : si le marché des fusions-acquisitions dans l’’Hexagone reste essentiellement national, l’’Allemagne est davantage attractive pour les investisseurs étrangers. La contribution des investisseurs étrangers représente en effet 31% des opérations en Allemagne contre 16% en France de janvier à septembre 2012. Le nombre de transactions de la France vers l’’Allemagne était en moyenne de 31 transactions par an entre 2000 et 2011, et il a fortement augmenté cette année, passant de 27 opérations en 2011 à 38 sur la période de janvier à septembre 2012. La part de capital-investissement français en Allemagne n’’a cessé d’’augmenter, faisant ainsi passer en 2012 la France du 5ème au 3ème rang des pays réalisant le plus d’’opérations de capital investissement en Allemagne.

Point n’est besoin de tourner autour du pot : même si la situation allemande n’est pas réellement extraordinaire, la situation française incite de plus en plus les Français à aller y voir : l’Allemagne attire les capitaux français et rejoint, en cela, l’Angleterre. D’ailleurs, les constatations récentes de Helene Fouquet de Bloomberg ne laissent guère de doute lorsqu’elle cite un patron français qui trouve que la France a définitivement perdu ses derniers atouts sexy. Les dénégations molles, ou l’absence un tantinet compassée de tout relais dans la presse française d’une réalité pourtant tangible et désagréable n’y changent rien : les entrepreneurs français s’en vont, de plus en plus nombreux, en Belgique et en Angleterre. Quant aux riches retraités, ils s’expatrient en Suisse en laissant le soin aux générations courantes et futures de régler leur compte aux quelques rares entrepreneurs et riches inconscients restés sur place et mettre une pierre (tombale) finale sur l’œuvre générale d’enfouissement du pays.

Eh oui : à force de bien signifier aux riches qu’ils étaient taxables à merci, ils sont partis se faire taxer ailleurs. À force de dire « Puisque tu n’es pas content, casse toi » à tous ceux qui avertissaient des dangers que la France courait avec ses politiques idiotes, ils ont fini par écouter ce qu’on leur proposait, et ils se sont, effectivement, cassés. À force de faire comprendre aux entrepreneurs que le patronat était une condition méprisable, ils ont arrêté d’entreprendre.

La suite, on la voit déjà se profiler et elle fera plaisir à tous les kapos du Camp Hexagonal d’Entraînement à la Décroissance Ultime : l’appauvrissement rapide et généralisé de toutes les classes de population en France, avec le paradigme bien connu que lorsque le riche maigrit, le pauvre meurt de faim. Parce que, voyez-vous, sachant que l’austérité n’a toujours pas été mise en place, si l’on ne peut pas dévaluer la monnaie, il va falloir baisser les salaires. Et baisser les salaires, selon les calculs menés par Huw Pill de Goldman Sachs, cela va faire très mal. Il a posé la question « Pour quelques uns des pays de la zone euro, quelles baisses de salaire sont nécessaires pour compenser les différentiels de coût du travail ? » ; la réponse se résume à ce graphique :

Réduction de salaires nécessaire pour une balance commerciale tenable

Ce qui veut dire que, concrètement et pour le cas de la France par exemple, les salaires devraient chuter de 15 à 25% selon les hypothèses pour rendre le pays à nouveau un tantinet attractif ou, dit autrement, pour donner une chance un peu réaliste à la zone euro de ne pas éclater en petits morceaux piquants. On comprend ici que ce genre de cascades est parfaitement invraisemblable sans déclencher un mouvement de foule majeur et de panique général chez nos politiciens dont on rappelle que la gestion des crises, l’économie et la finance sont les points fort (cf Track Record et tout ça).

D’ailleurs, la conclusion de Goldman Sachs est réaliste puisqu’ils expliquent eux-même que de telles coupes sont infaisables : il est difficile d’imaginer que la France acceptera une chute de près d’un tiers de son niveau de vie en comparaison de l’Allemagne. La seule autre mesure possible consisterait en une sévère inflation distribuée de façon assez asymétrique dans la zone euro, ce qui ne manquera pas de faire pouffer l’observateur extérieur (et bon courage pour contrôler tout le papier créé ces trois dernières années et qui n’attend que le meilleur moment pour redescendre en pluie drue).

Mais allons, ne nous laissons pas abattre puisqu’il semble maintenant clair que les politiciens qui ont la charge du pays sauront mener le pédalo bateau France vers le bon iceberg port. Et puis, certes, ce pays est foutu, mais d’une part, on a suffisamment prévenu tout le monde de ce qui allait se produire, et d’autre part, on rigole bien. Ce serait dommage de focaliser sur l’avalanche de problèmes qui arrivent.

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Commentaires96

  1. Elphyr

    Mais monsieur Hollande avait proclamé la fin de la crise début octobre non ?
    Il est le politique le plus Gentil de France, il ne peut mentir !

    Ah bah bravo, la vidéo finale a été bloquée dans mon pays. Si c’est pas ironique…
    (Je me demande si c’est pas une fausse vidéo exprès pour que ce message s’affiche et nous faire rire un peu).

    Encore merci à H16 pour nous instruire et nous divertir à nos dépens. Toujours une bouffée d’air avant les cours/le boulot…

    1. Aristarque

      Non, tu n’as pas bien écouté !
      Début octobre, Mimolette a découvert que la crise ne s’était pas évanouie depuis le 06 Mai comme il était prévu dans ses plans et, pire, qu’elle était encore plus virulente qu’escomptée dans ses cauchemars les plus dévastateurs.
      Bref, qu’il fallait se mettre au boulot et cesser de s’ébahir sur son ascension!

    1. Elphyr

      Tout à fait.

      Scène légendaire s’il en est,d’un film tout aussi légendaire par des humoristes de… euh… légende.

  2. Mominette

    H16 se trompe certainement. La France est le pays le plus intelligent du monde, son gouvernement le plus (ou le seul) capable, et ne cède pas à l’idée oppressante de réduire le déficit public.
    L’argent doit servir aux citoyens, et la prime de rentrée scolaire a fait un bien fou à la vente de cartables roses labellisés, à changer tous les six mois.
    Il faut doubler le smic pour soutenir la consommation, et réduire le temps de travail pour laisser à chacun le temps de se gausser des ridicules économies de pays voisins, en buvant du pinard, puisque les bières belges sont surtaxées.
    Encore un petit effort protectionniste, et tout ira pour le mieux, au grand dépit des voisins envieux.

    1. Fergunil

      C’est évident, on ne le répétera jamais assez, mais le gouvernement Français à raison, c’est la réalité et le reste du monde qui ont tord, les salops !

      1. Waren

        Cela me rappelle le programme de Mossieur Besancenot qui disait qu’il allait remettre le collectivisme total en France dans l’hypothèse où il serait élu. Lorsque l’on lui demandait quelle serait la réaction de nos voisins Européens, il rétorquait que ceux-ci n’auraient pas d’autres choix que de faire comme nous, galvanisés par notre réussite. Comme dirait JCVD: « Et ça, c’est beau ! »

      1. Fergunil

        Ce que Hollande n’a pas dit, c’est que « le riche » c’est celui qui a un emploi 🙂
        Et bien sur, un fonctionnaire n’est jamais riche, il est serviteur dévoué de l’état, sur la même manière que le clergé mormon, qui est bénévole, mais à qui l’église donne une allocation de service pour lui permettre de vivre.
        La novlang, c’est tellement bientôt que c’est déjà maintenant !

    2. ph11

      De toutes façons, la Fraônce ne suit pas les mêmes lois naturelles que les autres pays.

      La preuve, en 1986, le nuage radioactif de Tchernobyl s’est arrêté à sa frontière.

      Au bord du précipice, si la Fraônce fait un grand bond en avant, elle ne tombera pas.

      C’est une exception culturelle, on vous dit !

      Bon, je vais faire une partie de sarcastaball.

  3. Le Gnome

    J’ai tendance à me méfier des articles du Süddeutsche Zeitung, un peu trop tendance SPD pour moi.

    1. Certes, mais les rapports (le complet et le caviardé) existent sur internet, et les allégations sont exactes : le gouvernement Merkel a bien éliminé de morceaux entiers, gênants pour eux. Ce n’est pas très très joli, Mme Merkel et ça s’est vu.

      1. peste et coryza

        Faut dire que les 7 à 8 millions de mini jobs et de retraités pauvres, ça fait tache… d’où un débat sur le SMIC de l’autre coté du Rhin.
        En France, y a les allocs, pour atteindre jusqu’à 1500 euros pour une femme avec deux enfants (perso, j’ai eu le droit à rien quand j’avais perdu mon boulot). Et son SMiC à effet de seuil sur les pas assez productifs.

        Par contre, quand on a des diplômes et des compétences, l’Allemagne, c’est bien : l’immo est pas cher, la bouffe grasse, et les salaires peuvent être monstrueux (demandez aux post docs qui bossent à l’institut Mark Planck s’ils se plaignent de leurs salaires)

        1. Doc Brief

          Non, les salaires des postdocs ne sont pas monstrueux, mais alors pas du tout. Et les chercheurs des centres Helmholtz gagnent moins que les chercheurs français au même âge, ce qui est un comble. Et l’immo pas cher à Munich… Il est vrai que la bière est excellente et pas cher (+50% en 5 ans quand même), et que la qualité de vie est bien meilleure qu’en France (à la grosse louche, ça dépend de beaucoup de paramètres, surtout la composition de la famille).

  4. philippulus

    « Pour ajouter l’insulte à l’injure » est une traduction très inapproprié de l’anglais, « to add insult to injury », qui signifie litéralement « ajouter l’insulte à la blessure ».
    Après une mûre et longue réflexion, je pense que la traduction correcte en français serait « remuer le couteau dans la plaie ».
    Lorsque quelqu’un est blessé, ou touché, on rajoute à sa souffrance de manière volontaire, c’est là tous le sens de ces deux expressions, en anglais comme en français.

    1. Sauf que si l’on se renseigne vraiment vraiment, l’expression anglaise vient d’une expression française moyen-âgeuse qui voulait bien dire … ajouter une insulte à une injure.
      :mrgreen:
      Et de surcroît, même brutalement comme ça, c’est très amusant d’ajouter une insulte à une injure.

  5. Higgins

    J’ai un (gros) faible pour les théories monétaristes dont JP Chevallier se fait le chantre. Elles s’avèrent plutôt justes dans le temps et, si j’en crois les derniers billets publiés, ce pays est très mal barré: http://chevallier.biz/2012/12/zone-e-creation-monetaire-donc-recession/ et http://chevallier.biz/2012/12/pmi-manufacturier-toboggan-france-usa/

    Ce matin, Attali, qui était l’invité de France-Culture, était assez pessimiste lui aussi, comparant la situation actuelle avec la période pré-révolutionnaire en France en 1788: société bloquée, refus de s’adapter à l’évolution du monde, corporatisme puissant empêchant toute réforme, etc… Il n’est pas le seul à s’interroger. D’aucuns, comme Philippe Bilger, s’intéresse plus à l’aspect politique du problème, lui qui s’interroge à voie haute: « Combien de temps faut-il pour un naufrage en démocratie ? » (http://www.philippebilger.com/blog/2012/12/la-politique-prend-leau.html).

    1. Fergunil

      Attali se bat sur tous les fronts. Il sort un programme pour la gauche, un autre pour la droite.
      Quand on dit tout et son contraire, on a raison une fois sur deux, mais son discourt n’en est pas vraiment distinguable du bruit pour autant.
      Quand on fait des prévisions, il faut s’en tenir à une ligne unique et claire avant le jugement de l’histoire, c’est trop facile sinon.

      1. Higgins

        Nous sommes bien d’accord sur le personnage mais ne lui reprochons pas de se poser de bonnes questions et surtout de les diffuser, ainsi que les réponses associés, sur un grand média. Il va jusqu’à prévoir une révolution.

        1. Fergunil

          Je suis prêt à prendre les paris que dans quelques jours, dans un autre média, il va annoncer que tout va bien et que la cirse est sur les rails prévus.
          Mais effectivement, je ne peux être que d’accord avec cette analyse précise

  6. infraniouzes

    On s’attend en effet à une baisse drastique des salaires… des employés et des cadres du privé uniquement; on ne va quand même pas amputer le traitement des fonctionnaires de 15-20%, eux qui sont des électeurs, encore moins les salaires des grands patrons eux qui embauches par complaisance les fils et filles de politiciens (droite et gauche) ce qui fait que leur parents finissent par penser que le chômage n’existe pas.
    Bousculer l’ordre établi, soit, mais dans certaines limites qu’on ne saurait franchir…

  7. eheime

    « un niveau de transactions record et en croissance de la France vers l’’Allemagne »
    >sur le tableau des transacs FR/DE , en observant bien, les investissements francais vers allemagne sont stables depuis 10 ans (on passe de 37 en 2000 à 38 en 2012 sans écarts majeurs entre temps). Il n’y a pas de réel accroissement , ni de baisse.
    En revanche le changement c’est une baisse prononcée des investms de l’allemagne vesr la France depuis 2007

  8. Fergunil

    Je me demande depuis quelques temps ce qui se passera, concrètement, le jour où l’AFT n’arrivera pas à refourguer ses brouettes de papiers sur les marchés.
    Quelles seront les conséquences à court-terme (mettons dans l’année qui suit) au niveau social, économique, politique…
    Évidement, on accusera le turbo-libéralisme, on pleurera notre état providence, mais après ?
    Que feront les fonctionnaires non payés ? Que deviendrons les entreprises ayant rendu service à l’état, en attente de paiement ? Les collectivités locales ?
    Plus fun : que vont faire les militaires non payés ? Les policiers ?
    Encore plus fun : que vont faire tous les gens qui dépendent au jour le jour de l’état pour leur survie ? Les chômeurs, allocataire du RSA ?
    The funniest : Nos Zélites vont-elles se rabattre sur des pringles et des canettes de Kro pour remplacer les petits-fours/champagne ?

    1. Yrreiht

      Ho ça va être fun en effet, mais ça va se faire petit à petit, sans effet de choc mais pour bien déguster.

      D’abord les fonctionnaires seront payés le 5 du mois suivant par exemple au lieu du 25 du mois en cours.
      Ensuite l’état payera ses commandes à 90 jours au lieu de 60.
      Puis les fonctionnaire auront une cotisation retraite complémentaire obligatoire à payer de 5% du salaire, puis 7%, les fonds de ladite cotisation étant « investis » dans la dette publique.

      Et ainsi de suite…

      1. Fergunil

        Le problème est que l’état fonctionne à flux tendu, il n’a aucun argent de coté, sauf dans des caisses noires qui ne sont pas destinée à « l’intérêt général » (dans le sens « même pas officiellement destinée à ça).
        Le jour où la souscription est en dessous de 100%, on se retrouve dans la situation initiale des subprime : il n’y a plus de prix sur les obligations françaises (elles ne valent même pas le prix du papier puisque dématérialisées).
        Les mesures que tu préconises seraient à mettre en place avant défaut, pour retarder (un peu) l’échéance, mais ne changent rien au fait que l’état, dépensant plus qu’il ne vole, doit se financer sur les marchés. Dès qu’ils refusent l’état est en autarcie

    2. Waren

      Les militaires non payés, c’est déjà le cas depuis plusieurs mois, « suite à un bug informatique ». Je trouve cela tout de même curieux que l’on ne puisse pas réparer une application aussi critique que les paies rapidement. C’est quelque chose qui n’arrive jamais dans les entreprises privées. Problème de facturation envers les mainteneurs ?

      1. Higgins

        Non, problème de conception et précipitation des autorités de tutelle à mettre en œuvre un produit mal ficelé (http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/10/17/soldes-louvois-jean-yves-le-drian-tape-du-poing-et-ne-se-cal.html).
        Au final, accentuation de la coupure entre les politiques et les responsables de ce fiasco et la troupe, officiers compris. Seule, l’armée de l’air, par la voie de son chef d’état-major, a refusé de mettre en service ce bordel avant que les bugs ne soient tous résolus. Pour les gendarmes, c’est très gênant mais ça ne touche que des réservistes, par l’intégralité du corps.

      2. Robert Marchenoir

        J’ai posé la question à un fonctionnaire de la Défense. Il m’a assuré que c’était vraiment un cafouillage informatique, et non pas le maquillage d’un problème de trésorerie.

        C’est, hélas, parfaitement vraisemblable. Il y a quantité d’exemples où l’on voit que l’Etat français est incapable de faire fonctionner son informatique. Regardez ce qui se passe avec le RSI en ce moment : les « bénéficiaires » s’arrachent les cheveux. C’est le résultat d’une fusion administrative que notre sévice public que le monde entier nous envie est incapable de gérer proprement, comme d’hab.

        1. Monge

          Au cas particulier de « Louvois » (C’est le nom du système de paye de la Défense) il est entièrement sous-traité à Stéria qui n’est pas encore nationalisée au moment où j’écris, mais il faudra vérifier à la publication car de nos jours ça peut changer très vite…

  9. eheime

    « Plus fun : que vont faire les militaires non payés ? Les policiers ? »

    > vont peut-être nous fiche la paix sur les routes ?
    Nan je rigole. La mission consistant à vérifier la présence d’alcotests dans les véhicules et les excès de vitesse sur route déserte est trop importante. Vont quand meme pas mettre la vie des Français en danger juste pour des arriérés de salaires de plusieurs mois.

    Sinon plus serieusement, j’entrevois plusieurs possibilités :
    – hausse des taxes (mais courbe de Laffer oblige, ça n’aura pas d’effet moyen terme (au passage , j’ai bien aimé la petite hausse « surprise » – même si ça ne m’a pas surpris – du taux de taxation des PV immo au dela de 100 000 euros),
    – création de « billets de créances d’Etat » échangeable contre de l’argent quand l’Etat en aura en guise de paiement des fonctionnaires. Assorti d’une petite loi contraignante pour inciter/obliger/forcer le secteur privé à accepter ces billets contre des services et des biens. C’est à dire création de monnaie parallele. Ce sera encore un pas de plus vers la démocratie populaire de France en l’isolant completement economiquement (qui voudra de ces bouts de papiers hors de France ??). Pourquoi je dis ça ? Car Ayrault l’a fait à Nantes et tout le monde trouve ça fantastique. Or Ayrault est 1er ministre ..

    1. Fergunil

      La hausse des taxes, on se la prendra en l’absence de guerre civile, je suis a 100% d’accord, mais entre le moment ou l’état n’a plus un sous et le moment ou l’armée débarque chez toi te prendre tes bijoux, il s’écoulera assez de temps pour que les gens se posent des questions sur la légitimité de l’état et de ses dettes.
      Pourquoi la force publique resterait publique, si l’état à besoin d’elle pour la financer ? Quelle autorité aura le chef de l’état face à un général qui décide de prendre le pouvoir, en versant lui même la solde à ses hommes (sur ses propres deniers, ou par pillage, tout simplement) ?
      Le pouvoir est une illusion : a le pouvoir celui qui arrive à persuader les autres qu’il l’a. En général, c’est celui qui donne le chèque, ça peut aussi être celui qui a le flingue, celui qui fourni la bouffe, … tout dépend de la situation. Une chose est sur, quand cela va mal, ce n’est jamais le débile dans sa tour d’argent qui le possède 🙂

      1. eheime

        Effectivement, on pourrait imaginer quelque chose comme la chute de l’Urss. Un Etat omnipotent qui n’est plus bon à rien et qui se fait dépasser. Après tout , c’est assez comparable. Et effectivement, à ce moment là, celui qui s’en sort le mieux c’est celui qui a le pain, le tracteur, le pistolet, etc.
        Mais ce serait quand meme dans un hypothèse « grave ».

        Le plus probable c’est plutot une crise à la Greque. La seule difference ce sont les dettes : les autres pourront pas payer. Donc soit la BCE imprime pour nous « prêter ». Soit on quitte l’euro avec fracas (colatéraux). Y a pas d’alternative. Donc je pense plutot aux « prêts » de la BCE.

        1. Fergunil

          On quitte l’euro so what ?
          L’état est en déficit structurel, il faut couper dans le lard pour être à l’équilibre si l’économie ne se pète pas la gueule, si on en plus un problème de liquidité s’ajoute (plus de financement sur le marché), c’est la fin des haricots.
          La Grèce a déjà des beaux relents fascistes alors qu’ils sont sous perfusion d’argent gratuit qu’on leur prête après avoir annulé leurs dettes. Comment mettre la France sous perfusion ? C’est impossible, ça fait un siècle que « l’Allemagne payera » mais à demander l’impossible on fini par devenir ridicule … En quittant l’euro, par inflation, en imposant une nouvelle monnaie basée sur rien, comme l’a proposé eheime ? Cela revient à annuler la loi de 1974, cela pourrait marcher quelques mois (au plus) tout au plus avant de rendre toute importation impossible (les trucs inutiles, comme le pétrole, l’électroménager, et même le soja de nos bobo végétariens) par inflation (qui voudra de ce nouveau nouveau franc en dehors de France?)
          Les prêts de la BCE ne sont déjà pas discret pour la Grèce, alors pour financer la France, qui est autrement plus grande, je ne vois pas vraiment comment c’est possible, quel pays serait prêt à sacrifier sa richesse pour ne pas sauver la notre ?

      2. Aristarque

        Et si l’armée est mal payée, faire appel au patriotisme de la troupe pour débarquer chez les gens en vue de les extorquer risque de manquer de résultat probant…

        1. Fergunil

          Des résultats probants, il risque d’en avoir, mais pas au sens ou le gouvernement voudrait l’entendre 🙂

    2. Marc Aurèle

      @Eheime,

      Il en reste plein plein des solutions pour un état endetté aux abois. Moi, à la place des paniers percés qui nous gouvernent, j’appliquerais, à l’image de l’Argentine :

      1) dans une premier temps le « Corralito » (blocage des comptes en banques des particuliers pour leur interdire de convertir leur argent en dollars et même de partir à l’étranger avec leur argent) qui a super bien marché en Argentine en 2001 puisqu’il a projeté le pays dans l’abysse d’une crise durable.
      (http://fr.wikipedia.org/wiki/Corralito)

      2) comme le Corralito n’était pas assez efficace, il a été durci et transformé en « Corralon » (l’Etat usant de sa toute violence légale, a vidé tous les comptes en banques des particuliers – et y a laissé un bon du trésor sans valeur à la place). 9 ans après une partie importante de la population n’a toujours pas récupéré son argent. Ceci a fini de plonger le pays dans un état de stupeur dont il n’est toujours pas sorti aujourd’hui.
      ( http://en.wikipedia.org/wiki/Corralito#Corral.C3.B3n )

      Bien sûr il y a eu une révolte, bien sûr il y a eu un exode massif de ceux éduqués qui en avaient les moyens (environ 2 millions, notamment vers l’Espagne et l’Italie) mais dans l’ensemble, le contrôle du pays par la gauche n’a jamais faibli. La masse gémissante, par sa quantité dominante, a continué à maintenir cette gauche au pouvoir, qui accentue chaque jour un peu plus la « Death Spiral » de l’Argentine.

      L’Argentine, ce beau pays pourtant riche, est un parfait exemple de cette maladie insidieuse des peuples à se laisser dominer par des gouvernements devenus tyranniques, de cette lente et insidieuse agonie des démocraties, de cette route de la servitude dans laquelle nous nous sommes, nous aussi engagés.

      1. Higgins

        Jean-François Revel a écrit, il y a longtemps (je crois que c’était dans un de ses billets du Point) un article où il évoquait le drame vécu par ce pays du fait de ses politiciens corrompus (Peron en tête). Les deux guerres avaient laissé le pays tellement riche que, Revel le signalait, on employait alors l’expression « riche comme un argentin »! Les argentins ont alors succombé aux sirènes de la démagogie. On connait la suite. Si les peuples avaient une conscience, ils vireraient rapidement les cliques d’incapables et de parasites qui prétendent les guider vers des lendemains qui chantent.

  10. max

    Il y a tout de même moitié moins de SDF en Allemagne, être pauvre c’est un problème, mais ça l’est nettement plus sans logement, surtout l’hiver. Je confirme l’immobilier allemand est nettement moins cher qu’en France. Par ailleurs, il est assez difficile de comparer la pauvreté entre 2 pays dont les assistances sociales sont différentes ainsi que les prix.

    Le coup du casse toi si t’es pas content, on me l’a fait, un communiste. Quelques temps plus tard, j’ai dit gern, bitte schön. Du coup mon pouvoir d’achat a doublé.

  11. Alex6

    Je ne vois pas bien pourquoi une baisse des salaires de 15-20% n’est pas envisageable. Il suffit de moins de 5 annees a 4% d’inflation et 0% d’augmentation pour y arriver. A moins que la baisse soit nette, c’est a dire en incluant l’ inflation mais je l’ai loupe quelque part alors.
    Concretement, ca serait encore bien insuffisant pour jeter les gens dans la rue.

    1. Justement, l’étude de Goldman Sachs explique que ce ne pourrait être par l’inflation (qui toucherait alors autant l’Allemagne que la France et donc ne changerait rien pour les différentiels de compétitivité entre les deux pays, par exemple). En gros, il faudrait une « inflation par pays », autrement dit une dévaluation (impossible avec l’euro) et donc … des baisses de salaires pour la France.

      1. Higgins

        Là, c’est simple. Merci. Autre solution, mettre fin à cette monnaie contre nature, superbe idée politique mais épouvantable concept économique. L’idéal de mon point de vue mais quasiment impossible à mettre en œuvre tant les berniques sont solidement accrochées au rocher.

      2. Alex6

        Ok mais quand bien meme, je ne vois pas trop en quoi c’est problematique. Certes, c’en sera termine des petits extras type restaurants, belle voiture et vacances mais pour les frais de tous les jours incluant les remboursements de prets immobiliers, ca suffira encore largement.
        Surtout si cette baisse des salaires entraine une hausse de la competitivite et donc une baisse du chomage. Bien entendu, il ne faudrait pas que se superpose une crise de la dette et que disparaisse la protection sociale au meme moment. La en revanche, ca pourrait faire tres tres mal…

      3. dede

        Pourquoi une inflation par pays ne serait-elle pas possible? Comme indique plus haut, le logement serait moins cher en Allemagne qu’en France : le prix du logement peut encore augmenter en France, ainsi que le prix des cigarettes, de l’energie, des coiffeurs, des restaurants et de tas d’autres services.
        Ce qui s’echange facilement (les voitures par exemple) peut difficilement faire l’objet d’une forte decorrelation des prix mais il y a tout de meme une bonne partie de l’economie qui est purement nationale, meme avec l’euro, non?

        1. Fergunil

          L’inflation est une baisse de la valeur de la monnaie, pas une hausse de certain prix.
          En outre les salaires des activités exportables (industrie) sont très fortement corrélés aux salaires des services (qui eux ne le sont pas)

          1. Non non. L’inflation, comme la déflation, recouvre différents phénomènes : croissance de la masse monétaire, hausse des prix par accroissement de la demande…

        2. « Pourquoi une inflation par pays ne serait-elle pas possible ? »
          Une inflation sur les prix des biens et services, oui (typiquement : les salaires). C’est ce que dit l’article. Une inflation sur la masse monétaire, non, puisqu’elle est centralisée 🙂

        3. Fergunil

          Mettons que l’immobilier, les coiffeurs et les restaurants deviennent plus cher. Je ne comprend pas pourquoi plus de logements ne seraient pas construits et que les salaires industriels se mettent au niveau du nouveau salaires des coiffeurs/restaurateurs il y a un arbitrage sinon, et les gens ne travaillerons plus à l’usine, ils couperont des cheveux ou pelleront des patates.
          Donc oui, je veux bien qu’une augmentation du prix de certains bien ou service crée artificiellement de l’inflation, mais ce n’est que temporairement, avant que le marché se rééquilibre, d’abord au sein du pays, puis au sein de la zone euro.
          Je rate quelque chose ?

    2. Franz

      Bah oui, Suède, Canada, Nouvelle-Zélande l’ont déjà fait il n’y a pas si longtemps. Et d’un coup. Genre « hier on te payait 100, demain on te payera 85, si t’es pas content tu peux émarger chez Paul Amploi, ou mieux encore te trouver un vrai boulot où tu créera de la richesse ».
      Pour peu qu’il n’y ait pas toute la presse et la moitié de la classe politique qui hurle à l’étranglement du prolétariat fonctionnaire et au turbo-libéralisme, ça passe sans problème. En grinçant des dents, certes, mais ça passe.
      De même qu’une baisse de 15 ou 20% des « prestations sociales » (remboursements de sécu, allocation chômage, etc. etc.) Ça fait un choc (surtout pour les glandouilleurs), mais ça a un bel effet incitatif, qui permet de voir le bouzin reprendre assez vite.
      Bref, c’est ce qu’il faut faire. Vite. Après ça risque de tourner à la Grecque au lieu de se faire à la canadienne…

      1. Franz

        Et pour améliorer les choses, ben on ouvre réellement à la concurrence l’assurance maladie et l’assurance chômage.
        On monte l’âge de la retraite « légale » à 67 ou 70 ans et surtout on la met à ce niveau pour TOUT le monde.
        Et comme incitation à ce que ça bouge, on aligne les régimes en tout genre des politiques (retraite, sécu, chômages) sur ceux des administrés.

    3. ph11

      Il y a un gros problème avec l’inflation, c’est qu’on reporte les problèmes à plus tard.

      Si on ne réforme pas les structures (l’état), les forces qui surévaluent les salaires (les syndicats avec le soutien étatique) et ce qui empêche les ajustements de se faire (le code du travail), les déséquilibres finiront par revenir.

      1. turnover

        Mouais,en ce qui concerne le futur proche les visons apocalyptiques des « droit-dans-le-muristes » et des « j’-leur-donne-pas-six-mois » , sont contredites, quand même, par des faits économiques bien réels.

        Sur le marché de la dette publique, le taux des obligations françaises à 10 ans est tombé à moins de 2%, le plus bas niveau de son histoire.

        http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/le-cac-40-proche-de-son-sommet-de-2012-319864

        1. Alex6

          On a deja ici explique pourquoi ces taux bas sont un mauvais signe. Ils sont principalement la consequence de la politique prudentielle basee sur Bale III et sur la situation catastrophique des pays du sud de la zone euro. Ils representent en realite le niveau de desesperance des investisseurs vis-a-vis de la zone euro en general et n’a rien a voir avec les fondamentaux de l’economie francaise. Et la, on ne parle meme pas de la credibilite du AA francais.

    4. Higgins

      Elle est déjà en cours même si elle ne dit pas son nom. Un des mes amis, exerçant un poste à responsabilité dans la haute fonction publique (un secteur régalien par excellence et que ses semaines dépassent de très largement les 35 heures officielles, quand ce n’est pas les week-ends), s’est vu retiré ex-abrupto une prime de 220 euros. Tous ses collègues dans le même cas ont connu une mésaventure identique. Les explications avancées ont été pour le moins alambiquées: condition d’attribution discutable, menace de réclamer le surplus perçu (personne n’est évidemment capable de donner la date initiale d’attribution et le motif associé de cette prime), etc,… Quelques infos glanées çà et là laissent à penser que son domaine n’est pas le seul affecté par ces mesures.
      On peut considérer la mesure juste ou pas mais, au-delà de cet aspect, l’impulsion a été donnée et elle ne va pas s’arrêter là. Par contre, pour la motivation et la qualité du travail fourni dans le futur, on peut être inquiet pour l’avenir. On touchera en dernier à la grille indiciaire de la fonction publique. Par contre, les primes et autres menus avantages, justifiés ou non, sont clairement dans le collimateur. C’est triste à dire mais là où les syndicats corporatistes sont puissants (je n’ai pas dit là où on travaille le moins), il y a moins de soucis à se faire.

    1. Mominette

      Excellent ! On savait que ces illuminés étaient des clowns, mais le port du masque permettra de les identifier plus facilement …

      Mais la confrontation avec des microbes, des batéries ou des virus est indispensable à la production d’anticorps : il faudra donc songer à équiper ces masques de cartouches bactériennes rechargeables …

      Vive l’éco-business !

  12. Higgins

    La preuve que ce pays est foutu: http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Le-sperme-francais-de-moins-bonne-qualite-2262450
    D’après l’article, la baisse de la concentration spermatique aurait débuté en 1989, ce qui correspond peu ou prou avec l’arrivée de la gauche aux affaires. Une relation de cause à effet ou bien, les spermatozoïdes, anticipant le bordel à venir, auraient-ils décidés de ne pas cautionner ce dernier. Dans ce cas, quelle clairvoyance!
    Voilà en tous cas une vraie mission pour Montebourg (alias Bozo) et où ce dernier va enfin pouvoir donner sa pleine mesure. A moins que Normal 1er ne se saisisse directement de ce douloureux problème.

    1. Fergunil

      C’est peut être lié avec la consommation délirante d’antidépresseur de de cannabis en France ? (plus gros consommateur mondiale de pastille magique, et plus de consommateur régulier de chichon (rapporté à la population) que les pays-bas où on peut se fournir en magasin de centre-ville et non pas en banlieue glauque.

      1. PAF

        le chichon francais est degueulasse, a part pour les veinards qui touchent du Hia ou de la beu pour tres cher…

    2. Robert Marchenoir

      « A moins que Normal 1er ne se saisisse directement de ce douloureux problème. »

      Nan, nan, nan… C’est Nachatte qui va se saisir de ce douloureux problème. Et à pleines mains, encore. Chacun son boulot, merde !

  13. peste et coryza

    Parce que ce sont des filles à papa placées là par leurs famille, et que l’on ne se préoccupe pas assez de politique ?

    1. Fergunil

      Mais pas pour tout le monde voyons, c’est toujours limité par le plafond de la sécu. I’m safe, c’est les classes moyennes qui payent, c’est bien ça que hollande avait promis, non ?

  14. BN

    HS, mais nouvelle pignouferie de ministre :
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/12/05/un-mort-lors-d-un-cambriolage-a-paris_1800176_3224.html#xtor=AL-32280308

    « Les ministres de l’intérieur, Manuel Valls, et de l’artisanat, Sylvia Pinel, qui se sont rendus sur place, ont déclaré après avoir rencontré deux collègues de la victime que l’on « parle trop d’or », et que cette publicité met en danger les professionnels du secteur. »
    Suit un argumentaire disant qu’il faut mieux réguler le marché de l’or, avec tout ces ateliers clandestins (ce qui n’est pas le cas de l’atelier cambriolé) et tout ça.

    Mais sont-il bêtes ou méchants ? La « morale » de l’histoire (il faut réguler l’or) fait craindre que les deux ministres ne soient simplement en train de profiter de ce fait divers comme des charognards pour sortir un projet qu’ils avaient dans les cartons.

    1. Sans blague ?
      (Je pourrai ressortir toutes les précédentes petites modifications des lois portant sur l’achat, la vente et la possession d’or, c’est une avalanche ces 10 dernières années).

    2. Fergunil

      En parlant d’or, il y a un risque à acheter de l’or par virement en Suisse ? (je parle du risque par rapport à l’état Français, surtout)
      Il me semble bien que c’est bien plus safe qu’en France si on achète en suisse physiquement, voir même en argent liquide, mais par virement ?

      1. johnny_rotten

        Qu’est-ce que tu entends par plus « safe » ?
        Davantage de sécurité au niveau des coffres dans les banques suisses pour l’entreposer ?
        Car sinon avec le change euro / franc suisse, ça te coutera plus cher.
        A propos, j’ai été surpris de ne pas trouver d’échoppe de vente/achat d’or à Monaco alors qu’à Nice elles pullulent.
        Pourquoi ?

        1. Fergunil

          Plus safe au niveau de la non-tracabilité par l’état : un virement laisse énormément de trace, on peut donc savoir que tu as acheté de l’or. Si ton or est en France, on pourra te le prendre. Si il est à l’étranger, on ne pourra pas, mais est-ce que tu peux être soumis à taxation quand même parce que tu as voulu frauder le système ?

          Pour l’achat/vente à Monaco, je pense que c’est du au fait qu’il n’y a que les citoyens français qui sont prêt à vendre leur or au prix de l’acier. J’ai fait du testing dans quelques boutiques parisiennes (j’ai ramassé des flyers sur les pars-brises) résultat : entre 15 et 25€ le gramme pour mes louis d’or scellés (j’avais joué la candeur en disant que j’ai retrouvé ça chez un parent décédé). Quand je leur ai fait part de mon étonnement, ils m’ont signifié que l’or était usé, et que sa purification sera couteuse.
          Je n’ose pas imaginer leur bénef …

    1. zecrocwhite

      La liberté de?

      de ressortir des dépêches AFP, presse libre également…

      A moins que ce commentaire soit ironique, je ne vois pas où ce trouve l’urgence.

  15. le désabusé

    N’oubliez jamais une chose un état qui besoin d’argent est capable de tout. Mais vraiment de tout y compris une confiscation pure et simple de vos biens. Ces gens là ont la loi pour eux il la tordront pour qu’elle serve leurs intérêts et vous nous moi nous nous ferons escroquer le plus légalement du monde

  16. Higgins

    Si j’en crois le Plouc émissaire, on est en passe de franchir un palier:  » A compter du renouvellement de 2015 des conseils généraux, les acurabas électeurs seront appelés à élire deux conseillers généraux pour leur canton sur le même bulletin de vote. Pas un conseiller et un suppléant, non, deux conseillers généraux de plein exercice pour la même circonscription. Seules les candidatures de paires constituées d’un homme et d’une femme seront valides. Les trans ne pourront même pas râler devant ce manque de reconnaissance de leur identité puisque rien ne devrait empêcher, ce serait discriminatoire, la candidature d’un homme en binôme avec un(e) trans se pensant femelle ou d’un(e) trans se pensant homme avec une femme. On ne se simplifie pas le bordel mais il ne devrait pas y avoir de contentieux sur ce point… Najat Vallaud-Belkacem a salué là une réforme permettant un « grand pas vers la parité » Cébien…
    Encore que… « – Cela voudrait dire qu’on ne peut faire élire une femme qu’en élisant un homme » a dénoncé la députée socialo présidente de la Délégation aux droits des femmes… » (http://leplouc-emissaire.blogspot.fr/2012/12/parite-de-mes-deux.html)

  17. Sanksion

    Ce clip de Monty Python m’a remis le moral. C’est marrant, mais en fait, ça marche. C’est un vrai programme pour la France.

  18. BA

    Mercredi 5 décembre 2012 :

    Après une journée de farouches démentis de Jérôme Cahuzac, le site d’information Médiapart passe la seconde en rendant public un enregistrement sonore datant de 2000, dans lequel l’actuel ministre du Budget s’inquiète d’un compte qu’il aurait ouvert dans la banque suisse UBS. «Un compte non-déclaré», ouvert «entre 1988 et 1991» selon Médiapart, qui a révélé l’affaire mardi.

    La conversation aurait été enregistrée en 2000 de manière complètement fortuite par un interlocuteur de Cahuzac, qui dit porter ce «poids» depuis douze ans. Après s’être entretenu au téléphone avec son interlocuteur, Jérôme Cahuzac, alors député socialiste du Lot-et-Garonne, raccroche. Il commence à discuter, dans la pièce où il se trouve, avec un chargé d’affaires. Sans se douter qu’il vient de rappeler, par mégarde, son précédent interlocuteur. C’est le répondeur téléphonique de ce dernier qui enregistre la conversation, selon Médiapart.

    Durant un peu plus de trois minutes, on entend une voix que Médiapart identifie comme étant celle de Jérôme Cahuzac, inquiète. «Moi, ce qui m’embête, c’est que j’ai toujours un compte ouvert à l’UBS, mais il n’y plus rien là-bas, non? La seule façon de le fermer, c’est d’y aller ? (…) Il faut ma signature (…) C’est extrêmement chiant. Il faut y aller, moi je ne peux pas y aller, je vois pas comment faire.»

    Il poursuit : «Ça me fait chier d’avoir un compte ouvert là-bas, l’UBS c’est quand même pas forcément la plus planquée des banques (…). Surtout qu’il n’est pas exclu que je devienne maire au mois de mars, donc je ne tiens vraiment pas du tout à ce qu’il y ait la moindre ambiguïté.»

    Conformément à ses habitudes, Médiapart semble décidé à feuilletonner ses révélations. Le site affirme par ailleurs avoir recueilli des éléments démontrant que Jérôme Cahuzac s’est bien rendu à Genève début 2010 pour fermer son compte, quelques jours avant de devenir président de la commission des finances à l’Assemblée.

    «Les avoirs cachés auraient été tranférés vers un autre paradis fiscal, à Singapour, via un complexe montage offshore, selon des sources informées de l’opération», écrit le site d’information, qui assure connaître l’identité d’«un des correspondants de Jérôme Cahuzac à l’UBS».

    1. Ron Paul

      On ne pourra pas me reprocher d’aimer Médiapart ! Et surtout pas son représentant, Edwy Plenel, l’exact reflet de ce que l’on peut détester quand on est libéral, qui nous le rend bien ! car déjà, pour lui Sarkozy était facho !

      Mais je vois mal un organisme comme celui-là, envoyer une telle bombe, connaissant les risques, sur un ministre en place, sans biscuit dans leur gibecière.

      Tiens au fait, les ‘’ partenaires sociaux’’ pierres angulaires de notre cher gouvernement, leur reviennent en pleine figure, fortement : après les guignols de PSA, voilà ceux de Florange .. en attendant les suivants.

      Continuez le combat camâââârades, nous cela nous relaxe en attendant.

  19. BA

    Mercredi 5 décembre 2012 :

    Cahuzac : l’aveu enregistré.

    Face aux démentis répétés du ministre du budget après nos révélations sur son compte suisse, Mediapart dévoile un enregistrement datant de la fin de l’année 2000 dans lequel Jérôme Cahuzac, alors député, évoque avec un chargé d’affaires son compte caché. « Moi, ce qui m’embête, c’est que j’ai toujours un compte ouvert à l’UBS », affirme le futur ministre du budget.

    http://www.mediapart.fr/journal/france/051212/cahuzac-laveu-enregistre

    1. Alex6

      En l’occurence, on parle ici d’une minuscule partie de ce que les politiques ont planque un peu partout, en Suisse ou dans les fameux paradis fiscaux.
      Il n’y a que les naifs pour croire au 6,000 euros sur le compte du brave normal 1er. Eux ont bien compris qu’il fallait avoir son fric ailleurs qu’en France, et ce depuis bien longtemps!

  20. La Coupe Est Pleine

    « Pourquoi la France emprunte-t-elle à des taux si bas ? D’une part grâce à sa capacité unique reconnue de par le monde à lever l’impôt …. »

    Nicolas DOZE sur BFMTV

    Excellent !

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