La planète devient plus verte

Ce samedi soir, au lieu de regarder bêtement la télé, de brûler des kW dans des appareils électroniques ridicules ou de simplement lire un livre à la lumière de leur lampe de chevet, des milliers de citoyens conscientisés et en syntonisation parfaite avec Gaïa auront coupé leur électricité pour profiter d’un long moment de béatitude niaise en cramant des bougies parfumées. Quelques-uns, dans le noir, se seront cognés à droite ou à gauche, d’autres auront, immanquablement, mis un peu le feu à leur mobilier, mais, comme d’habitude, tout ceci n’aura absolument aucun impact sur la Nature, et sera, encore une fois, une erreur écologique évidente. D’autant que, comme nous l’apprend Matt Ridley, la Terre se porte de mieux en mieux. Et pas grâce à ces écoconneries.

Eh oui : si l’on passe sur l’aspect aussi ludique que ridicule de la récente Earth Hour, qui propose à tous ceux qui le veulent de tester, une fois par an, le mode de vie collectiviste à la cubaine ou à la nord-coréenne, et si l’on oublie pudiquement les risques inhérents de ce genre d’exercices sur des réseaux électriques pas franchement prévus pour, force est de constater que cette année encore, la manifestation écocologiste de décroissance millimétrée aura eu son petit retentissement auprès de médias toujours aussi favorables à ce genre de happening citoyen, festif et inutile.

En revanche, il était couru d’avance que pas un de ces médias ne relaterait la dernière prise de parole publique de Matt Ridley, qui explique de façon relativement iconoclaste comment l’utilisation des énergies fossiles reverdit la planète. Bien évidemment, mes habituels contempteurs (auxquels je fais une petite bise baveuse) m’objecteront — parce qu’ils n’ont pas de culture, que voulez-vous — que le gars en question est un vendu aux compagnies pétrolières, qu’il n’y connaît rien en biologie, en écologie et en chimie, que c’est un climato-sceptique forcené, qu’il est moche et qu’il ébouillante les chatons de façon hebdomadaire. Et je leur répondrai qu’en réalité, Ridley est un membre de la chambre des Lords, de la Royal Society of Literature, de l’Académie britannique de médecine, de l’Académie américaine des Arts & Sciences, auteur de plusieurs livres dont « The Red Queen », « Genome », « The Rational Optimist » (que je conseille tous les trois) et que sa présentation à TED, « When Ideas Have Sex », a été vue plus de 2 millions de fois. Ridley n’est pas payé par les compagnies pétrolières (il n’en a vraiment pas besoin), il a un peu plus que de vagues notions scientifiques (si si), et n’est même pas climato-sceptique, mais plutôt climato-prudent.

Bref, on n’a donc pas à faire à un excité qui tiendrait un obscur blog francophone avec un masque à gaz. C’est du sérieux, du solide, le Ridley. Et pourtant, le voilà qui nous fait des déclarations pour le moins couillues : la planète verdit. Et, comme il l’explique au long de sa vidéo que vous trouverez ci-dessous, ce n’est pas en dépit des progrès technologiques de l’Humanité, mais bien à cause de ceux-ci.

Tout part de la constatation étonnante réalisée dans les années 90 par Charles Keeling qui a noté que l’amplitude entre la production et la consommation de dioxyde de carbone ne cesse de s’accroître, i.e. qu’en été, le niveau de CO2 tombe et en hiver, il remonte, et que ce va et vient s’accroît : non seulement, il y a plus de CO2 qui rentre dans l’atmosphère en hiver (ce qui est cohérent avec un accroissement de l’activité humaine), mais de surcroît, en été, plus de dioxyde de carbone est consommé, ce qui ne peut s’expliquer que par un accroissement de la végétation.

Normalized Difference Vegetation IndexOr, cette intuition s’est retrouvée corroborée par l’utilisation d’un satellite qui permet de produire un indice, le « Normalized Difference Vegetation Index », qui a montré de façon claire qu’entre 1982 et 2011, 20.5% des zones végétales du monde auront verdi, et seulement 3% auront bruni. Et ce n’est pas seulement les zones agricoles, mais aussi dans les zones forestières qui bénéficient de cette tendance. On pourrait croire que le calcul est biaisé par l’utilisation intensive des terres par l’humanité à son propre compte, mais cette objection ne peut que tomber lorsqu’on se rend compte que les zones qui verdissent le plus en vitesse et en quantité sont des zones où l’homme n’intervient pas, comme … l’Amazonie et l’Afrique Centrale, des endroits où l’utilisation de fertilisant n’est pas exactement pertinente et où le climat ne s’est pas réchauffé (au contraire des latitudes plus au Nord ou au Sud).

Il y a bel et bien un accroissement de la couverture végétale, partout dans le monde.

En regardant de plus près les quantités de données collectées, celles-ci permettent d’expliquer la moitié de cet accroissement par l’augmentation des pluies. Ceci permet d’expliquer un reverdissement du Sahel, par exemple (au contraire de ce qu’on nous serinait il y a encore quelques années). Quant à l’autre moitié de ce verdissement surprise, il viendrait bel et bien de l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère.

Or, si ce CO2 provient très majoritairement de sources naturelles (l’océan, se chauffant, tend à relâcher une partie du CO2 qu’il stocke normalement), une partie (même modeste) provient inévitablement de l’activité humaine. Oui, vous avez bien lu (et bien entendu si vous avez regardé la vidéo de Matt Ridley) : l’activité humaine et son rejet de CO2 dans l’atmosphère rend la planète plus verte ! Voilà une découverte particulièrement gênante pour les écolos, non ?

food footprintLes remarques de Ridley vont plus loin : la population terrestre, depuis les années 50, a plus que doublé. Et contrairement à ce qui nous avait été prédit, au lieu de devenir tous plus pauvres, plus maigres et plus secs, nous vivons plus longtemps, nous sommes mieux nourris : nous avons maintenant 25% de nourriture en plus par tête de pipe, tous habitants confondus. Autrement dit : non seulement, nous sommes plus nombreux, nous nous en sortons nettement mieux, et en plus la Terre verdit ! Et ce n’est pas étonnant si l’on sait qu’on utilise maintenant, pour la même quantité de nourriture produite qu’en 1950, 65% moins de surface utilisée. On utilise à présent 38% de la surface terrestre exploitable pour des terres agricoles, et si on était resté aux rendements des années 60, on aurait dû en employer 82% de cette même surface. En fait, on a même passé le « peak farmland », ce moment où les besoins en terres agricoles arrivent à un plateau alors que la quantité de nourriture produite, elle, ne diminue pas (augmente, même). Et comme l’explique Ridley, on aurait été à même de diminuer la quantité de terres utilisées si certains (écolos, comme par hasard) ne s’entêtaient pas à produire des biofuels (dont la production fait scandaleusement augmenter le prix de la nourriture)…

En gros, tout montre qu’à mesure que l’humanité devient plus riche, elle devient aussi plus efficace à produire ce dont elle a besoin et plus économe de ses ressources. On estime ainsi qu’il faut atteindre les 4000$ / habitant pour que l’exploitation des forêts d’un pays diminue. Aussi incroyable que cela puisse paraître (et surtout, en parfait décalage avec les pleurnichements constants des écolos politiques à la Duflot & Batho), la couverture forestière du Bangladesh ou du Vietnam augmente. Ridley note qu’en plus, la biodiversité effectivement mesurée ne permet pas l’alarmisme dont certains ont fait leur fonds de commerce : il explique ainsi que le nombre d’espèces continentales disparues depuis le 16ème siècle du fait de l’Homme est de … neuf.

Le tableau que Matt Ridley dépeint dans cette vidéo est, finalement, particulièrement réjouissant. Si certains peuvent se poser la question de savoir si les écolos, à force d’éteindre leurs bougies et de se cogner dans le noir, ont gagné et sont parvenus à une Gaïa plus verte, d’autres, avec un peu plus de bon sens (ou moins d’ironie) se contenteront de noter que grâce au progrès humain, à l’efficacité (terriblement capitaliste, rappelons-le) des industries humaines, la Nature et la Terre en général se portent de mieux en mieux.

Tout montre qu’au contraire de ce que pensent les éternels vendeurs de catastrophe à venir, l’humanité n’est pas une grosse partie du problème, mais bien une belle partie de la solution.

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Commentaires113

  1. aristarque

    Profitons bien des bougies parfumées pendant que les foyers ouverts sont encore utilisables ad libitum. En 2015, il sera trop tard!

  2. aristarque

    Comment cela, sans conséquence sur la Nature, cette soirée dans le noir a la flamme de bougies odorantes ? Et dans neuf mois, tu pourras en dire autant ?

  3. val

    Bravo pour ce billet ! J’ai adoré « écoconneries » .
    Cela illustre bien la lutte pour l’evolution humaine si bien illustrée dans l’hilarant « Pourquoi j’ai mangé mon père » de Roy Lewis » . Nos écolos pourraient donc crier en coeur avec un des personnage « back to the trees !!! »

  4. NoName

    Excellent billet !

    Merci de nous informer, jours après jours, au contraire des idiots de notre presse subventionnée. ça redonne un peu d’espoir au milieu de ce tintamarre alarmiste permanent.

  5. la roussette

    Du bon H16
    cependant…

    « Si certains pourraient se poser la question  »

    Un « si » en trop, ou « peuvent » en lieu et place de « pourraient »

  6. Nighthawk

    Super billet ! En revanche je vais peut-être perdre quelques amis lors de mes prochains dîners môôôndains si je fais ce genre de révélations…

    1. jiminito

      Personnellement j ai arrêté. Quand les gens parlent éco connerie, j attends que l orage passe. Dur de dénoncer le nombre incroyable de disquettes qu’ ils gobent sans vite devenir le mouton noir de la soirée.

      1. Sandra

        Je n’abandonne pas le combat, mais il est vrai qu’il est très difficile d’argumenter en « hérétique ». Les merdias ont tellement bien fait leur travail de sape que beaucoup de gens répètent les leçons bien apprises, mais il n’y a plus aucune réflexion derrière. Ce ne sont que lieux communs et peurs. Et la peur est un marché très lucratif, ne l’oublions pas.

        Sinon, excellent billet, comme d’habitude, H16. C’est le bol d’air frais de la journée!

  7. Yrreiht

    Mangez h16 cinq fois par semaine pour équilibrer votre alimentation en informations. C’est indispensable.

    Merci h16, le socialisme est bel et bien le dernier obstacle d’importance sur la Route de l’Humanité. C’est même l’épreuve décisive…

  8. Bisphénol

    Super billet !
    Je vais faire un syllogisme : si les écolos font la Earth Hour et que le « sort » de la planète s’améliore, c’est que leur démarche fonctionne !
    Vive la Earth Hour (chez les autres) !!

  9. mominette

    Au départ, quelques baba cool se retrouvent au bistrot, persuadés que le monde est mal fait, et q’eux seuls (qui ne le connaissent pas) vont pouvoir le sauver.
    Ce rôle mesianique auto-proclamé prend tout son sens dès lors que la formidable « action »entraine des subventions, et autres petits avantages.
    Dès lors, cet aimable passe-temps devient une fin en soi, et il faut en rajouter une couche tous les matins, pour dilater les sinécures.
    Maurice pousse le bouchon, et chzsque jour d’vantage toute concordance avec la réalité ne peut être que purement fortuite.
    Se rallient fissales media (séduite par la catastrophisme simpliste), les anti-capitalistes obsessionnels (c’est la faute à Montsanto !) et toute une petite pègre affairiste et affairée.
    Les gouvernements, à leur tour, cèdent à la doxa, et préciptent le peu d’argent disponible dans des dpenses inutiles, mais conformes à la doxa.

    Bien entendu, les écolos jouent gagnants : en véritables mouches du coche, tout ce qui marchera sera « grâce à eux », et s’il y a des ratages, ils l’auront prédit !

    Vola comment quelques ratés ont généré des talibans verts 🙂

    1. JS

      Très bien résumé, vous ajoutez à cela les gènes communistes de bon nombre d’entre eux et vous avez brossé un tableau assez complet..

  10. Dex

    « Tout montre qu’au contraire de ce que pensent les éternels vendeurs de catastrophe à venir, l’humanité n’est pas une grosse partie du problème, mais bien une belle partie de la solution. »

    Excellent billet, je vais faire tourner. Par contre, la phrase ci-dessus m’étonne dans un billet H16zien… à force de vous lire, on est plus habitué au concept « pas solution car pas de problème »…
    😉

  11. T-Buster

    Il y a deux points ou je ne suis pas d’accord.
    Personnellement je suis pour la réduction de l’éclairage public.
    Premièrement car la plus part du temps ces illuminations sont particulièrement mal faite, et ne mettent pas en valeur ce qu’elles sont sensées éclairer.
    Secondo, etant un amoureux de la nuit, c’est chiant d’être constamment ébloui par des réverbère mal consu. Et puis la nuit c’est beau. Cest romantique. Pourquoi la faire disparaître?
    Tertio, du point de vue de la sécurité, la nuit est un plus. Déjà les automobilistes roulent spontanément moins vite. Donc moins de risque d’accident.
    Ensuite le noir camoufle particulièrement bien. C’est plus facile d’échapper a une agression dans la nuit, plutôt que de se balader sous les lumières, qui, elles favorisent les embuscades et les vols, par les angles morts, et les zones d’ombre quelles lissent.
    Ce n’est pas sans raison que les armées modernes font leurs opérations de nuit. Les soldats sont moins mît en danger.
    Je sais que ce point de la sécurité est particulièrement débattu et controversé, mais c’est juste pour rappeler que tout éclairer n’est pas forcément la meilleure solution en terme de sécurité.
    Le second point est celui des bio-carburant seraient produit que sous la pression des écolos.
    C’est faux le Brésil et une partie des sud-américain roulent a l’éthanol bien avant l’invention de l’écologie religieuse et tous les blabla Malthusianien.
    Sinon une bonne solution pour faire étouffer de rage ces écolos bobo, est juste de leur rappeler que lors de l’optimum médiéval, les températures frisaient, celle du futur réchauffement cataclysmique…. Donc pas de quoi paniquer.
    Et pour ceux qui ont survécu, leur rappeler que lors du bien nommé carbonifère. Le climat était plus chaud, avec plus de CO2 qu’actuellement… et la nature plus luxuriante );-)

    1. T-Buster

      Il est super top ce nouveau template H16.
      Mais serait-il possible de rajouter une petite chose?
      La possibilité de corriger ses propres commentaires… Car des fois je me fais honte en voyant l’orthographe défaillante de ma prose….

      1. hum. Les arguments font un peu honte aussi 😉

        Mais pour la correction, ce n’est pas prévu dans l’immédiat. Peut-être plus tard.

    2. 1/ c’est subjectif
      2/ proposez des réverbères bien conçus. Et remportez les marchés. Faites de la pub. Conscientisez les citoyens/contribuables électeurs. Au pire, allez au milieu de la Creuse : la nuit y est très noire. Ah, au fait : la nuit, c’est parfois romantique mais c’est toujours sombre. Et dangereux. Voilà pourquoi on la fait disparaître.
      3/ N’importe quoi. Les agressions ont plus souvent lieu la nuit. Et par dessus le marché, c’est l’éclairage urbain qui a fait chuter la criminalité dans les villes.
      4/ Les biocarburants sont une calamité sur le plan économique (rendement minable, hausse des prix de la nourriture) et écologique (déforestation inutile, monoculture, …) . Bref : poubelle.

      1. Peste et coryza

        @TBuster et autres

        1 : Les brésiliens roulent à l’éthanol de canne à sucre, qu’ils produisent en masse. Et leur parc auto est plus rustique et moins entendu que le notre. Le maïs, à coté, est juste une calamité.

        2 : la nuit, c’est le moment où sortent tous les voleurs, meurtriers et autres gus sympathiques… Paris était un vrai coupe gorge avant l’éclairage public. La nuit, comme tout le monde est camouflé, c’est le talent de chasse qui fait la différence. Et un salopard habitué à rapiner les passants est un bien meilleur chasseur que l’honnête gars sans histoire…

        3 : l’éclairage ne compense pas la vigilance et le fait qu’il faut des flics pour intervenir. Les tous premiers services publics, c’était l’armée, la police, la justice, et les impôts…

        4 : Pour les agrocarburants, entièrement d’accord, c’est naze… même si ça signifie que je vais devoir aller chercher du taf ailleurs que dans cette branche (je bosse sur les agrocarburants… de maïs)
        Par contre, du coté produits à valeur ajoutée et plastiques, il y a de quoi faire avec la lignocellulose.

        1. Franciscus

          Les biocarburants de premières générations ne sont pas rentables, et sont d’ailleurs grassement subventionnés (et pas qu’en France).
          Les prochains, à base d’algue me semble t-il (h16 avait fait un billet dessus, je crois), sont nettement plus prometteurs.

    3. Fergunil

      Sans vouloir taper sur les arguments, l’éclairage public a permis de transformer les villes de nuit du coupe gorge du 18eme à la ballade romantique actuelle. Vous aimez la nuit ? Allez à la campagne, je n’ai pas envie de me faire dépouiller/tuer en rentrant tard parce que certains bobo considère qu’un lampadaire fait réac.
      Plus facile d’échapper à une agression la nuit ? En quoi s’échapper d’un coup fourré pour tomber dans un autre augmente ma sécurité ? Je veux voir ou je vais, je veux pouvoir faire un détour pour éviter un regroupement louche avant de me retrouver avec un couteau sous la gorge ou planté dans le dos, c’est trop demander ?
      Ensuite, si les voitures roulent moins vite la nuit améliorent la sécurité, il faudrait, dans la même logique, mettre du verglas sur les routes, comme ça, la sécurité serait maximale ! La vitesse est le paramétré d’ajustement de l’automobiliste pour garantir sa sécurité. Je suis rarement en dessous des 200 sur une autoroute allemande de nuit, car on y voit comme en plein jour, et je m’y sens bien plus en sécurité que sur une nationale française ou je pourrais tuer un cycliste à 30 à l’heure sans même m’en rendre compte.
      Pour les bio-carburant, c’est encore un argument merdique : le brésil roule au bioéthanol en utilisant les sous-produit de la canne à sucre, qui ne peuvent servir à rien d’autre, et surement pas nourrir qui que ce soit. Par contre, l’Europe condamne des gens à mort en estimant qu’il est plus important de bruler de la nourriture pour plaire aux bobos que de la vendre à ceux qui ont faim (et je dit bien vendre, même pas donner)
      En résumé, faux sur toute la ligne

  12. Etienne

    On voit enfin apparaître des points de vue divergents du consensus « les énergies fossiles çémal ™, vive le retour à l’âge des cavernes ». En revanche, même si je sais qu’on nous sort la même histoire depuis une bonne 30aine d’années, les ressources en énergies fossiles ne sont pas infinies, et il va bien falloir songer à trouver des sources alternatives, non ? (pas forcément maintenant, mais ça va bien arriver). Quel est votre point de vue sur la question ? (je précise que ce n’est pas du tout un troll, en tout cas ce n’est pas mon intention).

      1. Sylvain Jutteau

        L’arithmétique peut-elle faire rire un écolo ?

        Voyons celà.

        **************************

        Un Zétajoule (ZJ) = 10 puissance 21 joules.

        Or la Terre reçoit annuellement 3850 ZJ d’énergie solaire, et l’ensemble de l’activité humaine consomme 0,5 ZJ.

        L’énergie consommée par l’Homme représente 0,01% de l’énergie reçue.

        ***********

        Rigolade complémentaire : les bâtiments à énergie positive se développent :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2timent_%C3%A0_%C3%A9nergie_positive

  13. gem

    La terre est plus verte ? Mais c’est HORRIBLE, malheureux. Seul un excité qui tiendrait un obscur blog francophone avec un masque à gaz pourrait se réjouir de cette nouvelle calamité climato-biologique, qui va, ce n’est pas impossible, donc c’est possible, donc c’est probable et même certain parce que ce serait un catastrophe :
    a) provoquer des invasions végétales, du genre très méchant qui tuent des jolies coccinelles et des mignons koalas et de gentils poissons protégés ; dont marées vertes, rouges, bleues violette, et à rayure, avec des morceau de méduses dedans
    b) bouleverser l’équilibre écologique
    c) réduire la biodiversité (dont grand hamster d’Alsace, etc.)
    d) causer une pénurie de CO2 pour les gentilles plantes (si, si : c’est une simple application du théorème du gruyère que je ne détaille pas), dont chute de la production alimentaire causant une famine biblique (bien fait, méchants humains)
    e) une activité méthanogène accrue, d’où effet de serre qui va nous rôtir encore plus vite (en 2030 la cote d’Azur se délocalise au Cap Nord)
    f) la basification de l’océan (c’est comme l’acidification mais en pire)
    g) des problèmes de santé monstrueux : plus de pollens climatiquement modifiés (donc allergènes, cancérigènes, etc.), du zona, psoriasis etc.
    h) la chute de météorites, des explosions de volcans et même de mega-calderas, et des tremblements de terre
    i) des sécheresses affreuses (parce que les plantes pompent l’eau ; autre conséquence du théorème du gruyère) et des inondations aussi (parce que na)
    j) au cas où nous n’aurions pas compris le message Gaia-divin, la punition directe des terriens (enfin ceux qui reste, après les calamités exposées plus haut) par de vengeurs aliens venu de l’espace interalterécologique (ou peut-être des tréfonds Cthulhulien de la Terre)
    k) et bien sur la mort du petit cheval dans une affreuse explosion de lolcats
    Repent toi, mécréant, puis pend-toi en pénitence, au lieu de te répandre en joie sur cette nouvelle catastrophe.

  14. Deds

    Gngngngngn!….mais comment fait-il? Comment fait -il pour être aussi pertinent en élicologie, hollandaiserie, politication, economie et autres matières dans lesquelles la plupart de nos hypermerdias sont si tristement nullissimes ? Mmmmh? Comment fait-il?
    En tout cas merci pour tous ces beaux et bons billets! J’en veux encore!

  15. lechenu

    C’est par encore cette année que je pourrai ne tondre que toutes les deux semaines, c’est malin. Pénible, ce CO2.
    Si vous permettez : quelques-uns prend un trait d’union, votre premier Riddley bégaye du d et le fonds de commerce touche le fond.

  16. JN

    C’est du non-évènement!
    Matt Ridley nous présente son étude comme l’élément qui tord le cou aux problématiques environnementales: On vous a menti, polluer c’est bien ,

    Homme de paille. D’une part, émettre du CO2 ce n’est pas polluer. Et d’autre part, Ridley ne dit jamais ça.

    la preuve ça fait pousser les arbre!
    Plusieurs choses sont à considérer. Tout d’abord il ne faut pas oublier d’où l’on vient, au début du XXem la déforestation est à son apogée, les foret n’ont jamais été aussi mal en point. Partant de là, la consommation d’énergies fossiles évitant de consommer du bois, les forets se développent à nouveau, ça semble logique. D’autre part, les végétaux basant leur développement sur la consommation de CO2 via la photosynthèse, il n’apparait pas illogique non plus qu’une augmentation aussi forte du taux de CO2 atmosphérique telle qu’on la constate depuis plusieurs décennies favorise le développement des végétaux.

    Aussi forte, aussi forte, comme vous y allez. Pour le moment, c’est encore très calme par rapport au jurassique (cinq fois le courant, et une vie luxuriante sur Terre).

    Matt Ridley semble dire qu’il n’y a en fait pas de problème écologique.

    Semble ou dit ? Parce qu’en réalité, ce n’est pas ce qu’il dit.

    Ces résultats montrent que des rétroactions existent. Mais les problématiques environnementales n’ont jamais été de savoir si le taux de CO2 élevé détruira ou non la planète, elles sont de se rendre compte que nous avons un impact majeur sur l’environnement dans lequel nous évoluons et que de ce fait nous avons la responsabilité de contrôler cet impact. Or le fait est que nous ne contrôlons rien à ce jour.

    Et donc ? Quel intérêt de s’exciter si on n’a pas d’impact ? Si notre impact est minime ? Si notre impact est faible mais qu’on ne peut pas le contrôler ? Si notre impact est bénéfique ? Oh. tant de questions qui ne sont pas posées et que vous brûlez de ne pas aborder 🙂 !

    1. gem

      Plus profondément : vivre c’est avoir un impact. Et incontrôlable, en plus. Et heureusement. Seul un taré veut vivre dans une société contrôlée.
      De toute façon, comme le dit la blague, « ti bouffes ou ti bouffes pas ti creve kanmême ». Le rêve moralo-hygieniste consistant à ne pas vivre pour éviter d’avoir des ennuis reste aussi con et mortifère quand il est transposé au niveau de l’espèce humaine que quand il est appliqué à chaque personne.

    2. Théo31

      « problème écologique »

      C’était mille fois pire au carbonifère et la Terre s’en est bien remise, et sans l’aide des sacs à merde khmers verts.

  17. Pascale

    Il paraît aussi que la France se « reforestise » depuis plusieurs années.
    Pourtant, c’est vrai que lorsque je constate au fil des mois les infâmes lotissements avec maisons en carton pâte grignoter irrésistiblement les champs autour de chez moi, ça me fait flipper.

    1. gem

      Et bien tu n’a pas fini de flipper. Aucune production agricole ne peut rivaliser avec la valeur ajoutée des constructions. Si nos descendants continue à se multiplier (et ils le feront), ils mangeront uniquement du minéral chimiquement transformé en usine, à la grande satisfaction des contrôleurs comme JN qui auront fait interdire la bouffe à l’ancienne, coupable à la fois de crime anti-animal et anti-environnement, et contrôlabilité sanitaire.

  18. La Coupe Est Pleine

    Excellent billet, Mr Hache, comme bien souvent.

    Toutefois il y a quand même un détail qui est un peu « expédié ».

    « Et comme l’explique Ridley, on aurait été à même de diminuer la quantité de terres utilisées si certains (écolos, comme par hasard) ne s’entêtaient pas à produire des biofuels (dont la production fait scandaleusement augmenter le prix de la nourriture)… »

    Les agro-carburants ne sont pas réellement en cause dans l’augmentation du prix des matières agricoles.

    Le maïs employé par les US pour produire de l’éthanol, produit des drèches, qui seront destinées à l’alimentation animale, soit 80% de la masse de départ. Lorsque l’on produit du diester, c’est plus de 90% du colza qui finit en alimentation animale.
    On ne peut donc pas affirmer que les Bio-fuels concurrencent l’alimentation.
    Notez que je ne suis pas un fan des « écolos politiques », je vais trop souvent les titiller sur GreenPeace.fr, pour me considérer de leur « obédience ».
    Mais il faut dire que les écolos sont aussi contre les bio-fuels, pour les raisons que vous avancez (monoculture, exploitation intensive de terre, et autres bidonnages ….)
    En fait ce que les écolos ont comme responsabilité dans le plafonnement de la production agricole. C’est plus leur capacité à initier des législations néfastes au progrès agronomique.
    Interdictions de traitements, plafonnement de l’emploi d’azote, opposition aux progrès de sélection variétale, fermeture des progrès du génie génétique.

    C’est plus dans leur aspect lobbying anti-agricole, et pro Agriculture BIO, qui produit 5 fois moins à surface égale, que les écologistes politiques sont un frein la production alimentaire.

    Pour ce qui est des écologistes scientifiques ils peuvent déplorer le peu d’intérêt porté à leurs « combats ». Surtout du fait de la mobilisation sans faille des chefs politiques et des médias pour l’écologie politique. Mobilisation qui se fait au détriment des « vrais » catastrophes écologiques telles que le python birman qui est en train de faire disparaître l’alligator de Floride …

    1. gem

      +1 pour « Les agro-carburants ne sont pas réellement en cause dans l’augmentation du prix des matières agricoles. »
      Les biocarburants n’existent que par subventions et contraintes (obligation d’emploi) : dans un monde libéral le maïs qui part en carburant n’aurait été produit que dans la mesure des besoin du marché, à un prix inférieur au maïs alimentaire (de meilleur valeur ajoutée) donc après lui.
      Les biocarburants ont un cout bien sûr, mais il se diffuse dans l’ensemble de la société (dans le prix des carburants, donc de toute activité, etc.) et donc ne se concentre pas dans une hausse des prix des aliments.

      1. La Coupe Est Pleine

        Dans un monde « libéral », les agro-carburants ne seraient qu’une théorie, parce que sans les 80% de taxes sur les produits pétroliers et les subventions des premiers, ils n’auraient pas encore vu le jour. Du moins à mon avis.

        1. gem

          Moi je n’en sais rien, si cela ne serait qu’une théorie ou une niche. Tout ce que je sais c’est que
          a) les agrocarburants c’est très vieux et ça existait (marginalement) avant qu’on cherche à les développer artificiellement par subvention et réglementation : surplus d’huile -> moteurs diesel rustiques, déchets sans valeur de la production sucrière -> alcool
          b) chacun peut avoir son opinion mais c’est le marché qui peut trancher

    2. « On ne peut donc pas affirmer que les Bio-fuels concurrencent l’alimentation. »>
      Si si, un peu tout de même :
      http://www.contrepoints.org/2013/02/02/113475-les-biocarburants-une-prise-de-conscience-tardive
      http://www.contrepoints.org/2012/11/11/104061-alimentation-sacrifier-des-vies-pour-gagner-des-votes
      http://www.contrepoints.org/2011/01/27/12341-desordres-agricoles-mondiaux

      Subventionner les bio-carburants aura provoqué, en 2008 et directement, la hausse des prix alimentaires et les émeutes de la faim.

      1. La Coupe Est Pleine

        Les agro-carburants n’ont en rien « provoqué » la hausse de 2008.
        En 2008 c’est uniquement de la Russie qu’est venu le soucis.
        Laisser choir l’Égypte et fermer les frontières aura été l’étincelle Poutine de la crise.
        En 2012 c’est une sécheresse historique aux US qui fait grimper les cours. Les éthanoliers n’y sont que marginaux.
        Enfin, c’est la demande croissante asiatique qui tire les marchés.
        Vous pouvez reprocher les subventions du secteur, et ….. point ! Rien de plus.

        1. « Vous pouvez reprocher les subventions du secteur, et ….. point ! Rien de plus. »
          Ah pardon, mais ce n’est pas « rien » du tout.

        2. douar

          La hausse des prix des matières premières agricoles de 2008 est une conséquence d’un sous investissement prolongé de la production agricole. Ce sous investissement était lié à des cours mondiaux très bas, qui plaisait d’ailleurs aux consommateurs occidentaux. Les agro carburants ont été vus par les producteurs comme une opportunité pour accroître les débouchés et augmenter les prix des céréales.

          1. La Coupe Est Pleine

            Il y a surement bien avant toute autre considération la dimension géopolitique. Ce genre de filière s’est développé à un moment où le moyen-orient était des plus instable.
            Devenir moins dépendant des banquiers de l’ennemi public N°1 était un atout non négligeable.

      2. gem

        Cette analyse est fondamentalement anti-libérale : elle suppose que le marché ne fonctionne pas, mais alors pas du tout. Ce n’est pas pour rien si c’est Oxfam qui a lancé cet argument, avec son frère tout aussi débile, selon lequel manger de la viande c’est donner à des animaux de boucherie de la nourriture qui aurait pu être directement consommée par les humain, donc créer de la pénurie et des hausses de prix préjudiciables aux consommateurs. Aucun libéral ne devrait acheter, et encore moins vendre, cet argument.
        En réalité, malgré les subventions les productions d’agrocarburants restent moins rémunératrices que les productions alimentaires (qui sont d’ailleurs elles aussi subventionnées, plus fortement), et ne sont servies qu’en second rang. En Amérique comme en Europe, les agriculteurs ne produisent pour l’usine de bio-carburant que par défaut, parce que ces produits ne seraient pas achetés pour l’alimentaire. Au Brésil, c’est carrément une production ad hoc.
        L’alternative n’est donc pas agrocarburant Vs aliment, mais agrocarburant Vs rien du tout (exploitations les moins rentables, utilisant les moyens de productions les moins efficaces : pouf, envolées, disparues du paysage)

        En fait, on peut même arguer du strict contraire : les bio-carburants ont éviter à des agriculteurs de mettre la clef sous la porte, donc ont augmenté le nombre des unités de production disponibles, qui ont pu immédiatement répondre à la demande alimentaire accrue lors de la hausse des prix, et l’ont ainsi modérée.

  19. parisien9999

    Bougie faite de paraffine issue de l’industrie pétrolière, parfumée aux parfums de synthèse issus de l’industrie pétrolière et colorée avec des colorants artificiels issus de l’industrie pétrolière, qu’il a fallu importer de Chine dans des cargos avançant avec du pétrole, transporter dans des entrepôts en camion roulant au diesel, acheminer dans la supérette du coin en camionnette. Notre militant écologiste est allé acheter sa bougie parfumée, l’a transportée dans un sac en plastique issu de l’industrie pétrolière. Il a ensuite pu respirer les délicates vapeurs cancérigènes de paraffine brûlée en s’imaginant faire quelque chose de bien pendant que les équipes d’EDF étaient sur le pied de guerre pour sécuriser le système électrique mis à mal par ce happening de pseudos écolos. Pitoyable.

  20. BA

    Mardi 26 mars 2013 :

    1- D’abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, l’Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l’Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.

    Slovénie : Moody’s abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

    L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l’économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

    La note à long-terme de la NKMB, détenue par l’Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody’s, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

    L’agence de notation a associé sa décision d’une perspective négative en raison des craintes d’un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

    Moody’s avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.

    La NKMB, détenue par l’Etat, pourrait avoir besoin d’une nouvelle injection de capital pour remplir les exigences de l’Autorité européenne des banques (EBA).

    En raison des problèmes de son secteur bancaire acculé par une montagne de mauvaises créances (7 milliards d’euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l’UE à demander une aide de l’Union européenne, après Chypre.

    En 2012, la NKMB a réalisé 205,5 millions d’euros de perte nette, contre 81,1 millions de perte en 2011.

    Les craintes d’une demande d’aide financière de la part de la Slovénie ont fait bondir les taux d’intérêt des emprunts slovènes à 10 ans sur le marché secondaire. Ils sont passés de 5,04% la semaine dernière à 6,10% mardi.

    En octobre 2012, ils avaient franchi la barre symbolique des 7%, alors que les syndicats menaçaient de bloquer par référendum les réformes du gouvernement de centre-droit du Premier ministre conservateur Janez Jansa.

    Le FMI et l’UE ont demandé au nouveau gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Alenka Bratusek de s’attaquer à la crise du secteur bancaire du pays.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_Moody_s_abaisse_la_note_de_la_deuxieme_banque_du_pays_NKMB16260320131540.asp

    1. Sylvain Jutteau

      Y’en a qui font des hors sujets, comme ça, bien peinards dans leur coin.

      Encore, ce serait un HS de débile léger, ça agacerait, mais là c’est l’actu et intéressant.

      Ouaip,…ce blog me botte. Il est bien fréquenté.

  21. Breunz

    Mouais, des questions sur vos chiffres :

    1/ les 25% de bouffe en plus c’est une moyenne j’imagine ? Il manque un écart type pour que ça veuille dire quelque chose à mon avis… 9*0% + 6*50% +2*100% ça fait +25% en moyenne, c’est pas pour autant que tout le monde a plus à manger…
    2/ sur les rendements des terres cultivables : il me semble que cette augmentation est principalement due aux plants qui sont croisés pour obtenir des meilleurs rendements. La science et le progrès nous sauverons, mais comment on fait le jour où nos voisins les insectes décideront de cartonner ce plant la ? Ou qu’on se tape une bonne vieille maladie spếcifique à ce plant, dans une région importante de production ?

    1. Ah, le complot des insectes.

      On est foutu.

      (Pour les références des chiffres, la vidéo est bien faite et les sources sont données.)

    2. La Coupe Est Pleine

      « La science et le progrès nous sauverons, mais comment on fait le jour où nos voisins les insectes décideront de cartonner ce plant la ? Ou qu’on se tape une bonne vieille maladie spếcifique à ce plant, dans une région importante de production ? »

      C’est déjà le quotidien de tout agriculteur qui cultive un bout de terrain actuellement, tout autant qu’hier, ou que demain ….

      1. Breunz

        Merci bien, je n’habite pas à Paris je vois ce que c’est un agriculteur.

        Le problème est à mon avis la standardisation des plants rentables : la où auparavant des agriculteurs voisins ne feraient pas pousser exactement les mêmes plants, ils cultivent tous aujourd’hui le même plant parce qu’il est le plus productif.
        Si une maladie advient, elle détruit tous les champs du coin vu qu’ils sont tous formé à partir de la même souche. Alors qu’avec des variétés moins rentables mais plus diversifiées, on évite ce mode commun.

        1. Cela fait des dizaines d’années que ce que vous dites est (partiellement) vrai et pourtant, aucune catastrophe mondiale de destruction massive n’est survenue. Et puis, vous donnez vous même une solution.
          Y’a donc aucune panique à avoir.

          1. Breunz

            Oui, ‘fin bon c’est jamais arrivé jusqu’à ce que ça arrive, voyez Fukushima.

            Et c’est pas parce que y’a des solutions à un problème qu’elles sont appliquées. Qui choisirait de son plein gré de diversifier sa production en perdant en rendement en prévision d’un hypothétique évènement ?

            Et je panique pas, je me pose des questions, c’est tout.

            1. Vous faites de la panicose. C’est classique. Fukushima, c’est combien de morts brûlés par les irradiations déjà ? ah oui. 0.

              Et je maintiens : les solutions existent, elles sont (déjà) et seront appliquées.

        2. La Coupe Est Pleine

          « Alors qu’avec des variétés moins rentables mais plus diversifiées,  »

          => Bon sang mais c’est bien sur !
          La voila la solution que j’attendais, que tout le monde agricole entier attendait …. Des productions dont personne ne veut !
          surtout en se moment où tout le monde se pose la question cruciale : Combien de céréales manquera-t-il à fin juin cette année ?
          Pas « combien de stock de report », non, non, je vous assure que la question est de savoir « qui » ne sera pas servi ….

          Donc « produire moins » (et inutile) c’est plus du tout à l’ordre du jour !

        3. La Coupe Est Pleine

          Autre petit détail, même dans la vie « rêvée » de mon grand-père, il y avait des « gros soucis » de ravageurs. Ce n’est pas la chimie, ou la génétique qui nous ont apporté ces fléaux, mais bien leur existence et leur récurrence, qui nous ont poussé à chercher des solutions efficaces.
          Beaucoup de monde s’imagine que l’imidachlopride nous a apporté le Taupin. Maintenant qu’il est interdit ….. Le Taupin est resté pourtant lui !

          1. Breunz

            (c’est très pénible de plus pouvoir répondre dans le même fil après 3 réponses, mais bon je ferais avec).

            Rien à voir le nombre de morts à Fukushima, je parle de l’accident. Je voulais parler principalement des trucs qui n’arrivent jamais jusqu’à ce qu’ils arrivent (et pis c’est un peu tôt pour faire le bilan humain des irradiés de Fukushima, hein, on en reparle dans 50 ans).

            Monsieur la coupe est pleine, vous répondez à côté. Il existe plusieurs variétés de blé, je pense pas que ça soit à ranger dans les productions inutiles. Je fais surtout remarquer qu’en cas d’épidémie sur LA variété qu’on exploite le plus parce que c’est la plus rentable, ben c’est avant fin juin qu’on verra qu’il manque de la céréale.

  22. IFUKU

    petit détail: les bougies sont faites avec de la paraffine (parum affinis), un dérivé du pétrole, et le parfum est un esther chimique. Et on dit que c’est écologique!

    1. Fwh

      Pour être complet, il faut ajouter qu’en pour utiliser moins de paraffine (c’est cher), on y met de l’huile de palme !!

      Comme quoi, les bougies, c’est tout sauf escrologie-compatible.

  23. Franciscus

    sans avoir le bagage de M. Ridley, avec mon niveau collège en biologie, je m’étais toujours dit que : + de CO2 = + de miam miam pour les arbres = + de photosynthèse = + d’arbres.
    = + de O2 = + d’air pur.
    Donc : + de CO2 = + d’air pur.
    J’ai jamais réussi à convaincre un écolo avec cette équation basique et, je crois, facile à comprendre, alors je sais pas si M. Richter va y arriver. Je lui souhaite bien du courage en tout cas.

    1. Breunz

      Rajoutez la 4e dimension, le temps, ça fera plus crédible. Les cinétiques de production de CO2 et de pousse des arbres ne sont pas exactement les mêmes.
      Pis les quantités mises en jeu ne sont pas forcément les mêmes non plus. Si 10 unités de CO2 finissent par produire 10 unités d’air pur, c’est tranquille, mais si 10 unités de CO2 finissent par produire 1 unité d’air pur c’est moins efficace.
      Bref, c’est la qu’il faut faire de la bio pour pouvoir chiffrer ça mieux…

      1. Franciskus

        « Si 10 unités de CO2 finissent par produire 10 unités d’air pur, c’est tranquille, mais si 10 unités de CO2 finissent par produire 1 unité d’air pur c’est moins efficace. »

        Et donc ? c’est le cas ? Pourquoi vous parlez au conditionnel ? c’est facile de balancer ça. Si ça se trouve c’est 1 unité de CO2 qui produit 10 unités d’air pur. Pouf. Je crois que vous n’êtes pas plus calé que moi en biologie.
        Je peux admettre le postulat selon lequel le CO2 produit un effet de serre (mais ce n’est toujours pas prouvé), mais je n’admet pas que le CO2 soit un polluant. Donc je persiste : + de CO2 = + d’air pur, quand bien même 10 unités de CO2 finissent par produire 1 unité d’air pur. C’est moins efficace, comme vous dites, mais ça marche quand même.

        1. Breunz

          Ok, vous vous êtes mépris sur ma dernière phrase. Je ne prétend pas chiffrer, parce qu’effectivement j’ai pas fait de bio depuis le lycée.
          Je pointe juste les trous de votre « équation » .
          Pour l’effet de serre j’en sais rien, mais je suis à peu près certain que la photosynthèse est une réaction endothermique, donc je garanti que ça consomme de l’énergie, donc de la chaleur. Donc ça irait plutôt contre à choisir.
          Et il me parait assez intuitif quand même que plus y’a de choses dans l’atmosphère, plus ça la rend opaque, et plus ça risque de piéger de l’énergie, donc d’engendrer un échauffement. Par contre que ça soit dû au CO2 plutôt qu’à la vapeur d’eau (par exemple), je n’en sais rien…

          1. Il n’y a pas de trous dans l’équation. Et la photosynthèse produit des réactions à la fois endo et exothermique (le bilan doit être très proche de zéro, en tout cas). Pour le reste, votre « intuition » est fausse. Par exemple, renseignez vous sur les conséquences de l’éruption du Krakatoa (aérosols partout, couverture nuageuse, dégringolade des températures partout sur la planète).

            http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_du_Krakatoa_en_1883

            Enfin, le premier facteur d’effet de serre (si tant est qu’il existe, ce qui est sujet à d’âtres débats) serait bien plus da vapeur d’eau que le CO2.
            Bref. Renseignez-vous, c’est urgent.

          2. Breunz

            La photosynthèse a besoin de lumière, la lumière c’est de l’énergie, la réaction est endothermique. Je vous propose de tenter la photosynthèse qui fonctionne toute seule dans le noir et qui crée de la lumière, ça serait exothermique et ça réglerait définitivement le problème de l’énergie.

            Je trouve une sacrée différence entre un nuage de cendres et des molécules dispersées de CO2 pour ma part, ne serait ce que dans les échelles de taille. Je vois donc mal en quoi on peut comparer l’éruption d’un volcan et la présence de gaz comme le CO2 dans l’atmosphère.

            Enfin, si je parle de la vapeur d’eau c’est parce que je suis au courant que ça serait le principal vecteur d’effet de serre. C’était en couverture du dernier science et vie junior figurez vous.

  24. jacqueshenry

    Vert c’est vert !
    Un petit exemple pour illustrer le propos de H16 : un aquarium ! Mon fils, à Tokyo, s’est offert un aquarium d’eau douce avec des petits poissons multicolores et un foisonnement de plantes aquatiques variées pour que ces petites bêtes, plutôt végétariennes (ça plairait à Madame Batho), trouvent le couvert et la nourriture. Or, après quelques semaines les plantes ont commencé à péricliter pour une raison vite identifiée par le vendeur d’aquariums : il manquait du CO2 dans l’eau pour que les plantes prospèrent. Une bouteille de gaz carbonique comprimé, un tout petit dispositif pour disperser des micro-bulles et le tour était joué. Mais quid des poissons qui ont besoin d’oxygène pour vivre ? Pas de souci, les plantes prospèrent et produisent de l’oxygène par photosynthèse, suffisamment pour que les poissons ne soient pas asphyxiés. C’est exactement ce qui se passe sur la planète et ce processus est bien connu des scientifiques spécialisés en biologie végétale : l’augmentation de la teneur en CO2, jusqu’à une certaine limite, favorise la croissance végétale. Je rappelle aux écologistes que la forêt amazonienne a un bilan nul tant en biomasse qu’en oxygène produit (et consommé) et en CO2 piégé (ou produit, y compris le méthane par pourrissement de la biomasse). Il faut néanmoins se garder d’un trop grand optimisme car la pollution des océans pourrait être à terme une catastrophe si le phytoplancton ne remplit plus correctement son rôle de puits à CO2 …

    1. La Coupe Est Pleine

       » Je rappelle aux écologistes que la forêt amazonienne a un bilan nul tant en biomasse qu’en oxygène produit (et consommé) et en CO2 piégé (ou produit, y compris le méthane par pourrissement de la biomasse). »

      => En 2006 les maïsiculteurs distribuaient un autocollant qui disait la même chose : « Mon maïs. Votre oxygène ».

      Mais les organes écolos n’ont pas apprécié, il a fallu arrêter l’opération sous la menace de procès ….
      C’est beau le respect de la « liberté d’expression » dans ce pays ….

  25. Alex6

    Tres franchement, un pays qui rajoute plusieurs milliers de gens sur les liste des demandeurs d’emploi chaque mois ferait mieux de laisser tomber les croisades ecolo bobo a la con.
    Francais, il va falloir vous bouger et pas qu’un peu le samedi soir en faisant les guignols avec l’electricite.
    Parceque au rythme actuel, vous allez etre de moins en moins nombreux a pouvoir vous la payer, l’electricite…

    1. Raf

      Vrai, pour les clients captifs de EDF et consorts, car outre la baisse des revenus, le prix TTC de l’élec du réseau ne cessera d’augmenter. Mais faux pour ceux qui disposent d’un peu de place et s’équipent d’un générateur d’électricité autonome – solaire ou autre.

  26. skunker

    Pour les sceptiques qui imaginent que ça puisse venir d’autre chose que du CO², moi j’en utilise à la maison :
    – J’ai deux serres d’intérieur dont l’une sert de témoin mais qui partagent très exactement les mêmes conditions (arrosage, éclairage, température, substrat …)
    – Toutes mes plantes sont des clones issus d’un seul pied mère pour chaque espèce (donc génétiques identiques).

    Je constate largement plus de 50% d’augmentation, c’est même le minimum en fait (ça m’est arrivé quelques fois de passer les 100% de rendement en plus avec CO², et je ne compte que la partie consommable des plantes au moment de comparer mes 2 serres).
    Ça ce remarque à tous les niveaux; fruits/fleurs/feuilles/branches plus gros/fournis, plus odorant, plus goûteux (si si c’est vrai +CO² = +goût), croissance/floraison plus rapide, meilleure assimilation des minéraux …

    Les verts rassemblent des glands pour les enterrer sous leur fumier idéologique. Rien que de leur parler de CO² ça les fait déjà pousser, c’est quand même un signe !

    1. Chaufroi

      Il est de plus en plus évident que le CO2 n’est en rien responsable du petit réchauffement observé au vingtième siècle et d’ailleurs en panne depuis 16 ans. Alors que pendant ces mêmes années la production de CO2 a augmenté de 40 pour cent. Croire le contraire c’est être soit mal informé ou s’informer chez des gens qui s’informent mal comme par exemple la presse Suisse ou Française…
      Ou alors si l’on prend la peine de s’intéresser sérieusement au dossier, c’est à dire lire les études scientifiques sur le sujet. Et que l’on continue à nier qu’il est impossible de prouver une corrélation entre CO2 et réchauffement; c’est que soit on travaille dans des labos qui font leur beurre de cette problématique, soit que l’on est dans le business vert, soit que pour des raisons idéologiques on ne veut pas renoncer à cette position qui nous arrange car elle culpabilise et rend le peuple plus docile à toutes sortes de ponctions.
      LE CO2 C’EST BONS POUR LA PLANÈTE !!!

  27. Raf

    Bah, tout le monde – même les écolos – sait que les plantes vertes et autres organismes tournant à la photosynthèse apprécient l’abondance de CO2. Beaucoup de serristes industriels injectent les gaz d’échappement de leurs chaudières dans la serre afin d’accélérer la croissance des plantes, produisant au passage les délicieux produits que l’on connaît. (on peut aussi éclairer artificiellement les plantes la nuit pour augmenter d’avantage le rendement).

    Maintenant, se féliciter, comme je lis ici, que grâce à l’activité humaine, le taux de CO2 dans l’air a doublé en 2 siècles, et qu’on tient le bon bout pour continuer de l’augmenter, youpii, ça va faire plaisir aux plantes et augmenter le rendement de nos cultures, me semble simplificateur et .. un peu puéril. Car l’excès de CO2 dans l’air apporte aussi des effets de changement climatique global, dont l’impact estimé n’est pas favorable à la France (plus de pluies au Nord, moins de pluies au Sud). Qui veut voir les glaciers des Alpes disparaître au profit de plantations de pommiers, et les champs de lavande au profit de palmiers à dattes – aussi bon soit leur rendement ?

    1. « se féliciter, comme je lis ici, que grâce à l’activité humaine, le taux de CO2 dans l’air a doublé en 2 siècles, »

      Pardon ? Où dans l’article se félicite-t-on de ceci ? Parce qu’en réalité, si le taux de CO2 a doublé, ce n’est certainement pas l’activité humaine le premier facteur d’explication. Loin de là.

      l’excès de CO2 dans l’air apporte aussi des effets de changement climatique global,

      Pardon ? Vous avez des preuves ? AUCUNE preuve n’a jamais été fournie de cette affirmation là.

      Qui veut voir les glaciers des Alpes disparaître au profit de plantations de pommiers

      Moi, je m’en fiche des glaciers des Alpes. Et des plantations de pommiers.

      1. skunker

        https://www.youtube.com/watch?v=LOoxk7q4QcQ

        Le climat ça change, c’est normal. Ridicule de vouloir s’accrocher à des glaciers comme des bernacles à leurs cailloux alors que la montagne sur laquelle ils reposent n’a pas toujours existé et n’existera pas toujours.
        L’onde de choc que ça va être quand les écolos comprendront que Gaïa fait bien ce qu’elle veut et qu’elle les emmerde eux et les neiges du Kilimandjaro ….

        1. skunker

          Sinon c’est complètement débile de supprimer toute période d’obscurité à une plante.
          Les auxines (phytohormone de croissance végétale) sont en partie détruire par la lumière, c’est ce qui fait qu’une plante penche vers les sources lumineuses (moins d’auxines du côté ensoleillé). Si vous connaissez des pros qui pensent améliorer leur rendement en faisant ça traitez les de guignols de ma part.
          Les plantes ont un fonctionnement très cyclique, la période de nuit est aussi importante que la période de jour.

  28. Marc

    Vous n’avez pas compris, en fait c’est pour sauver les abeilles. Il faudrait supprimer toute source de lumière électrique et simultanément favoriser les chandelles, bougies, lampes, chandeliers… et producteurs de cire. Enfin, voila comment augmenter la valeur de la cire d’abeille et par la même occasion accroître la population de ces insectes. C’est bio et c’est beau.

  29. churchofzer.com

    Messieudames,
    Ayant fait circuler la vidéo du monsieur Ridley (heureusement non Scott), voici une réaction québécoise trop longue et trop fâchée pour que je me tape l’analyse de sa pertinence. Si certains ont des pistes de confirmation ou d’infirmation, je suis preneur. Voici :

    « Eh boy. Confusion, simplification, généralisations…

    Intéressant .. très intéressant mais … Il faut que je m’exprime là…

    Il dit, on «aurait cru que parce qu’on consomme plus de ressources, parce qu’on est plus nombreux on aurait cru qu’on aurait tous été affamés, appauvris, eh ben non, la planète est plus verte!» «Oh oh ! Les écolos aimeront pas ça» Je vois ça comme une tranche d »ignorance servi sur un plateau d’argent. Bien sûr il y a des éléments nouveaux à considérer, mais le traitement qui en est fait est déplorable à mon avis.

    Ce n’est pas parcequ’il y a plus de biomasse végétale que les écosystèmes sont plus en forme. C’est inévitable que les plantes auront plus de croissance suite à cet effet. On le sait depuis qu’on comprend la photosynthèse. Ce n’est pas une grande découverte. Or si on découvre que l’effet est global (sahel, amazone) depuis 30 ans, on ne devrait pas s’en réjouir mais s’en inquiéter. C’est pas nécessaire de tenter de sauter aux conclusions rapides sur les perspectives de progrès du bien être de la planète. Peut être qu’il aurait dû mettre ça en perspective avec les effets qu’ont l’augmentation de CO² sur la vie dans les océans… (acidification, diminution d’oxygène dissout, etc.)

    dixit : Pcq on utilise plus d’engrais (base énergie fossile) on a une densification élevée de l’agriculture donc moins d’utilisation des sols et donc plus de nouvelles forêts et donc plus d’animaux terrestres heureux. Il nous parle pas de l’épuisement des sols agricoles (acidification, modification des propriétés mécaniques, salinisation) ainsi que de l’augmentation de la dépendance aux engrais et des effets dévastateurs qu’ont les engrais dans les milieux aquatiques… heureusement pour son point de vue. Les sols azotés ont une qualité qui ne fait que diminuer avec son usage. Il n’y a rien
    pour contourner ce fait *. Mais ça ne conviendrait pas à son discours alors passons.

    Au Québec, les écosystèmes se stabilisent depuis 12 000 ans (glaciation). C’est pas pcq Gérard a abandonné sa ferme en 1967 à cause que les tracteurs et engrais de son voisin Gontrand le rendaient plus économiquement viable sur le marché que l’écosystème de l’aire des deux fermes en 2013 est en meilleur forme. Une moitié est azotée compactée, acide et adaptée à quelques espèces économiquement viables. L’autre moitié : Les forêts qui poussent sur la ferme de Gérard sont des espèces pionnières. Ça va prendre genre 300 ans encore pour que les chênes (s’il en reste encore dans la région) commencent à prendre leur place parmi les peupliers et les sapins et plusieurs siècles pour que l’équilibre avec l’espèce dominée (mettons bouleau jaune qui peut vivre 800 ans) s’établisse (définissant du coup le fond de l’écosystème, aliments disponibles et variétés d’espèces qui peuvent
    interagir avec). On peut pardonner ce point de vue à un habitant de l’Angleterre car il n’a probablement jamais apprécié ce que signifie
    une véritable forêt vierge. En Europe les forêts sont gérées depuis, genre, le 12e siècle . C’est difficile de comprendre que sans la main
    de l’homme on ne peut pas accélérer (du coup : artificialiser) la récupération d’un écosystème.

    C’est seulement admissible dans la perspective utilitaire humaine. Pas d’un point de vue holistique environnemental.

    Alors peut-être que dans la transition depuis 1 siècle les espèces s’accrochent à ces fragments de biômes disfonctionnels qui réapparaissent mais de là à espérer que ce soit suffisant à long terme pour maintenir la biodiversité passée, c’est christement optimiste.

    Plus tard il nous dit pcq plus de biogazs on coupe les forêts… ? Est-ce que cet homme comprend que les ressources fossiles sont limitées et qu’il est impossible de soutenir ce modèle ad infinitum. Je ne pardonne pas l’utilisation de biogazs, je trouve ça abérrant, mais c’est comme s’il exclut le fait que le pétrole sera de plus en plus difficile à trouver . ** De toute manière, même si on trouve, ça a des effets indésirables sur les éléments eux-mêmes si on continue ce régime.

    Oui c’est vrai qu’on densifie notre aire d’utilisation. Mais ça aura des limites.

    Un petit tour sur Wikipedia et sur le WEB me poussent à classifier ce monsieur dans une case bien précise.
    «Ridley has expressed strong criticism of the science of climate change and its conclusions. In October 2011, invited for the Angus Millar Lecture of the Royal Society of the Arts Edinburgh, he said « Stalagmites, tree lines and ice cores all confirm that it was significantly warmer 7000 years ago. Evidence from Greenland suggests that the Arctic ocean was probably ice free for part of the late summer at that time. Sea level is rising at the unthreatening rate about a foot per century and decelerating. Greenland is losing ice at the rate of about 150 gigatonnes a year, which is 0.6% per century. There has been no significant warming in Antarctica, with the exception of the peninsula. Methane has largely stopped increasing.
    Tropical storm intensity and frequency have gone down, not up, in the last 20 years. Your probability of dying as a result of a drought, a flood or a storm is 98% lower globally than it was in the 1920s. Malaria has retreated not expanded as the world has warmed. And so on. I’ve looked and looked but I cannot find one piece of data – as opposed to a model – that shows either unprecedented change or change is that is anywhere close to causing real harm…. ».[22]»

    Il y a, à mon avis, tellement d’affirmations tordues dans ce paragraphe que je ne saurais pas par où commencer. Je ne peux même pas espérer énumérer tous les éléments qui me semblent passer entre les doigts de sa pensée que je trouve trouée de partout. En fait, je serais bien tenté d’en conclure que ce monsieur est un polémiste fondamental.

    Pcq il y a moins de malaria ET que la planète s’est réchauffée (je croyais par ailleurs que vous ne voyiez pas de preuve à cet effet, mr., mais passons) c’est une preuve de quoi??!?!? Que l’humain n’est pas intervenu d’une manière médicale pour ralentir la croissance de la maladie? 20 ans comme fenêtre de réduction des ouragans tropicaux?!?! Il est question d’effets depuis les débuts de l’ère industrielle! Qu’il y a 7000 ans il faisait plus chaud ?!? C’est vrai qu’un problème à deux variables ça n’existe pas monsieur. La diminution de la probabilité que je crève d’une sécheresse, d’un orage ou d’une inondation n’a rien à avoir avec l’amélioration des réseaux de distribution alimentaire et médical. Ben non.

    En fait, il veut dire quoi ce monsieur fils d’aristocrates et banquier raté? Il veut rien dire précisément.

    Ce genre de raisonnement me fait penser à l’analyse de la pensée qu’on fait dans « Zen and the art of motorcycling ». Qui remet en question le processus même du raisonnement scientifique par un bon nombre de preuves théoriques à un point qu’on en arrive par le détour à la conclusion (certainement trouée encore là) qu’il y a deux façons de voir le monde, hollistique ou spécialisé. Ce monsieur Ridley considère la planète comme un seul et même objet puis analyse une ou plusieures « tranches horizontales » du problème (biomasse végétale, faim, économie) de manière groupée pour les fins de son point de vue or totalement isolé des autres variables. Autres variables dans ce cas ci étant la biodiversité long terme, l’interaction entre éléments,
    effets d’action humaine, effets sur stabilité à long terme…

    * Il existe de la recherche sur les sols «terra preta»: Soit une injection de charbon, d’eau et de matière organique (déchets, etc) dans des sols ferreux, acides qui avec la présence d’un certain champignon redonne la capacité au sols de conserver l’humidité et les engrais naturels et qui a la capacité d’étendre tout seul sa richesse organique aux sols adjacents. C’est à peu près une des seules études que je connais qui est capable d’artificiellement redonner « vie » aux sols mais ça s’applique à un type particulier de sol et ça demande beaucoup de temps. ( On estime même qu’une bonne partie du bassin amazonien serait constitué de ce type de sol qui a été créé/démarré de manière artificielle à l’ère précolombienne – supra intéressant! )

    ** On peut faire du faux pétrole avec des algues. Or on est vraiment pas prêt à le faire à une échelle qui pourra remplacer l’utilisation
    globale dans tous les domaines (principalement agriculture) . Énergie manquante, etc… (Solaire? p-être mais on est pas là) Les allemands
    faisaient du gaz avec du charbon pour les Me-262, ok. Mais on aura quel effet au niveau CO² encore là…

    Bref, j’aimerais le prendre, le crisser 3 semaines dans une forêt du BC, après le faire vivre sur une ferme bovine au Dakota, puis lui
    faire faire de la plongée avec des indigènes du pacifique, un petit tour dans les champs de pétroles désaffectés de la mer noire et lui
    donner une ostie de grosse claque sur la joue droite pour l’ignorance détournée qu’il injecte dans ce monde confus. »

    1. a/ ce commentaire est bien trop long, mal écrit, et pas vraiment intéressant.
      b/ entre les adhominems, les confusions, les raccourcis sur ce que dit Ridley, les procès d’intention, le parti pris évident, ça fait beaucoup.
      c/ « C’est seulement admissible dans la perspective utilitaire humaine. Pas d’un point de vue holistique environnemental. » résume assez bien l’état d’esprit du commentateur qui aime tendrement les bouleaux et les castors mais pas trop les humains. Quant au dernier paragraphe, tout en modération, en respect et en vrai débat scientifique de fond, il illustre assez bien à qui on a à faire.

      Je note que notre lourd ami ne remet pas en cause le fait que la terre reverdit (et ça le fait furieusement râler). Il ne remet pas en cause le fait que les gens sont mieux nourris maintenant qu’en 1950. Il ne remet pas en cause le fait que le CO2, plus abondant, et la légère hausse de températures constatée dans les années 90/2000 aide au verdissement. Comme c’est ce que dit la vidéo, c’est le principal.

      Après, qu’il soit tout ronchon parce que ça ne reverdit pas comme lui il a décidé, c’est un peu son problème. En tout cas, ça fait des années et des années qu’on entend qu’on va tous mourrrrrir (pour différentes raisons : trop chaud, trop froid, plus de pétrole, la guerre, la famine, etc…) et que c’est pour dans les 10 ans qui viennent. Crédibilité ? A peu près nulle.

      1. Rachid Glaoui

        Justement, je ne suis pas d’accord avec cette remarque du « mieux nourris ». A Quel niveau? On est mieux nourris parce qu’on mange plus de plats préparés dans des usines qu’en 1950? C’est assez unilatérale comme point de vue.
        Et la production en masse de nourriture avec l’utilisation de pesticides, de conservateurs et autres produits dangereux pour l’homme pose tout de même un tas de problèmes, non? Comme l’utilisation de certaines espèces (de plantes) plus rentable que d’autres; il y a effectivement (et forcément) des critères de rendement, mais je sais aussi que pendant longtemps l’union européenne a imposé de respecter des calibres purement arbitraires (puisqu’esthétiques) aux différents fruits et légumes qu’on importait (aujourd’hui seuls les poids lourds de l’agroalimentaire et de la distribution continuent de respecter ces calibres), et ce provoquant énormément de gaspillage.

        Là ou je veux en venir, c’est que les données statistiques de M.Ridley ne tiennent compte que d’une partie des faits.
        Si globalement il y a du mieux, localement c’est difficile.

        Qui plus est, qui a vraiment envie de se retrouver dans un monde ou tout est standardisé, calibré et modelé pour faire partie d’un idéal collectif décidé par une poignée d’individus? Les décisions prises par nos politiques (en accord avec de grands dirigeants d’entreprises), affectent déjà considérablement la biodiversité, et nous privent toujours un peu plus de nos libertés individuelles! Mais c’est un sujet différent et je ne voudrais pas alourdir le bilan des commentaires inutiles.
        Cordialement

        PS : « il explique ainsi que le nombre d’espèces continentales disparues depuis le 16ème siècle du fait de l’Homme est de … neuf. »
        Il commence déjà par admettre que dans les années 30 il y a bien eu une extinction massive de certaines espèces (en particulier mammifères et volatiles et en majorité sur des îles comme haiti) du fait de l’homme, et il explique aussi que pour en arriver à ce résultat il faut exclure les espèces qui ont été tués sur des îles en introduisant des prédateurs extérieurs (ce qui représente le gros des extinctions des espèces) et exclure l’Australie qui est une île pour lui. C’est quand même assez ridicule, non?

        1. « Là ou je veux en venir, c’est que les données statistiques de M.Ridley ne tiennent compte que d’une partie des faits. Si globalement il y a du mieux, localement c’est difficile. »

          1950 : <4 milliards d'individus. >1 qui ne mange pas à sa faim.
          2010 : >7 milliards d’individus. <1 qui ne mange pas à sa faim.

          Torturez les chiffres comme vous voulez, même l'ONU est obligé de reconnaître qu'aujourd'hui, de moins en moins de gens meurent de faim sur Terre.

  30. Maximilien

    « La terre se porte mieux ».

    Cette notion de terre qui se porte bien ou mal est totalement absurde parce qu’anthropocentrique.
    La terre se porte différemment, les espèces s’adaptent, les climats fluctuent, le mouvement qui est l’essence même de notre existence toute entière ne se fige pas dans le fantasme écolo-bobo. Et ce mouvement qui dure depuis 6 milliards d’années continuera encore pendant de nombreux autres milliards d’années. Avec ou sans nous, peu importe.

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