Cette si pratique laïcité

La laïcité, finalement, c’est un concept typiquement français, voire franchouille à mesure que les réformes s’entassent pour s’assurer de son étanchéité à la société réelle. Heureusement, régulièrement, quelques élites lumineuses viennent éclairer nos lanternes sur la question. Et lorsqu’elles s’allument, les ombres peintes sur la cavernes sont … étonnantes.

Bien sûr, on a récemment goûté à l’inénarrable plaisir d’écouter Vincent Peillon, le ministre de la Rééducation Mentale des petits Français, nous expliquer exactement comment il entendait inculquer à nos chères têtes blondes les rudiments pratiques de la République Laïque, Une et Indivisible. D’ailleurs, le rapport complet destiné à expliquer précisément comment la lobotomie sera effectuée sur le jeune peuple citoyen en devenir est maintenant disponible (ici) et ne laisse aucun doute ni sur l’aspect moral du projet, ni sur son aspect laïc.

Vincent Peillon : citation sur l'école, édifiante

On pourrait s’imaginer qu’alors qu’une crise économique sans précédent secoue cette fameuse République, qu’une crise sociale est en train de s’installer, et qu’une crise politique devrait débouler dans les prochaines semaines, un hurluberlu politicien serait déjà bien assez voire déjà en trop pour se lancer dans le fin ciselage des questions rhétorique sur la laïcité. Eh bien non ! C’est, en général, quand tout va mal que de frétillants saboteurs s’ajoutent à la ridicule coterie pour mettre leur grain de sel (ou leur brouettée, plus exactement) et assurer, par leur agitation néfaste, un sort funeste inéluctable à la victime qu’ils ont vigoureusement décidé « d’aider ».

Mélenchon, sympathique et jovialLa France n’avait vraiment pas besoin de ça, mais au détour des navrantes déclarations de Hollande sur les entreprises et le lien particulier qu’elles devaient développer avec l’éducation, Jean-Luc Mélenchon, le jovial et sympathique faire-valoir de Marxine Le Pen et toujours aussi tendrement paléo-communiste, n’a pas pu s’empêcher de se faire mousser un peu avant son grand dépoussiérage du 1er Mai. Probablement ragaillardi par une montée de sève inopinée, il nous explique que les déclarations de Hollande sont du vent (ce qui est exact), et, s’emportant un peu (comme à son habitude lorsqu’il a oublié ses cachets), le voilà qui, lui aussi, tente de nous livrer sa vision des choses au sujet de ce que l’école doit distiller comme savoir :

« Cela n’est pas du tout la priorité. Un jeune élève a d’autres choses à apprendre avant de se faire enseigner la cupidité. Qu’est ce que cela veut dire enseigner l’esprit d’entreprise ? Cela n’a pas de sens car cela n’a pas de contenu. »

Eh oui les petits enfants : apprendre ce qu’est une entreprise, comment elle fonctionne, à quoi elle sert, c’est, selon le crypto-stalinien hontectomisé, rien moins qu’apprendre la cupidité. Vouloir réaliser un projet et vendre son savoir-faire à des clients, c’est de la cupidité. Vouloir expliquer aux élèves de France comment l’artisanat crée de l’emploi, ce qu’il suppose d’enseignement, d’abnégation ou de sacrifice pour monter son entreprise et répondre au marché, c’est apprendre la cupidité. Le type qui, en sixième, veut devenir boulanger ? Pour Jean-Luc, un type cupide, assurément. Le futur plombier ? Pareil. Ce n’est pas à l’école de lui expliquer comment établir une facture. Cupidité que tout cela !

Et surtout, la France n’a pas besoin de ça. Elle croule sous les micro-entrepreneurs, sous les artisans, les chefs d’entreprises et les créateurs ingénieux ! C’est connu.

D’ailleurs, un truculent article de l’improbable site gauchiste Rue89 (improbable parce qu’en concurrence frontale avec 90% des autres sites et médias d’information dans ce pays) vient taper un peu plus sur ce nouveau clou pourtant déjà bien enfoncé par le gars Méluche dans le cercueil de la société française. On découvre en effet que selon son auteur, un certain Francis Daspe qui, au moins, ne se cache pas d’appartenir au même kolkhoze que Mélenchon, le fait d’enseigner l’esprit d’entreprise nuirait gravement à la laïcité car …

C’est d’abord remettre en cause de manière frontale la laïcité qui ne se résume pas au champ du religieux. Elle vise également à garantir la neutralité en mettant à distance tous les dogmes : celui du marché et de l’économisme triomphant doivent être maintenus hors de portée des enfants.

Il faudrait donc tenir l’économisme triomphant hors de portée des enfants, ce qui revient, ni plus ni moins, qu’à raconter des fables et des sornettes à ces enfants renvoyés au rang de simples marionnettes dans les mains de ces dangereux idéologues. Comment, en effet, leur expliquer le monde qui les entoure, comment espérer leur donner les outils pour s’insérer dans la société si on ne tient pas compte de l’environnement heureusement encore un peu capitaliste qui les entoure ?

Or, c’est bien le centre du problème : notre brave communiste tente ainsi de nous expliquer que « L’intrusion au sein de l’école des façons de penser de l’entreprise et des intérêts du monde économique constitue une régression. » On s’étonne. L’École de la République, tous fantasmes humides de collectiviste déconnecté du réel mis à part, c’est tout de même un endroit qui aura produit, ces dernières décennies, des paquets d’individus qui ont des problèmes pour lire, écrire et compter correctement, qui auront « bénéficié », justement, de l’éloignement obstiné de leur enseignement à toute réalité économique palpable. Cette école républicaine aura tout de même réussi l’exploit de produire une proportion toujours plus faible de scientifiques et d’ingénieurs qui, tous comptes faits, se barrent de France aussi vite que possible pour éviter d’y vivre la misère. Cette école républicaine, en choisissant d’ignorer à peu près complètement l’artisanat, l’entreprise, les éléments pragmatiques du commerce et du capitalisme, aura produit en échange une proportion toujours plus grande de fins lettrés à l’orthographe créative, aux pensées destructurées mais tendrement marxisantes dont chaque strate de société est maintenant gorgée, avec les résultats économiques généraux qu’on peut constater tous les jours.

N’y allons pas par quatre chemins : les Français sont de plus en plus nuls en économie, et cette inculture est en train de leur coûter fort cher. Ce que propose le frétillant bas du Front de Gauche, c’est d’accentuer encore l’étanchéité entre l’école et le monde réel où des gens sont obligés de travailler pour vivre. Cette recette, testée progressivement depuis plus de trente ans, a démontré sa redoutable efficacité : il faut donc mettre les bouchées double.

C’est, on le comprend, parfaitement crétin. Mais c’est surtout dramatiquement logique de la part de nos turbo-communistes : comme l’explique assez bien cet article, l’esprit d’entreprise, c’est la concrétisation palpable de la liberté, c’est la cristallisation dans le réel d’une idée et de l’application de sa liberté de prendre un risque, de faire autre chose que les autres, de le faire autrement. C’est l’expression la plus évidente d’une liberté de pensée, de l’expérimentation d’une voie que d’autres n’ont pas choisie, avec les bénéfices évidents qu’un succès peut apporter, et les coûts parfois élevés qu’un échec suscite. Or, tout ça, c’est parfaitement insupportable pour nos collectivistes : une tête qui dépasse, un rang qui n’est pas droit, un type qui fait autre chose, autrement, c’est une fêlure dans leur mur, c’est une fissure dans leur monde parfait d’hommes tous identiques, c’est, évidemment, l’individualisme et donc l’opposé abhorré du collectif au-delà duquel il ne peut y avoir aucun salut.

On comprend que Méluche bave un peu à la commissure de ses lèvres à l’évocation d’une telle immixtion de la vie réelle dans l’endoctrinement des petits Français : des élèves auxquels on expose une vraie façon crédible de créer leur propre emploi, vous n’y pensez pas !

Enseigner l’esprit d’entreprise, en France ? Et pourquoi pas les bénéfices de la liberté, tant qu’on y est ?! Êtes-vous fou ?

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Commentaires136

    1. Sylvain Jutteau

      La détestation du capitalisme et la promotion du socialisme est loin d’être un monopole récent du PS franaçis. Ainsi, on peut lire dans un discours de 1927 :

      « highest socialism is identical with the highest form of love of people and fatherland »

      En français :

      « Le plus grand des socialismes est identique au plus grand des amours pour le peuple et la mère patrie. »

      Si quelqu’un a la version allemande, il est le bienvenu car l’auteur de cette phrase est le fondateur du parti socialiste national allemand, un petit autrichien à la moustache rikiki.

      Eh, oui, entre amis, on se comprend.

          1. Black Mamba

            « L’idée centrale de Hitler est simple : lorsqu’on s’adresse aux masses, point n’est besoin d’argumenter, il suffit de séduire et de frapper. Les discours passionnés, le refus de toute discussion, la répétition de quelques thèmes assénés à satiété constituent l’essentiel de son arsenal propagandiste, comme le recours aux effets théâtraux, aux affiches criantes, à un expressionnisme outrancier, aux gestes symboliques dont le premier est l’emploi de la force. Ainsi, quand les SA brutalisent leurs adversaires politiques, ce n’est pas sous l’effet de passions déchaînées, mais en application des directives permanentes qui leur sont données. »
            — Henri Burgelin, « Les succès de la propagande nazie », in L’Allemagne de Hitler, p. 124.
            De sa vie, Hitler n’accepta jamais un débat rationnel ni contradictoire et ne parla que devant des auditoires acquis

          2. Black Mamba

            Je devient parano
            Je me demande si toutes les mesures qu’il prend n’est pas pour mieux cibler une catégorie de la population.
            Oui, il permet le mariage des homosexuels mais un jour cette loi peut se retourner contre les homosexuels , ils seront plus facilement repérable par les certificats de mariage .
            Nos enfants vont bientôt plus nous appartenir, les parents doivent être éloigné .
            L’état s’occupe entièrement de les éduquer , il leur inculque ce qui est bien, il ne faut pas être libéral.
            La déclaration du patrimoine , on commence d’abord dans son propre camp pour mieux passer l’idée que tout le reste de la population le fasse aussi.
            Il se donne l’air d’idiot mais c’est pour éviter de se remarquer.
            Les dirigeants des autres pays avant la seconde guerre mondiale ne s’inquietaient , Est- ce qu’aujourd’hui quelqu’un serait capable de repérer ce genre de fou

          3. Black Mamba

            Je m’excuse pour toutes les fautes d’ orthographe , de grammaire et de quelques mots oubliés.
            MEA CULPA MAXIMA!

  1. Aristarque

    Comme pour la première République, version des annees 1790 qui n’ avait pas besoin de savants, la cinquième, version des années 2010, n’ a pas besoin d’ entrepreneurs dont certains, cupides, nuiraient gravement à la santé mentale du Peuple Français, ce pur joyau que le monde entier envie.

    1. bob razovski

      C’est que l’état n’aime pas la concurrence.

      Il est cupide, son moyen de perdurer est la cupidité, cette cupidité qui motive son amour irraisonné pour l’argent des autres. Alors dès qu’il sent un frémissement de nécessité financière chez quelqu’un d’autre (un entrepreneur par exemple), il y voit un concurrent (déloyal, faut-il le préciser).

  2. Zendog

    Un troupeau de gens ignorants et nuls se laisse mener plus facilement à l’abattoir. Ce que vous décrivez avec talent comme toujours est le fait de personnages qui savent ce qu’ils font et c’est terrifiant.

    1. JS

      ++1

      Quand vous partez à l’étranger et revenez en France le truc qui me frappe à chaque fois est l’ignorance des Français et les mensonges qu’ils ont assimilés et défendent becs et ongles !

      Même dans les pays dits « sous-développés » le niveau de connaissance me frappe à chaque fois comparativement à la France.

      1. vivalatina

        totalement d’accord, au Mexique, n’importe quel vendeur de tacos est un entrepreneur libéral bien plus affûté que nos politiciens éduqués. Rien qu’en constatant le nombre de pauvres qui sans éducation se sont sortis de la misère en montant leur poste de tacos, et certains devenus riches; tout contredit le système francais en place

    1. Eole

      @Duff: cette vidéo est consternante. Ce qui veut dire que l’Education Nationale est une vaste entreprise (oups, pas entreprise, c’est pas bien du tout comme mot, pouah…) enfin bref, une grande institution que le monde entier nous envie… qui se borne uniquement à faire le lavage
      de cerveau de ces chères têtes blondes.

      1. Duff

        Hélas oui. ça ne pose pas de problème dans certaines disciplines comme les sciences mais en français, philosophie et histoire déjà beaucoup plus.

        En français j’ai eu beaucoup droit à Zola, des auteurs contemporains communistes revendiqués et autres âneries pour nous expliquer que le nazisme c’est mal.

        En histoire géo, je me rappelle de la présentation glorieuse du front populaire, des blés des magnifiques plaines d’Ukraine et du vilain du fordisme.

        En philosophie c’est Hobbes qui nous apprenait que les hommes étaient méchants (et maintenant on sait qu’ils sont cupides) et s’exploitaient entre eux avec Marx. Pou tempérer tout ça, pas un mot de la prof ni du manuel officiel d’auteurs français comme les physiocrates ni des libéraux du siècle suivant.

        Mes grands parents n’auraient pas habité rue de Toqueville dans le XVIIème arrondissement de Paris que j’aurais entendu parler de cet homme!

        L’encrage à gauche et l’orientation des manuels scolaires étaient déjà bien présents à mon époque dans les années 80/90, ça n’a pas du s’arranger. Même quand la droite est au pouvoir on a des conneries du style « théorie du genre » qui arrive dans les manuels.

        Avec Sainte Najat priez pour nous, on va même savoir qu’Oscar Wilde était cool parce qu’il était gay. Ouais cool!

        1. bob razovski

          Pas trop gênant.

          Je refais les cours d’histoire et de géopolitique à mes enfants le soir et les week ends, avec des pincées d’économie réelle. Puisque l’école tente de s’occuper de mon boulot (l’éducation), je m’attaque au sien (l’instruction).

    2. sarah

      OUAH!!! ca fait peur !! mais c’est quoi cette interview, c’est une vraie avec une correctrice de bac ?? Et bien, qu’allons nous devenir ? Toutes ces générations de fonctionnaires qui se reproduisent entre eux et bien ca fait mal à la liberté de penser de nos chères têtes blondes.

  3. Higgins

    Réellement terrifiant. Ça me conforte dans l’idée que Normal 1er est avant tout un dangereux idéologue et que son apparente conversion à un social-libéralisme n’est qu’un écran de fumée à destination des gogos.
    Le Plouc-émissaire éclaire cette dérive sectaire dans ce billet: http://leplouc-emissaire.blogspot.fr/2013/05/il-du-se-prendre-les-couilles-dans-la.html (le titre du billet n’a rien à voir avec le sujet traité). Il fut un temps où, dans ce pays, de tels propos (ceux de Peillon ou du petits-fis caché de Staline) auraient simplement suscité un geste d’agacement. Hélas, les métastases sont partout. J’ai encore entendu ce matin, à mon grand désespoir, sur France Culture vers 8h30 ce matin (le le podcast n’est pas encore disponible), un scientifique réputé et une académicienne (assez insupportable à écouter, elle, bien que chroniqueuse régulière) appeler de leurs vœux la levée d’un nouvel espoir, le précédent ayant légèrement échoué (la faute à Staline, évidemment) pour faire face à la crise. Atterrant et angoissant.

    1. Nocte

      Un autre truc terrifiant, c’est qu’en mettant bout à bout tous les éléments, la plupart des gens que je connais me disent que je suis parano, et que ça ne peut pas arriver…
      « Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas »
      Merci Baudelaire.

      1. laglute

        Pareil pour moi, je vois des bolchos partout me rétorque t-on. Tant que les gens auront à bouffer, il diront que notre système n’est pas si mal. Par contre, le jour ou le pain viendra à manquer…

        Les humains ont ce défaut de penser que le pire ne peut arriver, n’est pas possible, parce qu’on ne l’a pas connu.

        Contrairement à nos concitoyens endormis, je dirais que l’état d’esprit de ce blog est contenu dans cette maxime : ce que l’oeil ne peut voir, l’esprit peut l’imaginer.

        1. pi31416

          « Par contre, le jour ou le pain viendra à manquer »

          Ils attendent impatiemment les lendemains où le pain viendra à manquer car alors il ne restera plus que la brioche pour les soudoyer.

        2. channy

          @ le pain viendra à manquer…
          Ne rêvez pas, même dans les dictatures communistes quand le pain vient à manquer on laisse au gueu le soin de cultiver son lopin de terre et s’il gueule trop fort un bon coup de gourdin dans la tronche pour le calmer..s’il persiste on le rééduquera..
          En France remplacer le mot pain par « aides sociales »..diverses et variées…celles qui permettent d’acheter à bouffer,de se loger,se soigner et s’equiper..bref tant qu’on peut distribuer voir imprimer du pognon gratos RIEN ne bougera dans ce pays

    2. laglute

      Une fois de plus, d’accord avec vous : pas de virages social-libéral pour Présiglan 1er. Si même il devait lâcher un peu d’un côté, il s’empresserait de reprendre de l’autre : bref, le bonneteau que nous connaissons depuis 40 ans.
      Que voulez vous ma bonne dame, on est bien emmerdé, on a acheté plein de monde avec l’argent des autres, et maintenant que l’équilibre est plus que précaire, faudrait veiller à pas trop choquer notre électorat, on marche sur des oeufs.
      Concernant les conneries de fRance Culture, c’est quand même un peu de votre faute mon bon Monsieur, z’avez pas qu’à écouter Radio Bolcho et ses théories sur l’homme nouveau : ça serait pas ce que Peillon cherche à faire avec nos chères têtes blondes par hasard ?

      1. Higgins

        Pour France Culture, c’est ce que j’ai trouvé de moins pire pour la matinale. Et encore, une fois sur deux, j’éteins le poste. Mais j’y apprécie la chronique de Philippe Manière le mardi matin, Philippe Meyer et Brice Couturier.

    3. raimverd

      En zappant sur France Q :

      « Ainsi Mme Thatcher n’a pas créé un monde nouveau, mais impulsé un univers parallèle, insaisissable, qui tiendrait le monde réel sous son emprise et lui pomperait les richesses sous forme d’évasion fiscale.
      C’est cette icône que la planète va pourtant célébrer, à la manière de ses antimodèles, quand les sociétés communistes déjà en crise, célébraient leurs petits pères des peuples.
      Un jour, viendra le temps des historiens, qui dresseront le bilan statistique. Il n’est pas dit, en terme de souffrance et de malheur, que l’utopie Thatchérienne, qui n’avait pas d’alternatives (Tina…), vaille plus cher que ses devancières, qui prônaient le Parti unique… Hubert Huertas France Q 09apr13 »

      Pas migon? Pas nounours?

      1. Aristarque

        Qu’attendez vous comme commentaires ?
        Maggie ne faisait pas partie du Camp du Bien ou des Oints du Seigneur, ayant oublié en plus et à cause de cela de créer un british goulag ou laogaï…

      2. Aloux

        Non y a vraiment des gens qui peuvent sérieusement dire que Thatcher a fait plus de souffrances et de malheurs que tous les régimes communistes réunis ?
        Toujours est-il que les connards qui sortent ce genre de conneries reste planqués bien au chaud dans le monde capitaliste qu’ils conspuent, au lieu de nous débarrasser de leur présence pour aller jusqu’au bout de leur rêve à Cuba ou en Corée du Nord, ce qui aurait au moins le mérite de la sincérité et de la cohérence.

      3. Tea Party

        Pire sur absolument tous les médias en boucle :  »Thatcher fut vraiment intransigeante pour la guerre des Malouines ».
        Insidieusement, en biseautant leurs paroles, comme à l’accoutumé, ils font croire au bon peuple, que ce n’est pas la junte militaire argentine, qui envahit ces bouts de territoire, mais elle la vraie coupable.
        Pour eux, une libérale effectivement, est pire qu’une dictature militaire d’extrême droite, jusque là, rien de nouveau, nous étions un peu ! Au courant.

        1. Le dra

          @Tea Party : la dernière fois justement, sur une chaine du sévice public, j’écoutais un mec qui trouvait honteux qu’elle ait soutenu Pinochet et toutes les dictatures d’extrême droite en Amérique latine. Décidément, ces gens ne sont vraiment pas à un paradoxe prés. …

  4. Nocte

    A ce train là, il n’y aura même plus de gens pour entretenir les flammes qui créent les ombres dans la caverne…

    PS : petite coquille « ces derniers décennies », dernières, plutôt ?

  5. Aristarque

    Ce qu’il y a de bien avec les socialistes, leurs affidés et leurs sicaires, c’est que lorsqu’ ils constatent (contraints et forcés) devant les évidences que leurs systèmes économiques, sociaux fonctionnent mal ou pas du tout, ils continuent opiniâtrement à vérifier que tout baigne dans la théorie.
    Ce qui les conduit ensuite à penser que celle-ci a été obligatoirement trahie à la mise en oeuvre, donc qu’il y a des traîtres à trouver et punir. Ils se comportent finalement comme des gourous devant le Dogme, prêts à sacrifier la Terre entière et le reste, éventuellement, pour que le Dogme reste pur et immaculé…
    Un des dignitaires se laisserait-il aller à envisager de caresser un peu le poil de ces déviants d’ entrepreneurs (après leur avoir arraché la peau) parce que le chômage, le pognon des prévarications à susciter, Vite! Branle bas de combat! Tous les prêtres et grands prêtres au créneau! Sus aux excommuniés de la Doxa! Et hop! Feu à volonté avec les munitions perforantes de la morale républicaine, bien sûr…
    Ce n’est pas le Titanic en naufrage qui est grave, c’est qu’ il puisse y avoir des membres de l’ équipage qui ne soient pas parfaitement blanc-bleu…
    Cela pourrait souiller l’ océan…

  6. Before

    Bonjour,
    est-ce que la citation de Peillon dans l’image illustration, est réelle ou est-ce un détournement ?
    Dans le premier cas, ça me terrifie littéralement (je vois en filigrane les portraits de Saint-Just et Marat), et j’aimerais en connaître la source.
    Merci, et bon ouiquinde.

    1. Istvan

      A ma connaissance il a bien dit ça (en tout cas une partie dont je me souviens).
      C’est affligeant en effet.
      On ressort les heures les plus sombres de notre histoire pour un simple mot hors contexte (Marxine qui parle d’occupation par exemple) mais quand un ministre reprend on ne peut plus clairement à son compte des pans entiers d’une idéologie qui a fait des dizaines de millions de mort… Rien.

    2. Before

      Merci.
      Et donc je suis terrifié qu’un type même pas estampillé « gôch’ de la gôch' » puisse sortir des énormités pareilles !

      1. JS

        Disons que son camp idéologique commence à être vraiment « détendu du slip » maintenant qu’ils ont une grande partie des régions, des departements, des gdes villes, les syndicats, la Ré-education Nationale, la Justice, les jounaux, les assocs, le senat, le parlement…l’Elysée et Matignon !

    3. bibi33

      Je vous rassure j’ai pensé exactement la même chose que vous en lisant la citation de Peillon.

      Et hélas les propos écris par notre ministre de l’endoctrinement des petites têtes blondes sont bien réels.

      le lien suivant fournit les extrais du livre dont sont tirés les citations.
      http://www.tychique.net/pdf/Vincent_Peillon.pdf
      Le tout confirmé par une recherche google books :
      http://books.google.fr/books?ei=nX6DUZTtNYv07AacnIHQDw&id=bfsVAQAAIAAJ&dq=la+revolution+fran%C3%A7aise+n%27est+pas+termin%C3%A9e+peillon&q=une+transsubstantiation#search_anchor

      Ca fait quand même froid dans le dos.

      1. Eole

        @Bibi33: j’ai pensé de même, et maintenant en ayant la confirmation de H16, bien que heureusement je n’habite pas la France, je vais quand même lire quelques pensées de cet homme particulièrement dangereux. On ne sait jamais, ses « réflexions » pour franchir les frontières, mieux vaut être préparé.

  7. NukeFrog

    Ceci dit, des cours consacrés à l’entrepreneuriat et à l’économie en 6e ? Pour profiter (quel gros mot ! Je suis cupide il faut dire) d’un tel enseignement, encore faut il savoir lire et compter.
    Non, vraiment, l’économie présentée à des demi analphabètes par des profs ne connaissant l’entreprise que par les articles sur les licenciements boursiers dans Libé… Pas une priorité.

      1. NukeFrog

        D’un autre coté, le plus inquiétant est sans doute que cette aversion à l’idée de profit n’est pas l’apanage de la gauche de la gauche ni même de la gauche !
        C’est désolant de voir la réaction d’instits et de profs de collège/lycée plutôt marqués à droite aux logiques d’entreprise.
        Par ailleurs comment est il possible qu’aucun parti ne relaye les idées libérales ? Je continue de m’étonner que nous n’ayons le choix dans le paysage politique qu’entre de la sociale-démocratie et du marxo-populisme.
        Comme vous le dites, on n’est pas loin de penser que ce pays est foutu. Mais une fois dit, on fait quoi ?

        1. Elphyr

          Parce qu’il y a profit et profit.

          Les gens à l’esprit étriqué ne voient que le profit sous forme monétaire, qui pensent ue l’argent est une fin en soi et que le monde est cupide et blablabla…

          Laissez ces philosophes de comptoir dans leur monde imaginaire et attachons-nous réellement à la notion de profit (le mot « intérêt » a, de même, subi une dégradation de sa vraie signification), au progrès.

          L’exemple le plus simple reste, à mon sens, reste celui de Nikola Tesla. Ce n’est pas dans son (déjà décadent) empire Austro-hongrois qu’il est allé faire ses expériences et révolutionner les Sciences, les gens là bas avaient l’esprit fermé, coincé dans d’anciens dogmes rétrogrades. C’est bien dans un pays neuf et revigoré en liberté qu’il s’est installé.

          Non, Nikola Tesla n’a pas fait de profits colossaux (pas comme ce c** d’Edison). Mais les profits de ses travaux (rien que le courant alternatif) sont, aujourd’hui, incalculables.

          L’intérêt, comme le profit, sont des notions de logique de base. Les socialistes, comme les communistes, se battent contre la logique. Espérons que les gens s’en rendent compte…

        2. bob razovski

          « Mais une fois dit, on fait quoi ? »
          Je me pose la question régulièrement. 4 options :
          1- On s’en va (pour ceux qui peuvent)
          2- On s’arrange au moins pour que nos enfants partent
          3- On reste et on subit
          4- On reste et on combat

          Pour l’instant, je suis limité aux choix 2 et 3.

          Le 4 est bien vague, ce n’est qu’un grand principe.

          De manière « légale » je ne vois qu’une chose : monter un vrai parti libéral. Ni socialiste de droite, ni de socialiste gauche. Il faudra bien qu’un jour, ce pays se réveille.

  8. Black Mamba

    La laïcité est service psychiatrique de l’Etat pour vous faire en toute impunité le lavage de cerveau et si cela ne fonctionne pas on vous fera lobotomiser.
    Ce n’est pas pour rien que la société accepte qu’un individu soit sous antidépresseur. Il ne réfléchit plus

  9. estienne

    L’air de France est communiste à 95%. Où que l’on aille, quoi que l’on entende ou voie, on se trouve au contact des stato-communistes. Le 1er mai est toujours fêté ici, pour glorifier les régimes totalitaires de gauche – les seuls qui soient bons et justes – et leurs millions de morts. Fuyez, l’atmosphère ici est trop corrompue !

  10. Josselin

    Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment, une fois que tout le monde sera enfin arrosé d’un joyeux collectivisme à la noix, les conmunistes veulent faire avancer l’économie du pays, s’il n’y a plus personne pour créer de la richesse ?

    1. Elphyr

      C’est un mal qui se nourrit lui-même.

      « Panne d’argent » (pour le peuple), on incrimine le « système » ultraturbolibéral international (ça se retrouve beaucoup chez Marxine le Pen huhu), on balaye les pragmatiques et les scientifiques à coup d’idéologie (par les armes comme en URSS ou par les subventions comme dans les pays civilisés). Le peuple convaincu que l’herbe est plus grise ailleurs ne bougera pas et aura encore une confiance aveugle en son guide communiste.

      Enfin, pour la richesse, y’a plusieurs techniques. Avoir un parrain communiste qui n’a pas encore dilapidé tout ce qu’il a volé (c’est rare), faire du racket à coup de bombe nucléaire, forer du pétrole et faire tourner la machine capitaliste à 300%…

      On a un peu de pétrole en Guyane je crois.

      1. Black Mamba

        Parlons en de la Guyane,
        je l’ai quitté il y a 20 ans. Juste à temps l’insécurité commençait à peine à s’installer
        Avant on pouvait dormir la fenêtre ouverte, plus maintenant
        On pouvait se balader avec un bijou maintenant tu te fais braquer ou pire tué
        pour entrer chez un coiffeur il faut monter patte blanche, ils s’enferment à double tours
        La Guyane est devenu un enfer , tu peux te faire tué à tout moment et ça grâce aux allocations qui a attiré la racaille et les bandits qui viennent pour l’or.
        Merci la France

        1. Tea Party

          Terminé depuis longtemps, le week – end à pécher dans le carbet en pleine foret ! Petite anecdote, au passage ; deux hommes d’affaires, guadeloupéens, faisaient de réguliers séjours en Guyane, il y a trois ans. Un peu trop habitués, ont mis leurs armes dans l’attaché case ! Le portique, et le personnel de l’aéroport, ont moyennement appréciés ! Passés en correctionnelle, quelques temps après, ils ont écopé, en deçà, du strict minimum, car tout le monde sait ce qui se passe dans le pays de notre  »chère » Taubira. Même en plein centre, de Cayenne, place des Palmistes. Un petit bonjour, au passage à un ami, qui sur cette dernière, ( il y a un commissariat pas loin) pour avoir retiré 20 €, c’est fait arroser au fusil à pompe. Il va mieux après moult opérations ! Lors de l’enquête les flics lui ont demandé qu’elle langue parlaient  les agresseurs pour orienter leur enquête : surinamiene, brésilienne, créole, française… ? Réponse : impossible de vous répondre, ils ont vu mon billet, m’ont tiré dessus, l’ont pris, sont partis, rien d’autre.

          1. mlallier

            Mais ils n’ont pas « gagné » vingt euros. Il faut déduire les charges salariales (qui faut-il arroser), l’amortissement du matériel, le prix des balles, plus certainement quelques autres trucs qui m’échappent.

            Un excellent sujet de devoir pour les élèves de sixième lorsqu’il leur faudra apprendre l’économie.

        2. Higgins

          J’ai eu l’occasion, il y a quelques années, de me rendre dans une agglomération en pleine forêt, le long de la frontière avec le Brésil, sur l’Oyapock. J’y ai vu les superbes effets de l’égalitarisme à la française. Dans cette petite agglomération vivent essentiellement des indiens, lesquels n’ont que le fleuve à traverser pour aller au Brésil et inversement et qui sont, comme vous et moi, citoyens français. Ils s’y rendent fréquemment pour boire, la vente d’alcool étant interdit du côté français, si mes souvenirs sont exacts. La première catastrophe est venue avec l’instauration du RMI duquel ils étaient tous attributaires. Les sympathiques commerçants brésiliens ont eu vite fait d’offrir à cette clientèle soudainement devenu riche toutes les facilités de paiement voulues. L’alcoolisme a donc fait un bon. La deuxième catastrophe est venue avec l’euro. Peu nombreux sont les indiens qui ont fait la différence entre le franc et l’euro. Nos toujours sympathiques commerçants brésiliens ont donc facturé les bières 5 euros au lieu des 5 francs traditionnels. Bilan, tout ce beau monde est surendetté!!!
          Quant aux brésiliens, ils ont vite compris que de l’autre côté du fleuve, il y a un système de santé. Bilan, de nombreuses femmes sur le point d’accoucher, traversent le fleuve pour bénéficier de l’assistance médicale française (EVASAN en hélico à la clé parfois) et, le cas échéant, obtenir pour leur rejeton et elles-même la nationalité française. Je crois que ce dernier point n’est plus possible. Elle est pas belle, la vie.

          1. Black Mamba

            Oui, et on a beau les remettre à la frontière , ils reviennent par la plage pour voler les honnêtes citoyens.

          2. Tea Party

            Effectivement, au début, ils appelaient le gendarme qui amenait avec ses collègues, le RMI, en pirogue  » le gendarme Rémi « . Pauvres indiens, entre la saloperie de mercure, qui pourrit leurs poissons et eux par la même occasion, tous les trafiquants orpailleurs, de faune ou flore locale qui pullulent, l’ambiance dangereuse locale …. c’est ce que veut Taubira pour la France entière, mais elle ne l’aime pas, elle est indépendantiste.

        3. Black Mamba

          Le billet de Father Mac : insécurité et contrôle des masses

          Tribune libre de Father Mac – tiré d’un commentaire. Retouches minimes.
          Il faut revenir sur quelques idées reçues : tout d’abord le crime paie, la délinquance est rentable, et c’est même l’une des grandes industries mondiales. Crime et délinquance sont rentables :
          •  pour le délinquant, particulièrement lorsque celui ci jouit d’une certaine impunité (que l’on pense au trafic de portables qui n’est même plus réprimé et devenu si banal qu’il est désormais classé dans les incivilités ).
          • pour la société (ce qui est dérobé, fracturé, détruit doit être remplacé) car il génère une activité de contre-mesures ( sociétés de sécurité, compagnies d’Assurances, enrichissement du délinquant qui va généralement dépenser son gain illicite dans des produits à forte valeur ajouté ).
          • et surtout pour l’Etat qui, certes, ne préleve pas directement sa dime sur les trafics mais bénéficie de la circulation financière induite et utilise le bruit de fond de l’insécurité comme instrument de contrôle de la population, en la confortant dans sa dépendance envers les organes supposés la protéger ou, à l’opposé, dans le maintien machiavélique de ses administré dans la peur, la résignation et l’individualisme.
          L’Etat est un instrument du système, sa fonction n’est pas (n’est plus) d’améliorer le sort des populations mais d’optimiser la traite du « parc à bestiaux ».
          Les organes de répression, police, gendarmerie, justice, fisc, douanes, etc… sont une interface entre l’Etat et les masses, qui interagit sur deux plans : les organes répressifs doivent être craints du peuple, et, simultanément, ils doivent craindre l’Etat.
          Il est capital que la police ne soit pas aimée du peuple : elle pourrait s’en rapprocher, fomenter avec lui une révolte contre un système que tous savent injuste. De même, il est vital que la police déteste la population et en soit coupée. L’affrontement doit donc être organisé entre les deux, mais jusqu’à un certain point, variable, pour que la mécanique ne s’emballe pas (…). Pour ce faire, l’Etat dispose de plusieurs curseurs, et emmerder préférentiellement les gens ordinaires tout en laissant tranquilles les pires loubards, au vu et su de tous, c’est le B.A.-BA de la méthode.
          Un automobiliste qui se fait verbaliser à un feu rouge pour défaut de port de ceinture, ou dont le véhicule subit une inspection chirurgicale, tandis qu’à 100 mètres de là, on deale de l’héroïne en pleine rue, va évidemment voir sa tension monter. Si en outre le gars laisse échapper, dans un accés bien légitime de contestation, un « vous feriez mieux de vous occuper des dealers » entrainant ainsi la conversation qu’il ne faut jamais avoir — et qui se solde toujours par un constat d’outrage —, alors tout va pour le mieux.
          En effet l’administré est furieux, il déteste les flics, il en a peur, il est humilié, et en même temps les flics sont entretenus dans l’agressivité nécessaire à leur bon usage. C’est en quelque sorte du dressage : le mouton est bien rangé et le chien de berger en pleine forme.
          Cette tension sociale accumulée, bien entendu, pèse surtout sur le flic, qui est un être humain après tout, et qui se rend bien compte qu’il n’a pas le bon rôle. Elle contribue à l’affaiblir psychiquement, en plus de toutes les formes de violence et de dysfonctionnement sociaux qu’il est appelé à côtoyer, et de l’absence de soutien de sa hiérarchie, elle-même entretenue dans le froid calcul de ses plans de carrière. Quelle que soit la façon dont il gère cette situation (sauf  par la démission) c’est tout bénéfice pour l’Etat. Le flic, affaibli, hargneux, sera facilement infantilisé, dépendant, atomisé et manipulable. L’Etat voit son travail paternaliste facilité.
          La méthode est particulièrement au point dans la Gendarmerie, où le contrôle des individus est constant. Epuisé, en sous-effectif, victime d’une hiérarchie autiste, mal payé, souvent en situation dangereuse, constamment en collectivité, impliqué dans des rivalités de cohabitation où épouse et famille sont instrumentalisés, le Gendarme est découragé de toute revendication, dépendant du groupe, à la merci d’une récompense ou d’une sanction, et entrainé dans une solidarité de corps où la réflexion autonome doit tendre vers zéro.
          Ces méthodes de contrôle des individus sont vieilles comme le monde. Il s’agit ni plus ni moins de celles employées dans les armées pour briser l’individualité et créer un outil unifié. Ce sont aussi les méthodes des sectes.
          Quant à la population ordinaire, il est bon qu’elle craigne les organes de répression, comme il est bon qu’elle tremble devant le crime et la délinquance. Ainsi elle est demandeuse d’Etat, mais ne verra jamais son besoin de sécurité satisfait. Pourquoi la rassasier ? Elle ne serait plus cliente…
          Il suffira à chaque élection de lui promettre que, cette fois-ci, on a compris, puis, une fois élu, de lui servir des statistiques imaginaires. Si, malgré tout, le bordel réel est tel qu’elle (la population) ressent une légère dissonance cognitive, la propagande est là pour lui assurer qu’elle exagère. Et que tout est en ordre.
          Si vraiment la réalité ne peut plus être cachée, on lui fera comprendre localement qu’elle est seule, que si elle se défend, elle sera lourdement sanctionnée. Dès lors, résignée, en exil intérieur, elle se pliera globalement. Le reste relève du contrôle politique, de l’absence organisée d’une offre alternative, et du contrôle psychiatrique, par les psychotropes médicaux ou commerciaux — alcool, drogues « illégales». Et la machine continue de tourner, le système de générer des bénéfices, et l’hyperclasse qui la contrôle de s’enrichir au dépend des individus.
          « L’insécurité est un instrument efficace de contrôle so­cial »
          « On croit volontiers que l’insécurité est toujours et néces­sai­re­ment en elle-même une calamité. Mais c’est là une vue trop étroi­te du problème. »

          En réalité elle joue un rôle important dans le maintien de la stabilité du système. Elle concourt utilement par exemple à dé­mo­raliser les populations, et par là même aussi à les convaincre de la va­nité qu’il y aurait à vouloir s’opposer au « sens de l’histoire»  (tel que le définissent les autorités).
          On pourrait dire aussi qu’elle a une fonc­tion rééducative. Elle achève de réduire les individus à l’impuissance et de les mettre dans l’incapacité de rien entreprendre contre la no­menklatura en place. Bref, c’est un instrument efficace de contrôle so­cial. On lui est redevable de soustraire les autorités aux désa­gré­ments liés à une hypothétique et toujours aléatoire contestation ve­nue de la base.
          « L’insécurité achève de réduire les individus à l’impuissance et de les mettre dans l’incapacité de rien entreprendre contre la no­menklatura en place. »
           
          On comprend dès lors le soin tout particulier qu’elles mett­ent à la laisser se développer comme elle le fait. Elles ne disent na­turellement pas qu’elles sont pour l’insécurité (non quand même), mais elles ne s’emploient pas moins à la favoriser discrètement. L’in­sécurité a parallèlement encore une autre fonction péda­go­gi­que: celle d’habituer progressivement les populations à l’ab­sence de droit.
          La croyance en l’existence du droit n’a en effet de sens que dans un Etat de droit. Dans un Etat qui n’ est pas de droit ou l’est de moins en moins, parce que les autorités elles-mêmes en pren­nent de plus en plus à leur aise avec le droit (quand elles n’en vien­nent pas purement et simplement, comme c’est souvent le cas, à se mettre au-dessus du droit), une telle croyance perd évidemment tou­te raison d’être. A la limite même, elle pourrait passer pour sub­versive.»

    2. gem

      Quand on te pique le produit de ton travail, tu as deux solutions : arrêter de travailler (au moins officiellement), ou travailler encore plus pour faire face à tes obligations (les vraies obligations : donner leur pitance à tes gosses par exemple). Le pari socialiste c’est que globalement le second comportement l’emporte sur le premier. Et il n’est pas toujours perdant.

  11. max

    Méluche marche sur la tête donc il voit à l’envers. L’individualisme borné c’est le système scolaire français actuel, chacun pour sa pomme et le « meilleur » ira à l’ENA, l’inverse de ce qui est enseigné dans les pays du nord, à savoir une capacité de coopération, pas du collectivisme, faite d’initiatives individuelles, selon les aptitudes de chacun, donc une synergie de projet.

  12. Vaclav Olmac

    Merci H16 pour ce beau rappel : pour mettre toutes les chances de son côté dans l’ordalie qui se profile, la gauche aura recours aux valeurs de 1793 et à toute sa panoplie idéologique extrémiste. Ce qui veut dire que les socialos français sont en train de construire petit à petit le bunker dans lequel ils vont s’enfermer.
    Stratégiquement, ils sont perdus. Le monde est contre eux. C’est la Wehrmacht en Russie à l’été 42. Stalingrad, c’est pour bientôt. Ils ont gagné leur dernière bataille tactique avec le mariage pour tous. La bise hivernale du chômage de masse et des résultats économiques catastrophiques commencent à souffler. Les fanatiques fourbissent leurs armes. Ils sont désespérément à la recherche d’alliances. Mais les supplétifs italiens ne sont pas fiables.
    Il y aura ceux qui voudront se battre jusqu’au bout, les Waffen-SS de la gauche de la gauche et il y aura les conjurés de juillet 44. Que va faire le Führer ?

  13. Sébastien

    Purée mais ils sont tous timbrés ces gens la. Honnêtement comment peut-on être autant en dehors de toute réalité ?

    1. Duff

      Tant qu’un système produise, entretienne une caste supérieure et magique. Et qu’une presse qui touche ses allocs la sponsorise. Si vous coupez les vivres, tout s’écoule comme un château de cartes.

    1. Aristarque

      Je ne suis pas industriel, juste dirigeant artisanal, et je n’ai pas besoin de la Tribune pour constater que la situation n’est guère brillante en France (pas de danger que j’envisage l’exportation de ma production)…
      Question devis, je n’en manque pas à faire.
      Question commandes, c’est nettement plus calme et quand cela tombe, c’est presque devenu invariablement pour avant hier tellement la clientèle attend que tout craque pour passer à l’évidence de devoir y aller…

  14. raimverd

    Merci h16 pour toutes ces suggestions d’idées à placer dans un devoir d’agreg de philo ou de sciences molles.

  15. Marc Aurèle

    Franchement, tout ceci fiche la trouille.

    Il semble que leurs esprits se libèrent chaque jour un peu plus et qu’ils osent maintenant de plus en plus afficher des idées qui me font penser à la deuxième partie, la nauséabonde, des années 30 en Europe.

    Les voila tous agiter des semblant de bons sentiments en guise d’oripeaux de cette pulsion de mort qui devient chaque jour plus évidente. Les voila revenus, et nous, nous avons oublié notre histoire.

    Winter is coming.
    Et la descente continue.

  16. JS

    C’est tellement drôle de voir tous ces constructivistes qui on toujours utilisé l’EdNat pour rééduquer et formater les enfants, pousser des cris d’orffraies qd c’est le camp adverse qui essaie d’utiliser leur méthodes (à leurs yeux) !

    Surtout qu’au final 90% de ceux qui sont contre l’enseignement de choses utiles à l’école comme l’entrepreneuriat…vivent aux dépends des autres, dans une bulle artificielle.

    1. Marc Aurèle

      @Hipparchia

      J’ai jeté un coup d’oeil à votre lien: j’ai d’abord cru que c’était une blague!

      Je n’arrive pas à en croire mes yeux! Ce livre qui s’adresse aux petits 5èmes est un concentré de toutes les inepties chaque jour rabachées dans les média officiels. Sauf que là ces conn*ries sont érigées en science sérieuse et matière enseignées.

      C’est un véritable bréviaire pour futurs parfaits lobotomisés.

      Le pourrissement des esprits est bien à l’oeuvre. Je n’ose imaginer la prochaine génération d’adultes.

    2. Sébastien R.

      OH
      MY
      GOD !

      Incroyable j’ai feuilleté « l’ouvrage »… que jamais mes gosses ne me sortent ce genre de conneries ! Je vais passer du temps en déprogrammation de la propagande de l’EdNat !

      Les passages sur la Sécu, le RSA etc… facepalm, CPEF

    3. gem

      Nathan fait ce qu’on lui demande, son bouquin suit les instruction du programme :
      http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/51/8/Programme_hist_geo_education_civique_5eme_33518.pdf

      Page 26 et suivante pour l’Ed. civique ; mais « rassurez vous », les programmes d’histoire et de géographie sont tout aussi hallucinés, et ceux des autres années sont du même tonneau.

      Dans ce bulletin les mots liberté, fraternité, justice apparaissent chacun … zéro fois. Le mot égalité trente fois (dont vingt avec le préfixe in- ) .

      Notez qu’on parle des programmes fixés en 2008, période où la droite est censé être au pouvoir. lol.

      1. hipparchia

        L’ECJS c’est la plaie scolaire, ce n’est plus à prouver. Ce que je trouve choquant reste surtout la couverture : elle est passée où la liberté ?

        Où ?

        Une bande de fous, et quand la théorie du genre fera son entrée : bonjour les dégâts. Pour l’instant, ils en restent au stade Mickey de la propagande mais quand ils auront bien ancré dans les petites têtes que le genre n’est qu’une construction sociale, Prométhée aura l’air d’un SAS pour midinette.

      2. Duff

        Mouais lol enfin quand on encore envie de rire car après la lecture du programme je vois bien l’élève de 5ème prendre sa carte au PS ou chez Jean Luc directement!

        On devrait changer notre devise en Egalité Fraternité Solidarité. Actuellement un mot n’a plus sa place.

        1. Black Mamba

          Il y a 5ans j’étais choqué de voir graver dans la pierre à l’entrée d’une église « LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ  »

          Je vais apprécier de plus en plus ce témoignage de la République.
          Je vais même prendre une photo!

        2. Aloux

          Oui enfin si les élèves d’aujourd’hui sont aussi attentifs au cours d’ECJS que moi en mon temps… Devait y avoir des conneries bien gratinées déjà, j’avoue que je sais plus, parce que ce cours était l’archétype du cours dont tu te fous totalement, que tu sèches ou si tu viens c’est pour dormir au chaud. Et j’étais plutôt élève modèle que sauvageon, donc j’imagine la gueule de ce cours en ZEP, ça doit pas être triste.

    4. doh

      Ah! Enfin!!! Ils ont viré Liberté de notre belle devise et remplacé Fraternité par Solidarité. Il était plus que temps!!!

      Où est le petit livret détachable et à conserver précieusement expliquant, pas à pas, comment toucher le RSA et les alloc plus tard ?

    5. bob razovski

      « En plus, je les soupçonne de vouloir changer la devise nationale »

      Certes, mais dans l’absolu, ça répond plutôt bien au préambule de la constitution du 27/10/1946.

      On parle de droits, de devoirs, d’égalité, de solidarité, de collectivité…

      Mais il n’y est, à aucun moment, question de liberté individuelle.

  17. SC

    « Cette école républicaine aura tout de même réussi l’exploit de produire une proportion toujours plus faible de scientifiques et d’ingénieurs »

    D’un autre coté, pourquoi se casser la tête à faire des études longues et contraignantes pour des métiers payés à coup de lançe pierre ?

    1. peste et coryza

      Parce que ce sont ces métiers qui font partie de la production de valeur (avec les techniciens ou les ouvriers) ?
      Un marketeux ou un commercial, ça ne sert à rien sans un ingé derrière.
      Avant de promouvoir un produit ou le vendre, il faut d’abord qu’il existe.

      Et effectivement, suivant la discipline on est hyper mal payés… entre un ingé travaux publics (2500 euros) et un ingé de bio (1360), il y a comme un gap…

      1. max

        Les ingés en Allemagne sont nettement mieux payés.

        Mes primes sont le triple d’en France, salaire et augmentations doubles et beaucoup beaucoup plus si résultats hors routine.

        1. Aristarque

          Heureusement qu’il y a une vilaine modération salariale depuis 10 ans outre Rhin et qui fait que nous embêter! Que seraient les salaires teutons par rapport aux français s’ils n’ étaient pas retenus?…

          1. Duff

            C’est un vrai sujet. Issu d’une grande école la plupart de mes amis se sont barrés. Certains l’auraient fait de toute façon, d’autres l’ont fait par calcul vis à vis d’un système trop répressif. J’entends par là répressif fiscalement mais aussi d’un climat général qui n’encourage pas l’entrepreneuriat et la prise de risque et des salaires qui vont avec.

            Je me rappelle d’Aubry dire se foutre de l’émigration de français : Se foutre des % de pib que ça coûte c’est déjà criminel, mais ne même pas s’interroger à plus long terme sur les conséquences en terme de croissance venant d’un parti qui revient au pouvoir en parlant à chaque fois de croissance et de renégociation des traités européens (cf Jospin en 1997) c’est juste énorme de connerie.

            Cdlt

      1. Black Mamba

        Pas que ça, l’Etat controle aussi le niveau du salaire. Si tu es chercheur ton salaire est déjà très en dessous des autres pays de l’Europe, alors que dire si tu vas au Canada ou USA

  18. Black Mamba

    Leur politique est déjà entrain de porter ses fruits
    les jeunes dentistes qui sortent de la FAC ne sont pas former à être des gérants
    A peine ils commencent des collaborations pour se faire la main URSSAF et Caisse de retraite les noient par des cotisations bien plus importantes que ce qu’ils ont réussis à gagner.
    On leur dit pas qu’il est préférable d’être en SEL non! Ils commencent leur activité en BNC et ils y restent
    Ils entendent parler de 35 heures, alors être en libéral pas question trop dure, ils vont vers la facilité ils se font engager par les mutuels où ils perdent leur libre arbitre à savoir qu’ils doivent penser aux patients, ils deviennent des bouchés pour le profits des mutuels . il y a un désastre sanitaire qui est entrain de se mettre en place

    1. mlallier

      Le désastre sanitaire a commencé dans les années 80, lorsque le pékin en place à ce moment a décrété que pour supprimer les maladies, il suffisait de diminuer le nombre des médecins.

    2. Black Mamba

      Oui, et pour faire face au futur retraite la Caisse de retraite de Chirurgiens dentistes s’est associés à celle des sages femmes.
      Les sages femmes qui sont à la retraite , elles ont vendu leurs petites pour bénéficier d’une retraite plus importantes.
      Comme ci le train de vie des sages femmes est identiques à celui des dentistes. Donc du coup les sages femmes se sont bien fait avoir.

  19. Guillaume_rc

    Comme tout le monde, je suis halluciné de voir que la citation de Peillon est véridique. Et Mélenchon a encore franchi un cap.
    Mais ce qui me fait le plus mal, c’est de voir que l’opposition actuelle, par je-m’en-foutisme d’un côté, par manque de couilles de l’autre, se tait. Pas un mot pour dénoncer ce fatras de débilité et la ruine de l’EdNat. Et surtout, surtout, ça fait quarante ans que ça dure et même quand ils sont aux affaires, ils laissent les fous piloter le navire.
    CPEF 🙁

    1. laglute

      Le camp d’en face attend sûrement que Moullande s’effondre sur lui-même, mais à mon avis, c’est un mauvais calcul. Si cela devait arriver, c’est Marxine qui ramasserait la mise, les français ayant goûté il y a peu aux socialistes de droite. Enfin, Marxine étant aussi une soc, alors ça ne changera pas grand chose…

  20. Pascale

    La lutte des classes a pris un nouveau nom pour ne pas effaroucher les citoyens. Maintenant on ne dit plus « lutte des classes » on dit « égalité ». Qui n’est pas l’égalité en droits mais l’égalité de conditions qui implique de voler à certains pour mettre dans la poche des autres. On est donc bien dans un conflit si cher aux marxistes.

      1. Aloux

        Rue 89 est de plus en plus débile j’ai l’impression, à moins que cette impression soit le fait des commentaires des lecteurs absolument consternants, par ex :
        « Oui et non. Vous n’avez pas tort, mais Hollande était là aussi pour parler de la réduction de la taxe sur les plus-values. C’est sur cette taxe que se situait la fronde des connards, euh pardon, des pigeons. Leur message était : à quoi ça sert de se bouger le cul si quand on réussit on ne peut pas se mettre de côté un joli pactole, quitte à le réinvestir ailleurs. Et là c’est effectivement de la cupidité. Il faut bien voir que la mentalité de l’entrepreuneuriat dans l’Occident a l’heure actuelle, c’est l’utopie capitaliste : le rêve d’avoir un jour une idée, de monter sa boîte, d’exploiter cette idée, d’en tirer un max et de devenir riche. »

        J’ai pris celle-la, mais en fait n’importe quelle autre aurait fait l’affaire.

  21. Mominette

    On connait le talent de la France pour faire fuir ses retraités ;
    On admire la manière dont elle expulse chroniquement ses cerveaux.
    On découvre que la moitié des 15-25 ans (les plus doués) n’envisagent pas de faire leur carrière en France.
    Grâce à Peillon, ce sont les marmots que leurs parent commencent à évacuer : certains choisissent l’enseignement par correspondance, beaucoup font la joie des pensionnats suisses, anglais, voire belges …

    Quand les dégoûtés s’en vont, il ne reste bientôt que les dégoûtants …

    1. peste et coryza

      Pour ça, il suffit de voir la dernière loi sur les jeunes chercheurs :

      – la version novlangue : tout chercheur contractuel (incluant les thésards) atteignant 6 ans d’ancienneté doit être titularisé.
      – la version telle que comprise par nos dirlos : thèse (3 ans) -> 1 post doc (1 ou 2 ans) -> licenciement, avec impossibilité de retravailler dans le même institut.

      Résultats : les jeunes chercheurs français se cassent à l’étranger.

    1. peste et coryza

      Mais non :

      Le renoncement et la pauvreté, c’est pour les gueux comme nous.
      Pas pour les élites comme Merluchon.

  22. gnarf

    Ce qu’ecrit Peillon au sujet de l’Ecole, qui nettoie l’enfant plus blanc que blanc pour le reformater dans le moule republicain… c’est une caracteristique typique du systeme educatif francais depuis une paire de siecles maintenant. L’ecole francaise, et plus largement la dynamique d’integration a toujours fonctionne de cette facon, en exigeant de l’enfant un effacement complet de son origine, un formatage complet au moule de la republique.
    Pendant tres longtemps ce moule fut catholique romain, maintenant il est laique…mais le probleme reste le meme. La France ne sait pas gerer les particularites communautaires, les immigres, autrement que par le reformatage complet.

    1. laglute

      M’ouais, c’est plus un reformatage des locaux vis à vis des nouveaux arrivants ( les fameuses chances ) que l’inverse…

  23. Black Mamba

    En Guyane j’ai été élevé par ma Grand-Mère paternelle , cette dame est illétré.
    Au départ, elle m’a mise à l’école car c’était obligatoire, elle était plus tôt fière de mes résultats scolaires. Petite je lisais énormément jusqu’au jours elle m’interdit de lire tout autre livre qui sortait du cadre scolaire.
    Je lui ai demandé pourquoi.
    Elle m’a répondu les livres t’apportent trop de connaissance, je ne veux pas que tu me revendiques des droits, de la liberté, tu ne dois pas penser. Non, tu dois juste être obéissante . Ce fut la claque de ma vie. J’ai passé mon temps à lui désobéir …

    1. Duff

      Sujet complexe. L’existence d’interdits est formateur, j’ai fumé des pets et depuis plus de dix ans je n’en ressens aucune envie de retenter. Idem sur le plan sexuel…

      L’existence d’interdits permet à celui qui s’en affranchit de stabiliser son jugement sur la fatale dictature de la norme : Est-elle justifiée? Quel seuil est-il acceptable? Où tracer la limite acceptable en société ou d’un point de vue plus personnel où cette limite peut-elle être placée dans l’éducation de ses enfants?

      Ce sont de grandes questions qu’évidemment l’école ne saura pas traiter, c’est de la farce intégrale. On en vient à un aspect que H16 ne traite peut être pas assez dans son billet : Oui il est inquiétant que l’école trace la normalité et donc la limite infranchissable à l’individu. Ce qui se ressent à lecture de ce papier, c’est qu’il est très dangereux de faire croire que l’expérimentation individuelle puisse être supplantée par une morale collective avec des lois généralisables à tous.

      C’est la raison pour laquelle j’ai parlé des excès individuels classiques comme la drogue, le cul etc. C’est évidemment à chacun de faire son propre parcours pour définir ses propres limites.

      Je trouve amusant que mes contradicteurs me trouvent très conservateur sans avoir la moindre idée de mon cheminement.

      L’EdNat aurait pour vocation de développer le sens critique, je pense que la pensée de Peillon ou d’autres, on en trouve à l’UMP aussi, c’est une tentative d’uniformisation et c’est en cela qu’elle est anti-libérale. Croire que le cheminement à la raison et à la critique est uniforme est parfaitement totalitaire et source de dérives extrêmement inquiétantes.

      Cdlt

      1. raimverd

        « L’EdNat aurait pour vocation de développer le sens critique »

        Impossible. C’est la fin de l’EdNat.
        Allez expliquer qu’il faut une éducation identique en sujets, pédagogie, durée pour des dizaines de millions d’enfants. Un lit de Procuste intellectuel, indispensable, gratuit et obligatoire.
        Et d’un autre côté que nos frères européens et nos frères immigrés sont immédiatement, ou quasiment très rapidement, nos égaux culturels, techniques, républicains, alors que leur diversité est une richesse.

  24. Martin-Lothar

    Je ne sais pas encore pourquoi mais j’adore ce « Marxine Le Pen ». Merci min fiu ach’table (c’est du picard hein !).
    Item, j’ai bien noté la « pensée » sibérienne, pour ne pas dire sibériste de ce môssieur Peillon (qui vint sans que nous le payons — ah ben si, on le paye tous les jours de notre galère et sans le savoir ou pas, ce genre de bourreau d’enfants…)
    On en reparlera ; c’est du moins mon souhait, ma foi, mon espoir, ma charité et j’espère, ceux de tous les êtres enfin libres et enfin responsables.
    Bien à vous.

  25. Fausto Consolo

    Chers concitoyens, très chers compatriotes,

    La République Française est gouvernée par le Peuple souverain.

    La morale n’a jamais été fixée (si ce n’est par la jurisprudence ?) contrairement à la Loi.

    Gloire au gouvernement qui va La fixer pour les siècles et dans le marbre.

    Elle le fut par le Livre, jamais par une entreprise humaine !

    Prométhéen est le défi que relève Mr le Ministre de l’Education Nationale.

    Que le Président de la République lui emboite le pas, et qu’ils impriment La Morale Laïque Française.

    Que celle ci brille pour mille ans et éclaire les foyers obscurcis, les citoyens égarés, les enfants ignorants.

    Qu’elle se répande dans le monde entier et que sa bienveillante emprise élèvent les femmes et les hommes de notre monde afin de nous conduire vers le progrès universel.

    Vive la France !
    Vive le Président de la République !
    Vive la Nouvelle Morale Laïque !

  26. Adusb

    Laïcité = nom de code pour faire passer les lois liberticides

    la vraie laïcité c’est simplement la séparation de l’état et des dogmes religieux

  27. Grass

    Le socialisme est un romantisme très pur et très droit, dont personnellement je reconnais toute la beauté dans l’esprit des jeunes générations (qui n’ont pas faim et du temps pour y penser…) qui le portent.

    Le problème c’est que le temps passant ce romantisme subit toutes les infortunes de la vertu…

  28. Grass

    Si la phrase de Peillon, dans la photo (sur les attaches pré-républicaines etc.) est vraie, alors c’est très angoissant; car on y retrouve tout le fatras totalitaire de l’homme nouveau; il suffit d’en garder la construction et d’y substituer quelques mots, pour pouvoir la mettre dans la bouche d’un nazi ou d’un stal’ grande époque.

    Quand un gourou vous promet la renaissance, il est temps de planquer ses miches. Cette phrase est vraie?

    L’école d’est débarassée de ses cours de morale il y a bien longtemps. Dommage qu’une telle régression s’opère.

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