Horreur et désespoir : l’UMP fait du soutien scolaire

Je suis assez surpris. Je m’attendais à un vent de folie sur la presse française lorsqu’on a appris, tout récemment, que l’UMP s’était lancé dans le soutien scolaire. Il y a pourtant tous les ingrédients habituels des polémiques stériles : de la politique politicienne, de l’éducation, des générations futures plus ou moins en danger, bref, tous les ingrédients qui assurent le spectacle…

Timbre commémoratif  "1 an de Hollande à l’Élysée"Mais ces derniers jours, avec le bel anniversaire fêtant la première année de Quinquennat Hollande se sont égrenées les nombreuses réalisations et les multiples promesses tenues du Président des Bisous, ce qui a pas mal occupé les ondes. Si l’on y ajoute les tracas atmosphériques, aériens même, de Moscovici et des finances d’un pays qui continue de s’enfoncer dans la médiocrité, ainsi que les rodomontades spectaculaires mais inoffensives de Mélenchon, on comprend que nos journalistes avaient d’autres chats à fouetter que s’occuper des velléités de l’UMP à endoctriner des gamins.

Oups.

Qu’ais-je dit là … Évidemment, vous l’aurez compris, lorsque le Parti Qui N’Est Pas Au Pouvoir (peut-on encore parler d’opposition ?) se mêle d’éducation, on ne peut s’empêcher de poser la question : ne serait-ce pas là un moyen qu’il a trouvé pour orienter discrètement et politiquement les élèves et leurs parents ?

Comme je l’ai dit, la presse ne s’est pas franchement emparée du sujet, mais heureusement, les quelques articles qu’on trouve sur la toile posent en effet cette même question et ne se gênent donc pas pour rapporter le « vent d’indignation » soulevé par une telle incartade de la politique dans les rangs des élèves auparavant si parfaitement à l’abri de tout prosélytisme de parti, ahem broum broum, kof kof kof. Comme de juste, les habituels effarouchés sont sur le pont : Olivier-Ronan Rivat, secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne, dénonce par exemple « une manœuvre politique » destinée à « manipuler les esprits » :

« Un parti politique, quel qu’il soit, n’a pas cette mission ! On peut s’interroger sur la motivation d’une telle démarche. »

Si l’on peut convenir qu’un parti politique n’a en effet pas pour mission de boucher les trous de plus en plus béants laissés par une Édulcoration Nationale en pleine déconfiture, que notre enseignant / membre de la Ligue de l’Enseignement Pas Du Tout Socialiste en vienne à s’interroger sur la motivation d’une telle démarche montre qu’on n’a pas à faire à la première des lumières : il est absolument limpide que l’UMP veut accroître son audience électorale et que ce moyen en est un aussi efficace que des tractages ou des collages d’affiches (et certainement plus que les lipdubs de niaiseux militants pondus avec cette ringardise qui en dit long sur la décrépitude mentale de ces partis politiques).

Cependant, de là à dire comme Yannick Trigance, un élu ouvertement socialiste (oui, pour rappel, en France, ils ne se cachent même pas), que cette opération serait dangereuse pour ce qui reste de laïcité dans le pays, c’est assez comique, surtout qu’il rajoute (la hontectomie, ça aide) :

« C’est, enfin, nier la liberté de conscience des élèves et mépriser, dans le même temps, les partenaires sociaux qui travaillent déjà depuis de longues années dans ce domaine. »

Et il est vrai qu’en matière de sabotage de l’enseignement, les partenaires sociaux et l’Édulcoration Nationale ont fait un fier travail ces dernières décennies ; par exemple, l’habile suppression par Vincent Peillon, en mars dernier, de l’apprentissage dès 14 ans démontre une fois de plus que le but de cette institution n’a jamais, jamais été d’amener les élèves à un niveau de compétence quelconque en vue de les aider, plus tard, à trouver leur métier, leur voie et une façon de participer à la société, mais bien d’en faire de joyeux citoyens prêts à répondre présent, bulletin de vote à la main, lorsqu’il s’agira de soutenir le Parti (peu importe qu’il soit de droite ou de gauche).

En cela, l’initiative de l’UMP est donc dans la parfaite lignée de ce qui existe déjà, que ce soit entrepris par les associations de parents d’élèves aux obédiences catholiques ou communistes ou par les partis politiques eux-mêmes, avec plus ou moins de publicité. L’éducation des enfants est une méthode bien trop efficace d’endoctrinement des cerveaux influençables pour être laissée aux seuls parents, enfin voyons !

L’UMP fait donc feu de tout bois pour tenter de convaincre un pays las des idioties républicaines, citoyennes, festives et socialistes qu’il n’est pas, lui, un parti républicain, citoyen, festif et socialiste. Bon. En fait, il est quand même républicain, hein. Et puis citoyen, parce qu’un parti politique pas citoyen, ce serait dangereux. Et logiquement, puisque citoyen, il est festif ce qui fait qu’il ne se distingue du PS que par le fait que le socialisme, chez lui, n’est juste pas assumé ou, disons, d’un parfum différent. Bref, l’UMP fait sensiblement la même chose que le PS, mais de façon marginalement différente.

JM DucomteUn partout, la balle au centre, donc ? Que nenni ! On peut aller plus loin dans les remarques idiotes et pour cela, rien de tel qu’un bon micro mou collé sous le museau d’un quidam. C’est la blague qu’a réalisée La Dépêche du Midi, délicieux canard local qui sent bon la garrigue, la lavande et les grosses carabistouilles politiques. Propulsant leur engin d’interview à proximité de Jean-Michel Ducomte, le président national de la Ligue de l’Enseignement Toujours Pas Socialiste Avec Une Cravate Délicieusement Seventies, ce dernier n’a évidemment pas pu s’empêcher de lancer quelques anathèmes bien sentis sur cette effroyable initiative du parti de droâte :

Je trouve ce projet scandaleux. Sur la forme et sur le fond, c’est indigne ! (…) Sur le fond, le problème est encore plus grave car l’histoire démontre que les seuls partis politiques à s’être aventurés en territoire éducatif sont les partis totalitaires et fascistes. (….) J’y vois l’expression de la «ligne Copé» et de l’extrême-droitisation de ce parti.

Oui, vous avez bien lu : que des bénévoles (militants de l’UMP) offrent, à qui le veut, un soutien scolaire n’est rien moins qu’une manœuvre totalitaire et fasciste. Le brave Jean-Michel de la Ligue de l’Enseignement Pas Socialiste Pour Un Sou a très rapidement gagné un point godwin, à plastifier par ses soins, dans les plus brefs délais (on pourra le lui faire parvenir en utilisant le timbre commémoratif ci-dessus ; le point Godwin, c’est du lourd, au moins 100g de mauvaise foi pure).

point godwin

Ducomte est tout remonté : toute cette belle laïcité qui va se retrouver amoindrie par les efforts fourbes et captieux d’un parti qu’il sait, maintenant, être de droite dure, extrême, méchante et veule, ça le tourneboule au niveau du vécu. En attendant, il est très embêté : légalement, rien ne peut être fait (pour le moment en tout cas) pour empêcher formellement des individus, aussi militants soient-ils, de fournir une aide bénévole à des élèves en perdition.

Et force est de constater que, même si les visées électoralistes de l’UMP sont assez évidentes, personne, depuis les guignols de la Ligue de l’Enseignement Même Pas De Gauche jusqu’aux militants de l’UMP en passant par les Journalistes Neutres Politiquement, personne ne remet en cause la raison initiale de ce soutien : la faillite complète de l’instruction publique. Par exemple, les socialistes sont, évidemment, vent debout contre la récupération de l’UMP, mais ne peuvent absolument pas se permettre de dire « C’est inutile, l’EdNat fonctionne très bien » : le constat de la catastrophe éducative du pays crève à ce point les yeux que plus personne n’imagine mettre réellement des bâtons dans les roues à toutes les bonnes volontés qui voudraient rattraper les élèves du naufrage éducationnel dans lequel ils sombrent, même si ce sont des bonnes volontés gravement politisées et pas marquées du Sceau Officiel Du Camp Des Bons.

Oui, l’Éducation Nationale est à ce point en perdition que maintenant, plus personne ne s’écharpe pour savoir à quel point telle ou telle enquête de niveau est mal ficelée. Plus personne ne s’occupe de contester la nullité des savoirs dispensés. Plus personne n’ose se lever pour brailler à qui veut l’entendre que le Monde Entier nous envie notre beau système d’éducation, gratuit, laïc, citoyen, festif et de plus en plus approximatif.

Maintenant, on en est à se chamailler pour s’assurer de la bien-pensance de ceux qui veulent limiter la catastrophe.

Édifiant, non ?

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Commentaires103

  1. NOURATIN

    Il est clair que le bourrage des crânes, le lavage des cerveaux et la propagande scolaire doivent rester l’apanage exclusif de la Gauche.
    D’ailleurs, pourquoi se décarcasserait-on à instaurer la « morale laïque » à
    l’école et au collège, dans le cas contraire?
    Dieu merci, l’Islam résiste…

    1. daredevil2007

      Mais oui, l’islam résiste… étant lui-même une forme de bourrage de crâne intense ;) Arrêtons là la propagande!

  2. LNB

    Edifiant. Pas un pour rattraper l’autre, c’est peut-être ça le pire. A moins que ce ne soit les générations perdues. Je suis sorti de ce système au plus haut sans m’être laissé endoctriner mais que de sanctions, que d’heures de colle pour insolence en cours d’histoire-géo, en philo, que de points (plus ou moins) discrètement retranchés de mes notes! Je saurai quoi faire de mes gamins…

    1. Black Mamba

      Si vous regardez qui sont les fondateurs vous observerez que ce sont essentiellement des entreprises publiques .
      Ils peuvent toujours donner des leçons….

    2. mlallier

      Ce site est le reflet d’un excellent bourrage de crâne à la sauce pastèque.

      Juste un petit exemple pioché dans ce site avant que j’aille gerber (le 8 mai, c’est de rigueur) : « moyens de transports (bus, métro, tramway, semi-remorque, péniche, vélo) »

  3. Le Parisien Libéral

    C’est vrai que ce sujet a échappé à la Une des différents médias.
    Peut etre parce que les enfants de journalistes, comme ceux de politiciens, ont deja massivement recours au soutien scolaire. Eux savent à quel point toute initiative visant à pallier la nullité de l’EdNat est bonne ?

  4. Mominette

    Le formatage des esprits à la bien-pensance est un souci majeur, et le domaine par excellence où la biodiversité est intolérable.

    Nos petites têtes blondes ne doivent en aucun cas être déviée de leur trajectoire, réussir trop bien (ce qui est arrogant et élitiste, pouah !) et il faut traquer partout et sans relâche toute véléité qualitative.

    Exemple frappant avec Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, une institution qui regroupe des enfants de 6 à 18 ans passionnés de musique, et assure à la fois une excellente formation générale, un goût du beau, des connaissances musicales exceptionnelles, et permet en outre à ses élèves de se produire sur des scènes internationales, 60 fois/an, et donc de visiter le monde, et de porter une image magnifique de la France. Insupportable !

    Pendant qu’on subventionne des rappeurs vomissant de pittoresques obscénités, les Petits Chanteurs se retrouvent sur un mystérieux « mur des cons » comme la gauche en bâtit si volontiers …

    Ces enfants, manifestement exploités par un capitalisme sans vergogne, doivent avoir un repos syndical de deux jours tous les 5 jours quand ils sont en tournée et doivent être salariés (même si leurs parents s’y opposent, ce qui est le cas).

    Inutile de dire que les billets vendus couvrent à peine les frais de déplacement, d’encadrement, et la scolarité en internat. Autrement dit, et malgré un certain mécénat, l’organisation centenaire va devoir mettre la clé sous le paillasson ! Ouf, encore un nid de non-délinquants détruit !

    A moins que ces Petits Chanteurs ne deviennent … d’ignoble « exilés vocaux » ??? Il doit bien y avoir dans les environs de Mechin, côté belge de la frontière, un château prêt à les accueillir :-)

    Je tremble … Ma petite de 6 ans a participé à la pièce de fin d’année de son école : dois-je l’inscrire comme « intermittente du spectacle » .

    En Hollandie, c’est « tous pour un, et la m… pour tous » !

    1. max

      Ca leur apprendra à parler un français désuet comme : « Va commettre le simulacre de la reproduction avec ton estimée génitrice », tandis que la nouvelle grammaire impose la forme  » Nike tamer », plus concise et adaptée aux environnements suburbains.

      1. Aristarque

        Va-t-en graffer à la bombe (de peinture, pour le moment, je précise à destination des âmes de midinette trop sensible) la première phrase! Entre le kilométrage de murs encore vierges à trouver et le tonnage de matos a charrier! D’ où cette extrême concision !

  5. Le Parisien Libéral

    Sinon, tu vas te facher avec tes lecteurs Girondins, Aquitains et Occitans . Tu as associé à cet emblème du Sud Ouest qu’est le Midi Libre des clichés typiquement sudistes du Sud Est (la lavande ? ;-) )

    1. Higgins

      C’est la remarque que je me suis fait. Il eut été préférable d’évoquer le cassoulet, le Madiran (j’adore) et le radicalisme (qui s’y connait également en carabistouilles mais est généralement plus discret et globalement, nettement plus efficace, pour son plus grand profit évidement…).
      Pour le naufrage de l’EdNat, j’ignorai la suppression de l’apprentissage dès 14 ans. Décidément, CPEF.

      Sinon, merci pour le point Godwin. Ça peut resservir.

    2. Roooh. Quel chipoteur. Ceci dit, tu as raison, j’ai lu « sud-ouest » et compris « sud-est ». Quel nigaud ce h16.

        1. Mateo

          C’est comme ces conneries de gauche et de droite… Ça veut rien dire, ces machins. Selon comme on est tourné, ça change tout! ;)

      1. Higgins

        En fait, en relisant ton billet, excellent au demeurant, je pense que tu aurais pu remplacer « horreur » par « angoisse ». Après tout, ce parti a plutôt été prodigue de ses efforts pour accélérer la chute actuelle.
        Pour ma part, j’en ai presque terminé avec cette entreprise à décérébrer qu’est devenue l’EdNat. Je serai particulièrement angoissé si je devais lui confier un petit bambin. Je connais plusieurs personnes qui ont d’ores et déjà sorti leur progéniture de ses griffes. Ils passent soit par des cours strictement privés, soit ils ont créés une structure idoine totalement indépendante de la tutelle publique (càd sans employer des enseignants payés par le ministère et en respectant au minimum les programmes officiels).

      2. Alex6

        Enfin c’est quand meme un peu sectaire cette distinction est-ouest et meme limite stigmatisant.
        D’ailleurs avec la meteo moisie que vous vous tapez depuis des mois, je propose d’inverser nord et sud afin que l’egalite soit respectee bon sang de bon soir. Les six premiers mois de l’annee, le sud s’appelera donc nord et inversement. Il est temps de stopper la stigmatisation des gens vivants au nord et sous la pluie, on veut l’egalitaritude dans ce pays oui ou m*****!?

    3. Mateo

      Les Girondins et Aquitains sont occitans ;)

      Et sinon c’est vrai que La Dépêche du Midi, c’est plutôt le Sud Ouest, point de garrigues et de lavande en ces contrées ;) Allez, sauf dans l’Aude.

  6. Emma

    Entièrement d’accord avec vous H16, le naufrage de l’ED nat est tellement patent qu’à Besançon par exemple, on n’enseigne même plus on fait une semaine sans écran http://www.ecole-rivotte.fr/ecole/bloc1et on pointe du doigt ces élèves sous influence libérale avec ordinateur, télévision, tablettes au cas où ils y trouveraient de quoi d’enrichir l’esprit et s’ouvrir l’intelligence.
    «Plus personne ne s’occupe de contester la nullité des savoirs dispensés.» Non, plus personne.

  7. Elphyr

    Petite erreur (je crois) : « C’est la blague qu’à réalisé La Dépêche… »; presque sur qu’il faille un a et non un à.

  8. Black Mamba

    Je trouve ce projet scandaleux. Sur la forme et sur le fond, c’est indigne ! (…) Sur le fond, le problème est encore plus grave car l’histoire démontre que les seuls partis politiques à s’être aventurés en territoire éducatif sont les partis totalitaires et fascistes. (….) J’y vois l’expression de la «ligne Copé» et de l’extrême-droitisation de ce parti.

    Moi, aussi je veux mon point Godwin
    Car j’estime que le gouvernement actuel mène une politique Nazisme.
    Je le dis et le proclame

  9. NoName

    Merci pour ce billet H16.
    J’ai surpris, à la médiathèque, un exemplaire du magazine Média, dont je ne sais pas trop ce qu’il vaut mais relativement alléchant dans les sujets des articles.
    Exécuté par des professionnels du journalisme sur le journalisme, ça titrait, en gras, en rouge et en capitale: « 74% des journalistes affirment voter à gauche ».
    On ne mettra évidemment pas en évidence le gros biais idéologique produit par cette politisation à sens unique d’une caste de la profession supposée donner une information neutre à ses citoyens.

      1. Aristarque

        Mais non! Dans le duo de Choisy le Roi! A ce propos, le Propagandastaffelnmunicipal porte à la connaissance des sujets du Maire en ce bon mois de Mai ou l’ on peut faire ce qui plaît, que les deux vont être regroupées au sein d’une unique plus moderne, meilleure hôtesse des nouvelles techniques de la communication, Bla Bla Bla… à construire, notre bon Don local devant choisir bientôt entre les différents projets à l’ auguste attention de lui soumis. La plus vieille des deux, celle promise à la démolition, étant clairement datée des 70′, on voit le souci d’ économie de la municipale équipe qui proclame d’ ailleurs a longueur de colonnes que ce n’est pas parce qu’il y a une crise terrible en France et ailleurs que les Choisyens(nes) -terreur des dyslexiques- doivent en subir le contrecoup.
        Ma taxe professionnelle ne vous le confirmera pas…

    1. Aristarque

      Doit dater un peu, ce canard!
      Pas sûr qu’il y en ait encore autant qui soient fiers de revendiquer ce choix, surtout que les lignes éditoriales des Pravda et autres Izvestia dévient de plus en plus fréquemment…

    1. Black Mamba

      +1 pour l’article
      La Gauche s’acharne à vider les têtes et le peu qui ont une cervelle quittent cette France.
      Il ne restera que des bêtes de sommes faciles à manœuvrer.

      1. max

        Lire le commentaire de l’article par le sieur Rémi Gilbert, ça vaut son pesant de peanuts :

        « L’école ne valorise qu’une forme de langage qui est socialement construit, la forme sociale scripturale et orale scolaire, qui est la même dans les milieux favorisés… et donc bien différent dans les milieux populaires. Mais c’est un arbitraire culturel, la forme de langage des dominants n’est pas naturellement la meilleure, c’est simplement celle qui s’impose comme étant légitime. »

      2. Théo31

        Faciles à manoeuvrer ? On verra ça quand il n’y aura plus d’argent gratuit des autres pour les tenir en laisse.

        Cinq ans de bolchevisme en Russie se sont soldés par une explosion du banditisme.

    2. Jeanpierre

      Apparamment, c’est un ponte dans son domaine. Je comprends que le voir saboter par une horde d’aigrefins le défrise. Néanmoins sa petite phrase sur le néoultra libéralisme à l’école, j’ai envie de dire : WTF ( « Si on entend par libéral l’application d’une vision néolibérale de l’économie, celle du capital financier qui dirige aujourd’hui l’économie, alors l’école est ultra libérale…. »). Depuis quand l’EdNat est-elle libre? A moins que je ne comprennes pas sa phrase, ce qui est très possible car c’est un philosophe.

      1. Nocte

        J’ai tiqué aussi. Il y a une partie que je trouve fort bien mais certaines phrases me laissent une impression étrange (probablement aussi liée au fait que son état des lieux ait été publié par l’humanité ce qui n’est jamais bon signe)

    3. Zorglub

      Vous êtes sérieux?! Lisez un peu la suite de l’article affirmant que l’école est « ultra libérale »… Le jugement a beau être dur, ce « philosophe » se piège lui-même en reprenant la bouillie idéologique prétendant que l’économie « ultra-néolibérale » et le « capitalisme financier » sont à l’origine de tous nos maux!

      1. max

        Le début des problèmes ce n’est pas le capitalisme, ce sont les bulles de dettes privées aux US et nombre d’autres pays européens pour alimenter l’immobilier avec des leverages bancaires hors sol. Tout le blabla sur la séparation des activités bancaires ou la vilaine spéculation est inutile et périplaquiste puisque ce qui s’est effondré
        ce sont des marchés considérés comme non spéculatifs. Le plus drôle étant que les blogs les plus lus comme Jorion ou Berruyer font florès avec ces thèmes.

        « Guillaume Plantin. Il y a une chose qui m’irrite dans
        la façon dont la fi nance est perçue dans le débat public en
        France, c’est l’idée que nous pourrions séparer la « bonne»
        fi nance, qui fi nance l’économie réelle, de la « mauvaise »
        fi nance, la spéculation, qui est considérée par beaucoup
        comme étant inutile par essence. C’est de l’obscurantisme
        pur et simple. »

        http://www.tse-fr.eu/images/TSE/Actu/tse-mag-2-2012-13-fr.pdf

  10. Ayunkel

    « mais bien d’en faire de joyeux citoyens prêts à répondre présent, bulletin de vote à la main, lorsqu’il s’agira de soutenir le Parti (peu importe qu’il soit de droite ou de gauche) »

    Hahahahahahahaha ! On me rappelle dans mon oreillette les chiffres de l’abstention: 20,5% pour la dernière présidentielle, 43% pour les législatives, municipales 33.5% et après on rigole: européenne: 59.5%, régionales 53.6%;, cantonales 55.6% ….

    Source: http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/7EB7E45F23E545629454F8FDF2A44E3F.aspx

    Sinon j’aime bien ce passage de Will Hunting: https://www.youtube.com/watch?v=EDlfC19_58Y
    Rien ne vaut le fait (rarissime) de penser par soi-même

      1. Ayunkel

        (on se tutoie maintenant ? Ok pourquoi pas)

        Qu’encore une fois vous entretenez la confusion entre social vs libéral et Gauche vs Droite. Vous critiquez le socialisme institutionnel dans un article sur l’aide à l’école de l’UMP. Nous sommes d’accord sur le fait que l’école est dans un état de délabrement avancé et qu’elle devrait instruire et non éduquer (le nom même de l’EN m’agace) mais la corrélation EdNat-politique que vous vous acharnez à établir n’est pas probante.

        L’école ne produit pas de « bon citoyen » qui répondrait présent (cf abstention) ni ne préfigure du camp politique (le 50-50 gauche/droite). Après que ce deux camps soit maintenant tellement proche l’un de l’autre idéologiquement que l’on peut les confondre, oui ! Mais aucun rapport avec l’aide scolaire.

        En gros si je résumais sous l’angle de la sociologie je dirais que je suis dans le camp de (feu) R Boudon et vous de P Bourdieu en ce qui concerne la scolarité.

        1. « a corrélation EdNat-politique que vous vous acharnez à établir n’est pas probante.  »
          Lol.
          Vous devriez relire Peillon (l’actuel patron du bousin) dans le texte. Ca éclaircirait un peu vos « idées ».
          Que l’école échoue (en plus !) à sa tâche de produire du bon citoyen qui vote n’est en rien une preuve que ce n’est pas son but. Quant à la tirade bourdieu/boudon, c’est vaguement amusant mais si délicieusement périplaquiste qu’elle se fond avec le reste de votre commentaire.

          1. Pere Collateur

            Ça veut dire quoi « périplaquiste »? Même groggle ne connait pas…

            Sinon, le constat de Ayunkel est intéressant: Apparemment les tentatives de produire du citoyen festifs en batterie votant pour le camp du bien est une lamentable foirade.
            Et quand on pense que ça n’est que le début, on peut en déduire que l’efficacité de l’edNat, quelque soit la mission qu’on lui colle, tend vers le zéro absolu.

            100 milliards par ans pour ça tout de même. Ça mériterait de faire la une du 20h tous les soirs ça!

          2. Ayunkel

            J’adore votre verve.
            On vous sort des chiffres et des arguments et vous répondez « lol ». Je vous verrais bien dans la « tirade » bien connu d’un Cyrano de Bergerac ….

            Je connais bien Peillon et sa doctrine et j’ajouterais que ma culture sur le sujet ne se résume à la propagande (également inique) de Contrepoints. Mais si Peillon le dit alors cela devient automatiquement vrai je suppose ?

            Sinon si on revient sur le sujet, il se trouve que mes activités professionnelles m’amènent à travailler avec JL Moudenc (l’instigateur du « bousin »), autant qu’avec P Cohen, et donc je pense connaitre et maîtriser bien mieux le sujet dont vous parlez qu’au travers de la lecture de quelques « pignoufferies de presse » comme vous les appelez et auxquelles apparemment cela ne vous empêche pas d’accorder du crédit quand cela arrange.

            Mais si avoir un point de vue (légèrement en plus) différent du votre devient un crime de lèse majesté, je m’en abstiendrais bien volontiers à l’avenir …

            C’est vrai qu’après tout le libéralisme n’encourage pas la diversité de point de vue qui devient « délicieusement périplaquiste »

            1. Là, vous voyez, vous êtes autour du pot, périplaquiste, comme je disais. En fait de chiffres, vous me dites : oh, les gens ne votent plus, DONC l’EdNat ne fait pas des citoyens.

              Vous n’avez absolument rien à répondre à ma remarque, pourtant évidente, que le fait que l’Ednat échoue à former des petits citoyens qui votent ne constitue pas du tout une preuve que ce n’est pas son but (mais plutôt une preuve de sa nullité, même en ce domaine – ce qui serait presque rassurant si ce n’était pas une constante visible pour tout le reste aussi). Vous ne pourrez le prouver, pour des raisons de logique formelle, bien sûr, mais aussi parce que, au-delà de votre argument d’autorité ridicule (qui fera aussi bien rire mes habitués), vous devez avoir quelques notions d’histoire et que la formation des citoyens est bel et bien dans les buts de l’EdNat telle qu’elle fut créée jadis, but qui perdure bien (et Peillon en est une preuve vivante, manifestement une épine dans le pied pour vous).

              peillon

              Je ne suis pas surpris. Les gens qui savent faire un peu de logique (et évitent de se prendre les pieds dans le tapis entre les corrélations, les causalités, les inférences) sont de plus en plus rares. Vous venez pour illustrer…

              Et pignouferie ne prend qu’un F. Parce que.

          3. Mateo

            « Apparemment les tentatives de produire du citoyen festifs en batterie votant pour le camp du bien est une lamentable foirade. »

            Je trouve que ça à aimablement marché, au contraire: TOUS les partis politiques sont étatistes, car la demande électorale est devenue 100% étatiste. Je trouve que c’est donc un véritable succès.

            Si je me rappelle, avec le recul, mes années de scolarité, je m’aperçois que j’ai subi un véritable endoctrinement, pas (ouvertement) socialiste non (enfin, sauf pour certaines matières et certains profs), mais 100% étatiste ça oui!

        2. Black Mamba

          L’idée n’est pas d’aller voter mais nous voulons une vrai liberté de choix de ce que l’on faire apprendre à nos enfants.
          Cette foutu laïcité n’est qu’un prétexte de mettre tout le monde dans même moule, or quand « tout le monde pense pareille personne ne pense ».
          Or dès que l’on manifeste pour dire notre désaccord nous avons devons des gouvernants autistes. Donc peu importe que l’on aille voter ou pas !!.

        3. Black Mamba

          Je mets aussi ce texte, il vient d’une personne qui trouve aussi qu’il y a un sérieux blocage pour des idées nouvelles ou différentes

          ODE 3 mai 2013
          cher monsieur
          merci pour vos billets qui se lisent toujours avec intérêt et jubilation. Cette affaire ainsi que les quelques commentaires que j’ai lus me font penser à vous suggérer de venir vous pencher un jour, cher analyste patient et drôle de la bêtise humaine, sur la guerre entre l’enseignement public et l’enseignement privé.
          Dans le domaine de l’enseignement, donc, où j’officie, la situation va également très mal: on en est à recruter des profs ayant eu 6 au CAPES dans la matière qu’ils vont enseigner… ou à en recruter via des annonces à Pole emploi, faute de candidats.
          Même les grands établissements privés, traditionnellement formateurs d’une élite plus à droite que celle issue de l’enseignement public, renient ce legs en professant des opinions plus à gauche que la gauche ou n’ont de toute façon plus assez d’argent pour entretenir leurs locaux ou faire quelque innovation que ce soit. L’avantage malgré tout, c’est qu’il peut s’y trouver un directeur ou une directrice entreprenant(e) malgré tout, et donc de belles surprises, dans la mesure où un lycée peut se gérer comme une entreprise: tel lycée par exemple, pour conserver une fiilière littéraire et malgré tout garder ses 100% de réussite au bac, imagine de proposer une option cinéma en signant un accord avec une école de cadrage ou de montage afin d’assurer des débouchés aux élèves: on est là dans une vraie stratégie entrepreneuriale, avec une prise de risques décidée en fonction de valeurs et de résultats.
          Bref, une situation très inquiétante. Des possibilités cependant.
          Mais une guerre idéologique hallucinante qui empêche finalement toute évolution: les gens du privé n’aiment pas ceux du public et ceux du public n’aiment pas ceux du privé. A tel point que, par exemple, si un établissement public qui ne trouve aucun professeur veut recruter un enseigneant du public qui, lui, ne trouve aucun poste correspondant à ses diplômes, c’est la direction diocésaine qui risque d’y opposer un refus, et l’inverse serait vrai aussi.
          sans parler des nouvelles venues, les écoles hors contrat, vivier passionnant de recherche pédagogique, d’autant plus passionnant qu’il vit et prospère sans aucune subvention. Des parents de tout bord, des très catholiques français-de-souche aux mères de Villeneuve la Garenne, sont intéressés par l’entreprise. Qui répond à un vrai besoin des vraies gens, à un vrai désir de la majorité des parents de trouver un enseignement correct et adapté à leurs enfants. Des personnes prêtes à payer un peu plus (pas tellement plus) pour bénéficier de cette offre.
          cet enseignement hors contrat se voit comme une bonne occasion pour l’enseignement sous contrat de se remettre en question, en tout cas d’être amené lui-même à se renouveler, à ne pas vivre sur ses acquis.
          le croirez-vous? Cette belle initiative, totalement au service des gens, est excessivement mal perçue par beaucoup d’acteurs de l’enseignement public ou privé, et par un certain nombre de « nos concitoyens ». On parle de dérive fasciste!!
          Le croirez-vous également? c’est en train de changer! « les gens » se rendent compte qu’on leur ment… tout doucement.
          Le croirez-vous encore? Le « service public » n’est pas au service des gens, en fait. Mais d’abord de la préservation d’une idéologie.
          pardon pour cette digression.
          Répondre

          1. Higgins

            Une très récente conversation corrobore la dérive malsaine (le mot est très faible) de l’EdNat sauf que cette dérive touche maintenant de plein fouet l’enseignement supérieur. Dans une Faculté de droit d’une grande ville de province (et qui sert a priori de maître étalon en la matière), les résultats des premières années sont proprement catastrophiques avec une moyenne générale inférieure à 6 sur 20. Pour corriger autant que faire se peut cette dérive mortifère, des mesures ont été prises. En Licence, et cela a été annoncé directement par la direction de la fac, en place des traditionnels examens, les étudiants sont invités à passer un grand oral où ils peuvent être interrogés sur 6 matières fondamentales, chaque matière faisant l’objet de 5 sujets, soit 30 sujets au total. L’étudiant est interrogé uniquement sur un (1) sujet, la note obtenue valant pour les cinq autres matières. A l’issue de l’oral, il subit également un entretien que je qualifie, faute de mieux, de motivation. Les bons élèves se font amputer de 1 à 2 points sur leur moyenne générale (à moins que ça ne soit sur chaque matière évaluée – je manque de précisions sur ce point-) afin de remonter les moyennes des élèves plus mauvais. L’ensemble permet à l’université de ne pas louer des salles immenses pour faire passer les examens programmés, de payer d’innombrables jurés à corriger des copies et globalement, de faire de substantielles économies tout en affichant des taux de réussites à faire envier un candidat soviétique lors d’une élection dans feu l’URSS. Je vous laisse deviner le niveau de motivation des bons étudiants et le niveau d’excellence des étudiants plus médiocres…
            CPEF

          2. Jeanpierre

            J’ai pas vraiment compris quelle idée générale monsieur « ODE » voulait développer. Ce qui est sûr, c’est que ses enfants (s’il en a) sont en école subventionnée. Je suis passé par les écoles hors contrat et quand ce cher monsieur parle de « personnes prêtes à payer un peu plus (pas tellement plus) pour bénéficier de cette offre », le « pas tellement plus » me bouffe. Soit il parle de la différence école hors contrat- sous contrat. Soit il vit dans une bulle socialiste.
            En attendant, on pourrait dénoncer une situation de monopole du même tonneau que la Sécu. On cotise pour l’école et le niveau est tellement nul que ceux qui le peuvent doivent repayer une école pour un enseignement correct. C’est injuste! C’est collectiviste! C’est sclérosé! c’est foutu! je hais les socialo!

          3. ODE

            @jean-pierre
            je reconnais volontiers que mon propos n’est pas clair… je n’ai pas le talent de h16…
            de plus, non mes enfants ne sont pas en école subventionnée! Sous contrat pour le moment: dans l’établissement dans lequel j’enseigne moi-même (rassurez-vous, devant mes élèves, je suis claire dans mes propos) (eh oui, clairE car je suis une madame ODE)
            je suis bien d’accord, il est injuste que les personnes désirant choisir l’enseignement qu’elles veulent pour leurs enfants doivent payer l’école 2 fois, une fois par l’impôt et une fois en payant l’école. La Fondation pour l’école d’Anne Coffinier propose une série de solutions alternatives à ce problème, notamment les charter schools ou le chèque éducation: http://www.fondationpourlecole.org/fr/publications/quelles-solutions-pour-r-former-l-cole.html
            Cependant, par cette participation financière, nous savons du coup quel prix nous attachons au savoir, non? Elle est injuste, mais pas mauvaise en soi – les parents qui font ce choix de payer plus… font un choix, justement, càd exercent leur liberté.
            De plus, les écoles hors contrat veillent souvent à ne pas imposer de trop lourdes obligations financières aux parents, c’est pourquoi elles sont obligées de faire attention à avoir un budget très strict (pas de sorties scolaires, pas d’activités en surnombre, par exemple) et du coup je connais des personnes qui ne gagnent pas spécialement bien leur vie, ce n’est rien de le dire, mais qui peuvent néanmoins faire bénéficier leurs enfants de ce genre d’école. Ce qui me fait dire que le surcoût n’est pas si important qu’on le croit.

            Ce qui me sidère, c’est que, comme le dit notre hôte, tout le monde s’accorde à dire que le niveau scolaire est calamiteux. Mais que, quand certains proposent des solutions, intéressantes, non partisanes (dans le cas par exemple de la « fondation espérance banlieues » http://www.liberte-scolaire.com/reportages-et-tmoignages/a-montfermeil-lecole-pilote-alexandre-dumas-rend-joie-et-confiance-aux-familles/
            personne ne peut dire que la fondation cherche à travers son action à endoctriner qui que ce soit??? ou à se faire de l’argent?), on regarde d’abord le bord politique de l’association avant de décider si on va dire que c’est bien ou pas bien.

            ça, c’est renversant. ça me sidère.
            Heureusement que ces inquisiteurs bornés n’existaient pas au temps de St JB de la Salle… de la création de la Sorbonne… ou même de Charlemagne. Tut tut, des catholiques qui voulaient élever les intelligences en leur apportant les lumières de la raison, un saint qui voulait permettre aux plus pauvres d’accéder au savoir malgré leur pauvreté, un roi qui blâmait les enfants de riches qui ne travaillaient pas et félicitait les pauvres qui étudiaient correctement… certainement des obscurantistes désireux de soumettre la population…

            c’est pas comme Peillon, lui, il ne veut que la liberté de nos enfants, n’est-ce pas?

            Et merci pour cet espace d’expression sur un sujet tellement « clivant » qu’il ne faut surtout rien faire pour trouver une solution au problème de peur de passer pour un fasciste.

        4. Alex6

          Tiens, un cretin? ca faisait longtemps, comme quoi il suffit de parler EN pour qu’ils debarquent en nombre. Un hasard sans doute…

    1. max

      Cette expression de penser par soi même est assez ambigüe, l’enseignement c’est surtout et d’abord de comprendre des textes écrits par d’autres. Beaucoup utilisent ce prétexte de penser par soi même pour ne rien penser et ne rien enseigner…

      1. bob razovski

        Vous avez raison.

        Et j’irai plus loin. Avant de penser, il faut acquérir le langage. Il faut disposé de vocabulaire. Et du vocabulaire adéquat. Cela ne se fait qu’en étudiant ces textes écrits par d’autres, et le plus possible.

        En tripotant le vocabulaire dès le plus jeune âge, en restreignant l’accès à tous les savoirs sous prétexte de laisser « penser par soi-même », on formate d’autant mieux la future pensée.

        Par exemple, comment parler de liberté si on n’a jamais entendu ni lu ce mot ?

        1. Pandora

          Il faut acquérir le langage et l’orthographe : ça sert à se faire comprendre des autres !!!

          Il faut disposer (infinitif après il faut, svp).

    2. JS

      L’endoctrinement socialiste dans le pire des cas ou « seulement » etatiste dans le meilleur est une dure realite du systeme educatif francais.

      Il suffit d’aller un peu voir ailleur pour que ca vous saute a la figure.

      Dans ce contexte la remarque sur le mode « vous devriez penser par vous même » est tres croustillante quand on voit a quel point l’EdNat est un moule qui formatte les esprits depuis la plus tendre enfance..

      C’est juste effrayant de voir le mode unique de pensee de tous ceux qui sortent de 15 ans d’enseignement public (dont j’ais eu fait parti evidement).

      Par ailleurs l’utilisation du mot « inique » est tj tres revelateur, il rejoint generalement rapidement le mot « nauseabont » dans la bouche de celui qui le profere.

      Bien a vous

      P.S: excusez les fotes d’aurtograffes, 15ans d’EdNat laisse des traces..

  11. Nocte

    y a un truc qui m’éclate… pardonnez ma stupidité par avance…

    on a donc un parti qui s’ engage sur le soutien scolaire.
    on a des types qui trouvent ça déplacé avec une touche de godwin.

    ils sont donc contre l’existence de l’éducation nationale ? ( ben oui, un parti qui arrive au pouvoir récolte l’ednat donc il définit carrément ce qui doit être appris… alors qu’elle est la différence entre l’éducation nationale dirigée par un parti et un soutien scolaire diligenté par un parti ? hormis une histoire d’urne ?)

    1. Franz

      Ben oui. C’est clairement ça.

      En fait il sont contre l’UMP parce que c’est l’UMP (donc la droite, donc le mal) et pour le PS parce que c’est le PS (donc la gauche sociale, donc le bien). Pour eux, rien n’existe en dehors de ces deux pôles et les idées sont accessoires (ils ont les mêmes, à un pouillème près, et ils le savent).

      Quand le PS fait un truc c’est bien, c’est social, quand l’UMP fait un truc c’est mal, c’est libéral (y compris des trucs totalement anti-libéraux, mais bon… Sarko est libéral en France, alors bon… )

  12. Aristarque

    Ah,Normal 1er, son premier anniversaire de prise de pouvoir!
    Quel bruit!
    Quelle fureur!
    Quel tumulte!
    Quelle liesse populaire!
    Quel cortège pour la descente triomphale des Champs Elysées!
    Quelle adoration dans les yeux émerveillés de ses sujets contribuables à l’ évocation de l’ amorce de début de commencement de l’entame de son grand oeuvre qui va se développer sur cinq ans!
    Quel magicien d’ avoir instauré une austérité si peu dolore, sauf pour ces vilains riches qui font rien qu’encombrer la France comme les savants il y a deux siècles!
    Quelle satisfaction cependant qu’il ne soit pas allé au Panthéon contempler sa future place, le bruit ayant couru d’ un complot visant à l’y assigner de suite!
    Ebaubis nous fûmes!

  13. Lieutenant X²

    Pendent ce temps Monsieur Peillon avec as moral laïque, ses aménagement du temps scolaire, son amour du gender et de l’endoctrinement national nous prépare un bon petit programme de lavage de cervelle dès la maternelle. Parce que vous comprenez : « les enfants n’appartiennent pas à leurs parents mais à l’Etat » (Laurence Rossignol). Et que la République s’installera à long terme grâce à l’enseignement de la religion laïque et républicaine à l’école (V. Peillon dans Le Monde des idées).

  14. Pascale

    La photo de Toumou sur le timbre poste est prémonitoire et illustre parfaitement le bonhomme : les bras ballants à ne savoir qu’en faire, inoccupés

  15. Pascale

    « Un parti politique, quel qu’il soit, n’a pas cette mission ! On peut s’interroger sur la motivation d’une telle démarche. »

    Remplaçons « parti politique » pas « état » …

  16. Black Mamba

    Personnellement, j’ai vécu une période difficile avec ma fille aînée.
    Il y a quinze ans nous avions déménager d’urgence dans un département car une superbe offre de reprise d’un fond de « commerce » s’offrait à nous.
    Dès le départ j’ai voulu mettre mon aînée dans l’école privée mais mon époux ayant un très bon souvenir de l’enseignement publique a refusé.
    Elle entrait en sixième hors ce que l’on ne savait pas c’est qu’on était dans une ZEP Zone d’Education Prioritaire. Une catastrophe: toutes les bonnes bases d’apprentissage que j’avais eu dans l’enseignement privé était « interdite »
    Quand je lui demandais :
    développer ses arguments en Math , les enseignants lui disaient que ce n’était pas la peine.
    D’apprendre ses formules par cœur : Non
    De revoir ses leçons: Non
    Elle avait des 18 à 16 de moyenne
    Je lui disais de se méfier de ses « excellents » résultats . Rien ne la faisait changer d’avis car ses profs disaient que j’exagèreais.
    Mon mari ne voulait pas croire que j’avais raison.
    Arrivée au lycée, et bien cela n’a pas raté elle avait les résultats les plus médiocres , elle était tellement désespérée car elle avait cru en ses précédents professeurs.
    Elle a failli s’arrêter là. Elle ne voulait plus continuer ses études, elle manquait au fur et à mesure toute les matières.
    Elle était même devenu violente vers ses profs surtout celui de math car il était incapable de lui donner un enseignement pour rattraper toutes les lacunes .
    J’ai du lui donner des coup de pied au Q.
    Je l’emmenais à l’intérieur de l’ établissement jusque dans l’entrée de sa classe.
    J’appelais le lycée à des différentes pour leur demander si ma fille était bien présente .
    Cours particulier intensif, redoublement, cours pendant les vacances scolaires. Programme étudié d’avance.
    Il y a eu des larmes, de la colère contre sa tiranique de mère.
    Elle a eu son BAC S
    Maintenant , elle fait des études d’ingénieurs. Elle peine beaucoup mais elle est contente que je ne l’ai pas abondonnée.
    Je ne sais pas si elle va réussir mais au moins elle essaie.
    Les autres enfants sont dans le privé .

    1. Eole

      @black mamba: cela me rappelle mon neveu qui avait commencé l’anglais, mais avait de très mauvaises notes. Mon frère me l’avait envoyé pour les vacances de Noel, nous avons étudié tout le bouquin en expliquant la grammaire et en apprenant par coeur la conjugaison. A son retour, la prof. tout étonnée de ses notes maximales, pensait qu’il avait été en Angleterre. Mon neveu lui a seulement répondu qu’il avait appris par coeur et grammaire et conjugaison. La prof. a répondu: hum… c’est une méthode, ce n’est pas la mienne!!!

  17. gem

    Ah mais non. Félicitons notre ami Jean-Michel Ducomte d’avoir dit la vérité, et soutenons sa demande de suppression du ministère de « l’éducation nationale », invention de Mussolini et « la plus fasciste » de ses réforme.
    Bon d’accord, il ne l’a pas vraiment demandé, mais c’est tout comme, vu comme il fustige l’emprise politique sur l’éducation.

  18. Meritopheles

    L’action en elle-même est louable, bien qu’évidemment politisée, mais comme h16 le souligne, aux vues des réactions des politiques ou fonctionnaires de l’EdNat, il y a une totale acceptation du déclin de l’éducation nationale, sans que personne ne s’en émoi (pas sur de cette orthographe…) .
    Il y a quelque chose de plus « drôle » , c’est que l’on constate une baisse du niveau des programmes chaque année et parallèlement une augmentation du besoin de soutiens scolaires.
    En d’autres termes, c’est de plus en plus facile, mais les élèves y arrivent de moins en moins. C’est un paradoxe intéressant.
    Pour éviter d’être traité de vieux réac nostalgique (« C’était mieux avant! ») , je tiens à préciser que j’ai passé mon Bac S il y’ a moins d’une poignée d’années , au regard de mes moyennes sur la terminale, jamais au grand jamais, je n’aurais dû l’avoir (encore moins bon que vous pouvez l’imaginer), pourtant, j’ai choppé une mention, avec des notes dans les matières scientifiques défiant toute concurrence …

    1. Pascale

      Dans les 70’s 20% des jeunes possédaient le bac. Aujourd’hui c’est 85%.

      À l’époque c’était un privilège, il est vrai réservé aux élites et un « bachelier » forçait à l’admiration.

      Aujourd’hui, je considère que c’est presque une honte de l’avoir. Je préfère que mon fils ne l’ait pas eu mais qu’il soit entrepreneur, qu’il bosse et qu’il réussisse, ce qui est le cas. Je suis réellement fière de lui.

      Par contre, c’est plus fort que moi, quand on me dit que son enfant est en master 2, j’ai un léger sentiment de mépris qui m’envahit… J’ai le sentiment que ce master ne signifie absolument rien et que c’est le vide total.

      1. Black Mamba

        Heureusement que non. Sinon nos jeunes diplômés ne seraient pas acceptés dans d’autres pays. Peut-être que le niveau d’étude universitaire a baissé, je n’en sais rien .
        Pour moi, je suis d’accord avec toi, il y a d’autre voie que le BAC mais c’est navrant de devoir avoir ce BAC pour entrer dans les universités, grandes écoles.
        Pour avoir une chance d’être pris il fait avoir un bon dossier scolaire depuis la seconde.
        Sinon ce n’est même pas la peine!

        1. Peste et coryza

          @Pascale

          Avant, avec le bac, on trouvait un poste de cadre.

          L’inflation des diplômés a aussi été le souhait des entreprises, d’avoir de la main d’œuvre très qualifiée nombreuse donc moins chère.

          De plus, comparez le niveau intellectuel des bacheliers d’alors avec ceux d’aujourd’hui…
          Le bac a été rabaissé, c’est un fait. Les employeurs s’en sont rendus compte, puisque ce diplôme ne vaut rien aujourd’hui.
          La licence est en train de d’être rabaissée, sous prétexte d’empêcher l’écrémage en fac…
          Le master et le doctorat signifient encore quelque chose.

          A mon sens, il vaut mieux regarder le concours général que le bac pour jauger du niveau d’un élève.
          Sinon, pour enter en fac, il reste les bac pros, les BTS et IUT.

  19. Biglou

    L’Ednat est un nid à sophistes ( c’est une insulte , intellectuellement parlant ) J’y suis resté jusqu’en Seconde. (j’ai eu mon bac il y a un an. ) Les deux dernières années se sont déroulés dans le privé sous contrat. Et horreur ! Là-bas , c’est le prof qui est roi. On dit monsieur ou madame. On respecte le corps enseignant et il vous traite comme un adulte. Là-bas , nous étions responsabilisés. On travaillait ! Bien entendu , l’endroit était bien politisé à droite, mais avec un peu de jugeote, on savait faire la différence. La méthodologie scolaire des lieux nous obligeait à réfléchir par nous-même, à condition bien sûr de le vouloir. Malheuresement , il s’agissait là d’une école payante , et pourtant , les infrastructures n’étaient pas de toute première jeunesse, mais les profs eux , étaient comme des poissons dans l’eau. Heureusement , le meilleur des mondes , promis par nos politiciens finira par balayer tout ça . Tous partis confondus.

    1. Hum. Disons que si l’on se place dans les prochaines 5 années, c’est probablement vrai. Dans les 10 ans qui viennent, il va y avoir du remous. Et dans les 25 prochaines années, je pense que la nature même de l’enseignement, des diplômes et de la société sera suffisamment différente pour que ce genre de « prédictions » soient complètement impossibles.

    2. Eole

      @jacqueshenry: il faut savoir que le « college degree » aux Etats-Unis est à peine l’équivalent d’un bac quelconque en France!

  20. Stephane

    Je ne sais pas si tel ou tel soutien scolaire aura du bon, ce que je vois à travers la scolarité de mes enfants, c’ est l’ exemple qui leur est donné par des cohortes de profs. Vendredi le collège de mon fils sera ouvert et les profs présents ont prévenu: si vous n’ êtes que 5 en classe je vous mettrai un film mais je ne vous ferai pas de cours…bel mentalité, au lieu de mettre en valeur les 5 élèves présents en leur faisant un cours DE L’ESPACE DE LA MORT QUI TUE, un truc inhabituel qui prouverait tout simplement qu’ ils aiment leur métier, et ben non, non non, les pauvres élèves auront le droit de se faire royalement chier entre heure de permanence et film à la con.Tant pis si les quelques parents auront bataillé toute la semaine pour convaincre leur progéniture, tant pis si ces profs sont un tout petit peu mal à l’ aise en la jouant tout de même comme ça, tant pis. Après tout, beaucoup de parents trouvent pratique de ne pas envoyer leur gamin à l’ école ce jour là, les profs le savent, tout le monde est lâchement content, péteux, un peu honteux quand même. Soutien scolaire ou pas, avec cette ambiance comme tu dis le pays est foutu.

    1. Otto West

      D’autant que cette année, en France, on ne parle pas de ‘pont’ mais de ‘viaduc’ de l’Ascension.
      8 mai – fin de la guerre en Europe (WWII)
      9 mai – vendredi de l’ascension
      Pour la première date, les profs du vendredi pourraient faire un effort en expliquent à ceusses présents le pourquoi du comment.
      Pour le second, avec l’écoleLaïcEtToutesCesChoses bien du courage ! Toutes ces fêtes religieuses sont soudées dans le calendrier au même titre que lezAcquisSociaux.
      Faisant partie de vos voisins, le sujet est toujours sympa à amener entre la poire et le calva du dimanche. Mais je compatis complètement.

      Bon courage pour ce long WE.

  21. pascale

    j’ai entendu, très brièvement cette proposition. Cela ne m’a pas paru plus con qu’autre chose. Qu’ils le fassent, intelligemment, au besoin, qu’ils demandent à Mrs Guéant et Sarkozy un financement non associatif…..

  22. Alex6

    Quel article, merci! C’est ma deuxieme lecture quand j’arrive au boulot le matin apres le figaro qui me fait presque autant rire que tes articles parfois. C’est un rire different quand meme…
    Keep on going mate!

  23. Grass

    Ces méthodes « faire du social de proximité » fonctionnent bien pour les frères musulmans; alors pourquoi pas pour l’UMP…

  24. Mathieu L.

    Je n’ai pas lu les commentaires et donc, je réagis sur le billet. Je ne vais pas réagir non plus sur le déclin de l’EN, parce qu’ici, dire le contraire serait équivalent à essayer de démontrer à un croyant que Dieu n’existe pas. Je laisse donc ça à un troll socialiste qui passerait par là et qui aurait du temps à perdre.

    Ce qui est intéressant, c’est que les partis ont toujours fait du soutien. En Seine-Saint-Denis, le PC le faisait quasiment depuis sa création (il a cessé au début des années 2000 par manque de militants). Maintenant, ce sont les islamistes qui développent tout un réseau local pour atteindre les immigrés et, sous couvert d’un discours du type « l’école ne veut pas de vous, donc on va vous aider à y réussir », tenter de faire de l’embrigadement. Ainsi voit-on les voiles se multiplier chez les jeunes filles qui s’y rendent, lorsque les militants sont convaincants. De cette évolution, personne ne parle, d’ailleurs.

    Ce qui est plus étonnant, c’est qu’à droite, ce genre de stratégie était plus rare, du fait d’idées passant bien plus par les familles que par l’appareil partisan. Y a-t-il là une volonté d’atteindre les milieux populaires ? De remplacer des familles de droite qui font moins de politique à la maison ?

    Bon, au final, personnellement, j’admets que je m’en fiche complètement. Ces militants UMP doivent être nombreux pour assurer un réel soutien scolaire, et je doute qu’ils le puissent vraiment. C’est donc de la com, cette initiative, rien de plus…

      1. Mathieu L.

        Oui, les enquêtes PISA sont claires. Cependant, elles mettent en avant une multitude de facteurs, qui ne sont pas faciles à résumer dans un commentaire de blog.

        Le mieux est d’aller sur le site de l’OCDE lire les rapports, assez accessibles même pour des profanes en éducation. Ils sont téléchargeables en PDF.

  25. zazou

    Je viens de voir un mot dans le carnet de mon fils signé par sa future enseignante de CP et je me demandais… Ce soutien il est pour les élèves ou bien les enseignants peuvent y aller aussi (un participe passé mal accordé, une faute d’orthographe et une de grammaire dans 7 phrases). Désolée mais je me DEVAIS de partager cet instant unique…

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