Bitcoin ? Même pas mal !

Pour Bitcoin, le mois qui vient de s’écouler est intéressant à plus d’un titre : la monnaie numérique a en effet subi différents revers et la façon dont les informations ont été traitées par la presse en dit certainement plus long sur l’avenir de la presse que sur l’avenir de l’innovation monétaire constituée par Bitcoin.

bitcoin logoLes lecteurs réguliers savent déjà ce qu’est Bitcoin ; pour les autres, disons de façon fort résumée qu’il s’agit d’une monnaie numérique dont le comportement est entièrement indépendant de toute autorité centrale, et dont la sécurité repose non pas sur la confiance en chacun des participants mais sur des assurances mathématiques (preuves cryptographiques) que les transactions ont bien eu lieu. Cette monnaie a été créée par un certain Satoshi Nakamoto dans le courant de l’année 2008 et implémentée sous forme de programmes informatiques à partir de 2009.

Depuis, l’application pratique n’a cessé de s’étendre avec un nombre croissant de particuliers puis de commerçants et enfin d’entreprises reconnues qui acceptent à présent les bitcoins comme moyen d’échange. Dans le même temps, la valeur moyenne d’un bitcoin, établie par achat à partir de monnaies fiat traditionnelles, n’a cessé de grimper pour passer de quelques cents de dollars en 2010 à près de 1200$ mi-décembre 2013, le tout avec des rebondissements et des variations de valeur parfois violentes ; en mai 2011, la valeur du bitcoin était passée de 4$ à 32$ en moins de trois semaines, pour tomber à 4$ six mois plus tard, avant de regrimper, en mai 2013, à 238$, pour retomber à nouveau vers 107$ dans les mois qui précédèrent la nouvelle envolée qui le propulsa à plus de 1150$. Le bitcoin s’établit actuellement à 628$.

bitcoin march 2014

Comme on le voit, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché si l’on souhaite rentrer sur le marché bitcoin et y effectuer des opérations de trading comme sur d’autres marchés plus calmes. À ce titre, ceux qui considèrent encore que ces bitcoins ne sont pas à proprement parler une monnaie tant que la volatilité est aussi grande n’ont pas tort : pour le moment, la monnaie numérique ne remplit pas encore son rôle de réserve de valeur.

Et c’est d’autant plus vrai que des événements extérieurs se sont accumulés ces dernières semaines pour accroître encore la violence des mouvements d’un marché à la volatilité d’autant plus grande qu’il est étroit.

Il y a bien sûr eu la fermeture, assez brutale (mais pas du tout imprévisible) de MtGox, une plateforme d’échange qui représentait jusqu’à 15% des transactions mondiales en bitcoins. En substance, les bitcoins stockés par l’entreprise pour le compte de ses clients ont été détournés de façon frauduleuse, laissant MtGox avec un énorme trou de trésorerie qui l’a forcé à la faillite. La fraude s’est basée sur une faille de programmation de la plateforme et non, comme quelques journalistes peu au fait de la technologie, à cause d’une faille intrinsèque au protocole Bitcoin. Journalistes qui, en moyenne, n’ont pas fait plus d’efforts pour se renseigner lorsqu’il aura fallu retranscrire la nouvelle de cette faillite, avec un véritable feu d’artifice d’approximations et d’erreurs dans les médias mainstream.

On découvre ainsi, stupéfait du toupet des scribouillards en charge de l’article, que le bitcoin « s’échange sur des places informatiques échappant à toute réglementation », alors même que ces places de marché sont lourdement suivies par toutes les autorités possibles et imaginables ; actuellement, l’achat de bitcoins sur une telle plateforme d’échanges nécessite au moins autant de paperasserie administrative que sur n’importe quelle banque en ligne, et en tout cas, nettement plus que pour l’achat d’un livre électronique sur Amazon alors que, fondamentalement, il n’y a rien de différent.

L’explosion de n’importe quoi fumant est cependant atteinte avec encore plus de facilité par les pisse-copies ignares de Libération, épave journaliste en attente fiévreuse d’une banqueroute méritée. Dans un article consternant de bêtise issu directement d’une AFP entièrement vendue aux intérêts statolâtres, le problème de MtGox serait exclusivement lié à la fumeuse non-régulation de la monnaie numérique, et la faille observée constituerait « un échec cuisant pour la communauté du bitcoin ». L’article, charge grotesque dans son parti pris si caricatural, n’est qu’une succession de témoignages d’analystes financiers obscurs et très manifestement assez peu au fait du marché en question, qui conviennent tous que la fermeture de MtGox constitue un coup très dur et que l’avenir de Bitcoin est très sombre, et pourrait s’achever sur un mouvement de panique comparable à septembre 2008 pour le secteur bancaire, d’autant qu’« avec une baisse de plus de 20%, on s’approche d’un tournant qui pourrait faire dérailler le système dans son ensemble ».

Pignouferies de presse

Tout ceci, au vu de la résilience du réseau et deux semaines après la fermeture du site, prend un tour presque comique. Des baisses de plus de 20% dans la journée ont déjà été observées sur le marché des bitcoins sans que celui-ci ne disparaisse. Bitcoin est toujours là, les bitcoins s’échangent toujours, et le cours est toujours très supérieur à 500$. MtGox est fermé, mais bitstamp, bitcoin-central fonctionnent toujours et un nombre d’individus toujours plus grand continue obstinément à s’échanger la monnaie numérique.

Et cette réalité agace prodigieusement les autorités. Parce que s’il est facile pour elles de réguler la partie fiat d’un marché des changes « Bitcoin / monnaie étatique », il leur est impossible de réguler l’autre partie et les échanges directs de biens et de services contre les bitcoins. Difficile pour elles de savoir sur qui taper sans mener des enquêtes qui peuvent rapidement s’avérer complexes. Impossible pour elles d’interrompre les échanges, pour les contrôler ou – évidemment – les taxer, sans devoir lourdement intervenir sur l’infrastructure même d’Internet, causant des problèmes collatéraux rapidement prohibitifs.

Pas étonnant, dès lors, de retrouver régulièrement dans la presse des analyses idiotes et des remarques lourdes de sous-entendus sur le mode « Bitcoin, c’est du marché noir, c’est de la fraude, ce sont des pirates qui veulent votre argent » et autres fadaises à base de mots-clefs pourtant sans lien comme pyramide de Ponzi dont le but ultime est essentiellement pour les politiciens au pouvoir d’effrayer le citoyen qui risquerait, s’il se renseignait vraiment, de trouver dans ce système une vraie alternative aux arnaques financières montées par leurs banquiers centraux.

Et c’est tellement vrai, tant pour les politiciens frustrés de ne pouvoir contrôler Bitcoin que pour les journalistes désemparés devant cette nouvelle technologie sans directeur, sans CEO, sans tête bien visible, que des efforts constants sont entrepris pour retrouver le fameux Satoshi Nakamoto, auteur du protocole de base : avoir une tête bien visible serait très pratique pour personnifier (et, le cas échéant, diaboliser) l’invention. Tous les moyens sont donc bons, ce qu’à prouvé récemment Newsweek dans un article tout à fait dans la lignée des ratures journalistiques précédentes, pour, du reste, se planter en beauté (il n’ont pas réussi à attraper le bon Nakamoto).

hype cycleEn pratique, Bitcoin répond simplement au cycle de la mode lorsqu’une invention réellement valable apparaît sur le marché : à une période d’hyper-inflation des espoirs suscités et de la visibilité de la technologie en succède une autre de désenchantement, dans laquelle Bitcoin s’inscrit peut-être actuellement auprès des médias qui, très mal outillés pour comprendre ce type de nouveauté, semblaient en attendre un peu tout et n’importe quoi. Et, probablement parce qu’il est toujours plus facile d’aller dans le sens du courant général que de faire un réel travail d’investigation journalistique, on ne peut pas s’étonner de voir un nombre considérable d’articles réclamer la régulation, ou se réjouir plus ou moins ouvertement des problèmes subis par la monnaie numérique, quand bien même tout montre à présent que ces problèmes sont largement montés en épingle et n’en constituent pas un tournant majeur.

La donne n’a, en effet, pas changé : Bitcoin, en tant que protocole, est toujours là. L’idée même qu’une monnaie électronique permet à des particuliers d’échanger des biens et des services en dehors de toute autorité centralisée, en dehors de tout contrôle par un tiers étatique, cette idée-là est toujours aussi présente et n’est toujours pas battue en brèche. Mieux encore : les récents retournements de situations et la faiblesse globale de leur impact montre l’incroyable résilience du concept, dont les caractéristiques « anti-fragiles », comme l’aime à dire Nassim Taleb dans son dernier livre, permettent d’en améliorer la sécurité et la fiabilité.

Comme je le faisais remarquer il y a quelques mois en pleine « bulle Bitcoin », l’avenir est encore fort incertain pour Bitcoin. Rien ne permet d’affirmer qu’il sera un jour une monnaie majeure et indispensable. Peut-être une autre monnaie apparaîtra. Nul ne sait, même si les récents événements permettent de rester optimiste. Le protocole, en revanche, a montré sa robustesse et son applicabilité à d’autres domaines n’est plus à démontrer. Le même protocole peut en effet être utilisé pour garantir l’échange de propriété, certains types de contrats, et, pourquoi pas, une forme de vote électronique garantissant effectivement les droits des votants, tout en permettant une expression rapide et pratique des votes.

Bien sûr, de même qu’il serait naïf de considérer que les États pourraient réellement empêcher complètement les bitcoins de circuler, il serait tout autant naïf de considérer que ces derniers ne peuvent pas en ralentir l’usage et l’acceptation par le public. Mais, au contraire de ce que semblent penser les politiciens et un paquet de journalistes, tous aussi à la ramasse les uns que les autres, il y a bien plus de risques à essayer de contrôler cette technologie que de l’incorporer proprement dans la société actuelle.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires195

  1. NOURATIN

    L’intérêt majeur, à mon sens, c’est le secret des transactions et le défaut, pour l’instant, c’est la volatilité. Si l’on parvenait à remédier à la seconde sans renoncer au premier on obtiendrait un fabuleux succès…peut être un peu trop fabuleux, même, pour que les états ne s’emploient pas à étouffer le système.

    1. tabbehim

      Il me semble que les tentatives d’étouffement étatique existe déjà, via la presse et les critiques permanentes des officiels 😉

    2. gem

      Tout faux : il n’y a pas de « secret des transactions », c’est même tout le contraire : les transactions sont totalement publiques. Il y a tout au plus un pseudonymat (pas un anonymat !) sur les détenteurs de comptes, mais du même niveau que celui de NOURATIN, c’est à dire assez faible.

      1. Heu, non.
        Toutes les transactions sont publiques. Le lien d’une transaction ou d’une adresse BTC avec un propriétaire est assez complexe.

        1. yp

          Si j’ai bien tout compris, disons que le lien liant un propriétaire à une adresse (clef publique) est le fait qu’il dispose de la clef privée permettant de signer une transaction.

          Au dela de ça, l’adresse IP qui a initié une transaction doit sans doute pouvoir être retrouvée quelque part, ce qui fait qu’il doit sans doute exister un lien adresse bitcoin-adresse IP quelque part.

          Signalons enfin qu’il existe des plate formes d’échange de bitcoins contre des bitcoins, afin d’essayer de brouiller « l’ininéraire » d’un bitcoin.

          1. Une adresse IP, ça se protège facilement. Et une transaction ne pointe pas sur une IP sans aller fouiller dans les logs, pas toujours dispo.

          2. Grosben

            L’adresse IP qui a initié la transaction n’est pas enregistrée dans la blockchain ni où que ce soit.
            Avec de gros moyen, il serait possible de déployer un ensemble de nodes configurés pour enregistrer les IP émettant des transactions, mais d’une part ça serait pas fiable à 100%, d’autre part comme dit H16 il est possible d’utiliser une IP factice.

          3. Hermodore

            N’importe quel type un peu intelligent qui veut échanger des bitcoins utilise un navigateur « anonyme » tel que Tor. C’est certes plus lent que Firefox, mais c’est la même infrastructure logicielle: la lenteur est due au « brouillage de piste » sur le net pour transmettre les échanges entre le serveur et l’ordinateur.
            Quant aux adresses anonymes, elles pulullent et je conseille même d’avoir recours aux adresses mails temporaires (5 minutes ou un peu plus, le temps de mener à bien ses trasactions).
            Le reste, c’est du cryptage classique pour la protection « at home » de son « carebure »…

            1. yp

              TOR, c’est sans doute le « must » côté anonymisation – mais pour avoir tenté l’expérience à plusieur reprises, c’est un peu « retour au minitel » côté performances… 😀

            2. Minou

              « c’est un peu « retour au minitel » côté performances » dans ce cas yp je te recommande de tester Tor browser qui est certes un peu plus lent qu’un navigateur classique mais bien plus rapide que par exemple un internet explorer connecter via Tor.

        2. Ano59

          Sur le plan purement technique, on peut admettre qu’il y ait un anonymat total dans le cas de mesures d’anonymisation optimales. Mais il y a surtout tout ce qui gravite autour…

          Exemple : Mr F. H. (l’identité a été anonymisée) achète de la farine sur un site, « route de la soie », auprès d’une vendeuse (quota féminin oblige), Mlle V. Ca ne plait pas à la Hautotorité de régulation des poudres qui a la chance d’avoir l’identité de Mlle V, choppée par la police IRL pour d’autres transactions plus traçables. Sur son ordinateur, ils font le lien avec l’adresse Bitcoin qui a reçu le paiement de Mr. F. H.

          L’historique (public) des transactions permet de voir l’adresse Bitcoin du compte de Mr. F. H., sans pouvoir faire le lien avec lui. Sauf que ce monsieur a garni son portefeuille virtuel avec de la monnaie étatique sur une plate-forme d’échange, plus surveillée qu’un assureur qui assure les libérés de la Sécu. On fait donc le lien avec l’identité de Mr. F. H.

          Bon c’est un exemple simpliste et probablement un peu faux sur plusieurs aspects, mais c’est juste pour faire passer un message que j’estime important : trop de gens se focalisent sur l’anonymat purement technique et redoutent au pire des failles nécessitant des mesures antiterroristes majeures pour espérer briser l’anonymat. En dehors des matheux / devs chargés justement de l’anonymat « technique », le combat n’est pas vraiment là.

          Souvenez-vous que d’après les infos qu’on a, Silk Road n’a pas été localisé par le FBI en brisant l’anonymat fourni par TOR. Non, ils ont juste fait des recoupements, interrogé des gens, trouvé l’identité du webmaster avec des infos ça et là…bref, du travail de limier tout ce qu’il y a de plus classique, sans attaque informatique de science-fiction. Les TIC sont récentes dans l’histoire de l’humanité, par contre l’enquête « on » a une sacrée expérience. Et j’imagine que des entités comme le fisc sont de fins experts dans ce domaine.

          Pour moi (qui ne suis pas un expert, je l’avoue), le point faible majeur du Bitcoin, qui va de pair avec son adoption pas encore assez forte, c’est sa dépendance aux monnaies fiat. Le jour où on pourra « vivre » au quotidien avec des bitcoins sans intermédiaire monétaire étatique, tout sera différent. Ce jour pourrait arriver, ou non ; comme H16 je ne suis pas devin.

    3. Ventus

      Attention, les transactions ne sont pas secrètes : elles sont toutes publiques et consultables (et permettent de s’assurer qu’un bitcoin n’est pas dépensé 2 fois). Ce qui est secret, c’est le propriétaire des adresses : il faut donc avoir une certaine « hygiène » afin de pas compromettre ce « secret » (il est fort probable qu’un état a les moyens de faire correspondre une adresse bitcoin à une adresse IP)

  2. Aristarque

    Après lecture de l’ article, il demeure à peu près certain que des Etats n’ont d’employer à nuire de toutes les façons possible au phénomène Bitcoin. Cette monnaie d’échange leur échappant totalement en terme de contrôle, de fiscalisation, les nargue littéralement et ils (les etatolatres) entendront y mettre bon ordre, c.a.d. le leur! 😐

      1. tabbehim

        rien hors de l’état disait quelqu’un….tout doit être par l’état et rien contre l’état.

        Les politicard sont formidables de stupidité dans le recommencement de recettes ne fonctionnant pas.

        1. Aristarque

          De leur point de vue, cela fonctionne. Ils se maintiennent au pouvoir avec l’ assentiment des brebis et moutons bien qu’ils les tondent allègrement en les écorchant un peu, beaucoup, selon l’ humeur du moment.

          1. tabbehim

            vue sous cet angle….effectivement.
            les causes, les conséquences, tout ça, c’est pour les autres, nous, on s’en fout, doivent il se dire……

            1. Ano59

              Ils ne voient pas assez large à mon sens. Après tout, c’est aussi leur monde qu’ils pourrissent comme ça. Si la France allait mieux, eux seraient peut-être mieux. Après tout, mieux vaut avoir un salaire en moyenne basse en France qu’un salaire en moyenne haute au Congo par exemple.

              C’est un peu comme certains logements sociaux, où certains résidents vont pisser dans les escaliers qu’ils empruntent tous les jours…

          2. gameover

            Il y avait hier un article intéressant sur ce sujet sur le figaro vox.

            « Prétendre, par exemple, que l’on va supprimer la pauvreté ou l’insécurité sont deux promesses intenables mais qui permettent de dire à ceux à qui elles sont destinées, dans leur langage (de droite, de gauche ou du centre) que l’on partage valeurs et vision politique analogues. »

            http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/03/07/31001-20140307ARTFIG00372-pourquoi-les-electeurs-preferent-les-menteurs.php

      1. Peste et coryza

        Vu que ce service est connu pour recruter des pervers et des mononeuronaux, et que son surnom est « Touch my Ass », rien d’étonnant…

  3. Le gnôme

    Finalement, le Bitcoin, c’est comme les monnaies de nécessité émises lorsque la confiance dans la monnaie étatique avait disparu.

  4. Josselin

    Vu le prix d’un Bitcoin… je me demandais, est-ce qu’il est possible de n’acheter qu’une petite partie d’UN Bitcoin ? Ou pour entrer sur le marché, faut obligatoirement débourser plus de 500 euros pour un seul Bitcoin ?

      1. Josselin

        Là ça en devient franchement intéressant … Faut que j’essaie de trouver un tutoriel complet sur le Bitcoin pour les nuls maintenant. 🙂

          1. Black Mamba

            Depuis votre dernier article sur le bitcoin, White Panda a crée son portefeuille mais il n’a pas encore acheter… peut-être va t-il se lancer avec cette adresse. 😉

          2. Vladimir Vladimirovich

            H16

            Une chose que je ne comprends pas bien est: peut-on acheter des Bitcoins dans un autre pays que son pays de residence? Il se trouve que le mien est un peu en delicatesse passagere avec le concept et ca m’arrangerait de faire cela ailleurs.

            Desole pour les questions triviales, mais les sources d’informations sur le sujet sont souvent confuses.

            1. yp

              Si tu parles d’un pays immense avec une monnaie qui a paumé 15% en deux mois, la solution pourrait bien être BTC-e qui permet de transférer la monnaie locale, par exemple, une carte Qiwi (pas gratuit, évidemment). Par contre, les virements sur compte bancaire sont hors de prix.

            2. yp

              J’ai parlé de frais de virement hors de prix, tout dépends du volume à transférer (j’ai payé 100€ à l’époque.) Qiwi c’était 4% je crois…

              Par contre, je ne sais pas du tout s’il y a eu des évolutions depuis février…

            3. Vladimir Vladimirovich

              @yp

              Oui, on parle bien du meme 🙂

              Par contre ca n’est pas tant le hedge contre la devaluation du rouble qui m’interesse, en l’occurence, que le desir d’operer dans une autre juridiction, et dans une autre devise. Histoire d’eviter d’attirer l’attention maintenant.

              D’ou ma question: est-ce qu’on peut acheter online dans un pays ou l’on ne se trouve pas, ou existe t’il des contraintes au niveau des plateformes de change, du type identification du client, etc…

            4. yp

              BTC-e est en Bulgarie. A l’époque (fin du 2eme trimestre de l’année dernière) ils ne m’ont même pas demandé de pièce d’identité pour ouvrir le compte. Ca fonctionne sans problème particulier, c’est par ce biais que j’ai transféré mes noisettes.

              Les frais de transaction lors du trading entre btc et devises officilles sont corrects. Ils ont en outre l’avantage de gérer pas mal de devises (dont le RUB) et plusieurs crypto-devises, ce qui en fait une plateforme intéressante.

              Par contre j’insiste sur le fait que je ne sais pas si la loi russe à évoluée depuis le 14 février (je ne pense pas, mais suis preneur de toutes informations.)

            5. yp

              Ah ! Dernière précision… A l’époque j’avais approvisionné mon compte BTCe en bitcoins, je ne connais pas la méthode de l’approvisionnement en monnaie officielle. Mais il n’y a pas de raison que ce soit problématique…

              Autre chose, il y a du monde sur la plateforme, ce qui fait qu’il y a quand même une certaine profondeur de marché.

              Pour répondre à une autre de tes questions, tu peux ouvrir dans tous les pays, les brokers (Bitcoin-central, MtGox avant faillite) demandent une copie de pièces d’identités et une preuve de résidence, comme pour ouvrir un compte en banque. BTC-e est le seul à ma connaissance qui ne demande rien (j’ai été très étonné – mais ça marche…)

      1. doh

        Il y a de nombreux concurrents/copies. J’ai en tête le dogecoin aussi. Et après il y en a de nombreuses moins sérieuses (bieberCoin, coinye west etc…)

        1. Grosben

          Et le HFRcoin, lancé par mes soins. Seule crypto-monnaie française à ce jour ! (sans vraiment de valeur, mais ça permet de s’initier au fonctionnement du Bitcoin).

    1. Calvin

      On a eu cette discussion des milliers de fois, hein, mon tigrounet ?
      Moi, tant que je peux me gaver de programmes TV, je me fous de qui les écrit. Ou pas…

      1. Harry Tuttle

        Assister à une discussion entre Calvin et Hobbes sur un blog libéral, c’est sûr, moi j’arrète les champignons. Ou pas.

  5. Kwa

    Petite histoire hors de nos frontières:
    En Pologne, la banque m’a demandé sir je voulais faire l’apport de capital pour le compte bancaire de la société en Bitcoins (apres m’avoir proposé en USD, EUR, GBP). … D’après le banquier, payer en bitcoins est pas vraiment surprenant et il m’a même indiqué un café à 50 mètres ou l’on pouvait payer son café en Bitcoins.

  6. LM

    Comme le dit H16, la vraie avancée du bitcoin c’est le protocole qui inverse totalement la façon de concevoir la confiance. Plus de tiers de confiance, mais un système de confiance décentralisé.

    NB : Bravo pour la référence à Taleb et à l anti-fragilité, concept éminemment pas social ! (tout comme la criticalité auto-organisée qui apparemment n’a pas la cote chez AFP … bizarre)

    1. Hermodore

      Je dirai même plus (comme Dupont Dupond), avant le concept d’antifragilité, c’est surtout à celui de Cycgne noir qu’il faut relier l’aventure du Bitcoin, car son adoption, par ses utilisateurs, est typiquement liée, à celle d’évaluation de risque (dans les circonstances présentes). C’est à dire qu’il faut complètement larguer la référence antique (oui, ce brave Aristote) de moyenne, contre laquelle Taleb dirige toutes ses attaques.
      Tant qu’on n’admet pas que risque et explosivité sont deux faces d’une même équation, impossible de suivre le parcours du Bitcoin. Ce qui est singulièrement stimulant quand on pense au fameux concept de destruction créatrice de ce brave Joseph Schumpeter.
      Quand on vous dit que la pensée libérale est en avance sur celles des molusques (au sens paléontologique du terme) qui prétendent diriger le monde!

    1. Calvin

      Ce qui permettrait une réelle implication de la société civile en opposition des États ? On signe où ce vrai contrat politique ?

  7. petit-chat

    Les idioties merdiatiques offrent (avec nos impôts…) l’avantage de faire connaître le BitCoin.
    On peut s’attendre au même effet publicitaire que pour les dissidents (Dieudo, Soral, Laurent Louis,…), d’où une inflation de la demande et donc du change. C’est bon pour ceux qui en possèdent déjà.
    HS : respect pour h16 et tous les commentateurs qui s’astreignent à regarder les conneries télévisuelles et à se pencher sur les journaux pour autre chose que s’essuyer le…, faisant ainsi vivre ce site.

  8. tabbehim

    http://www.20minutes.fr/economie/1318234-rachat-de-sfr-par-bouygues-qui-cede-son-reseau-a-free-quel-impact-sur-les-consommateurs

    léger hors sujet, mais ce paragraphe vaut du caca en barre !

    « Orange a aujourd’hui 27 millions de clients mobiles, SFR en a 21, Bouygues Telecom 11 et Free 7,4. «Si on revient à trois, on est plus fort que si on subsiste à quatre» a déclaré Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif, interrogé sur les offres présentées pour le rachat de SFR, affiche sa préférence pour celle Bouygues. «La concurrence par la destruction s’arrêtera si nous revenons à trois opérateurs mobile tout en maintenant des prix bas. Elle ne s’arrêtera pas si Numéricâble conquiert SFR puisque la concurrence restera à quatre dans le mobile. Et au final, soit Free soit Bouygues, sera à ramasser à la petite cuillère avec des milliers d’emplois perdus», a-t-il expliqué. »

    l’état aime contrôler tout, rien de doit être hors de l’état !

    1. La Coupe Est Pleine

      Moi j’aimerais bien que Free achète le réseau Bouygues …. Il serait armé pour tailler un peu plus les « deux copains » restants !
      Je ne compte sur aucun des autres accoquinés du pouvoir, pour maintenir la concurrence ….

      1. tabbehim

        la capitalisme étatique, ça ne fonctionne pas vraiment…
        à 3 opérateurs, des prix peuvent être fixé par l’état (égale aux pots et impôts de vins qu’ils auront)
        Plus il y’a concurrence, plus il y’a de choix, d’emploie et de guerre des prix.
        il faudrait que ce soit Numéricâble qui rachète…mais cette entreprise est loin, à mon sens, d’avoir les rein assez solide pour reprendre SFR convenablement (et je suis abonné Numéricâble…)

        1. Nocte

          Numéricable n’a pas les faveurs de l’Etat, car on resterait à 4 opérateurs.

          L’endive frisée souhaite un retour à 3 opérateurs.

          L’autorité de la concurrence voit d’un bon oeil l’offre de BT, et se permettrait un traitement rapide de la demande…

    2. gameover

      Oui la solution qui aurait du sens c’est SFR vendu à Numericable donc ce n’est pas la solution que privilégiera l’état avec ses gros doigts boudinnés mais je pense que c’est ce que fera Vivendi, mais je ne suis pas dedans.

  9. La Coupe Est Pleine

    « Bien sûr, de même qu’il serait naïf de considérer que les États pourraient réellement empêcher complètement les bitcoins de circuler, »

    => Etant agriculteur, et aya

  10. LeRus

    Je suis en terrain inconnu ici, aussi j’avance avec modestie. Une question: Est-ce une idiotie de comparer le Bitcoin aux monnaies locales du type SEL?

    Je me pose la question parce que le SEL est toujours présenté comme un truc écolo-anti-capitaliste-solidaire-tsoin-tsoin, et le Bitcoin comme une monnaie de pédo-nazis. Mais au fond, c’est plus ou moins la même chose, non?

    1. La Coupe Est Pleine

      SEL est un système d’échange pas une monnaie.
      Avec SEL on en revient au simple troc d’avant les monnaies. Les capacités sont clairement limitées.

      1. LeRus

        Peut être, mais le SEL est un troc « coordonné » (si on peut utiliser un tel terme): je donne des cours de violon, tu me donnes des pommes. Les deux actions sont centralisées d’une manière ou d’une autre afin qu’il y ait un équilibre de valeur (si tu me donnes une pomme pour 10 h de violon, je ne marche pas). Si j’ai donné beaucoup d’heures de violon, j’ai un « crédit » à utiliser. Je peux choisir tes pommes ou bien qu’on repeigne mon garage. Je vais choisir en fonction de mon besoin et de la disponibilité. Ça en revient à une offre et une demande, donc c’est une monnaie.

        1. BenOui

          « Mais au fond, c’est plus ou moins la même chose, non »

          Non, avec le SEL vous ne pouvez pas aujourd’hui, en une fraction de seconde, d’un continent à un autre, déplacer plusieurs Millions d’€… très pratique dans ces moments incertains de Chypriotage !

    2. gameover

      Oui le SEL est une monnaie, mais locale.
      LCEP ça serait bien de parler de ce que tu connais… à moins que tu sois journaliste à Libé, là t’as droit.

        1. gameover

          Pour to info, un billet de 20 Euros c’est aussi un échange et donc une équivalence dans le sens ethymo « égal à » + « valeur »

          Comme son nom l’indique le SEL c’est local dont sujet aux agréments entre chaque membre de la communauté hors même des règles qui pourraient être édictées puisque rien n’empêche deux membres entre eux de décréter qu’une heure d’informatique vaut deux heures de repassage : c’est leur affaire.

    3. Le SEL est purement local, et sujet à changement de règles sans contrepartie. Il y a aussi des règles plus ou moins valables (SEL fondants, inflation, etc…). Le SEL est lourdement monitoré par Bercy, BTC, par nature, ne peut pas l’être. Mais oui, en théorie, le BTC remplace avantageusement le SEL.

      1. LeRus

        Le SEL est monitoré par Bercy? Z-ont rien d’autre à faire que de surveiller des mamies qui échanges des pots de confiture?

        Mais, sinon, oui, j’avais bien intégré la notion locale du SEL, je parlais simplement du principe. Merci pour la réponse.

        1. tabbehim

          Z-ont rien d’autre à faire que de surveiller des mamies qui échanges des pots de confiture?

          je vais vous répondre avec un non franc.
          ils aiment aussi surveiller les marchés où les gens souhaitent vendre ce qu’ils ont cultivés, ils aiment surtout les tomates dont les essences ne sont pas reconnus (déjà discuté sur un article de h16)
          Ils sont là partout quoique vous fassiez pauvre fou, ils sont là partout… Au secours vincent !

          1. Jicébé

            En 2011, j’avais passé une journée à Nantes (Ayrault étant alors maire) à discuter avec deux universitaires qui avaient un projet de monnaie locale qu’ils tentaient avec un certain succès, je crois, de « vendre » à la mairie et à un réseau bancaire.
            C’était une monnaie fondante.
            L’objectif en était de favoriser la consommation locale.
            Ils m’avaient expliqué que ce type de monnaie avait existé assez longtemps et de façon assez répandue en Autriche (je crois) et existait toujours en Suisse (je ne sais plus très bien où exactement, il faudrait que je fouille dans mes notes).
            Le mode opératoire prévu était que les salariés des entreprise participantes seraient payés en partie en monnaie locale et le dépenseraient ainsi sur place et rapidement, à cause du côté fondant de la monnaie.
            Il y avait tout de même des bénéfices pour les dits salariés (sinon, l’intérêt en aurait été nul) mais je ne sais plus lesquels.
            Tout cela était sous-tendu par l’idée que c’est la consommation qui fait tourner l’économie.
            Ces deux universitaires m’avaient expliqué, en outre, que les bons d’achats (de fidélité) de la grande distribution, par exemple, étaient une sorte de monnaie locale (obligation d’acheter dans le réseau du distributeur) et que, également de nombreuses entreprise multinationales utilisent une monnaie locale (si j’ose dire puisqu’elle est internationale mais limitée aux entreprises participantes) dans leurs échanges.
            Je ne sais pas ce que ce projet nantais est devenu.

            1. gem

              il est gelé ( http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-monnaie-locale-a-nantes-en-attente-du-feu-vert_52716-2439937_actu.Htm ) depuis que l’ex-maire de Nantes est devenu premier ministre, c’est à dire chef de la structure qui interdit l’émission de monnaie :
              « Article 442-4 du code pénal :
              La mise en circulation de tout signe monétaire non autorisé ayant pour objet de remplacer les pièces de monnaie ou les billets de banque ayant cours légal en France est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »
              Et là, un exemple venu de si haut, ça la foutrait vraiment trop mal.
              Du coup on voit dans l’article qu’ils sont partis sur une banque tout à fait officielle et « autorisée », qui sera le support d’un système de crédit tout ce qu’il y a de plus banal (en euros) mais qui sera présenté au public nantais comme étant une monnaie locale… Le machin n’ayant plus aucun intérêt fera un gros flop (mais restera présenté comme un gros succès dans la pravda locale), et finira soit de sa belle mort (mise en sommeil et extinction discrète), soit avec un gros scandale qui pue (détournement de fonds, financement illégal de campagne électoral, …)

            2. pi31416

              Jicébé 10 mars 2014, 10 h 56 min

              « En 2011, j’avais passé une journée à Nantes (Ayrault étant alors maire) à discuter avec deux universitaires qui avaient un projet de monnaie locale qu’ils tentaient avec un certain succès, je crois, de « vendre » à la mairie et à un réseau bancaire.
              C’était une monnaie fondante. »

              Cherchez « Silvio Gesell », vous trouverez.

              La monnaie fondande est populaire chez les fondus de http://fortune.fdesouche.com/

              Le principe en est simple: tous les mois on d’évalue la monnaie de tant.

              Evidemment, ces crétins ne s’aperçoivent pas que leur « monnaie fondante » n’est rien d’autre que la monnaie de singe de nos trente glorieuses, ou la roupie de sansonnet de l’Indonésie (mais ceux-ci se sont calmés, il n’y avait plus de place pour les zèros sur les billets), ou le fameux dollar du Zimbabwe (vous m’en mettrez 100.000 milliards de côté, merci)

            3. Jicébé

              Pour répondre aux deux commentaires ci-dessous : l’intérêt de la chose m’avait échappé à l’époque. C’est encore le cas aujourd’hui. Mais c’est sans doute le résultat de mon inculture dans le domaine des finances. De toutes façons, il m’était apparu qu’un projet qui devait faire intervenir la mairie (quelle que soit sa couleur et quel que soit l’intérêt de l’idée) allait se transformer en bouille politicienne.
              Par ailleurs, comme l’idée était de pousser à la consommation locale, il me semble que le seul (mais grand) bénéfice de cette consommation locale, c’est d’avoir des produits alimentaires de meilleure qualité, plus frais et à meilleur prix. Ce n’est d’ailleurs pas toujours le cas. Mais quand c’est le cas, il n’y a pas trop besoin de ce genre de motivation pour pousser les gens à acheter sur place ce qui est produit à proximité.

      2. yp

        Les SELs ont surtout été l’objets de condamnations pour travail clandestin (SEL de l’Ariège en 1997, pour citer le premier procès).

          1. yp

            Relaxe en appel, pour cette affaire en particulier, j’imagine.

            J’ai du mal à imaginer que l’état autorise un système qui me permettrait de gagner ma vie sans contribuer au généreux arrosage de ses clientèles.

            1. gameover

              Oui relaxe car travail occasionnel.

              A noter que le montant de la TVA perdue par l’état dans ce cas est de près de 40% du montant de l’échange unitaire puisque chaque travail aurait du supporter 19.6% de TVA.

              Si tu me fais 200E de travaux et moi je t’en fais 200E l’état a perdu près de 2 fois 40E soit 80E soit 80/200=40%

            2. tabbehim

              en y repensant, ça n’est pas ça que maman état appelle travail au noir?
              si maman état ne peut plus vivre dignement en piquant un ou deux cookies par paquet ramené par les enfants, où va t’on? ^^

            3. gameover

              Oui JP mais c’est pour mettre en avant que si la transaction est un échange direct entre nous il n’y a qu’un billet de 200E : je te donne un billet, tu me rends mon billet

              Si je mets une annonce sur le bon coin :
              – échange 2CV valeur 7500E contre chèque de 7500E

              c’est pareil que l’annonce :
              – échange 2CV valeur 7500E contre Dauphine même valeur.

              Dans la 2ème annonce tu ne vas pas dire que la transaction a porté sur 2x7500E=15000E.

      3. LeRus

        Donc on peut expliquer à Mme Michu que le Bitcoin c’est comme un SEL, sauf que c’est sur internet, et non pas géré par Mme Martin de la Mairie, mais par un ordinateur.

        Si on veut contre-attaquer une désinformation, il faut savoir expliquer les choses compliquées simplement.

  11. La Coupe Est Pleine

    (Désolé le premier est parti trop vite)

    « Bien sûr, de même qu’il serait naïf de considérer que les États pourraient réellement empêcher complètement les bitcoins de circuler, »
    => Etant agriculteur, et ayant eut à faire le deuil de pas mal de technologies révolutionnaires sur le simple « fait du prince » de la part des différents gouvernements centraux et locaux de ces dernières années. Je pense qu’il est bien plus naïf de croire que : « l’état ne peut rien faire contre ça parce que c’est génialement utile » ….
    Au contraire si cela doit nuire à sa notoriété ou même juste écorcher l’ego de notre caste dirigeante, bin vous pouvez l’oublier et deux fois plus vite en France qu’ailleurs !

    De plus la courbe de l’évolution du cours du BTC est loin de former le plateau que vous souhaitez Mr Hache, je lui trouve une forte tendance à piquer du nez.

    Par contre oui je suis d’accord avec vous c’est une très bonne solution,à première vue. Mais je ne suis pas le meilleur pour donner un avis technique là-dessus.
    Je compte bien sur les avis plus avisés des commentateurs de H16 et de Mr Hache lui-même pour dire ce qu’il en est réellement.

    Mais peu importe la qualité de Bitcoin, je trouve que les événements récents fleurent trop le sapin, pour que Btc dure comme les impôts !

    1. Si je dis que l’Etat ne peut pas, effectivement, arrêter complètement Btc, ce n’est pas parce que c’est génialement utile, c’est par nature (de l’Etat, et de Bitcoin).
      Btc est basé (très fortement) sur internet, et sur le P2P. Empêcher BTC, c’est empêcher la transmission d’informations sur internet. Aucun état n’est en mesure, de nos jours, de se passer durablement d’internet, sauf à retourner rapidement dans un état global de société qui fera largement grogner les citoyens. En gros, c’est valable quelques heures, quelques jours tout au plus. Ensuite, d’une part, techniquement, les mesures possibles pour ralentir Btc sont facilement contournables, et d’autre part, l’arrêt total d’internet met un pays à genoux.

      1. La Coupe Est Pleine

        Je pense que vous sous-estimez la campagne de dénigrement qui s’installe. En plus vu que l’épidémie de suicidés s’étend sur les plateformes d’échange de Btc, il semble bien que la pression exercée soit progressive et globale.

        Tout comme pour faire la promotion du BIO, rien ne vaut une opinion publique forgée à vos intérêts d’un côté et une répression systémique de l’autre ….

        Je suis d’accord avec vous il est techniquement difficile de stopper Internet sans en brider lamentablement les performances.

        Mais je crois que l’idée des adversaires de Bitcoin est de faire suffisamment peur aux usagers pour que sa demande s’effondre d’elle même …

        (aujourd’hui combien de Français refuseraient de consommer des OGM, sans même savoir ce que c’est ?)

        L’article cité par BM l’autre jour me semble assez réaliste quand à la situation :
        http://www.lecontrarien.com/roman-operation-deradicationdu-bitcoin-07-03-2014-edito

        1. Hermodore

          Je ne pense pas que l’argument soit valable: l’essor du Bitc montre que son succès n’est pas lié à l’assurance d’une bonne et vieille « frappe », mais, au contraire au sentiment de libération de ceux qui veulent, envers et contre tout s’affranchir de la tutelle des parasites. Et c’est bien ce qu’ont compris vaguement ces derniers. Ils mettent en avant le soit-disant risque (tel qu’ils comprennent ce mot) alors que c’est ce même risque (mais compris autrement, à la Taleb) qui les motivent.
          Je ne pense pas qu’un type utilisant aujourd’hui les Btcs investisse tout son « carbure » dans cette monnaie. En revanche, comme le décrit si bien notre N.N.T., placer et utiliser avec finesse une partie « capital risque » de son « oseille » sur du Btc, voila l’astuce.
          Donc la peur n’écartera que les plus faibles d’esprit, et on n’en manque pas de nos jours. Et les autres ne s’en porteront que mieux – sans chercher à faire de l’élitisme…

    2. Calvin

      Nous en sommes à un stade où la courbe peut s’effondrer définitivement ou rester en plateau autour des 600. C’est ce que pense h16. C’est un pari.
      Comme toujours, les plus audacieux finiront par gagner ou perdre.
      Dans le premier cas, ils seront vilipendés d’avoir eu raison trop tôt (alors qu’ils ont pris un risque) et dans le second cas, ils seront raillés.

      1. FaLLaWa

        En fait on est vers 600usd à cause de l’escroc Marc Karpeles et de la faillite de son échange Mtgox. A l’heure actuelle personne ne sait encore le fin mot de l’histoire. Espérons qu’il soit confondu dans les mois qui suivent et qu’une partie des BTC volées soit restituée.

        Apres la montee à 1200usd due aux acheteurs chinois fin 2013 puis la redescente à 800usd à cause des mesures de rétorsion de la Chine, le cours est resté solidement stable a 800 pendant 2 mois jusqu’aux péripéties de gox.
        A moyen terme, lorsqu’on observe le déploiement spectaculaire de Bitcoin ATMs dans le monde entier, lorsqu’on voit la mise en place des mécanismes de bail in (chypriotage) en Europe, lorsqu’on voit l’adoption par de plus en plus de marchands sur le net, le développement d’applications plus user friendly pour l’utilisateur lambda (comparez les débuts d’internet avec les débuts du Bitcoin, sauf que cette fois ca ira bcp bcp plus vite), lorsqu’on voit les millions de dollars investis dans des startups dans l’industrie naissante du Bitcoin en 2013 (dont les effets se feront sentir seulement 6 mois-1an plus tard), eh bien mis bout à bout, c’est tout un écosystème qui est en train de se mettre en place.
        Rappelez-vous que pour que avoir une adoption généralisée, il suffit d’une base solide de 10% d’utilisateurs dans la population et les 90% restants suivent ensuite (cf je ne sais plus quelles études).

        Conclusion, nous sommes encore aux premières lueurs de l’aube de l’adoption du Bitcoin.

        C’est pour cela que ca me fait bien rire quand des gens parlent de la volatilité gênante du btc. On a tous utilisé un oscillateur en cours de physique avec régime transitoire et permanent. On est encore dans le régime transitoire là. La monnaie n’a pas finie d’être émise et presque personne ne l’utilise (tout au plus 5 millions de personnes sur 7 milliards).

        Conclusion: soyez patients.

        Mon pronostic: fin 2014, 1 BTC= 2000-3000 USD

  12. hussardbleu

    Le graphique « Visibility / Time » est-il l’oeuvre de John Bunyan ? les noms donnés aux variations le laissent supposer… à quand le « Slough of Despond »…. Puritanisme financier….

  13. yp

    Les crypto monnaies, impliquent la fin de l’état (via la difficulté à lever de l’impôt.) C’est bien pour cela que les SELs ont été cassés de la même manière – travail dissimulé, pas d’imposition possible.

    Les crypto monnaies, impliquent la fin du business des banques (plus besoin d’elles pour les transactions, plus besoins d’elle pour avoir un compte.) Et là, on parle du centre névralgique de l’économie.

    Les sociétés occidentales sont basées sur l’idée que le pékin moyen va produire tout au cours de sa vie, et que l’état lui en prendra une (grosse) partie – ca s’appelle l’impôt. La capacité à voler ses ouailles est ce qui permet à l’état de s’endetter gentillement.

    A l’autre extrême, dans les pays pauvres, l’état s’accapare surtout les ressources naturelles et fout la paix au peuple question impôts – car le pékin a une productivité voisine de zéro, il n’y a aucun intérêty à monter une structure coûteuse pour ne presque rien récupérer…

    Bref. Dans le monde occidental, la survie de l’état dépends de sa capacité à perpêtrer son racket. Il est donc logique que l’état fasse tout ce qui est en son pouvoir pour casser la dynamique des crypto monnaies. Question de survie.

    Et si pour atteindre leur but (leur survie en tant que parasites), on devait tous crever de faim, ca ne fera sourciller aucun élu.

    Rien que pour ça, il faut supporter les crypto monnaies. C’est eux ou nous.

    1. tabbehim

      C’est eux ou nous.

      oui, c’est nous tous, ou juste le nous des non politicards.
      S’ils doivent se suicider à moitié en coupant internet ou en faisant tout pour restreindre les flux extraterritoriaux via passerelle, ils le feront.
      Et tout ça, ce n’est pas une fiction.
      Internet en France a cette beauté que, excepté la partie satellitaire, les anciens ont été assez méfiant pour que les points d’entrée/sorties soit aisé à couper ou à limiter. la centralisations des points d’accès n’a pas été remis en cause (vive les cours avec des profs de réseaux rendant un amphi dépressif ^^) et des protocoles sommes toute pas si lourd peuvent être mis en place pour boucher tout entrée qui n’est pas marqué comme copine étatique.

      Vous imaginez, un internet où les seuls sites consultables sont ceux de l’état, où les transactions ainsi que tout ce qui passe sur le réseau est sous contrôle de l’état, où tout les entreprises de l’internet sont sous contrôle de l’état. où les monnaies qui sont hors de l’état sont interdite.
      où finalement, l’état peut vous facturez autant qu’il lui plaît chaque page étatique que vous consultez et vous faire surveiller si vous tentez d’aller en dehors des bras de maman état.

      et bien c’est faisable pour une grosse majorité d’utilisateur. ceux qui connaissent les failles techniques ou les divers moyens de changer sa localisation ainsi qu’une partie des possesseurs de connexions satellitaire seront les seuls à profiter de l’internet que nous connaissons

        1. tabbehim

          La mise en place ne coutera pas grand chose, mais ça coutera au final cher, très très cher en conséquence pour être honnête.
          et je suppose que c’est le genre de coûts qui mettrait le pays en banqueroute.

          Mais les politicard ne mourront pas seuls, ils nous emmèneront avec eux s’ils le peuvent, et cette méthode n’est pas de la SF

          1. Hermodore

            Je crois fermement, comme H16 que cette mise en carafe est irréalisable: ils se couperait l’herbe sous le pied. Internet a depuis longtemps dépassé la masse critique de données vitales reposant sur ce protocole d’échange, et ce pour la marche du monde entier, pour qu’une telle solution soit envisageable, même dans un désir de suicide parfaitement nihiliste.
            Ce que ces esprits rongés par le « plutôt vouloir le rien que ne rien vouloir » (Nietzsche, grand spécialiste du nihilisme, s’il en est) ne peuvent comprendre c’est que la volonté de liberté vole toujours beaucoup plus haut que celle d’asservissement et que les « petits malins » ne sont pas dans leur camp.

            1. tabbehim

              je suis d’accord, mais je pars du principe forcément triste et négatif qu’une fois que des parasites sont attaché, ils vont pompé jusqu’à la mort de l’hôte, et que si l’hôte tente de les dégager, ils le tueront plutôt que de mourir seuls.

              Mais c’est vrai que ça ferait politique de la terre brulé. et malgré tout, ils ont le pouvoir de détruire ça.

              Et encore une fois, je concède que le coût des conséquences sera au delà de ce que nous pouvons imaginer…. et une banqueroute serait une suite logique.

            2. yp

              Je reste convaincu que si la survie d’individus dépends d’un jeu dans lequel ils ont la possibilité de tricher, ils préfèreront reverser la table si elles sentent le jeu leur échapper plutôt que d’accepter voir leur sphère d’influence se réduire.

              Leur stratégie est très simple, si une transaction gagnant-gagnant peu les intéresser, il faut déjà qu’elle ne soit pas moins rentable pour eux qu’une situation ou ils gagnent et ou leurs adversaires perdent.

              Mais s’il survient un cas où ils sont menacés de perdre, ils préfèrent jouer le coup qui fera perdre tout le monde. Et puisque personne n’a intérêt à s’embarquer dans cette voie, c’est leur chantage pour toujours être le côté qui rafle la mise.

              Appellez moi nihiliste, mais des individus avec cette mentalité n’hésiteront devant aucune saloperie si cela peut leur permettre de remplir le frigo. Puisqu’ils n’y a ni contre pouvoir et qu’ils ne sont jamais responsables de rien personellement – ils ne vont pas se gêner.

        2. FaLLaWa

          Nan, Tabbehim, je pense que vous laissez de coté un trait de caractère partagé par 97% des politiciens: ils n’ont aucune parole et retournent leur chemise des que ca sent le roussi.
          Si la balance commence a pencher d’un cote trop fortement, les rats quittent le navire et s’en vont soutenir le camp plus « porteur ».

          Concretement, si pour proteger le secteur bancaire ou qui que ce soit, il fallait nous faire le coup du Great Firewall of China, et que le peuple commence a gueuler (avec manif etc), soyez sur que bcp d’elus vont se decouvrir une fibre de defenseur de la liberte et vont sauter dans l’autre camp. Et ducoup le muselage d’internet ne passera pas, sans parler des arguments d’interconnexion des economies etc

  14. Christophe

    Respect en effet pour la ref’ au dernier bouquin de Nassim Taleb.
    Du lourd.

    Pour le reste, le « pignoufferie de presse » me semble être un contresens.

    Car c’est plutôt une campagne de désinformation structurée, élaborée pour discréditer, détruire le Bitcoin.

    Et pas du tout le classique caca mental qui pollue habituellement le cerveau des « journalistes ».

    -désinformation (le bitcoin c’est pas clair, c’est utilisé par les criminels)

    -manipulation (l’ahurissante volatilité pour faire peur à Madame Michu)

    -manipulation (noyer le bitcoin en créant… des dizaines d’autres monnaies électroniques)

    -intimidation (descentes du FBI, arrestation du CEO de BitInstant, arrestation du fondateur de Silk Road, etc)

    -manipulation : les « attaques informatiques » contre des sites liés au Bitcoin.

    -et punition (quelques « suicides » suspects)

    Le BitCoin touche au coeur du pouvoir : la monnaie

    Dès lors, ceux qui possèdent le pouvoir, la monnaie donc, feront tout pour détruire (je dis bien détruire) le Bitcoin.

    Ce n’est pas du tout anodin, ce n’est pas du tout un truc de geek, de startups que des vieux médias barbons ne comprendraient pas.

    C’est une attaque, ontologique, sur le pouvoir.

    Voilà pourquoi le BitCoin sera en permanence combattu.

    1. tabbehim

      Pignouferie de la presse n’est pas un si gros contresens que ça :

      La presse, dans un monde idéal, se doit d’informer les gens de manière sérieuse est impartiale.
      Ici, elle a d’abord ignoré le phénomène, elle l’a ensuite insulté, et maintenant, elle le combat.
      Mais le phénomène est déjà ancré dans certains esprit.
      La presse et les pouvoirs politiques ont besoin d’un nom à mettre sur le créateur de bitcoin pour gagner un gros match. d’où la chasse à l’homme qui a lieu. le jour où le créateur est découvert, croyez moi, on aura 8 articles par jours sur l’intégralité des vices du personnages en commençant par son premier pipi au lit….

      Les médias ne sont ici que des pignoufs qui obéissent aux ordres (on ne mord pas la main étatique qui nourrit) et qui sont prêt à n’importe quel pigouferie pour décréter que le bitcoin c’est mal~~

    2. BenOui

      Oui, mais la partie est en cours et comme le Peer-to-Peer elle est loin d’être stabilisée. Les manipulations n’ont aucun impacte sur la maîtrise technologique, voilà en autre le pourquoi de la course à la puissance de calcule en Informatique.

  15. doh

    Excellent billet cher H16. Le Bitcoin est sujet que je trouve absolument passionnant. Rares sont les personnes qui connaissent et quand c’est le cas en général ça se résume aux analyses de le maonde ou libérafion.

    « pisse-copies ignares de Libération, épave journaliste en attente fiévreuse d’une banqueroute méritée. » Toujours le sens de la tournure 😀

  16. Marc

    J’ai ressenti une certaine camaraderie d’esprit en lisant cet article 🙂
    A l’annonce de l’effondrement de MtGox j’avais aussi de suite pensé à une conférence de Nassim Taleb et de son concept de l’anti-fragile (outil d’analyse à la fin simple et riche). C’est un exemple parfait! Du coup, c’est aussi très révélateur de la fragilité d’esprit de tous les commentateurs qui balaient d’un revers de la main une institution qui n’est pas construite en béton armé par un architecte inscrit à l’ordre national.
    Le temps est le meilleur révélateur!

  17. cherea

    Je pense sincèrement que le concept de btc est trop compliqué pour un journaliste, il faut un minimum de culture technologique (et savoir faire autre chose que des Tweet et selfie sur instagram…) pour comprendre et surtout capter que l’on sort du concept de transaction avec implication d’un tiers. Je reprendrai les paroles de Marc Andreessen, fondateur du VC star Andreesen-Horowitz de la silicon Valley en termes de technologie Le Bitcoin c’est “first thing like the Internet since the Internet”.

    Enfin dans votre conclusion, vous ouvrez sur la possibilité de validation de la transaction si les obligations contractuelles sont respectées, c’est normalement le prochain pas avec le protocole ethereum, développé par un early adopter des BTC. Je n’imagine même pas le casse-tête des journalistes qui devront rendre compte sur cette nouvelle technologie.

    Je participe à une réunion en fin de semaine sur le nouveau protocole ethereum, je vous rendrai compte.

    1. gameover

      Waouh… le pari sportif, le loto, les courses de chevaux sans la Française des Jeux ou le PMU… ça va faire mal là… vu que ça rapporte entre 5 et 6Mds à maman.

      1. tabbehim

        Il ne vaut mieux pas qu’une monnaie alternative touche à cette chasse gardé de l’état….ou alors, il faudra que l’état perçoive les mises et les redistribue comme elle le fait actuellement ^^
        tout le monde met 3 cookies dans la cagnotte, et le gagnant gagne 1 cookie par participant ^^
        comme ça, il y’a 2 gagnants, (et plein de perdant, mais de eux, on s’en fout hein ^^)

    2. Hermodore

      Bigre, ça va toujours plus que je ne croie: je découvre ce protocole/langage avec ravissement. Il y a là du grain à moudre et je sort mon moulin.
      Sans indiscrétion, c’est public votre réunion? J’aimerais diablement y assister?

  18. Will

    Salut! Etant donné que les seules critiques de bitcoin sont faites par des ignares que vous rejetez d’un revers de la main, j’ai décidé de faire un peu poil à gratter, mais libertarian-style.

    Bonjour. Je prends la liberté de répondre directement dans le commentaire en italique, ça évitera des renvois fastidieux.

    Tout d’abord revenons sur l’accusation de ponzi. Contrairement à ce que vous avancez, elle n’est pas injustifiée, de deux manières. L’architecture bitcoin est construite en ponzi, ce qui est sensé être un système déflationniste qui limite par lui-même l’émission de monnaie avec la difficulté d’en créé plus se révèle être une belle pyramide: on a une grande base de bitcoin ultra cheap qui gagnent une valeur folle quand de nouveaux entrants arrivent, ce système étant pérennisé par la limitation d’émission en empêchant les nouveaux d’émettre autant que les anciens.

    Ce n’est pas ça, la définition d’un système de Ponzi. Vous ne voyez même pas de quoi il retourne.

    Ensuite niveau pub, ça fonctionne comme un ponzi, quelques pro-bitcoin qui en dispose d’une grande quantité(Max Keiser pour ne citer que lui…) font un ramdam pas possible pour qu’un maximum de gens entrent dans le système arguant une montée incessante(Keiser à professer une hausse jusqu’au million…).

    Même remarque que ci-dessus. Un système de Ponzi répond à une définition précise qui ne colle absolument pas au système BTC. C’est consternant. Faites un effort.

    Deuxième complainte, c’est sur la « monnaie » elle même. Selon Aristote, il faut que la monnaie soit une réserve de valeur, au cours de l’histoire il y a eu deux façons de faire: soit la monnaie est auto-garante de sa valeur en ayant une utilité non monétaire(cas des métaux),

    Il n’existe pas de monnaie à valeur intrinsèque. C’est par définition de la valeur impossible.

    soit la valeur est « garantie » par l’état et sa capacité à lever l’impôt. Pour le bitcoin on a aucun des deux, si cette monnaie est très commode et à plein d’avantages sur les autres monnaies

    Faudrait être un peu cohérent. Si ce n’est pas une monnaie, ne la comparez pas avec des monnaies. Sinon, vous admettez que c’en est une, avec des avantages et des défauts.

    (notamment pouvoir transférer des grandes quantités de fonds à très bas coûts), elle n’a pas d’autre valeur que sa commidité, que son état de monnaie finalement.

    Comme 100% des monnaies fiats. Oh. Spooky.

    Ce qui est un risque énorme pour tous les acheteurs étant donné qu’à la première amélioration conséquente de l’architecture, à la création d’une nouvelle monnaie virtuelle plus efficace ou quoi que ce soit, le bitcoin ne vaut plus rien du tout.

    Là encore, non. Il y a pas mal d’autres monnaies numériques, et pourtant, Btc vaut toujours qq chose. Vous ne comprenez pas la notion de valeur, ce qui vous fait raconter des trucs qui n’ont ni queue.

    Enfin, et c’est ma plus grosse réticence, c’est la question de l’anarchisme du bitcoin, de son pouvoir anti-état qui a séduit tous les libéraux et fait très très peur(soit-disant) aux politiques. Tellement peur que leurs seules mesures sont des articles dans les pages économiques reculées de journaux papiers que personne lit. Le seul gouvernement à avoir pris de grosses mesures contre le bitcoin c’est la dictature chinoise. Les germains en ont fait un jouet et tous les autres s’en foutent!!! Bernancke, le plus gros bankster du monde, dont le job serait fortement menacé par bitcoin a déclaré qu’il en avait rien à foutre. Draghi a rien dit. Bref ya aujourd’hui beaucoup beaucoup plus de peur mise en pratique(via régulation, taxes et enregistrement) sur l’or et l’argent que sur le bitcoin et il y a une raison simple.

    Il faudrait voir à se renseigner un peu là encore. On ne fait pas étudier par le Congrès américain un truc sans intérêt. Le sénat français ne s’enquiquine pas à évaluer un truc qui ne représente rien. La Banque de France ne s’amuse pas à sortir des communiqués d’information sur des trucs anecdotiques. Et le Congrès américain, le Sénat français, la Banque de France, les autorités de régulation japonaises, les autorités de régulation russes, tous ces gens sont lus, entendus et écoutés. Pour votre gouverne, Draghi n’est que la tête de la BCE, qui a elle aussi émis quelques éléments d’analyse envers le BTC : http://www.bitcoin.fr/post/Banque-Centrale-Europ%C3%A9enne-s-int%C3%A9resse-%C3%A0-Bitcoin

    Tous ces gens sont lus, écoutés et ne s’en foutent absolument pas. Devant ça, le reste de votre argumentation émet un gros bruit humide.

    La raison c’est que les banksters centraux contrôlent déjà le bitcoin. D’abord il le contrôle de l’intérieur, via le plus gros portefeuille bitcoin du monde:celui de Silk Road, récemment réquisitionner par… le FIB.

    Et relisez vous, sinon, ça prête à rire.

    De plus on mine des bitcoin à coup de processeur ou de carte graphique, de puissance de calcul d’ordinateur donc. Celui qui a les plus puissants ordinateurs sur terre, contrôle donc la quantité de bitcoin,

    Et en écrivant ça, vous ajoutez que vous ne connaissez très manifestement pas du tout le protocole. Là encore, consternation.

    et ce d’autant plus qu’il devient difficile de miner avec des outils non-pro(déjà impossible maintenant). Qui donc a les plus puissants ordi? Les militaires américains, les agences de sécurités américaines et Wall Street(pour faire du HFT et de l’analyse).

    Facepalm, anyone ? Vous avez une idée des volants de puissance de calcul dont il faut disposer pour faire un 51% sur BTC actuellement ? Apparemment, non. Renseignez-vous aussi. Cela vous évitera de dire de grosses bêtises.

    Mais non content de contrôler l’offre de bitcoin, les vaillants haut placés de l’administration américaine peuvent également contrôler l’offre, via leurs déclaration ou via des mesures diverses(taxer, faire peur aux épargnants, faciliter la distribution et les endroits où l’on peut en acheter,…). Bref l’état à sa main sur le bitcoin, si les débiles de libération ont un siècle de retard, il ne faut pas pour autant douter des services américains…

    Donc je résume : ils ont pleins de BTC, mais ils font fuir les gens pour ruiner un truc qu’ils contrôlent. C’est machiavélique.

    Chris Duane s’est risqué à dire que le bitcoin remplacera le dollar, étant donné que les usa ont tous les outils pour contrôler cette monnaie(du tracking de la nsa aux ordis de west point). Je n’irais pas jusque là mais je vous laisserais avec sa citation favorite: »When it comes to real value, when you don’t hold it, you don’t own it ».

    Martine Aubry disait aussi « Si c’est flou, y’a un loup ». Nous voilà bien avancés.

    1. BenOui

      Bravo Will pour votre patience et vos pertinentes remarques.

      Cependant, l’enjeu de la maîtrise technologique/puissance n’est absolument pas gagné, même pour les fabricants de puces… c’est dire. De plus, le Peer-to-Peer qui n’a toujours pas fini son évolution (la preuve avec Bitcoin) reste un système décentralisé qui est devenu une nécessité de base dans le fonctionnement des réseaux. Ce qui ne retire pas le pouvoir de nuisance des institutions actuel que vous dénoncez à juste titre.

    2. Waren

      Les militaires, la NSA et les traders utiliseraient des super-ordinateurs pour miner de la crypto ? Hum, vous devez être bien jeune pour imaginer que ces gens ont autant de temps à perdre dans de telles « aventures ». J’imagine d’ici un de leur chef de service en train de négocier son budget « mining », à mourir de rire !

    3. Will

      Problème avec Tab…

      Il faudrait vraiment que vous soyez plus précis sur la critique du ponzi, parce qu’actuellement on a essentiellement rémunéré les premiers mineurs(à l’époque où c’était extrêmement facile) avec l’argent des nouveaux entrants qui ne minent plus, ça répond à la définition d’un schéma de ponzi étant donné que rien d’autre que les promesses de cours « skyrocketing » tirent les prix à des niveaux fous.

      Concernant la valeur, je sais bien qu’il n’y a pas de valeur intrinsèque, je ne parlais pas de cela. Les métaux précieux sont une réserve de valeur car ils ont une valeur autre que monétaire(industrielle, manufacturière,…). Tandis que le bitcoin base sa valeur uniquement sur sa commodité a être utilisé, c’est pas nécessairement un argument pro ou anti bitcoin c’était juste pour prendre conscience du risque, pas nécessairement menacé par les autres « … »coin qui sont basés sur le logiciel open source sans en changer les paradigmes ni ajouter de véritable valeur ajoutée.

      Donc il y a des études sur le sujet et? Ya des problèmes d’évasions fiscales et de blanchiment donc forcément ya des études, mais il n’y a pas de mesures punitives, pas d’actes, si le bitcoin menaçait l’establishment, après leurs études il aurait tué le truc dans l’oeuf.

      Si on compare la puissance de calcul des super ordinateurs par rapport aux cartes de minages, qu’on divise le temps nécessaire pour avoir un bitcoin avec ces cartes on peut faire rentrer sur le marché un beau nombre de pièces rapidement…

      Il ne vont pas faire fuir les gens, ils pourraient mais ils ne l’ont pas fait, ce que j’avançais c’est qu’ils pourraient artificiellement tirer la demande vers le haut(ou vers le bas) en fonction de leur convenance. Une déclaration de politicien qui peut faire plonger ou s’envoler le cours, on pouvait espérer mieux de la monnaie anti état.

      1. Je n’ai pas à être précis. La définition d’un Ponzi est là : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_Ponzi
        « montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants »
        Il n’y a pas de rémunération des « clients » dans BTC. Il n’y a pas de clients. Il y a des gens qui participent. Et vous n’avez absolument rien compris à ce qui fait que les prix montent. C’est, réellement, consternant tellement c’est évident.

        Tandis que le bitcoin base sa valeur uniquement sur sa commodité a être utilisé,
        Bah non. Mais renseignez-vous, merde, faites un effort. C’est comme Ponzi, c’est dispo partout. Déjà, y’a la preuve de calcul, y’a le temps passé, le fait de participer au réseau (en temps que node ou que mineur), etc… Ensuite, vous mélangez allègrement Bitcoin et bitcoins (le protocole et les pièces). C’est du charabia.

        si le bitcoin menaçait l’establishment, après leurs études il aurait tué le truc dans l’oeuf.
        Nouveau facepalm. J’ai expliqué (et d’autres l’ont fait) que pour « tuer dans l’oeuf », il faut deux choses : comprendre comment ça marche (ce qui vous est très clairement étranger) et mettre l’infrastructure qui le fait tourner à genoux qui n’est possible qu’avec des effets collatéraux majeurs et impraticables.

        on peut faire rentrer sur le marché un beau nombre de pièces rapidement
        Non. Vous dites une nouvelles connerie. C’est affolant.

        Bon. Je vais être cassant : je n’ai pas de temps à perdre avec des gens qui ont des certitudes fausses, qui ne font aucun effort pour se renseigner et reviennent de surcroît alors qu’on leur dit qu’ils se trompent. Par exemple, la puissance de calcul du réseau est disponible partout. Regardez-vous même. Tentez de comprendre ce que ça implique. Et ensuite, vous me faites le petit calcul que vous proposez. Même Google, en mettant toutes ses machines à 100% sur du mining, ne pourrait même pas choper 10% du réseau. Et on parle de Google, i.e. l’entreprise qui a le plus gros nombre de cœurs à sa dispo (la NSA ne dispose pas de ça, pour de simples raisons d’espace). Donc « tirer la demande », c’est juste parfaitement ridicule (surtout avec une monnaie distribuée, surtout avec une monnaie déflationniste, surtout avec un réseau P2P).

        C’est un festival de n’importe quoi.

  19. royaumont

    Exellent billet, qui permet d’avoir une autre vision de la vie du bitcoin que celle transportée dans la presse.
    Pour être franc, l’article de Wikipedia, qui n’est pourtant que de la vulgarisation fait appel à des notions écomomiques, mathématiques et de réseau assez complexes… trop en tout cas pour que je comprenne tout.
    Il y a en tout cas de grandes manoeuvres de désinformation autour du bitcoin, car si le système semble robuste, il a le même point faible que tout système économique : la confiance.
    Donc les attaques qui visent à le discréditer (c’est pour les mafieux) reprennent la vieille technique utilisée pour se débarasser de son chien : dire qu’il a la rage.
    L’actuelle volatilité du bitcoin est moins un problème : pour un système aussi jeune, c’est inévitable, il faudra du temps pour qu’il se stabilise. En attendant, si il ne peut servir de réserve de change, c’est en revanche un bon protocole de transfert.
    Certain états, comme l’Allemagne, semble avoir compris le parti qu’il pouvait en tirer, en particuliler un surcroit de légitimité. En effet, si un état apporte la confiance dans le système, il devient son meilleur allié. Inversement, la communauté bitcoin devient l’allié de l’état qui lui apporte sa caution.

    1. Calvin

      A ce propos de l’Allemagne qui a autorisé/encadré le bitcoin, cela aurait été bien de savoir si les allemands s’y sont plus facilement engouffrés ou pas (en sachant qu’on ne peut pas savoir !).
      La question derrière, c’est de savoir si les teutons qui regrettent leur Mark et ont de plus en plus en horreur l’euro (qu’on veut leur faire financer) ne vont pas mettre des économies à l’abri dans le bitcoin…

      1. royaumont

        Vu la volatilité actuelle du bitcoin, c’est un peu risqué, trop pour les particuliers. Ca reste pour l’instant réservé aux joueurs et aux professionnels.
        Les allemands appliquent peut-être simplement l’aphorisme de Machiavel : « ce que l’on ne peut empêcher, il faut le vouloir ».

        1. tabbehim

          Machiavel devrait renaitre pour donner des cours à nos futur politicard, le traité du prince est encore riche d’enseignement pour eux.

      2. yp

        A l’automne dernier à Berlin, j’aurais pu payer en bitcoin dans plusieurs endroits (bars, restaus… )

        De la à dire que c’est plus développé qu’ailleurs, je ne me risquerait pas, en tout cas à SPB, je n’ai encore rencontré aucun petit autocollant « Bitcoins accepted here »…

        1. Calvin

          Justement, je n’ai pas affirmé que les allemands avaient rallié bitcoin en masse, et par définition personne ne peut le savoir.
          Je me pose la question en me demandant si certains ont des témoignages de connaissances outre-Rhin.

          1. yp

            J’ai trouvé ça : http://coinmap.org

            Par contre, je ne sais pas comment c’est mis à jour. J’ai l’impression que les commercant qui acceptent les coins sont ajoutés, mais pas retirés (ici, les transactions commerciales en cryptochoses sont censées être interdites depuis février, pourtant, SPB mentionne 5 adresses qui accepteraient les bitcoins. Et vite testé sur un des site de vente en ligne, plus moyen de payer en bitcoins…)

  20. Fred

    D’où je me rends compte que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre sur cette monnaie virtuelle qui m’est presque inconnue…

    1. Nyamba

      Si j’ai compris – enfin, je crois – le principe général du schmilblick, j’avoue avoir encore quelque difficulté à en percevoir l’utilité à titre personnel : au niveau local, je n’ai encore rencontré personne sachant de quoi il s’agit. Personne ; donc, zéro possibilité d’utilisation ou même d’échange directs contre biens ou services (je ne commande pas grand chose par correspondance, diminution de la consommation et tout ça oblige)… Le seule usage potentiel serait d’en faire une sorte de mini-épargne, mais cela n’aurait aucun intérêt, non ? Ou est-ce que j’ai raté un truc ?

      1. yp

        Exact. Très peu de monde connaît. C’en est surprenant.

        petite anecdote : En fin d’année dernière j’étais avec un groupe d’une dizaine de personnes, dont une majorité de jeunes de 20 à 30 ans. Parmis eux, un gamer et deux trois personnes plus ou moins geek.

        Si les gens ont entendus parler de bitcoins, j’étais le seul à avoir une idée de la façon dont marche le bouzin et le seul à avoir fait une transaction un jour.

        Bon, pour un jeune de 20 ans, je suis presque une « viellerie ». Mais le vieux à été extrêmement interpellé par le manque de curiosité des jeunes et par la faible perméabilité des gens aux nouvelles technos : Il y a donc du chemin à faire.

        Cela dit, à l’échelle mondiale, il y a quand même pas mal d’utilisateurs. Et il s’agit d’une « communauté » dont les membres ont une idée assez précise de la techno qui est derrière le bitcoin : ce n’est pas avec un communiqué de presse qui annonce la fin de MtGox que les autres places se sont effondrées (d’ailleurs, ça faisait un moment que MtGox affichait des prix d’échanges totalement décorrellés des autres places.)

        Le socle d’utilisateurs de bitcoin ont une grande confiance dans la technologie. C’est l’essentiel. Par contre, quand il faut expliquer pourquoi la techno est sûre, ça reste trop compliqué et ça limite le nombre d’adeptes.

      2. FaLLaWa

        Pour un particulier, acheter qqes bitcoins constitue une tres bonne diversification. C’est un peu comme acheter de l’or 2.0 sauf qu’il y a de fortes chances que ca monte vu le developpement de l’ecosysteme et l’adoption en cours. En gros c’est un peu comme acheter une action dont le cours refleterait l’ensemble de l' »industrie » Bitcoin.

  21. jcdusse

    En ce qui concerne MtGox, outre le fait qu’ils se sont fait pirater, il faut aussi préciser que c’était une sacrée bande d’incapables. J’ai arrêté de faire appel à eux l’an dernier quand ils ont mis plus de 4 mois pour créditer mon compte du montant du virement que je leur avait fait (entre temps le cours du BTC avait bien évidemment changé et je me suis retrouvé perdant comme c’est bizarre!)
    Par ailleurs, il faut aussi préciser que si le BTC a une mauvaise image vis-a-vis de la presse, c’est parce qu’il est utilisé par les utilisateurs du Darknet, les scribouillards ne pouvant s’empêcher de faire l’amalgame idiot: Bitcoin=Darknet, ce qui est bien entendu une véritable hérésie…

    1. tabbehim

      le darknet (il y’a dark, donc c’est mal) n’est rien d’autre qu’un réseau anonyme via, par exemple, le TOR ou une box local permettant à tout ceux qui ont le wifi dans sa zone d’échanger en local anonymement 🙂
      Mais anonyme est forcément mauvais pour notre presse voyeuriste en quête de pédéraste à mater entre 2 articles indignés……….
      Je me demande encore comment ces chérubins de maman état font pour autant laver un cerveau…..

      1. royaumont

        Tu sembles très au fait du fonctionnement intime de la toile…

        Pourrais-tu, pour les analphabètes numérique comme moi, expliquer simplement comment fonctionne le bitcoin d’un point de vue architecture réseau ? L’article de wikipedia me donne déjà la migraine.

        1. Grosben

          C’est du P2P. Quand tu lances ton wallet Bitcoin tu te connectes à une vingtaine d’autres wallets semblables via le port 8333 (par défaut). Le wallet Bitcoin contient en dur l’adresse de plusieurs noeuds permettant d’établir une première connexion et trouver d’autres peers. Si un ou des Etats mettaient hors-service un de ces noeuds de référence, il serait toujours possible d’entrer manuellement l’adresse d’un peer pour se connecter au réseau.

            1. yp

              Merci pour l’info.

              Vu que tu as l’air de bien maitriser, il y a un moyen alternatif de récupérer des adresses de peer au cas ou on aurait besoin de palucher des connexions derrière un firewall qui protège les tendres petits internautes ?

              La liste de noeuds de référence est mise à jour à chaque fois qu’on sauvegarde son wallet ? (Et question subsidiaire, tu parles bien du wallet.dat ?)

            2. Grosben

              Des peers il y en a sur cette page: https://blockchain.info/fr/connected-nodes
              Mais n’importe quel utilisateur connecté avec succés peut te communiquer son IP que ça soit par forum, par téléphone ou n’importe quoi d’autre.
              Les peers découverts sont enregistrés dans le fichier peer.dat, les adresses codées en dur quant à elles ne changent pas (mais peuvent éventuellement être modifiées dans une nouvelle version du wallet)

            3. yp

              OK, donc pour toi, le « wallet » c’est le programme qui te sert de « porte-coins ».

              Merci pour le lien vers la page des noeuds connectés à blockchain. Je n’avais jamais remarqué que cette info existait sur ce site !

    2. Calvin

      Tu as raison.
      Le soucis, c’est que par chez moi, les transactions de drogue se font avec des billets. J’ai essayé de voir, et il me semble avoir reconnu la signature d’un certain M. Draghi…
      Interdisons la monnaie européenne qui sert à alimenter les dealeurs et les proxénètes de ce pays !
      Sans oublier la conjonctions de ces deux Dark professions : les politiciens (mi-proxo, mi-dealeur).

        1. Calvin

          De toutes façons, les espèces ne sont plus utiles depuis que les valises de billets que récupéraient les politiciens ont été remplacées par un financement des partis directement par les citoyens…

        1. gameover

          Mon passage préféré :

          “I was out in Bangkok two weeks ago, at a bar, and I forgot my Gucci wallet there,” said Mike Smith, a visiting tourist. “When I returned the next morning, my wallet was there but my cash was gone!”

          We contacted Gucci regarding this hacking attack, but a spokesperson would not comment “about confidential customer financial matters”.

  22. Bidule

    « la monnaie numérique a en effet subi différents revers et la façon dont les informations ont été traitées par la presse en dit certainement plus long sur l’avenir de la presse que sur l’avenir de l’innovation monétaire constituée par Bitcoin. »

    J’aime! Merci pour cet article, vous ne l’avez sans doute pas fait pour moi mais qu’est-ce que je l’attendais.

  23. Resistant Valaisan

    Quand j’ ai achete mon BitCoin, il s’ etait fait pas mal attaquer par les banques centrales. Je me suis dit : « buy low ! Soit les etats reussissent a le detruire (ils feront tout ce qu’ ils peuvent pour ca), et je perds une journee de boulot, soit le XBT survit et on peut assez facilement l’ imaginer a 100’000 $/piece ».
    Depuis quelques mois les attaques se succedent, toutes les banques centrales les unes apres les autres essaient de le detruire, et dernierement, le plantage de MTGox. Ben ca va etre drole de voir la reaction du grand public quand, dans un an ou deux, on parlera toujours de BitCoin !
    Et meme si tous les pays du monde decident un jour de l’ interdire, il restera toujours quelques pays contestataires qui le legaliseront pour embeter les autres. Et d’ autres pays ou le peuple est encore un peu souverain (comme la Suisse).

  24. Fred

    Je suis persuadé que Bercy rêverait de taxer le bitcoin comme il le fait avec les cessions de valeurs mobilières. Mais la question pour l’administration fiscale est de savoir comment faire… Et là, la réponse technique doit être complexe, pour ne pas dire impossible… Nos têtes d’œufs n’ont pas fini de s’en arracher les cheveux ! 🙂

  25. pouf pouf

    Alors, le petit demanda à sa mère : « maman, pour gagner de l’argent, moi, on peut faire n’importe quoi ? », « attends, attends, comment ça n’importe quoi ? » « Je ne sais pas, moi (dans l’histoire, il est petit, il dit encore : il pleut, moi), comme papa, gangster » « je te l’ai déjà dit, papa n’est pas un bandit, il travaille dans un ministère, il travaille aux pains et aux cirques, arrête de faire écrire des co, des bê, des billevesées par la maitresse sur ta fiche à la rentrée. » « Mais alors, moi, ça veut dire qu’on peut faire n’importe quoi ? » « Pas exactement, tu vois les petits rouages de la montre transparente de papa ? Et bien voilà, c’est pareil, les gens en vie au même moment sur terre, doivent s’emboiter les uns dans les autres, tout pareil, comme des petits mécanismes invariables, tu vois, ce n’est pas n’importe quoi tout de même», mon dieu je commence à parler comme lui se dit-elle en un éclair, il n’y a pourtant pas que ce que l’on dit, il y a aussi la manière de faire, et à qui … good evening.

    1. Black Mamba

      Donc ta maman t’explique que pour gagner de l’argent, il faut que « les gens en vie au même moment sur terre, doivent s’emboiter les uns dans les autres, tout pareil, comme des petits mécanismes invariables,  »
      Je ne dois pas bien m’y prendre car je n’ai pas vu apparaître de l’argent :mrgreen:

  26. Anastasia

    Ces monnaies numériques m’intérressent depuis peu, mais je me pose pas mal de questions :
    – Pourquoi y-a-t-il autant de monnaies alternatives au bitcoin ?
    – Comment sont élaborés les coûts de transactions ? Sont-ils fixes ?
    – Quel est l’intérêt et l’objectif de tous ces sites « faucets » ? Même si les montants sont ridicules (en satoshi) pourquoi sont-ils distribués même si ces sites sont sûrement rétribués par la pub ?
    – Le fait qu’il ne puisse pas y avoir d’inflation ne peut-il pas poser un problème à terme ?
    – Le taux de conversion entre BTC et autre monnaie est-il variable selon le site d’échange comme j’ai cru le comprendre ?

    Bref, voilà quelques une de mes interrogations…

    1. Pourquoi y-a-t-il autant de monnaies alternatives au bitcoin ?
      Parce que c’est possible. Et qu’en créant une monnaie, on peut en faire varier les paramètres (monnaie inflationniste/déflationniste, mode de minage, rétribution des transactions, etc…) Ca permet de tester plusieurs hypothèses. Et pour le créateur, ça permet éventuellement de s’enrichir.

      Comment sont élaborés les coûts de transactions ? Sont-ils fixes ?
      Ils sont normalement fixes. C’est plutôt une question de communauté : il faut que traiter une transaction soit rentable pour le mineur qui devra calculer pour valider le bloc dans lequel la transaction apparaît. C’est donc un marché : si on rémunère bien une transaction, elle est rapidement validée, sinon, cela peut prendre plus de temps.

      Quel est l’intérêt et l’objectif de tous ces sites « faucets » ? Même si les montants sont ridicules (en satoshi) pourquoi sont-ils distribués même si ces sites sont sûrement rétribués par la pub ?
      Publicitaire essentiellement. Eux gagnent 100 et reversent 1 par exemple.

      Le fait qu’il ne puisse pas y avoir d’inflation ne peut-il pas poser un problème à terme ?
      Pourquoi ? Il n’y a pas d’inflation possible avec les monnaies à étalon métallique, ça n’a pas empêché l’Humanité de vivre du tout.

      Le taux de conversion entre BTC et autre monnaie est-il variable selon le site d’échange comme j’ai cru le comprendre ?
      C’est un marché : on échange des BTC contre des services, des biens, ou … des monnaies. C’est donc la rencontre d’une offre de BTC contre une demande de BTC en l’échange d’EUR, de USD, etc… Ça fluctue donc.

  27. Lafayette

    L’article est très plaisant et sans doute très juste.

    Mais ce qui me dérange le plus, c’est que vous avez vous une certitude que sans faille sur le Bitcoint. Rien ne l’empêche de reverser un petit pourcentage de votre achat à une organisation dont vous n’avez pas idée ni envie de soutenir.

    Donc perso, je préfère donc entretenir l’état que la mafia.

    1. yp

      En matière de mafia qui fait des trucs que j’ai pas envie de soutenir et qui finance des trucs contraire à mes convictions, l’état se pose là.

      Et lui, il ne me laisse pas le choix de ce qu’il prend dans ma poche et il prends largement plus qu’un petit pourcentage de que je gagne.

      1. Lafayette

        Donc je rectifie, l’état est une mafia civilisée, c’est pour votre bien !

        Chaque nouveau roi coûte autant que le précédant ou plus…

        1. yp

          La différence avec le bitcoin, c’est que si tu n’as pas la clef privée de mon compte, tu ne me saisis rien. Si je lâche quelque chose, c’est que c’est moi qui ait décidé de lâcher quelque chose.

          Le bitcoin remet les choses à leur place : la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit.

    2. gameover

      LOL et ça se dit libéral en venant ici !

      Je ne vais pas acheter de produits L’OREAL car c’est sûr que _a va servir à financer les Ferraris de certains, la coke ou la campagne électorale d’autres.

      Décidément ça vous est difficile de ne pas regarder dans le slip des autres… vous êtes donc socialiste et vous ne la savez pas.

      1. gameover

        De plus Lafayette tu dois croire que tes transactions carte bleue sont gratuites (en france tout du moins)… rappelle toi quand même que si tu n’es pas le client c’est que tu es le produit… et les commissions versées au groupement Carte Bleue c’est quand même toi qui les paie…
        Sais tu au moins où va tout cet argent ?
        Vas-tu arrêter d’utiliserta carte de crédit ?

        1. Lafayette

          Entre le participatif et le communautarisme, il y a un fossé.

          Je préfère certes le financement planifié, donc un système plus prévoyant qu’individualiste et ignorant.

          1. Lafayette

            …et la voiture et l’essence financent largement l’état et la sécurité nationale.

            i n’y a donc pas de limite, on peut en rester à la logique de Robespierre, mais on ne sera jamais Napoléon en même temps !

            Le meilleur chemin est d’améliorer le système.

          2. yp

            « Je préfère »

            C’est ta préférence, pas celle de tout le monde. Libre à toi de faire comme tu veux.

            Admet au moins que les autres sont aussi libres de faire comme ils l’entendent. Leurs décisions sont personnelles, engagent leurs responsabilités et ne te regardent en rien.

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