Alstom, GE et Montebourg-la-bricole

C’est l’histoire d’un géant déchu, dont les réalisations passées ne suffisent plus à lui assurer un avenir solide. C’est l’histoire d’un autre géant qui a besoin de s’agrandir. C’est l’histoire d’un rachat, de milliards d’euros et de dollars échangés, d’opérations boursières difficiles et complexes. Et c’est la démonstration, en creux, de cette compulsion maladive des groupies de l’interventionnisme étatique à la française à se mêler de tout, au détriment de l’intérêt général.

nokia 3310Cette histoire aurait pu être celle de Nokia dont son activité « téléphones portables » vient d’être rachetée par Microsoft : après des mois de procédures pour faire valider le rachat par les autorités de la concurrence du monde entier, le géant du logiciel a officiellement racheté le dernier fabricant européen de smartphones, pour un peu plus de cinq milliards et demi d’euros. Selon l’accord, Microsoft utilisera probablement la marque Nokia pendant encore quelques mois avant de la faire disparaître, probablement au profit de Microsoft Mobile. Il est bon de noter que Nokia, qui continue à exister au travers de ses autres activités et notamment de Nokia Solutions and Networks (NSN), a l’interdiction de vendre des téléphones durant cette même période.

Mais ce n’est pas cette histoire qui m’intéresse.

En effet, lorsque le géant du logiciel a décidé ce rachat, il s’est essentiellement agi d’une opération commerciale et boursière. On peut bien évidemment parier sur d’intenses négociations entre les différentes parties prenantes, tant les firmes finlandaise et américaine ont intérêt à s’accorder. Mais en tout cas, les autorités finlandaises ne sont pas intervenues. Peut-être, compte tenu de la taille du conglomérat finlandais, y a-t-il eu des pressions ou des arrangements entre le gouvernement et les dirigeants de Nokia, mais rien n’en a filtré. Plus simplement, on peut aussi admettre que ce gouvernement a laissé les actionnaires se débrouiller selon leur meilleur intérêt.

En France, on observe un événement assez similaire : on apprend, de source incertaine mais tout de même, avec des petits bouts de rumeur bien insistante, que General Electric, le conglomérat américano-canadien, aurait proposé de racheter Alstom, pour la modique somme de 9,4 milliards d’euros — soit 25% de plus que le cours de bourse, au passage –, somme bien vite démentie par le groupe de Patrick Kron qui ne veut pas du tout être dilué dans un truc beaucoup plus gros que lui.

La rumeur une fois connue et confirmée, deux phénomènes apparaissent : d’une part, les journalistes s’empressent de fourrer leurs gros micros mous sous le nez des politiciens, à commencer par celui de Valls et de Montebourg, le frétillant ministre de l’industrie et des pilules bleues qui aident à la reproduction, afin de bien leur faire comprendre qu’il était impératif qu’ils s’expriment. D’autre part, ces mêmes politiciens ont évidemment répondu aux questions posées en apportant une saine dose de « Pas De Ça Chez Nous » à laquelle, il faut bien le dire, les journalistes s’attendaient.

Si je souligne ces deux acteurs (les journalistes d’un côté, les politiciens de l’autre), c’est parce que leur interaction est ici essentielle : les journalistes n’auraient pas été titiller les politiciens s’ils n’avaient pas senti que ces derniers s’empresseraient de réagir ainsi, et les politiciens se seraient probablement bien passés de faire le moindre commentaire si les journalistes n’étaient pas venus les voir. Et c’est d’autant plus vrai que chacun des deux a un intérêt à réagir ainsi : les pisse-copies ont bien du mal, actuellement, à enchaîner la moindre analyse pertinente sur la situation politico-économique française (ou, pire encore, sur les enjeux de la prochaine élection européenne) et les politiciens, de leur côté, n’existent pas s’ils n’ont pas leur nom quelque part dans l’un des milliers d’articles que la presse subventionnée produit tous les jours pour faire semblant d’informer son lectorat.

La situation ainsi campée, il était donc inévitable que Valls puis Montebourg s’expriment.

Pour Valls, l’affaire fut réglée par une pirouette : « je m’exprime bruyamment pour dire que je ne vais rien dire. Ainsi, j’existe médiatiquement et mon non-communiqué sera amplement repris pour dire, après analyse, que je n’ai rien dit » avec le bonus de se laisser une voie d’intervention possible : « Nous sommes attentifs », ce qui veut dire que si jamais General Electric devait fauter, hop hop hop, le gouvernement interviendrait. Epic win et tout ça.

montebourg vigilance patriotiquePour Montebourg, bien sûr, il s’agissait de montrer que la France, éternelle et merveilleuse, n’allait pas se laisser faire ainsi. Dès la rumeur connue, les coulisses s’agitèrent. L’idée générale est toujours la même : les actionnaires d’Alstom, parmi lesquels on put compter l’État avant qu’il revende ses parts à Bouygues, ne sont pas assez malins pour savoir ce qui est bon pour eux. Le gouvernement, fermement cornaqué par le fier Arnaud, lui, sait qu’il ne faut pas qu’un groupe étranger, à plus forte raison américain, entre au capital ou le rachète entièrement, parce que … parce que c’est mal, voyons, c’est évident. Dès lors, une saine « préoccupation et une vigilance patriotiques » sont nécessaires, ce qui se traduit par des approches de plus en plus lascives vers … Siemens.

Tout ceci est confus ? Rassurez-vous, tout est hors contrôle, Montebourg est aux commandes et appuie sur tous les boutons, les gros leviers et les petits volants pour obtenir un truc, n’importe quoi, qui puisse se médiatiser sous la forme d’une réussite, de près ou de loin. Et si ce n’importe quoi passe par l’exacte antithèse de ce qui nous a été vendu il y a quelques années par Sarkozy (qui s’est, rappelons-le, « battu » — avec l’argent des autres — pour qu’Alstom reste 100% français), eh bien tant mieux : allons voir Siemens qui sera certainement ravi de former un « partenariat » avec la société française, pardi ! Partenariat d’autant plus fructueux que là où General Electric peut s’avérer complémentaire à Alstom en Europe, Siemens lui est directement concurrent, ce qui promet des décisions douloureuses au niveau des salariés…

Décidément, rien de plus jouissif pour un politicien que faire l’exact contraire de ce qu’un concurrent fit jadis, surtout si cela permet, même vaguement, de modifier le cours normal des choses et d’intervenir avec fracas dans la vie de milliers de personnes ! Peu importe que le résultat soit probablement sous-optimal pour ceux qui ont un intérêt direct dans la société (actionnaires, salariés, fournisseurs et clients) : l’État (et en particulier Montebourg) a une idée précise de ce qu’il convient de faire (à savoir s’agiter), idée bien mieux renseignée que ces différentes parties prenantes, évidemment !

montebourg pour toi public

Il est particulièrement éclairant de voir le calme et la pondération qui ont accompagné le rachat de l’activité téléphonique de Nokia par Microsoft d’un côté, et l’effervescence journalitico-politique lorsqu’il s’est agi d’Alstom par General Electric. Que le premier rachat se situe en Finlande et le second en France explique seulement en partie la différence de traitement ; ne nous leurrons pas, les Français sont latins et on les voit mal rester de marbre lorsqu’un changement d’importance arrive. Mais comment qualifier l’intervention de l’État et de ses sbires dans cette affaire si ce n’est par « ingérence » ? Sous prétexte de « sauver » de l’emploi en France, des tractations et des pressions sont faites en dépit de tout respect du droit de propriété et, surtout, de toute discrétion qui devrait entourer des affaires de cette importance.

Pire : comment justifier ces changements de politique industrielle (un coup Siemens est le diable, un autre un partenaire valable) ? Comment n’y pas voir la frénésie du court-terme, les petits arrangements à la va-vite, la connivence, le bricolage voire la panique ? Comment croire que toute cette agitation n’aura aucun impact sur la viabilité de l’entreprise ? Et surtout, comment imaginer, avec l’historique catastrophique de l’Etat en général, et de Montebourg en particulier, que ces excitations se termineront bien ?

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Commentaires223

      1. Honorbrachios

        il aime pas la série « sous le soleil », c’est ce que TF6 diffuse pratiquement non-stop…avec ça pas de risque non plus de grosses rentrées publicitaires !

  1. Jacques

    Etant salarié du groupe Alstom, et connaissant donc la situation de l’intérieur, je tremble.
    Pourtant, je crois qu’Alstom a encore de bons atouts, si on enlève l’interventionnisme à tout crin et les distorsions de concurrence à tout propos

    1. Oh, certainement. Mais avec l’intervention musclée des politiciens, la situation va rapidement devenir inextricable.

      1. Jacques

        En fait, l’interaction de la politique et du capitalisme de connivence rend déjà la situation inextricable.
        Quelque part, l’interventionnisme d’état nous a assuré des débouchés, mais depuis quelques temps, on a plutôt l’impression d’avoir un interventionnisme contre nous, pas pour nous.

        1. JS

          De toutes facons à terme tout interventionnisme jouera contre vous croyez-moi, mon ancienne société en à fait les frais.

          Protégée de la concurrence pdt 30 ans elle est aujourd’hui complètement à la ramasse face à la concurrence

    2. gameover

      @ Jacques
      Les turbines d’ABB ça a bien du vous coûter quelques myiards déja en réparation, non ? Et c’est pas fini a priori il me semble.

      1. Jacques

        Je suis du côté des trains, mais ceci dit, c’est Sarkozy qui a sauvé le groupe, quoi qu’on en dise, de la foirade des turbines d’ABB. Ces derniers temps, les infos internes parlaient surtout d’une vente minoritaire des actions de la branche transport. Pour les salariés, la cession éventuelle de Power est une grosse surprise.

      1. Lafayette

        On a le compte, une carotte, un bâton et l’animal à longue oreille. Faut-il encore que cela fasse des étincelles entre lesdites oreilles. Car la carotte fini trop souvent à revers.

    3. royaumont

      Pour travailler au sein d’un groupe dont la branche française est passée dans le giron public pendant quelques années, je serai surtout inquiet des demandes de nationalisation qui circulent : c’est le moyen le plus efficace, et le plus onéreux, pour saboter l’entreprise.
      Par ailleurs, je pense qu’on paie l’absence de politique industrielle depuis 20 ans (au moins…) : les regroupements voulus pas Pompidou en son temps avaient donnés un sacré coup de fouet à notre industrie. Depuis, rien… Les effets commencent à dater et à s’estomper, d’où la faiblesse de notre industrie et son incapacité à s’adapter au contexte contemporain.
      Pour Alstom, c’est déjà trop tard : à agir à chaud sur un dossier pareil, on ne va rien faire de bon.
      C’est il y a 10 ans qu’il aurait fallu regrouper Areva, Alstrom, GDF-Suez et quelques autres…
      En général, au lieu de pousser à ses regroupements, politiciens et syndicats essaient de les empêcher. 10 ans plus tard, l’erreur se paie.

      1. Jacques

        Mes plus anciens collègues ont connu la nationalisation du temps de François Mitterrand, cela n’a strictement rien changé à leur vécu. Ceci dit, mon avis, très subjectif mais vécu de l’intérieur, c’est une gestion avec les outils « modernes » qui rend ubuesque le fonctionnement des usines, un foisonnement de règles qui entravent la production, des managers à qui on demande spécialement de ne pas connaître le métier mais juste de manager, et une absence d’investissement sérieux et de vision à long terme. Une poignée d’hommes intègres, dans le socle de chaque service, sauve en permanence la mise à tout l’édifice.
        Dans ma boite, on produit avec des moyens ( des machines en particulier) qui ont 20 ans, 40 ans, parfois même qui datent d’avant guerre. L’outil de travail n’est même pas maintenu correctement, par ailleurs.
        Je suis très subjectif, bien sûr, mais j’ai une impression de « fin de règne » qui imprègne tout depuis des années !

        1. gameover

          « des managers à qui on demande spécialement de ne pas connaître le métier mais juste de manager »

          Oui c’est ubuesque depuis qu’on a mis des financiers purs à la tête des boutiques. Remarque que de purs techniciens c’était pas mieux, ils vendaient de la technique sans se soucier du prix.

          Les vieilles machines et le peu d’investissement : la faute à la taxe professionnelle qui pénalisaient les dits investissements et depuis on vit au jour le jour : les capex c’est les postes à souder.

          Si le retour d’investissement est de plus de 2 ans c’est même pas la peine de le proposer.

          Sinon comme dans toute société 20% des employés génèrent 80% du bénéfice… mais on te rappelle bien lors des évaluations annuelles que c’est un travail d’équipe car mettre en avant les succès individuels ça obligerait à pointer les échecs individuels. Du coup on collectivise tout.

          J’ai souvenir de quelques réunions d’information permettant de tenir au courant les employés sur l’activité et les résultats : à nous deux avec un collègue CdP cette année là on avait fait 100% de l’EBITDA avec nos projets sachant qu’il y avait 25 cdP et 300 personnes dans cette unité.

          1. Jacques

            Je crois qu’un monde de purs techniciens serait mille fois plus vivable que le monde de purs financiers qu’on a sous les yeux. Les techniciens seraient de toute façon rappelés à l’ordre très vite, le but étant de fournir un produit au client, alors que les financiers, plus ils sortent du fric, plus ils essorent le reste du monde, plus ils sont félicités ! On en reparlera après la Grande Faillite qui vient…

            1. Alexandre

              Hello,

              pour les financiers je suis bien d’accord, mais avec un bémol: le but de toute entreprise est de faire du profit. Il y a donc un impératif financier à toute entreprise. Le problème est comment répartir le profit, et aujourd’hui on résume le tout a répartir le profit en dividendes pour les actionnaires et pas forcément à le redistribuer en R&D, maintenance et/ou modernisation, primes aux salariés ou en capital pour avoir du cash flow. Je ne parles même pas des budgets ubuesques à maintenir genre budget peinture, moquette ou autre. Par ex chez Alstom transport on avait un budget pour payer un meeting de 4 personnes de Paris physiquement à Charleroi toutes les deux semaines (hôtel+TGV première classe+repas soit approximativement 500 euros par personne, soit 4000 euros par mois) mais pas le budget pour faire venir soit un nouvel embauché soit un extérieur (intérimaire/consultant) pour combler un poste qui manque cruellement sur le projet…

              Mais bref passons… je voulais surtout revenir sur le « des managers à qui on demande spécialement de ne pas connaître le métier mais juste de manager ».

              Il ne faut pas confondre fonctionnel et organisationnel. Historiquement on mélangeais les deux, avec une gestion d’entreprise très hiérarchisée. Mais ce n’est pas parce qu’on est un très bon technicien (fonctionnel) que l’on sera un très bon manager (organisationnel) et vice versa. Aujourd’hui on découpe les taches en programmes eux même découpés en projets. Avec toutes les ressources et toute la hiérarchie nécessaire: directeur de programmes, directeurs de projets, chefs de projets, chef d’équipe projet, ressource, expert etc… La fonction est ici primordiale et l’objectif de la hiérarchie n’est pas ici de gérer les ressources mais les tâches et les acteurs. Tous ces acteurs proviennent de différentes sources ou pôles ou expertises, internes ou externes à l’entreprise. On est ici dans l’organisationnel. Et ces pôles sont gérés par des managers dont le but est de gérer les ressources non pas dans le cadre d’un objectif de projet, mais d’un objectif de ressource voir de carrière. Indéniablement avoir un passif technique est un plus pour gérer des équipes et placer ces personnes et / ou équipes sur des projets par une meilleure connaissance du besoin, mais l’objectif d’un manager n’est pas d’être un super référent ou contrôleur, mais de tenir un discourt adapté à chaque membre de son équipe.

              Si le distinguo n’est pas claire dans l’organisation de vos projets ou de vos pôles, et que votre chef de projet manage des personnes sans connaissance technique ou que votre responsable de service est une bille en gestion humaine alors oui il y a un gros problème. 🙂

            2. Jacques

              Alexandre, le but de toute entreprise est certes de faire du profit et de mettre les bonnes personnes au bon endroit, mais votre discours est quelque déconnecté de la réalité vécue; ce que je dis, moi, c’est qu’au minimum un manager doit avoir une idée du métier que pratique son subordonné, dire qu’il lui suffit de tenir le rôle d’un manager finit par être contre–productif et dysfonctionnel. De plus, l’organisation des entreprises actuelles est telle que chaque personne qui a la moindre responsabilité ne cherche plus qu’à tirer les marrons du feu, au dépend de la coordination globale, et des intérêts de l’entreprise. Après cela, vous me reparlerez des fonctions, tien. Quand à « tenir un discours adapté », on est plus très loin du mensonge pur et simple, là.
              On a pas à adapter son discours quand on dirige, on a à donner des ordres, à diriger, point. Le « management » ne sert seulement qu’à exonérer la hiérarchie de ses vraies responsabilités, voilà tout.

            3. gameover

              Jacques : ce que veut dire Alexandre c’est que le manager devrait s’en remettre au CdP qui lui s’en remettrait aux ressources ou expert pour avoir un avis technique.

              Mais comme c’est le CdP qui sera responsable en final s’il bouffe son budget, il a intérêt que l’on ne lui raconte pas de craques et a donc intérêt à maîtriser un peu son sujet ou à être bien entouré.

              Je parle même pas du manager qui prend la décision à la place du CdP parce qu’il n’a rien compris au problème donc il n’envisage même pas la solution et ne la comprend même pas et va répéter la connerie durant les 5 ans à venir.

            4. Alexandre

              je précise: oui il y a de la théorie (mais aussi de la pratique), oui c’est un modèle d’organisation d’entreprise (parmi tant d’autre) et ce modèle convient plus ou moins bien à certains environnements: on a en France une habitude de hiérarchisation très stricte façon militaire où le pouvoir et le décisionnel se concentre au plus haut niveau, tout le contraire des modèles scnadinaves ou américains, le modèle allemand étant semblable au modele français hormis que l’on demande l’aprobation de la tache à effectuer au subalterne.

              Le problème pratique de toute entreprise c’est qu’au final on joue à ‘pas vue pas pris’ ou à la ‘patate chaude’. Dans un modele ultra rigide comme l’armée c’est toujours le trouffion qui se fait blamer, dans un modele plus souple on gaspille du temps et de l’energie à trouver un coupable, ce qui est typiquement français. On se focalise sur le probleme (ou faux probleme) au lieu de trouver une solution (qui souvent de resume à blamer un mouton noir).

              Si ça peut vous rassurer c’est pareil chez Renault, PSA, Airbus, Alstom Transport, Valeo, et ITER…

              Par contre je n’ai pas vu cela (mais d’autres comportements aussi peu productifs) chez BMW, Mercedes, Volvo Trucks, Bombardier ou Ford.

              Oui je suis consultant informatique^^ 😉

            5. gameover

              Alexandre
              J’ai travaillé dans une BU dans laquelle les CdP ne reportaient qu’au directeur de la BU donc de manière assez autonome.
              Le directeur de la BU n’intervenait pratiquement que pour gérer des conflits de ressource quand les CdP n’y étaient pas arrivés entre eux (2-3 fois par an maxi) ou pour arbitrer en dernier ressort un conflit client quand on joue au bon et au méchant.

              Les CdP pouvaient même s’autosaisir d’un dossier au stade de l’offre afin de porter assistance au commercial et ainsi éviter d’être mis devant le fait accompli.

              Ca fonctionnait super bien puisque nos bonus en tant que Cdp étaient liés aussi au résultat des autres CdP. Donc pas de concurrence mais une collaboration obligatoire pour que tout aille bien. Une vrai solution libérale !

              Avec ce mode de fonctionnememnt les garanties sont tombées en fléche à 0.5% et les marges sont montées à 35%.

              Le directeur de la BU a été muté pour redressser une filiale du groupe et à la place on nous a mis un responsable qui s’est mis à diriger entre autres les CdP comme 30 ans en arrière avec limitation des tâches et des responsabilités et interventionnisme poussé (yc bidouillage de résultats) dans des domaines hors de sa compétence et clashes à tous les étages. Du socialisme !
              J’ai démissionné.

            6. Alexandre

              j’en ai la larme à l’oeil Gameover.
              Perso après 12 ans de bons et loyaux services, je me suis rendu compte que mes 5 meilleures expériences étaient hors France.

              Donc je suis parti.

    4. toufou

      Quelqu’un (si possible H16) peut-il me définir ce qu’est le « capitalisme de connivence ». La connivence n’est-elle pas le lot de tout systeme en place ? N’est ca pas une façon de distinguer le bon capitalisme du mauvais capitalisme, un peu comme le bon chasseur et le mauvais cahsseur des Inconnus ?

      1. Le capitalisme de connivence, c’est des énarques partout dans les sociétés françaises du CAC40, qui connaissent très bien les politiciens actuels, et les retrouvent régulièrement à des pince-fesses et autres petits-fours.

        1. toufou

          Merci. En termes plus clairs, ce sont les sociétés controlées et dirigées par des oligarques et maintenues dans leur leadership par d’autres oligarques qui sont dans les arcanes du pouvoir.

          Ce terme revient souvent, je voulais être sûr. Ok, merci.

          1. Alexandre

            heu non pas forcement des oligarques. Des entreprises (dont les dirigeants peuvent être des oligarques) vont trouver des accords avec le gouvernement (echelle nationale) ou des elus (echelle locale) afin de favoriser leur developpement ou leur profit en faussant la concurence, le libre marché et la libre concurence (que que l’etat = la loi et parti prenant de l’histoire). Souvent cela deboule sur des conflits d’interets et autres magouilles.

            De tout temps l’etat Français s’est vu intervenir dans l’economie des societes avec des resultats tres souvents desastreux. Au nom d’une ideologie nationaliste et d’un protectionisme etatique decoulant de l’Etat providence.

            Aujourd’hui le pays est dirigé par 5 corporations / guildes que sont les partis politiques, la fonction publique, les syndicats, le MEDEF et les médias. Tous sont impliqués avec les autres dans des dessous de table, accords, privileges et se contentent de leurs petits avantages en profitant du systeme:
            Les politiciens de tous bords font ‘carriere’ en s’En foutant plein les poches en avantages et autres primes
            Les syndicats de meme en vrai mafia opaques
            Le Medef conserve son monopole et bloque toute tentative de concurence via le support du gouvernement
            Les medias ont leur avantages, niches et autres et sont à la solde des partis et recrachent la propagande demandée
            LA fonction publique continue de s’engraisser sur le dos du particulier pour un service de moins en moins bon et allimente l’ogre des lois et autres decrets.

            Et tout ce petit monde fait ce qu’il veut, impose son dogme, sa nova langue ou son politiquement correct, fait des lois pour ses copains, ses avantages ou ses poches et se contrefout du peuple.

            On est techniquement bien en republique, mais clairement plus en democratie vue qu’une elite (issue de science po, ENA ou grandes ecoles – à l’exception des syndicats) dirige le pays sans avoir de compte à rendre au peuple.

            Et au final les banques font ce qu’elles veulent et tiennent tout ce petit monde par les couilles.

  2. Aristarque

    On voit surtout une réaction en mode panique à l’ idée que le fabricant des TGV, une des rares réussites techniques de la Grance (qu’ elle ne sait pourtant guère vendre à l’ étranger) passe sous pavillon étranger. Et, en plus, américain, soit l’ horreur absolue pour les cocardiers…

    1. petit-chat

      Je croyais que tous les problèmes venaient de l’Allemagne qui veut un €uro fort pour assurer les retraites chez eux. Et aujourd’hui, par montebourdise, l’Allemand Siemens devient le sauveur du fleuron français (invendable, comme souvent, par la grâce étatique semblable à de la glue).

      1. Kazar

        Mais c’est évident, l’Allemagne est le méchant sauf… quand c’est le gentil (raisonnement socialiste par l’absurde qui permet de façon bien pratique de démontrer tout et son contraire) 🙂

    2. bob razovski

      Entendu hier à la radio : Ce n’est pas la division transport qui intéresse GE, mais celle de l’énergie nucléaire.
      Ce qui me semble logique : Je vois bien toute l’Asie passer au nucléaire pour diminuer ses rejets de gaz machinchose. Parce quoi qu’on en dire, c’ets à mon sens c’est l’énergie la plus propre.

      Et avec ça, je vois bien l’énorme marché qui s’ouvre aux fabricants de nucléaire.

      Je peux me tromper 😉

      1. Ca semble logique. Mais surtout, GE est complémentaire de Alstom. Siemens est directement concurrent. Ce que fait Montebourg est complètement con.

          1. Jesrad

            La constance dans la connerie est une forme subtile de génie. Qui dessert son auteur, certes, mais génie quand même.

          2. Caton

            Agi? Non. Parlé? Qualifier le bivalve élyséen de « défaut », c’était intelligent. Par erreur.

      2. La Coupe Est Pleine

        « c’est l’énergie la plus propre »

        Probablement la plus sûre et la moins chère aussi ….
        Mais chut ! GreenPeace veille au grain pour que l’on arrête tout ça au plus vite !

      3. FaLLaWa

        Le nucléaire au thorium serait bien mieux au passage (bcp moins risqué car fonctionnant à pression atmospherique et generant bcp moins de dechets et qui restent radioactifs seulement 300ans)
        Mais le nucleaire actuel fut imposé car il permettait de produire du plutonium, dont les militaires raffolaient pour confectionner de jolies bombes nucleaires.
        Ducoup on se retrouve aujourdhui avec une industrie nucleaire bcp plus risquee et sale que si l’on s’etait orienté vers le nucleaire au thorium.
        Ca illustre un peu le theme de cet article de l’Etat qui ne fait que des conneries monumentales.
        Je vous laisse mediter sur le sujet et vous donne ce lien d’une presentation TED sur le nucleaire au thorium:
        http://www.youtube.com/watch?v=Z0G8QxaYRds
        (L’énergie du thorium, l’avenir vert du nucléaire? Jean-Christophe de Mestral at TEDxParis)

        1. Dahu

          Dans le même genre, je pense que H16 pourrait écrire un long article sur le sabordage du train à suspension par l’Etat, alors qu’on avait toute une industrie florissante devant nous. Mais quelques mallettes de billets, 3/4 barbouzes qui mettent le feu, et hop, on a choisi le TGV. Comptez le nombre de TGV et de trains à suspension dans le monde….

          1. gameover

            Je suppose que tu parles du TGV pendulaire qui aurait évité d’avoir des infrastructures couteuses ?

      4. Aristarque

        Oui, maintenant cela a été nettement précisé que seule la branche énergie intéressé GE. Mais, il y a qq jours, pour les médias de grande audience, il paraissait que les TGV allaient changer de bannière. Cela illustre encore un peu plus l’ approximation de bon nombre de journalistes par rapport aux faits. Il y avait peut-être aussi des consignes pour déformer le rapport des faits, puisque Alstom, constructeur du TGV est notoirement connu de tout le monde, afin d’ amplifier le choc des mots pour susciter une réaction anti-US, vieil antagonisme grançais latent…

    3. gameover

      Nan les TGV ils s’en foutent puisque les trains sont bien souvent tributaires des commandes d’état et depuis la crise de 2008 on savait que les dettes allaient emporter les investissement d’infrastructures lourdes.

      Les metros quant à eux sont un peu moins sensibles car ce sont les collectivités.

    4. Duff

      Réussite technique certes mais certains choix discutables qui nécessitent des infrastructures titanesques. Quand on sait en plus que 1/3 des LGV ne sont pas rentables, le succès du TGV nous aura coûté fort cher.

      1. gem

        tu veux dire qu’il n’y a qu’une seule ligne TGV rentable : Paris-Lyon ; et peut-être Lyon-Marseille, mais c’est même pas sûr. Toutes les autres sont déficitaires. toutes. Sans subventions elles ferment.

        1. bob razovski

          Et pourtant… Dire qu’un voyage en TGV ça coute un bras. C’est une aberration totale d’avoir confié la gestion d’un truc comme ça à la sncf !

          1. Duff

            ça va bouger : Les régions socialistes avec moins d’argent à claquer font remarquer de plus en plus notablement qu’elles en ont assez de la qualité de service dégueulasse dans un contexte où la commission de Bruxelles va bientôt demander l’ouverture à la concurrence des réseaux ferrés.

    5. Taisson

      On voit surtout qu’il est bien difficile de se faire une idée avec tout ce que les médias racontent. Les gens de G.E. ne semblent pourtant pas très intéressés par le secteur TGV et autres trains!! Même Siemens semble prêt à échanger son secteur ferroviaire contre le reste d’Alstom !!
      Personne n’à trop envie d’acheter une activité qui n’à pas beaucoup d’autres clients que l’état français, et je crois bien que les trains, tout le monde est prêt à nous les laisser !
      De toutes façons, si l’état s’en mêle, c’est le contribuable Français qui paiera la casse, ça c’est sur!

      1. Jacques

        De toute façon, Alstom n’est plus un groupe franco-français, les fabrications se font maintenant chez les clients, que ce soit en Chine, en Amérique du Nord, en Afrique du sud, en Russie… la fabrication de train en Europe, vu la crise de la zone, va probablement passer par un plus bas historique avant éventuellement de se redresser.
        Il est peut-être intéressant pour un investisseur à long terme d’attendre les plus bas et de s’y mettre, mais il lui faudra des nerfs solides, et un compte en banque encore plus solide !

        1. La Coupe Est Pleine

          « d’attendre les plus bas »

          En matière de percement de planchers on en a déjà étonné plus d’un ! Il se peut que fixer des objectifs en la matière soit bien plus ardu ici qu’ailleurs !

          1. Jacques

            Le groupe a coté à un moment environ 1100 millions d’euros, bien moins que la valeur marchande de tout ce que possède le groupe en biens mobiliers et immobiliers… En outre, l’activité a encore un intérêt quand on pense en terme géo-stratégique. Penser mondialisation c’est bien, mais penser éventuelle fermeture des frontières, c’est prudent…

            1. gameover

              Le problème d’Alstom n’est pas un problème de rentabilité mais un problème capitalistique et c’est pas Bouygues qui pourrait le résoudre vu qu’il manque de fonds déjà pour ses activités.

              Les clients demandent de plus en plus de faire le montage financier pour les équipements mais aussi bien souvent une joint venture pour la fabrication et aussi une société commune pour l’exploitation : faut de la tune pour faire ça.

              Surpris que tu demandes une fermeture des frontières alors que 80% mini de vos commandes sont à l’export.

            2. Jacques

              Gameover, je ne demande pas une fermeture des frontières, je la crois loin d’être impossible, voilà tout.

  3. Aristarque

    H16 a raison d’insister sur le renversement de raisonnement à l’ occasion de cette affaire. Il y a encore peu, Siemens était largement dépeint comme le concurrent dangereux d’ Alstom, que ce soit dans les trains ou les machines à production d’ énergie électrique. Et maintenant, vu que l’ Etat n’ a pas une thune pour agir, préférant subventionner l’ AME ou mener des guerres extérieures, entre autres, il en vient à proposer un mariage des plus biscornus. Si cela se faisait, j’imagine mal Siemens entretenir Alstom comme si de rien n’ était, vu que les eaux des commandes pour ces industries lourdes ne sont guère affluentes, ces temps-ci et que rien n’ indique une violente reprise à court terme. Sans compter que se reposerait la question de la lourdeur des prélèvements fiscaux et sociaux de la Grance qui interdisent tout espoir d’ une rentabilité convenable du racheté… Parce que quel que soit le marié, Alstom risque de partir, en quenouille mais de manière différente selon le mode retenu.

    1. gameover

      Siemens est vraiment la pire solution pour l’emploi mais aussi pour les futures commandes d’état puisqu’il n’y aura plus de concurrence européenne.

  4. LeRus

    Qu’attend Montebourg pour prendre sa carte au FN? Franchement, avec le mot « patriotique » à toutes les sauces, on dirait du Le Pen des grandes années.

    1. Kazar

      « Patriotique » n’est pas un gros mot, mais l’entendre prononcer tout les deux jours par les socialistes à tendance à le dénaturer.

      1. LeRus

        C’est un gros mot uniquement lorsque c’est le FN ou l’UMP qui le dit. Si c’est un type de gôche qui le dit, c’est bien.

        Un peu comme tout en fait! 🙂

        1. Duff

          Je vous recommande (si vous avez du temps à perdre) la dernière interview de Lordon sur Rance Inter. Magistral : Il y a le patriotisme de gauche, intelligent et efficace et celui de droite qui est cacaboudin nazi.

          Sincèrement, des types aussi malins, de bonne fois et pragmatiques, que seraient-ils sans tout le système de pompafric collectiviste qui nourrit des centaines de cocos au CNRS, les médias publics pour les relayer et toute la sphère subventionnée en général?

          1. LeRus

            Désolé mais non, écouter France inter en podcast c’est au dessus de mes forces. Visionner un chaton éventré et grillé au grille-pain sur Youtube passe encore, mais écouter France Inter… et pourquoi pas m’abonner au Monde Diplomatique aussi?

  5. BenOui

    Et une lessive, une.

    Programe plus blanc que blanc, avec le noir pour les autres. Sauf que les autres, c’est bien les Français.

    Bon, trois tours de tambour dans un sens, et trois dans l’autre, ceci pendant une semaine.

    La machine est allemande, l’arrosage, euh, l’essorage et US.

    Le patriotisme économique se résume à acheter, si vous le pouvez encore, étranger, plus propre et sans taches.

    Madame Michou a le temps de faire ses ongles, en attendant la facture.

    La France est dans de sales draps, pas de problèmes, il faut juste faire une lessive.

    Il nous reste tout de même le fromage en chef qui pue et que personne n’en veut.

    Foutu pour foutu restons foutus.

    1. Nyamba

      Pardon, mais on ne dit pas « Programme plus blanc que blanc, avec le noir pour les autres ». Si j’ai bien compris le principe du vivrensemble dans la dignité, ce sont des qualificatifs qui stigmatisent.

      1. Le Gnôme

        Pas grave, les Chinois sont déjà à la manoeuvre pour racheter les crus, qu’ils exporteront. Ce sera bon pour la balance commerciale.

  6. Jesrad

    « les journalistes s’empressent de fourrer leurs gros micros mous sous le nez des politiciens, à commencer par celui de Valls et de Montebourg »
    ceux de Valls et Montebourg ?

    « Et c’est d’autant plus vrai que chacun des deux ont un intérêt à réagir ainsi »
    a un intérêt ?

    Je vois surtout dans cette affaire le fait que c’est « nous public » qui prendrons encore en pleine figure les éjaculations pitresques de ces clowns.

          1. gameover

            Fais gaffe, h16 va peut-être (ou a déjà?) une carte de journaliste.

            D’ailleurs à ce sujet je trouve le billet assez complet pour décrire la situation, l’historique et les in-out. Compliments.

            1. Higgins

              Il existe des journalistes qui ne sont pas imbéciles. Je sais, c’est rare mais ça existe d’où la précision.

            2. Sansintérêt

              « Il existe des journalistes qui ne sont pas imbéciles. Je sais, c’est rare mais ça existe d’où la précision. »
              Dans ce cas là ce sont de mauvais journalistes. Ceux là feraient mieux de fuir les subventions et préserver leur intelligence en allant l’employer ailleurs. Ça marche aussi avec les fonctionnaires ou les militants (ce que sont tous les bons journalistes).

    1. royaumont

      Je suis prêt à parier que cette journaliste est locataire de son appartement (j’irai jusqu’à parier que c’est un HLM de Paris, genre Haussmanien loué à 10% de sa valeur…) : l’effort de solidarité nationale est bien mieux s’il repose sur les autres…
      Je crois avoir vue cette c..(censuré).. au 28 minutes de Arte, l’autre jour.

  7. petit-chat

    « L’éjaculation pitresque » est le propre du Sinistre du Dressement Reproductif.
    Pour Valls, je verrais plutôt un jet de défécation de son « merde, quand même » …

  8. Ds

    Quand même, votre article se débarrasse du problème Alstom trop facilement. C’est un nouvel énorme échec de la France, et il n’est pas plus mal que les politiques s’en occupe. Ils voient de près les dégâts de leur politique, ils sont obligés de se mouiller sur les conséquences.

    1. Kazar

      Ils ne se mouillent pas sur leurs conséquences, ils vont juste gaspiller l’argent des CONtribuables, et la plupart de ces CONtribuables revoteront pour eux la prochaine fois car ils ont une mémoire de poisson rouge…

    2. Nocte

      Que dalle… ils seront capables de dire que c’est la faute de Sarkozy qui a préféré ne pas vendre à Siemens à l’époque…

      En France, il n’y a JAMAIS de responsable quand cela implique un politicard ou les politiques qu’ils ont menées

    3. le désabusé

      Détrompez vous.

      Les politiques ne verront rien du tout et surtout pas les dégâts de l’interventionnisme : Ils sont pétris de certitude et ne doutent pas un seul instant qu’ils ne sont pas dans le vrai. Jamais ils penseront qu’ils font fausse route. Jamais ils en se remettront en question.
      Pour eux il n’y a qu’une solution plus d’interventionnisme et soyez certain que si les caisses n’étaient pas vides on nationaliserait pour mieux sauter dans quelques années.
      Ces gens sont des fous furieux aux commandes d’un machin incontrôlable….

      1. royaumont

        Oui, ce sera la faute des autres, ou alors ce serait pire s’il n’avaient rien fait.
        Ce dernier argument est totalement spécieux, mais irréfutable : on ne peut pas réécrire l’histoire.
        Dernière plaisanterie en date : la Grèce va mieux (blague), elle a éviter le pire (re-blague) et c’est grâce à l’Europe (re-re-blague).
        L’histrion auteur de ce numéro est je crois Moscou-Vichy, à moins que ce ne soit Sapin.

    4. Pardon ? Les politiciens ont foutu la grouille, et ils seraient la solution pour redresser la barre ? Allons…

  9. Higgins

    Normal 1er et la bande de clowns qui l’entourent me font penser au Grand quartier général français en mai-juin 1940, Normal 1er étant Gamelin. Dans Gamelin, on lit « gamelle ». Comme en 1940, les digues craquent de partout, il n’y aucune réserve et nous assistons, victimes et impuissants, à un sauve-qui-peut général. La grosse différence est que, en 1940, il s’est trouvé une voix pour s’élever contre ce drame. Aujourd’hui, rien.
    Le ministre des veaux sous la mère est pathétique dans sa tentative imbécile de concilier l’inconciliable (Siemens et Alstom). Comme le disait un invité de Stéphane Soumier ce matin, ce rachat signe l’échec de la gesticulation industrielle française qui tient lieu de politique dans ce pays depuis trente ans. Si au moins ça pouvait ouvrir les yeux des moutontribuables sur la réalité et leur faire comprendre combien la classe politique française est nulle et n’est préoccupée que par sa survie. Hélas, j’ai bien peur que nous devions boire le calice jusqu’à la lie (et même au delà) avant que l’évidence soit acceptée par la population.
    CPEF

    1. gameover

      Ce qui me fait sourire c’est uniquement dans ces moments là qu’on parle de fleurons de l’industrie frônçaise. Comme une épitaphe.
      On ne dit du bien des gens que quand ils sont morts !

      1. Riguite

        C’est tout à fait ça… Avant ce ne sont que de sales capitalistes des grandes entreprises.

    2. Scarlet Pimpernel

      Gamelin était paralytique général (syphilis)… la comparaison est pertinente…

    3. Le Râleur Français

      Bonsoir,

      « La grosse différence est que, en 1940, il s’est trouvé une voix pour s’élever contre ce drame. Aujourd’hui, rien. »

      Voilà la réalité des choses. Depuis le temps que je lis les délicieux articles d’H16, je n’ai jamais émis de commentaires. Il faut un début à tout.

      Higgins à tout à fait raison : Personne pour tenir tête à qui que ce soit.
      Pourtant quand on lit les commentaires (qui prennent bien plus de temps à lire que l’article en lui même) on voit que les idées sont nombreuses et les motivations pleines, mais personne pour les représenter.
      Il y a quelques décennies, on disait  » la France a des idées mais pas de pétrole ». Aujourd’hui, la France se fait piquer ses brevets et continue d’acheter son pétrole ». Car le rachat d’Alstom n’est il pas aussi un rachat de technologie ? Comme beaucoup, je partage l’avis que le nucléaire est certainement l’énergie la plus rentable et d’avenir pour notre monde.
      Et une fois encore, les français ont prouvé qu’ils n’étaient pas les plus mauvais dans cette technologie. Je ne suis pas ingénieur, mais j’ai bien plus confiance dans nos centrales que celles de nos amis d’outre atlantique qui ont vendu aux chinois leur technologie….
      Bref, pendant que notre capitaine de pédalo dirige ses troupes à la recherche de l’introuvable vol MH370, d’autres plus aguerris nous piquent nos brevets et nos idées en faisant migrer nos jeunes diplômés au plus bas prix… On voit bien là le retour de la gauche caviar : En France, c’est Open bar et happy hour.

      Le seul hic dans tout ça, c’est que la douloureuse ne fait qu’augmenter et hormis râler, tout le monde continue de dire Amen. Comme dit plus haut, les gaulois ont une mémoire d’éléphant (Fabius, bien placé pour le savoir, l’a rappelé cet hiver) Ils oublient tout le lendemain !

      Donc pas de soucis, Normal 1er sera de nouveau là dans 3 ans. Et s’il voyait le vent tourner, ne vous en faites pas, il trouvera des solutions rapides pour conserver son trône comme celle qu’il tarde à mettre en place (c’était dans son programme et il l’avait promis pour février 2014 mais pour l’heure c’est repoussé pour cause d’impopularité nationale) : le droit de vote aux étrangers. Sachant que les français ne voteront pas pour lui et qu’il n’y aura personne en face, il aura là son réservoir de voix. Le tout saupoudrer du danger du FN, d’une droite qui se radicalisera (si si, Jef nous fera miroiter qu’on est plus en France et le Manceau qu’il est présigland mais qu’il préfère laisser la place à normal 1er pour ne pas choquer et que les français jugeront). Le retour à la monarchie tsarine sera la suite. Après les trentes glorieuses, bienvenues pour les 100 piteuses…

      La seule chose que beaucoup oublient, c’est que c’est celui qui a le porte-monnaie qui dirige. Pourquoi ne pas le fermer pour faire plier ?
      La France est le pays où les minorités sont rois (ou reines, j’hésite ^^) . Et bien que les minorités qui déversent leur flot d’impôts et de taxes diverses cessent de le faire et nous verrons bien si le tonneau des danaïdes continue à se déverser. Pour exemple, un mois sans payer la TVA et c’est 10 millions de mécontents qui n’auront pas leur salaire, RSA et autres indemnités le 25 du mois… Vous imaginez la suite…

      Bref, je m’éloigne. Personne pour contester et un pays qui s’imagine déjà dans le gouffre de la descente aux enfers alors qu’il n’en est qu’aux prémices. Et bien comme on le voit quelquefois dans les entreprises, il suffit souvent d’un petit rien pour qu’un leader se dégage…

      Alors il nous reste à souhaiter que ce petit rien arrive bientôt (Apolitique, bien entendu) pour redonner à ce cher pays que nous aimons tant (à fuir ces derniers temps) toute la grandeur qu’il mérite et remettre quelques pendules à l’heure sur un plan de macroéconomie mondiale…

  10. le désabusé

    Pire

    La majeure partie du peuple français pense et pensera toujours que l’interventionnisme n’est pas à l’origine de ce désastre industriel et que s’il y avait eu plus d’état on n’en serait pas là.

    Jamais on arrivera à dire le problème c’est l’état.

    1. LeVertEstDansLeFruit

      Tant qu’on entendra encore la phrase « il faut que l’état fasse.. » c’est PERDU.

      L’état est un reflexe chez les français.

      1. Nemrod

        Exact.
        J’ai un très bon copain de droite…droite, pas social démocrate pour un sou.
        Pas une semaine sans que je l’entende dire  » je comprend pas pourquoi l’état crée pas… »
        Dernier truc en date : une activité matériel agricole vu que l’on ait un pays agricole.
        Je le pense très représentatif et c’est navrant.

        1. Sansintérêt

          Il est tellement plus simple d’user de la force que de monter une boite… Et puis ça fait citoyen engagé. Aussi cela évite-t-il de renoncer à l’argent du beurre, c’est la méchante crémière capitaliste qui payera.
          Tout le monde aime imaginer des solutions, peu nombreux sont prêts à faire les efforts pour les mettre en œuvre et personne n’aime avoir des concurrents. Tout le monde a le même poids électoral…

  11. Riguite

    Après avoir copieusement insulté par missive interposée un industriel américain, après avoir fait capoté la vente de DailyMotion à Yahoo, après avoir confondu Mittal père avec Mittal fils, après avoir mis son grand nez dans les affaires de Bouygues et SFR… Il continue avec Alsthom et GE.
    Mais que fait encore à ce poste clé ce nuisible qui possède ZERO connaissance en commerce et industrie ?

    1. gameover

      Rachat de SFR : le rôle de Bouygues et les pressions du gouvernement critiqués par un administrateur Vivendi

      http://www.freenews.fr/spip.php?article14643

      Comme dit h16, les discussions ne doivent pas être étalées sur la place publique. De plus ça fragilise les entreprises sur leur marché et en général les meilleurs managers quittent le navire.

    2. Nocte

      Rien, il se remplit les poches avec notre blé en direct et un peu de dette (donc notre pognon pas encore gagné)…

    1. petit-chat

      En France, suite à l’idée d’un SMIC partiel, il semblerait que les jeunes y soient « épidermiquement » hostiles. Résultats de l’EdNat qui leur bourre leur mou sur leurs prétendues qualifications. Les Vieux, eux, doivent nourrir leur famille, ça les rend plus pragmatique, semble-t-il.

      1. toufou

        Bof, beaucoup de jeunes avec le « mou bourré » sont contraints de partir à l’étranger pour trouver un petit boulot. Il y a encore quelques années, les étrangers venaient trouver un petit boulot en France.

        1. Sansintérêt

          Le SMIC jeune, c’est pour sauver le SMIC tout court. La solution libérale, c’est de multiplier le SMIC par 3.

          1. Hein ?
            La solution libérale, c’est d’abolir toute idée de salaire minimum. Les gens négocient leur salaire avec leur patron et personne ne s’en mêle.

            1. Sansintérêt

              Pour abolir toute idée de salaire minimum, il faut que les gens comprennent sa nocivité.

      2. gameover

        La connerie c’est d’avoir laissé les journalistes parler de smic JEUNES alors que c’est avant tout un smic pour les non-qualifiés.

        Nul doute qu’un jeune qualifié et autonome dans son boulot ne sera jamais payé au smic ni en dessous du smic car il y a de la demande.

      3. Nyamba

        Permets-moi de m’inscrire en faux, félin de petite taille, sur ton constat lapidaire sur les jeunes.
        C’est dans le contexte fRançais – pêle-mêle, de loyers trop chers là où il y a du boulot, de taxes sur tout et n’importe quoi, et de prix exorbitant d’un café en terrasse ou d’un panier de la ménagère – qu’un smic partiel est tout bonnement intenable. On ne fait rien avec ça : comment accéder à la propriété (ha, à un prêt bancaire??), vivre au lieu de survivre, avec moins de 1000€/mois ?
        Noter que TOUS les exemples cités procèdent du même problème, et que la seule solution démocratiquement choisie sera de remettre une couche de ce problème. En fRance, seule la propagande étatique dès le berceau fonctionne, après tout…

        1. petit-chat

          C’est bien là que je voyais le nœud du problème : « seule la propagande étatique dès le berceau fonctionne ».
          Un primo-arrivant sur le marché du travail qui répète ce qu’on lui a appris : « n’acceptez pas de travailler à un salaire inférieur à 2000 € car vous devez pas faire baisser la valeur votre diplôme, ce qui serait dommageable pour tous ceux qui vous suivent ».
          Un patron, même le plus magnanime, va sûrement accepter les principes insufflés par un type qui n’a, bien souvent, été qu’élève, puis prof directement, sans passer par la case « vrai boulot dur, chiant, peu payé ».
          C’est vrai, j’ai souvent le tord de sembler mettre tous les jeunes dans le même panier car j’éprouve une…, soyons poli…réticence, vis-a-vis de l’EdNat qui transmet des valeurs tout-à-fait contraires à celles que j’ai reçues (à coup de pied au cul, d’ailleurs).

        2. gameover

          Nyamba : m’inscrire en faux… fais gaffe tu parles comme les politiques.

          Sinon d’accord que c’est un tout en considérant les taxes, impôts voire cumul d’emplois. Mais c’est vrai aussi que le marché se mettra à niveau avec les moyens des locataires (propio avec 1,000E par mois fait pas rêver).

          Virons les aides au logement et les loyers des petites surfaces baisseront de 20% et entraîneront les autres.

          1. Nyamba

            Ca fait plus étoffé que « -1, bro »… 🙁
            Virer les aides au logement, oui ; mais baisser aussi du coup les taxes foncières. Les rentiers aussi doivent vivre… non ?

            1. Black Mamba

              Pour vivre de la location , il faut posséder plusieurs appartements … Donc miser sur un appartement sur son petit salaire cela va être très difficile ..

            2. gameover

              Oui petite tortue c’est un tout.
              C’est bien le problème du libéralisme : tout ou rien.

    2. toufou

      Ca n’a pas l’air de faire l’unanimité. Les Suisses sont un peuple raisonnable qui semble démontrer que la vraie démocratie peut fonctionner.

  12. toufou

    Ce qui est ennuyeux tout de même c’est que l’on touche à des secteurs « infrastructures ». Energie, rail. En cas de guerre il vaut mieux savoir fabriquer soi-même ce genre de trucs (au niveau national je veux dire). Que ce soit GE ou Siemens, le savoir-faire partira de France à terme, faute de compétitivité. On est vraiment en train de vivre ce qu’a connu le Royaume Uni dans les années 70-80

    1. gameover

      Oublie pas qu’on est super bon dans les éoliennes… et pour faire du vent on s’y connait.

      Bon sinon aucun pays excepté les US n’est complètement autonome au niveau militaire ne serait-ce qu’au niveau des matériaux, moteurs ou composants électroniques.

      Si guerre il y a ce sera bloc contre bloc et je vois pas trop les blocs là à part tous contre l’islamisme… le retour des guerres de religion.

      Par contre l’industrie UK fait 2 ou 3% de plus que la nôtre mais c’est vrai qu’il y a moins de fleurons.

      1. toufou

        « Si guerre il y a ce sera bloc contre bloc ». Personne n’en sait rien.

        Regardez en Ukraine, le bloc de l’Ouest n’a pas envie d’affronter la Russie. Résultat l’Ukraine doit se démerder en solo.
        On peut imaginer un conflit où c’est notre cause qui serait mal appréciée de l’exterieur et nous serions isolé (comme l’Iran par exemple). Ce n’est pas de la science fiction : on s’est déjà retrouvé avec des visions differentes des USA, et on avait raison sur le fond (Irak).

        Exceptionnellement, je pense qu’en matière de défense stratégique, il faut toujours pouvoir ne compter que sur soi-même. Car surtout en cas de guerre, tout se coordonne en même temps pour que plus rien ne fonctionne. Mieux vaut avoir les ressources et le savoir à disposition sans ce cas. Les USA, la Russie, et même la France jusqu’à une certaine époque, l’ont très bien compris

        1. toufou

          La justification est la même que pour les armes à feu.
          Oui le policier va me défendre. Mais si je peux menacer mon assassin d’une arme, je préfère.

        2. gameover

          Toufou : Quand je dis « bloc contre bloc » c’est pour dire que ça ne peut pas être un pays contre le reste du monde. Donc tu auras toujours du support dans tes alliés ou chez les non-belligérants.

          Maintenant si tu te retrouves seul contre tous c’est certainement que tu as tort (et le tort tue 🙂 ). C’est le cas que tu cites pour l’Iran.

          Maintenant concernant l’intervention en Irak il n’a jamais été question de rentrer en conflit avec les US. On avait des divergences de vues seulement.

          1. toufou

            C’est très simpliste à mon sens.

            D’abord, quand vous êtes le faible, vous n’avez pas objectivement toujours tort, et non, les alliés ne viendront pas toujours vous aider.
            Dans l’exemple USA-Irak, la France et l’Allemagne étaient un peu seules contre tous. Et l’Irak totalement seule contre tous. L’Irak avait-elle tort sur le deuxième conflit ? Avait-elle des armes nucléaires ? Non. Paradoxalement, elle en aurait eu, les USA ne seraient probablement pas intervenus.

            Autre exemple, le support des alliés pour les Sudètes a t-il été efficace en 1938 ? L’Allemagne revendiquait un territoire partiellement allemand et on l’a laissé faire. Mieux, on a demandé à la Tchéquie de céder au nom de la paix ! Si elle avait été solidement armée, la Tchéquie aurait rigolé et le moustachu serait resté bien tranquille.

            Ensuite, le fait « d’avoir tort » n’est pas une évidence. Ce n’est jamais blanc ou noir. On peut avoir de bonnes et de mauvaises raisons mêlées. Kadafi, une crapule certes, avait sans doute tort, mais on voit aujourd’hui qu’il avait un peu raison aussi. Justifiait-il une guerre ? En tout cas il était sans doute moins tyrannique que ses homologues de Corée … sauf que ces derniers ont la bombe nucléaire. Serait-on seulement allé là-bas s’il n’avait une armée de branquignols, même sans bombe nucléaire ?

            Enfin, et surtout c’est la force qui vous donne raison.
            Dans le conflit Serbe du Kosovo, le Kosovo voulait son indépendance, mais la Serbie ne le voulait pas. Mais les occidentaux, plus fort que la Serbie, trouvaient que le Kosovo avait raison. La Serbie avait donc tort contre tous. Ici l’ingérance venaient des occidentaux, objectivement.
            Dans le conflit Russe-Ukraine, cette fois ce sont les Russes d’Ukraine qui veulent faire cecession. Mais ce coup là les occidentaux défendent l’Ukraine ! Ici aussi c’est une ingérance totale, mais en plus, contrairement aux occidentaux au Kosovo, les Russes ont une légitimité liée à une « attache » démographique et historique avec l’Ukraine indéniable. Pourtant , ici la Russie a tort contre tous… Va savoir Charles …
            Dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est que si vous avez une armée forte, on vous écoute plutôt deux fois qu’une … et on va même vous donner raison le plus souvent.

            Que ferions nous nous-même si les Wallons, les Romans, ou même les Quebecois, ou certains pays de l’ex-France coloniale par exemple et commençaient à demander l’indépendance par la force dans un pays en totale déliquéscence ? On resterait les bras croisés alors qu’on est intervenu au Kosovo ? Allons allons ..

            Avoir tort ou raison a finalement peu d’importance. Ce qui compte c’est la claque que vous allez mettre si on vous emm…
            Comme dans la vraie vie en fait.

            1. toufou

              Dernier petit exemple .. La Syrie.
              Ne trouvez vous pas bizarre comme les médias ont accusé Bashar Al Assad de toux les maux (alors que ce mec est objectivement intelligent et mesuré dans ses actes publics) lorsqu’il était faible ? La Russie (le fort ici) vient l’aider et pouf, tout d’un coup on se dit qu’en fait, tout bien pensé, c’est vrai, les barbus sont peut-être un peu responsables, voire même un peu violents aussi, voire meme carrement mechants … Curieux nan ?

      2. Fll

        Pas complétement d’accord sur le constat en Angleterre, il suffit de regarder tout ce qui est construit en terme d’automobile, tracteur, materiel de construction, c’est impressionnant. J’en suis resté schotché. C’est plutot la France, encore une fois, qui fait pale figure. Ils n’ont plus de boite officielle Anglaise, mais ils fabriques pour TOUS ! c’est impressionnant. Ex: 11 des douze équipes de F1 sont en Angleterre, TOUTEs les rolls, jaguar, range, une bonne partie de Honda Japon etc, etc .. et la, je ne parle que de l’automobile.. On n’a vraiment pas de quoi se vanter !

        1. toufou

          @ F11
          On parlait du UK des années 70 aux années 90, toute l’industrie tombait en vrac (cf l’industrie automobile incapable de faire des voitures fiables) et le pays se laissait diriger par les syndicalistes qui menacaient de faire des grèves. Ca vous rappelle quelque chose ? C’est normal.

          1. bob razovski

            Pour remettre la machine en ordre, les anglais ont pris Thatcher, nous on a pris le roi solex.

            1. bob razovski

              Oups… Je voulais dire Mitterrand. Petit anachronisme en rapport avec « Ca vous rappelle quelque chose ? C’est normal ».

  13. YB69

    mais alors, depuis le « divorce » de Areva et Siemens en 2009, sous le regard « attentif » de LaGarde (c’est marrant, les ministre passent, les mots restent) areva était soutenu par un bidule Bouygues-Alstom-Schneider, mais alors, si Bouygues vends ses parts dans Alstom, qui soutient Areva ? ce domaine, c’est vraiment les chaises musicales

  14. petit-chat

    C’est bizarre que ces fous furieux n’aient pas parlé de nationalisation (temporaire, bien sûr, comme Arcelor à Florenge…)

        1. gameover

          Oui quand la bourse va, les commentaires sont de ce style.
          Et en + il n’y avait plus bcp de vendeurs à découvert sur ALO.

          Mais de 2008 à 2010 sur Bourso ils avaient viré complotistes version staline ou 11/09 !

      1. Calvin

        Le terme de « prématuré » va comme un gant à Arnaud.
        Encore que « pas fini » irait mieux…

  15. lolo

    Ce que je trouve rigolo dans cette histoire, en dehors des gesticulations pathétiques et schizo de montebourde, c’est le reglement qui se fera en dollars pas encore sec d’imprimerie.

    Ce n’est pas pour rien que les US achètent à tout va les secteurs de l’énergie un peu partout dans le monde avec leur monnaie de singe, ça au moins, vaudra toujours quelque chose.

    1. gameover

      Si le QE touchait l’économie réelle ça se saurait en regardant l’inflation.
      Pour connaître le prix du dollar il suffit de regarder le marché des changes.

      Ne pas oublier que comme pour Apple ou Google, GE va utiliser des fonds qu’il n’a pas rapatrié aux US pour des raisons fiscales.

      1. LeVertEstDansLeFruit

         » Si le QE touchait l’économie réelle ça se saurait en regardant l’inflation.  »

        @go, je n’y connais rien, mais il n’y a pas un risque tout de même que tout ce papier toilette ne finisse par toucher l’économie réele ? Ca ne « s’accumule pas » quelque part ?

        1. Pour le moment, c’est stocké, c’est réparti sur des gros actifs, c’est en boucle entre banques centrales.

        2. royaumont

          Si j’ai bien compris l’idée du QE, ça s’accumule dans le bilan des banques centrales qui achètent à tour de bras des obligations d’état pour soutenir les cours…
          Ca me rappelle les subprimes (créances pourries vendues à prix d’or), en pire. C’est une bulle de crédit, organisée pour sortir d’une crise provoquée par l’éclatement d’une bulle de crédit…

          1. gameover

            Ce n’est pas réellement un achat des obligations d’état.
            Les banques déposent leurs créances sur l’état en gage à la BCE qui leur prête le montant équivalent… pour pouvoir en acheter d’autres. A noter que quand ça swingait sur la Grèce, la BCE n’acceptait plus les obli de ce pays.

            Il y a eu aussi de temps en temps des prêts presque illimités à 3, 6 ou 12 mois pour éviter le blocage du système monétaire mais on en est sorti.

            Aux US c’est un peu pareil mais les adjudications des bons du trésor se font auprès de banques choisies comme primary dealers (GS, JPM etc) et c’est ce qui a donné mauvaise réputation au système de QE.

            Il semble aussi que les obligations corporates (des grandes entreprises) se négocient aussi à la FED pour refinancer les banques.

            1. royaumont

              « Les banques déposent leurs créances sur l’état en gage à la BCE qui leur prête le montant équivalent… pour pouvoir en acheter d’autres ».
              Si je comprends bien, les collatéraux des obligations d’état sont … les obligations d’état ! je me porte caution de mes propres dettes et je m’engage à rembourser si je ne peux pas rembourser. GO, arrête moi si je me trompe, mais on n’est pas en train d’inventer une bulle finacière ?

            2. gameover

              Oui royaumont et c’est pour cela qu’il faut aussi // que les états maîtrisent leurs dettes.

  16. gameover

    On va encore être bien vu dans le monde tiens !

    « Mr. Montebourg, an outspoken minister known for butting heads with foreign companies, was recently promoted after a government reshuffle. Last year, Yahoo Inc. dropped plans to acquire French online video site Dailymotion after Mr. Montebourg intervened. »

    Outspoken veut dire véhément ici pour les non-anglicistes.

    http://online.wsj.com/article/BT-CO-20140427-700618.html

    1. Lambda Expression

      « butting heads » : coup de batte de baseball (dans son cas et virtuellement bien entendu)

    1. royaumont

      Bravo pour le lien, ils sont réellement formidables. Avec l’Humanité, on a de l’argent public utilement dépensé !
      Il semble que personne n’ai envie de comprendre qu’on ne se remet pas de 40 ans de gestion irresponsable sans douleur !
      Un peu comme un alcoolique qui se soigne à la gnole dès le matin, arguant que le manque le rend malade.

    2. gameover

      Je lui ai laissé un commentaire correct..
      Si personne ne dit rien ils vont y croire.

      Il est correct car les commentaires sont validés par défaut.

      1. Guillaume

        Ouais, mais là c’est la CGT, on sait à quoi s’attendre. C’est quand tu vas chercher un panel plus « généraliste » et que ça donne le même résultat que ça devient inquiétant.

  17. calc80

    HS, L’Opinion, dont nous parlions ce week-end, lance un « Pacte de prospérité » sous la forme de 7 familles de mesures et une pétition.
    C’est plein de bon sens, je l’ai signé.
    http://www.signezlepacte.lopinion.fr/
    (non, je ne gagne pas un sous grâce à cela).
    Manque juste une mesure : Interdire le socialisme, ce dernier n’ayant plus rien (mais alors rien) d’humaniste.

      1. calc80

        Il est pourtant proposé (je copie ce pacte) d’alléger le poids de la puissance publique :
        – Stimuler la concurrence
        – Développer l’Open data pour accélérer la réforme des services publics
        – Ouvrir les professions réglementées à la concurrence

        et rendre l’État agile :
        – Embaucher les fonctionnaires non régaliens sous contrats privés
        – Encourager les délégations de service public (externalisation des fonctions non régaliennes)
        – Gager tout nouveau texte législatif sur la disparition d’un autre texte
        – Une administration 100 % numérique (dématérialisation des déclarations sociales et fiscales)

        Au final, cela veut dire moins de fonctionnaires et donc moins de dépenses, pas de nouvelles normes sans remiser d’anciennes, etc.

        1. bob razovski

          Quelques passages qui me gênent :

          « Garantir dans la Constitution la durée des dispositifs d’incitation fiscale (pour rassurer les investisseurs) ». : L’état n’a pas à « inciter fiscalement ». L’état doit gérer l’impôt auquel veulent bien consentir les citoyens.

          « Remplacer toutes les aides à l’export par un Crédit d’impôt export » : Ni aides à l’export, ni crédit d’impôts

          « Encourager les délégations de service public (externalisation des fonctions non régaliennes) » : non. Ce qui n’est pas régalien n’a pas à relever de l’état, même pas d’une délégation de service public

          « et rendre l’État agile :
          – Embaucher les fonctionnaires non régaliens sous contrats privés »
          : L’état n’a pas à être « agile », il doit être réduit au minimum. Un fonctionnaire ne pourra être que régalien. Si c’est « non régalien », c’est « non fonctionnaire »

          « Instaurer un bouclier fiscal européen : le régime français de l’entrepreneur doit être parmi les 5 régimes européens les plus compétitifs » : Et revoilà le « bouclier fiscal ». Je ne comprends pas la corrélation entre bouclier fiscal européen et régime français.

          « Instaurer un bouclier fiscal pour les créateurs d’entreprise » : non. Instaurer une flat tax une bonne fois pour toute. Ce dont l’entrepreneur à besoin, c’est que les règles du jeu soient établies une bonne fois pour toute et qu’elles ne changent plus, de manière à ce qu’il puisse se concentrer sur la production de richesse, et pas autre chose.

          « Exonérer d’ISF tous les actionnaires en contrepartie d’une détention de 10 ans » : non, en finir avec l’ISF. C’est tout.

          « Instaurer un taux réduit d’imposition en matière d’imposition sur les sociétés à 15 % pour les entreprises employant plus de 50 % de personnes avec un niveau de qualification < à Bac +3"
          C'est quoi cette usine à gaz ? L'employeur embauche qui il veut, comme il veut. Encore de l'interventionnisme…

          Et je peux continuer longtemps. 😉

          Franchement, plus je lis ce "pacte", plus je le trouve ridicule. Rien que le mot "pacte"… encore un truc de voyous.

          1. calc80

            Je suis globalement d’accord avec vous.
            Je pense cependant que ce pacte, élaboré par un journal qui se dit libéral (c’est rare), que ce pacte donc manifeste une volonté de changement en partant de la situation actuelle, en attendant une véritable révolution libérale qui, elle, nécessite immanquablement quelques chutes de têtes…

  18. lxy

    Laissons les pitreries aux pitres et essayons de réfléchir. Alstom est une descendante lointaine d’un ancien conglomérat français, la CGE qui a été nationalisée sous Mitterrand, puis replâtrée avec des morceaux de téléphonie prélevès sur Thomson, avec par la-dessus la greffe d’un groupe anglais mal en point, GEC, pour donner Gec-Alsthom, groupe dirigé par un enarque, Pierre Bilger, sans aucune culture technique, sans charisme et sans grand sens des affaires, disposant seulement -comme ancien chaf de cabinet de je ne sais quel ministre -d’un solide carnet d’adresse franco-français ! On ne sait pas quelle mouche l’a piqué de vouloir racheter il ya une vingtaine d’années la partie Energie de ABB, un groupe ayant une solide culture technique helvetico-scandinave, mais ayant gravement merdé avec ses turbines à gaz de grande puissance dont toute la profession savait qu’elles ne tournanient pas rond, et donc que les rendements n’étaient pas ceux annoncés, et donc que les clients perdaient beaucoup d’argent et exigeaient des dédommagements financiers substantiels. On a alors ensuite voulu faire « comme les grands », saucissonner toutes les unités, introduire des méthodes de business report tellement envahissantes que les reponsables n’avaient plus le temps ni l’envie de faire ni de la technique ni du commercial.
    Gec-Alsthom qui bénéficiait d’une gamme de produits très diversifiée, permettant de répartir les risques et les cycles, est alors tombée dans le piège d’une nouvelle mode boursière qui faisait la guerre aux conglomérats (soi-disant sous appréciés) au nom du principe suivant, que personnellement je ne trouve pas idiot : ce n’est pas aux chefs d’entreprise qu’il appartient de diversifier les risques …mais aux actionnaires. Chacun doit faire son métier, point, et rien d’autre. C’est ainsi que sous la pression à la fois de cette mode, des mauvais résultats et du « mismanagement » on a vu l’ancien fleuron de l’industrie français se faire dépecer morceau par morceau, Alcatel d’abord, puis les câbles de Nexans, puis l’ingéniérie électrique Cegelec, puis l’activité de transport électrique de T&D revendue à Areva. On est maintenant entré dans la phase terminale, découper en deux les deux seuls morceaux qui restent, Transport et Energie. Dans l’analyse de ce long désastre il faudrait reparler de cette incapable notoire Anne Lauvergeon, qui a claqué de façon incroyablement impolie et cavalière la porte au nez de Siemens, alors principal actionnaire de Areva, qui du coup a repris ses billes, celle-ci ayant par ailleurs refusé toute coopération industrielle avec Alstom …ou autre. Il faudra un jour faire l’inventaire de ce qu’a coûtè à l’industrie française cette incapable notoire que ,selon nos journalistes, « l’industrie du monde entier nous enviait » mais qui finalement virée n’a pas trouvé d’autre pour ce recaser que la présidence de Libération !
    Revenons à GE, qui contre vents et marées est restée un conglomérat…et s’en porte très bien , sous la férule de Jack Welch qui fut son dirigeant historique pendant 20 ans, et que personne n’échangerait contre 100 barils de Pierre Bilger ou de Anne Lauvergeon. L’industrie lourde n’est pas faite pour les amateurs !

    1. royaumont

      Espérons que cette chère Anne soit aussi brillante à la tête de Libération et qu’elle coule ce torchon…

      Sinon, il semble que les grands conglomérats comme GE, Siemens (tiens tiens…) aient une meilleure résilience à la crise. Ceux qui ont craché sur les conglomérats étaient des visionnaires !

      1. gameover

        Oui pour les conglomérats qui permettent de lisser les cycles mais mélanger le béton de Bouygues et les turbines d’Alstom… pas la même vision industrielle.

        Ce sont les financiers qui ont voulu vendre les sociétés par appartements afin de mieux les valoriser : de plus les activités cycliques sont souvent capitalistiques.

        D’ailleurs Bouygues Telecom n’a rien à faire en étant incorporé dans Bouygues. Il a du d’ailleurs s’en rendre compte au moment de négocier avec SFR.

        Pour des conglomérats du style de Samsung (faut visiter, ça vaut le coup, une ville dans la ville!) on n’a plus de familles du style de Schneider, de Wendel… : les réglements de compte à la libération*(pas le journal hein!), les héritages, la mauvaise gestion et le socialisme les a tués (4 d’un coup c’est trop).
        Ces gens là pouvaient du temps de la sidérurgie perdre des mds tous les ans car ils se refaisaient en une ou deux années.

        D’ailleurs les coréens et les japonais appliquent des règles fiscales particulières aux conglomérats qui incluent obligatoirement des banques. PSA lui a lancé sa banque juste avant de mouriiiir.

        (*) Lafarge a failli être nationalisé à la libération.

        1. Guillaume

          C’est plausible que Bouygues ait déjà cherché à vendre ses parts dans Alstom pendant qu’ils essayaient de racheter SFR ? J’ai entendu ça je sais plus où.

          1. gameover

            Certainement. D’ailleurs je suis étonné que Montebourg fasse l’innocent en disant qu’il a été prévenu à la dernière minute, ça fait bien 1 an que Alstom était à vendre ferme.

            De plus lors du deal SFR le prêt pour acheter SFR était certainement lié à une vente ultérieure d’actifs, donc de Alstom.

    2. Pere Collateur

      « L’industrie lourde n’est pas faite pour les amateurs ! »

      Parce qu’il y a quelque chose en ce bas monde qui est fait pour les amateurs?

      1. lxy

        J’aurais dû dire « l’industrie lourde, plus que toute autre, n’est pas faite pour les amateurs « . Des investissements énormes, des technologies hyper pointues, des choix stratégiques de long terme, des spécialistes de haut niveau, c’est un autre sport que de diriger une société de services ou de biens de consommation. » Un Xavier Niel ou un Bouygues peut lancer en quelques années une activité de télephonie mobile…mais pour proposer une gamme de turbines à gaz ou à vapeur de grande puissance comme celles de GE, Siemens ou Mitsubishi ce sont plusieurs décennies de recherche, de mise au point, d’échecs et de know-how de fabrication. C’est là que le principe d’entropie est dévastateur…En quelques semaines une industrie de haute technologie peut disparaître, comme Alstom actuellement, mais il faudrait plusieurs décennies pour pouvoir reconstruire le savoir faire perdu…et encore.

    3. bob razovski

      « On ne sait pas quelle mouche l’a piqué de vouloir racheter il ya une vingtaine d’années la partie Energie de ABB »
      Un copain dans la boucle « commission sonnante et trébuchante » peut-être…

    1. Black Mamba

      C’est vrai quoi !!
      Le consommateur est CON ! Il n’est pas au courant qu’il existe d’autre alternative à l’achat … il faut tout lui expliquer, lui faire un dessin …

    2. Kazar

      Parfait, si les consommateurs se mettent à louer au lieu d’acheter, les rentrées de TVA vont diminuer drastiquement (le coût d’un loyer est nettement moins élevé que le coût de l’achat).

    3. Aristarque

      Et dans tout cela, jamais un mot pour remettre en cause si peu que ce soit, la moindre dépense étatique dans la liste interminable qui les recenserait si, d’ aventure, elle existait, celle-là! :mrgreen:

    4. bob razovski

      Excellent !

      J’attends de voir ce double étiquetage sur les services publics et sur les politiciens. 😉

    5. bob razovski

      « L’instauration de ce dispositif permettra peut être de faire prendre conscience au consommateur que, pour un besoin précis, il existe certaines solutions alternatives à l’achat, comme la location. »

      Nombre de consommateurs l’ont déjà compris. Je vois souvent, dans les supermarché, des gens qui louent un paquet de gâteaux le temps de faire leur course. Ils restituent la boite vide dans un rayon quelconque avant de passer en caisse 😉

    6. gameover

      Pour le prix d’usage ou de location (d’après ce que j’ai compris) l’étiquette devrait faire 3 mètres de long en intégrant toutes les conditions qui ont conduit à déterminer le prix : kilométrage, état, exclusions, assurance, clause de dédit…. pour une voiture par exemple.

      Ah… ne pas oublier le prix au kg aussi… vachement important.

      1. bob razovski

        Et les particules voyons… N’oublions pas les Particules !

        C’est le côté « peuple » des socialistes : combattre la particule…

    7. Aristarque

      Et qui va posséder les biens de toutes sortes qui seront ainsi proposés à la location ? Au moins, une agence gouvernementale pour éviter la tentation du profit! Je ne vois que cela…. twisted:

  19. NicoP

    Hors sujet: Des nouvelles du site «Faire simple», vous vous souvenez?

    La phase 2 a enfin été lancée! http://www.faire-simple.gouv.fr/fabrique-de-solutions

    Bon, les sujets abordés n’ont RIEN à voir avec les suggestions ayant reçu le plus de voix, et les ateliers sont TOUS marqués comme «privés» (ce qui en empêche l’accès à tout citoyen, seuls quelques élus savent ce qui s’y trame).

    Qu’elles sont les propositions? Aider le citoyen à «simplifier les demandes de 7 prestations sociales» ou a «franchir des seuils (sociaux, fiscaux)». Nous sommes à la veille du choc de simplification! Pas sur que ça secoue des masses…

    1. gameover

      J’ai ouvert les 611 propositions, merci les macros.
      Le chèque éducation est toujours là avec ses 81 j’aime.

  20. Théo31

    Mon petit doigt me dit que c’êut été un Qatari qui aurait proposé de racheter Alstom, Montebourg n’aurait pas fait de gorges chaudes.

  21. PINPON34

    Alstom, problème dans les tgv et le transport: trop de concurrence, problème dans le nucléaire: énergie à la ramasse (ce blog doit être un des derniers où survit la filière thorium) et un peu de retard dans l’éolien?
    un x-mines à la tête: pas forcément top mais qui du parler de tout ça depuis un moment à notre gouvernement!
    et puis un actionnaire qui a besoin de cash, le marché qui se rappelle à notre flanby, on attend la réaction!
    de toute façon GE ou siemens, ça finira dans le sang pour alstom, mais aussi quelques grosses pertes inutiles pour les deux premiers!

    1. Euh, la filière thorium, c’est :
      – Fuji MSR
      – Plusieurs projets en Chine,
      – Australie (Thorium Energy Generation Pty. Limited), Flibe Energy (Rep. Tchèque)
      – Inde (dans certains CANDU à titre expérimental)
      – Fondation Weinberg
      – Japon (Chubu Electric Power)
      – Norvège (Thor Energy).
      C’est une filière en plein développement.

      1. PINPON34

        bis repétita, rien de sérieux en résumé (0 centrale, 0 acteur reconnu dans le nucléaire)

        1. Les réacteurs opérationnels ont existé, ont fonctionné et on sait faire. Les filières sont en développement, c’est tout. Bien sûr, ça vous agace, mais c’est comme ça.

  22. lxy

    Dans son intervention à l’AN, Montebourg cet après-midi, soit par mensonge, soit par incompétence a déclaré haut et fort que « notre fleuron national fabrique les turbines des chaudières nucléaires de Edf », ce qui sous-entendrait que ces turbines faisant partie du coeur des centrales nucléaires de Areva, elles présenteraient un aspect stratégique Ce n’est évidemment pas le cas : la centrale nucléaire produit de la vapeur qui fait tourner, à l’extérieur du coeur nucléaire, une turbine à vapeur fournie par Alstom, ou Siemens ou Mitsubishi , laquelle entraîne un alternateur etc Je pense que la centrale EPR construite par Areva en Finlande est équipée de turbines à vapeur Siemens.

  23. lxy

    Il s’agit effectivement de Siemens :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_d%27Olkiluoto
    A titre de curiosité on y apprend que cette centrale qui devait être livrée en 2009 ne le sera pas avant 2016 et qu’elle a coûté à Areva, et donc au contribuable, 3 fois plus que le montant du contrat initial. Bravo A. Lauvergeon ce patron que le monde entier nous envie et qui avait déclaré au 20 heures de France 2 : »« A compétence égale, eh bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc pour être claire. »

  24. gameover

    L’airbus de l’énergie s’est crashé sur le tarmac avant le décollage.

    Ce sera donc un Boeing de l’énergie.

    Another fail in the wall pour Montebourg le Ministre de l’Ingérence Industrielle comme l’ont surnommé les anglo-américains.

  25. Natroy

    « Le gouvernement, fermement cornaqué par le fier Arnaud, lui, sait qu’il ne faut pas qu’un groupe étranger, à plus forte raison américain, entre au capital ou le rachète entièrement, parce que … parce que c’est mal, voyons, c’est évident. »
    Mmm… Au-delà de Montebourg et compagnie, je viens de tomber sur une intervention d’Éric Dénécé argumentant (de façon pragmatique) contre la vente d’Alstom en évoquant les retombées géopolitiques que cela aurait vis-à-vis des États-Unis.
    http://egaliteetreconciliation.fr/Eric-Denece-la-vente-d-Alstom-met-en-danger-la-securite-nationale-francaise-25811.html

    Qu’en pensez-vous ? Je trouve qu’il soulève des points intéressants, mais je ne suis pas assez calé sur le sujet pour pouvoir confirmer ou infirmer ses informations, personnellement.

    1. Seulement voilà. Alstom n’est pas un groupe d’état. C’est un truc qui appartient à des actionnaires, ses propriétaires légitimes, qui font, a priori et à moins que nous soyons en économie planiste soviétique, ce qu’ils veulent. Quant aux retombées géopolitiques, c’est particulièrement comique sachant qu’Alstom est … une émanation de General Electric en premier lieu.

  26. lxy

    A ma connaissance Alstom ne fournit aucun équipement stratégique pour l’armée française. Ni pour les centrales nucléaires , contrairement au mensonge de Montebourde, puisque la turbine qui récupère la vapeur que produit la chaudière nucléaire Areva peut provenir de tout fabricant de grandes turbines, par exemple Siemens pour la centrale Areva fournie à la Finlande. Quant à notre aviation militaire c’est en partie grâce à GE qu’elle peut encore disposer de moteurs à réaction performants pour équiper ses Rafale qui lui sont fournis par la Snecma. La Snecma, grâce à sa joint venture avec GE, vieille de plusieurs dizaines d’années, produit une gamme de moteurs d’avions civils retables, dont le CFM56 qui reste le moteur d’avion civil le plus vendu dans le monde. Grâce à quoi la Snecma peut prospérer et maintenir un haut niveau technologique sans lesquels la Snecma aurait sans doute sombré depuis longtemps et avec elle les moteurs du Rafale. L’absorption d’Alstom par GE (ou autre ) est infiniment regrettable mais n’est que l’ultime conséquence du lent naufrage de l’industrie française.

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