Le MEDEF sort son bazooka

Effervescence en Socialie Française ! Des propositions révolutionnaires sur le code du travail auraient été émises ! Et alors que l’opinion publique, le parti socialiste, la gauche de la gauche et les journalistes se remettent à peine d’un remaniement ministériel éclair qui aura permis l’avènement d’un Nouveau Gouvernement de Combat Plus Mieux, avec, même, un petit parfum de drouate, c’est au tour du syndicat des patrons de tenter un chambardement inouï dans le statu quo.

Et quel chambardement, puisqu’il s’agit ni plus ni moins, pour le MEDEF, que de s’attaquer à quelques unes des vaches les plus sacrées de la République Citoyenne & Festive.

Citoyenne et Festive, depuis 1789

Dans une furie révolutionnaire apparemment sans limite, on apprend en effet que le Medef propose de pouvoir supprimer des jours fériés, de déroger à la durée légale du travail, ou s’affranchir du salaire minimum, en utilisant le prétexte — qu’on devinera évidemment fallacieux (les patrons sont fourbes, ne l’oubliez pas) — de la création de centaines de milliers d’emplois. Ces propositions, aussi hérétiques que médiatisées (c’est dire), sont rassemblées dans un document que Les Echos se sont empressés de compulser pour en extraire, notamment, la petite phrase de conclusion, bien saignante :

« Il s’agit avant tout d’animer un débat […] Notre conviction est que nous n’avons pas “tout essayé contre le chômage”, nous avons juste essayé ce qui n’a marché nulle part et oublié ce qui a fonctionné partout. »

Oh ! Que voilà un tacle bien appliqué dans les gencives des gouvernements de ces quarante dernières années ! Et ma foi, ce n’est pas si mal vu si l’on se rappelle qu’en effet, les solutions qui furent tentées ces dernières décennies ressemblent toutes, à s’y méprendre, à des bricolages sociétaux et économiques favorisant largement le salarié au détriment de l’employeur, la sauvegarde des positions acquises au détriment de l’adaptabilité et de la souplesse, et plaçant la redistribution et l’aide sociale bien au-dessus de la création de richesse. Et il est vrai que revenir en arrière sur le SMIC, sur la répartition du temps de travail ou les modes de contractualisation d’un emploi n’entrent vraiment pas dans les solutions déjà appliquées, et encore moins proposées, en France récemment.

À première vue, voilà qui devrait déclencher un « youpi ». Mais revenons sur terre deux secondes.

D’une part, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’organisation patronale a tout de même mis du temps avant de sortir ce genre de « solutions », qui s’apparentent, dans le paysage politique habituel, à une véritable attaque au bazooka (même si, soyons clair, la croissance ne peut pas reposer, même dans les rêves les plus humides des politiciens et des organisations patronales, sur une paire de jours fériés travaillés). Plus exactement, disons qu’ils ont mis des années avant de rassembler le courage de proposer ce package pourtant modeste, et de bénéficier d’une situation suffisamment « favorable » pour qu’il soit relayé et écouté avec un minimum d’attention. Par « favorable », on entend « favorable à la réception des idées » … Quelque part, cela en dit long sur l’étendue de la catastrophe qui se joue actuellement dans le pays : même les capitalistes de connivence commencent à comprendre que le trop-plein d’État finit par leur nuire.

D’autre part, il est facile de revenir aux tristes réalités de terrain : les organisations syndicales habituelles vont nous y aider, en nous rappelant que ces vénérables institutions, dont le financement, particulièrement opaque, tient bien plus souvent de la comptabilité mafieuse que de la petite association de quartier, sont farouchement contre tout ce qui pourrait s’apparenter de près ou de loin à une perte de leurs prérogatives. Normalement, les « forces de propositions », c’est eux, pas le patronat. Normalement, ceux qui ont de « vraies » solutions pour trouver des emplois par miyons, c’est eux, pas le patronat. Et normalement, dès lors qu’il s’agit de toucher aux drouazakis, les syndicats se dressent comme un seul homme pour crier un « No Pasaran » ferme et déterminé, à peine couvert par la sono de Gégé qui vend des merguez en queue de manifestation.

Et s’il s’agit de tripoter le SMIC, fricoter avec le travail le dimanche ou les jours fériés, ou encore malaxer délicatement les 35 heures, immédiatement nos amis se retrouveront sur le passage pour s’opposer. Ainsi, pour Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, de telles propositions conduiront à l’évidence « le pays à sa perte » et comme il n’était pas en reste d’une petite exagération caricaturale ou deux, coincé qu’il est dans ces années charbonneuses et terribles qu’un Zola décrivit sur de longues pages, il a même rajouté :

« Ce n’est pas négociable ce genre de choses. La France ne se gère pas comme une entreprise privée. La prochaine étape, c’est quoi : on va faire travailler les enfants ? »

Voilà, c’est dit : pas négociable, pas une entreprise privée, travail des enfants, misère noire, chatons morts, patatras.

revoir le code du travail

Au moins, les choses sont claires : la garde et l’arrière-garde crypto-communiste des syndicats ouvriers, dont la représentativité, inversement proportionnelle aux subventions publiques reçues, leur permet toute outrance, seront vent debout contre toute velléité du patronat à proposer la moindre bricole, la moindre expérience ou tentative d’expérience qui pourrait éventuellement relancer l’activité.

C’est gênant, à plusieurs titres.

D’abord, parce que l’expérience aurait un aspect fort ludique, à commencer par la fonction publique, surtout lorsqu’on se rappelle que cette dernière est le cœur de cible de ces syndicats arc-boutés sur leurs certitudes badigeonnées de Zola. En effet, en terme de droit du travail et de gestion des horaires légaux, cette fonction publique se pose un peu là : entre les avantages qu’aucun texte ne semble réguler ni encadrer, et les dérapages d’horaires ultra-favorables aux employés publics, le fait de simplement appliquer le droit actuel permettrait de dégager un volume d’heures de travail assez conséquent. Et puis après tout, pour remettre la France au travers, pourquoi ne pas inclure aussi sa fonction publique ?

antigone code du travailEn outre, quand bien même les solutions proposées par le MEDEF sont particulièrement blasphématrices, pourquoi ne pas tenter le tout pour le tout ? Après tout, de l’aveu même d’un Premier Ministre dont on ne sait pas ce qu’il gouverne exactement, si la situation n’est pas un peu meilleure d’ici trois à six mois, « ce sera foutu ». Bon, certes, on sent bien la petite phrase pratique pour mobiliser les troupes, jouer à se faire peur et tenter de rallier l’opinion à sa démarche, mais indépendamment de ce petit calcul, quel risque existe-t-il à appliquer les mesures proposées ?

Plus de chômage parce que les entreprises travailleraient plus longtemps, ou plus de jours ? Difficile à croire. Plus de pauvreté et Zola à tous les étages, alors que d’autres pays montrent tous les jours, avec leurs règles bien plus souples, qu’il n’en est rien ? Alors quoi ?

Non, décidément, les propositions du MEDEF sont, bien qu’absolument iconoclastes, intéressantes, et précisément parce qu’elles osent ainsi s’attaquer à des tabous, elles rouvrent un débat qu’on n’avait plus entendu dans le pays : la place réelle de la loi et de l’immixtion de l’État dans la vie des individus. Par exemple, pourquoi le trouve-t-on, sous la forme de codes toujours plus gros, à l’interface entre l’employeur et le salarié, pour déterminer salaire, jours ouvrés et modalités de paiement ?

Autre exemple, pourquoi doit-on avoir une loi qui spécifie pour tous et pour chacun le temps légal ? Pourquoi ne peut-on se contenter de grands principes, à la fois évidents et sains, et laisser aux adultes entre eux, au niveau individuel et éventuellement épaulés de syndicats réellement représentatifs, le soin de s’organiser et déterminer, entre eux, ce temps de travail qu’il semble absolument indispensable de légiférer au yeux du politicien moyen ? Pourquoi ce qui marche, finalement, dans tant de pays civilisés, où, non, on ne nage pas au milieu d’exploitation de l’Homme par l’Homme avec des Bêtes Humaines et des Assommoirs à tous les coins de rue, ne marcherait-il pas en France ?

Le débat s’ouvre donc. Il aura fallu des années d’atermoiements et de stupidités collectivistes pour en arriver là, des décennies perdues et des millions de vies abimées par le chômage, la misère et les expédients douteux. C’est une bonne chose et on peut même rêver qu’il aboutisse à un léger mieux. Mais en attendant, l’assemblée est toujours socialiste. Le gouvernement est toujours socialiste. Le sénat est encore socialiste. Le président est toujours socialiste. L’opposition est toujours socialiste. Les autres partis sont encore et toujours socialistes. Les syndicats sont aussi socialistes que possible. Et le peuple, qui souffre et rouspète, maugrée en silence en souhaitant … un peu plus de socialisme.

C’est pas gagné, cette histoire.

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Commentaires272

  1. Le Gnôme

    Il faudra vraiment que le pays soit en faillite totale pour que les vaches sacrées soient sacrifiées. Le débat va être vote éteint par les tenants de l’immobilisme. Mais ces propositions ont l’avantage de prendre date.

    Pour les 35 heures dans la fonction publique, il faudra des années, il faudra d’abord passer à 31 heures, puis à 32….

    1. Woodi

      Oui c’est mon avis aussi. Il faudrait un gros crash pour que ça bouge.

      L’autre jour, un commerçant (donc un petit patron, hein) m’a expliqué que pour endiguer le dépeuplement des petites communes du littoral, il fallait taxer plus les maisons secondaires et reverser cet argent aux jeunes qui s’installent.
      Je suis resté bouche bée. C’est exactement comme le dit h16, le collectivisme a tellement infusé dans les esprits (oserais-je dire les gènes ?) des Français, qu’il me semble impossible de corriger le tir sans passer par une phase de faillite socio-économique réelle.

      1. Aristarque

        La Grance de Fillon F. avait bien réussi à inventer une taxe additionnelle au prix de vente du poisson pour venir en aide aux marins-pêcheurs….

        1. Woodi

          Et, en soutien indéfectible aux gouvernements taxophiles, le peuple a des idées, tout plein d’imagination pour sauver les chatons.

        1. oli71

          Il semblerait qu’en recevant leurs avis d’imposition 2014, un certain de nombre de gens commencent (enfin !) à comprendre que l’Etat providence, ce n’est pas gratuit. Grâce en soit rendue à la bande de bras-cassés qui nous gouvernent.

        2. bob razovski

          Mmmm…

          D’après les graphs, il semblerait que les mentalités reviennent au niveau de 2008 (ou le dépasse, mais de peu), pas de quoi fouetter un chaton.

          L’avant-dernier graph est par contre plus intéressant, puisque démarrant en 1982. Où là on voit bien une belle cassure dès 2012, mais rien de flagrant avant, hormis l’habituelle effet girouette du peuple sondé de france.

        1. Nocte

          Pourquoi lutter contre le dépeuplement ? Si une zone se dépeuple, c’est qu’elle n’est pas attractive, la question n’est donc pas comment endiguer la fuite des gens mais pourquoi les gens quitte cette zone.
          Une fois qu’on a regardé la réalité droit dans les yeux avec sincérité et que l’on quitte le champ idéologique, on peut se remettre en question et donc on peut avancer, encore faut-il le courage pour le faire et admettre qu’on a mal géré si on a été élu de cette zone.

          1. Jazzlife

            Le contexte décris sous entend plutôt le contraire… c’est l attractivité qui pousse dehors les plus modestes 🙂

    2. René de Sévérac

      « Il faudra vraiment que le pays soit en faillite … ».
      Mais on y est, seul le MEDEF, intoxiqué lui aussi par des décennies de courbature d’échines fait comme si il ne s’en est pas rendu compte !
      Hollande est prêt à tout, mais ne peut rien proposer sans se faire reprendre par les « frondeurs » (au fait, à cette heure ils sont 31(*) et VALLS II passe (**) … il attend que le MEDEF fasse pression !

      (*) croyez qu’un tel courage traduit la frousse de retourner vers les électeurs !
      (**) qui aurait pu en douter !

    1. Calvin

      Bof, tout le pays est socialiste…
      Tout ?
      Tout sauf un petit nombre de Français qui s’informent en lisant des livres maudits, des blogs ultra libéraux, en recoupant les articles de presse plutôt étrangers, en refusant la purée socialiste servie quotidiennement.

        1. Aristarque

          Pstt: géhenne perpétuelle est un pléonasme dans le fait que la géhenne est synonyme de la destruction, la mort, l’ anéantissement éternel…

  2. Calvin

    Le débat sera repoussé, retardé mais il aura lieu.
    Il se dégagera un consensus mou, acceptable pour les syndicats (malgré de très fortes réserves) et minimal pour les entrepreneurs, dont les résultats seront mitigés.
    Si le but c’est vaincre le chômage, il faudra que nos élites comprennent que c’est le profit et la richesse qui le font diminuer. Rien d’autre.
    Pas des ajustements sur tel ou tel curseur.

    1. Adolfo Ramirez Jr

      On fera les ajustements à minima, les syndicats ont trop peur que ça marche et qu’on se rende compte des inepties qu’ils proposent depuis un siècle…
      Comme ça sera fait a minima, ça ne sera pas franchement une réussite et la presse pourra s’en donner à coeur joie sur l’ultra libéralisme mangeur de salariés.

  3. Calvin

    Le Medef a longtemps été socialiste aussi,
    Social-démocrate plus précisément, pour avoir accepter sans sourciller de voir les libertés économiques être massacrées et les syndicats financés.

    1. Petitpatapon

      En général, les syndicats d’employeurs se servent dans les mêmes proportions que les syndicats de salariés. La FNSEA, par exemple, récupère une partie voire la totalité des taxes suivantes : Provea, Anefa, Arefa, Afnca, casdar..et des indemnités de présence pour siéger à la MSA, agrica, vivea etc…
      Ceci explique sans doute cela…

  4. brondillant

    « le profit et la richesse  »
    oh que c’est mal, oh que c’est répugnant ! Vite le CRAN, SOS racisme, Touche pas à mon pote et à mon travail ; à moi SUD, la cegeuteu, FO (il n’y a que mailly qui m’aille). Plus de cesmotsimmondes, plus jamais.

  5. lolo

    « et laisser aux adultes entre eux, » En France ? des adultes ? Alors que le gouvernemaman fait tout pour n’avoir que des tanguy ?

    Bon sinon, ces propositions du bossu datent à priori d’un mois mais les journalopes étaient en vacances, tout ça est plus ou moins enterrées par le MEDEF.

    Ca ressemble à un contre feu, ptet bien lié au vote de confiance ?

    1. MadeInCH

      Dans un gouvernemental rapoport sur l’alimentaire, n’était-il pas comparé directement le citoyen avec des enfants inculte, et devant faire comnfiance aux savants (seux qui savent)?

      Ptet H16 pourrait-il nous en redonner le lien.

  6. zen aztec

    Le MEDEF a beaucoup souffert de Parizot,la bécasse socialiste.La lecture de le gazette des communes fout vraiment le bourdon,et la on voit bien que rien ne peut bouger dans ce pays

  7. Tremendo

    De très bonnes propositions qui n’ont aucune chance de voir le jour dans l’immédiat. Le truc sera vite enterré, tempête dans un verre d’eau.

  8. Kazar

    Que du bla bla, il ne se passera rien de plus.
    Pareil pour cet APM, Valls n’aura pas de mal à avoir la confiance, c’est du vent.

  9. infraniouzes

    Le Code du travail…? 1 450 g de papier pour surtout arriver – légalement – à travailler le moins possible…. Paradoxe français ???? Peut-être… En tout cas admirable synthèse de la pensée socialo-marxiste qui tient la France d’une poigne de fer…

    1. Kuing Yamang

      1,45kg… Il règne en France une défiance doublée d’une ignorance envers l’entreprise, notamment de la part de la sphère éducative (Ed Nat), de l’inspection du travail et du conseil de prud’hommes :

      1. Flash

        Pour les CPH, ça dépend. C’est la loterie, on ne peut pas généraliser.

        Pour l’inspection du travail, c’est incroyable la partialité de certains fonctionnaires. Limite hallucinant. Il faut le voir pour y croire.

        1. Kazar

          Les CPH doivent être supprimés, et le code du travail divisé par 5. La France doit aussi pouvoir attribuer des marchés publics (quand marché public il y a, je NE DIS PAS qu’il faut relancer par les marchés publics) en priorité à des entreprises françaises, comme le font les USA depuis fort longtemps, rien d’extraordinaire à ça.
          Les Français doivent pouvoir gagner de l’argent.
          On peut toujours rêver, en résumé.

          1. petit-chat

            L’admin ne paie plus, ou alors à des conditions délirantes, genre « à 180 jours », certaines fac n’ont pas les moyens de fonctionner (chauffage), passer des marchés avec ces gens là, autant se faire dépouiller tout de suite plutôt que de gratter pour rien.

  10. carpe diem

    C’est un pavé dans la mare (enfin!), ils ont mis du temps avant de parler « vrai », mais le MEDEF a dans ses gènes, le même défaut que nos chers politiques : une élite largement corrompue sans beaucoup de liens avec la réalité et à la comptabilité opaque (là ils sont en phase avec les syndicats de salariés, c’est bien leur seul point commun) Pour ce qui est de leurs propositions : remettre en cause les 35h : bien, supprimer au moins 1j férié : bien, mais payer les gens au dessous du SMIC, j’y vois quand même une volonté de se payer des salariés bon marché, même si le mesure est accompagnée d’un allègement de charges salariales. Les français, vent debout pour défendre leurs « seuils » (smic, temps de travail etc…) seront tentés de bouder ces emplois et là on risque de voir arriver en masse, grâce à l’europe, des hordes de gens de l’Est qui se vendront comme des maquignons , profiteront sans doute de quelque allocation payée par nous et tireront les salaires par le bas. Je ne suis pas visionnaire mais nous prenons le risque d’avoir deux sortes de salaries : très pauvres obligés de compenser par des magouilles et du social et d’autres bien lotis avec tous les avantages, le smic étant très loin de leurs préoccupations. qu’en pensez vous?

    1. Kazar

      Pas d’autre solution que l’instauration de quotas d’immigration comme la Suisse, ce qui ne sera possible qu’en négociant la sortie de l’UE pour retrouver notre souveraineté. Et qu’on arrêt de nous parler du « repli » qui ne signifie rien concrètement, cela ne nous empêchera pas de continuer à commercer avec le reste du monde.

      1. Calvin

        La Suisse n’a pas encore mis en oeuvre ces fameux quotas.
        On n’a pas besoin de sortir de L’UE pour réformer l’Etat-Providence.
        Une réforme de l’immigration ne permettra pas l’adaptation au monde réel, qui nécessite souplesse, innovation, productivité.
        Faux problèmes qui vont générer moultes décrets, lois, directives, etc…
        Remplacer du socialisme par du socialisme, quelle idée géniale !

        1. Kazar

          Je suis pour la suppression du plus possible de règles, cela ne signifie pas qu’il faille toutes les supprimer. Et si c’est du socialisme, tant pis. De toute façon, cela ne se fera pas avec le PS et l’UMP, ni avec le MEDEF. Je ne vois pas de solution.

        2. Flash

          Pour le coup, Kazar n’a pas forcément tort sur le fond.

          Sur la méthode, je ne suis pas convaincu (les quotas ont plusieurs défauts qui me semblent rédhibitoires, notamment leur potentiel manque de souplesse).

          1. Kazar

            Les quotas, c’est comme toute réglementation : on pose un principe et on fait preuve de pragmatisme dans son application, au lieu de vouloir tout réglementer jusque dans les moindres détails. Vous n’imaginez même pas à quel point j’en ai marre, lorsque je rédige le moindre contrat, de devoir passer des heures à vérifier qu’il n’y a pas telle ou telle règle qui vient m’interdire de rédiger telle ou telle clause !!!

            1. Flash

              Je réalise plutôt bien 🙂

              Et il n’y a aucun espoir qu’il y ait un quelconque pragmatisme de la part de nos dirigeants. Les quotas seront nécessairement des usines à gaz aux effets pervers innombrables. C’est pas idéologique, c’est empirique.

              Pour l’immigration, l’approche devrait être globale :

              – les gens viennent pourquoi? Pour deux raisons :

              a) parce qu’ils n’ont pas d’argent et veulent un avenir pour eux/leur famille. Quand on prend conscience de cela, on ne saurait les détester, et on désamorce les tensions.

              Solution : réforme de l’aide sociale et de l’action sociale.

              Investir dans notre pays, bien sûr, mais aussi dans les pays d’où part l’immigration.

              b) parce qu’ils fuient des pays où il n’est plus possible de vivre. Recoupe le a). Qui se noie en Méditérannée? Des lybiens, des somaliens, des syriens, bientôt des maliens et des nigérians. La guerre provoque des mouvements de population.

              Solution : cesser de semer la guerre. Privilégier, en politique étrangère, la paix et surtout la stabilité.

              Avoir un discours cohérent, une doctrine identifiable, fondé sur l’idée de paix/stabilité et non pas un patchwork d’interventions opportunistes, avec positions changeantes au gré des vents et des intérêts.

              En conséquence, ne pas intervenir lorsqu’il y a un risque de provoquer une guerre civile avec déplacements massif de population ; intervenir uniquement pour stabiliser la situation pour le reste.

                1. Lepierrot

                  Comme en Suisse il faut avoir la liberté de licencier (pas de préavis et sans possibilité de se retourner aux Prud’hommes) ; je me donne la liberté d’embaucher si j’ai la liberté de débaucher, ça pourrait être la seule réforme qui marche ! (voyez la tx de chômage en Suisse, le plein emploi me semble-t-il). Bisous.

                  1. gameover

                    N’importe quoi ! Le préavis existe en Suisse comme ailleurs et c’est dans le contrat de travail.
                    Cessez svp avec le libéralisme qui serait sans foi ni loi : c’est la loi du contrat.

              1. channy

                « Investir dans notre pays, bien sûr, mais aussi dans les pays d’où part l’immigration.  »
                Mouais, mais surtout arrêter de soutenir des politocards archi corrompus (mais qui vont dans le sens de nos intérêts), pour qui les investissements étrangers sont sources de commissions sur des comptes en Suisse..des politocards aussi fossilisés que les nôtres pour qui tout changement est hors de question car il remettrait en cause leurs privilèges par exemple libéraliser certains secteurs économique,droits de douanes prohibitifs.
                @cesser de semer la guerre. Privilégier, en politique étrangère, la paix et surtout la stabilité.
                Tant que des pays auront des ressources que les autres n ont pas.;je ne vois pas comment cela sera possible, tous coups sont permis
                Chirac ne disait il pas: »la France n a pas d’ami(e)s seulement des intérêts

        3. Kazar

          « On n’a pas besoin de sortir de L’UE pour réformer l’Etat-Providence »
          Oh que si !!! L’UE règlemente tout et surtout n’importe quoi, du % de cacao dans le chocolat à la puissance des aspirateurs en passant par l’utilisation des escabeaux par les moins de 18 ans !!!
          « une directive européenne, confirmée par un décret du ministère du travail, vient d’interdire aux jeunes de 16 à 18 ans d’utiliser des escabeaux. »
          A relire sur Contrepoints.
          Vous voulez plus de libertés ?
          Il faut quitter l’UE, c’est inévitable.

            1. Kazar

              Les deux se rejoignent, l’Etat-providence n’étant que l’une des « branches » de l’État normatif !!!

              1. Calvin

                Non, cela n’a strictement rien à voir…

                Le Parlement EU a des prérogatives et il en abuse, certes.
                Mais, regarde la Concurrence, la France est en retard dans plein de domaines, faute de n’avoir traduit les directives européennes en droit Français.
                Et, on nous dit que les politiques Français n’ont aucune marge de manœuvre par rapport à Bruxelles.
                En revanche, quand il s’agit de normes qui vont dans le sens d’une législation accrue, banco, c’est immédiatement voté, les yeux fermés…
                Deux poids, deux mesures.
                L’Etat-Providence N’EST PAS imposé par l’UE.
                Le SMIC Allemand n’est pas le Français, et n’a pas été poussé par l’UE, mais par une négociation interne.
                La hausse ou diminution de la TVA n’est pas poussée par l’UE mais par les élus Français, sur gentille injonction de Bercy.

                Les politiciens FR ont le pouvoir de détruire le pays plus vite que l’UE peut le réformer (concurrence, libéralisation, etc…), j’en suis conscient.
                L’UE aura au moins permis d’éviter quelques désastres.

                Mais pas tous : trop de passéistes élus au Parlement EU.

          1. Nocte

            quitter l’UE pour embrasser des socialos libérés de toutes entraves…

            Yeah, vous me vendez du rêve.

            Vous me direz, on passerait de la route de la servitude à l’autoroute en moins de 6 mois.

          2. gameover

            Intox Kazar

            Pour les escabeaux c’était à l’origine une simple recommandation, j’avais mis des liens ici.

            Lors de la transposition en france, c’est devenu une contrainte, mais pas dans d’autres pays.

          3. val

            @kazar « une directive européenne, confirmée par un décret du ministère du travail, vient d’interdire aux jeunes de 16 à 18 ans d’utiliser des escabeaux. »
            J’hallucine … bientôt on va coller une camisole à tous les jeunes et les attacher à leur lit . Finalement j’en arrive à comprendre le schéma intellectuel de ceux qui filent faire le jihad , notre société est malade , gravement malade et gouvernée par les pires malades de la bande…

          4. Théo31

            « Il faut quitter l’UE, c’est inévitable. »

            Vous faites comme Moscovici face à Nicolas Doze ?

            Même si on sort de l’UE, on est assuré qu’un connard dans un cabinet à Paris pondra les mêmes lois débiles. Le problème n’est pas l’UE, mais bien le socialisme.

            1. Caton

              Le socialisme, ou plutôt le collectivisme, est UN problème. La mise en place d’une aristocratie bureaucratique sous prétexte de construction européenne en est un autre. Je ne souhaite pas vivre dans une dictature quelle que soit sa nature.

      2. Deres

        Quand on voit les conneries qu’alignent nos dirigeants, je trouve que nous avons encore beaucoup trop de souveraineté dans ce pays. Ce n’est pas en augmentant les zones d’action de notre gouvernement que cela résoudra quoi que cela bien au contraire …

          1. Nocte

            On paierait en nouveau nouveau franc ayant une valeur un peu moins élevée que l’ancien franc, puis moins élevée que la valeur du nouveau nouveau franc deux mois auparavant.

    2. Petitpatapon

      La suppression du SMIC est une bonne chose, mais elle doit se cumuler avec le versement du salaire complet, la simplification du licenciement, la suppression des allocations diverses et variées et la limitation de l’indemnisation chomâge.
      La suppression des jours fériés n’a aucun intérêt, seul le 1er mai étant obligatoirement férié et chomé. Les autres jours fériés, peuvent être travaillés, à chaque entreprise de gérer …

            1. Petitpatapon

              Hum j’ai des doutes sur le fait que ça facilite la suppression du SMIC sauf à considérer que cela assèchera les revenus des syndicats (mais j’imagine qu’ils ont de belles réserves…)

            2. Calvin

              Voilà.
              Aucune réforme ne marchera sans que les citoyens touchent réellement du doigt ce qu’ils payent pour ce qu’ils ont. Des gens commencent à comprendre, mais ils sont peu.

                1. Aristarque

                  Mais comme beaucoup sont ravis que l’ Etatnounou fasse cracher d’ autres compatriotes au bassinet et en leur faveur…

                  1. David ice

                    Quand Coluche disait « vous êtes tous des cons », tous le monde riait en coeur en se disant « il parle de mon con de voisin ».
                    Quand Hollande disait « je vais faire payer les riches », tout le monde applaudissait en se disant « il parle de mon salaud de voisin ».
                    Dans les 2 cas, on est tous le voisin d’un autre. ..

              1. petit-chat

                @Calvin
                Tout-à-fait d’accord.
                Quand on évoque qu’ils ne touchent que la moitié de leur salaire, et qu’une assurance santé, retraite, voire chômage ça coûtent tant, l’économie leur saute aux yeux.
                Après, il faudrait (!) leur faciliter leur demande de s’extraire de la Sécu, tout au moins les inciter à utiliser un mode d’emploi écrit en gomettes colorées…

        1. Deres

          Ce qui revient en fait à fortement augmenter le RSA au niveau du SMIC … Donc tout le monde voudra travailler une ou deux heures par semaine pour toucher son SMIC intégral ! La solution proposée est pire que le mal !

          1. gameover

            Non, pas de détournement si tu compenses uniquement vers les gens qui travaillent un minimum de 30-35h (par exemple). Poser un minimum de gains en euros pour toucher le complément ne serait pas idiot non plus.

            L’effacement du SMIC révélera des emplois… j’attends toujours quelqu’un payé 4-5E pour tondre ma pelouse et tailler les haies.

            1. deres

              Miam miam la belle usine à gaz avec des effets de seuil, pleins de potard et de CERFA justificatifs à remplir. Tout ce qu’il ne faut pas faire.

              1. gameover

                Deres, la solidarité est actuellement à charge des entreprises. S’il y a un complément de salaire à donner ça doit passer par l’impôt. Celui qui ne travaille pas n’a pas d’aide : l’effacement du SMIC permettant à chacun qui le souhaite d’avoir un emploi, amha c’est possible.

                Par exemple, comme maxi, tu gagnes 500E de salaire tu as 500E d’aide, 300E : 300E d’aides… etc… Et finis les APL etc… ce n’est pas une usine à gaz.

                1. petit-chat

                  L’aide, dans cet exemple, étant payé par les impôts, donc, pour l’essentiel par les entreprises, cela revient à doubler les coûts des bas salaires.
                  L’effet pervers c’est d’inciter les gens à travailler peu pour gagner autant que s’ils bossaient à plein temps.
                  Bon, c’est déjà le cas de pas mal de monde en ce moment…

                  1. gameover

                    « L’aide, dans cet exemple, étant payé par les impôts, donc, pour l’essentiel par les entreprises,… »

                    oops tu t’es vu quand t’as bu ! Les impôts c’est avant tout la TVA.

                    Perso je suis pour une taxation mini des entreprises (10%) et uniquement pour financer les infrastructures.

        1. Caton

          Payer le coût salarial complet (brut + charges patronales) afin que l’ensemble des coûts du système social soient visibles.

        2. Calvin

          Tu reçois l’ensemble de ton salaire, y compris les cotisations dites « patronales » et « salariales », et tu fais ton chèque aux institutions sociales.

          1. Black Mamba

            « tu fais ton chèque aux institutions sociales » … heu 🙄 … enfin si je veux … je préfère utiliser cet argent à autre chose que de donner à des caisses

            1. Calvin

              Au début, tu n’as pas le choix.
              Mais ensuite, tu vas comparer, juger, puis prendre tes responsabilités.
              Le « tu », j’ai pas dis que c’était toi !!

            2. Jga

              Et on dispose de cet argent comme bon nous semble pour l’utiliser en adultes responsables, qui pour s’acheter un sac à main ou une carabine ou payer sa cotisation à une vraie assurance maladie ou en mettre de côté pour nos vieux jours.
              Je doubleplusplus en ce sens, je m’étais seulement embrouillé avec le terme « complet » qui est parfaitement approprié mais je l’avais mal compris.

        3. Jga

          Salaire chargé. Oui bien sûr sur le fond.
          Comme je me perds en ce moment dans les méandres d’un recrutement à temps partiel, je me suis fait des noeuds au neurone en opposant salaire complet et salaire partiel comme les horaires. HS ici mais j’ai bien du mal avec les 2,5 jours de CP par mois pour quelqu’un qui travaillera 2 demi journées par semaine…

          1. Calvin

            Les 2,5 jours de CP c’est pour un mois travaillé 35H…
            En travaillant moins, l’ouverture des congés est reculé d’autant.

    3. Kermit

      Euuhh ….
      C’est pas déjà le cas ? (je ceux dire les 2 categories de salaries ?!)
      entre ceux du privé : précaire, obliges de réellement bosser, secu de daube + mutuelle obligatoire et retraite virtuelle basee sur les quarantedouze meilleurs annees sans rire):0P
      et ceuces du publique dont je n’enumererais pas ni les innombrables qualites et avantages

      ????????

  11. LM

    C’est intéressant de voir le MEDEF qui a tout fait pour contribuer à l’apparition de lois pléthoriques afin d’éliminer la concurrence, sortir ce genre de texte.
    Je pense qu’ils commencent à prendre la mesure de la situation et se rendent compte qu’ils ne pourront plus autant compter sur l’Etat pour les protéger et les nourrir dans le futur. Ils doivent donc lacher un peu de lest.

    1. Caton

      Non c’est encore la même chose, du foutage de gueule socialiste. Par exemple au lieu de supprimer le SMIC mise en place de contrats aidés qui seront financés par une ponction supplémentaire, probablement sur les entreprises. Et en contrepartie « UN MILLION D’EMPLOIS, promis juré et il est frais mon poisson, il est frais! »
      Sauf que les entreprises du MEDEF, adeptes du capitalisme de connivence, ne créent pas d’emplois. Quand aux PME qui, elles, en créent, elles seront ponctionnées, n’auront pas la possibilité d’utiliser ces contrats, et en plus l’absence d’embauches sera leur faute. Comme d’habitude.
      Vous voulez donner une chance à ce pays? Supprimez l’ENA et les énarques.

      1. Calvin

        Oui !
        Mais ta gentillesse pour les politiciens non énarques (Filoche, Duflot, etc) est très suspecte !!
        😉

        1. Deres

          Et mettre en place une limite à deux mandats pour chaque type de mandat (y compris suppléant et sur haut de liste) et une limite totale sur l’ensemble des mandats. On pourrait aussi mettre une limite au nombre de candidature à des élections menant à un échec. Quand les électeurs ont dit non 3 fois, plus besoin de se représenter, place aux suivants.

        2. Caton

          Les énarques les plus toxiques sont ceux qui pantouflent.
          Quant aux polytiques… Je continue à envisager le scaphisme.

  12. Josselin

    « La prochaine étape, c’est quoi : on va faire travailler les enfants ? »

    C’est fou d’entendre autant de conneries.

    Soit dit en passant, le MEDEF a quand même joué la carte de l’enfumage en disant que supprimer deux jours fériés allait donner un point de croissance.

    1. Calvin

      Oui, c’est ridicule.
      Quand bien même, avec les ponts, on trouverait l’équivalent de quatre jours ouvrés, les gains en terme de croissance varieraient très peu.
      Et ces jours non fériés seraient perdus pour les professionnels du tourisme, par exemple.

    2. « même si, soyons clair, la croissance ne peut pas reposer, même dans les rêves les plus humides des politiciens et des organisations patronales, sur une paire de jours fériés travaillés »

    3. Deres

      Oui, c’est très exagéré. Mais cela fait quand même presque une augmentation de 1% de la quantité de travail dans l’année (passage de 218 jours travaillé à 220). On est encore loin de la saignée des 35 heures revenant à perdre environ 5% des jours.

      1. Deres

        D’une manière générale, il faudrait attaquer tout ce qui diminue la quantité de travail, au niveau des individus, des carrières, du pays, …
        Le nombre de jour travaillé directement donc, mais aussi :
        – les jour de carences qui était une bonne mesure
        – les heures par semaine
        – les formations à rediriger vers les chômeurs (y compris habilitation électrique)
        – ne plus laisser une grande partie d’une génération perdre sa jeunesse pour aucun diplôme (car pas de sélection à l’entrée) ou des diplômes quasi inutiles vu le nombre de poste derrière (animateur sportif, psychologue, archéologue, …)
        – l’âge de la retraite et les planques pour faire des pré-retraite (genre déclaration frauduleuse d’exposition à l’amiante)
        – incitation au déménagement pour perdre moins de temps dans les transports (frais de mutation diminué si rapprochement du travail ou beaucoup mieux diminué tout court sans condition)
        – tout ce qui est flexibilité de l’embauche et du licenciement
        – allocation chômage dégressive dans le temps mensuellement afin d’inciter dès le début du chômage à retrouver du travail
        – bien entendu suppression des statuts spécifiques que ce soit intermittents du spectacle ou fonctionnaires (il y a en fait un statut quasiment par commune avec des temsp ed tarvail et avantages divers unqiues)

        1. Peste et coryza

          – les jour de carences… Cromwell (le conseiller de Henry 8), sors de ce corps !
          – les heures par semaine… à condition que ce soit payé !
          – les formations à rediriger vers les chômeurs (y compris habilitation électrique) : inexistant à l’heure actuelle.
          – ne plus laisser une grande partie d’une génération perdre sa jeunesse : impossible, ça ferait trop de chômeurs à gérer d’un coup…
          – l’âge de la retraite : en recul constant… pour finir par sa disparition pure et simple.
          – incitation au déménagement : augmenter le déracinement de la populace, continuation de la politique des khmers roses.
          – flexibilité de l’embauche et du licenciement : pour l’instant, aussi figés que Walt Disney…
          – allocation chômage dégressive dans le temps mensuellement : faut il encore qu’il y ai du travail. Dans mon domaine, ça peut aller de 300 à 1000 candidats par offre… et le diplôme fait peur aux patrons qui recherchent des ouvriers (j’ai du batailler ferme pour trouver 1 mois de boulot comme ouvrier agri, c’est le piston qui m’a finalement permis d’être embauché)
          – suppression des statuts spécifiques : avec quoi assurez vous le cautionnement du système, mis à part par une clientèle protégée de ses méfaits ?

          1. deres

            L’important c’est l’efficacité, ie la productivité globale du pays. Si on regarde les mesures une par une sans se soucier de l’effet global, on prend toujours des mesures allant dans la mauvais sens, c’est à dire diminuant la productivité. C’est ce que l’on fait en France depuis 40 ans. Il y a toujours de bonnes raison de faire de mauvaises choses.

  13. Christophe

    Un débat ?

    Le MEDEF est l’archétype de l’idiot utile. Souvenez-vous… Anne Parisot… C’était de l’ultra turbo libéralisme qui dézinguait à mort, hein ?

    Une seule preuve (récente) : pour ne pas gêner (mais un peu quand même) leur nouveau poto Manolo Valls, le MEDEF a décalé d’une semaine la publication du rapport.

    Faut quand même pas trop bousculer la digestion de ces éminences.

    Bref… Il n’y aura pas de débat. Dans 2 semaines on sera passé à autre chose, les rapports, les « polémiques » se succédant.

    Il suffit d’attendre que le pays s’écrase contre le mur de la Réalité, seul juge de paix.

    Et alors, il n’y aura plus de facto les 35h, le Code du travail, et toutes les fanfreluches gauchisantes.

    Basta.

    On ne négocie plus, on ne demande plus la permission, on n’est plus poli, on ne fait plus de « propositions », on n’écrit plus des « rapports »… on veut, et on aura, une victoire totale… le démantèlement complet de la mafia publique, et la disparition de toutes ses clientèles.

    Ni plus, ni moins.

    Et ce n’est certainement pas le « MEDEF » qui nous aidera dans cette guerre.

  14. Aristarque

    H16 estime que le patronat commencerait à réagir au trop-plein d’ Etat qui deviendrait nuisible. Je n’ en crois pas un mot, tellement il y a de contre-exemples à ce sujet. En revanche, je veux bien admettre qu’ il commence à réagir devant la déliquescence de l’ Etat et surtout, celle financière. Parce que le capitalisme de connivence suppose, pour bien fonctionner, que la capacité financière d’ icelui soit forte pour permettre, par des commandes qui ne tombent pas sur n’ importe qui, d’ entretenir la connivence. Financer les conneries alignées par couches épaisses dans le Code du Travail au moyen de juteuses commandes et accointances ne pose aucun problème technique ou moral à ces patrons… Mais quand ces commandes se font plus rares, qu’ il va falloir un peu plus mouiller la chemise, ces contraintes commencent à leur apparaître pour ce qu’ elles sont : des boulets au pied… Donc, proposer de s’ en débarrasser devient important pour la suite du feuilleton…

  15. Pere Collateur

    « Le débat s’ouvre » dites vous… Je ne sais pas ou vous avez vu ca, mais vous me semblez bien optimiste tout à coup. Je ne pense pas me tromper en affirmant que rien, absolument rien ne sera fait.

    Et puis même, est ce vraiment souhaitable?

    Les 35 heures par exemple. Les entreprises ont pris le pli. Il est du coup assez probable que changer les règles ne fasse qu’introduire du désordre. Et ca ne semble pas le moment pour ca.

    Supprimer deux jours fériés. Lol. Ca rapportera au mieux un pouillème et ca fera comme la jour supprimé par Raffarin pour les vieux. Un bordel de tous les diables et des gains qu’on cherche encore. C’est sympa d’y avoir pensé, mais non merci. On nous a deja fait le coup. On a beau être libéral, ce genre de proposition décalée, ca me donne envie de m’énerver comme le type sur l’image dans votre article (d’ailleurs ca vient de quel manga? Il me semble que ca pourrait être Fate Stay Night… J’ai juste?).

    Pour le reste, oui et trois fois oui. Mais dans ce pays, ca reste du domaine du voeux pieu.

    Bref, CPEF. Y a plus qu’à attendre le game over final.

      1. Kazar

        Ouvrir le débat, c’est un début, mais tout le monde peut parler, cela n’engage à rien de concret. Et je gage qu’il ne se passera rien, une fois de plus. Pourtant, il faut faire bouger les choses à tout prix, que ce soit dans le sens du redressement, de la faillite, peu importe, mais il faut bouger. L’immobilisme est la pire des choses pour ce pays, et pour nos enfants.

        1. « il faut faire bouger les choses à tout prix »
          Ménon. Pas de « il faut » qui tienne. Ça bougera, ou pas, tout seul. Parce que toute la clique actuelle n’est qu’un amas parasitaire, qui ne sert à rien.

            1. C’est du constructivisme. Toussensemble, gnagnagna, ça ne marche pas. En tout cas, pas avec les ventres pleins.

            2. val

              heu je dirais , ventre plein ou ventre vide , ce ne sont jamais vraiment les citoyens qui font bouger quoi que ce soit tout seuls . Il y a souvent un puissant intervenant exterieur ou interieur qui tire les ficelles . Pour l’instant , je ne vois ni intervenant interieur ou exterieur qui aurait interet à ce que la France explose , bien au contraire . Donc lente descente aux enfers en vue .

  16. Christophe

    Ouf ! On a échappé au pire. Manolo Valls et Baby Macron reculent -déjà- sur les professions réglementées.

    Avant même… que les négos s’ouvrent.
    😉

    http://tinyurl.com/mjzlcbj

    C’est clair. On le sent vraiment le turbo libéralisme, la machine à réformer de cette paire.

    Plus sérieusement. Le plan de Manolo est désormais parfaitement limpide… Attendre encore quelques mois, faire des moulinets, annoncer des « réformes », prendre soin de ne rien faire bien entendu… puis à la faveur d’un vote perdu à l’Assemblée, sortir, démissionner à grands coups de menton, en torrero minable qu’il est.

    Et ensuite se présenter en 2017, en vierge réformatrice.

    Avec Manolo c’est chaque jour l’oreille ET la queue.

    1. royaumont

      Le changement, ce n’est pas maintenant. On a juste remplacer l’apathique nantais pas l’antipathique catalan. A l’atonie immobile succède les coups de mentons face au vent. On dit, on fait semblant et puis, abandon de l’ensemble.
      Sauf que la réalité risque de ne pas se satisfaire de cette stratégie.

    2. Deres

      Bonne analyse. Il ferait donc de la surenchère en espérant être remplacé par Méremptoire … Le timing est serré car si cela arrive trop tôt, elle ne tiendra pas jusqu’en 2017 !

  17. MadeInCH

    Je me suis rendus compte d’un truc…

    En posant les hypothèses suivantes:
    H1) Monde socialiste, « moral ».
    -> Eviter l’esclavagisme.
    -> On ne peut pas laisser les gens mourrir de faim.
    H2) Gâteau du travail de taille limitée.
    H3) Population originale qui reste stable.
    (Pas plus d’enfants que l’on ne peut éduquer)

    (Désolé, pas assez d’hypothèses pour arriver à H16)

    Peu de loi sur le travail, en laissant les adultes décider entre eux, ça va seulement si il n’y a PAS d’immigration.

    En effet, la concurrence entre les gens sur le marché du travail, amènera à accepter n’importe quoi comme condition de travail.

    Si tu ne l’accèptes pas, alors ton patron potentiel embauchera quelqu’un d’autre, qui lui acceptera.

    Avec une population d’employables en forte augmentation (immigration élevée, p.ex.), alors:
    -> tu n’es PAS unique. Tu n’est PAS rare.
    => Tu n’as PAS de valeur.

    Des gens « suffisament compétent », il y en a pleins.
    Avec immigration, il y en aura plus qu’il n’y a de travail disponible.
    -> concurrence
    -> condition de travail en baisse.

    Pour éviter la « exploitation » -> Salaire minimum Pour protéger les travailleurs de base contre le dumping? Mais ça fait office de pompe aspirante dans un pays immigratiophile -> accélération du problème.

    Même pour un simple travail sans spécialisation, si celui-ci ne peut être fait par un robot et qu’il y a peu de gens qui acceptent de le faire, alors il faudrait augmenter le salaire pour appâter le travailleur.

    Sauf si l’on importe du manuel non spécialisé.
    -> Obligation morale d’un salaire minimum pour interdire
    l’esclavagisme.
    -> Obligation morale de Chômage/aides pour tout ceux qui
    sont venus attirés par le salaire minimum mirifique (pour eux)
    et ceux qui ne veulent pas faire tel travail indigne pour un
    salaire de misère.

    Pour moi, une forte démographique (natalité très élevée &&|| immigration) nuit au travailleur.

    Je mets en corrélation directe, dans le cas des hypothèses posées, les « choses » suvantes:

    Augmentation de la masse des travailleurs potentiel:
    a) Protection des travailleurs oblighatoire
    -> Marché du travail figé.
    -> Système économiquequi ne peut pas tenir sur le long terme.
    -> Gouvernement tournant dictatorial car refuse d’admettre l’erreur.
    b) Pas de protection.
    -> Conditions de travail à la pakistanaise.

      1. MadeInCH

        Je ne crois pas au gâteau de travail de taille illimité.

        Mais H2 peut être corrigée en « taille augmentant moins que la démographie ne permet de l’assimiler »

        Mais c’est un peu plus long…

          1. MadeInCH

            Il suffit de quelques ingénieurs pour produire quelques produits qui seront fabriqués dans une usine unique et qui répondra à un besoin, commercialisé sur l’ensemble de la planète.
            -> Plus beaucoup d’emplois nécessaire pour répondre à un besoin.

            De plus, développer un produit pour un besoin un peu différent coûtre trop chèr. Alors on ne propose au client QUE le produit déjà produit, en sachant que le client ne va pas pays 2x plus cher pour un produit juste un peu mieux adapté. (1).

            Si par « extension du gâteau », tu comptes ce que j’apelle « l’économie tamagotchi », l’économie des besoins superficiens ou non nécessaires, alors en cas de doute sur l’avenir, c’est pa première chose tui tombe.
            Non seulement la production et la vente de tamagotchis ne produit qu’une quantité marginale de poste de travail, en plus c’est très instable -> Places de travail pas sûres -> mauvaises conditions de travail.

            Vendre des assurance, des voyages, etc… ça reste limité tant dans les besoins de la population que dans le pouvoir d’achat des clients.
            Lorsque les clients ont dépensé tout leur sous, c’est fini.
            Dans un système saturé, augmenter sa part de marché = gagner plus de sous = potentiellent créer des enplois, c’est forcément que quelqu’un d’autres diminue sa part de marché = gagne moins = potentiellement détruire des emplois.

            Or nous sommes dans un système saturé!

            (1) Fenêtres.
            Il y a ~20 ans, l’on pouvais acheter des petites fenêtres (~50x50cm) avec un cadre assez fin.
            Maintenant, ces mêmes petites fenêtres, l’on a du mal à en trouver avec un cadre fin. Elles ont toutes des cadres assez gros.
            Pourquoi?
            Parce que les pièces qui font les cadres des fenêtres sont des profilés d’aluminium. Ce n’est pas rentable de produire des profilés plus fin pour fenêtres plus fines. Alors on fabrique des fenêtres plus fines, mais avec les mêmes profilés que pour des « grosses » fenêtres.
            Même si une petite fenêtre existait avec un cadre fait en profilés plus fins, alors elle serait tellement plus chère, car une production plus faible, que le prix dissuaderait l’acheteur, qui se tournera vers un produit un peu moins adapté, mais « suffisant ».
            -> perte de la richesse du marché, par le rouleau compresseur de plus rendemant par le plus grand nombre.
            –> Perte d’emplois probable.

            Les grosses boîtes n’ont PAS objectif comme de faire du bénéfice. Mais d’en faire « encore plus », en optimisant leur gammes -> réduire la gamme et optimiser la production pour ces produits.

            Exemples:
            Une cantin dans un travail précédent, apaprtenant à la chaîne pour laquelle je travaillais.
            Je veux organiser un pot de départ.
            Je vais vers le gérant de la cantine et lui commande des amuses-gueules et des tartelettes aux citrons.
            Et la boisson.
            Réponse: Ah, non, pas la boisson. ça te coûtera trop cher!
            Pourquoi???
            Parce que le gérant de la cantine DOIT avoir un bénéfice de X%. Si il me vend des boissosn à prix coûtants ou « honnête », alors ça fait baisser le % de bénef à la fin de l’année. Il aura des problèmes avec son superviseur.
            ==> Il me conseille d’aller acheter au supermarché du coin.

            La même logique va pour les boîtes « méchament capitalistes »: plustôt laisser tomber un marché bénéficiaire et sûr et se concentrer sue ce qui garantit plus que Y% de bénef. ça fait plaisir aux acrtionnaires.

            Et tant pis pour ceux qui aurait bien voulu acheter le produit que l’on faisait. Et qui serait trop cher à se mettre à produire pour quelqu’un d’autre (investissement, logistique, recherche pour arriver au même résultat).

            En fait, d’une manière où d’une autre:

            Non, le marché du travail n’est PAS extensible!!!

            Note:
            Je ne suis pas socialiste. Mais je considère tout de même que il y a des comportements extrèmes dans le capitalisme et qui sont nocif à l’ensemble.
            Tout les extrèmes sont mauvais. (sauf le mien… 😀 )
            Je ne sais pas comment lutter contre ça. Mais je ne vais pas tourner « marché régulé » pour ça.

            1. gameover

              Tes fenêtres là, ça dépend, dans le double vitrage il y a du CO2 j’espère hein !

              Là où tu fais une erreur c’est que d’une part c’est le coût du travail qui limite les gisements d’emplois, un peu comme le prix du baril de pétrole limite le niveau des réserves et leur exploitation.

              Autre erreur, tu raisonnes uniquement sur l’innovation incrémentale et sur le marché de la distribution de masse en oubliant qu’il existe aussi le sur-mesure qui génére souvent un chiffre d’affaires équivalent pour beaucoup moins d’unité vendues.

  18. MadeInCH

    Crotte!
    Pour faire de la mise an page, j’avais joué avec des espaces. Mais apparament, lorsqu’il y a plusieurs espaces qui se suivent, ils sont remplacés par un seul espace…

    1. turlututu

      Normal, le socialisme a horreur du vide, surtout juridique. Une petite plage de liberté laissée vacante et hop : une petite loi bien ficelée.

      1. Calvin

        A horreur du vide, a horreur du vide… faut le dire vite !
        Je te rappelle que le socialisme a réussi à mettre du vide au sommet des rouages de l’Etat.

  19. Kazar

    Enfin, il y a au moins une bonne nouvelle (relative) aujourd’hui, même si elle est HS : les scientifiques viennent de démontrer que la méthode syllabique d’apprentissage de la lecture est la meilleure !! Si seulement nos politiques pouvaient en tirer la conséquence et l’imposer en supprimant définitivement la globale ou semi-globale, ce serait un grand progrès.

      1. MadeInCH

        Ce serait une démonstration de l’erreur des « modernes//progressistes ».

        Or les « modernes//progressistes » n’ont jamais tor.
        C’est la réalité qui est dans l’erreur.

        Et tu vas voir comment on va la corriger, cette déviante!!!

        1. Peste et coryza

          Aucune chance, que leur projet est d’abrutir la populace.
          On le voit aujourd’hui : le fameux hussard noir, modèle de prof de masse, est aujourd’hui devenu élitiste, tandis que les mômes des gueux « apprennent » sur en méthode globale, sur des tablettes.

          1. val

            +1 , tout à fait d’accord avec Peste. Leur but est d’endoctriner , surtout pas d’instruire . Nous vivons une révolution culturelle à la chinoise mais molle sur le modèle de l’ectoplasme sans contour qui tente de nous diriger.

      2. lxy

        Et pas seulement empiriquement. L’un des meilleurs spécialistes des neurosciences de la lecture/ecriture, Stephane Dehaene, l’a démontré et écrit (editeur O. Jacob). Errare humanum est, perseverare diabolicum !

    1. Calvin

      C’est la meilleur pour la quasi majorité des enfants.
      Mais elle a deux « problèmes » pour nos pédagogues idéologiques :
      – n’importe quel parent éduqué peut apprendre à ses enfants à lire avec cette méthode syllabique, donc pas bien,
      – quelques enfants risquent d’être laissés pour compte, donc on généralise une méthode complexe, nécessitant des manuels très particuliers, à tous les élèves. Cela justifie des postes et des cours d’ESPE.
      C’est la dure loi de la République.
      Plutôt la chute de tous que des écarts entre les gens…

      1. royaumont

        Cela rejoint une remarque que j’avais faite il y a quelques jours quand j’osais dire que l’idéologie égalitariste est un crime contre l’humanité…
        Et je serai près à le redire sur une tribune de la fête de l’huma (derrière une vitre blindée, je ne suis pas totalement suicidaire).

        concernant les « méthodes » « éducatives » en vigueur, la consultation d’un cahier de mathématiques de CP vaut le détour : ça n’a ni queue ni tête, aucune structuration apparente des savoirs. Les élèves choppent au vol quelques trucs épars, sans plan d’ensemble ni solution de continuité.
        Lamentable.

        1. Petitpatapon

          et ça ne va pas en s’améliorant, malheureusement !
          L’autre jour alors que je couvrais les livres de mon fils qui a fait sa rentrée en 5ème, je suis tombé sur cette perle :
          http://h16free.com/2010/05/13/2880-propagande-sans-parole
          Plusieurs page pour apprendre aux éléves combien la sécu c’est chouette, comment toucher le RSA et payer ses impôts (ça c’est pour ceux à qui les parents auront appris à lire et à compter). je confirme lamentable..

      2. Adolfo Ramirez Jr

        Ma soeur et moi avont eu la méthode syllabique, aucun problème. Mon frère, dans la même école, a eu la méthode globale. Résultat, la moitié de la classe a dû prendre des cours d’orthophonie. L’autre moitié, c’est qu’elle n’en avait pas les moyens.
        Même du point de vue collectiviste, cette méthode ne se justifie pas car elle va à l’encontre de l’égalité des chances.

    1. Nemrod

      C’est des acteurs, non ?
      Le type avec la casquette à étoile rouge et la bonne femme genre RDA 1975…rhoo, excellent !

  20. Peste et coryza

    Non seulement les propositions du Gattaz sont insultantes, mais le pire est que ça ne changerait rien…

    Insultantes car :
    – le cumul d’emploi est quasi impossible (sauf pour nos politicards).
    – le SMIC ne suffit qu’à un célibataire sans enfant, sous réserve que celui ci renonce à quasiment toute vie sociale et ne fasse pas exploser son budget essence (donc pas compatible avec 2 jobs).
    – les 35H ? la plupart des gens font déjà plus… Combien de boites payent déjà leurs salariés 35 h pour 38H de travail effectives ?
    – les lumineux/jansénistes/protestants ont déjà fait sauter plein de jours fériés en leur temps, sans que la productivité s’accroisse, dans une économie qui dépendait avant tout de la production agricole (ben oui, vous croyez que les paysans passaient leur temps à glander pendant les 80 jours fériés cléricaux)… dans la notre qui dépend de la consommation, le problème est que les gens n’ont pas assez de thune…

    Ne changeront rien car :
    – le marché de l’emploi est définitivement pourave.
    – les boites n’embauchent pas. Vous savez qu’il y a quantité d’offres prorogées ? les boites veulent le mouton à 6 pattes, et ne veulent pas prendre le moindre risque (petit exemple : je suis sur une offre d’ingé maintenance chromato multisystème depuis 4 mois [prorogée], les conditions sont débiles au regard des candidats disponibles, et je ne parle même pas des offres « d’ingés débutants » avec doctorat + post doc et 4 à 10 ans d’expérience post thèse dans le privé + formation supdeco)(véridique !)
    – la population augmente, alors que le marché se rétrécit.
    – robolution (en cours) qui envoie de plus de gens au chomdu : tout le monde ne peut être ingé info ou ingé méca.
    – le scandale de la formation professionnelle.
    http://www.youtube.com/watch?v=HWqKPWO5T4o
    – l’impossibilité de se reconvertir (le temps des biochimistes ou commerciaux qui partaient en SS2I info est maintenant loin : impossible si vous n’êtes pas déjà un pro de la programmation).

    @MadeinCH
    – les sociétés égalitaires ont besoin de réguler les flux entrée/sortie afin de maintenir leurs marchés solvables.
    – les sociétés inégalitaires n’en ont pas besoin car elles veulent jouer de leurs avantages compétitifs (aka : larbins pas chers). Les brahmanes n’étant pas les intouchables, Gattaz sait qu’il ne sera jamais réduit à l’état de quasi esclave.
    – générer de la croissance externe devient très difficile aujourd’hui.

    On peut aussi y voir aussi une confirmation des thèses des ingés écologistes :
    Pour les résumer, à volume d’énergie stable ou légèrement décroissant, la croissance est impossible. Donc, pas de création de nouvelles richesses. Le seul moyen de créer plus d’emplois à pop constante est de baisser leur rémunération (et les retraites). Comme d’hab, les brahmanes ne sont pas les intouchables.

    1. Popeye

      en fait ce n’est pas le mouton à 6 pattes qui est cherché, c’est le mouton à 6 gigots déjà desossés et écorchés. Encore plus rentable.

      1. MadeInCH

        « déjà desossés et écorchés »

        sans étourdissement/coup de grâce, pour aller plus vite et faire des économies.

        1. Adolfo Ramirez Jr

          j’ai été sur la marché du travail récemment et c’est étrange, c’est exactement l’impression que j’ai eu.

    2. LeRus

      Je suis d’accord avec plein de trucs que tu dis, mais pas tous:
      – le cumul d’emploi est quasi impossible: Pourquoi? Dans bcp de pays ça se fait d’avoir plusieurs jobs, pourquoi pas en France?
      – le SMIC ne suffit qu’à un célibataire sans enfant, etc… : Bah, c’est donc parfait pour des étudiants par exemple, ou bien des parents au foyer (il existe des jobs à faire chez soi), ou encore des gens pas très doués mais qui méritent quand même de travailler.
      – les lumineux/jansénistes/protestants ont déjà fait sauter plein de jours fériés, etc… : tu oublies qu’en France le problème n’est pas tant le jour férié que son pont de deux jour. Donc, Deux jours fériés en moins, ça fait presque deux semaines de taf en plus (et oui, franchement, quand il y a un pont, on ne travaille pas trop les jours d’avant, sans compter les rtt)

      Donc, perso, je suis pour ces propositions. Mais je ne rêve pas, rien ne bougera.

      1. gameover

        Oui le problème ce sont les ponts. Les JF devraient être reliés au week-end le plus proche.
        Et une seule commémoration des « victoires » serait largement suffisante et située à une date entre les 2 pour ne pas faire de jaloux.

        1. deres

          L’abondance de pont détruit le mois de mai. Il faudrait faire en tout cas sauter le 8 mai qui ale malheur de suivre une semaine après le 1er ce qui crée généralement deux semaines avec pont similaire consécutives. On est donc bien souvent à demi-effectifs sur deux semaines. Le 14 juillet est suffisant pour fêter la fin des guerres.

          1. Caton

            Non, il vaudrait mieux supprimer le 1er mai. Cela aura l’avantage de faire imploser les socialo-communistes. Avec un peu de chance on aura quelques AVC.

    3. gameover

      Je pense surtout P&C que les blocages sont dans ta tête…
      Je pense que si tu te présentais en face de moi je ne t’embaucherais pas : ton discours est défaitiste, tu me foutrais les boules rien que de te voir le matin. :mrgreen:

      1. Adolfo Ramirez Jr

        Difficile de pas être défaitiste. Chaque emploi auquel tu postules, tu y mets une part de toi, tu attends une réponse impatiemment, et tu vas à l’entretien plein d’espoir.
        snif snif je sais.

        1. gameover

          Je change de boulot très souvent (3 ans maintenant). je vais aux entretiens sans aucun stress. Je me permets même des réflexions du style :
          à la question :
          – Vous connaissiez notre société ?
          – Oui, et j’aurais su que c’était vous l’annonce, je ne serais pas venu !
          (avec explications bien sûr). Embauché.

          (après avoir rempli un test de personnalité)
          – Comment vous décririez vous ?
          – Je suis psychorigide et parano
          Embauché.

          (en se quittant après l’entretien)
          – Nous avons d’autres candidats à voir. Rappelez nous sous une semaine.
          – Non, je ne vous rappellerai pas. Je vous ai fait part de mon intérêt. Maintenant c’est à vous de voir.
          Embauché.

          Les recruteurs sont souvent des visuels c-a-d que pour retenir leur intérêt il faut qu’une émotion vous relie è eux ou au poste (hors de votre CV).

          Et surtout, avant de répondre à une demande d’entretien, parler de salaire sans réserves. Je ne me déplace pas si la fourchette de salaire n’est pas claire. Et préférez les entretiens téléphoniques, vous n’avez pas de temps à perdre : on ne va quand même pas se déplacer 2 fois.

          Une seule fois j’ai fait une entorse en démissionant et en retrouvant un job dans la même journée (en traversant le rue), je leur ai dit dès le début de l’entretien de me donner ce qu’ils voulaient. L’intérêt est de pouvoir négocier après 6 mois sans que ce soit vu comme une renégociation.

          1. Peste et coryza

            @BM
            Cela fait maintenant plus de 3 ans que je cherche (oui, dès la première année de thèse).
            Depuis janvier, j’ai mis le paquet, tout en finissant mon manuscrit et préparant ma soutenance de thèse.
            j’arrose de partout (trop peu de postes correspondant pile poil à mes compétences pour me permettre de cibler, j’ai donc élargi dès le début en mettent le paquet sur l’argumentaire compétences)
            10 entretiens en 9 mois… parfois pour de supers postes, mais finalement ça n’a rien donné.

            @gameover
            ça dépend vraiment du domaine…
            Il y a l’air d’avoir de la demande dans le tien.
            Je ne sais pas comment tu fais pour être aussi détendu, sachant à quel point la concurrence est rude.
            Perso, c’est ulcère carabiné…

            Des blocages dans la tête… pas faux, c’est une remarque qui m’a déjà été faite par un ancien psychologue de mon équipe (assos de cadres au chômage). Cela dit, je ne comprend toujours pas ce qu’il veut dire… j’ai besoin de démonstrations.

          2. Adolfo Ramirez Jr

            Tu as les compétences qui les intéresse, tu es employable immédiatement, donc forcément ça se passe toujours mieux!

            Combien de fois j’ai entendu « bon CV… (normal, connard, c’était l’objectif de mes années d’étude, avoir un bon CV) mais vous avez pas d’expérience… » (Noooon, et mes stages sur 3 continents différents avec 3 langues de travail différentes..?)

  21. malicorne

    A part peut-être une poignée de grands PDG du privé, les vrais nantis de cette république de valseurs, tous bords confondus,ce sont les hauts fonctionnaires, recyclés régulièrement dans la politique, et recyclables à nouveau dans la fonction publique, au gré des évènements.
    C’est d’ailleurs ceux que préserve le mieux d’une austérité très virtuelle notre « gondoliéri » et son équipe de flûtiaux.

  22. guillaume

    Par contre, le CDI de projet est une belle merde : il arrive à concilier les inconvénients du CDI (notamment la periode de préavis si le salarié veut se barrer, ce qui peut bloquer pour un nouveau job), et du CDD (précarité, prets bancaire etc.).

    Le problème de ces propositions, c’est qu’elles sont conçues pour favoriser ceux qui sont déja dans le système en défaveur des nouveaux entrants. Du coup, ceux qui sont en CDI n’ont pas interet à changer sous peine de perdre.

    Réformer le CDI serait beaucoup plus couillu.

    1. royaumont

      Ca a été tenté il y a 10 ans avec le contrat de travail unique : –> levée de bouclier des syndicats qui ont hurlé à l’esclavagisme.
      Résultat : hausse des CDD et baisse de l’empli global.

      1. Riguite

        Si je peux me permettre une remarque sur une situation qui me touche de près. Cette personne, 56 ans, au chômage pour la première fois de sa vie pendant 1 an a pris un poste en CDD de 6 mois, payé un peu plus que le tiers de son salaire plutôt que d’attendre un hypothétique travail. Dernièrement, il avait le choix de renouveler son poste en CDI ou CDD. La boite fonctionnant cahin caha, il a opté pour un CDD d’un an qui lui assure le maintien de ses droits au chômage tels qu’au moment de l’acceptation du CDD et l’assurance qu’en cas de problème il serait indemnisé en conséquence. Un CDI signifiait la remise à zéro de son compteur chômage, une période de préavis de 3 mois et une indemnisation sur un salaire déjà bien maigre… Voilà comment on encourage le travail dans ce pays…

  23. Adrien

    Dans l’actualité (ou ce que les journalopes subventionnés en font), le timing est rarement un hasard.

    On aurait voulu rappeler aux Veaux qu’il y a un grand méchant loup qui guette au coin de la rue qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

  24. MadeInCH

    Adrien – 16 septembre 2014, 12 h 27 min

    +1

    Mon sentiment.

    En sachant que le MEDEF est un grand copain des genzenplasse.

    Exemple: Lorsque la patronne du MEDEF ecrit un livre sur une menace contre l’économie, ce n’est pas contre le socialisme, mais contre le FN.

    Non pas que le FN ne soit PAS socialiste, mais je ne crois pas que le FN soit une menace plus grande que le soscialisme déjà actif en fRance.

  25. Karamba!

    Pourquoi le pavé du code du travail est toujours plus gros? Parce que Filoche a la vue qui baisse donc ils lui augmentent le corps de la typo…

  26. lxy

    Je passe quelques jours à Londres dans ce pays de barbares, arriétés, contaminés par l’idéologie ultra-turbo-libérale, l’Angleterre. Les magasins sont ouverts tous les jours, quels qu’ils soient et où qu’ils soient (avec un horaire réduit le dimanche). Si vous avez besoin d’une voiture avec chauffeur pour l’aéroport, une appli smartphone vous indique les véhicules les plus proches de votre point de départ, et le chauffeur du véhicule choisi vous donne par Sms le montant de la course, forfaitaire. 25% des petits londoniens sont accueillis dans des écoles privées. Chacune des lignes de bus est « gérée » par une société privée, dont la Ratp, marxiste en France, mais qui devient libérale, passée la Manche. Les transports londoniens sont plus chers qu’à Paris mais ne sont pas suventionnés par l’Etat au nom du principe « il n’y a pas de raison que le contribuable gallois paye pour les transports des londoniens ! »

    1. val

      Ce qui est surtout exceptionnel c’est le changement, je l ai vu s’opérer sous mes yeux entre l’avant et l’après Tatcher. C’est cela la grande force des britanniques : ils ont une capacité d’adaptation étonnante. Nous n’avons pas cette force . Et nous l’avons d’autant moins que ceux qui l’auraient chez nous vont s’installer en UK !!!

      1. Jeanpierre

        « Nous n’avons pas cette force » : du peu d’expérience que j’ai, je dirai que votre point de vue est valable pour la population active travaillant dans la fonction publique et certains secteurs des services. Mais j’ai été étonné par l’inventivité de personnes qui travaillent dans le privé, avec un certain sens des réalités (expérience vécue dans une société de livraison semi-gros), une faculté de débrouille incroyable. D’ailleurs, si on devait donner une caractéristique fondamentale du français, même si légèrement caricaturale, ce serait bien la capacité de s’adapter connue sous le nom de système D. Comment croyez-vous que l’armée française a gagné au Mali (et je sais pas trop si je dois rire ou pleurer)? Tout cette longue bafouille pour dire que « incapacité de s’adapter » me parait trop tranché pour être collée à l’ensemble des français, même si la frange socialo-procédurière devra redécouvrir avec horreur les antiques recettes du système D quand la récréation sera finie.

      2. Nemrod

        Pas d’accord.
        Ceux du privé qui arrivent a survivre à l’hivers nucléaire grançais ont une résilience très forte et une capacité de rebond insoupçonnée si le printemps arrive.
        Bon, faut pas que ça attende 100 ans non plus !

        1. val

          @Jean Pierre et Nemrod , je suis d’accord sur le fait que certains français l’ont (cette force d’adaptation) mais à titre purement individuel . Cela se concrétise rarement comme chez les anglais par un mouvement de fond national. Les anglais sont plus patriotes et font le « pack » en cas de coup dur . Pas nous. Nous c’est sauve qui peut chacun pour soi . D’ou la débandade actuelle. Il arrive qu’un miracle se produise chez nous quand tout le monde est au fond du trou : présence d’un homme providentiel et du coup tout le monde voit son interet particulier coincider avec l’élan national et pouf on s’en sort . Mais malheureusement , nous n’en sommes pas là …

          1. malicorne

            N’attendez plus l’homme providentiel. Mai 68 a marqué la fin de l’ère de l’homo dispensatorii (providentiel). Il ne ressuscitera pas.
            Hollande est une assez bonne caricature, un condensé en quelque sorte de l’Homme Nouveau.

  27. calc80

    Il ne faudrait pas oublier les médias qui ont très grande responsabilité dans l’édification des masses au socialisme.
    Dans un titre (du JDD) comme « Propositions choc du Medef : les syndicats dénoncent une «provocation» », on laisse à penser que le Medef n’est pas un syndicat, mais une officine nécessairement à caractère interlope, financée par d’occultes moyens, bref condamnable en première lecture.
    De même, relayer à ce point le commentaire navrant de Jean-Claude Mailly (le secrétaire général de FO avec ses « propositions de premier avril »), c’est donner beaucoup d’importance à la potentielle fourberie des patrons (comme toujours).
    Plus ça va, moins j’aime ces « partenaires sociaux », sorte de bouclier définitif contre toute évolution et empêcheur de tourner en rond. Être partenaire social, quelle belle rente !
    Eiffel aurait-il construit sa tour sans un peu de liberté et d’imagination (même si à un moment de la construction, il a fallu distribuer des primes pour risques aux ouvriers) ?
    L’électricité et le gaz auraient-ils rapidement gagner les immeubles de Paris sans que ne soient bousculer quelques habitudes ?
    Un Baron Hausmann pourrait-il aujourd’hui percer quelques nouvelles avenues dans les bas quartiers de Paris sans une levée de boucliers ?
    La fin du XIXe a donné lieu en France à beaucoup de nouveautés et d’inventions grâce à une liberté d’entreprendre qui n’existe plus aujourd’hui.

        1. Popeye

          MEDEF = méchant syndicat (du crime)
          centrales = très gentils syndicats (mais du crime aussi,sauf que cépapareil)

    1. Eole

      @cal80, c’est comme à France-Info ce matin, la journaliste était scandalisée par les propos d’une chef d’entreprise qui elle – oriblekapitaliste – n’était pas contre les propositions du MEDEF.

      1. calc80

        On est cerné de toute part.
        En ce qui me concerne, j’ai éliminé france-info depuis longtemps de mes programmes radios : ils disent non seulement des bétises (sic), mais ils les répètent en boucle toutes les demi-heures…

  28. Pactol

    Les propositions du MEDEF ont beau être provocatrices. Elles ne répondent pas au mal qui ronge notre pays. C’est à dire le montant des dépenses de l’état sous toutes ses formes. Parler d’efficacité semble être devenu un gros mot. Un SIMCAR gagne en réalité 2200 par mois. Où passe le différentiel ? A quoi sert-il ? Un particulier ou même une entreprise privée (encore un gros mot) peut il dépenser 30% de plus que ses revenus longtemps ? L’Etat le peut, mais sur le dos de qui ? Un jour nous devrons tous passer au tiroir caisse à l’exception bien entendu de nos élites (de gauche, de droite, capitaliste de marchés publics). Je crois bien que notre hôte à raison, ce pays est foutu. Et en plus Moscovici va nous faire la leçon de morale économique dans pas longtemps ! A moins qu’il ait été choisi pour nous préparer à la grecquification de notre pays voir chypriotisation ! Ils osent tout et n’ont honte de rien, c’est à ça qu’on les reconnaît !

    1. deres

      Mosco n’est à Bruxelles que pour avoir un poste jusqu’en 2019, où il pourra prendre tranquillement prendre sa retraite de la fonction publique. Sapin est plus vieux et pourra faire cela en 2017. Hollande lui sera toujours payé et blanchi en tant qu’ancien président. Les élections, pour eux, c’est fini, ce n’est plus leur problème. Et Flamby se concentre sur l’international afin d’avoir le maximum d’ami parmi les présidents africaisn et du moyen-orient ..

      1. Caton

        A chaque fois que je vais en Afrique je le prends, et l’immonde aussi: ce sont les deux journaux français avec le papier le plus doux, et quand je le prends au salon Air France je l’ai déjà payé.

      2. Guillaume

        Du tout, j’en ai entendu parler dans les experts ce matin, et j’ai pas trouvé l’article complet (je sais pas si la magouille du site de l’immonde marche aussi sur l’aberration, par contre)

  29. hipparchia

    Valls il vient de dire que rien ne se faisait sans l’Etat et qu’il fallait plus d’Etat.

    L’écouter c’est à la fois déprimant et trop rigolo.

    1. Valls, il destructure l’intemporel à grand coup de spandrels bitumeux et augmente la fluorescence des amertumes.
      twitt de valls

        1. Nocte

          Pour lui c’est concret : il devait mettre égalité pour bien rappeler qu’ils sont socialistes, possible pour l’ouverture bien connue des socialistes, et rappeler toutes les avancées progressistes des deux dernières années qui ont permis la mise sur orbite de l’économie.

          Objectif atteint.

          Que ce soit vide de sens, ne rentre pas dans le champ d’observation.

      1. royaumont

        Globi-boulga classique : apologie de l’immigration-chance, distribution d’argent gratuit (c’est jour de fête), etc…
        De l’archi-rabaché, fumeux et abstrait. De quoi ne mécontenter personne à gauche.

      2. Nocte

        Au passage, on peut noter la disparition définitive de l’égalité en droits que sous-entendait, avant, la devise française.

        CPEF pour paraphraser notre hôte.

      3. carpe diem

        « l’égalité des possibles » ça fleure bon l’Ena, la machine à café et les petits costumes qui s’agitent dans les couloirs…la France quoi.

      4. val

        Bon je ne sais pas ce que prends le gars Valls , mais là , il faut qu’il arrête d’urgence , ça commence à se voir .

  30. Christophe

    Discours tellement con-venu.

    Et on voit clairement que Gattaz est complice. Il lui a servi la soupe, permettant à Manolo de lâcher : « Il n’y aura pas de remise en cause des 35 heures ni de la durée légale du travail. Réformer, ce n’est pas réduire le Smic. Ce n’est pas faire disparaître les CDI. Réformer, c’est affirmer des priorités en refusant l’austérité ».

    C’est beau comme une crèche. Superbe enchaînement, de quoi faire pleurer les « frondeurs ». Merci Gattaz.

    Ensuite, les classiques lunes gauchistes qui confinent au fanatisme : chance, état, islam…

    -« Jamais moins d’Etat ! Toujours mieux d’Etat ! »
    -« Rien n’est possible sans l’Etat et sans les services publics. »
    -« L’immigration est une chance, une opportunité, un dynamisme pour notre pays. »
    -« Arrêtons de stigmatiser l’islam. »

    Ce type est fondamentalement cinglé. Il dit tout et son contraire : il loue la « réforme », pour ensuite ne rien réformer, il loue les entreprises, et ensuite leur crache dessus etc.

    En fait Manolo est un bébé Sans-Dents. La même technique d’arrosage à 360 degrés, comme quelqu’un qui se pisse dessus.

    1. Le Gnôme

      Bof, l’important pour lui est de faire voter la confiance, donc de caresser le frondeur dans le sens du poil pour éviter son abstention. C’est du discours politique à usage unique, pas plus. L’important est de passer le cap, ensuite, il verra. C’est faire de la gouvernance au doigt mouillé.

      De Daladier, dont les thuriféraires proclamaient qu’il était le taureau du Vaucluse, ses adversaires rétorquaient que le taureau du Vaucluse était une vache en carton. Manolito est de la même eau, en papier mâché.

    2. vegeta

      ils commencent même à dire que le califat islamique et tous les musulment qui tuent des gens la bas ne sont pas de vrai musulment mais quand je demande c’est quoi un vrai musulment personne ne me répond

            1. carpe diem

              tout politique socialiste et une bonne partie de ceux de droite sont atteints d’une maladie incurable : la musulmanose. Il leur faudrait un bon traitement du genre : « je l’aime , je le vaccine ».

  31. Flash

    Petit HS, mais je viens de lire la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire du 31 juillet 2014, et notamment ses articles 18 et 19…

    Franchement…

    J’en peux plus, de ce pays.

    Pour les entreprises de moins de 250 salariés, il faut désormais informer chaque salarié du projet de reprise (quel contenu pour l’information? Mystère) ; à défaut, la cession peut être annulée.

    Le but : favoriser la reprise via SCOP.

    Ouais. Voilà.

    C’est monstrueux d’avoir voté ça. Sur quel monde vivent-ils pour penser que cela va favoriser la reprise des entreprises? Seriously?

    1. Caton

      Le but réel de ces âneries n’a aucun rapport avec l’excuse bienpensante invoquée. Ici l’objectif est de retarder toute fusion, qui conduit en général à la suppression des doublons, jusqu’en 2017 environ.

    2. SFAD

      Désolé mais ce qui parait hautement anormal, c’est de ne pas informer ses salariés du projet de reprise … ils sont tout de même un petit concernés vous ne croyez pas ?

      1. Nocte

        Personnellement, que la boite qui m’emploie soit reprise, je m’en tamponne le coquillard.

        J’ai un contrat de travail qui correspond à la location de mes compétences et du temps que je libère pour bosser, je suis donc rémunéré pour cela.

        Je suis payé ? le reste m’importe peu…

        Si le nouvel employeur m’emmerde, je me tire, ça prendra le temps que ça prendra, mais je finirai par partir.

        Je suis un mercenaire qui recherche le confort ou le salaire, si je peux avoir les deux, c’est tant mieux, sinon, je prends en attendant d’obtenir une offre plus attrayante.

        Si le code du travail était moins figé, on pourrait bouger beaucoup plus, la plupart des gens pleure sur l’idée qu’on pourrait ne pas avoir de préavis et se faire virer du jour au lendemain, accessoirement, si les salariés ont aussi le droit de se barrer du jour au lendemain, ça équilibre la balance.

          1. Nocte

            Oui, j’en suis conscient :mrgreen:

            La manutention en interim pour gagner un peu en autonomie financière et finir en S.S.I.I. ca permet de comprendre que le salarié n’est exploité que s’ il le souhaite. Et qu’au final, le bouc-emissaire classique salaud-de-patron est un bon moyen de se dédouaner de sa flemme de se sortir les doigts du fondement.

        1. Greg

          D’accord avec vous. Bon, je suis suisse en Suisse, ici nous avons 3 mois de préavis avant licenciement / démission.
          Je suis content de mon employeur, je reste. S’il se met à me faire chier, je part. Si mon employeur me garde, soyons lucide, c’est que dans l’ensemble je lui rapporte plus que je ne lui coûte.
          Il n’y a rien de compliqué. Je bosse mes heures, je suis payé le salaire convenu. Mon employeur se fait des couilles en or grâce à mon boulot ? Tant mieux pour lui ! Et tant mieux pour moi du coup, il risque pas de se séparer de moi.

          Si je ne suis pas content ? Je suis grand, je n’ai plus qu’à trouver mieux ailleurs, ou alors je ferme ma gueule.

      2. Flash

        Oui, mais quelle information?

        Prévenir qu’il y a reprise?
        Pas seulement, semble-t-il : il faut expliquer aux salariés les modalités pour fonder une SCOP, qu’ils puissent faire valoir leur volonté de reprendre l’entreprise à la place du repreneur.

        Et surtout : annulation de la cession ! Est-ce que vous réalisez le caractère ingérable de cette sanction, concrètement?

        1. Caton

          Concrètement dans ce qui fait fonction de cerveau chez un socialiste, fusion ou acquisition signifie licenciements. Bloquer les fusions et acquisitions pour quelques années c’est augmenter les chances de réélection pour le Roi Solex.

      3. gameover

        Et alors SFAD ça servirait à quoi ?
        Outre que le dévoiler ça fragiliserait plutôt l’entreprise le temps que ça se fasse (banques, clients, fournisseurs).

        Si ça ne sert à rien, inutile de légiférer.
        Pi d’abord, je vends à qui je veux.

    3. deres

      Et 100 pages de décrets d’application arrivant dans 6 mois ou un an pour expliquer ce que veut dire « informer chaque salarié du projet de reprise ». Puis une dizaine d’annulation de cession le temps que les juges écrivent la jurisprudence, ce qui prendra 5 ou 6 ans pour la stabiliser.

      Dans les faits, cela veut juste dire que pour faire une cession, il faudra provisionner un bon million d’euros en juriste spécialisé dans le droit des cession franco-français et dans des agences spécialisés dans l’information des salariés. Ce n’est pas avec cela qu’on aura plus de richesse à distribuer …

      1. oli71

        Oui, c’est absolument navrant…
        J’aimerais aussi comprendre la cohérence de ce type de mesures et de sanctions débiles avec l’accord interprofessionnel qui entendait (timidement et au prix d’une bonne couche administrative supplémentaire) sécuriser les plans de sauvegarde de l’emploi. On voudrait faire de ce pays un repoussoir qu’on ne s’y prendrait pas différemment.

    1. Mario Nettiste

      Allez pour les vieux du blog : on a toujours besoin de petits mois chez soi… (vieux slogan publicitaire de l’ORTF d’avant la pub)

  32. George Kaplan

    mais pourquoi le MEDEF nous sort-il ces propositions maintenant et pas depuis toujours ? Pourquoi s’être compromis avec un CICE usine à gaz socialiste prétendant restituer (peut-être, plus tard, faut voir, à conditions que etc.) 10 milliards après en avoir prélevé 30 aux entreprises ? Pourquoi l’absurde de la situation ne saute t-elle pas aux yeux de tout le monde ? : utiliser la massue fiscale pour ensuite administrer une aspirine. Aspirine par ailleurs qualifiée de « cadeau » alors que Les cadeaux ce sont plutôt les entreprises qui les font par centaines de milliards par an de cotisation versées à l’état ! (pas un merci, et plus vite que ça sinon c’est 10%)
    -les entreprises n’ont besoin d’aucune aspirine ! Seulement qu’on ne les assomme pas au départ. Mais qu’est ce le MEDEF est allé faire dans cette galère socialiste ?

    1. Caton

      C’est pourtant simple: l’usine à gaz en question a permis de faire subventionner les fleurons du capitalisme de connivence français par les petits patrons et les indépendants. Les joies du socialisme.

    2. Adrien

      Ce n’est pas le MEDEF qui sort ça maintenant, c’est la presse. Le document de travail dont sont issues les pistes de réflexion est connu depuis quelques semaines. On n’en a visiblement extrait que les propositions les plus polémiques pour faire réagir le bon peuple et ses représentants démocratiquement élus. Mission du jour accomplie : on continue tout comme avant, avec des beaux discours, des réformes mais pas d’austérité, tout en ne voulant pas « moins d’Etat mais mieux d’Etat », et finalement on ne va pas supprimer les conseils généraux dans les départements où le PRG a des élus parce que… heu… parce que.

      La quotidienne de l’émission de télé-réalité politique est finie. Place à celle de demain.

    3. Mario Nettiste

      Le MEDEF représente surtout le capitalisme de connivence dont les élites sont très proche de celle de la politique. Enfin, quand je dis éllites, c’est parce que leur position permet de supposer qu’elles en sont, ce que leur actions ne conforte pas beaucoup…

  33. Théo31

    « on va faire travailler les enfants ? »

    C’est pourtant le cas depuis le 15 mars 1941. Mais comme le petit Mailly n’a jamais travaillé de sa vie, il peut pas savoir.

    1. Mario Nettiste

      C’est sûr que quand nos heritier devront de fader le remboursement de nos detes, ils vons devoir y mettre au turbin même les mômes de six ans.

    1. calc80

      C’est excellent ! la vidéo est très explicite !
      Ah ! l’idée de jeter un homme politique à la poubelle, au sens le plus prosaïque qui soit….

  34. cc

    La complicité, pour ne pas dire plus, de Gattaz est désormais avérée.
    C’est ahurissant.
    Et le « bazooka » fond comme un carambar au soleil…

    **********************
    Pour le président du Medef Pierre Gattaz, « le discours du Premier ministre (…) et le vote de confiance positif qui en a découlé participent au rétablissement de la confiance indispensable pour retrouver la croissance et l’emploi. C’est une bonne nouvelle ».

    « J’ai entendu une volonté de réforme, j’ai entendu une volonté d’avancer dans la concertation et l’échange (…) Le Medef partage et la volonté et la méthode. Mais pour avancer rapidement, il faut des propositions qui sortent des cadres convenus et conventionnels (et) du courage pour les appliquer », poursuit-il sur son blog.

  35. calc80

    J’ai l’impression que cela n’a jamais été autant le bordel qu’en ce moment.
    Les politiques défendent leurs rentes et celles de leurs clients, les journalistes – clients des premiers – brossent le poil dans un sens qui les intéressent, les syndicats obstruent (les vilains), les boîtes se cassent la gueule et pendant ce temps là, les français, ahuris et impuissants, contemplent la déchéance progressive mais certaine de la France dans le jeu mondial. Ajoutons à cela que des militants gouvernementaux veulent changer nos mentalités de force.
    Bref, je suis devenu Réac, c-à-d en situation de refus du monde contemporain que je ne comprends plus sans pour autant être nostalgique du passé.
    J’ai coupé la radio et la TV il y au moins quinze ans de cela (panne TV, jamais réparée). Je ne regarde JAMAIS les politiques, n’écoute JAMAIS leur discours (perte de temps).
    Aujourd’hui, Internet est mon ami, avec quelques newspapers et replay d’émissions en ligne comme seule source d’informations critiques.
    TNS, j’ai pris le parti de moins travailler pour moins engraisser le Moloch.
    Je ne m’en porte pas plus mal et attends, désabusé, la suite des évènements.
    Lâchement, j’attends que quelques-uns déclenchent la révolution. J’espère qu’ils ne seront pas extrémistes (gauche ou droite) mais épris de libertés.

    1. Calvin

      Tu es réac et tu attends une révolution libérale ??
      Paradoxal !

      En fait, tu veux dire que tu as conscience que le progressisme est à l’oeuvre, qu’il a construit un système verrouillé en remplaçant l’aristocratie par une oligarchie qui s’appuie sur une armée de fonctionnaires, sur une éducation et une presse en ordre de marche vers la désinformation, et que tu espères la fin de cette mascarade ?
      Si c’est le cas, tu es moins seul !

      1. calc80

        Je me retrouve dans la définition du réac de Denis Tillinac, dans son dernier et intéressant livre : « Du bonheur d’être réac : Apologie de la liberté ».
        Mais sinon, oui, j’espère bien la fin de cette mascarade…

  36. jymesnil

    Les mini Jobs allemands c’est le truc. 200-400 euros par mois. Mais la France n’est l’Allemagne qui d’ailleurs ne va pas si bien ?! Si on paie à 400 euros, c’est la misère, et on doit mettre au rancart le RSA 413 euros, et c’est la grande misère, des gens qui gagnent 400 euros ne paient pas d’impôts aux divers budgets, et très peu de TVA ?! Bref c’est faire de la France un pays sous développé ! Plutôt que de singer l’Allemagne essayons de faire comme la Suisse !!!!

    1. douar

      Tout à fait le cliché qu’on nous ressort à chaque fois.
      Ce qu’on oublie de préciser, c’est que parallèlement, il y a des compléments de revenus, ce qui incite à travailler.
      En France, on n’a parfois pas intérêt à travailler pour ne pas perdre des droits: nous sommes des individus très rationnels quand il s’agit de notre cas personnel.
      Et quand bien même ce sont des « petits » boulots, rien n’interdit à la personne en question de chercher et de trouver mieux. L’employeur n’a pas intérêt à avoir un turn over important: s’il tire trop sur la ficelle, il ne trouvera plus personne.

    2. gameover

      @jymesnil
      Le but n’est pas de tirer un profit d’une personne qui gagne 400E mais qu’elle ne coûte pas aux autres. Donc en final une personne qui gagne 400E laisse dans la poche des autres les 400E qu’on ne lui a pas donné à fonds perdus.
      Ah tu l’avais pas vu celle là hein !

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