La France malade de son syndicalisme

La rentrée devait être chaude, elle l’a été au-delà de toutes les craintes de nos gouvernants. Et alors que les tensions continuent de monter dans la société française, difficile de passer sous silence le rôle prépondérant des syndicats dans cet accroissement des raideurs sociales, surtout après leur démonstration de force récente dans le conflit à Air France par exemple.

Après quatorze jours de grève chez la compagnie aérienne, le constat est sans appel : le développement de Transavia, la compagnie low-cost qu’entendait étendre Air France, est franchement remis en question. De ce point de vue, on peut assez facilement qualifier de réussite pour les syndicats l’abandon de toute velléité par la direction de créer une filiale organisée différemment de la maison mère et régie par des conventions et des contrats plus souples et plus à même de concurrencer les autres compagnies du secteur. Youpi. Malheureusement, tout le monde, depuis les pilotes jusqu’à la direction en passant, bien évidemment, par les clients eux-mêmes, s’est bien rendu compte qu’il s’agissait d’une victoire à la Pyrrhus : Air France va payer lourdement ces jours de grève et son avenir est sérieusement remis en cause.

À tel point que même les syndicalistes, sentant le vent de la consternation puis de la colère gronder chez à peu près tous ceux qui sont concernés par la compagnie française, ont envoyé leur représentant pleurnicher des explications à la presse. En substance, la direction aurait acculé les gentils pilotes syndiqués à l’arme ultime de la grève, à leur corps défendant, et n’aurait cédé sur rien, obligeant les malheureux salariés à repartir bredouilles, au travail, avant qu’il ne soit trop tard pour leur compagnie.

Discours touchant qui a un peu de mal à passer alors que les conditions d’emploi dans les autres compagnies ne sont que difficilement qualifiables d’esclavagisme, et que celles d’Air France, compagnie connue pour être trop généreuse, donnent à toutes ces revendications un entêtant parfum de foutage de gueule. En outre, on peut parier que la démonstration atterrante du manque de courage de la direction, qui a finalement à peu près tout cédé (et négocie maintenant le paiement des jours de grève), tient beaucoup aux pressions quasi-certaines qu’elle a subies de la part des politiciens, trop heureux de rappeler que l’État est, après tout, actionnaire de l’entreprise.

Chose intéressante : ce conflit social fut d’autant plus médiatisé qu’il touchait une entreprise emblématique de la « marque France », et aura certainement eu un impact (négatif) sur le tourisme et l’image du pays à l’étranger. Or, tant que ce genre de péripéties est rare, on imagine sans mal pouvoir encaisser la déconvenue. Malheureusement, cela tend à se répéter trop souvent, et à se savoir en dehors de nos frontières.

Par exemple, le récent « débrayage syndical » décrété au débotté par des agents SNCF de la fine équipe des syndicats CGT, Sud-Rail et UNSA, entraînant plusieurs lignes de Gare du Nord et Gare Saint Lazare à Paris dans le chaos habituel des jours de grève, a plongé dans la perplexité puis l’indignation un paquet de voyageurs puis — chose plus rare — de journalistes, consternés de découvrir le motif de la grève : soutenir deux agents qui passaient cet après-midi-là en conseil de discipline pour avoir bu du punch un dimanche soir de février 2013 à leur poste de travail, un poste d’aiguillage très sensible du réseau Paris-Ouest et que nos fiers agents alcoolisés avaient quitté pour se rincer le gosier, oubliant dans la manœuvre de « clignoter » un train qui entrait sur un quai occupé. Décontraction, punch pimenté et trains qui roulent font rarement bon ménage, sauf, apparemment, à la SNCF, qui se remet très bien des accidents ferroviaires qui émaillent régulièrement son histoire.

Bactéries de Syndicalus Profitans

Et lorsqu’on voit que même la presse étrangère s’était fait l’écho de ce fait divers plus que navrant, difficile d’imaginer ensuite que ces journées « d’action » syndicales pourront être mises au crédit du système social français, ou même du pays dans son ensemble tant ce genre de publicité ne peut que lui être néfaste.

On comprend d’autant mieux l’ampleur du problème lorsqu’on redécouvre que le syndicalisme mène à tout, notamment à la magouille, le détournement de fonds, les emplois fictifs et tout ce qui constitue, finalement, la panoplie habituelle du mafieux trempant dans la politique. Et si j’écris « redécouvre », c’est simplement pour rappeler que cet épisode ne fait que s’ajouter aux 400 précédents qui pointent tous dans la même direction, celle d’une corruption même de l’idée de syndicalisme en France.

Comment ne pas voir que cette affaire, dans laquelle une douzaine de personnes (huit physiques et quatre morales) ont été condamnées pour des détournements de fonds, d’abus de confiance, de complicité ou de recel, n’est que la partie émergée d’un iceberg monstrueux de collusions, de corruption et d’affaires mafieuses dans toute l’acception du concept ? Comment ne pas noter le silence feutré qui aura accompagné ces condamnations pourtant graves de la CGT (en tant que personne morale) ou de l’épave journalistique L’Humanité ? Comment ne pas voir la clémence ahurissante de cette justice lorsqu’il s’est agi de rendre un verdict (sérieusement, de 2 à 18 mois de prison, toujours avec sursis, pour des faits de cette nature, c’est particulièrement clément) ?

Pourquoi la presse a-t-elle été aussi discrète dans cette affaire sur la condamnation à 10 mois de prison avec sursis de la sénatrice PCF Brigitte Gonthier-Maurin, reconnue coupable d’avoir occupé un emploi fictif au sein de la Caisse centrale des activités sociales d’EDF (son Comité d’Entreprise) ? Encore une fois, ce nouvel avatar d’un repris de justice dans les rangs des élus du peuple corrobore la thèse maintenant solide d’une représentation nationale pleine de tricheurs, de menteurs et de sociopathes, et elle ajoute plus qu’il n’en faut de l’eau au moulin de la collusion entre ces criminels élus et ceux des syndicats.

syndicate = mafia

Tout ceci n’a malheureusement rien de nouveau. La France est malade de son syndicalisme depuis longtemps, et la multiplication des exemples, parfois relatés dans ces colonnes ou ailleurs, montre l’état d’avancement de la gangrène qui ronge le pays, au point que même les rapports parlementaires soient purement et simplement étouffés.

Et lorsqu’on apprend que, suite à une décision de la Cour Européenne de Justice, la France va devoir organiser la possibilité d’un syndicalisme au sein des armées, une inquiétude pointe rapidement à l’horizon : alors que les budgets de la Grande Muette sont en constante diminution au point que nos opérations extérieures tiennent de plus en plus de l’aventure bricolée, pourra-t-on empêcher que le syndicalisme ainsi introduit soit teinté des mêmes corruptions que celui qui sévit, finalement, partout ailleurs dans le pays, et notamment dans les administrations et les grosses entreprises anciennement nationalisées ?

La France est malade de son syndicalisme dont l’unique but est d’obtenir puis conserver des avantages de plus en plus exorbitants pour ses adhérents les plus influents (la base n’ayant généralement pas son mot à dire au-delà du moment où la cotisation doit être renouvelée). C’est ce syndicalisme qui a, très largement, corseté les relations entre les salariés et les employeurs au point de rendre le code du travail illisible. C’est aussi ce syndicalisme qui a muselé les médias, écrasé toute protestation ou tout renouvellement sérieux dans l’offre politique du pays. C’est aussi ce syndicalisme qui a donné les clefs de la contestation, du blocage et de la paralysie à tous les corporatismes du pays. C’est enfin ce syndicalisme qui a construit la forteresse de la Sécurité sociale dont l’impact est tous les jours plus fort et plus néfaste sur le niveau de vie des Français.

La France a de multiples problèmes, économiques, sociaux, politiques et ce n’est certainement pas l’équipe en place qui pourrait les résoudre. Mais s’il y en a bien un qui ne sera jamais abordé, jamais touché, jamais même envisagé dans les plus profonds replis des têtes gouvernantes du pays, c’est bien celui que pose le syndicalisme français, sa représentativité, son mode de financement, ses pouvoirs et ses dérives, nombreuses et récurrentes.

Partant de là, ce pays est foutu.
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Commentaires129

  1. Aristarque

    Si le MEDEF avait été dans le rôle du condamné, le silence aurait été moins assourdissant…

    1. royaumont

      C’est sûr… Comme pour Sarkozy. Il suffit qu’il ait un pet de travers pour que toute la presse s’émeuve sur ce méthane lâché sans contrôle dans l’atmosphère et organise des émissions spéciales pour savoir si un tel crime de lèse-écologie est passible ou non de la guillotine.
      Malgré toutes les casseroles qu’il traine, ils vont finir par le rendre sympathique !

      Mais que les bons syndicats et autres Postures Consternates se comportent au grand jour en mafia avec la complicité active des pouvoirs publics ne mérite qu’un petit entrefilet. Et encore parce que certains rabats-joie en ont parlé trop fort pour que ce soit purement et simplement ignoré.

      1. Flash

        Est-ce une coïncidence?

        Par exemple, dans la presse quotidienne régionale employé la CGT a fait 71%.
        Au niveau de l’encadrement, les trois premiers syndicats sont la CGT (29%), la CFE-CGC (23%) et SUD (20%).
        Dans la presse quotidienne cadres, la CGT fait 38%.
        Parmi les employés de la presse quotidienne, elle est à 78%.
        Pour la presse magazine et d’information, le score de la CGT va de 53% chez les employés à 39% chez les cadres.

        Je relève aussi qu’au sein du RSI, la CGT est à 43% des suffrages.

        Vous me direz qu’avec l’abstention, ça ne veut rien dire. Certes. Mais, ma foi, puisque seuls les votants décident, hein…faut pas venir se plaindre ensuite que tout soit noyauté par des extrémistes.

        1. Kazar

          « Mais, ma foi, puisque seuls les votants décident, hein…faut pas venir se plaindre ensuite que tout soit noyauté par des extrémistes. »
          Tout à fait, c’est pour ça que je ne suis pas d’accord avec ceux qui pensent que l’abstention est un mode valable de protestation, qu’ils ne viennent pas se plaindre ensuite.

          1. Je résume.
            Si on vote pour X et qu’Y passe, on doit se taire (c’est la démocratie, hein).
            Si on vote pour X et que X passe, on se tait (tu as ce que tu mérites, hein).
            Si on ne vote pas, on doit se taire (tu n’as pas participé, hein).

            La démocratie, c’est une autre forme de « Ferme Ta Gueule ».

            1. Kazar

              On ne doit pas se taire, après tout chacun est libre de faire ce qu’il veut, mais pas la peine de venir pleurnicher sur son sort. Idem pour votre sortie sur la « démocratie » du vote, parce que le système n’est absolument pas parfait, et on en voit bien les limites en ce moment…
              Donc, ce que je veux dire exprimé autrement, c’est , vous avez le droit de vote, exercez le !!! Mais ne vous abstenez pas, c’est le meilleur moyen de le perdre.
              Et pour abonder dans le sens de certains commentateurs, au pire, votez blanc puisque désormais ces bulletins sont comptabilisés.
              Donc le ferme ta gueule, c’est caricatural, et vous savez que je n’aime pas la caricature…

              1. sarah

                comment faites vous si aucun représentant (copain de copain, c’est d’ailleurs pour cela qu’il peut se présenter) représente un ou des mouvements « extrémistes » qui ne répondent pas à vos inquiétudes, vos aspirations ? et comme c’est toujours les mêmes, copain de copain (comme en politique) qui se présentent qu’ils aient gagné ou pas précédemment….ceux sont toujours les mêmes avec les mêmes idées les mêmes dogmes le même protectionnisme d’avantages,… Que faites vous ? vous votez pour le moins pire ? mais ce moins pire comme il a gagné il pense qu’il a raison et donc il va se représenter et ainsi de suite ! je regrette, tant qu’on ne changera pas le système d’élection par « reproduction des élites » je ne vois aucune issue.

                1. Flash

                  Présentez-vous.

                  C’est plus facile à dire qu’à faire, j’en ai bien conscience.

                  Toutefois, vu que c’est ce que je répond à ceux critiquant les entrepreneurs sur le registre « ils sont nuls, incompétents, ils sont pas patriotiques, ils fuient, ils sont pas innovants », il me paraît nécessaire d’être cohérent. Si la représentation nationale actuelle est nulle, changeons-la. Si le système est pourri et corrompu, abattons-le. Chacun à son niveau, en fonction de ses moyens et de son courage.

              2. Théo31

                Voter, c’est demander à une femme de prendre son pied pendant son viol.

                Continuer à être cocu et payer la chambre, non merci.

              3. Pat

                Non, je suis totalement d’accord avec h16. Le vote « refus » blanc (que personnellement je préférerais noir) n’étant pas effectif, il ne reflète pas le ras-le-bol des électeurs. Pour reprendre l’exemple, combien votent pour X ou Y, celui qu’ils estiment le moins malfaisant, alors qu’ils ne veulent ni de l’un, ni de l’autre ?

            2. Flash

              Les deux premières propositions, je ne les ai jamais défendues.

              Pour la troisième, je persiste et signe : l’action me paraît préférable à l’abstention.
              On ne doit pas, on ne peut pas laisser le champ libre à ces crapules. Alors oui, l’action comporte un risque tant les syndicats ont parfois un comportement relevant de la mafia. Mais ce risque est à prendre.

              Le libéralisme doit investir le champ syndical. Cela paraît antinomique? Pas si sûr. Défendre les intérêts des salariés (mais aussi des exclus du marché de l’emploi), ce n’est pas adopter la position de la CGT ou de SUD.

              Par exemple, pour le travail de nuit, pour le travail le dimanche, pour la dénonciation de projets hasardeux issus avant tout d’une collusion malsaine public/privé, il y aurait des choses à dire.

              1. vengeusemasquée

                Le libéralisme n’est absolument pas incompatible avec le syndicalisme. Personne n’a jamais prétendu une chose pareille.
                Ce que le libéralisme réprouve, ce sont les syndicats financés par les impôts du contribuable, leur influence exorbitante eu égard à leur représentativité et la collusion avec les pouvoirs publics. Je crois que le billet est bien clair sur cette question. Or tout ceci caractérise parfaitement le syndicalisme à la Française, avatar de notre chère culture marxiste poussiéreuse et délicieusement parfumée de naphtaline.

                1. Flash

                  Oui, je suis d’accord, je ne pense pas que ce soit antinomique.

                  Un bon syndicat d’inspiration libérale, dénonçant l’argent détourné de la formation professionnelle, de la SS, et le mélange des genres, cela aurait quelque chose de rafraîchissant.

            3. Jga

              J’ai souvenir d’un dessin de Plantu sorti aux alentours du bicentennaire qui indiquait:
              La dictature c’est ferme ta gueule. La démocratie c’est cause toujours.

              1. Toujours d’actualité. Mais à présent, la dictature est devenue « Silence, on tire » et le « Ferme ta gueule » est réservé à la démocratie…

          2. Caton

            Donc si je ne souhaite voter ni pour la peste, ni pour le choléra, et que Ebola n’est pas candidat, je fais quoi?

              1. Caton

                La loi n° 2014-172 du 21 février 2014 indique : « Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Ils n’entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés, mais il en est fait spécialement mention dans les résultats des scrutins. Une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un bulletin blanc. »

                En d’autres termes, à part qu’ils comptent dans le taux de participation, rien de changé. Autant rester chez soi — ou aller pêcher.

                1. nocte

                  Ils n’allaient pas se tirer une balle dans le pied avec le blanc.

                  On le compte, oui, oui, mais il continue à ne servir à rien.

                2. Kazar

                  Ok, je suis d’accord, rien de tel qu’une bonne petite dictature, de préférence socialiste puisqu’elle sera estampillée « camp du bien ». On en revient au point essentiel que je suis forcé désormais de partager avec H16 : CPEF, à quoi j’ajoute « autant de barrer si on peut ».

            1. Flash

              Alors montez votre liste indépendante.

              J’en ai déjà vu, des gars exaspérés qui ont sauté le pas…et qui ont gagné !

              C’est faisable, et à mon sens souhaitable. Entre une liste indépendante connaissant peut-être pas toutes les roueries du syndicalisme classique et les vieux de la vieille de la CGT, je préfère les premiers.

              1. Kazar

                Laissez tomber, c’est du genre « de toute façon, ça ne sert à rien », des protestataires de fauteuils, voilà tout ce qu’il reste ici. Bravo à ceux qui ont les couilles de partir.

              2. gameover

                @ Flash au sujet de la liste indépendante lors des élections professionnelles :

                « Les organisations syndicales bénéficient au premier tour d’un monopole concernant la présentation de candidats aux élections professionnelles de l’entreprise, tandis qu’en cas de deuxième tour, les candidatures sont libres. L’enjeu est de taille pour les syndicats : celui de la représentativité, mais également du fonctionnement optimal des instances. » |je cite hein]
                ______________
                Le 2ème tour n’a lieu que si les nombre de suffrages valablement exprimés ne dépasse pas la moitié des inscrits. Les votes blancs ne font pas partie des suffrages exprimés.
                Donc comme d’hab, il suffit que la moitié des inscrits vote pour les syndicats pour exclure les candidats individuels en empêchant le 2ème tour. La procédure des élections pro est vraiment complexe…

                1. Flash

                  Je connais cette règle. Il me semble, d’ailleurs, que le 2ème tour n’a lieu que si le nombre de suffrages exprimés dépasse la moitié des inscrits. En gros, il faut atteindre un quorum de 50% des inscrits. Ce qui, avec l’abstention + le vote blanc non comptabilisé comme un suffrage exprimé est loin d’être rare.

                  En pratique, l’existence d’un second tour n’est pas rare. Quand un tel cas de figure se présente, il faut flinguer électoralement les syndicats. Ne pas le faire, c’est leur laisser les clés de la baraque.

                  En effet, même s’ils ne représentent que 30 ou 50% des suffrages exprimés (suffrages qui sont minoritaires), ils auront tout les pouvoirs nécessaires pour flinguer une entreprise. C’est bien dommage.

                  1. gameover

                    @ flash

                    « Il me semble, d’ailleurs, que le 2ème tour n’a lieu que si le nombre de suffrages exprimés NE dépasse PAS la moitié des inscrits. »

                    Juste un problème de fausse double négation…

            2. Jga

              Vous utilisez un « bulletin alternatif » régulièrement diffusé ici. C’est compté nul, donc PV contresigné de tous les assesseurs qui sont obligés de le lire. Ou vous votez pour celui qui, a priori, augmentera plus les impôts des autres que les vôtres.

          3. Bribignac

            Basiquement, voter signifie « Je soutient ce candidat dans sa démarche ». En 2012 on a eu à départager deux candidat à l’élection présidentiel : M. Sarkozy (Candidat aux relations mafieuses) et M. Hollande (Summum de l’incompétence). Pour ma part j’ai été incapable de soutenir l’un de ces deux candidats et de leur attribuer mon vote.

            Certains me diront « Tu peux toujours voter ailleurs en signe de protestation ». De vous à moi, comment réagiriez vous si vous voter FN en guise de protestation et que Mme Lepen se retrouvait à la tête du pays ?

            1. Kazar

              Vous auriez pu voter blanc, mas à cette époque, votre vote n’aurait pas été comptabilisé.
              Vous auriez pu aussi décider de choisir, entre deux maux, celui que vous estimiez être le moindre.
              Et sincèrement, je vote FN en adhérant, et je ne souhaite qu’une chose, la victoire à toutes les prochaines élections.
              Libre aux autres de ne pas être d’accord et de choisir l’inaction, tant pis pour eux.
              Enfin, ce n’est pas parce que je vote FN que je suis d’accord avec TOUT ce qu’expriment les dirigeants de ce parti.

          4. MortAuxChatons

            Kazar, ta voix, personne n’en a rien à foutre (pas plus que la mienne ou celles des autres commentateurs du blog, d’ailleurs) : Le jour où les résultats ne correspondront plus à ce qui est souhaitable, ils truqueront les élections, changeront les règles ou bien trouveront un moyen de passer outre le choix des électeurs : il n’y a aucune limite en la matière et certainement pas une limite « morale » !

            De vote qui a une portée, je n’en connais qu’un seul : arrêter de payer ou au moins réduir vos contributions financières qui alimentent et renforcent ce système. Appelez cela « exil intérieur », « grève du zèle » ou comme vous avez envie… Tous les moyens sont bons, de l’exil à l’étranger jusqu’à ces méthodes, que cette mafia à l’outrecuidance de qualifier de « frauduleuse ». Pour ces gens-là, arriver à taper dans nos poches est une question de vie ou de mort. En ce qui me concerne, c’est une question d’honneur que leurs mains soient quasiment vides lorsqu’elles sortent des miennes.

            « Un homme qui se respecte ne se transforme pas en vache à lait. » (atlas shrugged, p.672)

            Que tu votes ou pas, que tu votes avec un bulletin rouge, bleu ou jaune, ça n’a aucun impact. Strictement aucun. Mais le pognon qui arrête de couler, ça c’est un bulletin de vote, un vrai !

            1. Flash

              Bien sûr, mais ce n’est qu’une première étape.

              Les taper au portefeuille : c’est évident.
              Mais le seul but qui importe, c’est de les priver de tout pouvoir de nuisance. Et pour ça, aucune raison de se limiter à l’exil intérieur ou extérieur.

              Je ne prône rien d’illégal, bien entendu. Je considère simplement qu’il est nécessaire :

              – de leur apporter une contradiction partout où c’est possible, du réseau social au dîner de famille.

              – de leur mettre leur nez dans le caca à chaque fois qu’ils sont hypocrites ou qu’ils échouent, ce que fait très bien h16.

              Avec ces deux premiers points, on peut démontrer qu’ils ont faux et que les résultats catastrophiques sont la conséquence directe de leurs idées, et non pas de l’Allemagne/de la conjoncture/de la droite/des fachos/des réacs ou que sais-je encore.

              – de proposer une alternative au collectivisme à chaque
              fois que c’est possible, ce qui est peut-être une étape qui reste à franchir, et qui n’a rien d’évidente. J’en ai conscience. Par exemple, le gars qui va proposer une alternative à la CGT au sein de la SNCM risque fort d’exposer son intégrité physique à de sérieuses déconvenues.

            2. Kazar

              Je partage en partie ton avis, notamment qu’il est vital de leur filer le moins possible de pognon. Reste que pour les questions de société, immigration, préférence nationale ou communautaire, sécurité, etc, mon vote sera peut être utile si le FN tient ses engagements. Selon moi, impossible de faire repartir l’économie dans une société fracturée à un point tel qu’actuellement, car manque de confiance, pas d’avenir, perte des repères, à commencer par tout simplement le civisme et la disparition du respect des autres.

              1. Higgins

                D’accord sur la deuxième partie de ton propos. C’est bien là qu’est la difficulté. Comment reconstruire quelque chose de viable dans le temps?
                Pour le FN, je ne crois pas qu’il soit une solution mais je respecte ton choix.

  2. Aristarque

    Air France va payer lourdement ces jours de grève et son avenir est sérieusement remis en cause.
    Juste un petit demi-milliard d’euros selon un article de ce jour du Figaro dont 320 M€ pour coût direct de grève et le reste pour perte de clientèle devant le niveau anormalement bas des réservations des prochaines semaines. Nota, cette perte est estimée pour 2014, uniquement.

    1. gameover

      Oui les pertes prévisionnelles c’est uniquement pour cette fin d’année… Ils devraient les calculer sur 5 ans… comme pour les économies…

    2. RBF

      Tiens, la SNCM, punie par Bruxelles, parle de licencier la moitié de son personnel. La dernière grève en pleine saison touristique était peut-être celle de trop.

      J’ai hâte de voir ce que cela va donner ces prochains jours. Gageons que tout cela va tenter de se résoudre par une grève bien virulente, et des cortèges destructeurs aux odeurs de merguez froide et de vin en cubi.

      1. Jean Bon

        surtout que ce coup là, il y a vraiment plus une thune dans les caisses de l’Etat et qu’un petit « sauvetage » à coups de 100aines de millions d’euros serait vraiment un tres gros effort pour l’Etat et passerait vraiment tres tres mal aux yeux de l’Europe et meme des français (mais ça à la rigueur le gvt n’a plus rien à sauver)

      2. Calvin

        Ça risque d’être pire. Le syndicat des travailleurs Corse était contre cette grève.
        Si ils perdent leur emplois à cause des cons tinentaux cegetistes, ça peut plastiquer où tirer à vue…

    3. Higgins

      Sur Air France, j’avais lu (mais je ne retrouve hélas pas l’article) que la compagnie, qui détruit ses fonds propres depuis une dizaine d’année, avait attaqué 2014 avec 1 milliards de fonds propre. Avant la grève, elle avait consommé 300 millions de fonds propres (http://www.atlantico.fr/rdv/revue-analyses-financieres/honte-air-france-goutte-goutte-faiblard-cice-et-faire-part-deces-capitalisme-totalement-premature-envoye-jeremy-rifkin-revue-1783478.html). Avec un coût siège.kilomètre exorbitant, pas besoin d’être devin pour connaître l’avenir. Qui plus est, la perte d’image est quasiment irrattrapable et de ce fait létale. Merci le SNPL.
      Bien qu’elle ait un des plus beau réseau du monde (c’est ce qui la sauve actuellement avec son alliance avec KLM), un des gros problèmes d’Air France est qu’il y a le mot France dans son appellation. Un naufrage de cette compagnie historique, totalement prévisible (d’autres compagnies historiques ont sombré pour des raisons équivalentes comme Pan-Am), aurait des conséquences extrêmement malheureuses sur l’image fortement dégradée de notre pays. Mais contrairement au passé, il n’y aura pas de sauveur magique. L’état, Europe oblige, ne pourra rien faire en cas de faillite.
      Pour le syndicalisme dans les armées, il y a loin de la poire au fromage. Sur ce sujet, l’analyse de Roseline Letteron sur Contrepoint (http://www.contrepoints.org/2014/10/07/183789-vers-la-liberte-syndicale-dans-les-forces-armees) est à lire . Je suis d’ailleurs assez bien placé sur ce point pour affirmer que ce n’est absolument pas une demande de la part des militaires. Ils ont d’autres soucis autrement plus importants.

      1. « ce n’est absolument pas une demande de la part des militaires »
        Oui oui, c’est un effet de bord des actions en justice menées contre le gendarme sur le droit d’association. Un régal style « Quand l’état se prend les pieds dans son propre tapis ».

      2. Kazar

        Cher Higgins, perso, je suis preneur des doléances des armées, s’agissant de leurs problèmes d’équipements et autres.

        1. Quiet Desperation

          Je pense qu’il faut prévoir également dans les armées, en corollaire de la syndicalisation, un « droit de retrait » : tout bidasse se faisant allumer par l’ennemi possède le droit irréfragable de se débiner…

          On pourrait appeler ce droit, je ne sais pas, moi…. « la Possibilité 7° Compagnie »?…

          1. Caton

            Plus intéressant, puisqu’il est désormais normal d’amnistier toute action « syndicale », le fragging va devenir rapidement populaire, y compris envers le chef des armées…

            1. Quiet Desperation

              le « fragging » : un peu brouillon, non? cela manque de discernement… américain, quoi…

              et puis, on était quand même en avance, chez nous :

              « Appliquons la grève aux armées,
              « Crosse en l’air et rompons les rangs !
              « S’ils s’obstinent, ces cannibales,
              « À faire de nous des héros,
              « Ils sauront bientôt que nos balles
              « Sont pour nos propres généraux.

              1. Caton

                La France était en avance, mais a abandonné. Tandis que le fragging était encore d’actualité dans l’armée américaine en juin 2005 en Irak.

                1. Popeye

                  Aphorisme souvent donné par un vieil adjudant de Légion Etrangère à un jeune lieutenant tout feu tout flamme arbitrant très (trop?) facilement sa gloire personnelle contre la vie de ses hommes : « dans un assaut, les balles perdues ne le sont pas forcément pour tout le monde »

        2. Higgins

          Major de réserve dans l’armée des Indes, je peux affirmer que les syndicats « représentaifs » y sont assez mal vus. Il n’y a qu’à lire l’indigence de leurs proses sur les panneaux d’affichage réglementaires.

          1. Quiet Desperation

            Aaah ! l’Armée des Indes… un souvenir personnel, fort ancien (1971), qui me tire encore quelques larmes… un déjeuner de tradition à Aldershot, à la table du Brigadier d’un régiment anglais ex-Armée des Indes… un « curry » out of this world… un délice, mais qui faisait pleurer, tellement c’était fort… et le service assuré par des Sikhs impassibles en grand uniforme…

            Qui n’a pas connu cela… n’est-ce pas… n’a pas connu la douceur de vivre…

            Mais on est loin de la syndicalisation… quoique… hein?… les Cipayes…

            1. Popeye

              Such long time ago…
              When centurion was a rank, not a tank.

              And even this joke can’t be understood nowadays!

              1. Quiet Desperation

                @Popeye : Tu connais Bovington dans le Dorset ? abs fab…. et des deux guerres, avec des Centurions, des Tigres, des Sturmgeschütz, des T34, tout, quoi….

                1. Popeye

                  Non, je n’ai pas traîné mes guêtres à Bovington. La blague m’avait été raconté par un gars du MI5, ancien officier. J’avais commis à l’époque de ma dernière année à Coët un mémoire de fin d’études comparant la problématique de protection des installations sensibles en France, Grande-Bretagne et Allemagne. Non que le sujet me passionnait, mais ma réflexion de sous-lieutenant (si vous m’autorisez l’oxymore) m’avait fait noter que c’était l’un des sujets qui garantissait le plus de jours de déplacements à l’étranger.
                  Avec mon binôme, nous avions expliqué à ce brave homme que nous étions de jeunes élèves officiers etc etc etc, il a donc embrayé en disant que cela lui rappelait le bon vieux temps « when centurion was a rank not a tank ». Je pense lui avoir foutu un coup au moral en lui disant que sa blague tombait maintenant à plat : « challenger » n’est pas présent dans l’échelle des grades de la British Army…

      3. Higgins

        Je soumets à la sagacité de tous les réflexions du Gal Desportes sur ce sujet crucial: http://lecolonel.net/la-syndicalisation-des-militaires-serait-une-grave-nouvelle-pour-larmee-entretien-avec-le-general-vincent-desportes/
        Pour avoir travailler quelques années au plus près d’un brigadier aux grandes qualités humaines et professionnelles en garnison à Lucknow dans le nord de l’Inde (Provinces-Unies d’Agra et d’Oudh, qui prirent ensuite le nom d’Uttar Pradesh), je peux témoigner que ce dernier se préoccupait au mieux du sort des personnes qui lui étaient confiées. Ces dernières le lui rendaient bien et la troupe était d’une rare efficience. Pas besoin de syndicats. Ça reste une des belles périodes de ma carrière. Quelques années auparavant, je fréquentais de très près les représentants de sa Gracieuse Majesté (pas le meilleur souverain que nous ayons eu, légèrement moins médiocre que l’actuel qui place d’ailleurs la barre très haut). Nihil novi sub sole, comme aujourd’hui, la médiocrité, l’inconstance et la nullité le disputaient à l’arrivisme.

        1. Quiet Desperation

          Lucknow…. je ne pensais pas si bien tomber avec mes Cipayes… Mais bon… le capitaine Corcoran…

  3. Aristarque

    l’État est, après tout, actionnaire de l’entreprise. L’Etat y est minoritaire puisqu’il lui reste 15% du capital seulement. Mais il se comporte visiblement comme s’il en était le proprio. En Bourse, l’avenir d’Air France est aussi plombé après cette brillante démonstration d’un Etat qui aime les entreprises…

  4. Le Gnôme

    A quand une ouverture à de nouveaux syndicats, les autres n’ayant de représentatifs que la légitimité que l’Etat veut bien leur donner. A quand l’abandon de références obligatoires à la Résistance pour créer un syndicat. Un peu de neuf ne ferait pas de mal.

    En attendant la fin du débat sur l’ouverture du soir, un syndicat attaque toutes les enseignes ouvertes après 21 heures à Paris. On s’enquiquinera bientôt autant dans la ville ex-lumière (les ampoules doivent être éteintes) qu’à Trifouillis les trois pécores, patelin sympathique, mais peu animé la nuit.

    1. Adrien

      Personne n’a intérêt à laisser monter de nouveaux syndicats… Ni les syndicats actuels, déjà peu représentatifs mais bien contents de se partager des camions-citernes de pognon des autres, ni les gouvernements et autres institutions diverses, qui n’ont ainsi à faire qu’à un minimum de personnes, souvent les mêmes d’ailleurs (on est souvent syndicaliste au long cours dans notre beau pays, un peu comme les politiques). Tout ce petit monde se fréquente, se fait la bise en coulisses, même si, en apparence et devant les camarades, il faut lancer de grands discours avec plein de mots compliqués dedans pour faire croire qu’on n’est pas d’accord. Finalement, ça arrange tout le monde ou presque, et ça n’est pas près de changer. On note avec délectation que le taux de syndicalisation français est de l’ordre de 8%, et que ça n’émeut absolument personne. Ca doit pouvoir nous indiquer qu’on pourra bientôt élire un président ou un maire avec 92% d’abstentions, et qu’il ne se passera strictement rien non plus.

    2. Flash

      La référence à la Résistance n’est plus à l’ordre du jour depuis la loi du 20 août 2008.

    3. petit-chat

      L’UNSA ne fait pas parti des « références obligatoires », c’est un nouveau syndicat. Et il faut faire plaisir aux adhérents car ils n’émargent pas (encore) aux subsides en espèces par valises pleines de la Collectivité (mais profitent gratuitement d’un étage entier d’un immeuble à Lyon Part-Dieu..)

  5. Adrien Ladrien

    On parle de projet de loi de finances 2015 dans l’édition d’aujourd’hui des News du Système.

    • Budget 2015 de la France : « c’est rien qu’à des mythos » selon Wolfgang Schaüble

    L’exercice budgétaire est tous les ans un peu plus difficile à mener en France. Dans un contexte économique morose, où croissance en berne rime avec déficits multiples, le gouvernement a bien du mal à résoudre l’équation tant les paramètres sont nombreux et les marges de manœuvre réduites. C’est dans ce cadre sous tension que le projet de loi de finances 2015 a été présenté il y a quelques jours à la presse. Principale hypothèse de travail : un taux de croissance de 1 % l’an prochain, ce qui paraît plutôt ambitieux à de nombreux analystes au vu de la conjoncture actuelle. « Moi j’dis qu’on peut y’arriver », s’est exprimé Michel Sapin à ce sujet. « Pasque nous, on est trop forts, d’abord », a ajouté Christian Eckert, secrétaire d’État au budget.

    La suite sur http://wp.me/p55j1d-4p

  6. Flash

    Il y en aurait des choses à dire sur les syndicats et le syndicalisme. Chaque jour qui passe, je constate leur impunité grâce à leur statut, à l’origine conçu pour les protéger d’un risque de discrimination bien réel. Ce statut protecteur a été corrompu et est devenu un rempart assurant l’impunité et permettant de gratter des sommes affolantes à l’infortuné employeur ayant dû se séparer d’un salarié protégé.

    Le syndicalisme sain est possible. Pas en France, pas actuellement.

  7. Caton

    Le taux de syndicalisation en France est de 15% dans le public et 5% dans le privé. La France est bien plus malade des 85% d’imbéciles dans le public et 95% de crétins dans le privé que des (globalement) 8% de parasites nuisibles.

    1. Pat

      Vous préférez les 15% de pourris du public et les 5% de pourris du privé ? Etes-vous l’un d’eux ? Ou reprochez-vous aux autres de ne pas leur avoir fait la peau, puisqu’aucune autre alternative n’existe ?

      1. Caton

        Les prises d’otages appelées « grèves » en France sont réalisées par des personnes non syndiquées. Je leur reproche de se laisser manipuler et de participer activement et volontairement aux entreprises criminelles des 8% de mafieux.

        L’alternative, car il y en a une, consiste à ne pas participer activement à ces mouvements. Et cela suffirait, de fait, à neutraliser les mafieux.

  8. Guillaume_rc

    Déjà dans les années 80, mon père (créateur d’entreprise…) me disait « LA preuve que la France est le pays le plus dynamique du monde est qu’elle arrive à être la 4° puissance économique mondiale alors qu’elle se traîne la CGT. Aucun autre pays ne survivrait ».

    Bon. 30 ans après, le constat reste à peu près le même. Sauf qu’on a de plus en plus de mal à vivre avec des boulets pareils aux pieds.

    1. Calvin

      Remplace « la CGT » par « le syndicalisme » et ta sentence correspond à la situation actuelle.
      Elle explique aussi l’étendue du désastre…

  9. calc80

    En compensation d’un éventuel relevé des seuils sociaux des entreprises (et obligations qui les accompagnent tels que représentant du personnel, comité d’hygiène, CE, etc..) qui, souvent, font hésiter le chef d’entreprise à passer le cap des 10 salariés, les syndicats proposent d’être présents dans les entreprises dès le premier salarié.
    Super non ?
    (bon, où-est ce que j’ai rangé mon flingue, il va être temps de le nettoyer..)
    Cette questions des seuils est, selon mon expérience, le premier obstacle à voir grandir une boîte. Dans mon domaine, le passage ne se fait pas de 10 à 11 mais de 10 à 12 ou 13 salariés, pour compenser le coût financier et mieux gérer le bazar administratif induit. Voilà pourquoi nombre de boîtes en France n’ont plus de 10 salariés (hors patron, souvent TNS).

    1. Kazar

      A priori, être patron TNS est désormais une absurdité. Mieux vaut être en SAS et être patron salarié, l’optimisation se faisant avec l’expert-comptable.

        1. Kazar

          Tout à fait, la plupart de mes clients optent désormais pour la SAS ou SASU, c’est la fin annoncée de la SARL.

      1. Kekoresin

        Change rien aux seuils sociaux!

        Un ami qui gère une boite de transport s’est vu imposer un représentant syndical issu de son personnel. Il s’est transformé du jour au lendemain en petit tyran et a provoqué trois visites de l’inspection du travail dans sa boite. Les autres employés, qui ne veullent pas entendre parler de syndicat, ne peuvent plus voir ce petit connard qui met leur job en péril immédiat! L’inspection du travail et ses men in black impose des aménagements aussi inutiles que coûteux qui mettent la boite dans le rouge. Mon pote qui a atteint l’âge de la retraite, et qui a passé l’âge pour ces conneries, est sur le point de larguer le bébé pourtant viable (même pas le vendre) et couler des jours heureux dans un pays qui ne crachera pas sur ses économies.

        Ce mec qui faisait dans le patriotisme économique en vient à faire un doigt d’honneur à la France, alors imaginez les autres et vous aurez la réponse immédiate à la situation catastrophique de la Franchouillie qui tient ferme la barre du grand n’importnawak direction l’abîme!

        Et nos politiques continuent à chanter la Marseillaise sur le pont qui s’incline, continuant d’occuper les français incultes avec des affaires d’état d’une poignée de millions et des Dieudonniaiseries pendant que des milliards s’échappent des cales en une mare gluante…

        1. Nemrod

          J’ai pas attendu d’être au seuil de la retraite pour comprendre.
          Je n’embaucherais jamais personne dans ce pays de dingues.
          Je marne tout seul, laisse le boulot si j’en ai trop, envoie les clients les plus emmerdants ailleurs, ferme si j’ai besoin de repos.

          Ah j’oubliais, le jour ou j’ai un pécule…je le dépense à l’étranger.

          J’ai bien appris du Socialisme.

          1. Kekoresin

            Le tout est de ne pas se faire piquer son pécule, autre spécialité socialiste pour financer ses errements économiques coupables.

            Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent en grand nombre, et nos maigres pécules seviront à financer la soupe populaire et les soins gratuits de l’Afrique subsaharienne!

    2. Popeye

      Il y a le même effet de seuil à 49. Une représentation graphique de la répartition des entreprises en fonction de leur effectif, vu une fois je ne sais où sur le net, est à cet égard extrêmement révélatrice.

    3. Calvin

      Peut-être qu’il ne faudrait pas de seuil du tout.
      Disons que dans chaque entreprise, les salariés devraient pouvoir se prononcer s’ils veulent une représentation syndicale, un mois avant les éventuelles élections. Si la majorité n’est pas atteinte, pas de représentants.

  10. Kekoresin

    Quand il s’agit des syndicats français, je mets toujours ce petit lien de l’interview de Perruchot sur BFM Business http://www.youtube.com/watch?v=58eEcsLR_SY, les autres chaines s’acharnant à ne pas en parler…Une omerta journalistique dans ce beau pays démocratique qui fait passer la Corse pour une joyeuse bande de donneuses!

    Ces mafieux nous coûtent directement 4 milliards et indirectement infiniment plus en tuant dans l’oeuf un nombre incroyable d’investissements étrangers. Pour les entreprises nationales, au mieux les partouzeurs sociaux brident sérieusement l’emploi (avec les seuils sociaux ineptes, des règles kafkaiennes, des normes incapacitantes, des privilèges qui datent de Napoléon III…) ou sabordent carrément les boites qu’elles ont dans le collimateur (plutôt la mort que la soumission).

    Ces associations de malfaiteurs gèrent des patrimoines immobiliers délirants, utilisant l’argent de l’état dans une opacité de pneus brûlés. Elles organisent des métastases de centres de formations fictifs, plaçant au passage des politiques en disgrace, des copains d’avant ou des membres de la famille.

    La justice aussi indépendante que la presse est effectivement plus que clémente vis à vis de ces criminels en cols blancs compte tenu des sommes en jeu. A tous les criminels de France qui risquent 20 ans pour un braquage au profit incertain, lancez-vous dans le syndicalisme. Les profits sont assurés et le risque inexistant. Pour deux mois avec sursis renouvelable, vous pourrez ainsi plonger à loisir dans le coffre de Picsou loin des menottes et des geôles crasses réservées aux bricoleurs du dimanche de la délinquance!

    1. vengeusemasquée

      Et tu ne comptes pas tout ce qu’on perd comme pognon en optimisation (optimisation… 😆 ) des services publics du fait du blocage total des organisations syndicales devant toute idée de changement. C’est du vécu et je ne le recommande à personne.

  11. Borgowrio

    Le sacro- saint droit de grève est devenu une inégalité criante . Une femme de chambre ou un cuisinier de resto , un chef de rayon ,un couvreur , etc. qui est mal payé avec des horaires impossibles , qui ferait grève , celle ci serait sans effet par rapport aux nuisances des grèves dans les transports . Les fameux Syndicats défenseurs des opprimés abandonnent à leur sort tous ces travailleurs qui font pourtant la richesse du pays . Les uns obtiennent de plus en plus d’avantages , les autres de plus en plus paupérisés . Résultats 300000 emplois vacants et une pléthore de fonctionnaires et assimilés . Suppression du droit de grève dans le secteur public , la seule solution

      1. Borgowrio

        Berusfsverbot ,( après consultation de Wik. ) non pas , mais un référendum pour modifier la constitution . Comme disait Robespierre  » Les pauvres sont décevants  » ils seraient capables de dire Non .

        1. Quiet Desperation

          Dans le même ordre de réflexion, un garçon aussi insoupçonnable que Jules Renard, de gauche, anticlérical, et toussa, hein :

          « Le Peuple… le Peuple, oui… mais il ne faudrait pas voir sa gueule »…

          Il anticipait sur les « Sans-Dents »….. un précurseur…

    1. Kazar

      Vous voulez dire, encore une fois comme en Suisse, suppression du statut de la fonction publique, la seule solution, préconisez par personne car moyen radical de perdre d’avance toute élection de quelque nature que ce soit.

          1. nocte

            Ceux qui travaillent vraiment dans la FP (si, si, ça existe, ça n’est pas un mythe) et qui sont dépités de voir le nombre de tanches que la FP hébergent grâce à la protection qui est offerte.
            VM a dit nombreux, elle n’a pas dit la majorité.

            1. vengeusemasquée

              Merci Nocte pour la précision, c’est tout à fait ça. Je ne suis pas un cas isolé. Il ne faut exagérer ni dans un sens ni dans l’autre.

              1. Kazar

                Je ne met pas en cause votre bonne foi, simplement c’est un peu la même chose que lorsque j’affirme que nous sommes vraiment très nombreux à voter FN dans des catégories CSP+, il y a des doutes, et pourtant.
                Ceci dit, j’ai lu avec joie « Absolument débordée » de Zoé Shepard…

        1. Aristarque

          La faillite sera vraisemblablement nécessaire pour que cela stoppe.
          Sinon, on sera dans la situation de l’Etat alias Phileas Fogg qui achète des superstructures du dernier navire qui le ramène en Grande Bretagne afin de pousser les feux (il marche à voile et à vapeur, je parle du navire) pour arriver à temps.
          Là ce serait juste pour durer quelques mois de plus dans le clientélisme électoral mais sans espoir d’aller au delà. Un dernier instant, Monsieur le Bourreau!

          1. Patatrac

            Avant la faillite, c’est le « bail-in » qui attend tous ceux qui disposent d’une épargne en dépôt à vue auprès d’un établissement financier. Passé le seuil des 4’000 EUR c’est être « riche », passés les X EUR d’épargne, crac, vous n’avez pas besoin du surplus. Cela achèvera le nivellement.

  12. Le Gnôme

    Il semble me souvenir qu’une visite de la CGT en 1991 aux travailleurs de Skoda avait fait capoter le projet de rachat de cette firme par Renault. Le communisme, ils connaissaient et ils ont préféré VW.

    1. Val

      @Le gnome , tres drôle ! J’ai vécu un truc analogue dans le même pays, un vrai délice de voir la CGT se faire ramasser , un vrai bonheur , j’en rie encore !

  13. cc

    La SNCM montre la voie : la faillite… libère.

    La faillite, la destruction créatrice, est le fongicide, l’antibiotique qui éradiquera les « syndicats », AKA groupes mafieux privés.

    Pas de négociation, pas de compromis. Mais la destruction totale de ce système clientéliste. Voilà ce qu’il faut viser.

    Air France, SNCM, CGT, SNCF, Syndicat du livre… ils y passeront tous.

    Grâce à la faillite salvatrice.

  14. cc

    La Folle du Poitou commencer à avoir des sueurs froides… et pense s’en sortir avec ses ségolinitudes habituelles : un « groupe de travail ».
    C’est énorme.

    Elle persiste à parler d' »application ». Elle n’a pas compris qu’on n’en veut pas de son délire. Espérons que les routiers l’expédieront dans sa zone d’inconfort, vite fait bien fait. Un blocus, et zou Valls et ses complices plieront.

    C’est la seule méthode : rendre coup pour coup, bloquer tout ce qu’ils veulent imposer, ou proposer.
    **************************
    La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, s’apprête à proposer aux transporteurs routiers de participer à un « groupe de travail » pour les associer à l’évaluation du dispositif d’expérimentation du péage de transit poids lourds et « calmer le jeu ». « Je vais les appeler pour leur proposer de mettre en place un groupe de travail, de suivi, de l’application du dispositif », a déclaré Mme Royal devant la presse à l’issue du Conseil des ministres.

    1. Calvin

      Moi je serais d’avis qu’on fasse une simulation grandeur nature : la taxe est calculée mais non réclamée et les patrons répercutent à titre indicatif la retenue de salaire induite et le surcoût des prix à la consommation.
      « Cela vous fait 12 euros 45 mais ce sera 13 euros 80 en cas de mise en place de l’ecotaxe »
      « Au fait, Robert, ta promotion serait amputée de 225 euros annuels en cas de mise en place de l’ecotaxe »
      Etc…

    2. royaumont

      « C’est la seule méthode : rendre coup pour coup, bloquer tout ce qu’ils veulent imposer, ou proposer. »
      C’est un peu dommage d’en arriver là, car seuls ceux qui ont un pouvoir de nuisance existent, souvent au détriment de ceux qui ont un pouvoir créateur.
      c’est le contraire de la justice, c’est un abandon par l’état de ses missions régaliennes (c’est à dire les seules qui justifient son existence).
      Mais vous avez raison, c’est la logique actuelle.
      CPEF, même s’il n’y avait que ce seul problème.

      1. Flash

        Faire chier les URSSAF, le RSI, la SS, les syndicats ou le législateur ne me paraît pas se faire « au détriment de ceux qui ont un pouvoir créateur ».

        Quand Amazon a fixé ses frais de livraison à 1 centime, par exemple, j’ai jugé le camouflet jouissif.

        1. gameover

          Sauf que c’est le consommateur seul qui a perdu… et pas seulement 1 cent mais les 5% aussi…

          Le prix du livre fixé arbitrairement par l’éditeur ça va complètement à l’encontre des lois qui interdisent même au fabricant de communiquer aux détaillants un prix conseillé…

          1. Flash

            Je me rends bien compte de la stratégie commerciale d’Amazon. Ils ne sont pas des chevaliers blancs. Mais voir le législateur humilié a quelque chose de jouissif malgré tout. Voir les conneries bureaucratiques contournées avec une telle désinvolture : c’est beau.

            1. gameover

              Non je ne mettais pas du tout en cause Amazon (qui n’est pas éditeur)… et je continue d’ailleurs à y acheter mes livres mais en version anglaise la plupart du temps.

              Je ne considère pas que c’est un camouflet sauf à penser que si l’état avait voulu protéger Amazon mais surtout la FNAC (gauchiste) il ne s’y serait pas pris autrement puisque cela va augmenter les marges de la FNAC et d’Amazon… qui paie ses impôts ailleurs. Ubuesque dans ce sens oui : l’état a créé une taxe qu’il ne va même pas percevoir !

              Pour info, le libraire touche environ 40% du prix du livre. Amazon n’avait pas besoin de ça en plus.

      2. Popeye

        Oui c’est un peu dommage d’en arriver là. Mais un chien qui pisse sur une bouche d’incendie ne commet pas un acte de vandalisme.
        Quand il vous mord le mollet, vous ne lui expliquez pas benoitement qu’il devrait arrêter s’il te plait que ouille ça pince un peu les chairs. Vous lui lattez la gueule à grand coup de bâton pour lui faire passer l’envie. C’est tout.

        1. vegeta

          popeye je partage votre point de vue hélas la justice ne pense pas pareil comme pour le cas de meric qui est mort abattu par un poteau

    3. carpe diem

      ouais ouais, un groupe de travail, le ènième comité théodule avec ses petits copains énarques payés à blablater.

  15. NicolasPimprenelle

    Bonjout cher h16,
    J’ai percu beaucoup d’amertume dans votre billet, comme dans la plupart des derniers d’ailleurs …
    Il n’y a pas si longtemps je vous ai demande combien de temps allait durer tout ce cirque; vous m’avez repondu jusqu’a ce que l’argent des autres soit epuise …
    Je pense personnellement que l’on n’aura pas a attendre tres longtemps : le systeme social, economique, financier, monetaire, moral et ethique est en train de s’ecrouler : nous assistons juste a l’agonie.
    Aussi j’ai juste un conseil : essayez un peu plus de detachement vis a vis de tout ceci.
    Mais continuez a ecrire, pour notre plus grand plaisir !

    1. Quiet Desperation

      Voui… d’un autre côté, sur des bases purement comptables, la Guerre d’il y a un siècle aurait dû se terminer, par épuisement financier des combattants, à Noël 1914….

    2. petit-chat

      Marrant ça : je n’ai vu dans ce billet qu’une analyse un peu désabusée (l’expérience sans doute) écrit dans un style à se tordre, avec des liens qui renforcent le propos, s’il en était besoin.

  16. Deres

    Comme attendu, les effets pervers de la BPI se précisent. Sans surprise pour les libéraux, cet institution amène progressivement une nationalisation rampante de l’industrie, une inefficacité des investissement, une corruption certaine par les politiques et bien entendu une fuite de moyen vers une administration tentaculaire (déjà 2200 personnes …) qui va consommé pour elle même une part croissante de son budget.

    http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0203837639853-en-finir-avec-la-pernicieuse-intrusion-de-letat-dans-le-prive-1051108.php

    1. Deres

      D’ailleurs l’article fait remarquer entre autre que la BPI fait même de la publicité pour elle même et que sa direction est relié par une passerelle avec les postes au cabinets de l’Elysée …

    2. janus

      La BPI connaitra le même sort que DEXIA ex CAECL pour les mêmes raisons. Je me souviens des articles dithyrambiques dans la revue de l’agefi sur son PDG Pierre RICHARD : Mêmes objectifs, mêmes résultats et tous les hauts dirigeants de DEXIA ne vont pas chercher leur soupe du jour aux restos du coeur…
      La BPI a été crée pour cela : Aider quelques copains et permettre à des pitres immatures de jouer au Monopoly. En criminologie, nombreux sont les grands criminels qualifiés d’immatures…

    1. gameover

      Et ce qui est assez « drôle » c’est qu’il veut diminuer l’indemnisation des cadres alors que les recettes vs dépenses sont positives pour cette catégorie (on cite couramment x2 mais à vérifier).

  17. Karamba!

    Tout politique qui souhaite sérieusement réformer la France doit d’abord dissoudre nos syndicats actuels. C’est un peu comme couper le courant avant de bricoler sur un circuit électrique. Ce n’est même pas une précaution, c’est obligatoire.

  18. gameover

    Libération : le stagiaire libéral a encore frappé…

    Michel Sapin le 2 octobre chez Bourdin:

    « Aucun pays aujourd’hui n’est en capacité de tenir les objectifs [fixés par Bruxelles]. »

    Oops… pourtant :
    – 12 des 28 pays membres ont une dette inférieure 60 % du PIB.
    – 17 des 28 pays ont un déficit inférieur à 3% du PIB

    ________________
    Et comme d’hab Bourdin est passé à coté… y a-t-il quelqu’un dans l’oreillette ?

    lien suit

  19. Tess

    HA!!! SUPER notre braconnier national est devenu garde chasse ! Super, il va pouvoir défendre notre état voleur. C’est la fête du slip en hollandie !

  20. channy

    Intéressante cette histoire d’air France. et dire qu’en 1998, la gréve des pilotes ,quelques semaines avant la coupe du monde c’était « arrangé » à la faveur d un match de rugby entre les pilotes syndiqués d’air France et d’ancien internationaux de Rugby…pour l’occasion JC Gayssot c’était même déguisé en Rugbyman…on connait ensuite le destin brillant de JC Corbet ,président du SNPL à la tête d’air liberté.

  21. hop hup

    Tabac: hausse de 30 centimes au 1er janvier ?

    qui a dit que c’était la pause fiscale,heureusement que je ne fume pas je suis heureux ne de pas donner de la l’argent a l’etat sur les clopes.

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