Ce que l’interdiction d’UberPOP montre de la calcification française

Ouh là, il n’y a pas à tortiller : la situation du transport automobile de particuliers, en France, devient fort complexe. D’un côté, les taxis s’occupent de transporter des clients, sous conditions. D’un autre, les VTC font ça aussi, mais sous des conditions précises. Quant aux particuliers qui veulent s’arranger entre eux, ils le peuvent aussi, sous certaines conditions. Et bien évidemment, grâce à la clarté d’action de l’État, tout ce petit monde se chamaille.

Et c’est ainsi qu’Uber s’est retrouvé traîné en justice par les taxis et les VTC. UberPOP, une plate-forme électronique disponible sur smartphone, permet à des particuliers de s’organiser pour offrir un service de covoiturage rémunéré. Ce service, offert par Uber, a été rajouté à ses offres commerciales existantes en février, pour la région parisienne. Ceci a eu le don d’irriter assez vigoureusement les taxis, déjà passablement échaudés par la brutale rencontre de leurs pépères habitudes monopolistiques avec un réel nettement plus rugueux, tout en agaçant aussi pleinement les VTC qui ont assez vite compris que l’application mise en place par Uber leur taillait de généreuses croupières.

Et pif, et paf, deux sociétés du groupe Transdev (oui, cette odeur de capitalisme de connivence entêtante n’est pas fortuite), ainsi que la société de VTC LeCab, s’estimant victimes d’une « concurrence déloyale », ont alors saisi le tribunal de commerce de Paris en référé. Pour rappel, la « concurrence déloyale », c’est lorsqu’un concurrent fait preuve d’innovation et peut se placer en premier opérateur sur un marché qu’il a lui-même créé, et dans lequel vous ne souhaitez pas investir parce que le risque est plus grand que celui d’aller en justice.

Las. Les juges n’ont pas suivi les petits couinements des VTC et les plaintes lugubres des taxis et finalement, Uber obtient en partie gain de cause : le tribunal a refusé vendredi d’interdire le service controversé. Zut, flûte, caca boudin. Cerise sur le gâteau : le tribunal a décidé de transmettre à la Cour de cassation deux questions prioritaires de constitutionnalité, au motif que des dispositions de la loi Thévenoud pourraient porter atteinte à la liberté d’entreprendre et au principe d’égalité. On frémit d’avance de savoir qu’une loi votée par de si pétulants députés pourrait comporter quelques petits vices, chose inouïe au sein d’une république irréprochable.

Taxis démotivants

Nous sommes en France et comme d’habitude, tout se termine au choix par une chanson, une grève, ou les deux. Cette fois-ci, ce sera grève seulement, les chansons n’étant plus trop dans l’air du temps, décidément morose. Cette grève montre, encore une fois, à quel point détenir un monopole de droit peut nuire à la collectivité et aux individus : notez en effet comment les VTC, dont la position est nettement plus concurrentielle que celle des taxis, rouspètent mais ne font pas grève, là où les taxis, en position de force et de monopole, n’hésiteront pas à tenter le blocage de Paris pour obtenir gain de cause.

Cette attitude néfaste, résultat d’un lobbying féroce auxquels les autorités et les politiciens ont cédé avec d’autant plus de facilité et de veulerie que les liens entre G7 et le pouvoir actuel sont étroits, n’est finalement que la représentation légale d’une force, plus physique et cette fois-ci parfaitement illégale, qu’ils emploient sans tergiverser lorsqu’ils en ont l’occasion (on se souviendra à bon escient de VTC agressés par des taxis lors d’un précédent mouvement de « protestation » franchement musclé, ou même de blessures infligées à des clients par ces mêmes taxis, qui montrent bien l’écart qu’il peut y avoir entre ceux qui sont censés fournir un service et ceux qui pourraient, à l’occasion, décider de s’en passer définitivement).

En réalité, nous assistons aux soubresauts de combattants qui savent avoir déjà perdu. Petit-à-petit, le prix des licences, ou des médaillons comme à New-York ou Chicago, chute. Même en imaginant que ceux qui ont actuellement un taxi et la licence correspondante parviennent à faire interdire l’utilisation officielle d’Uber et ses concurrents directs, ce ne sera qu’un petit répit. D’une part, les particuliers trouveront toujours un moyen de s’organiser en dehors des contraintes administratives, parce que le jeu en vaut la chandelle. Et d’autre part, parce que, progressivement, les consommateurs se font à l’idée qu’ils peuvent avoir le même service pour beaucoup moins cher, les licences vont continuer à baisser. Jusqu’au moment où elles ne seront plus vendues, faute d’acheteurs : qui irait, maintenant, acheter (fort cher ou même bon marché) une licence de taxi alors que l’avenir est déjà visible et se passe très bien de ce colifichet administratif encombrant ?

La bataille à laquelle on assiste est bel et bien celle d’une arrière-garde. Ceux qui comprennent, ici et maintenant, qu’ils vendent un service de transport et non l’exclusivité de celui-ci au travers d’une licence s’adapteront aux désirs de leur clientèle. Ceux-là survivront. Les autres, qui continueront de toujours s’appuyer sur un monopole artificiel entretenu par l’État, ne feront au mieux que retarder l’échéance. Et au pire, ils se mettront durablement à dos leurs clients, ceux qui les font vivre, mécontents de ne pas les voir s’adapter en tarifs et en prestations à leurs demandes de plus en plus claires.

taxis retour vers le passé

Et si l’on peut noter autre chose, c’est aussi que personne ne leur a expliqué que cette adaptation était non seulement souhaitable, mais indispensable pour survivre. Personne n’a fait l’effort d’expliquer que la disparition du métier de taxi tel qu’il existe actuellement est inéluctable, et personne ne semble même vouloir faire mine de le faire. Personne n’a, semble-t-il, compris que les déplacements par covoiturage sont directement concurrents de ces taxis, mais aussi des Macron-bus et de la SNCF et que ces modes de déplacements vont devoir s’adapter dans des proportions qui semblent échapper complètement aux pouvoirs publics et, pire, aux politiciens dont les Français continuent d’attendre des solutions.

Ici, ce qui est vrai pour les taxis l’est aussi pour toutes les professions dont l’exercice dépend, ultimement, d’un droit accordé par l’État. En pratique, on a engoncé les Français dans l’idée que l’État pouvait accompagner les transitions économiques et technologiques, alors que, d’une part, il a tout fait pour les ralentir, et d’autre part, pour cocooner les gens, qui n’ont alors plus les messages essentiels de la réalité leur parvenant à temps. Prévenus trop tard, ils se retrouvent à réagir alors qu’il n’y a plus de choix, plus de temps, plus de latitudes d’adaptations. La réaction brutale, bien que parfaitement inutile et contre-productive, s’explique assez bien dans ce cas-là. Et les pouvoirs publics, au lieu d’encourager les professions à une saine remise en question, en fonction des besoins du siècle dans lequel elles s’inscrivent, font absolument tout pour retarder les échéances, brosser dans le sens d’un poil lustré par des monopoles de papier des organismes incapables, par dressage, de voir plus loin que le bout de leur nez.

Bien évidemment, la réponse politique, qui consiste à trouver des compromis, à tenter — encore une fois — par tous les moyens de supprimer les messages douloureux que la réalité envoie de plus en plus massivement, cette réponse ne fera qu’accroître la déconnexion du réel, et au final, la frustration, puis, évidemment, la colère.

On voit mal comment cela peut se terminer sur du velours…

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Commentaires223

  1. NOURATIN

    Les types qui ont investi beaucoup d’argent pour s’offrir une rente de situation garantie par l’état ne vont pas se la laisser subtiliser sans rien faire. Pour faire sauter les charges vénales, en France, il avait fallu une grosse révolution, attendons un peu, nous en aurons peut être une autre, bientôt…qui sait?

          1. Deres

            Cela ne se produira jamais. C’est bien pour cela que le déficit ne baisse pas d’un iota. Ils ne touche qu’à la redistribution envers les cochons de payeurs qui n’en avait pas strictement besoin pour vivre te de toute façon ne votait que peu pour eux. Ils savent bien que la BCE alignera le flouze en dernier ressort pour les soutenir. C’est une partie de poker menteur avec toute la richesse du pays sur la table.

  2. Le Gnôme

    La draperie flamande fut très puissante durant trois siècles. Tout était codifié et les corporations veillaient à ce qu’aucune innovation, aucun écart ne soit toléré. La mode changea, des tissus plus légers furent inventés, mais en Flandre, les corporations veillaient à ce que rien ne change. En un demi siècle, celle-ci périclita et tomba quasiment à zéro, mais les principes étaient saufs.

    Toute comparaison avec la situation française d’aujourd’hui est bien sûr inutile.

    1. Calvin

      Du tissu ? Qu’est-ce ça peut bien être ?
      « L’origine du tissu remonte à la nuit des temps.
      On estime son apparition aux alentours de longtemps avant Jésus-Christ. »

    2. Théo31

      il y a un siècle, les meilleurs pianos étaient américains. Qui se souvient des couinements de leurs fabricants quand ils furent remplacés par ceux des Japonais ?

  3. Calvin

    Ce qui est énervant, c’est le ton définitif des solutions étatiques qui, en réalité, ne font que repousser les problèmes que l’Etat a préalablement créés, tout en y rajoutant une couche de nouveaux problèmes.
    Que d’énergie et de temps perdu. Que de casse en perspective. Quelle bande de nazes.

    1. gameover

      Oui mais là ils ne se laissent même plus le temps de réfléchir. Le ministère de l’intérieur veut l’interdire au 1er janvier sans même attendre les réponses aux QPC.

      Quand on prend des décisions de cette façon, la fin n’est pas loin.

      On se demande même sur quelles bases légales ils peuvent le faire.

      1. Flash

        C’est fou les efforts qu’ils font pour préserver les taxis. Je ne comprend pas pourquoi. Cette clientèle électorale n’a rien d’indispensable, si?

        1. gameover

          80% des taxis parisiens sont dans les mains de G7.

          « Ensuite, les taxis G7 bénéficient de liens historiques très étroits avec la gauche française. André Rousselet, père de l’actuel PDG du Groupe et propriétaire originel de la G7, était un proche de François Mitterrand. Quant à Jean-Jacques Augier, qui dirigea les Taxis G7 de 1987 à 2000, il occupa le poste de trésorier de la campagne de François Hollande dont il est un ami, avant d’être épinglé en 2013 pour exil fiscal. Au moment de l’affaire Cahuzac, plusieurs médias ont en effet révélé que l’actuel patron du magazine gay Têtu est également actionnaire de deux sociétés offshore situées dans les îles Caïmans, un paradis fiscal notoire. La course au profit n’est manifestement pas un apanage réservé aux taxis mais également (et surtout) à ceux qui les dirigent. »

          C’est dans le lien CP de l’article de h16… alors on lit pas tout hein !

          1. Flash

            Mais il n’y a pas que les taxis parisiens.

            Et en quoi le fait que d’anciens patrons aient été ou soient proches de la Gauche peut-il jouer? Cela ne relève pas de leurs intérêts actuels.

            Je me demande si ce n’est pas tout simplement dû à une méfiance maladive vis-à-vis de toute libéralisation ou tout progrès.

            1. Honorbrachios

              merci pour l’explication de GO qui éclaire cet amour pour les taxis par ailleurs incompréhensible…
              @flash : serais-tu un bisounours?! quelqu’un ayant eut affaire avec cahuzac et les financements du PS a forcément un gros sac de trucs dans sa besace pour les faire chanter et beaucoup de moyen de pression !

        2. Higgins

          Le pouvoir craint par dessus tout la colère de la rue. Actuellement, une étincelle suffit. L’élection législative partielle dans l’Aube hier a vu une abstention record de près de 75%. A titre personnel, je m’en félicite car quelle est la légitimité de ce député? Quoiqu’il dise ou fasse, elle est proche de zéro. Et puis, au niveau européen, ça commence à pédaler dur (éventuelle victoire d’un parti anti-européen en Grèce aux prochaines législatives, sondage mirobolant pour un parti chaviste – ne rigolons pas- en Espagne). A cela s’ajoute la baisse drastique de la bourse la semaine dernière et les rendements dramatiquement bas des mauvais bons du trésor des pays européens.
          Ceci dit, la mesure envisagée par les autorités, l’interdiction pure et simple d’Uber au 1er janvier prochain, en dit long sur la curieuse conception qu’elles ont de la liberté d’entreprendre et la liberté tout court. Pour que cette dernière ait le droit d’exister, il convient qu’elle soit sévèrement encadrée. On se rapproche lentement mais surement de « La Liberté, c’est l’esclavage. »

        3. gem

          Le ministère de l’intérieur, c’est le ministère des flics. Et le taxi est l’ami du flic.
          Le jour où Uber rendra les mêmes services que le chauffeur de taxi, le ministère tournera casaque, mais pour l’instant

            1. Jiff

              C’est compliqué d’obtenir une injonction d’un juge, alors on prend des libertés avec le code en faisant pression directement sur les chauffeurs; et si d’aventure, l’un d’eux se rebelle, il se retrouve avec les Boers sur le dos pour lui apprendre la vie…

        4. Val

          @flash : quand on ne comprend pas quelque chose qui semble « simple » il y a des intérêts souvent financiers derrière ou des luttes de pouvoir . On s’aperçoit très souvent que les ficelles sont énôôôrmes (comme l’a bien décrit GO ) et relèvent la plupart du temps du secret de polichinelle pour les happy few mais il est férocement gardé par notre presse-paillasson. Merci à la presse numérique de nous apporter quelques clefs … on meurt ainsi tondu moins bête .

      2. Olivier Vitri

        Base légale ? Mon bon monsieur, ce temps est révolu en ces temps gouvernementaux qui fleurent bon la banane et le cornichon institutionnels.
        Même le tribunal de commerce n’a pu sourciller devant l’évidence d’entrave à la concurrence une liberté d’entreprendre. Surtout à l’appui d’une soi-disant loi pondue par un indélicat fiscal, repris de justice potentiel.
        Il s’agit ni plus ni moins d’un énième diktat, d’un fait du Prince, rétif à des facteurs aussi essentiels qu’inévitables : les idées, la création, l’innovation, autrement dit le Marché.
        Ces facteurs les mettront à terre et ce sera mérité, juste une question de temps.

      3. Deres

        J’imagine la tête de la loi :
        « Uberpop est interdit »
        Où vont-il punir de 3 ans de prison, l’intermédiation pour le covoiturage ? Ce serait alors aussi pénalisé que le proxénétisme ! Le site blablacar risquera alors des poursuites car il gagne de l’argent via la publicité et que de l’argent peut être échangé entre particulier. cela revient à interdire tous les sites d’annonces gratuit au final …

  4. max

    L’état en créant un numérus clausus à base de licences payantes a tout simplement créé un gros Ponzi, les premiers arrivés ont empoché la tune, les derniers arrivés l’ont dans l’os… L’état aurait fait un numérus clausus modulable et à base de licences gratuites, la situation aurait été bien différente.

    En attendant, le goulot d’étranglement du RER B entre Roissy et Paris est une calamité bonne à faire fuir de Conneriland les touristes qui n’ont pas tous non plus envie de se rabattre sur un aller simple taxi à 60 euros !

    http://www.slate.fr/story/95735/cdg-aeroport

  5. pouf pouf

    Introduire un sujet, ce n’est pas facile pour utiliser à bon escient la nouvelle devise de mon cher pays adoré, surtout quand le sujet qu’on aimerait caresser n’existe pas en vrai dans la vraie vie des vrais gens comme ils disent à la radio nationale du susdit tout en ne connaissant de la vérité que le con qu’ils invitent au diner dont ils se déshonorent, les cons. C’est d’autant plus difficile que cette chose pas réelle, je l’ai toujours eue. Là, tout autour de moi des évènements magnifiques tout le temps comme s’il en pleuvait, des rencontres, des projets, de plus en plus de projets ; je construis actuellement un château de sable en espagne sur une comète, étonnant, non ? La chance est totalement dingue, c’est grâce à elle que quand on tombe sur la fourche en sautant de la charrette, aucun organe vital n’est touché ; mais qu’est-ce que le vital sans l’essentiel ? Un de mes amis me racontait que le commentaire qu’il avait préféré sur l’ensemble des critiques professorales de son être primordial pendant sa scolarité, que la chance encore et des parents furieux lui avaient permis de lire, c’était un professeur de desseins étrangers qui avait mdstmnt écrit : « il faut en faire plus des efforts », n’est ce pas de la chance ? Tu vois ? La société du discours à laquelle j’appartiens littéralement m’effraie avec autant de force qu’il en faut dès qu’elle le doit.

    1. Ben, dans le titre, il y a tout de même le mot « interdiction ». Et je ne parle pas du comportement, tout frais d’il y a une heure, du gouvernement, mais j’indique assez clairement que les politiciens vont, encore une fois, repousser à plus tard la prise de conscience. Ce qu’ils ont fait, comme prévu.

      1. Jiff

        « …que les politiciens vont, encore une fois, repousser à plus tard la prise de conscience. »

        Voyons H16, pour « prendre conscience », le premier pas est déjà d’avoir une conscience; et qui dit conscience dit forcément réflexion, et non tropisme…
        Sans compter qu’au point où ce pays en est, le titre de cet article aurait gagné à être: « Ce qu’UberPOP montre de la _pétrification_ française », tant le malade s’enfonce rapidement dans un coma qui sera bientôt dépassé, voire mortel lorsque toute cette faune rancie tentera de mettre la main sur l’épargne populaire au nom des financiers… Parce qu’à la vitesse à laquelle le Vulgum Pecus évolue (en bien), il n’y a aucune chance qu’il se laisse tondre sans réagir comme par le passé.

          1. Jiff

            « Putréfaction le fait aussi. »

            Ehhh naaan, Calvin, parce qu’après putréfaction, il y a disparition; tandis que chez les poliotiques ça sédimente vilain sous forme de 36 alinéas tous plus débiles les uns que les autres – Bon, soyons justes, ces débilités ne viennent que très rarement d’eux, elles viennent de l’énorme excédent de la fionction publique qui tente ainsi de justifier son coût exorbitant…

      1. Sandra

        Ah ben, bien sûr. Le feu! Vous n’y pensez pas, quand même! Quelque chose qui cause de graves brûlures et qui peut entraîner la mort! Et je n’évoque même pas toute la pollution que cet élément infâme peut engendrer, le risque d’incendie, le réchauffement climatique, les cylcones, les ouragans, les tremblements de terre… Comment dites-vous? Ça permet accessoirement de se chauffer et de manger autre chose que de la viande crue? Mais c’est abominable, ça! C’est totalement contre nature, anti-bio et tout et tout! Vite, vite, une loi!

        1. Laurent

          Ah ah, j’ai ri 🙂 Et puis le feu… quelle concurence déloyale au soleil !
          « Puisque chacun veut son petit soleil chez soi, pénard dans sa grotte, on devrait tolérer le risque permanent qu’il fait courir à la communauté ??? Brûlure, pollution, déforestation, insomnie, intoxication au carbone… Taxons cela ! Et finançons vite une campagne de prévention ! »

  6. gameover

    Sur BFM, un taxi : « c’est la sécurité des passagers qui est en jeu. Uber a été interdit en Inde car une passagère a été violée par un chauffeur de taxi. »

    4000 morts sur les routes, il faut interdire les voitures et par la même les avions, les trains, le gaz, l’électricité… p’tain la planète est sauvée…

    PS: les médecins aussi car y en a bien 2 ou 3 qu’ont du faire des conneries !

    1. kelevra

      en inde il va falloir qu ils interdisent aussi les bus, car il est pas rare que les femmes s y fassent violer, c est un sport national, la tournante dans les bus. mais bon en france, c est pas comme s il n y avait pas 250 viols par jour.

  7. royaumont

    La règlementation des taxi parisiens date de … 1937. Cela fait parti de l’inestimable héritage du front populaire, qui se souciait plus de sa clientèle éléctorale que de la qualité de service. A l’époque c’était déjà une régression par rapport aux années 20. Alors aujourd’hui…
    Sans le numerus clausus et avec une vraie liberté tarifaire, les services alternatifs auraient beaucoup plus de mal à émerger, le déséquilibre entre l’offre et la demande serait moins criant.
    La concurrence va

    1. royaumont

      (oups, je termine) … obliger les taxis à moins selectionner leur horaires, leur courses et leur clients. Bref, on aura, enfin, un service digne de ce nom à Paris.

    2. Jean Bon

      Sans le numerus clausus et avec une vraie liberté tarifaire, les services alternatifs auraient beaucoup plus de mal à émerger, le déséquilibre entre l’offre et la demande serait moins criant.

      > oui. Probablement d’ailleurs que les taxis aurient mis eux memes un service de platteforme electronique, pour se démarquer des concurrents, avant qu’Uber en ait l’idée.

  8. Kazar

    Franchement, vu la tronche (il n’y a pas d’autre terme) de la plupart des taxis parisiens ( la plupart des conducteurs étant aussi parisiens que je suis évêque…), il ne faut pas être étonné :

    – d’une part qu’ils aient le sang chaud et en viennent facilement aux actions violentes ;
    – d’autre part, que les clients souhaitant un service de qualité préfèrent un VTC.

  9. Jean Bon

    Faut quand meme avouer que les taxis, au moins dans les grandes villes, se prennent une concurrence soudaines et extremement forte.
    Entre les Vélib’ (et autres noms dans les autres villes), les autolib (et autres noms dans les autres villes), les motos-taxis, les voitures avec chauffeur professionnel, les voitures avec chauffeur non-professionnel, ça fait beaucoup et on peut au moins admettre que le changement est rude !

    Personnellement, je ne m’appitoye pas (trop) sur le propriétaire d’une plaque amortie depuis belle lurette. En revanche le mec qui vient d’acheter, j’ai mal pour lui.

    1. gameover

      Et pour le mec qui se retrouve au chômage du jour au lendemain, la vie n’est pas rude ?

      Pas de privilèges.

      Je ne m’appitoie pas sur celui qui vient d’acheter sa licence sinon il faudrait aussi s’appitoyer sur celui qui a acheté sa maison 300KE et qui se rend compte au moment de la revendre qu’elle n’en vaut plus que 250KE et une multitude d’exemples du même type… sauf que celui qui a acheté sa licence a voulu profiter EN CONNAISSANCE DE CAUSE d’une entorse à la concurrence. Il a joué, il a perdu : le caïd qui soutenait le racket va le lâcher.

      1. Higgins

        Approche intéressante mais, afin de préserver la paix sociale, je préfèrerai de loin une sortie en douceur de la situation actuelle avec rachat progressif des licences accordées pour aboutir à une suppression pure et simple de ce système inique.

        1. gameover

          Et bien sûr tu vas faire la même chose pour les notaires, les greffiers, les huisssiers, les commissaires priseurs, les pharmaciens…et en final tu donnes une prime à la magouille.

          Pour les taxis, G7+Taxi Bleu se sont appropriés les 3/4 des licences et font travailler les chauffeurs comme des nègres… Ce sont eux qui ont fait monter le prix des licences en bloquant le marché.

          1. Higgins

            Au risque de choquer, je ne suis pas convaincu que tous ces « monopoles » doivent être mis sur un plan identique. Maintenant, je suis pour la liberté d’installation. La question est: comment sortir efficacement et plutôt en douceur de la situation actuelle?

              1. Kazar

                Et oui, ils ont été indemnisé par l’État pour la suppression de leur monopole, et il sont devenus Avocats. L’indemnisation a bien sûr été payée par le justiciable (droit de timbre en appel à 135 euros qui va passer à 225 au 1er janvier), normal.

                1. Higgins

                  Merci de cette précision mais au résultat, ça marche mieux maintenant ou pas? Le statut d’avoué est-il toujours d’actualité?
                  Au sujet de l’augmentation du coût du timbre d’appel, il est paradoxal (enfin pas tant que ça quand on connait les socialistes) de voir que celui de 35 euros, imposé pour limiter les abus de procès et dont les effets positifs se faisaient sentir dans les juridictions de premier degré, a été supprimé.

      2. Jean Bon

        Personnellement, je pense que c’est la direction a prendre qui est importante. On peut casser le monopole des taxis dans la douceur ou les laisser s’exploser en plein vol.
        Je suis plutot pour la premiere solution. Je vois pas l’interet de laisser des drames humains si on peut les éviter.
        Par exemple en distribuant aux plaques en circulation le prix des nouvelles plaques, sans plus laisser la possibilité d’en vendre d’anciennes. Jusqu’à un prix zéro. Et en profitant pour accroitre le nombre, et éventuellement revoir la question du prix des courses.
        Ensuite si les taxis refusent tout changement, c’est une autre histoire.
        Je serais l’Etat, je ferais mes propositions de changement « en douceur » et si elles ne sont pas acceptées, je dirais « je ne ferai plus rien, démerdez vous, vive Uber « .

        1. Epicier vénéneux

          « Par exemple en distribuant aux plaques en circulation le prix des nouvelles plaque »
          Le hic, c’est que les plaques ne sont pas vendues par la Préfecture, mais de gré à gré entre les chauffeurs de taxi. Les nouvelles plaques sont gratuites. Si vous avez 30 ans à tuer, vous pouvez remplir le dossier pour en obtenir une.

    2. Honorbrachios

      je ne vois pas pourquoi les taxis devraient être préservés de la concurrence, qui frappe tout un chacun dans tous les secteurs non protégés. (et qui oblige en permanence à innover et s’améliorer)
      Surtout quand par exemple tu payes beaucoup plus cher de taxi pour faire 20km que ton billet d’avion pour en faire 2000!

  10. Christophe

    Rebondissons. Personnellement j’attends avec gourmandise la prochaine action de nos amis camionneurs. Quoi vous n’étiez pas au courant ? Si, si c’est prévu après noël.

    Le message est clair : ce matin quelques dizaines (pas plus) de taxis ont fait les clowns dans Paris… 2h après le gouvernement lâchait tout !

    Alors imaginez quelques… centaines de poids lourds ?

    A leur place, je demanderai tout, tout de suite : 14ème mois, hausse de 20 % des salaires, baisse des impôts « parce que je le vaux bien », etc.
    😉

    Nos amis cheminots devraient également joindre la partie. Pour le fun.

    Tout ceci est parfait. L’entropie augmente.

    La violence sourd, par tous les trous, avant de jaillir en vraie… hémoglobine.

    1. Vodkaman

      c’est même prévu cette fin de semaine pour les salariés des transporteurs routiers qui veulent bloquer Rungis

      http://www.lefigaro.fr/social/2014/12/12/09010-20141212ARTFIG00046-les-routiers-vont-bloquer-les-routes-avant-les-fetes.php

      Pas de Foie gras sur les tables ni de jouets au pied des sapins (je parle du roi de la foret, pas du roi des maths ayant officié du coté de Bercy..).

      S’il était facile pour les taxis d’obtenir gain de cause face à un gouvernement de couards, cela va être différents pour des salariés face à des patrons qui connaissent leurs marges de manœuvres, à peu près quasi nulles.

  11. pactol

    L’unique fautif est l’Etat lui-même. C’est ce dernier qui a instauré ces rentes de situation et permis la pénurie, pour empocher au passage des droits forts élevés. Et maintenant, il est dans la M… car il ne sait pas comment s’en sortir. Prendre pour responsable de la crise ou de la non reprise de la consommation, les pharmaciens, notaires ou autres avocats, c’est agiter le chiffon rouge devant le taureau. Le cœur du problème c’est bien la libéralisation de la vie française et laisser les français se prendre en charge. Depuis 50 ans, les français sont infantilisés pour permettre à nos politiques et leurs amis capitalistiques de rester au pouvoir. Et avec la miss Nadia à l’éducation, on nous prépare de belles générations de lobotomisés. Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est comment si peu de français s’en rendent compte. Ils sont tous au Prozac ou quoi ?
    Et la seule réponse que même la droite propose, c’est encore plus d’Etat.
    Bête à manger du foin !
    Déprimant ….

    1. Duff

      Ce que les politiques ont accordé doit être supprimé par les politiques. Ce n’est pas la fine équipe actuelle tant par son archaïsme intellectuel que par sa faiblesse totale qui le fera.

      On va assister au bal des rentiers jusqu’au crash. CPEF

        1. Jiff

          Ça tombe, bien, j’ai justement une tronçonneuse rouillée dans mon abri de jardin (moins de 5m2, l’abri, pas la tronçonneuse, donc, non-taxé:)

      1. Higgins

        Ne nous plaignons pas. Ils font honneur à la lune et aux huîtres après tout.
        Charles Gave, dans son billet du jour, donne des raisons au marasme actuel. C’est un peu HS eu égard au billet mais éclairant quant à la malhonnêteté emblématique de l’oligarchie au pouvoir et, par voie de conséquence, son incapacité et son impuissance à corriger ce qu’elle a construit: « Conclusion: La crise actuelle n’est pas une crise économique mais est une crise de la Démocratie. Une Démocratie ne peut être fondée que sur la confrontation des idées, ancrée dans une information contradictoire et de qualité. Or les ODS croient, comme monsieur Gruber, que le peuple et ses représentants sont idiots et que l’on peut et que l’on doit leur mentir si c’est pour leur bien. La réalité est différente. Comme le disait Lincoln, le plus grand des Présidents Américains « On peut tromper une personne tout le temps, on peut tromper tout le monde quelque temps, on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps » » (http://institutdeslibertes.org/laffaire-gruber-ou-la-fracture-societale-made-in-usa/)

        Les projets des ODS ne sont plus ceux du Peuple.

        Comme je ne cesse de le dire depuis longtemps, nous entrons donc dans des temps révolutionnaires.

        1. Duff

          J’ai du voir cette expression d’ODS chez lui du temps ou il écrivait encore pour l’institut Turgot. Depuis le défilé d’experts autoproclammés et vendus à la TV au milieu de la soupe Knorr ou les Tampax m’est soudain apparu très clair : Ces gens là racontent n’importe quoi qui va dans le sens de la préservation de leurs rentes mais n’en paient jamais les conséquences car ils ont le puissant soutien de toutes les forces qui profitent de la connivence au plus haut niveau.

          En bon scientifique qui aime les théories prédictives qui sont validées avec le temps par l’expérience, on peut deviner ce que les thuriféraires de l’euro, de l’UE notamment vont nous pondre. Le concept de l’ODS et de ses fumeux conseils se résument en une phrase : Ce que nous avions proposé n’a pas marché alors que ça aurait du mais pour une bonne raison : Nous ne sommes pas assez loin.

          ça se décline parfaitement depuis 2007 : Mon plan de relance keynésien est plus gros que le tien, mon QE est plus gros que le tien, je ne veux pas 5 mais 15 tranches sur l’IR, plus d’europe, plus d’euro, etc. Merci infiniment à CG!

    2. Jean Bon

      La libéralisation de la vie française est sans doute un probleme.
      Mais à mon avis il y a encore plus urgent : les dépenses de l’Etat.

      Ce qui necessite de repenser tout le systeme distributif (retraites, sécu, « culture », …) pour en supprimer une bonne partie.

      Je pense que la France survivra sans reforme sur les taxis et autres professions protégées. Elle ne survivra pas sans reforme de l’Etat.

      1. Higgins

        Il est devenu impératif que cet Etat se recentre avant tout sur ses activités régaliennes (au rythme de décroissance des budgets alloués à cette fin, les ministères correspondants auront disparu dans quarante ans) et cesse de s’occuper du reste où Gribouille le dispute à Merdouille.

        1. Kramix

          Je suis complètement d’accord, mais trouvez moi un politique qui aura les corones pour le faire ?
          Pas un… connu actuellement.
          Et la France continuera de s’enfoncer doucement d’abord puis de plus en plus vite en fonction de la dégradation du soutien des investisseurs…
          CPEF !

        2. yp

          Le régalien, c’est que des emmerdes et l’assurance de se faire virer au prochain scrutin. Le festif, c’est l’art polytique de ne mécontenter personne et d’engraner de l’électeur.

        3. Théo31

          Ca revient à refuser en bloc le social-clientélisme. Mais quel politocard est prêt à scier la branche avec laquelle il a assis son pouvoir ?

      2. pactol

        Totalement d’accord avec vous, mais le nœud est tellement serré que la réforme de l’Etat pour l’instant est impossible sans créer encore plus d’instabilité et de crise. Pour réformer, il faut en avoir les moyens financiers et actuellement, les poches sont vides voir trouées. Alors commençons par ce qui ne coute rien, libérons le pays et ensuite attelons nous à dégraisser le mammouth !
        Et de toute façon, il faut bien commencer quelque part et finir à un autre en passant par tous les points critiques.

        1. Calvin

          Sauf que réformer découle de l’absence de moyens justement.
          Quand la France allait pas trop mal : « pas besoin de réformer »
          Maintenant qu’elle va très mal : « impossible de réformer »

          1. pactol

            Je comprends votre point de vue : investir en période de crise et économiser en période faste. Logique sauf qu’elle a quitté notre contrée.
            D’ailleurs, trop fort celui qui dans les ministères à pensé à un remake de la Terre de milieu pour la promotion du gouvernement. Ils fument quoi là-bas ?

          2. Aristarque

            Mais il n’y a pas d’ exemple qu’ un besoin de reforme profonde, ressenti par de plus en plus de gens, reste inassouvi. D’ une façon ou d’une autre, elle se fera mais plutôt par rupture brutale que par accommodements et compromis. Louis XVI n’ était pas complètement idiot et a essayé d’ enclencher des réformes. Mais comme il était indécis, manquait de caractère et ne savait pas se tenir longtemps à une ligne de conduite, rien de valable n’ est sorti de ses tentatives. Et quand il finit par convoquer les Etats Généraux, la fermentation a atteint un tel niveau que c’ est (dans les intentions de sa convocation) trop peu et, surtout trop tard, puisque ceux-ci vont d’ emblée changer les données du problème. Nous connaissons la suite…

            1. Calvin

              Je suis d’accord avec toi. Sauf que je considère que Louis XVI a bel et bien commencé les réformes mais que la caste aristocratique l’a obligé à revenir en arrière.
              Il a dû se dire que son successeur mènerait enfin ses réformes à bien.

              1. Aristarque

                J’ entendais cela dans son manque de caractère qui l’ empêchait de mettre au pas les aristocrates qui, eux et en plus, étaient alors majoritairement en pleine crise de retour vers le passé, paré des couleurs d’ un âge d’or… enfin pour ceux qui étaient du bon côté des privilèges…

              2. janus

                Non, pas Louis XVI, Louis XV . Louis XVI a fait comme HOLLANDE : D’abord défaire ce qu’avait fait son prédécesseur, Louis XV et ensuite enferré dans le désastre financier (et non économique) a essayé de remettre au gout du jour les réformes initiées par Louis XV, qui lui, avait l’autorité et les corones pour calmer les prébendiers, car il s’agit toujours de cela…
                Et VOLTAIRE était « le petit Journal » de l’époque…

                1. gameover

                  Louis XV : Il semble que ce soit la tentative d’assassinat contre lui qui lui a fait prendre conscience qu’il fallait qu’il se bouge.

                  Anyone ?

                2. royaumont

                  Voltaire, c’est cet hypocrite qui dénonce l’esclavage et place ses économies dans les compagnies pratiquant le commerce triangulaire ? Il ne faut peut-être pas surestimer son rôle, d’autant qu’il était mort depuis 10 ans quand la révolution a éclaté…

                  Par ailleurs, on met souvent en relation la révolution avec l’échec de la réforme Maupéou (qui aurait soumis les priviliégiés à certains impôts). C’est très surfait, le produit de cette réforme n’aurait résorber que 10 % des déficits, selon les estimations modernes.

            2. pactol

              En 1789, une partie des français crevaient au sens littéral du terme la dalle. Ce n’est pas encore vraiment le cas même si ça commence. Et au final, un bain de sang, un empereur et un « toucher pour voir » d’une guerre mondiale avec Napoléon. Que du bonheur !!!
              L’histoire se répète ….

              1. janus

                Faux, la misère en France n’était pas du tout au niveau que vous le prétendez. Ca c’est le thème rebattu de l’historiographie marxiste et celle de Michelet ou de Quinet, des pitres’..D’ailleurs, il n’y a jamais de mouvement populaire efficace quant on crève de faim

                  1. vegeta

                    ce n’est pas sur qu’une « révolution » soit à notre avantage (libéraux, patrons d’entreprises, artisan) je parierais plus pour le contraire avec des millions de socialistes communistes dans les rues à détruire le « capital »

                    1. pactol

                      C’est également une éventualité dans le domaine du possible, cf la victoire du chavisme au Venezuela.
                      D’ailleurs, j’ai été sidéré de lire dans la presse (je ne sais dans quel canard) que les dirigeants sud américains étaient érigés en icône et menaient leur pays sur une nouvelle voie économique. Quand on voit la situation en Argentine, au Brésil, au Venezuela et consort, c’est sur qu’avec un programme économique et politique de ce même niveau, on aura droit à une croissance soutenue et du papier toilette à volonté !

                    2. Deres

                      La plupart des révolutionnaires veulent surtout une redistribution plus juste des richesses, c’est à dire un transfert massif des poches d’autres catégories sociales dans les poches de leur catégorie sociale. Le choix d’une classe sociale majoritaire est juste une question de facilité pour gagner de la popularité au mouvement puisque cela diminue en théorie la taille du transferts vers ses propres poches …

                1. Deres

                  Disons qu’à l’époque, le budget nourriture était bien plus important que maintenant en proportion. Donc les variations de prix du pain se ressentait concrètement par la population comme un appauvrissement et un risque de famine.

                2. liervol

                  Vous avez raison à niveau de vie égal, il n’y a pas plus de misère sous Louis XVI qu’aujourd’hui mais la république bourgeoise a vite fait de colporter sa légende humanitaire fausse….

              2. gameover

                « Le classement se fait selon le service rendu à chaque ordre ; il est lié à la vocation, à la naissance, ou à l’estime accordée à certains rôles. La présence de privilèges n’étant expliqués ni par le mérite ni par le service rendu à la nation, il est totalement injustifié. Mais, après l’innovation de Louis XIV qui avait pris soin de ne pas séparer totalement les ordres, on exige, au xviiie siècle des quartiers de noblesse pour accéder aux différentes charges publiques. Cette organisation de la société est figée par des principes dépassés, d’une autre époque car il ne prend pas en compte l’ascension récente de la bourgeoisie. La société d’ordres et de privilèges est contestée par les non privilégiés. »

                Les cause de la révolution française – wiki

                1. Higgins

                  Une révolution arrive lorsqu’il y a une trop grande différence entre l’organisation des institutions et les aspirations (de la population).

                    1. Quiet Desperation

                      « quartiers de noblesse pour accéder aux différentes charges publiques. »

                      Vrai, pour l’armée, faux pour le reste… Les Intendants et autres Commissaires, qui détenaient le véritable pouvoir administratif pour le compte du Roy, n’étaient jamais nobles…
                      C’était même plutôt l’inverse, les charges anoblissaient, et on parlait de « savonnette à vilain »… Danton s’écrivait volontiers d’Anton, et Maximilien se rajoutait une particule…

      3. royaumont

        A mon avis, les deux vont de paire : si l’administration est obèse, c’est en parti pour écrire et controler une règlementation excessive. Si le système redistributif est aussi mal en point, c’est aussi parce qu’il est irréformable du fait d’un maquis législatif inextricable.
        Pour baisser la dépense publique, il faut réduire le corpus législatif à administrer. Ca passe par une libéralisation de ce qui peut l’être.

        De ce point de vue, la réforme des professions règlementées s’inscrit dans le problème global de la réforme de l’état.

      4. Deres

        Flamby a été très clair sur ce sujet dans ses vœux de l’année dernière : toutes les réformes sont déjà sur le tapis et il n’y en aura pas d’autre. Donc après la loi Macron, pas d’autre réforme de fond en particulier de la sphère publique. Maintenant ils attendent les résultats, (probablement venant de QE externes de la BCE …) et vont aller à fond dans les réformes sociétales, fief de la gauche en vue des élections de 2015 et 2017 … D’ailleurs, cela se sent dans la communication élyséenne : fin de vie, vote des étrangers, proportionnel, … La machine à diversion est en route et évidemment, la droite va bien vite tomber dans le panneau ….

        1. Aristarque

          L’ année dernière, puis cette année deux ou trois fois puis dans quinze jours, les hausses d’ impôts et de taxes devaient mais devront appartenir au passé… Et si nous avions bien été dirigés en temps et en heure, nous serions allés pendre notre linge sur la ligne Siegfried et Paris dans une enceinte de verre, quoiqu’ il a déjà les Verts… Alors, la parole de Solexine Rex, on peut se permettre de ne pas l’ écouter ni même l’ entendre…

    3. Julius

      Je suis aussi arrivé à la conclusion que l’Etat était en cause.
      Je comprends les chauffeurs de taxi, mais aussi la position des VTC ou de Uber. Ce que je ne saisis pas c’est que les seules solutions du gouvernement finissent par soit des interdictions, soit des taxes. Aujourd’hui, les Taxis sont trop chers pour certains Français. Il est normal que de nouvelles formules apparaissent (Comme le boom du covoiturage est enfanté par les prix du TGV). J’ai l’impression que l’Etat pratique le « diviser pour régner ». C’est dur pour les taxis, c’est dur pour les vtc, mais au final, ils restent des sans dents. A la fin du mois, c’est l’urssaf qui empoche tout. Pourquoi relâcher la pression fiscale n’est-elle jamais envisagée dans ce pays ?

  12. Ano59

    Je me permets du HS sur l’émission Zone Interdite (M6) d’hier : pour ceux qui ne l’auraient pas regardé, elle portait sur les administrations en général avec un énorme pan de l’émission consacrée…au RSI.

    C’était savoureux. J’ai même la naïveté d’espérer que mise sous les feux des projecteurs, cette bande de crapules sera forcée de se réformer au moins à la marge – ça évitera au moins quelques drames humains du côté des entrepreneurs.

    1. Aristarque

      Vu aussi. Mais je ne suis pas du tout sur, les fréquentant bien malgré moi, que le rouge de la honte n’ empourpre un jour le front de ces monopoleurs… Rien ne paraît les atteindre dans leurs certitudes puisqu’ils sont parfaitement capables de pondre des arrêtés de situation, aux mêmes dates, complètement variables, vous rendant tantôt blanc, tantôt noir…

      1. Fll

        Vu l’émission aussi. Etonnant comme on a tous des montants différents et aussi l’huissier qui se pointe. Je pense que finalement, il faut juste bruler tous les centres RSI, mais en aillant fermé les portes AVANT.

  13. Denisbdy

    Il n’y a vraiment que ce gouvernement pour pouvoir sans problème appeler une loi la loi Thévenoud ? C’est complètement dingue !

    Et l’usager dans tout ça ? Tout le monde s’en moque, on vit dans une société de plus en plus égoïste !

    1. Calvin

      Je propose que Sylvie Andrieux écrive une loi de, par exemple, « moralisation des contrats commerciaux » avant son procès en appel. Juste pour le fun.
      Et le cynisme n’a jamais tué personne !

    1. bob razovski

      C’est surtout une nouvelle pompe à pognon. Les cérémonies de funérailles non religieuses existent depuis belle lurette.

      Mais il n’y avait pas ce petit côté « j’me mêle de tout » de ces étatistes lourdingues. Ca va changer.

      Je trouve cette remarque de cercueil assez en rapport avec les taxis, puisqu’un cercueil comme un taxi se disent « sapin » dans le langage argotique 😉

    2. Vodkaman

      Ils vont être contents les fumeurs de savoirs qu’ils vont aussi payer pour ce type d’enterrement… (cf les articles 574 et suivants du CGI auxquels renvoient la proposition de loi).

      Mais ils n’ont rien d’autre à foutre nos députasses ? en fait non, c’est pour ça qu’il faut bien passer le temps…

  14. balt

    Il me semble qu’on passe a coté du problème.Voila,quand on est artisan taxi,on a des charges (sociales)fixes minimum quelque soit le chiffre d’affaires.Ceux qui bossent avec uberpop le font quasiment tous au noir.Alors comment on fait avec un gouvernement qui augmente tous les ans les charges et avec un nombre croissant de gens qui bossent au black ???Ok ,on peut supprimer les taxis,mais faut aussi supprimer les brocanteurs et toute une série de petits indépendants qui rapportent gros aux caisses sociales et dont une partie font un bouleau honnete .Etant commerçant,mes plus gros concurrents aujourd’hui sont des gusses qui bossent au black,soit des retraités ,soit des salariés branleurs qui bossent au black sur leur lieu de travail(et pendant leur temps de travail)Le résultat,on rame pour se faire payer décemment.Comment on fait ?On se fout tous au RSA et on bosse au black????Qu’on ne vienne pas se plaindre que la qualité baisse et que le travail ne paye plus!

    1. Honorbrachios

      boh la qualité d’un taxi….la qualité d’un steak ou d’une baguette, ok.
      Sinon le problème des charges, tous le monde est d’accord pour dire qu’elles sont trop élevées : pourquoi les mettre aussi haut, mystère , ceci dit, dixit les soces ça va baisser en 2015, ça n’augmente que de 2% mais comme ça aurait pu monter de 5 et qu’ils ont décider de ne monter que de 2 , ça baisse…raisonnement soce… – qui permet à d’autres soces, encore plus débiles, style filoche ou de bulot de s’exciter sur le mankakagner. CPEVF

      1. balt

        « pourquoi les mettre aussi haut, mystère « (les charges).Ben non,pas de mystère:plus il y a de charges sociales ,plus il y en a qui se servent .L’affaire de l’UIMM a été révélatrice.Celle du RSI aussi.Les charges vont encore monter cette année avec les cotisations retraite,parce que le montant des retraites est surement trop bas par rapport aux salaires.Les charges payent aussi les régimes spéciaux etc…

      1. Pat

        Oui, à niveau de compétence équivalent, le revenu d’une heure de travail au noir permet de payer une heure de travail de quelqu’un d’autre. Si votre heure de travail est déclaré, le revenu résiduel ne vous permettra de payer que vingt minutes du travail de quelqu’un d’autre.
        D’où le succès des « SEL », système d’échange de travail au noir…

        1. Alzheimer

          C’est encore pire que ça.

          Si tu fais bosser au noir, 1=1.

          Par contre si tu comptes travailler plus (salarié) pour gagner plus et faire travailler un pro légalement, il faut compter environ 8 = 1. C’est-à-dire, en supposant le même prix horaire de ton job et du sien, tu dois bosser 8 heures pour obtenir la rémunération utile du pro.

          Exemple approximatif (% exacts à affiner):
          Tu génères 200€ de valeur ajoutée supplémentaire pour ton patron.
          Il va payer 70 de charges et te ‘donner’ 130 de brut, soit 100 de net.
          Tu vas payer là-dessus des impôts à ta tranche d’imposition, probablement 14 ou 30% selon ton cas. Il te reste au mieux 86 pour du TTC. (net net)
          Soit environ 70 HT pour le pro.
          En négligeant ses frais de structure (!), il va devoir payer dessus ses charges sociales, environ 50%, il lui reste 35 de bénef, sur lequel il paye ses impôts (supposés à 14%), soit environ 30€.

          S’il veut acheter auprès de ton patron ta valeur ajoutée, il la paiera 240€ TTC.
          Donc, si tu fais du troc direct, 1=1
          Si tu déclares, 8=1

          Et après on se demande pourquoi le black explose !

          1. Aristarque

            Pas mal! En raisonnement à la volée sans tenir compte de l’IR, j’en étais à quatre minimum minimorum plus TVA, soit en fait cinq mais hors frais généraux d’entreprise…

            1. gameover

              Dans ce type de calcul les frais généraux (ou frais de structure comme dit Alzheimer) n’interviennent pas tant qu’ils rémunèrent des services internes ou des fournisseurs externes essentiels au fonctionnement de l’entreprise : consommables, nettoyage, R&D, pub, investissement… car ils rétribuent des services ou fournitures taxées à 20% et sont payés par la valeur ajoutée (VA) de l’entreprise : imaginez que les 200E de la VA d’origine paient « x » salariés au lieu d’un, ces « x » salariés rachetant ensuite leur valeur ajoutée auprès de la même entreprise, donc c’est neutre.

              Mais si ces frais généraux représentent des taxes pures (impôts locaux, fonciers, IS, CSE, TVA non récupérable, taxe sur les véhicules société etc…) ou des fournitures surtaxées (carburants) ou des employés payés uniquement ou pour partie à cause de la réglementation du Léviathan (syndicats, CE, DP, CHSCT, juridique, comptable, paie…), alors il faut les prendre en compte.

              Il me semble qu’Alzheimer a oublié l’IS.

              1. gameover

                Quoique… vu qu’il a distribué toute la VA en salaires, le bénéfice est de zéro et l’IS est de zéro et effectivement il n’y a pas besoin de le prendre en compte…
                il se fait tard.

                1. Aristarque

                  Nous n’ en sommes pas à démonter la mécanique comptable des entreprises. Rien qu’ en raisonnant sur les équivalences entre salaires et charges soc., force est de constater qu’ à la base, le salarié acheteur qui touche la moitié de ce qu’ il coûte doit au minimum minimorum payer quatre à cinq fois cette somme quand il veut acheter un travail qui sera rémunéré pour l’ exécutant, exactement au même prix que ce que touche l’ acheteur chez son employeur. Et que le raffinage de ce calcul alourdit sensiblement le différentiel au lieu de l’ écorner… Et dire qu’ il y en a encore qui croient que ce sont les patrons qui paient le social… et que leurs clients en sont mystérieusement exonérés…

                  1. gameover

                    Certains libéraux classqiues prônent un flat tax sur les entreprises et cette démonstration est une bonne raison de dire qu’il ne devrait pas y avoir d’impôts, taxes ou cotisations sur les sociétés.

                    Un salarié devrait pouvoir racheter son propre travail à son entreprise sans rien perdre, la seule solution étant qu’il paie lui-même ses assurances santé et retraite et que ses impôts ne soient plus vus comme des taxes mais comme de l’achat de services qu’il a choisis, exactement pareil que pour sa nourriture ou ses loisirs.

            2. Alzheimer

              Merci pour vos réflexions.

              Ma démonstration est quand même maladroite, il y a deux échanges entre les deux au sens de la TVA. Les charges sociales ouvrent droit (en théorie hein) à des avantages en nature (santé, retraite) différés.

              Elle mériterait quand même d’être mieux rédigée, et proposée au maître des lieux sous forme de conversation entre deux personnages :
              – Andrew est prof d’anglais
              – Béatrice est baby-sitter
              Ils se proposent naïvement d’échanger une journée de garde d’enfant contre une journée de cours.

              S’invitent ensuite dans la conversation,
              – Corleone un palermitain qui récolte les cotisations sociales.
              – Tonio, de Naples lui, recouvre la TVA.
              – Fiscalito, cousin du précédent, réclame des impôts.

              Voire ensuite : Fonziono, Politicaillo…

              Nota : Ai miei amici transalpini, mi piace moltissimo il Bel Paese. Non voglio dire che tutti gli Italiani sono parte di Cosa Nostra. Per favore non mi ammazzare !

          2. Pat

            Je maintiens ce que j’ai écrit (c’est approximatif, mais juste), qui correspond à mon expérience de travailleur indépendant. Vous, vous comptez en fait deux niveaux, en vous mettant au niveau intermédiaire entre ce que votre heure de travail a coûté, et ce que vous coûte l’heure de travail achetée. le rapport devient alors 1/3 multiplié par 1/3, donc 1/9 (environ).

            1. gameover

              Oui Pat c’est ce que tu disais :
              « Si votre heure de travail est déclarée,…

              …mais pour comparer il faut imaginer que les 2 personnes font exactement le même travail dans les mêmes conditions de couverture sociale.

              Soit tu les prends tous les 2 avec couverture santé, soit sans mais tu ne peux pas prendre l’un avec (toi) et l’autre sans sinon c’est un peu comme si tu comparais des salariés avec des qualifications différentes.

              Concernant la remarque d’Alzheimer : les charges ne sont pas que sociales mais aussi fiscales sans contrepartie effective. Il faudrait aussi séparer ce qui est assurance et aussi les revenus différés : retraite entre autres. Et si on voulait comparer effectivement il faudrait prendre une assurance sociale avec cotisation fixe et non proportionnelle au salaire.
              Actuellement pour un salaire median, la cotisation santé salariale + patronale (21.1%) + CSG et CRDS (8%) soit 29.1% d’un salaire median brut de 2,840E soit 826E alors qu’une cotisation maladie quelque soit l’âge coûte individuellement 300E pour un adulte soit presque 3 fois moins. Imaginez le surplus que paient les couples lorsqu’ils travaillent tous les 2 ou ceux qui gagnent 2 fois le salaire median…

              Avec un SMIC à 1,500E ça devrait donner 436.50E s’il n’y avait pas éxonération des charges patronales… et en réalité ça fait 6.8%+8% soit 14.8% soit 222E ce qui ne permet pas de payer une assurance individuelle alors n’en parlons même pas si en plus il faut rajouter un conjoint qui ne travaille pas et des gosses…

              Fais chier… je subventionne trop de gosses des autres…je retourne dans mon frigo…

      2. balt

        Exactement,c’est ce qui se passe,mais ça tire tous les prix vers le bas,parfois en dessous du seuil de rentabilité.Parmis ceux qui font du black,il ya des gens qui touchent des aides sociales,une retraite ou qui sont fonctionnaires ou qui bossent chez EDF.Certains sont très bien payés,donc ils peuvent brader le travail,en dessous du prix de revient s’ils devaient se déclarer.Mais attention,TOUS les emplois vont finir par etre impactés

    2. hugeus

      Hé, je ne suis pas concerné personnellement, mais voilà mon sentiment, qui est finalement le même que celui d’H16, de bob, et de tous ceux qui réfléchissent en lisant et échangeant sur ce site :
      Le travail « au black », c’est le travail « NORMAL » !
      C’est le travail déclaré, qui est une absurdité !
      La seule personne à qui je ressens le besoin de dire que je vais travailler, c’est ma femme, ok ? Et même que je lui dit à quelle heure je vais rentrer, environ.
      Note que je te réponds parce que tu poses une question. Et puis parce la propagande est si efficace que ta question est presque légitime !

      1. Théo31

        Le travail « au black », c’est le travail « NORMAL » !

        +1000.

        Même en demandant la moitié d’un prix brut officiel, on gagne quand même plus que ce que l’on touche en net.

          1. yp

            A partir d’un certain taux d’imposition, tout le monde gagne à se passer des parasites. Et à partir du moment ou tout le monde gagne à se passer des parasites…

      2. gameover

        oui Hugeus, année 2500, imaginons un livre scolaire (numérique hein) d’histoire d’une france devenue libérale:

        « Dans les années 1980 il était obligatoire de se déclarer 24h avant de commencer à travailler. On ne connait pas la raison de cette coutume car l’organisme chargé de centraliser ces déclarations a brûlé en 2016 lors du grand mouvement de renversement de l’état.

        On suppose que le travail devait être considéré comme une maladie (phobie) et que cette déclaration avait pour but de connaître l’étendue de la pandémie. Il semble aussi qu’une méthode pour soigner cette maladie mortelle ait été de réduire la période d’exposition au travail à une durée de 35h par semaine en fin du XXème siècle (peur de l’an 2000) »

  15. bob razovski

    « Alors comment on fait avec un gouvernement qui augmente tous les ans les charges et avec un nombre croissant de gens qui bossent au black ??? »

    On fout le gouvernement dehors, on ne lui demande pas de l’aide.

    Parce que c’est bien l’action du gouvernement qui crée le travail au noir.

    1. balt

      « On fout le gouvernement dehors »Ah??? et comment on arrive a virer les cliques UMP et PS?Faut regarder ce qui se passe en Italie et ça n’est pas bon signe pour nous:chaque nouveau premier ministre est présenté comme libéral réformateur,on en change tous les ans et rien ne bouge,le pays s’enfonce de plus en plus.L’Italie c’est le clientélisme exacerbé,nous on les suit tout près.Le seul moyen de s’en débarasser c’est une grave crise économique qui empechera le pays d’emprunter pour payer les clientèles,ce n’est pas le cas aujourd’hui,le PS ou l’UMP peuvent passer avec 20 % des voix;ce qui est assez facile,faut pas compter sur les urnes

  16. cherea

    UberPop, le Gambit d’Uber.

    Je pense sincèrement qu’uber se fout un peu d’UberPop. La cash machine là-dedans c’est Uber et ses VTC pro, UberPop est peut-être appelé à un développement prochain mais pas dans l’immédiat-immédiat. En fait, à mon avis, UberPop est un business move assez intelligent et dans lequel sont tombés nos chers politiques à 2 balles. UberPop est un faux nez, on laisse un service pour le moment assez anarchique ( en fait ou en théorie selon les dires, je ne saurai trancher, je ne l’utilise pas) pour assoir le premier service Uber et ses VTC pro. Uber aura beau jeu de dire, ok on respecte vos lois et vos réglementations, d’ailleurs pour vous complaire, on dégage UberPop de votre ville. Ce sera beaucoup plus compliqué pour la justice ensuite d’interdire Uber après que Travis Kalanick (TK) eût déployé un service pour lui faire suppeku ensuite. Après qu’UberPop se développe, tant mieux, si l’appli est mise sur la touche par les réglementations, TK s’en fout car Uber passera pour d’autant plus légitime; et avec le cash qu’ils viennent de lever, ils peuvent se permettre de lancer plein de produits et de ballons d’essais (Uber Plane pour les vols en avion privé de tourisme, Uber Transport pour le transport de marchandise…et que sais-je encore) tout en confirmant Uber comme un service indispensable.

    1. Val

      Pas débile 😉 ! En fait , le truc d’Uber si j’ai bien compris , est d’utiliser ces !@* »% ¤ du gouvernement pour se faire de la pub gratos ?

      1. cherea

        Appelez cela de la publicité si vous voulez. Mais en fait, Uber et UberPop proposent plus ou moins le même service mais de qualités différentes, moins de contrôle et de garanties chez UberPop que chez Uber. Les pouvoirs publics peuvent dire UberPop c’est fini, mais pour arriver à un consensus et pour éviter des conflits, dire ok pour Uber, si vous voulez, Uber se trouve légitimer du fait même que UberPop est interdit. Opération blanche pour Uber, les clients d’UberPop iront naturellement vers Uber, et l’application Uber elle-même sera comme on dit en Anglais « Legite » et c’est surtout ce que cherche Uber, à opérer légalement et sans conflit avec les municipalités, surtout que l’appli a été bannie de quelques villes déjà. UberPop agit comme épouvantail, concrètement TK dit vous nous autorisez Uber sinon on fout la pagaille avec UberPop. Voilà, ça reste juste mon avis.

  17. vegeta

    le monde titre demain: 🙂

    un policier raciste blanc tire sur un musulment qui était dans un magasin a sydney, le pauvre musulment déjà victime de racisme est mort

  18. bibi

    On assiste aux combats d’arrière d’une profession qui n’existera bientôt plus avec comme il se doit le soutient de l’état.
    Les avions peuvent décoller voler et se poser aux instruments.
    Les trains et les métros fonctionnent déjà en automatique.
    De nombreux véhicules sont autoguidés pour réaliser les taches qui leurs incombent dans des ateliers, dans les ports et les aéroports ainsi que les tracteurs.
    Les automobiles auto guidées sont en test en milieux ouverts.
    Les camions c’est pour bientôt.
    A part les hélicos et les bateaux il y a fort à parié que dans 10 ans tous les véhicules se conduisent tous seul, la seule question étant de savoir si l’on va conserver ou non l’humain pendant encore quelques années pour palier à une défaillance des machines.

    Mais heureusement nous avons l’état pour se porter au secours de professionnel dont le métier va disparaître, disparition qui évidemment sera retarder avec un maximum de zèle et beaucoup d’argent du contribuable.

    1. gameover

      Oui, tu parles d’avion et ça me rappelle le cirque qu’on fait les pilotes pour continuer à voler à 3 au lieu de 2. Sans mécanicien de bord on allait tous mourir.

      1. Higgins

        Une compagnie australienne, lors de la mise en service de l’A320 (avion développé pour un équipage à deux pilotes sans mécanicien d’équipage) voulait imposer un équipage à trois. S’en est suivi une grève contre cette décision, l’inverse complet des grèves des personnels navigants de feue Air Inter.

            1. Quiet Desperation

              « On se pèle les meules » : chère Nyamba !… je me demandois… mais heureux d’avoir de tes nouvelles, même avec la goutte au nez… note bien que la contrepèterie serait condamnable…

                  1. Quiet Desperation

                    Calvin !… il est jeune et tendre et ne sait pas que l’on ne doit jamais courir après « a female, even upside down or down under… or under the warm down »…

                    1. Quiet Desperation

                      Tiens, pourquoi en attente de validation ce post-là ? s’agirait-il d’une défense entourant l’innocence du jeune Calvin ? ou d’une protection de la candeur de la petite Nyamba là-bas ?

  19. gameover

    BFM : un mini reportage ce matin sur un nouvel opérateur italien sur la ligne Marseille-Milan : Thello, ligne qui avait été abandonnée par la SNCF pour la liaison de bout en bout.

    Les clients : « c’est super, y a des prises dans les trains, vive la concurrence, c’est confortable etc… »

    Thello en profite pour desservir aussi les autres gares le long de la ligne 1 fois par jour dans chaque sens et fait le Marseille Nice à 15E au lieu de 27E (SNCF).

    Le syndiqué de service de l’opérateur historique avec l’a-que-ssant du su-de : les tu-eurs d’em-ploi sont-tà l’oeuvre-e, c’est la course-e au moins di-sant social-e.

    1. Aristarque

      C’est probable que les conditions de retraite SNCF ne doivent pas, et pour ne parler que de celles-là, être en vigueur chez l’ opérateur italien. Également probable qu’ il doit y avoir davantage de passagers transportés par agent chez l’ italien… Bref, la SNCF découvre la lune… 😥

  20. Sagamore

    Je vous cite:
    « l’État (…) pour cocooner les gens, qui n’ont alors plus les messages essentiels de la réalité leur parvenant à temps. Prévenus trop tard, ils se retrouvent à réagir alors qu’il n’y a plus de choix, plus de temps, plus de latitudes d’adaptations. »

    Ce sujet mériterait un article à lui seul. Les exemples historiques sont si nombreux et, surtout, si mal interprétés puisque les effets néfastes sont attribués à celui qui aura le malheur de se retrouver position de liquidateur d’une faillite reportée par ses prédécesseurs.
    Peut-être avez-vous déjà rédigé un article sur le sujet ? si oui, d’avance merci pour le lien 🙂

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