En finir avec les banques dans 10 ans ?

Tiens, on apprend que Sarkozy a convoqué les créanciers de l’UMP, lourdement déficitaire, et qu’il leur a pondu un ultimatum : ou bien le parti les rembourse seulement à partir de 2017, ou bien il met la clef sous la porte. Étonnamment, les banquiers n’ont pas éclaté de rire.

Et même si on ne sait pas encore leur réponse, les savoir en train d’étudier un tel marché en dit long sur celui qui a vraiment la main ici. En effet, les termes de ce marché ne laissent qu’assez peu de marge de manœuvre : ou bien transiger comme le propose Sarkozy, ou bien se prendre une perte sèche et, surtout, suite à une faillite retentissante de l’UMP, se mettre à dos tous les politiciens de droite du pays. Ce qui, lorsqu’on tient les quatre principaux établissements bancaires de France, signifie à coup sûr un avenir douloureux au moindre retour en grâce de ces élus.

crony capitalism secretarySi je vous parle aujourd’hui de cette anecdote presque amusante, c’est pour illustrer une évidence souvent oubliée : les banques sont, de nos jours, l’épitomé typique du capitalisme de connivence. Autrement dit : des banques ou de l’État, c’est bien ce dernier qui a toujours le dernier mot. L’indépendance des banques centrales n’est qu’une illusion : toutes leurs décisions sont éminemment politiques, et ne sont prises qu’avec l’entendement complet des dirigeants des pays. Du reste, rares sont les politiciens élus à s’être retrouvés ruinés, alors qu’il est courant qu’une banque ruinée vienne quémander l’aide de l’État. Ce n’est pas un hasard.

Devant ce tableau rempli des très mauvaises surprises (depuis l’inflation en passant par les taux d’intérêts négatifs, la guerre larvée contre le cash, la lutte ouverte contre l’or comme étalon et le rabotage systématique de l’épargne), chaque citoyen soucieux de conserver son capital à l’abri des griffes étatiques ne peut qu’accorder une grande importance à toute diminution, même petite, du pouvoir de nuisance de l’État dans le domaine bancaire.

Et ça tombe bien, un profond changement se met, doucement mais sûrement, en place, qui permettra justement d’affranchir le citoyen de la férule étatique dans le monde bancaire. Ce changement paradigmatique prend sa source dans l’actuelle révolution numérique. Cette dernière modifie de façon profonde, essentielle, la façon dont nous nous organisons pour mener nos affaires, établir des liens avec les autres, qu’ils soient amicaux ou commerciaux, et notamment parce qu’elle a donné à un nombre toujours croissant d’individus la possibilité de se rassembler, aux idées et aux informations de se diffuser plus rapidement et plus efficacement.

Cette révolution a déjà poussé plus ou moins violemment des pans entiers d’industrie vers l’obsolescence. Le domaine bancaire n’y échappera pas non plus et ce, d’autant plus que les banques opèrent globalement selon les mêmes principes que lorsqu’elles sont nées, à la fin du Moyen-Âge en Italie, et qu’elles n’ont évolué qu’en technicité et pas en nature. Bien sûr, elles ont toutes un joli site web, un peu d’online-banking, et leurs plates-formes de trading travaillent à l’échelle de la milliseconde. Mais cela n’est qu’une pure transposition électronique de procédés qui se pratiquaient, auparavant, de façon manuelle, sur papier, par courrier, à la criée…

En définitive, le cœur des banques bat toujours au rythme des siècles passés, elles sont toujours les mêmes institutions qui prennent l’argent des déposants, font des prêts et des investissements plus ou moins judicieux en gardant des marges de sécurité de plus en plus fines et finissent par pleurnicher dans les jupons de l’État lorsque tout part en sucette.

bank

Sauf qu’aujourd’hui, grâce à la révolution numérique, chacune des fonctions qu’une banque remplit actuellement peut être faite plus vite, de façon plus efficace et sans intermédiaire central en utilisant les technologies numériques.

Le transfert d’argent n’a de nos jours plus besoin d’un établissement bancaire centralisé. Des applications comme Abra ou, pour les échanges monétaires en devises, Transferwise, permettent de répondre à des problématiques complexes de façon élégante, simple et décentralisée, en concurrence directe avec les changeurs et les opérations bancaires équivalentes, bien plus coûteux. Et les banques ne pourront pas fournir un service équivalent sans changer profondément de métier.

Les habituels services de gestion de compte sont, eux aussi, appelés à évoluer bien au-delà des « home-bankings » proposés par les banques historiques. Mint en est un exemple assez flagrant qui propose de rassembler en un point unique tous les comptes et toutes les opérations bancaires pour les présenter de façon efficace sur différents supports. Dans la même veine, chacune des start-ups présentées dans cet article de Capital illustre une façon de se passer de la banque traditionnelle ou d’en contourner les services.

bitcoin logoMais plus important encore, les cryptomonnaies, Bitcoin en tête, représentent la révolution fondamentale qui donnent toutes les briques de base nécessaires à la remise en question complète du concept même de banque. Bitcoin, déjà évoqué de nombreuses fois dans ces colonnes, se passe de tout point centralisateur tel que le serait une banque. En outre, là où tout échange monétaire nécessite actuellement un tiers de confiance (joué par le système bancaire dans l’écrasante majorité des cas), Bitcoin propose un système fonctionnant sans tiers de confiance : les transactions sont infalsifiables, non répudiable, et définitives.

On peut arguer de la grande volatilité des cours de Bitcoin pour ne voir dans cette innovation technologique qu’un gadget amusant et voué à l’échec, mais la réalité est que cette cryptomonnaie est une excellente preuve de concept par l’exemple : oui, une cryptomonnaie peut fonctionner sans tiers de confiance ni système bancaire, oui, des transactions commerciales peuvent être menées en l’utilisant, et oui, le marché peut arriver, seul, à déterminer la valeur et la pérennité de cette monnaie sans l’intervention d’un Deus Ex Machina ou d’une banque centrale politisée. On comprend que ces caractéristiques rendent particulièrement moites les mains de banquiers, de politiciens ou même de syndicalistes.

Et très concrètement, Bitcoin aura permis l’émergence d’un bouillonnement de projets dans le domaine, visant à répondre à différentes problématiques monétaires et bancaires. Outre des variantes plus ou moins sérieuses de cryptomonnaies, on trouve différentes initiatives de regroupement de briques technologiques (cryptomonnaie, système de paiements, plate-forme de trading, …) comme par exemple SuperNet, plate-forme d’échange en pair-à-pair (sans centralisation, donc).

federal reserve demotivatorComme on le voit, on assiste au développement de plus en plus rapide d’organisations autonomes fortement distribuées, qui se passent très bien de toute permission d’un État pour effectuer les transactions, et qu’empêcher, réguler ou encadrer s’avérera impossible (ou trop coûteux), par nature même de ces innovations. En outre, les voitures à chevaux n’ont pas évolué avec des chevaux plus rapides. Les abaques ne sont pas devenus électriques. Les banques telles qu’on les connaît n’évolueront pas en réseaux décentralisés, elles seront remplacées.

Et si les révolutions précédentes (depuis les appareils photos numériques jusqu’aux biotechnologies en passant par l’impression 3D) sont un indicateur du rythme auquel on doit s’attendre, il est probable qu’il ne faudra pas vingt ans pour un tel changement. Or, d’après un récent rapport de … Goldman Sachs (une banque, eh oui), dans les sondés de la Génération Y (qui ont la trentaine actuellement), 33% admettent s’attendre à pouvoir se passer complètement d’une banque dans les cinq à dix ans à venir, et 50% estiment que l’une ou l’autre start-up aura, d’ici là, pris le relais de ces dernières…

Lorsqu’on voit ce que les hommes d’État ont fait du système bancaire actuel, lorsqu’on voit à quel point ils ont corrodé l’idée même de monnaie et de comportements économiques sains, on comprend que déposséder l’État du système bancaire et renvoyer ce dernier vers les citoyens est un objectif à la fois noble et nécessaire.

Et, maintenant que la technologie le permet, c’est même atteignable.

J'accepte les BCH !

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires261

  1. Kazar

    Navré, mais ces espoirs me paraissent vains dès lors que le contrôle des gouvernants se fera de plus en plus dur. On le voit avec la loi sur le renseignement, ce sera la même chose en faveur des banques, ils voteront une tonne de lois qui viendront empêcher les services innovants de se développer, sous couvert de les « réguler » et de « protéger » le pov CONsommateur.
    Et cela parce qu’ils savent bien que tout nouvel espace de liberté est de nature à remettre en cause l’ordre qu’ils ont établi et leur place.
    Quitte à mettre en place une dictature qui ne dit pas son nom.

    1. Non. Comme je l’ai écrit, la régulation/protection/gnagnagna ne pourra pas marcher. On ne régule pas une idée.

      1. Kazar

        Je suis d’accord, on en régule pas une idée, on empêche sa mise en œuvre, et la loi peut tout, même si elle est inique. Votre billet d’hier en est la preuve : la loi protège les squatteurs, les citoyens blogueurs s’en indignent de plus en plus violemment, mais les politiques se fichent comme d’une guigne de 20 ou 30 gusses qui postent des commentaires les critiquant, et mieux, ils se moquent ouvertement des manifestants en chair et en os qui s’opposent à ce scandale en postant des policiers pour protéger les squatteurs.
        Toutes les nouvelles idées reposent sur la technologie, et je gage que les dirigeants, si abrutis soient-ils à nos yeux, seront assez intelligents pour trouver les moyens de contrer toute idée de nature à les remettre en cause pendant encore de (trop) longues années, fusse par l’intimidation et la force « légale » (traque fiscale, passage sous les griffes de tracfin, condamnations en chaîne par les tribunaux pour faire des exemples).
        Un simple exemple : en Europe, il y a la liberté de circulation des capitaux, en théorie. Mais en pratique, si vous franchissez la frontière (qui n’existe plus pour les migrants mais bien pour l’argent) avec plus de 10.000 euros en espèces ou en valeurs sans avoir fait au préalable la déclaration qui va bien, les douanes peuvent vous confisquer l’argent et vous infliger en plus une amende. Et tout ça parce que malgré cette « liberté » de circulation, les déclarations sont obligatoires à des fins statistiques.
        Bel exemple de contournement de la loi par le pouvoir.
        Ne les sous-estimez pas…

        1. dede

          « en Europe, il y a la liberté de circulation des capitaux, en théorie »

          En pratique aussi : dans la mesure ou vous n’etes pas en situation de fraude fiscale (ce qui est de plus en plus difficile, je vous l’accorde), rien ne vous empeche d’envoyer vos millions a Francfort pour acheter des actions Volkswagen.
          Vu le montant, mieux vaut effectuer un virement que de passer une valise de billets, cela diminue le risque de vous faire piquer la valise, par les douaniers certes mais aussi par les voyous.

        2. « la loi peut tout, même si elle est inique. »
          Mais non. La loi, ça marche lorsqu’elle est suffisamment alignée avec les motivations internes des individus. Voilà pourquoi les lois contre le meurtre, le vol, ou pour l’ordre en général n’ont pas de mal à trouver des défenseurs. Et voilà aussi pourquoi les lois contre le téléchargement, le copyright en général sont des fiascos rigolos, que des lois contre le trafic de drogue se heurtent à des murs de pognon et aboutissent … à un échec cuisant.

          « je gage que les dirigeants, si abrutis soient-ils à nos yeux, seront assez intelligents »
          Ce n’est pas du tout une question d’intelligence. C’est une question de temps de réaction. Aussi rapide soit la mouche, son temps de latence est très supérieur à la vitesse de la tapette qui peut donc la choper plus vite qu’elle ne peut la voir arriver, décoller et l’éviter. Les politiciens sont ici dans le même cas : coincés entre l’absolue nécessité d’assurer les rentrées de l’état (et donc, de laisser suffisamment de mou sur internet pour que le commerce ne périclite pas très vite), et le besoin de légiférer malgré tout, ils se lanceront dans des gesticulations qui seront cadencées par le rythme des procédures législatives. Ils s’y prendront trop tard, et seront aussi coincés parce qu’eux aussi, bénéficieront directement (sur leurs deniers) et indirectement (par le choix de leurs électeurs) de ces technologies. C’est diabolique, mais c’est inévitable.

          Et concernant Tracfin, ce n’est pas parce que vous, vous ne savez pas traverser la frontière avec plus de 10K€ que plein de personnes ne savent pas comment faire.

        3. gameover

          Kazar, ta réflexion est assez intéressante car elle montre bien que tu es un étatiste puisque tu penses que l’état peut tout.

          Le changement que décrit h16 est inéluctable. Le marché trouve toujours une solution simple à toute contrainte gouvernementale. Ce qui pousse l’état à user de plus en plus de moyens (renseignement, tracfin, lois, contrôleurs etc…) pour défendre son pré carré mais pour ce faire il épuise ses moyens et en vient à négliger ses attributions régaliennes et ça remet en cause son utilité. L’état finira par s’effondrer pour 2 raisons : sa complexité et l’épuisement des ressources.

          C’est comme si on fabriquait un ascenseur avec un moteur et des organes capables de lever 2000kg mais que l’ascenseur lui-même, à cause de la complexité exigée par les obligations de sécurité pesait déjà 2000kg… La machinerie sert uniquement à faire fonctionner l’ascenseur vide mais à rien d’autre. C’est assez courant en mécanique de voir ce style de conception et ça ne dépasse pas généralement le stade de la planche à dessin car ce problème n’a pas de solution sauf la corbeille.

          1. hussarbleu

            « Aussi rapide soit la mouche, son temps de latence est très supérieur à la vitesse de la tapette »

            Pheldge doit être en vacances… aucune remarque, vraiment ?

          2. Jeanpierre

            Kazar n’a pas précisé dans quel intervalle de temps se situe sa réflexion. Il y aura de fortes réactions de la part des conservateurs de tous bords : si les conservateurs ont du fric, ils résisteront beaucoup. En effet, une société ne résiste pas à un changement de paradigme, une évolution de ses habitudes sous la pression des nécessités. D’une certaine façon, cette évolution vers une banque décentralisée est le résultat de la pression de la sélection naturelle, un organisme décentralisé étant plus apte à « survivre » dans un monde où la structure sociale devient plus éclatée (moins centralisée dans les faits). Mais si on prend l’exemple de Thimonnier et de sa machine à coudre (selon wikipedia), son invention n’a pas percé en son temps parce qu’il remettait radicalement en cause les usages de son époque. La machine à coudre était mieux que l’aiguille. Mais plus que le changement en lui même, c’est le rythme de ce changement qui n’a pas convenu. C’est dans cet esprit que je m’aligne sur les propos de Kazar.
            Néanmoins, une chose a changé depuis : ce genre d’évolution est accompagnée par les financiers parce qu’ils ont la puissance de l’argent et qu’ils veulent la garder. Et on ne lutte pas contre une évolution pareille, on l’accompagne, à l’image de la réaction du syndicat contre Weeleo : (article mis en lien par H16 dans le billet : http://www.capital.fr/enquetes/hommes-et-affaires/leurs-services-en-ligne-vont-ruiner-les-banquiers-1036832) : après avoir essayé d’attaquer Weeleo, « le président du syndicat s’est ravisé et a monté un deal avec Weeleo : les utilisateurs de l’application peuvent obtenir auprès d’un agent la devise au taux du jour, sans commission. »
            Tout cela pour dire que l’évolution actuelle de la société se fait au fur et à mesure du développement de la société de l’information et de ses supports. Mais les conservateurs (et pas seulement les socialistes) lutteront de tout leur poids pour garder la société comme avant. C’est la caractéristique d’un conservateur, et les socialistes de tous bords malgré leur côté libertaire (et pas libertarien) sont extrêmement sectaires et conservateurs : ils se battront de toutes leurs forces contre des idées qui ne sont pas de leur sérail. Mais avec le temps cette bataille des anciens et des modernes (encore une) finira par se résoudre comme toute bataille entre progressistes et conservateurs. Ces derniers perdront car ils sont attachés à des usages mais en ont perdu l’esprit.

          3. Kazar

            gameover, t’es gentil mais tu commences à me les briser menu !! Je ne suis PAS pour l’intervention de l’état partout tout le temps, je dis juste que vous sous estimez largement et même gravement sa capacité d’intervention et de contrôle. Et je déteste les banques…on en reparle dans dix ans

            1. gameover

              Kazar, tu as lu ma première ligne mais tu ne l’as pas comprise et là tu réïtères.

              Il n’est pas besoin de voir quelqu’un prier pour comprendre qu’il croit en Dieu. Il n’est pas non plus nécessaire de voir quelqu’un voter pour comprendre qu’il est socialiste.

              Et quelqu’un qui croit que l’état peut résoudre un problème c’est un étatiste quand bien même il ne le sait même pas lui-même.

              Et penser qu’un parti ou une personne au pouvoir peut résoudre les problèmes en cours de ce pays, c’est donc croire que l’état le peut… et c’est ton cas CQFD

              gameover – casse couilles

              1. Caton

                Bien que je pense également que Kazar est plus étatiste qu’il ne le dit, il n’affirme pas que l’état peut résoudre un problème : il affirme que l’état peut créer des problèmes pratiquement ingérables. Et il est difficile de lui donner tort.

              2. albundy17

                « Il n’est pas non plus nécessaire de voir quelqu’un voter pour comprendre qu’il est socialiste. »

                mdr. Faudrait dire ça aux electeurs toutes droites, je retiens

  2. Le Gnôme

    Je crois qu’on peu s’attendre à des mises de bâtons dans les roues à grand coup d’interdictions, de règlements et autres méthodes coercitives pour freiner le phénomène. Sans comter que madame Michu ne fera jamais confiance à de tels systèmes car la télé lui aura dit que c’est dangereux.

    Certes, je me fais l’advocatus diaboli, mais après tout, le Français a mis longtemps à adopter la pomme de terre, presque deux siècles.

    1. Je vous fiche mon billet qu’il n’en sera rien ou que lorsqu’on commencera à balancer de l’interdit, ce sera dans les pays à la kon comme la France et donc en porte-à-faux avec les autres qui eux, embrasseront la nouveauté, et d’autre part, ce sera bien trop tard.

      1. Kazar

        De fait, en adhérant à votre raisonnement, cela voudra simplement dire que tous ceux qui veulent être libres auront quitté ce pays.
        CPEF, jamais votre acronyme n’a été aussi proche d’être vrai.

      2. Black Mamba

        Cela sera d’autant plus vrai, si dans les prochaines années, l’Etat vient directement se servir dans nos épargnes comme à Chypre.

      3. albundy17

        ça ne sera pas interdit, les banques commencent déjà à s’accaparer le gateau, jamie damon ou encore blythe master se sont engagés dans l' »aventure ».

        Donc des banques, on passera aux banques

  3. dede

    « En définitive, le cœur des banques bat toujours au rythme des siècles passés, »

    Oui mais ce qui est decrit dans le processus de Transferwise ressemble furieusement a la banque italienne sous les Medicis : une famille s’installe a travers toute l’Europe et se transferre des effets au lieu de transporter de l’or le long des chemins creux.
    C’etait deja un moyen de baisser le cout des transactions et avec transferwise, cela continue : je veux bien croire que les banques vont etre serieusement chahutees par des acteurs un peu plus flexibles et qui sont capables d’offrir des solutions intelligentes a meilleur cout mais des la a supprimer la banque, il y a un pas que je ne franchirai pas.
    Le metier du banquier et de se faire rencontrer l’offre et la demande de financement : ce besoin va rester et le metier pour y repondre egalement.

    Maintenant, je n’irai pas parier sur les noms de ceux qui vont rester, ceux qui vont mourir et ceux qui vont les remplacer…

    1. « se faire rencontrer l’offre et la demande » : internet fait ça très bien. Pour survivre, les banques doivent apporter une plus-value, sinon elles meurent.

      Quelle est la plus-value des banques actuellement dans ce domaine ?

        1. Higgins

          La commission des finances du Sénat aurait mis en place un groupe de travail concernant l’économie collaborative et ses conséquences fiscales. Dit plus simplement, comment taxer une activité économique qui passe par Internet et qui échappe pour le moment au fisc.
          CPEF

  4. Gerldam

    Curieux que vous ne disiez rien de ce rôle majeur de la banque qui est d’emprunter à court terme pour prêter à long terme. Et cela, tous les gadgets n’y changeront rien.

    1. En quoi les technologies actuelles auraient un problème quelconque à proposer ce service simple ? Et surtout, quelle est la valeur ajoutée de la banque ?

      1. Patatrac

        @H16, 09 :51

        Dans sa plus simple acceptation, une banque commerciale transforme une partie de ses dépôts à court terme (passif) en créances à plus long terme (actif), son risque principal au bilan est l’écart des échéances de remboursement (duration gap). Le phénomène est plus important chez les assureurs. Le service « simple » suppose surtout une bonne maîtrise du risque de crédit pris par l’établissement en fournissant un prêt à long terme. Ledit risque évolue aussi dans le temps (crédit/duration).

        La technologie peut être un bon vecteur de distribution, mais n’offre aucune solution face aux risques pris sur le bilan suite à la transformation des échéances, ou en termes de risque de contrepartie. Tout acteur voulant fournir ce service « simple » s’en rendra bien vite compte. Entre temps, quelques-uns d’entre eux auront fait faillite ou se seront barrés avec le grisbi… La valeur ajoutée des banques maintenant : il serait de bon ton de dire « aucune ». Soit. Elle est en fait indirecte, plus la base de déposants est importante, plus sa flexibilité sur la duration et le crédit peut être grande, en supposant que tous les déposant ne retirent pas le fric en même temps, ou que tous les crédits octroyés ne font pas pschiiiit en même temps. Tout ceci est simplifié à l’extrême, mais en gros, l’idée est là.

        Dernier point : vous supposez que les banques ne réagiront pas face à ces nouveaux entrants, ce qui est faux. Elles seraient même les mieux placées pour faire du peer-to-peer en utilisant leur base clientèle et la technologie que vous évoquez. Ce qui en passant leur permettrait au passage de virer une grande partie du risque de bilan (transformation des échéances). A voir.

        1. « La technologie … n’offre aucune solution face aux risques pris sur le bilan suite à la transformation des échéances, ou en termes de risque de contrepartie. »
          Hum. Je vous encourage à bien vous documenter sur ce chapitre, mais je crois que ce n’est pas exact. Je peux vous parler de load-balancing et clé de Solomon en P2P, vous ne verrez peut-être pas le rapport, mais il est assez direct et montre que c’est en réalité parfaitement possible. Certains clouds sont la preuve vivante qu’on peut gérer du risque de façon décentralisée.

          « vous supposez que les banques ne réagiront pas face à ces nouveaux entrants »
          Non. J’ai dit que les banques réagiront trop tard, ou mal. Aucune rupture technologique n’a vu les anciens s’adapter suffisamment pour devenir des nouveaux (i.e. des vendeurs de bougies se mettre à vendre des ampoules). Ce n’est pas un hasard.

          1. David

            « gérer du risque de façon décentralisée » : c’est très intéressant ça ; il y a une documentation qq part ? des liens ?

            1. Je ne pense pas de façon directe. Des techniques qui gèrent les risques de pannes/de casses et qui les répartissent pour éviter un point unique d’échec, ça, c’est connu en engineering. Si vous prenez les mécanismes RAID par exemple, vous avez une application possible de cette gestion du risque. Le load-balancing en stress en est une autre.

          2. Patatrac

            @H16, 18:35 (08-05-2015)

            Des moyens technologiques plus puissants ne changent en rien la nature et la dynamique des risques. Dans le cas (trop) simple décrit ci-avant, les échéances asynchrones restent asynchrones aussi pour de nouveaux entrants s’ils veulent entrer dans ce type de business. Le risque de crédit aussi. Un peu comme la hauteur du filet sur un court de tennis ne change pas selon la surface, rapide ou lente, ou le joueur.

            La gestion décentralisée des risques serait donc plus optimale, bon, soit. La matérialisation d’un risque passe par le P&L, donc plaf… coucou le voilà, centralisé ou pas. Une segmentation plus fine des risques par contre serait plus utile. C’est déjà le cas, je crois, depuis pas mal de temps, avec ou sans clé de Salomon, ou de nuages de données. Ces derniers éléments permettraient de faire encore bien plus dans cette optique de segmentation, c’est leur plus grande valeur ajoutée (propos subjectif).

            Il y a un phénomène Schumpeterien à l’œuvre (la bougie et les ampoules ?) qui aura sans doute pour conséquence de réduire les marges des établissements bancaires dans un secteur d’affaires donné (prêts), donc de pousser certains hors du marché. Bon, il n’y a pas de quoi casser des briques, bien d’autres secteurs y sont confrontés. Certaines banques disparaîtront-elles ? Oui. La fonction bancaire dans son sens d’intermédiation entre acteurs prêteurs / emprunteurs, je ne pense pas. Nous verrons dans 10 ans.

            1. Il y a 15 ans, qui aurait misé sur Google ou Apple pour faire des voitures, qui se conduisent toutes seules de surcroît ? Qui pouvait parier que le plus gros hébergeur de sites web du monde serait, 15 ans après, … Amazon (et que ça serait leur activité la plus rentable !) ? Ce qui va se passer avec les banques, c’est exactement la même chose. Dans 15 ans, une ou des entreprises qui n’existent pas encore ou viennent de naître feront du service bancaire, quasiment en « side market » de leur activité principale. Les banques à papa existeront toujours. Mais elles vivront leurs dernières années, et disparaîtront lentement avec les générations vieillissantes qui les accompagneront, de plus en plus mollement.

              1. Patatrac

                C’est exact, peu auraient prédit un tel avenir à ces deux entreprises, à ceci près qu’elles n’ont pas évincé VW, Fiat, Toyota & autres consorts à quatre roues en se lançant sur leur segment natif. Le monde bancaire n’échappera pas à une profonde mutation, j’en conviens plus que volontiers, sous l’aiguillon de la technologie (Je note au passage que votre horizon est passé de 10 à 15 ans ;-)). Les banques d’aujourd’hui – c’est très général, mais en gros vrai – n’ont déjà plus rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a ne serait-ce que dix ans, certaines sauront encore s’adapter et muter, d’autres pas. On ne peut pas non plus exclure que certaines, ou des établissements à vocation bancaire, profiteront pleinement des opportunités qu’offrent la technologie toujours plus performante ! (ex. Swissquote, Saxo,…).

                Merci en tout cas pour cet échange de points de vue très intéressant.

          3. voleurdufeu

            Il n’y a même pas besoin de s’adapter à la concurrence, il suffit de la copier….ou de la racheter! Aucun de ces business models n’est brevetable, donc les banques les copieront s’ils marchent…Et ces jeunes concurrents doivent bien financer leur développement, eux aussi. Croyez-moi, nous, les banques, sauront les aider le moment venu, héhé…

              1. gameover

                Osram ancien fabriquant de bougies… j’adore.

                Sur CP y a Philippe Silberzahn qui écrit pas mal d’articles sur les innovations disruptives et qui expliquent pas trop mal pourquoi et comment des entreprises réussisent à passer le cap mais beaucoup d’autres non.

                Et dans ce dernier groupe il est bon de rappeler que Kodak l’inventeur de l’APN (appareil photo numérique) n’a même pas réussi à lancer un business model correct pour exploiter cette invention et c’est certainement parce que ça allait à contre courant de l’activité de l’entreprise.

                J’ai vécu cette « épopée » à Chalon sur saône où Kodak avait un site où il y a eu plus de 3,000 personnes en activité. Dans les années 2000 j’installais entre autre chez Kodak des machines spéciales et je faisais des réaménagements de ligne de production dans la chimie, le papier photo, la pellicule et la radio. A l’époque j’utilisais un APN à 1.2 mégapixels acheté en 1995 pour préparer les chantiers et communiquer avec ceux qui avaient un mail… mais pas chez Kodak pour les mails car personne n’en avaient. Ces gens là étaient opposés au numérique sous toutes ses formes. Ils ont continué à faire des investissements colossaux jusqu’à la fin. A 6 mois de la fermeture du site ils continuaient à investir et étaient tout juste étonnés que certaines machines repartent pour les USA. Il a fallu qu’un bâtiment qu’on voyait à 15km de distance soit dynamité pour que les gens se rendent compte que Kodak c’était vraiment fini. Clou du spectacle : il a fallu s’y reprendre à deux fois à un mois d’intervalle pour dynamiter le bâtiment car la première fois, une fois la poussière retombée, il était resté debout, un signe disaient certains….

    2. Honorbrachios

      « Curieux que vous ne disiez rien de ce rôle majeur de la banque qui est d’emprunter à court terme pour prêter à long terme. Et cela, tous les gadgets n’y changeront rien. »
      >>>???
      Et qu’est ce qui empêcherait quelqu’un qui a de l’argent de le prêter à quelqu’un d’autre, tout simplement…
      Votre vision est complètement déformée ! Il n’est dit nul part que l’on doivent emprunter pour prêter, c’est même une idée totalement stupide !

      1. Black Mamba

        Il existe un organise « Prêt d’Union » , il gère les prêts entre particuliers avec des taux bien plus intéressant que les banques.
        Ils sont très efficace, j’ai déjà eu affaire avec eux.

    3. gameover

      Gerldam : qu’est ce que le marché actions sinon des financements à court terme pour des financements à long terme ?

  5. Gerldam

    Par ailleurs, on ne peut pas passer sous silence en ce matin de 8 Mai la brillante démonstration des anglais de leur intelligence collective en rejetant « Ed the red ».

    1. Sémaphore

      De même (vu sur le site des Echos) que l’ Allemagne va légèrement baisser son IR compte tenu des recettes fiscales ne cessant d’être meilleures les unes que les autres…

      1. Adolfo Ramirez Jr

        Alors qu’en France, on augmente les impôts pour obtenir des recettes plus faibles que prévues… Quel camouflet!

        1. Aristarque

          En Grance, la technostructure nie l’ existence de la courbe de Laffer pour des tas de raisons dont une qui se pare de plumes de la science en apparence, savoir que personne ne peut déterminer ses caractéristiques exactes en dehors du point de départ à 0% de taxation et son point d’arrivée à 100% de taxation. Son profil ne peut pas en plus être identique quels que soient les pays puisque les résidants peuvent ne pas avoir strictement les mêmes réactions a niveau égal de taxation puisque la prestation étatique est elle -même variable suivant le degré de rendement. Donc, de ce fait, le point d’inflexion à partir duquel le rendement baisse n’est pas identique sous n’importe quelle latitude ce qui ne l’empêche pas d’exister pour autant.

          1. Jiff

            Et je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que ladite courbe n’est pas prête de s’inverser (à moins d’un coup de pied cosmique bien improbable dans la fourmilière) – C.Q.F.D. C.P.E.F.

  6. Black Mamba

    Merci pour le billet du jour, il tombe à pic, je devais chercher pour WP un moyen pour lui de faire son transfert d’argent .
    Je sais que Gameover en avait déjà parlé sur le sujet, ma requête est abouti avant d’avoir commencé :mrgreen:

  7. Taisson

    « On ne régule pas une idée » … C’est à voir . Avec un bonne propagande, on peut la ringardiser, ou la diaboliser !! C’est du déjà vu !!
    Un peu d’optimisme de temps en temps, fait du bien, mais on peut être certain que les pouvoirs en général, bancaires ou politiques n’accepterons pas facilement de perdre le contrôle (qu’ils se partagent en toute connivence) sur les robinets à fric ! On peut donc s’attendre à tout pour freiner tout changement en ce domaine.
    La France sera largement en tête pour l’obstruction réglementaire..
    Oui, ceux qui voudront être libres doivent se préparer au départ.

    Et merci à Monsieur H16 pour l’amélioration de mon vocabulaire avec: » épitomé » !!

    Hors sujet :Le ton désolé de nos grands journalistes déçus ce matin par le résultat des élections en GB qui n’était pas conforme à leurs souhaits et prévisions !!
    Pour une fois , l’actualité m’a bien fait rigoler !

    1. « C’est du déjà vu !! »
      Encore une fois, ça marche pour une petite zone géographique, ou dans un pays fermé, mais pas avec internet, et pas dans un pays massivement connecté et ouvert au reste du monde quasiment par obligation…

      Regardez Bitcoin : c’est maintenant connu, cela existe depuis 2009 (cinq ans, cinq longues années pour légiférer, vilipender, honnir et interdire) et les politiciens, les banquiers et même les syndicalistes ont déjà tout tenté pour le discréditer, l’interdire et le bannir. Même en Chine ils n’y sont pas parvenus. Ils l’ont ralenti un peu, ils ont enquiquiné ceux qui veulent le voir se développer, mais l’ont-ils stoppé ? Non, non et re-non. Même les krachs et les affaires de détournements de fonds ne sont pas parvenus à le faire disparaître.

  8. Greg

     »
    Bitcoin propose un système fonctionnant sans tiers de confiance : les transactions sont infalsifiables, non répudiable, et définitives.
     »

    C’est bien le défaut de bitcoin…
    Comment il va faire, le bon comptable qui vous demande combien vous voudriez que fassent 2 + 2 ?

    Il faut garder du cash. Sinon les jeux et paris illégaux, la drogue, la prostitution, la vente d’armes et toutes ces choses absolument indispensables au bon fonctionnement de notre société seraient en péril, et si ces choses-là deviennent trop compliquées, il risque d’y avoir une armée de couillons qui pètent des cables dans les rues, et cela ce n’est pas bon…

    Donc, pour le côté propre et transparent et officiel du boulot des banques, nous pouvons nous en passer, mais pour tout le reste elles restent pratiques.

    1. bibi

      Les humains quelques soient les réglementations ont toujours trouvé le moyen d’échanger en dehors du cadre légal imposé par l’état et ils continueront, et une monnaie apparaîtra pour remplacer les billets de banques qui de toute façon à terme vaudront que le papier sur lequel ils sont imprimés.
      Il y a des endroits ou la monnaie légale n’a pas cours comme dans les prisons et ça n’a jamais empêché les prisonniers d’échanger en utilisant la cigarette. Quand l’état s’avère incapable d’empêcher les échanges dans les prisons on voit mal comment il pourrait le faire à l’échelle d’un pays.

      1. Pheldge

        Bin il se trouve qu’en zonzon, il y a quand même un étalon monétaire, auquel tout le monde peut se référer, avec confiance. après dans les transactions entre individus, disons que le « rapport de force » peut influer sur le cours 😉

    2. Bonsaï

      Chapeau, l’analyse !
      Il n’y a qu’un suisse pour être aussi pointu et explicite en si peu de mots. L’expertise affleure sous la simplicité et le ton convivial.
      Une compatriote émue.

    3. Conduire des affaires illégales avec un système transparent comme BTC ne posera aucun souci non plus. Des solutions existent déjà 😉

  9. Pheldge

    « Et, maintenant que la technologie le permet, c’est même atteignable. » oui, la technologie permet de faire des opérations instantanées, mais elle permet aussi au système de s’effondrer en une fraction de seconde, quand tout autour , tout va bien !
    Il y a encore du boulot , avant que les cryptomonnaies s’imposent.
    Les banques de dépôt sont amarrées à un système financier qui pour l’utilisateur présente des garanties. Ce n’est pas (encore ?) le cas des cryptomonnaies.

    Vous nos présentez un retour au troc via le numérique … je pense qu’avant de convaincre les utilisateurs, il va se passer du temps. Ne serait-ce que pour la simple sensation réconfortante, d’avoir des pièces ou des billets dans son morlingue! 🙂

    Bon, maintenant vous pouvez vous déchaîner, j’attends les insultes avec sérénité 🙂

    1. ironbooboo

      @ Pheldge :

      L’intérêt premier du réseau décentralisé c’est que ça ne s’effondre pas comme ça du jour au lendemain. C’est même pour ça que les états n’en veulent pas : impossible d’agir sur de tels réseaux de façon globale. Même les chinois qui se gargarisent pourtant du contraire ne contrôlent pas internet, ils espionnent et prennent des mesures contre les récalcitrants; similaire dans les effets mais techniquement très différent.
      Quand aux garanties du système bancaire actuel elles ne suffisent pas, la preuve, y’a des gens qui essaient de faire sans. Encore des allumés à qui personne n’a expliqué que c’était impossible.

      Tout le monde semble oublier que la technologie évolue vite mais c’est pourtant appelé à se développer de façon exponentielle :
      – de plus en plus de gens connaissent ces moyens de paiement.
      – de plus en plus de gens y ont accès.
      – c’est souvent plus rapide, plus simple et moins punitif que les moyens traditionnels.
      – les cours des cryptomonnaies vont se stabiliser d’eux même si ça devient courant.
      – les banques, à force d’utiliser le corporatisme et/ou le capitalisme de connivence, se sont aliénés plus ou moins leurs clients; personne ne les aime plus que ça.
      – les quelques inconvénients sont techniques, donc ils disparaîtront, c’est logique.

    2. Aloux

      Pareil que Ironbooboo, je pense au contraire que le système qui commence à peine à se profiler autour des cryptomonnaies sera beaucoup plus résilient que le système actuel. 2 choses :
      – Bitcoin n’a que 5 ans, que disait monsieur Toutlemonde d’internet en 1995 ? 5 ans plus tard, 10 ans ?
      – Tout le monde se concentre sur l’aspect monétaire, mais bitcoin c’est aussi (surtout ?) une technologie, la blockchain, pour laquelle on peut imaginer tout un tas d’applications qui n’ont rien à voir avec la monnaie et qui vont aussi foutre un sacré bordel (dans le bon sens du terme).

      Pour ma part, je pense qu’un nouvel effondrement comparable à celui de 2008 est inévitable dans un avenir plus ou moins proche, et à ce moment-la peut-être que monsieur Toutlemonde commencera à s’intéresser sérieusement aux cryptomonnaies.

      1. ironbooboo

        Exactement. L’argument « pour Mame Michu ça va être la mer à boire » ne tient pas debout.

        Mame Michu n’était pas concernée par la téléphonie mobile; trop high tech pour elle. Finalement elle s’est équipée pour pouvoir appeler facilement les secours en cas de soucis.
        Mame Michu n’était pas concernée par internet, mais finalement elle a pris un abonnement pour avoir le téléphone illimité et un pc pour pouvoir configurer tout ça.
        Mame Michu n’était pas concernée par les réseaux sociaux, pourtant elle a installé skype pour discuter avec ses petits enfants par webcam.
        Mame Michu n’était pas concernée par les achats en ligne, mais depuis qu’elle a du mal à marcher et donc à fortiori du mal à pousser son caddy c’est plus pratique de passer au drive, donc elle s’y est mise.

        Bref, Mame Michu se fera expliquer ce qu’elle ne comprend pas d’elle même ou la technologie se mettra au niveau. De toute façon il n’est pas nécessaire de comprendre la technique derrière le système, il suffit de savoir utiliser une application.
        Et pour les derniers récalcitrants c’est la réalité qui se chargera de les convertir; si votre commerçant se met à refuser CB, chéquier et monnaie d’état, il vous faudra avoir du crypto-cash. Même si ce n’est pas pour demain, ça arrivera, parce que les solutions proposées sont déjà meilleures à tout point de vue et qu’elles iront s’améliorant.

  10. Pheldge

    Prétendre que les transactions P2P en temps réel vont supplanter le système actuel , me semble être un peu osé …
    Les utilisateurs des cryptomonnaies sont peu nombreux, et surtout, ils évaluent leur « richesse » par rapport aux monnaies classiques. Ce n’est donc qu’un outil spéculatif , nouveau certes, mais pas prévu pour la durée ou la capitalisation à long terme.
    Par ailleurs il suffira qu’un nouvel algorithme de cryptage plus sûr, plus stable apparaisse, pour que l’actuel s’effondre instantanément !
    Sans système centralisateur garantissant la stabilité et la pérennité de la monnaie, ça sera voué à l’échec.

      1. Pheldge

        C’est gentil ! d’habitude quand vous n’êtes pas d’accord, vous prenez le temps de réfuter le point de vue exposé. Là c’est plutôt « tais-toi , crétin » pour rester poli.
        Si dans votre grande magnannimté vous voulez bien condescendre à m’éclairer , je ne me vexerai pas 🙂

        La masse monétaire du BTC est limitée à 21 Millions d’unités , ce qui en raison de son succès le « condamne » à s’auto-apprécier avec la croissance de son utilisation … tout cela étant déconnecté de la création de richesse ! ça ne me semble pas très sain d’un point de vue économique ! Quid, par exemple, le jour où on trouve une variante qui permet de repousser ce verrou technique de 21 à disons 500 ?

        1. gameover

          « ce qui en raison de son succès le « condamne » à s’auto-apprécier avec la croissance de son utilisation … tout cela étant déconnecté de la création de richesse ! »

          C’est quoi la création de richesse ? C’est un truc planétaire comme une éclipse de soleil ? Depuis quand la valeur de quelque chose est fonction de la création de richesse ? Une bouteille d’eau coûte 1€ ici mais en plein désert elle peut coûter 10€… même si le pays est en déliquescence…
          La valeur est fonction du marché et de l’offre et de la demande… point barre….

          « Quid, par exemple, le jour où on trouve une variante qui permet de repousser ce verrou technique de 21 à disons 500 ? »

          Ah oui… et si on est envahi par les extraterrestres ?

          PS : c’est quoi une variante ? Le $ zimbabwéen est-il une variante du dollar US? Euh… et puis si j’ai achété des € au lieu des $ ? Qui va me rembourser mon mankagagner ? Le libéralisme ne dit pas qu’avec lui tout sera bisou mais juste que chacun est responsable de ses choix.

        2. Non mais là y’a un très très gros travail sur la monnaie à mener, et je n’ai qu’une vie. Ecrire par exemple « son succès le « condamne » à s’auto-apprécier », c’est typique.
          C’est une monnaie déflationniste, oui, mais ça n’implique RIEN sur la création de richesse. Comme n’importe quel étalon. Et des monnaies déflationnistes ont existé par le passé, pendant des siècles, sans que ça pose problème. L’union latine est un excellent exemple (et pardon, mais la France de l’époque se portait guillerette).

          le jour où on trouve une variante qui permet de repousser ce verrou technique
          Mais c’est pas un verrou technique du tout ! C’est un choix par construction. Allez vous renseigner sur BTC avant de pontifier dessus.

          1. Pheldge

            « Allez vous renseigner sur BTC avant de pontifier dessus. je vous renvoie la politesse : fr.wikipedia.org/wiki/Bitcoin , consultez le paragraphe Agrégat monétaire fixe: D’un point de vue monétaire, le bitcoin se distingue des autres monnaies (hors métaux précieux) par le fait majeur que l’agrégat monétaire n’est pas conçu pour s’adapter à la production de richesse. Les bitcoins sont émis lentement et régulièrement, de façon dégressive, jusqu’à atteindre un montant maximal de 21 millions dans quelques décennies

            Ainsi que le calcul qui permet d’obtenir ce chiffre de 21 Millioins.

            Et je ne pense pas pontifier, comme des certains … 🙂 🙂

            C’est quand même pénible! dès qu’on n’est pas dans l’éloge systématique on est traité avec condescendance et mépris , avec des arguments massue du type « vous n’y connaissez rien », « vous n’avez rien compris » , « vous ne savez pas de quoi vous parlez » …

    1. voleurdufeu

      Oui, moi aussi j’ai des doutes. Parmi les rzisons qui font qu’une monnai e est acceptée on trouve son ancienneté (l’or), la profondeur du marché ( USD)…conditions que le btc remplira peut êtrre un jour… Peut-être…

        1. Black Mamba

          A propos de doute… Avez-vous testé l’application « Abra » parce que je tente de l’utiliser mais cela n’a pas l’air de fonctionner…
          Ouin ! Ouin ! Ouin !

            1. Black Mamba

              O. K . merci
              WP fait un essai avec Transferwise …
              Je tenterai un autre moment avec Abra, c’était pour éviter de passer par Western Union qui me coûte un « bras » à chaque transfert que je fais pour ma fille pour la dépanner ponctuellement .

    2. gameover

      Sans aller jusqu’à parler d’effondrement, la volatilité actuelle n’est pas un problème puisque l’imposition crée elle aussi une volatilité : perdre 50% dans la volatilité du marché n’est pas un problème quand l’état lui vous en prendrait 75%.

      1. Pheldge

        A ceci près que la part « saisie  » par l’État, est ré-injectée dans l’économie, alors que la volatilité du BTC c’est de la perte très sèche !
        Pour moi, pour l’instant les cryptomonnaies sont des bulles spéculatives. La monnaie classique est pluri-millénaire. L’inscription de la face du souverain local à été garante de sa valeur pendant des siècles … Avoir des pièces et des billets dans sa poche rassure. On ne change pas toutes ces habitudes en un clin d’oeil !
        Par ailleurs, l’émission et la création de monnaie sont le privilège des États, et il faut être d’une grande naïveté pour croire que ceux-ci se laisseront faire sans réagir ! l’enjeu est trop important pour ça !
        L’usage des cryptomonnaies est marginal, et reste le privilège d’une minorité.

        Mais bon, comme le taulier a eu la bonté de le dire, « je ne sais pas de quoi je parle » alors … 🙂 😉 .

        1. gameover

          « A ceci près que la part « saisie » par l’État, est ré-injectée dans l’économie, alors que la volatilité du BTC c’est de la perte très sèche ! »

          Un gros LOL de compét’… Tu te relis parfois ?!

          1. Pheldge

            Quand tu dis « la part « saisie » par l’État », moi je présume bêtement ( oui je suis bête à manger du foin, alors je ne peux faire mieux ) que tu parles des impôts directs et indirects, plus les prélèvements divers.
            A ce que je sache, ce pognon ne dort pas dans des coffres blindés, et sert plutôt à financer le train de vie de l’Etat et de ses satellites, et tout un tas de dépenses dont certaines plutôt contestables , mais bon, c’est des dépenses qui font tourner l’économie !

            Alors montre moi où j’ai faux, que je devienne un peu moins bête ! 🙂
            Je suis toujours heureux d’apprendre. 😉

            Et au passage, je t’ai commandé quelques boîtes d’un nouveau traitement contre la suffisance, mais j’ai peur que ça ne « suffise » pas , et que tu doives passer par la chirurgie. 🙂 🙂

            1. « c’est des dépenses qui font tourner l’économie »
              Ce sont des dépenses contraintes et non désirées, donc du mal-investissement, donc perdu in fine pour tout le monde. Traduction concrète : 5 millions de chômeurs, une masse énorme au minimums sociaux, des illettrés, de l’insécurité, etc…

              1. Aristarkke

                La perte en ligne occasionnée par la gestion étatique n’est pas perdue pour tout le monde, loin s’en faut. Elle est effectivement d’une allocation douteuse et de rendement maigrichon mais ceux qui sont sous les sprinklers n’ont pas l’air de souhaiter que cela se tarisse… pi

            2. gameover

              ah bah alors créons un impôt « creusage de trous » et un impôt « rebouchage de trous » pour les routes…(dixit Keynes) ça fera tourner l’économie… youpi !… et avec un peu de recyclage du contenu des trous il n’y aura même pas besoin d’utiliser des matières premières…

              Il y a quelques trucs à connaître en éco avant de dire n’importe quoi, dont l’effet multiplicateur de la dépense. Tu soutiens exactement le ministère de la culture qui pense que ses dépenses ont un effet multiplicateur sur l’économie sans s’inquiéter de son effet réducteur. Vole donc ton vopisin et devant le tribunal argue que ta dépense sera meilleure que la sienne.

              Sinon l’argent perdu ça reste du lol de compét’… ça me rappelle les commentateurs éco qui disait en 2008 que la bourse – et donc l’économie – avait perdu des milliards à cause de la chute des capitalisations : c’est juste oublier que les capitalisations peuvent être calculées à partir d’une seule transaction sur une seule action : si ma capitalisation est répartie sur 2Mds d’actions cotées à $1 à l’instant T elle vaut $2Mds mais si une transaction se fait à 10 cents à T+1 alors instantanément ma capitalisation ne vaut plus que 200 millions mais si tu calcules, globalement il n’y a pas d’argent qui a disparu. Même la valeur ne disparâit pas tout à fait : si tu « brûlais » tes actions ou tes tableaux ça augmenterait la valeur de celles et ceux qui sont en circulation.

              Mais c’est quand même drôle d’entendre quelqu’un nous parler dans un message aujourd’hui de décorrélation du bitcoin – donc de la monnaie – avec la création de richesse… et nous parler ensuite des dépenses de l’état qui concourent à la création de richesses…. faudrait voir à être homogène ou alors nous dire ce qui de ton point de vue est de la création de richesses…

              1. Pheldge

                 » Les dépenses de l’état qui concourent à la création de richesses… GO, essaye d’être de bonne foi pour une fois 🙂 Elles y concourent plus que tes $1800 Millions qui ont tout bonnement cessé d’exister.

                1. Honorbrachios

                  phledge

                  aie ais aie>>>supprimons tout le reste du commentaire et gardons ceci : « oui je suis bête à manger du foin »
                  !
                  plaisanterie et méchanceté mise à part, un impôt ne produit rien vu que c’est de l’argent volé aux uns pour donner à d’autres…l’argent volé aurait été, au pire, dépensé avec la même efficacité (nulle), par ses propres propriétaires mais la plupart du temps, mieux…question de psychologie humaine de base, on fait toujours plus attention à son pognon qu’à celui des autres (surtout si on ne rend de comptes à personne)

                  1. Pheldge

                    Je suis entièrement d’accord et mon propos est mal compris; je dis simplement que quand le BTC dégringole de 50 % c’est de la perte sèche ! Le pognon des impôts et prélèvements, je ne dis pas qu’il crée plus de richesse que s’il ne passait pas dans les mains de l’État, je dis que lui, il n’est pas perdu, que tant bien que mal il revient dans le circuit éco,
                    Ce n’est pas moi qui ait fait cette comparaison un peu bizarre
                    J’essayais juste d’y apporter mon point de vue.Cet échange en est parti du commentaire de GO 14 h 02 : « perdre 50% dans la volatilité du marché n’est pas un problème quand l’état lui vous en prendrait 75%. »

                    Et à ce sujet , j’ai l’impression que certains font une lecture un peu rapide et plutôt « à charge » des commentaires un peu différents de la doxa !

                    1. Caton

                      Quand le cours du pétrole chute de 50% en quelques jours, est-ce de la perte sèche? Oui et non. Vous avez toujours votre pétrole, sauf à avoir immédiatement besoin de liquidités rien ne vous oblige à le vendre. Sauf si vous avez joué au casino avec des produits dérivés, auquel cas vous avez perdu la mise.

                      Bien sûr, la volatilité du BTC est aujourd’hui très importante. La volatilité, c’est tout à la fois une opportunité d’investissement et un risque en matière de spéculation. Pour ceux qui ne le comprennent pas… appelons cela du Darwinisme financier en action.

                    2. La volatilité, c’est surtout la marque d’un marché étroit. BTC a 5 ans, ce n’est donc pas anormal du tout.

                    3. gameover

                      @ Pheldge et tous ceux qui ne trouvent pas idiot son raisonnement suivant :

                      « je dis simplement que quand le BTC dégringole de 50 % c’est de la perte sèche ! »

                      On notera déjà que l’on parle de la dégringolade mais pas de la hausse vertigineuse (plus de $1,000) et qui donc selon le raisonnement de Phledge aurait créé de la valeur… LOL++

                      On ne parle pas non plus de la perte sèche subie par ceux qui ont des revenus en € mais des dépenses en $ (ou inversement, aussi bien des particuliers que des entreprises) alors que l’euro s’est baladé ces dernières années entre $0.8 et $1.60… du simple au double… si ça c’est pas de la perte sèche LOL+++

                    4. gameover

                      Autre chose pendant que je suis dans ma période de compliments :

                      Si une action (ou un BTC) passe en quelques mois de disons $10 à $100 pour se recasser la gueule à $5 un peu plus tard

                      – Cas n°1 : elle passe petit à petit à cette valeur de $100; c’est à dire que des échanges ont eu lieu avec des vrais gens qui ont fait des transactions pour les acheter à $80 à des gens qui eux même les avaient achétées $70 qui eux même …. etc… et on est dans un jeu à somme nulle : des gagnants et des perdants. Et c’est idem lors de la dégringolade.

                      – Cas n°2 : elle passe brutalement de $10 à $100 un matin en se levant. cela veut dire qu’il y a eu très peu de transactions pour parvenir à cette valeur : une seule suffit; … l’un a acheté et l’un a vendu, l’un a $100 de plus et l’autre $100 de moins et que des milliers d’actionnaires se sont retrouvés avec une valeur virtuelle de $100. Le soir ou 6 mois après si cette valeur est retombée à $10, rien n’a changé, les plus équilibrent les moins… et si elle retombe à $5 ou monte à $200 c’est pareil : la somme est nulle.

                      Il n’y a pas de perte sèche.

                      Si vous achetez un véhicule de collection 100,000€ et que cela s’avère une perte sèche pour vous car c’est un faux… ce n’est pas une perte sèche pour tout le monde : l’un a gagné la différence… la somme est nulle.

                    5. Black Mamba

                      Tant qu’on ne « vend » ses Bitcoins ou son Or , il ne peut avoir de perte sèche… Il est vrai que les fluctuations du marché quand elles sont à la baisse, angoisse les vendeurs mais les acheteurs quand à eux, ils trouvent là une superbe affaire… Donc tout dépend du point de vue..,
                      Dis GO , j’ai bon là, n’est ce pas ? :mrgreen:

                    6. gameover

                      Voui BM t’es bonne tu as bon…. 😀

                      On oublie souvent que lors d’un échange, l’un a cru bon d’acheter et l’autre de vendre et que chacun est persuadé d’avoir fait une bonne affaire… c’est ça le marché…

            3. Aloux

              @Phledge : lis ou relis Bastiat, il passe son temps à démonter les arguments comme celui que tu avances ici sur les bienfaits des dépenses de l’Etat.

              En très très résumé : tout l’argent dépensé par l’Etat l’aurait été de toutes façons par les agents économiques qu’il a spoliés par l’impôt, donc le bilan en termes de dépenses « globales » est neutre. Le seul résultat est que les agents économiques sont dissuadés de continuer à travailler parce qu’une part de plus en plus importante de leurs revenus leurs sont pris pour être dépensée sans leur consentement, et que l’Etat va faire vivre toute une armée de parasites qui n’auraient aucune chance sur un marché libre.

              Quand aux bitcoins qui se volatilisent j’avoue que je ne comprends pas de quoi tu parles.

              1. « le bilan en termes de dépenses « globales » est neutre »
                Seulement vrai si on admet que l’Etat ne coûte rien en frais de fonctionnement et que les frictions (ponction, redistribution) sont nulles.

                1. Aloux

                  Tout à fait, j’ai bien dis que c’était très résumé ;).

                  Mais l’essentiel est que même dans l’hypothèse idéale où l’Etat ne coûte absolument rien (ce qui n’est évidemment pas le cas dans la réalité), ses dépenses ne créent pas de richesses non plus, et donc que l’argument « l’Etat réinjecte l’argent des impôts pour stimuler l’économie » n’est que ce que Bastiat a dénoncé il y a bien longtemps déjà : un sophisme.

                2. voleurdufeu

                  Ben oui. On confond dans cette discussion la dépense et l’utilité. Serait quand même temps d’introduire un cours Price theory 101 au collège, à la place du macramé ou de la bourrée auvergnate.

        2. « A ceci près que la part « saisie » par l’État, est ré-injectée dans l’économie »
          Ah
          ah
          ah
          Et la marmotte, hein, vous y avez pensé à la marmotte ??

          1. Pheldge

            L’Amère morte ? non ! la Mer morte non plus ! 🙂 🙂

            Mais si vous voulez m’expliquer en cours particulier par MP ( bicauze ici, ça commence à faire un peu longuet et ça dépare votre Blog), je suis « toute ouïe » ( tout Touitt 😉 et tout d’suit’ 🙂 🙂

        3. Théo31

          « L’inscription de la face du souverain local à été garante de sa valeur pendant des siècles … »

          Le chouette était donc la reine à Athènes.

          Faut ne jamais avoir ouvert un recueil de monnaies antiques pour dire des idioties pareilles.

        4. Théo31

          A ceci près que la part « saisie » par l’État, est ré-injectée dans l’économie

          Tu veux dire distribuer à des séides qui ne produisent rien ?

          Toi pas être économiste, toi croire à pensée magique et avions cargo. :mrgreen:

          1. voleurdufeu

            Pheldge comparait seulement deux appauvrissements: l’un (baisse de valeur d’un capital), sans contrepartie pour personne (donc effet global négatif). L’autre, impôt ou vol (au choix), qui appauvrit un agent et en enrichit un autre (donc effet global nul en première analyse). Dans le premier cas, on a affaire à une réduction de la taille du gâteau, dans le second, à un répartition différente (quoique peut être injuste, et génératrice d’effets secondaires négatifs, comme la désincitation au travail, aussi bien pour l’agent taxé que pour le bénéficiaire). mais la comparaison n’est pas absurde dans le principe. Il faut quand même apprendre à poser les problèmes, avant de défendre une solution….

    3. Théo31

      « Les utilisateurs des cryptomonnaies sont peu nombreux

      nouveau certes, mais pas prévu pour la durée »

      C’est ce que tout un tas de crétins disaient d’internet il y a vingt ans. Faudrait songer à arrêter d’injurier l’intelligence des hommes.

      1. gameover

        Je pensais à la même chose sur le // entre bitcoin et Internet. Je ne sais plus quel est le PDG de France Telecom qui avait dit dans les années 90-95 qu’internet n’avait aucun avenir excepté pour les jeux et les échanges de lolcats…

        1. Pour les lolcats, il avait raison. On estime que 93.566% de la bande passante d’internet est trustée par des minous à poils drus !

        2. Theo31

          Et le crétin qui avait expliqué que le commerce n avait aucune chance sur internet avec le Rnis. Depuis on est passé à l adsl et à la fibre optique.

      2. Pheldge

        C’est mon jour de masochisme, tu l’auras compris 🙂 J’avais prévenu plus haut : « allez-y, insultez moi, c’est bon … » 🙂

        1. Calvin, 08 ans

          C’est juste la phrase « l’Etat réinjecte dans l’économie » qui est le plus navrant.
          L’Etat prend, se sert, puis redonne en créant des distorsions.
          Juste du clientélisme malsain et foireux.
          Il crée les crises, appauvrit et fragilise. Ah si, il renforce les plus puissants par connivence.
          Méga Fail.

          1. Pheldge

            Ah mon pauvre Calvin, déjà victime de la Méducation Nationale, si jeune … Où as-tu lu cette citation que tu rapportes entre guillemets ? pas dans mes posts ! tu as rapidement lu les réponses enflammées et complètement HS pour la plupart, interprétant et déformant mon propos de départ.
            La rigueur Calvin, pas celle de l’hiver, l’autre ! 🙂

    4. voleurdufeu

      Pheldge, je crois que vous soulevez un point important. Une des choses qui donnent valeur à une monnaie est que le créancier a l’obligation de l’accepter (on dit qu’elle a cours légal). Ce n’est par définition pas le cas d’une monnaie privée, qui n’a, comme n’importe quel bien, que la valeur que le créancier veut bien lui accorder pour la recevoir en paiement. Aitre point: la monnaie privée, librement créée, est soumise à la concurrence…que devient la valeur du bitcoin si quelqu’un émet une monnaie douée de propriétés similaireś qui enfont un substitut parfait? A fortiori si la nouvelle monnaie est supérieure par quelque nouvel avantage? Il serait intéressant d’étudier l’expérience argentine de 2001, avec sa création de monnaies multiples (patacon, etc) parallèlement au peso.

      1. « une monnaie privée, qui n’a que la valeur que le créancier veut bien lui accorder »
        En réalité, c’est aussi le cas des monnaies étatiques.
        Dois-je vous ressortir mon article sur l’histoire des hyperinflations ?

        que devient la valeur du bitcoin si quelqu’un émet une monnaie douée de propriétés similaireś qui enfont un substitut parfait?
        Vous prenez le problème à l’envers. Y a-t-il possibilité de créer une monnaie douée de propriété similaires et qui en font un substitut parfait ? Oui. Très facile. Y en a-t-il effectivement ? Oui. Beaucoup. La valeur du BTC s’est elle effondrée à sa création ? Non.

    5. lateo

      «Prétendre que les transactions P2P en temps réel vont supplanter le système actuel»…
      Les crypto-monnaies ce n’est pas du temps réel, pas vraiment ; les vérifications de transaction peuvent être longues. Mais c’est très globalement très efficace. Les objectifs sont différents du «système actuel», donc forcément ce n’est pas conçu de la même façon.

      «Les utilisateurs des cryptomonnaies sont peu nombreux,»
      OSEF, ils défrichent le concept et préparent les esprits de la génération suivante à considérer, par expérience, que le principe est viable (ou pourrait l’être si A ou B moins l’âge du capitaine…). À un moment ou un autre, que ce soit 5 mois ou 50ans, un produit fini déboulera. Aujourd’hui c’est l’ébullition du défrichage.

      Je voudrais en profiter pour préciser un ou deux trucs : les «crypto-monnaies», en fait, ne sont qu’une application de la «(vraie) techno/avancée/découverte/principe» qui se cache derrière les crypto-monnaies : le blockchain. Ce truc a bien plus d’applications potentielles que le seul domaine bancaire. Je pense au secteur des assurances ou encore aux contrats (notaires & co).
      Tout ça pourrait, il me semble, fort bien s’accommoder d’apparaitre dans un «grand livre des contrats» dématérialisé, décentralisé, résistant aux attaques, insensible à la corruption, garantissant la non-réversibilité, etc.
      Parce que le blockchain, au final, c’est un peu ça : un grand historique des transactions (qu’il s’agisse de contrats sur l’avenir ou d’achat/troc), créé et maintenu par les utilisateurs eux-mêmes, simplement parce qu’ils l’utilisent.

      «il suffira qu’un nouvel algorithme de cryptage plus sûr, plus stable apparaisse, pour que l’actuel»… ne soit remplacé en quelques heures si nécessaire. C’est ce qui arrive quand une vulnérabilité est découverte.

      «Sans système centralisateur garantissant la stabilité et la pérennité de la monnaie, ça sera voué à l’échec.»
      Je ne vois pas bien en quoi.
      Le truc qui me gêne c’est que j’ai un peu de mal à voir comment une monnaie «universelle» pourrait tenir la durée, enfin dans le cas où elle remplacerait (supplanterait?) les ou des monnaies étatiques. En fait j’ai des difficultés à imaginer une monnaie décorrélée d’un peuple. L’€uro en pire?

  11. Golum

    Se passer le plus possible de l’Etat est indispensable. L’école, les services, les taxes, les impôts…il faut couper tous les liens qui nous unissent avec ce parasite.

    D’ailleurs, pour faire une image, les mains crochus de l’Etat s’accrochent encore au bord du précipice. Des grandes griffures profondes dans le sol !

    Bientôt, l’Etat va chuter: Ahahahahahhaha

    Taillez l’herbe sur la partie communale, faites chaque petit geste « symbolique » pour prouver votre liberté d’aller sur le domaine public !

    (les animaux font ainsi, nous sommes des animaux, regagnons notre territoire !!!!!)

  12. Bonsaï

    La fable du bitcoin telle que racontée au grand public, c’est surtout l’occasion de mettre un peu de stochastique dans l’aridité du déterminisme politique. Un brin de poésie, un petit vent épique, l’aventure au coin de la rue … les masses crédules adorent !

  13. Duff

    Désolé pour le hors sujet. 2 constats sur twitter ce matin.

    Jean Michel Apathie note qu’un dirigeant qui applique son programme et notamment des réformes économiques libéral est réélu haut la main. Savoureux. Je vous passe les réactions pathétiques de cambadélire et autres abrutis socialistes.

    Clegg/Miliband/Farage viennent de démissionner de la tête de leurs partis respectifs. Meanwhile in France…

    On ne s’étonnera donc pas pourquoi pendant que notre pays coule le RU va mieux.

    1. Higgins

      Un peu de soleil dans un ciel bien gris.
      Toujours HS mais ça prouve bien que la société France se casse la gueule: le hasard m’a fait rencontrer ce matin un étudiant fraîchement diplômé (octobre) d’une grande école en ingénierie aéronautique. Près de 6 mois plus tard, lui et une bonne partie de sa promotion n’ont toujours pas trouvé de travail! Et pourtant, l’aéronautique est un secteur en « bonne santé ».

      1. Aristarkke

        En Grance et dans nombre de secteurs économiques, l’ employabilité est estimée n’être vraiment valable qu’entre 30 et 45 ans, peut-être 50ans pour les plus fous ou les plus en manque de personnels des recruteurs. En dehors de ce gradient : trop jeune, trop vieux, pas (assez) d’expérience, trop d’expérience (au sens où vous n’avez plus la souplesse de vous adapter à une autre boite…)

        1. Adolfo Ramirez Jr

          C’est curieux, ça me rappelle l’époque ou je cherchais un emploi…. :mrgreen:
          Trop jeune mais déjà avec une famille donc trop vieux, pas d’expérience, à la limite on veut bien me filer un stage (j’ai déjà fait 2 ans de stage sur ma scolarité, mais apparament ça compte pour du beurre)

          1. Jiff

            Ça me rappelle l’analyse d’une petite annonce informatique faite avec un pote à l’œil acéré; c’était vers la fin des contrats moins de 26 ans.

            Si l’on prenait en compte toutes les contraintes définies par l’entreprise, notamment les connaissances demandées, +12 langages _parfaitement maîtrisés_ et l’expérience voulue, on arrivait à un début de carrière vers… 11 ans 😉

        1. Black Mamba

          Ce n’est même pas une histoire de prétention… L’avenir est incertain dans tous les secteurs… La France se meurt, nos dirigeants ont réussi à tout saboter.

          1. Duff

            Je laissais entendre par là que plutôt de chercher un poste pantouflard dans une grande entreprise qui ne recrute les jeune que sur le nom de l’école il ne reste que deux solutions : La prestation de service qui paie mal et offre des missions précaires ou l’aventure dans une PME sur un secteur porteur. En mon temps j’avais choisi cette dernière option et suis ravi de ce choix malgré la précarité et le risque inhérent.

          2. Honorbrachios

            oui BM, mais ce qui reste sidérant, c’est à la vitesse à laquelle ils vont…tous ici, pensions que ça se casserait la gueule évidement, mais (et c’est encore dans le titre du blog : « lente » !) mais ce qui est sidérant c’est la vitesse et la « joie » avec laquelle nos « dirigeants » emmènent la france au désastre…

    2. Jiff

      « Clegg/Miliband/Farage viennent de démissionner »

      Étonnant (enfin non, pas vraiment, plutôt amusant): il-y-a quelques dizaines de minutes, C Dans L’Air a passé un morceau du discours de Miliband dans lequel il s’excusait auprès de ses collègues Écossais, parce qu’ils étaient… débarqués (plus exactement, avaient perdu leurs sièges).

      1. Duff

        très drôle. Jospin est parti si vite en claquant la porte qu’il s’y est coincé quelques doigts tel le lapin RATP.

        Si vous voulez un décalage maximal avec l’énarchie française regardez les dirigeants japonnais de Tepco exploitant des centrales de Fukushima s’excuser en pleurant. Larmes de crocodiles ou pas ça prouve que c’est nécessaire dans ce pays. ici Anne Lauvergeon attend une nouvelle affectation pour dilapider l’argent du contribuable. 0 larme pour les 5000 chômeurs en plus que ses folies vont coûter.

        1. Jiff

          Franchement, Tepco est un très mauvais exemple, ça fait plus d’un an qu’ils cachent une méga-fuite (bien évidemment très radioactive) qui propulse des produits pas vraiment catholiques dans l’océan.
          Donc au final, ils sont bien pires que Lauvergeon.

              1. Ah oui, Reporterre, connu pour son sérieux scientifique…
                Je ne vais pas répondre en détail, mais en substance : bullshit. Rien que le terme de 70x plus que les autres fuites, ça montre tout le sérieux du bidule, passé d’agence de presse en agence de presse, religieusement. Miam, on voudrait faire très peeEeeur qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

                1. Jiff

                  Reporterre dit des conneries, soit (et je ne suis pas le dernier à le reconnaître), mais pas que… Tout comme ce blog ainsi que tous les autres.

                  C’est assez bizarre cette façon de faire pour quelqu’un qui, bien que se disant libéral, supporte apparemment très mal la contradiction, qu’elle qu’elle soit; dans un salon, ça pourrait à la rigueur se comprendre, mais là…

                  Maintenant, j’ai mentionné Reporterre parce que je ne bookmark pas tout et qu’il est apparu dans ma recherche; voici donc une source autrement plus sérieuse qui tend à dire la même chose, sa référence: https://en.wikipedia.org/wiki/Woods_Hole_Oceanographic_Institution, et sa page Fukushima publiée régulièrement mise à jour: http://www.whoi.edu/page.do?pid=69136

                  Mais bon, je suppose que 800TBq arrivant sur la côte ouest c’est aussi une paille ainsi qu’une intoxication socialiste de la part du ShanghaïDaily.

                  Notons tout de même, pour ceux qui lisent mal ou pas du tout l’Anglais, que ces 800TBq de Ce137 ne représentent que 5% de ce qui a été déversé dans l’océan, et que sa demi-vie est d’environ 30 ans, une autre paille sans nul doute.

                  Bon, ce coup-ci, j’y vais – il faut que je termine mon éolienne non-subventionnée et mes fruits de mer, avant qu’ils ne me regardent avec des yeux tout verts et brillants.

                  1. « supporte apparemment très mal la contradiction »
                    Allons.
                    Vous pouvez discuter, poster vos liens et tout ça. J’ai tout de même le droit d’avoir une opinion radicalement différente de la vôtre dans ce sujet, non ? En tant que libéral, souffrez qu’il en soit ainsi en tout cas. Et je ne contredis pas, je dis que comme d’habitude, le sensationnalisme et les conneries journalistiques ont fait leur travail.

                2. albundy17

                  « on voudrait faire très peeEeeur qu’on ne s’y prendrait pas autrement.  »

                  Ouaip, et ils sont doués ! : //fr.sott.net/article/25541-Fukushima-des-dauphins-morts-par-irradiation

  14. Noêl Barlet

    On confond le banquier et le financier. Le banquier emprunte à Pierre qui met de l’argent de coté, pour prêter à Paul épicier qui doit garnir ses étagères pour servir sa clientèle. Paul remboursera la banque quand il aura vendu son stock, la banque remboursera Pierre qui a peut-être besoin de son argent. Et on recommence. En général, ces opérations se font sur trois mois maxi, et leur risque est très faible car la banque connait bien le rythme des ventes du commerce. Le taux de défaillance des emprunteurs est constant, et facile donc à couvrir par une marge que la banque met de coté en réserves.
    Le financier, lui, investit dans un coup, et gagne ou perd (et arrête son activité faute de capitaux) si ça rate.
    Le problème nait quand le financier et le banquier se confondent, et que le banquier investit l’argent de Pierre épargnant. En cas de perte, c’est Pierre qui est refait. En cas de gain, c’est le financier qui gagne.
    On sait cela depuis longtemps. Il faut séparer les activités de banque et d’investissement. Mais la banque, comme l’assurance décès ( ne pas confondre avec l’assurance vie qui est une arnaque dans les termes), est une activité commerciale normale et rapporte « normalement ». Alors que la finance, avec l’argent des autres, permet de rapides fortunes, aux risques des autres…
    Le financier sait partager son gain avec le Politique, qui lui renverra de l’aide en cas de besoin. L’ascenseur se renvoie dans les deux sens. Donc le politique se limite à faire semblant de vouloir séparer les activités de banque , et celles dites « de marché » (novlangue pour spéculation). Roosevelt avait réussi à séparer ces deux rôles, et Bush père y a mis fin, avec la suite bien connue depuis Lehman. Simple non ?
    Noël Barlet

    1. « Il faut séparer les activités de banque et d’investissement. »
      Il faut il faut … Bof, on s’en fiche.

      « avec la suite bien connue depuis Lehman »
      Lehman était exclusivement une banque d’affaire, ne faisant donc pas d’activité de banque classique. Il y avait avec elle une belle séparation. Voilà qui ruine complètement votre argument, non ?

  15. Aristarkke

    HS, Monseigneur de Ceze mais dans la blog roll de votre site, celui intitulé Brunet Bommert donne accès à un joli dessin sans aucun autre débouché valide. C’est mon smartphone ou ma collection qui débloque ou c’est un blog suicidé???

  16. Hendrik Casimir

    Bonjour H16
    je suis un lecteur, malheureusement épisodique (trop de travail) mais toujours passionné de vos blogs …
    beaucoup à dire sur le sujet des banques, car je suis à la tête de plusieurs Hedge Funds, au coeur du systeme, et ça commence vraiment à partir en vrille …
    mais aujourd’hui, – totalement HS – mais je crois très important, j’ai reçu le dernier bulletin de la société française de physique…et je tenais à vous communiquer l’éditorial correspondant …
    Éditorial

    Depuis 2013, le bac S est inadapté aux études supérieures de physique et de chimie
    Atterrés par ce constat alarmant, les présidents de l’Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques aux grandes écoles (UPS), de l’Union des Professeurs de Physique et de Chimie (UdPPC) et de la Société Française de Physique (SFP) se sont adressés à Madame la ministre de l’Éducation nationale pour faire connaître l’ampleur du diagnostic* lors d’une entrevue, accordée le 25 mars 2015.
    Extraits choisis…
    ‘Éloignée de ces valeurs, une séquence de champs scientifiques, sans lien, sans objectif de progression, est proposée, limitée aux vertus culturelles, certes importantes, mais totalement inadaptées à la constitution d’un corpus de pratiques scientifiques. Une réduction des horaires, diverse dans le détail, mais globalement d’une heure en première et terminale, à la fois pour les mathématiques et la physique-chimie, associée à une évolution conséquente du programme de mathématiques, mine les bases de la formation scientifique au lycée, si nécessaire à l’économie française pour reconquérir un socle industriel actuellement très affaibli….’
    ‘Peut-on aborder des sujets difficiles tels que par exemple, le Boson de Higgs ou la relativité alors que la plupart des élèves et des étudiants ne savent pas ce que représente une vitesse ? …’
    – Revenir aux bases fondamentales et arrêter le saupoudrage qui finalement n’intéresse pas l’élève car trop complexe (p 20)…

    …’ les enseignants du supérieur, comme les enseignants du secondaire, « ne veulent pas qu’un enseignement traditionnellement ordonné et rigoureux tende à changer de nature pour faire place à un moins-disant « culturel » aux exigences minimalistes et floues, qui consisterait à savoir très peu à propos de beaucoup de sujets au lieu d’approfondir méthodes et démarches sur moins de sujets que dans les programmes [de Lycée] actuels » …

    Comme le soulignent l’Union des Professeurs de Physique et de Chimie (UdPPC) et l’Union des Professeurs de Classes Préparatoires Scientifiques (UPS), le risque de ces programmes de Physique au Lycée est de ne plus former les scientifiques de qualité dont la France a besoin, notamment en Recherche & Développement. Ces scientifiques sont nécessaires pour innover et permettre aux entreprises françaises d’être compétitives au niveau international.
    La SFP craint ainsi que le nombre de diplômés de Physique baisse alors que la Physique joue un rôle crucial dans le développement de notre société.
    Citons un extrait de l’enquête de 2012 réalisée par l’ Institute of Physics :
    «
    […] Les entreprises qui sont tributaires de la Physique contribuent davantage à l’économie nationale que le secteur de la construction, emploient plus de personnes que le secteur de la finance, et ont un chiffre d’affaires nettement supérieur aux deux. Cet impact se retrouve dans des secteurs allant de la fabrication de produits de haute technologie à la production d’électricité, en passant par l’aérospatial ou encore la communication par satellite – secteurs dont la survie dépend de nouvelles découvertes en Physique. Ces entreprises basées sur la Physique contribuent pour 8,5% à la production économique du Royaume Uni et emploient plus d’un million de personnes. Si l’on tient compte des sous-traitants et des chaînes d’approvisionnement, c’est 3,9 millions d’emplois qui contribuent pour plus de 250 milliards d’Euros à l’économie britannique. »

    Dans une lettre adressée au Ministre de l’Éducation Nationale en date du 6 janvier 2014, la Société Française de Physique a exprimé son inquiétude sur l’impact de ces nouveaux programmes de physique dans l’enseignement supérieur.
    Les résultats de l’enquête présentée ici ne font que renforcer notre inquiétude.
    Lire l’intégralité de l’enquête sur :
    https://www.sfpnet.fr/uploads/tinymce/ResultatsenqueteSFPprogrammelycee-1.pdf
    et : http://www.iop.org/publications/iop/2012/file_58713.pdf

    voilà… cri d’alarme – je pense – à diffuser sans discernement …
    Hendrik Casimir

    1. Bonjour,

      Merci pour ces éléments. Concernant le Bac S, je ne suis pas surpris. Je vais regarder ça d’un peu plus près.
      Pour ce qui est du système bancaire, j’ai justement un papier à venir sur l’état général. « Partir en vrille » est aussi mon sentiment.

      1. albundy17

        « Pour ce qui est du système bancaire, j’ai justement un papier à venir sur l’état général.  »

        je sens que je vais me régaler

    2. Val

      Meme constat des profs de prépa en maths (source : prof de grande prépa parisienne) . Le salut est désormais dans le privé hors contrat. Merci l éd Nat .

  17. seldoon182

    Bonjour,

    Malheureusement il est possible de manipuler le développement de Bitcoin et c’est exactement ce qu’il est entrain de se passer (cf Gavin last Github Commit). L’utopie qui aurait pu être possible avec Bitcoin est déjà bien loin. Un système de surveillance généralisé sur Bitcoin est possible et c’est d’ailleurs inévitable tout comme cela est possible avec TCP/IP, SMTP, HTTP, et etc…

    Je ne suis pas défaitiste, il y a encore de l’espoir mais la populace est faible d’esprit critique et entièrement formaté et manipulé.

    Les banquiers s’intéressent de plus en plus à ce protocole, la demande de formations autour des cryptomonnaies explose. J’étais invité à Andorre pour parler Bitcoin à des banquiers, ils investissent en masse (faute de comprendre), et certains tente déjà à chercher la manipulation pour se faire du pognon:

    – En effet, Bitcoin n’est pas virtuelle, c’est bien réel et tout comme chaque monnaie, on peut augmenter d’agrégat monétaire de M0, M1, M2, M3 et M4.

    La promesse de Bitcoin de permettre aux pauvres gens de s’affranchir de l’Etat et des banques est bien loin: Ils n’y comprennent pas l’avantage qu’il y gagneraient, ils sont à la ramasse, ils ont aucunes connaissances en économies.

    1. Ne mélangeons pas tout. Le fait qu’il soit possible de mettre sous surveillance n’a rien de nouveau, c’est même banal. Le problème de la surveillance est un problème de droit et de dérives possibles, mais sur le plan technique, ça n’interfère pas avec la technologie sous-jacente au contraire de ce qu’une interdiction (par la loi ou par des moyens physiques ou techniques) tendrait à avoir. Or, et c’est mon point, cette interdiction n’est pas réalisable.

      Quant à la promesse de BTC de s’affranchir des banques, elle n’a absolument pas besoin du soutien des gens. Il suffit d’une seule application qui offre un avantage comparatif même minime aux banques et le marché trouvera sans aucun souci à l’exprimer. Comme je l’ai dit, BTC est un proof-of-concept, une graine qui a planté des milliers d’idées dans des centaines de milliers de crânes. Et ça, c’est bien plus fort que tout.

      Je suis, de ce point de vue, toujours aussi serein.

      1. seldoon182

        Le problème de la surveillance couplé à de la big data, ce n’est plus qu’une question de micro ou de caméra. C’est surtout la corrélation de tout un tas de données pour comprendre un événement, le prédire et surtout le désamorcer (cf Voir les possibilité offerte aux Etats qui dispose d’une licence Palantir.)

        Comme je le soulignais, les gens n’y comprenne rien et sont totalement dépassé. Ils ne comprennent pas le tsunami qui leur fonce droit dessus: ils sont pas préparé.

        Je suis début plus de 2 ans dans la communauté Bitcoin, j’ai fréquenté ces crypto anarchistes, des banquiers, des avocats, les core dev de bitcoin et autres entrepreneurs-anarqueurs, il faut vraiment comprendre que Bitcoin n’ira pas plus loin que l’autre protocole qui s’est fait centralisé alors qu’il devait couper l’herbe face au opérateur, je parle de VO/IP.

        L’idée même de décentralisation n’est pas claire. Lorsque vous expliquer qu’avec Bitcoin il est possible de mettre en place un système de vote électronique, la populace n’a pas confiance: et oublie le manque de transparence des bureaux de votes, leur coûts et même l’intimidation qui y règne encore.

        J’ai déjà discuter avec certains régulateurs du sujet « Bitcoin », ils sont formelle: les gouvernements vont intervenir de plus en plus: ils veulent modifier Bitcoin en son coeur pour qu’il s’aligne avec leur autres protocoles propriétaires afin d’identifié les utilisateurs et blacklister certains transfert. Et c’est possible à mettre en place techniquement.

        Surtout avec tout les investissements fait autour des startups Bitcoin, les investisseurs veulent déjà leur retour sur investissement et même si ce trimestre ont à exploser les investissements du trimestre 2014. Donc il va devenir d’ici fin 2016 (avec la division du nb de bitcoin créer ex-nihilo de 25 à 12.5) très difficile de lever des fonds pour continuer le dev de Bitcoin, Altcoin, Sidechain et etc..

        De plus, le minage de Bitcoin est entrain de plus en plus se centraliser. Ce qui va permettre aux gouvernants de cibler les mineurs de façons créatives comme par exemple en créant des licences pour posséder des ASIC ou en imposant un « kill switch » aux fabriquants d’ASIC. Et il n’y a qu’a voir l’influence qu’a le gouvernement US sur les fondeurs Intel, ASMC par exemple pour s’en convaincre.

        Ce qui fait la force de Bitcoin c’est qu’il est fongible avec les autres cryptomonnaies, mais les Atlcoins sont toutes achier: il faut le dire ! J’étais avec Stéphane Tual d’Ethereum à Londres lorsqu’ils ont levé 15 millions, aveux des créateurs eux-mêmes: « Perso, j’aurais pas mit 15 centimes moi-même ».

        Si certains me trouve pessimiste, j’ai personnellement converti l’ensemble de mon patrimoine en Bitcoin protégé en Netbook Cold Storage (pas simple à configurer pour Monsieur Toutlemonde). Alors qu’attendez-vous ? Vous avez tous à y gagner !

        1. « il devait couper l’herbe face au opérateur, je parle de VO/IP »
          Hum. Techniquement, c’est pourtant une réussite : VOIP a bel et bien coupé l’herbe sous le pied des opérateurs. Les grosses entreprises ne passent plus par ceux-là pour leur téléphonie interne, typiquement.

          il va devenir d’ici fin 2016 très difficile de lever des fonds pour continuer le dev de Bitcoin
          D’ici 2016, il va se passer plein d’autres trucs. Là, on est dans l’incantation pure et simple.

          « imposant un « kill switch » »
          Grotesque. On n’arrive déjà pas à unifier les normes comptables ou douanières, alors ce genre de stunt électronique, lol.

          Bon, tout ceci est intéressant, mais je crois que vous devriez relire l’article. J’explique pourtant assez clairement que BTC n’est pas LA solution, mais avant tout une proof-of-concept. Ce qui est primordial à la période actuelle, c’est d’avoir un exemple de ce qu’il est possible de faire, et des écueils à éviter. L’avenir seul permettra de savoir si BTC restera la cryptomonnaie de référence ou non. Indépendamment, l’idée même de se passer de système bancaire est maintenant dans des centaines d’esprits, et c’est ça qui compte par dessus tout.

          1. gameover

            Même remarque sur VOIP : même les opérateurs mobiles ont tenté pendant un temps de l’interdire tout comme l’utilsation du mobile comme hotspot mais ils ont rendu les armes rapidement et c’est sûr que ça leur a coûté un bras.

            Don parler de VOIP comme protocole centralisé ça veut dire quoi ? Que c’est devenu un standard, oui. Que c’est contrôlé par quelques uns, non.

          2. seldoon182

            J’ai bien lu votre article cher h16, et même vos articles. Je vous avait même envoyé un petit tip en bitcoin pour vous supporter. 🙂

            Ce que je reproche à votre article c’est le manque d’objectivité sur la technologie Bitcoin. C’est facile de vendre du rêve sur les cryptomonnaies si on ne parle pas aussi de leur désavantages. Ce sont des technologies qui, certes, ne seront pas désinventé: ici on est tous d’accord. Bitcoin, et plus particulièrement le PoW à permit de créer de la valeur à partir d’une simple puissance de calcule et je retient ça comme vraiment une innovation majeur de notre histoire.

        2. Val

          @seldoon82 , j’ai bien apprécié votre post mais je pense que vous sous estimez le vulgum pecus (que nous sommes tous dans un domaine ou un autre). Finalement vous dites que les gens ne comprennent rien et ne font pas confiance à bitcoin mais de votre côté, vous dites exactement l même chose . A savoir que vous connaissez bien ce domaine et ne croyez pas non plus à son independance vis à vis des banques et des etats . Donc tout le monde est d’accord .
          Bon le seul truc , c’est que vous y croyez comme canot de sauvetage , là par contre , je ne vous suivrai pas dans celui la et peut être ai-je tort .
          Mais je reviens à mon point : un bon outil est celui qui est utile , facile et en qui l’on peut avoir confiance , celui la sera compris et utilisé. Peu importe sa complexité , c’est de la « soupe » de spécialiste. Ainsi tout le monde s’est mis à internet , à l’avion , et peut être demain au voyage dans l’espace et croyez moi ils comprennent tout à fait de quoi il s’agit.

          1. seldoon182

            @Val, dans mon commentaire j’essaye de faire l’avocat du diable et de partager l’autre face de Bitcoin qui n’est pas lisible dans cette article. Il est essentiel de parler de cette outil de façon objective. Je partage l’avis de l’auteur, mais je pense qu’il est dangereux de parler des aspect positive seulement. Cela peut s’interpréter un peu à de la manipulation en expliquant uniquement les bon cotés de la chose.
            Si vous avez étudiez l’histoire de l’art, vous comprendrez qu’il est très facile avec une seul photo de manipuler son audience et lui faire penser ce qu’on aimerait qu’elle pense.
            Bitcoin n’est pas un canot de sauvetage, c’est ce qu’il existe de mieux au jour d’aujourd’hui. C’est une technologie disruptive pas seulement face aux banques, mais face à touuuuut le système: la république est un système obsolète face au protocole Bitcoin. En effet, l’application Monétaire n’est que la première d’une série d’applications possible avec Bitcoin. Avec Bitcoin vous pouvez décentralisé plus que la monnaie, mais aussi n’importe quelles institutions officielles.

    2. Jiff

      « Un système de surveillance généralisé sur Bitcoin est possible »

      Relativisons: il n’est possible QUE si une seule main réunit +50% des serveurs.

      Mais de toute façon, ça n’est qu’un galop d’essai qui a deux failles majeures: la nécessité de stocker tous les tokens de transactions pour éviter une éventuelle redondance et sa crypto qui laisse à désirer.
      Gageons que la mouture suivante saura utiliser une fonction de hash extrêmement performante ainsi qu’une crypto costaude; et ce jour-là…

      1. seldoon182

        Je ne parle pas d’attaque Goldfinger, je parle du fait que la blockchain est public. Il est très facile de mettre en place un système pour corréler facilement les transactions de l’expéditeur/destinataire.

        1. Jiff

          Ça n’est vrai que si l’utilisateur garde tout le temps le même identifiant (rien ne m’empêche, par exemple, d’échanger, à portefeuille égal, le mien avec celui de ma ma cousine Américaine), mais c’est quelque chose qui peut aussi être modifié; de la même façon que certaines télécommandes modifient leur code à chaque envoi (rolling code), l’identifiant personnel peut également être modifié tout en restant dans une certaine fenêtre pour éviter toute désynchronisation – c’est l’avantage de l’informatique, on n’est bridé que par sa propre imagination.

        2. gameover

          « je parle du fait que la blockchain est public. »

          euh… il me semble bien que c’est justement de là que peut venir la confiance, que ce soit pour la monnaie ou pour d’autres applications. Je peux voir mon vote dans la chaîne qui a servi à proclamer le résultat.

          Sinon il est certainement très facile de chaîner les transactions d’un expéditeur-destinataire… si cet expéditeur-destinataire utilise effectivement un seul compte ou toujours les mêmes séquences de transfert entre ses comptes sans en créer de nouveaux régulièrement.

          C’est un peu coton de faire cela à la main. Au fait, existe-t-il un logiciel permettant de gérer ce process de transfert aléatoire ?

          1. Ano59

            J’ai entendu parler de certains services (plutôt que des logiciels) qui brouillent l’origine des Bitcoins.

            Genre ça : http://www.bitcoinfog.com/

            Sinon, c’est maintenant asséné sur la plupart des sites relatifs aux wallets, il ne faut – sauf cas particulier où on sait ce qu’on fait – jamais réutiliser une adresse Bitcoin.

  18. Hendrik Casimir

    et ça sera du lourd …

    ‘A fool and his money are soon parted …’

    http://scholar.harvard.edu/files/rogoff/files/dealing_with_debt_postprint.pdf
    http://www.hoisingtonmgt.com/pdf/HIM2015Q1NP.pdf

    j’essaierai de vous faire parvenir le ‘top de départ’, selon nos analystes (à priori – à partir du top -quelques semaines pour ne pas perdre plus de 7% en moyenne… les gens s’accrochent, et les retournements ‘top down’ sont historiquement moins violents que ‘bottom up’;
    voir
    http://www.advisorperspectives.com/dshort/commentaries/Market-Valuation-Inflation-and-10-Year-Yields.php

    1. Merci beaucoup. N’hésitez pas à me faire parvenir ce que vous jugerez utile comme analyse sur mon mail (cf page « me contacter 😉 )

  19. Val

    Cher h16 , je ne suis pas financière et ce que je vais dire est purement intuitif. Je crois comme vous que le média numérique des monnaies existera très vite. Je me demande même si des entités non étatiques y verront un outil efficace de gain de pouvoir (une monnaie google ??). Par contre le frein actuel est la vrille qui se profile . Je crois malheureusement qu un gros krach/crise/guerre ( :-O ) est en vue . Et la le physique est roi , tout le reste sera balayé . Et après quand la confiance reviendra , ce sera mur pour les crypto et bien d autres choses.

    1. A mon avis, c’est précisément parce qu’il va y avoir krach que les cryptomonnaies vont montrer toute l’étendue de leurs capacités.

      1. Val

        Probablement mais la confiance sera longue à revenir et pour les crypto aussi ,sauf à ce qu elles aient prouvé un apport décisif pendant l épisode de crise.

        1. Caton

          Le physique, donc l’or et l’argent, limite intrinsèquement le commerce. Après l’écroulement (une crise, c’est ponctuel), le besoin de dématérialiser les moyens de paiement sera toujours présent, et plus personne ne fera confiance aux monnaies légales. C’est dans ce contexte que les cryptomonnaies auraient le plus de chance de devenir dominantes.

  20. Toto

    Pour la première fois, je vais émettre une critique sur cet article. Et je m’excuse si ce que je vais dire aurait déjà été exprimé dans la multitude de commentaires précédents. OUI il est probable que les banques disparaissent pour les particuliers (et les petites entreprises). Mais NON elles ne peuvent pas disparaître pour traiter les instruments financiers complexes et le financement des grands groupes et institutions. Je travaille à la dir. financière d’une société du CAC. Parmi la multitude de montages complexes (options et dérivés, lignes de crédits, IRS et consort -planifiés sur des décennies-) je n’en vois aucun qui puisse exister dans un système sans institution bancaire; Un financement décentralisé est inenvisageable pour les grandes entreprises, en particulier pour des projets de long terme ou des processus de cashpooling. Et quid des autres établissements/services invisibles au grand public (chambres de compensation par exemple). Non je pense que les banques existeront toujours, « à minima » comme ossature du système financier et support aux locomotives de l’économie. L’internet est décentralisé mais pourrait-il exister par exemple sans Google, l’ICANN ou les point d’échange ? la réponse est non. Donc je pense que si on voulait être crédible et réaliste il faudrait modifier le titre par « En finir avec les banques dans 10 ans pour les particuliers ? »

    1. « je n’en vois aucun qui puisse exister dans un système sans institution bancaire »
      Attention : le manque d’imagination (soit dit sans vouloir vous blesser, hein) n’est jamais un argument.

      « pourrait-il exister par exemple sans Google, l’ICANN ou les point d’échange ? »
      Hum. Internet a existé sans google et si celui-ci disparaît, il y a plein de remplaçants prêts à prendre sa place. Donc la réponse est oui pour lui, absolument sans souci ni le moindre doute. Quant à l’ICANN, il n’est qu’un agrégateur de services qui se font très concrètement à tous les autres niveaux. Là encore, il est utile et pratique, mais pas indispensable. Sa disparition verrait son remplacement par des acteurs de marché en mhm disons mhm quelques jours tout au plus.

      Pour ce qui est des « points d’échange », je ne vois pas à quoi vous faites références. S’il s’agit des CDN, là encore, internet a existé sans pendant un moment…

      1. Toto

        Dans ce cas je vais être imaginatif en étant métaphorique :). Notre système économique et financier est aussi vaste et complexe qu’une cathédrale. Sans fondations ou arcs-boutants elle s’écroulerait. Dans tout système dépassant un certain seuil de complexité (comme Internet) il y faut une ossature pour faire tenir l’ensemble. Cette ossature, ici, ce sont les banques. Enlevez les et il n’y aurait que des micro-systèmes co-existant maladroitement dans l’anarchie la plus totale. Adieu la complexité et l’imagination financière (pour revenir sur ce terme) .
        Le Libertarianisme économique ce n’est pas vouloir l’anarchie. Il ne peut y avoir de liberté sans garde-fous, ni de Nation sans Etat. Il ne peut y avoir de système financier sans banques.

        1. Le problème des analogies c’est qu’elles montrent plus la façon dont fonctionne le cerveau qui les a pondu qu’autre chose (ce n’est pas une insulte). Il y a en plus une grosse, une énorme erreur de nature entre la complexité d’internet et la complexité du système bancaire. Très en substance : le premier est bottom-up, le second top-down.

          1. Toto

            Bottom-up VS top-down ? Il faudrait m’expliquer. Il ne faut pas oublier que mon argumentaire portait sur les grands groupes et non les particuliers (subissant les banques tout comme ils subissent l’Etat). Pour me convaincre il faudrait par exemple montrer qu’il existe des « pistes » pour remplacer un certain nombre de choses que j’ai évoqué: chambres de compensation, cash pooling, dérivés… Comment ? Si les banques doivent disparaître ce ne sera pas avec le changement de paradigme monétaire, mais bien par un ensemble bien plus vaste de changements, sur tous les fronts. Et aussi n’oubliez pas que les banques n’ont pas l’inertie de l’Etat. Enfin, l’absence d’imagination n’est pas pire qu’un enthousiasme aveuglé par un idéal.

            1. Jiff

              Les articles donnés en appuis sont très clairs, les (petits, pour l’instant) patrons de ces startups ont une vision totalement différente du système actuel, et ont souvent été amené à changer leurs pensées à cause de ce même système.

              Si l’on prend le cash pooling, par exemple, c’est justement ce que fait l’une des startups; agrégat gratuit de tous les comptes bancaires, et même, pour une poignée de moules par mois, report en temps réel.

              Par ailleurs, la dissolution actuelle des nouveaux services ne tient pas la route, ils muteront/se concentreront/changeront profondément d’autant plus rapidement que la demande sera grande; pas spécialement sur le système le meilleur, mais sur le plus utilisé (dommage, de la sorte, on aurait pu éviter un système de cartes bancaires particulièrement bancal…)

              D’autre part, tous ces « services » sont loin d’être gratuits, et dans une société où la croissance va maintenant se mesurer en dixièmes de pourcent, il-y-a fort à parier sur leur élimination pure et simple.

              C’est d’ailleurs dans cette direction que pointent toutes ces nouvelles entreprises: élaguer, simplifier et ne répercuter au client final qu’une quote-part fractionnelle par rapport au système actuel – là encore, je doute que ledit système, fut-il super-extra-méga-hyper-pro, s’en sorte indemne, et ceci à très court terme.

              Cela prendra évidemment un peu plus de temps pour les grosses structures que pour les particuliers, mais celles qui ne prendront pas le train en gare risquent fort de se retrouver définitivement en rase campagne à la vitesse à laquelle les voies changent de paysage…

              Qu’on le veuille ou non, c’est un changement profond et très rapide de civilisation.

              1. Toto

                De toute les façon ce qui pose véritablement problème ce n’est pas l’existence des banques, mais la situation d’oligopole dans nos pays à cause de la régulation du secteur par les Etats. Vouloir la disparition des banques est absurde. Mais espérer une dérégulation et un bouleversement du secteur fait sens, et c’est en ligne avec le Libertarianisme.
                Il faut être cohérent avec nous même, l’ennemi n’est pas le secteur privé (économique et financier) mais l’Etat et le législateur. Haïr les banques pour vouloir leur disparition c’est un réflexe d’extrême gauche, pas de libertarien.

                1. Jiff

                  « Vouloir la disparition des banques est absurde. »

                  Je n’ai rien dit de tel, juste constaté qu’à la vitesse où les choses vont (et s’accélèrent), elle ne seront pas en mesure de s’adapter.

                  1. voleurdufeu

                    Rencontrant récemment mon patron, directeur général d’une des toutes premières banques européennes, il nous a dit: au-delà de 6 mois, je n’ai aucune visibilité…il visait notamment l’environnement réglementaire, toujours incertain et mouvant, alors qu’il conditionne notre activité.
                    Mais il faut reconnaître que les banques, comme,tout agent économique, s’adaptent à leur environnement, et que les plus grandes le font de manière très remarquable. La disparition des agences est prévue depuis longtemps…un des défis les plus rudes est l’évolution des moyens de paiement, qui constituent aujourd’hui une source essentielle du revenu bancaire. Mais le,secteur continue d’innover…voyez seulement le virement SEPA.

                    1. gameover

                      Mouais sauf que le virement Sepa c’est une réglementation européenne que les banques ont dû accepter contraintes et forcées… car ça leur a fait plein de commissions perdues…

                    2. Jiff

                      « au-delà de 6 mois, je n’ai aucune visibilité »
                      Ça fait déjà un bail que c’est le lot de _toutes_ les entreprises.

                      « et que les plus grandes le font de manière très remarquable. »
                      Oui, ça le monde l’a tout particulièrement remarqué, d’abord dans le cas de LEH, puis dans les multiples cas où elles sont allées pigner auprès des gouvernements (à part en Islande, où ils sont plus couillus que les autres et n’ont pas fait que qu’il n’y-avait pas à faire).

                      « l’évolution des moyens de paiement, qui constituent aujourd’hui une source essentielle du revenu bancaire. »
                      C’est, entre autres choses, là-dessus que si j’étais une banque je commencerais à me ronger les ongles très sérieusement.

                      Pour ce qui est du SEPA, gameover m’a coupé l’herbe sous le pied (ce qui vaut mieux que l’inverse.)

                    3. Aristarkke

                      Après les brillants résultats de 2008-2009-2010, il n’y a pas eu de ménage fait dans la haute hiérarchie desdites banques malgré l’ implication de nombre d’entre eux, a deux ou trois exceptions près…. confirmant la règle… 😥

                2. « Vouloir la disparition des banques est absurde » – « Haïr les banques »
                  Hum.
                  Mais qui ici veut la disparition des banques ? Qui les hait ? Moi, j’ai parlé d’un mouvement inéluctable. Je n’ai ni haine ni amour, je me contente de remarquer a/ la collusion actuelle des banques et de l’État, b/ leur incapacité (par nature) à s’adapter au changement, c/ l’aspect souhaitable de ce qui arrive (indépendamment de l’aspect souhaitable ou non des banques telles qu’elles existent).

                  1. voleurdufeu

                    ´la collusion actuelle des banques et de l’Etat´….actuelle? Mais c’est depuis toujours…voyez les Fugger…et cela sera toujours…l’argent et le pouvoir sont indissolublement liés…

                    ´leur incapacité, par nature, à s’adapter au changement´ Je ne sais de quel changement vous parlez, H16, mais en bientôt 40 ans de banque, j’ai vu d’extraordinaires changements dans la société, et toujours les banques s’y adapter, quoique souvent il est vrai en traïnant les pieds…bancarisation progressive de 100% de la société (alors qu’avoir un compte en banque était réservé à une élite il y a 50 ans), informatisation et automatisation généralisées des opérations, dématèrialisation des titres et des moyens de paiement…développement des marchés d’instruments financiers, de nouvelles formes de financement (leasing, crédit conso, etc) Je ne peux tout citer, mais il me semble évident que l’industrie bancaire de la deuxième moitiê du 20eme siècle s’est montrée extraordinairement inventive (parfois trop, diront certains!), résiliente ( je me souviens d’au moins 6 crises majeures en 40 ans); oui, le banquier est prudent, en général, et plutôt conservateur (de vos sous, notamment, et aussi de sa réputation, sans laquelle il aurait tant de mal à vous les prendre)…

                    ‘L’aspect souhaitable de ce qui arrive’…que les mauvais disparaissent est aussi souhaitable dans cette industrie que dans les autres ; que ceux qui trichent soient sanctionnés, quoi de plus normal? Que les prix baissent, grâce à la concurrence, interne ou externe, à l’évolution technologique ou réglementaire, fort bien, c’est le jeu…mais en quoi est çe différent de la baisse du prix des ordinateurs ou des automobiles?

                    Le véritable obstacle à l’adaptation rapide des banques à leur environnement est pour l’essentiel d’ordre réglementaire. Citez moi une industrie (à part peut-être les assurances) qui fasse l’objet d’un code de plus de 2000 pages (écrit petit!), et en perpétuelle évolution…en plus bien sûr de l’obligation de gérer en amont les obligations fiscales des clients…dans un environnement fiscal qui change parfois plusieurs fois dans l’année…de s’adapter en permanence à toutes les réglementations américaines applicables en France(FATCA)…mais bien sûr, ce ne sont sans doute là que des barrières à l’entrée mises en place par les méchants banquiers pour se protéger des gentils concurrents innovants et tout.

                    Que l’on puisse rendre les mêmes services à moindre coût dans un environnement moins lourdement réglementé, c’est une évidence économique. Reste à voir comment ces nouveaux acteurs passeront la première crise…je suis prêt à parier que dès les premières pertes les clients/investisseurs se retourneront vers l’Etat pour demander plus de régulation, non mais…

                    Le plus vraisemblable étant encore que ces acteurs soient adossés, de gré ou de force, aux institutions réglementées, charge à ces dernières de surveiller leur nouvelle filiale…et de la renflouer, si nécessaire.

                    Rien de nouveau sous le soleil, mon bon.

                    (Chanson: hymne à l’épice)
                    Oui car l’épice est immortelle, y aura toujours des épiciers (bis)
                    Pour se remplir les escarcelles et pour ruiner…le monde entier (bis)

    2. seldoon182

      Les entreprises « papier », comme je les appels, sont obsolètes face aux DACs. Les entreprises autonomes existant uniquement dans la Blockchain de Bitcoin sont largement plus compétitives face à des mastodontes tels que les GAFAM. Pour résumer, avec Bitcoin pour 0€ tu peut concurrencer n’importe quelle multinationale.

      Les DAC qui utilisent le Mixin, le Stealth Address, le Smart Contract, le Crowdfunding, Le système d’Agents, sans compter le fait qu’elle peuvent s’acquitter de taxes. C’est une structure méconnues des vieux à la ramasse qui comprennent rien aux nouvelles technologies.

  21. Caton

    Bitcoin, c’est mort : Blythe Masters (Digital Asset Holdings) s’en occupe, et maintenant Goldman Sachs (Circle Internet Financial Ltd.) la suit.

    Les cryptomonnaies vont probablement tuer à moyen terme Bretton Woods, et les établissements financiers qui abusent du système. De nouvelles banques émergeront : MtGox, par exemple, était une banque.

  22. yoananda

    Je vous rejoint complètement.
    Pour ma part, j’ai commencé à tester « Ripple » comme monnaie alternative (sans parler de tous les moyens d’échanger non monétisés et tous les autres « outils » qui sont ré-inventés), ses principaux fondamentaux me plaisent bien.
    Je suis d’accord que c’est tout le système économique (pas seulement les banques d’ailleurs) qui sont en train d’être refondés.

    Par contre, la ou je ne vous suit pas, même si vous n’en avez pas parlé dans ce post, c’est sur la neutralité du net, qui est, selon moi la garante de la sérénité de cette révolution numérique. Sans la neutralité le net deviendra une grosse pub géante, et, comme cela se passe partout avec le capitalisme de connivence, des barrières à l’entrée seront mises en place par les géants pour protéger leur rente de situation, et donc, exit tout ces petits hackeurs/blogueurs gênants.

    C’est l’analyse que font plusieurs « libristes » (au sens défenseurs des libertés individuelles) connus : Jeremy Zimmerman, Fabrice Epelboin, Benjamin Bayart, entre autres, pour ne citer que les français.
    Par contre, je suis d’accord pour dire que si la neutralité est garantie par les états … autant dire qu’on leur remet les clés du net et que c’est strictement pareil que si elle n’était plus assurée.

    Je ne sais comment sortir de ce paradoxe.

    1. gameover

      Neutralité du net ce n’est déjà pas très clair.
      Si c’est pour dire que chaque Go a la même priorité sur le réseau c’est ok mais bien souvent c’est pour défendre le droit de balancer quelques To sur le réseau et se foutre des infrastructures : j’y ai droit.

      Je ne vois d’ailleurs pas où est le danger pour les blogueurs vu que ça ne concerne que quelques Mo…

      La neutralité du net ça commence à ressembler à une bataile ségolienne pour la gratuité des autoroutes.

      1. voleurdufeu

        Très bonne comparaison, GO! Pour ce que j’en comprends, le soi- disant combat pour la ´neutralité du net’ me paraît essentiellement une menée des fournisseurs de contenu gros consommateurs de bande passante contre les gestionnaires d’infrastructures, les premiers refusant de payer au juste prix, c’est à dire au coût marginal qu’ils induisent, leur demande de renforcement des infrastructures. Si quelqu’un peut confirmer…il n’empêche que tout cela est une escarmouche d’arrière garde, le raisonnement économique reprenant le dessus, il suffit de fusionner les entreprises aux intérêts divergents.. Belle application du théorème de Coase, soit dit en passant…

        1. voleurdufeu

          Une bataille ségolienne pour la gratuité des autoroutes. Oui, étant admis que c’est ici le syndicat des transporteurs poids lourds qui fait revendiquer la gratuité par des idiots utiles…

          1. gameover

            « …. fait revendiquer la gratuité par des idiots utiles… »

            Oui c’est fortiche et nul doute que ces idiots utiles vont en appeler à l’état pour empêcher l’attaque des aliens imaginaires… tatata ta tatata

        2. Je confirme que c’est essentiellement une affaire de gros sous entre gros consos de bp et gros fournisseurs de bp, oui. Lobbying massif auprès de l’État américain (vous savez, les producteurs de « Mon Amour de NSA », « Big Brother For Ever » et « Edward Snowden aux mains d’argent »), gros raout médiatique, embobinage d’activistes marqués à gauche, bisous.

    2. « Sans la neutralité le net deviendra une grosse pub géante »

      La neutralité du net est-elle en place et « enforcée » actuellement ? Non.
      Le net est-il une grosse pub géante actuellement ? Non.
      Bon. Case closed.

      Vous l’avez écrit : qui centralise, espionne, et détourne massivement internet pour ses objectifs néfastes ? L’Etat. Qui devrait enforcer cette neutralité ? L’État. Oui, y’a pas à dire, excellent choix.

      crony capitalism

      « Je ne sais comment sortir de ce paradoxe. »
      Voyons voyons : quel système permet de a/ réguler automatiquement des pratiques que les parties prenantes de ce système ne veulent pas, b/ en punissant les agissements négatifs au global, c/ sans contraindre effectivement chaque acteur ? AH bah oui, c’est le marché. Et coïncidence, il a déjà montré, sur les 40 dernières années d’existence d’internet, qu’il parvenait très bien à calmer les ardeurs de chaque acteur un peu trop gourmand (si si, regardez bien).

      Faites confiance au marché, il a très concrètement créé internet, permis de nourrir tous les jours plus de monde, sauvé des milliards de vies, envoyé les hommes sur la Lune. La neutralité n’est qu’un tout, tout petit problème pour lui.

        1. J’ai déjà répondu à cette remarque et la réponse est non – j’ai dit précisément ceci :

          Le net n’a pas été conçu pour être neutre du tout. Sa neutralité est un « produit dérivé » de ses fonctionnalités (essentiellement, le best effort delivery de IP), et ne faisait pas partie du cahier des charges, disons. C’est un plus évident, mais pas recherché.

          Il n’y a absolument rien qui impose une quelconque neutralité. En fait, c’est un sous-produit pratique, mais RIEN ne l’impose dans les protocoles. Du reste, le fait qu’il existe des CDN, des outils de QoS, des routages intelligents basés sur le contenu tend à prouver que les opérateurs ont déjà un internet « pas neutre » mais que pour l’utilisateur final, ça marche très bien quand même.

      1. yoananda

        Bizarrement je me demande si on est vraiment en désaccord sur le sujet. Le net n’a pas été « conçu » neutre, mais il l’est (grosso modo) « depuis sa conception » (on ne se contredit pas). La nuance est importante, je vous le concède.

        Disons que c’est le marché qui a « garanti » cette neutralité. Ça vous va ?
        Disons que l’état c’est caca, et que l’état sous couvert de garantir la neutralité va nous priver des avantages de la neutralité (pratique #Charlie classique de l’état). Ok jusque la ?

        Le problème c’est que le « marché » n’existe plus dans la pratique (seulement dans des niches).
        D’ailleurs le marché tel que défini par les économistes, c’est un « idéal », dans la pratique, c’est rarement parfait, mais la, on est trop éloigné pour encore parler de « marché ».
        Attention, je suis d’accord avec vous quand vous dites que le marché à très bien fonctionné par le passé pour le net.
        Je dis juste qu’avec l’arrivée des géants GAFA et des politiques, le marché, c’est fini (disons, grosso modo depuis 10 ans).
        Le marché ça n’existe que sous certaines conditions : l’information doit circuler, les acteurs doivent être rationnels (je crois qu’il y avait une 3ème condition mais j’ai oublié). On ne peut plus dire qu’on est loin de l’optimum, on peut dire qu’on carrément à l’optimum opposé.

        Est-ce qu’on est d’accord jusque la ?

        1. gameover

          « le « marché » n’existe plus » : consternant !

          Je note quand même que le danger n’existe pas mais que votre première intervention visait quand même à se mobiliser pour la neutralité : principe de précaution certainement ?

          J’utilise « vous » car je pense que pour sortir de telles bétises vous avez dû vous mettre à plusieurs….

          1. Black Mamba

            Tu n’as pas vu qu’il a la tronche d’Homer Simpson comme Avatar, ce personnage est un générateur de bêtises :mrgreen:

        2. « c’est fini (disons, grosso modo depuis 10 ans) »
          Il faudrait étayer ça. Parce que pour moi, internet ici & maintenant, ça marche, c’est globalement très bien adapté à la demande du consommateur et les Etats ne sont en rien légitimes à agir.

          1. yoananda

            D’accord, je vais essayer de trouver des éléments sur la question. Pour l’instant, c’est vrai que c’est plus une « intuition » / une opinion qu’un fait avéré et reconnu par les économistes.

            En France par exemple, le net à commencé par une multitude de petites assos/entreprises avant d’être phagocité par les 4 grands : orange, sfr, numericable, et free. Il n’y a plus de marché des FAI, d’autant qu’on est en plein capitalisme de connivence comme vous le savez.

            Aux USA des géants comme facebook, ou google distordent le marché.

            Mais j’essayerais de trouver des vrais arguments. Je répondrais plus tard, ça risque de me prendre un moment.

            1. Jiff

              Free a inventé la box, dont pour le coup on peut dire cette fois avec raison que le monde (presque) entier nous l’envie (la box:)
              D’ailleurs, il n’y-a qu’à lire la presse étrangère, même spécialisée, pour voir qu’elle évite soigneusement de communiquer là-dessus (des fois que ça donne des envies de rébellion au mouton-tribuable-internaute local).

              La concurrence locale apparaît somme toute assez saine, puisque dans ce pays l’abonnement ADSL est parmi l’un des moins chers du monde; sans compter la ToIP, devenue quasi-gratuite, qui nous place également en tête de peloton.

              Donc, les arguments pour contrer h16 risquent fort d’être durs et longs à trouver.

            2. ironbooboo

              @ Yoananda :

              Le marché est vite saturé voilà tout. Le public n’a pas besoin de 50 OS différents, pas plus que d’une super-tripotée de moteurs de recherche.
              C’est une question de produit aussi : tout le monde veut le truc le plus efficient, le plus compatible, le plus open source etc … et le plus simple reste alors de choisir parmi les grandes marques.
              Qui ça intéresse d’avoir un portable X dont les accessoires sont introuvables ? Qui ça intéresse de prendre son forfait chez un opérateur dont le réseau ne couvre pas le tiers du pays ? Qui ça intéresse d’avoir un profil sur le réseau social où il n’y a personne ? etc …

              Ce n’est pas du capitalisme de connivence, c’est juste qu’un petit acteur entrant tout juste sur le marché ne peut pas rivaliser avec les gros. Mais le secteur reste tout à fait ouvert, il suffit pour s’y faire une place d’apporter une innovation. Voir le succès de facebook.

              1. yoananda

                ils rachètent tout ce qui bouge.
                laissez moi un peu de temps, j’entends vos arguments, peut-être que je me trompe, mais cette histoire de neutralité est partie de Verizon.
                En France on eu des velléité d’accords entra Orange et Dailymotion (de mémoire).

                Je vais monter un dossier, si je ne trouve pas ce que je cherche, je ferais amende honorable.

                1. gameover

                  P’tain c’est le week end des lol de compèt’ !

                  « En France on eu des velléité d’accords entra Orange et Dailymotion (de mémoire). »

                  Dailymotion appartient à Orange et à 100% il me semble pour l’instant… mais moi aussi j’ai des vélléïtés d’accord avec moi-même parfois mais je fais des concessions et j’arrive à trouver un terrain d’entente… et après on arrose ça…

                  « …si je ne trouve pas ce que je cherche… »
                  On appelle ça le biais de confirmation. On trouve toujours ce que l’on cherche.

                2. L’histoire avec Verizon a été soldée hors Cour, en privé, par des accords de peering. Sans intervention de l’Etat. Où est donc le problème ? En France, des accords entre Orange et Daymolition ? Vous voulez dire que la maison mère et la filiale auraient passé des accords ? Oh. Diable.

                  1. yoananda

                    Dans ce cas ça vous donne raison, puisque l’histoire de la neutralité a enflé à partir de cet épisode me semble.
                    MAIS Ça voudrait dire que les barbus du net sont les idiots utiles certains lobbys.
                    Il faut définitivement que je creuse plus la question.

        1. seldoon182

          « This action against Ripple Labs from FinCEN will undoubtedly be used by bitcoin proponents as proof that proof-of-work-powered, decentralized solutions (such as bitcoin) are still necessary. »

          RIPple

  23. Dahu

    Transferwise a l’air super, mais on ne peut pas encore envoyer des AUD vers des EUR 🙁

    Est-ce que vous connaissez HiFX et OZFOREX? Ce sont des boites qui font les transferts en salle de marché à la place des banques, mais il y a beaucoup de rumeurs comme quoi ce ne serait pas fiable. Un avis de pro à me donner? Merci !

  24. Golum

    J’ai une envie d’un billet French Bashing, haine de la Froance !

    Car voyez vous, lorsque je vois Hollande ou Valls évoquer ce pseudo rejet de la France, j’ai comme une envie de vomir.

    Ils ne comprennent pas que c’est d’eux dont il s’agit.

    Je propose un bon coup de karcher pour nettoyer la France de cette racaille politique.

    Comment peuvent ils nous conduire avec autant de légèreté vers les abimes ?!
    La honte-ectomie n’est pas suffisante. Il doit s’agir d’une tare de naissance.

    Hier il y avait un documentaire sur Hitler qui avait l’air heureux avec lui même et son copain Mussolini. Ils s’indignaient d’un attentat contre la personne d’ Hitler. Le peuple s’indignait. Nous sommes aujourd’hui dans une dictature pire que celle d’Hitler !

    Comme Hollande, Hitler avait l’air sympa, il œuvrait pour le bien du peuple…..et il en était persuadé.

    1. gameover

      Tu remarqueras d’ailleurs BM que comme pour notre ami Kazar, la solution espérée par Merisier passe par le gouvernement pour retirer leurs pérogatives aux banques alors que c’est justement la loi qui a mis ce système en place.

      Ainsi par exemple de la réglementation de l’appel public à l’épargne qui en théorie est incompatible avec le crowdfunding qui est obligé d’user de subterfuges pour émerger mais qui rate sa mission principale en france : il est impossible de prendre à la volée une participation de 10,000E dans une entreprise dans laquelle on croit.

      1. Jiff

        Ah, toi aussi tu as remarqué la vitesse à laquelle ils ont légiféré, histoire de ne pas léser leurs petits copains et accessoirement encore punir les investisseurs potentiels (ce qui reste dans la pure lignée des lois sur les « business angels français » dont seul le nom reste conforme à l’original).

    1. Jiff

      L’Australie n’a jamais vraiment fleuré bon la démocratie, et ce tout particulièrement depuis une 15aine d’années…

  25. hop hup

    Le gouvernement grec envisage de taxer les retraits aux distributeurs automatiques de billets pour empêcher les citoyens grecs de procéder au retrait de leurs dépôts bancaires, et tenter de juguler la panique bancaire qui frappe le pays, rapporte le journal britannique The Independent.

    Chaque tranche de 1 000 euros prélevée serait soumise à une taxe de 1 euro. Le gouvernement grec espère ainsi collecter 180 millions d’euros, mais il doit d’abord obtenir l’autorisation de la Banque Centrale Européenne pour imposer cette taxation.

    Avant les élections du mois de février qui ont permis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Alexis Tsipras, 15 milliards d’euros étaient déjà sortis des banques grecques. Mais depuis, ces sorties de capitaux ont atteint 28 milliards d’euros.

    prochaine étape le blocage des comptes vous verrez.

    1. Aristarque

      Avec une première étape interdisant des retraits d’espèces autres qu’à doses mensuelles homéopathiques…

  26. Waren

    Une de mes amies banquières me dit également que son métier va finir par disparaître, que c’est inéluctable, que l’Internet va tout balayer. Le jour où les GAFA proposeront leur propre système bancaire, sonnera définitivement le glas des banques traditionnelles.

  27. hop hup

    Des députés UMP ont déposé une proposition de loi faisant de chaque 11 janvier «une journée d’unité nationale et de lutte contre le terrorisme» pour mettre «un peu plus sous pression» les Français et le gouvernement, déclare ce samedi l’un d’eux, Claude Goasguen, dans Le Parisien.

    un jour férié en plus ?

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