Bitcoin est-il foutu ?

Toutes les technologies de rupture sont sujettes aux maladies de jeunesse. Bitcoin n’échappe pas à la règle. Or, depuis août 2015, date de mon dernier billet sur le sujet, l’actualité de cette monnaie numérique a beaucoup évolué et la récente publication d’un pilier de son développement déchaîne les passions.

Son nom ne parle probablement qu’à ceux qui suivent Bitcoin depuis un moment, mais Mike Hearn est un développeur qui a quitté Google pour se consacrer à plein temps à la maintenance et l’évolution du code source officiel de la monnaie numérique, et qui a publié il y a quelques jours un billet particulièrement pessimiste sur l’avenir du projet.

bitcoin coins and bars

Pour Hearn, qui n’y va pas par quatre chemins,

« Bitcoin a échoué (…). Les fondamentaux sont brisés et, quelle que soit l’évolution du prix à court terme, la tendance à long terme sera probablement à la baisse. »

Le développeur, qui a expliqué avoir revendu tous ses bitcoins, a depuis quitté l’équipe de développement et a rejoint R3CEV, un groupe de banques décidées à intégrer les principes de fonctionnement de la blockchain, la technologie derrière Bitcoin.

Diable. L’avenir de Bitcoin est-il si sombre ? S’agit-il d’un vrai chant du cygne ou de la 90ème annonce d’un décès sans cesse reporté ? Et surtout, pourquoi Mike Hearn déclare-t-il ainsi forfait ?

Les raisons qu’il donne dans son assez long billet en forme de lettre d’adieu sont multiples mais se rangent toutes sous deux catégories. D’une part, il cite certains problèmes techniques que le protocole actuel sur lequel fonctionne la blockchain ne serait pas à même de surmonter. Et d’autre part, les solutions techniques avancées, qui existeraient cependant, semblent impossibles à mettre en place pour des raisons essentiellement politiques.

Les problèmes techniques sont de deux natures. Pour rappel, Bitcoin est une monnaie numérique dont chaque transaction est enregistrée dans un grand livre dont la tenue est réalisée en pair-à-pair, par l’ensemble des participants volontaires au réseau. Par une utilisation astucieuse de la cryptographie et de la répartition des données sur un grand nombre de pairs, la falsification de ce grand livre est sinon impossible, disons extrêmement compliquée à réaliser, assurant ainsi qu’à tout moment, ce dernier représente une vue fidèle et exhaustive des transactions réalisées.

Pour fonctionner, le protocole Bitcoin impose certaines limites dont, notamment, la taille des blocs de données que les participants (les nœuds du réseau pair-à-pair) s’échangent entre eux. Cette taille (1 Mégaoctet actuellement) impose par nature une limite supérieure au nombre de transactions que l’ensemble du réseau est capable d’absorber à tout instant. Actuellement, la taille moyenne des blocs échangés oscille entre 600 et 700 Ko et, selon Hearn, le réseau ne pourra que très mal gérer des tailles moyennes supérieures, le rendant instable et mettant directement en danger la fiabilité des échanges.

Là où les remarques et la récente réaction de Hearn prennent un tour intéressant, c’est qu’à ces problèmes techniques s’ajoutent des problèmes plus politiques. En effet, un ensemble de solutions a été proposé pour corriger les problèmes identifiés du protocole à la communauté des développeurs et des participants du réseau, qui a eu tout loisir de décider, par elle-même et de façon fort démocratique, ce qu’il convenait de faire. Ce fut l’épisode du « fork » entre Bitcoin XT et Bitcoin Core (raconté ici)… qui aboutit au rejet de la proposition de Hearn.

Pour ce dernier, ce rejet aurait été dû en grande partie par le choix délibéré des participants chinois de conserver le statu quo, ces derniers ayant lourdement investi dans une technologie spécifique et ne pouvant rentrer dans leur frais facilement avec la modification proposée.

Enfin, pendant que la communauté discute âprement des changements à apporter, le réseau n’est pas mis à jour et souffre donc de délais de transactions qui s’accroissent, et, conséquemment, de frais de transaction qui augmentent (pour rappel, chaque utilisateur de Bitcoin peut choisir le niveau de rémunération que les participants au réseau toucheront lorsqu’ils valideront leur transaction ; plus le montant est élevé, plus vite la transaction est traitée et plus rapide sera donc sa validation).

On comprend que, devant l’amoncellement de problèmes décrits par Mike Hearn, la communauté ait réagi assez vivement. Et dans le même temps, suite à une telle annonce par un membre proéminent de l’équipe de développement Bitcoin, on ne s’étonnera pas de constater un vif décrochage du cours qui est passé rapidement des 430$ par bitcoin le 14 janvier dernier à 360 un jour plus tard.

bitcoin - cours au 17.01.2016

Il n’aura cependant pas fallu longtemps pour que plusieurs réponses apparaissent, par plusieurs des membres actifs de la communauté de développement, qui se chargent de discuter point par point les arguments techniques développés par Hearn.

En définitive et pour ces développeurs-là, Bitcoin n’est pas si foutu que ça : en réalité, il existe bien d’autres propositions de résolutions des problèmes techniques que la seule augmentation de la taille de bloc. La discussion n’est donc pas encore finie et se déplace lentement vers deux pôles : d’un côté, BitcoinCore (composée d’une équipe qui continue sur le développement initial) et BitcoinClassic, composée d’une équipe plus réduite ; cette dernière propose une version de blocs à 2 Mo, quand la première a déjà établi un plan clair d’améliorations passant notamment par une gestion de blocs pouvant aller jusqu’à 4Mo.

Quelle équipe recueillera le plus d’assentiment de la part de toute la communauté Bitcoin ? Difficile à dire. Mais au-delà du débat technique que ces colonnes n’ont pas pour prétention d’aborder, force est de constater qu’on est en réalité devant un problème connu de limites techniques, pas du tout insurmontable mais qui réclame une prise de conscience de l’ensemble d’une communauté. Or, tout montre que cette communauté est maintenant clairement informée, et qu’elle est majoritairement composée de personnes de bonne volonté qui ont, pour l’écrasante majorité, investi du temps, de l’argent ou les deux dans cette technologie.

On peut donc raisonnablement parier que ces personnes n’entendront pas laisser l’ensemble de ce qu’elles ont construit s’effondrer sans rien faire. Certes, il existe dans l’histoire des exemples de communautés qui n’ont pas survécu malgré la motivation de chacun de ses membres, mais des récents exemples, technologiques et autres, permettent de conserver une bonne part d’optimisme. On peut citer le cas du bug de l’an 2000 – bien sûr, l’apocalypse vendue par les uns était évidemment exagérée, mais en définitive, les problèmes, bien réels, qui furent identifiés furent corrigés à temps par les autres. De la même façon, le passage d’IPv4 à IPv6 (la taille des adresses internet) n’a pas déclenché de catastrophe, même si certains l’envisageaient.

Bref, si les problèmes soulevés par Mike Hearn existent bien, il reste heureusement encore des éléments solides pour conserver un minimum d’optimisme dans une technologie qui, quoi qu’il advienne, que Bitcoin survive ou périsse, aura montré au monde qu’il est techniquement possible d’échanger des biens et des services sans passer par un tiers de confiance (banque ou monnaie étatique).

Quelque part, c’est le principal.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires159

      1. zelectron

        « que Bitcoin survive ou périsse, aura montré au monde qu’il est techniquement possible d’échanger des biens et des services sans passer par un tiers de DEFIANCE (banque ou monnaie étatique) »
        CQFD

        1. gidmoz

          La blockchain actuelle n’est pas à l’abri des attaques. D’autres concepts de blockchain pour d’autres types de coins sont envisageables et moins gourmands en ressources.

      1. MCA

        Oui, reste à attendre les réactions des dépossédés du pouvoir. Si un état ne peut pas s’opposer à la création, il pourra quand même en interdire l’utilisation.

        A voir ce que comprennent nos élus des subtilités d’internet actuellement, je serais curieux d’assister aux débats qui ne manqueraient pas de naître lors de la mise en œuvre à grande échelle d’une solution BTC.

        Je souris déjà en pensant au syndrome du mulot.

      2. Royaumont

        Absolument.
        D’ailleurs, il est intéressant de constater la formation d’une coalition des Etats et des grandes banques contre bitcoin. C’en est au point que le(s) fondateur(s) de BTC (a priori anonyme) est traqué comme un criminel.
        Avoir des ennemis aussi forts est tout de même un problème.

        1. C’est aussi une preuve absolue de la dangerosité de BTC pour ces gens-là. Du point de vue des citoyens, ça devrait en alerter plus d’un.

          1. MCA

            Oh que oui!

            « en alerter plus d’un » : j’en doute, car si le BTC et ses variantes intéressent ceux qui ont pris conscience de la menace, qu’en est-il de la majorité des citoyens qui en ignorent jusqu’à l’existence même?

            Il suffit de lire le bouquin de Perkins « Les confessions d’un assassin financier » pour extrapoler ce qui pourrait bien arriver à ceux qui insisteraient un peu trop dans la voie du BTC.

            Au début les acheter et si ce n’est pas possible, les réduire.

        2. LM

          Je pense que les banques et les Etats se tamponnent grave du Bitcoin aujourd’hui.
          D’abord parcequ’ils ne comprennent pas et ensuite parce que ces gens n’imaginent pas que quelque chose d’aussi important puisse se faire sans eux.
          Pour eux, c’est un jouet pour geek et c’est tout.

      3. deres

        Attention quand même. le but doit être une monnaie libre, pas son indépendance par rapport aux Etats. Si au final, on se retrouve juste à changer de maître, cela n’aura que peu d’intérêt surtout si on y perd le peu de moyens de pression démocratique qui reste.

        Un autre point comme qualité d’une monnaie est sa stabilité. C’était et c’est encore la grande qualité de l’or (il gardera toujours une valeur résiduelle non négligeable). Pour le moment, le BTC n’a pas brillé de ce point de vue là.

        1. MCA

          « le but doit être une monnaie libre, pas son indépendance par rapport aux Etats », je ne saisis pas le concept, c’est quoi une monnaie libre alors?

        2. sam player

          Libre ? Si les mineurs exagèrent les clients peuvent aller vers une autre monnaie. Euro: non, BTC : oui.

          Sa stabilité ? par rapport à quoi ? trouvez moi un ratio stable avec l’or. De mon avis le plus « stable » va de x1 à x5.

      4. Aristarkke

        Bonsoir Mgr. Si j’ai bien tout compris, votre billet du jour porte essentiellement sur des problèmes de fabrication des Bitcoins puis sur les ratés que ces problèmes engendrent dans les échanges de bitcoins. Pas vraiment sur la novation que cette monnaie apporte par elle même et les misères qu’entendent lui faire les Etats menacés dans leur privilège de battre monnaie et de ponctionner itou. Sur de pareilles questions, je suis un complet paysan du Danube en dehors d’une vague compréhension de ce qui peut se passer dans les processeurs. C’est pourquoi je vous souhaitais le bonjour pour dimanche… Mais vous constaterez que, comme les matous, je garde un oeil entrouvert… 😉

        1. Bonsaï

          En fait, noble Aristarque, on voit bien qu’en loucedé et sous couvert d’un intérêt mitigé, vous cherchez en réalité à bénéficier de cours de rattrapage privés. Finalement, je trouve cette initiative assez sympathique et me joins donc à vous dans cette audacieuse et clandestine supplique !

          1. Pheldge

            « je comprends bien … » si généreux, si magnanime, tu es le patron, ô Patron 😉 ( que le sain d’esprit nous est clair )

  1. Woodi

    Quand les rapaces du type Blythe Masters, diabolique co-inventeuse des CDS, s’empareront des blockchain et bitcoin, on aura à faire à un nouveau despotisme monétaire, mais numérique cette fois. Les réflexions de Stéphane Laborde à ce sujet sont très intéressantes. Il tente une approche plus libre (et donc libérale) depuis plusieurs années déjà. (cf. http://creationmonetaire.info/)

    1. seldoon182

      Elle va avoir du mal Blythe Master pour s’emparer de Bitcoin. C’est pour ça qu’elle créer une startup Digital Holding Asset pour créer des blockchains. Sauf qu’aujourd’hui parler de blockchain c’est comme parler de l’autoroute de l’information, c-a-d, qu’il faut qualifié la blockchain dont on est entrain de parler pour savoir comment elle fonctionne techniquement. Quel est le blocktime, y’a-t-il encore des blocs (cf. La blockchain achier d’hyperledger), combien d’unité de compte sont rétribué aux mineurs (si il y a une unité de compte car les blockchain privée, sorte d’intranet, n’en n’ont pas tous), es-ce que la blockchain est ouverte ? Si oui fonctionne-t-elle par Proof of Work ou Proof of Stake (sachant que le PoW peut centralisé un réseau et que le PoS est vulnérable au Stake grinding et etc…). Bref la seule blockchain viable aujourd’hui c’est celle de Bitcoin. Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles !

      1. alx

        Merci pour ces elements. Je suis dans la banque, et voit regulierement passer des articles disant que de plus en plus de banques s’ associent a un scheme qui travaille sur l’adaptation de la BC entre les banques, pour enrayer la desintermediation des moyens de paiement. Mais j’en comprends mal l’interet, dans la mesure où les banques veulent utiliser la BC pour des mecanismes de compensation, ce qui retire les principaux interets du bitcoin, le peer to peer et la quasi – immédiateté

  2. sam player

    Perso je trouve le débat assez intéressant. Même la censure de XT sur reddit me semble libérale c’est dire.

    Satoshi aurait dit dans un email:
    « For example I didn’t anticipate pooled mining and its effects on the security of the network. »

    Il est certain qu’une proposition de version de BTC qui empêcherait le pooling ne passera jamais puisqu’elle va à l’encontre des intérêts des mineurs. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe avec l’opposition des chinois sur XT : ce n’est pas dans leur intérêt.
    Perso, je ne doute pas qu’une solution sera trouvée à moins qu’ils se tirent une balle dans le slip. Payez des frais supérieurs à une transaction CB c’est un peu fort de café… surtout s’il faut attendre 12h pour que la transaction soit réalisée et qu’il risque d’y avoir un rollback.

    1. Aloux

      En même temps les mineurs sont ceux qui ont investi le plus d’argent et de ressources dans Bitcoin, et ont probablement des incitations plus fortes que l’utilisateur lambda à en assurer la pérennité et la crédibilité.

      Il y avait un panel de mineurs à la conférence Scaling Bitcoin le mois derniers à HK, en majorité chinois évidemment. Même si on sentait que les interventions restaient consensuelles, ils ont passé beaucoup de temps à se défendre de tout ce dont on les accuse ces derniers temps, attaque 51% et concentration des pools en particulier. En substance, les mineurs rejettent comme absurdes toute possibilité d’attaque 51% de leur part, qui reviendrait à détruire la crédibilité et donc la valeur de Bitcoin avant même d’avoir pu tirer le moindre bénéfice de l’attaque, et arguent que la concentration des mineurs est en fait moins importante qu’il y a un an, que la concurrence est extrêmement féroce entre pools et qu’à la moindre erreur ils peuvent disparaître et être remplacés par un concurrent.

      Concernant l’augmentation de la taille des blocs, ils sont tous d’accord pour dire que c’est urgent, mais que leur priorité est avant tout de garantir la fiabilité technique du réseau, chose qu’ils ne peuvent pas assurer en cas d’augmentation trop brutale de la taille des blocs (je pense qu’ils avaient XT en tête).

      Ils supportent majoritairement la proposition BIP100, qui leur donnent le pouvoir de voter pour changer la taille des blocs, mais critiquent précisément le fait que ce système leur donne cette responsabilité, qu’ils préfèreraient manifestement ne pas assumer.

      Finalement, la vraie menace comme toujours vient des Etats, en l’occurrence du Great Firewall of China, responsable de la lenteur du réseau et d’un certain nombre d’erreurs et de dysfonctionnements. Le réseau chinois est un des plus « pourris au monde », pour reprendre le terme employé par un des participants chinois.

    2. seldoon182

      XT aka BIP 101 proposait une augmentation de la taille des blocs et donc une augmentation de la puissance de calcule nécessaire pour calculer l’entête d’un hash d’un bloc sans pour autant offrir une augmentation de la rétribution. Donc cette solution n’était pas envisageable par les mineurs. Qu’ils soient Chinois ou pas.

  3. Bonsaï

    « Le sujet d’une monnaie indépendante de l’État, qui vient directement la concurrencer, reste passionnant en soi. »
    Je suis comme le sieur Aristarque, béotienne en la matière. Mais puisque le Maître des lieux nous encourage à plonger dans la piscine !
    Le processus bancaire (ou boursier) est en principe un processus ouvert, dont on connaît les acteurs et leur rôle. On peut lire les comptabilités, on connaît les intervenants. En cas de crash, ou d’accident, on peut faire défiler le scénario dans tous les sens pour retrouver la faille.
    Ici on a un milieu entièrement virtuel, des partenaires anonymes recrutés sur leur bon vouloir. Les opérations elles-même ont une dimension stochastique ou aléatoire qui dépend d’un nombre plus ou moins important de facteurs (« pairs » ou mineurs en présence au moment de la transaction, timing de la transaction, pertinence de la résolution, etc.).
    Bref, des chapitres passionnants à examiner et à discuter…

    1. « On peut lire les comptabilités, on connaît les intervenants »
      En principe. Vraiment en principe. En pratique, pas du tout.
      Alors que pour BTC, les comptabilités sont non seulement publiques mais, par construction, connues de tous.

      1. Bonsaï

        Pourtant, l’idée que s’en fait le néophyte de base (dont je suis) est exactement l’inverse. Quant il y a une grosse perte à la Société Générale, on retrouve assez vite le trader Jérôme Kerviel pour lui coller (momentanément ?) l’affaire sur le dos.
        Quand il y a une embrouille sur une transaction bitcoin, comment fait-on ?
        Il y a bien eu cette affaire de feu l’associé de DSK, dont certains papiers suggéraient à l’époque qu’elle aurait eu partie liée à des opérations de type bitcoin…

        1. « Quand il y a une embrouille sur une transaction bitcoin, comment fait-on ? »
          Il n’y a pas embrouille sur une transaction bitcoin. Jamais. C’est mathématiquement impossible. Elle a lieu (i.e. elle est validée), ou pas. La gestion des transactions non validées, c’est une question en dehors de BTC, par définition (une résolution contractuelle, dans ce cas).

    2. seldoon182

      Pourtant c’est bien complètement l’inverse. Le système que vous penser connaitre se donne en spectacle. C’est un divertissement qui essaye de vous manipuler pour faire penser qu’il sont légitime et nécessaire et bien mieux placer que vous pour vous géré. En face Bitcoin est entièrement transparent. Ce n’est pas virtuelle, c’est numérique ! Il n’y a pas plus virtuelle que l’Euro. Bitcoin est open-source et il suffit simplement d’effectuer des recherches pour s’en rendre compte, plutôt que de rester bloqué sur la page de la Tribune (qui raconte que de la merde faut l’dire). Cordialement.

  4. Chris

    Merci pour ces éclairsissements.
    Etonnant tout de même ce raisonnement de MH « prenez ma solution sinon je vais voir ailleurs », ça me fait penser au comportement d’un enfant capricieux ..

    1. Oui, il y a beaucoup de ça. Et c’est ce qui me fait dire que la réalité des problèmes BTC est bien moindre que l’égo de celui qui les expose.

      1. Chris

        On peut aussi considérer que l’ego de celui qui expose ces problèmes était une grande partie de la réalité de ces problèmes, celle qui consiste plus généralement à désigner des gourous dans les technologies nouvelles.
        Et que donc si le BTC sort indemne de cette péripétie, ce dont je ne doute pas, il en sortira renforcé.

  5. hop hup

    Le président de la région, Laurent Wauquiez, a annoncé jeudi que des portiques de sécurité vont être mis en place dans une quinzaine de lycées dans le cadre d’une expérimentation qui doit être généralisée à tous les établissements de la région d’ici à la fin de l’année. «L’objectif est d’apporter plus de sécurité dans nos […]

    visiblement ont suit avec quelques années de retard les écoles us ou des portiques de sécurités sont monnaie courante la bas

    1. channy

      Ah Wauquiez! maintenant qu’il a retrouvé un boulot dans lequel il rencontre plein de gros micros mous, il frétille d’excitation et recommence à se lâcher comme à ses plus belles heures, prochaine étape, des vigiles armés pour fouiller les cartables et fouilles à corps,…ce beauf croit qu’un incident ne peut se dérouler que dans une classe, pas dans une cours de récré ouverte au 4 vents

      A noter aussi les exploits de Marisol sur le fiasco du site ivg.gouv,(combien à couté ce site?) on y découvre qu’elle twitte mais que bizarrement elle n’a pas beaucoup de fans qui suivent ses conseils de pro en informatique.
      CPEF

    1. Confusion plus probablement.

      Pour ce que j’en vois, les marchés correspondant indiquent clairement que BTC domine de la tête et des épaules. Il n’y a guère confusion. Ceux qui veulent passer à d’autres cryptomonnaies sont très peu nombreux et le font donc en toute connaissance de cause.

    2. Royaumont

      si les cryptomonnaies doivent se développer, autant qu’il en ait plusieurs. La concurrence ne nuit jamais.
      Le vrai problème de BTC, c’est la tentative de faire passer sont utilisation pour de la criminalité et de traiter ses utilisateurs comme tel.

        1. Beldchamps

          C’est un truc de geeks+ finance, typiquement un truc de mecs. C’est bien le seul sujet ici qui m’est complètement indifférent, je n’y arrive pas, malgré ma culture de maths/éco. Mais est-ce un problème ? Je n’en suis pas convaincue, suffit de parler de ce scandale de misogynie aux féministes, qui se feront un plaisir de vous imposer un quota de femmes savantes, puisque c’est bien de votre faute si vous en accueillez si peu, non mais !

      1. seldoon182

        Le problème des altcoins c’est que leurs blockchains sont vulnérable qu’ils soient en PoW ou en PoS par rapport au Bitcoin qui est en PoW mais qui est un réseau qui culmine 700 PH/s ce qui en fait le réseau le plus puissant du monde et donc le plus sécurisé au monde. La porte de sortie pour une blockchain flottante serait le BIP en préparation par Maxwell sur les sideschains. Wait & See.

      2. Peste et coryza

        Normal.
        Ne pas vouloir utiliser la monnaie de l’état signifie nier celui ci et l’ordre social qu’il impose.

        Comme ceux qui refusaient les assignats révolutionnaires. Cela avait beau être du torche c*l, ceux qui les refusaient étaient envoyés à la guillotine.

        Bien entendu, certains malins, placés très haut dans l’ordre social, savaient la réelle valeur des assignats, et se sont constitués des fortunes à pas cher.

  6. JMT

    Bitcoin, LETS, SEL, banques ont le même principe de fonctionnement (il est impossible qu’il en soit autrement)

    Voici quel est ce principe :

    Un système d’échange (disons en monnaie scripturale dématérialisée pour simpifier) démarre entre Hubert, le chasseur, Martin, le pêcheur et les autres.

    Lundi, Martin livre pour 10 unités monétaires de poisson à Hubert qui lui remet une reconnaissance de dette d’un montant de 10 unités monétaires (un chèque ou autre).

    Mardi, Fiacre le jardinier livre pour 7 unités monétaires de légumes à Martin qui lui remet une reconnaissance de dette de ce montant.

    Mercredi…

    Chacun reste, in fine, tenu de payer intégralement ses acquisitions de productions d’autrui par des livraisons effectives de sa propre production. Si quelqu’un recevait plus qu’il ne livre, il léserait les autres participants. Si quelqu’un livrait plus qu’il ne reçoit il serait pénalisé. Les créances-dettes monétaires ne sont que des relais entre des livraisons de marchandises.

    Pour que personne ne soit perdant, la comptabilité des créances et des dettes doit être tenue en permanence. Ce service doit être assuré par un tiers indépendant et honnête. Appelons-le le banquier.

    Matthieu est le fondateur de la première banque de dépôt. Martin, Fiacre et Hubert lui remettent les reconnaissances de dettes (disons des chèques) qu’ils ont reçues de leurs clients.

    Matthieu passe les écritures suivantes:

    Lundi, chèque d’Hubert présenté par Martin: compte de martin, créance 10 unités monétaires, compte d’hubert, dette 10 unités monétaires.

    Mardi, chèque de Martin présenté par Fiacre: compte de Fiacre, créance 7 unités monétaires, compte de martin, dette 7 unités monétaires.

    Mercredi…

    Matthieu vérifie et enregistre tous les chèques, il calcule à chaque transaction la position, mise à jour, de chacun de ses clients concernés.

    Le compte d’un client qui a livré plus qu’il n’a reçu présente un solde positif (créditeur). Il pourra être remboursé en achetant, au moment de son choix, les produits de son choix, à tout producteur de son choix (client de Matthieu).
    Le compte de celui qui a reçu plus qu’il n’a livré présente un solde négatif (débiteur). Il devra rembourser sa dette en vendant sa production personnelle à tout membre du système d’échange qui voudra bien s’en porter acquéreur.

    Sans comptes débiteurs pas d’échanges. Pour que le système puisse fonctionner il faut bien que la banque consente des autorisations de découvert aux titulaires de comptes débiteurs.

    Lorsqu’il accorde une autorisation de découvert à Hubert le banquier croit à la capacité d’Hubert de fournir, dans un futur très proche, une production vendable et donc d’alimenter son compte.

    Cette relation de confiance entre le banquier et ses clients est le principe de base de tout organisme bancaire..

    CONCLUSION :

    Je ne suis pas sûr d’avoir compris toutes les subtilités de la « blockchain » mais je suis certain qu’il est indispensable que Bitcoin se conforme à ce principe de base.

    Si ce n’est pas le cas TAKE THE MONEY AND RUN !

        1. JMT

          Bitcoin, LETS, SEL, banque du premier système d’échanges (telle que décrite ci-dessus) sont à la fois des systèmes bancaires et monétaires.

          C’est différent quand un système d’échanges comporte plusieurs banques et une banque centrale (et encore pas complètement).

          Bien entendu ma « banque du premier système d’échanges » est juste une fiction pour exposer un principe.

    1. seldoon182

      Le fait qu’une monnaie fonctionne aujourd’hui c’est la confiance aveugle (à moins que vous connaissez personnellement Mario Draghi) faite au institution bancaire. Bitcoin à une approche entièrement différente. C’est un système qui remplace le facteur humain par un facteur mathématique. Les humains peuvent tricher (corruption) pas les mathématiques. On ne peut pas tricher avec les algorithmes cryptographique qui font fonctionner Bitcoin pour la propriété de minage, la génération du couple d’identifiant clé privée/clé publique et la signature d’une transaction (juste la signature est chiffré pas la transaction donc les données financières sont publique et visible de tous tout en protégeant le KYC/KYB). Cordialement. 🙂

      1. DoS

        Euh, pour moi ça n’a pas de sens:
        remplace le facteur humain par un facteur mathématique.

        Les mathématiques précèdent l’humain ? L’humain ne ferait que re-découvir une chose indubitable que sont les mathématiques ?

        L’homme crée les mathématiques, puis le Bitcoin. Donc c’est forcément imparfait. Non ?

        Si non….je gage que l’humain finisse par le rendre imparfait pour correspondre à son image !

          1. DoS

            Alors, le Bitcoin aussi ? Il existe sans l’humain ?

            Pi EST. Bon, ça me dépasse… ou n’est ce pas juste une interprétation humaine pour expliquer un phénomène.

            Mais cela serait rassurant qu’en 2016 l’on puisse se dire:
            Youpi, pourquoi ne pas baser l’économie mondiale sur nos connaissances indubitables ?

            Vous voyez ce que je veux dire ou pas ?

            Et si jamais, l’on plaçait l’économie hors de nos sales doigts comme par exemple grâce à un ordinateur quantique, que pourrions nous présager ?

            Car finalement c’est ça l’idée de la monnaie « numérique » à la fin:
            faire en sorte que l’imperfection humaine ne dégrade pas la valeur de la monnaie.

            Hummm, dans cette hypothèse l’humain deviendrait le serviteur du numérique et non plus de nos élus si débiles, ignobles, gluants et pourtant si terriblement humain.

            Franchement, je pense qu’avec le diable on peut toujours s’arranger.

            1. « Il existe sans l’humain ? »
              Stricto sensu, oui, puisque ce sont des nombres. Maintenant, la façon dont ils sont organisés est bien typiquement humaine, elle.

    2. Royaumont

      Justement, je pense que bitcoin essaie de s’affranchir de cette logique de chambre de compensation.
      Dans son principe, BTC s’inspire de l’or : la quantité n’est pas manipulable et finit par plafonner, son cours dépend des besoins (logique de l’offre et de la demande) et ne s’appuie pas sur des créances ou des réserves de change.

    3. « Pour que personne ne soit perdant, la comptabilité des créances et des dettes doit être tenue en permanence. Ce service doit être assuré par un tiers indépendant et honnête. Appelons-le le banquier. »

      N’importe quoi.

      1. JMT

        Quand ce service est assuré par un « tiers indépendant et honnête » le système d’échanges fonctionne de manière optimale.

        Quand ce n’est pas le cas les désordres peuvent aller jusqu’à la cata intégrale (système de Law, assignats, mark entre les deux guerres, monnaie d’Argentine etc).

        1. C’est grotesque. C’est exactement la même faute logique que celle qui consiste à placer des hommes faillibles au pouvoir pour protéger les autres hommes de leurs failles.

    4. LM

      En gros, vous prenez le système actuel et vous vous étonnez que Bitcoin ne rentre pas dans les cases.
      C’est normal ! C’est fondamentalement différent !

  7. Pheldge

    En parfait béotien sur la question, j’ai du mal avec la dématérialisation proposée. Les monnaies fiat ( depuis la cinquecento jusqu’à la Testarossa, en passant par les dernières alpha -désolé, je n’ai pas pu résister 🙂 ) donc, les monnaies fiat sont dans nos esprits, encore liées à « du concret » : réserves d’or initialement puis économie du pays qu’elles représentent. On peut palper les biftons et les pièces …
    Avec le BTC , tout ça me manque …
    C’est une expérience intéressante, mais bien jeune. Donc je suis … et je pense 🙂

    1. Juju

      J’ai moi aussi du mal à trouver crédible le concept BTC pour la vie quotidienne d’un peuple…Surtout d’un point de vue pratique et d’accessibilité.

      En revanche les monnaie actuelles n’ont plus aucun rapport avec rien, désolé.

      Par contre, même si pour moi l’or/l’argent directement entre nos main est l’idéal, je pense que les BTC pour l’international et les grosses transactions sont vraiment idéal.

    2. Laurent

      Toutes les monnaies sont aujourd’hui plus ou moins virtuelles. Mais toutes sont manipulés par des états et/ou banques centrales.
      La différence majeure de BTC, c’est qu’il assure son intégrité par un… concept. Le PtoP a déjà fait ses preuves, ce qui ne l’empêche pas d’avoir des opposants farouches, qui l’affaiblissent un peu plus chaque jour.
      Ex : on trouve de – en – de films en torrent. Et quasiment plus de livres FR.
      Les espaces de stockages, le plus connu fut Mega Upload, ferment les uns après les autres. On peut craindre le même destin pour BTC.

        1. Laurent

          Ce doit être ça 🙂
          Pour être plus précis, je trouve moins de variété. A part les blockbusters, il n’y a plus grand chose… et encore moins parmi les films anciens. Et pour les livres FR c’est la misère.
          Bref, le PtoP repose sur… les individus. Et quand les individus sont attaqués ou menacés par des gros comme Sony, Universal ou Warner, ils se découragent.
          Je souhaite tout le contraire au BTC !

          1. Juju

            N’oubliez pas qu’internet n’est pas un media, c’est un réseau.

            Si on met à votre disposition des routes c’est à vous de choisir si vous utilisez la même tout les jours, ou si vous changez de trajets de temps en temps.
            Ou même de destination qui sait!

    3. Aristarkke

      C’est pas possible!!!
      Pheldge, fais un effort !!!
      Il y a les mâles alpha mais les automobiles ALFA (Anonima Lombarda Fabbricca Automobili- Société Anonyme Lombarde de Fabrication d’Automobiles- fut’ fut’ comme inspiration).
      Créée en 1910 pour reprendre une petite usine lancée par le français DARRACQ (constructeur en France) et qui après une première faillite juste avant la guerre de 14, sera confiée à l’ingénieur Roméo en 1915 pour y produire du matériel de guerre et des munitions en raison de l’entrée en guerre de l’Italie contre l’empire austro-hongrois. Trajectoire similaire à celle d’André Citroën en France.
      Après la guerre, l’usine se relance (entre autres) dans la construction automobile en commençant par ré-assembler et terminer un lot d’une centaine d’automobiles en programme lors de la faillite de 14. Roméo aura une gestion assez chaotique de l’usine mais aura la main heureuse en recrutant l’ingénieur Vittorio Jano qui concevra la P2, voiture mythique qui gagnera le premier championnat du monde de course automobile, ancêtre de la F1… Enzo Ferrari apparaît aussi à cette époque, d’abord comme pilote privé puis surtout comme directeur de la Scuderia Ferrari qui fera courir des modèles Alfa comme la 6C ou la 8C avec les champions Campari ou Nuvolari à partir de 1932 où Alfa abandonnera officiellement la compétition. Mais Alfa rachétera cette écurie en 38 pour relancer son service compétition qui disparaîtra au milieu de 1940 après la dernière Targa Florio (courue exclusivement entre Italiens et Allemands alors que c’était une compétition internationale jusque là) avec l’entrée en guerre de l’Italie en Europe.
      Quant à associer Fiat avec l’appellation Testarossa, tu as intérêt à faire amende honorable fissa si tu veux éviter la mise au pilori par les Ferraristes. Entre la barquette de compétition (endurance) avec V12 de 3L de la fin des 50′ et celle de 84 avec son 12 cyl à plat de 5L, ils auront motif à te brocarder…
      Fiat n’est vraiment devenu le propriétaire de Ferrari qu’après la mort du Commendatore, même s’il était au capital de l’entreprise depuis 69

      1. Pheldge

        Papet, « on va pas chipoter pour des détails… » l’important c’est « l’arouse » 🙂

        conseil :ami et Camarade lecteur, si tes moyens intellectuels sont peu développés, parce que 1/ tu es un vieillard sénile atteint de démence précoce, 2/ tu es un végétal raz du bitume dépourvu du moindre neurone, recherche donc la traduction du mot entre guillemets, et la lait graisse tant va, ira ! 😀

        1. Bonsaï

          Et voilà nous avons en toutes lettres l’aveu fatal, la déclaration d’amour du barde fou au bel Aristarque : il lui dit à la face du monde entier « Papet, tu m’excites ».
          Car en anglais, chacun sait qu’arouse c’est exciter.
          L’affaire est dans le sac. A quand le mariage pour tous ?

          1. Pheldge

            Arrrrg … horreur … mais elle est complètement gelée ! Sodome et Gomorrhe + gérontophilie! non mais, ça va pas ? t’as encore abusé de l’ergot de seigle ?

            1. Bonsaï

              Tu ne vas pas maintenant faire ta mijaurée avec les propos gratinés, voire salaces que nous tiens plusieurs fois par jour (à notre plus grand plaisir, fout-il l’avouer)…

                1. MCA

                  Non, non, petit arbre, il faut laisser faire, surtout ne pas provoquer et guetter le facteur.

                  Il se pourrait bien qu’une invitation aux noces tombe dans la boite aux lettres d’ici peu, et je dois avouer qu’un petit séjour tropical ne serait pas pour me déplaire en ce moment.

                  D’ailleurs, à voir le sire Pheldge tel un paon faisant la roue, insister du pied numérique (et non pas virtuel) pour séduire, je vais m’en aller de ce pas mettre la crème à bronzer dans la valise.

                  1. Pheldge

                    @ MCA : Tel le Pan serait plus exact 😉
                    @ Bonzaille : mes « propos gratinés, voire salaces …  » faut pas pousser ! quelques innocentes petites vannes, gentilles et potaches …
                    Faut-il avoir l’esprit plus tordu que les branches, pour y voir une quelconque malice de ma part ! 🙂

                    1. Bonsaï

                      Précision lexicale concernant Pan :
                      Entre parenthèses, de nos jours quand on veut chercher quelque détails sur Google ou Wikipédia, on a intérêt à les connaître soi-même par avance. Exemple avec Pan, on ne tombe que sur des références modernes, des films, etc…
                      Moi je voulais la divinité de la mythologie grecque :
                      Il est souvent représenté comme une créature chimérique, mi-homme mi-bouc, à l’image des satyres et des faunes dont il partage la compagnie.

                    2. Pheldge

                      @ « Ze gonzesses of ze Blog … » 😉 1/ je ne suis pas une créature chimérique, bicauze que je vous répond réellement.
                      2/ Un faune ? hmmm … un faune qui déflore alors 😀

                      Et je vous épargne toutes les joyeuseries qui naissent dans mon esprit fertile, comme « la flûte du Pan, la flûte qui pend … » etc …

                  2. Beldchamps

                    Le pot aux roses est découvert : cette obsession pour les Grecs et leurs mœurs légendaires … cette envie de nourriture terrestre et de Soylent Green … Et mon rôle de leurre dans cette tragédie !

                    1. MCA

                      « Il est souvent représenté comme une créature chimérique, mi-homme mi-bouc, à l’image des satyres et des faunes dont il partage la compagnie. »

                      Ahhhh, enfin le débat s’installe; une minute svp je m’allonge dans mon sofa histoire de savourer pleinement les joutes verbales.

                      Nous disions donc : « mi-homme mi-bouc », d’après mes souvenirs cette créature étrange s’appellerait un « bouquin » (rien à voir avec ce support analogique que le numérique tente de concurrencer sans jamais y parvenir).

                      Sire Pheldge, qu’avez vous à répondre à cette comparaison on ne peut moins flatteuse pour le « bouquin »?

                    2. Bonsaï

                      Vous devez confondre avec bouquetin, sorte de chèvre des alpages avec parfois des cornes enroulées. Cela n’a rien avec le dieu Pan, dont Pheldge se réclame lui-même (voir plus haut) !

                    3. MCA

                      @Bonsaï – 23 janvier 2016, 14 h 27 min

                      Non, non, je ne confonds pas, un « bouquin » est (aussi) un satyre à queue de bouc:

                      satyre définition Logo du CNRTL espace sémantique Graphe sémantique
                      13 synonymes aegipan, bouquin, capripède, chèvre-pied, débauché, exhibitionniste, faune, lascif, obscène, orang-outan, pervers, vicieux, voyeur

                      autre source:

                      Bouquin
                      Nature : s. m.
                      Prononciation : bou-kin
                      Etymologie : Bouc.

                      Voir les citations du mot Bouquin
                      Signification du mot Bouquin

                      Que signifie Bouquin ?

                      Définition du mot Bouquin : – Vieux bouc. Cornet à bouquin, trompe ordinairement faite d’une corne.

                      Définition du mot Bouquin : – Sentir le bouquin, exhaler une odeur de bouc.

                      Définition du mot Bouquin : – Satyre, démon.

                      Définition du mot Bouquin : – Terme de chasse. Vieux lièvre ; lièvre mâle ; lapin mâle.

                      Définition du mot Bouquin : – Terme de vétérinaire. Bouquet (voy. ).

                      Read more at http://www.dicocitations.com/definition_littre/3799/Bouquin.php#j1f0iUAp1mQHgz0g.99

                    4. Bonsaï

                      Et bien merci MCA ! J’ignorais totalement cette acception du terme.
                      C’est bien pour cela qu’on adore squatter chez notre très estimable hôte : on apprend tout le temps des choses passionnantes, fût-ce au détour de quelques plaisanteries un peu osées…

                    5. MCA

                      @Bonsaï – 23 janvier 2016, 17 h 53 min

                      Tout le plaisir est pour moi.

                      Tout à fait d’accord sur la richesse des intervenants et le bienfait des échanges; on se prend de temps à autres un coup sur le nez, alors suivant les tempéraments ça désespère ou ça motive.
                      J’y verrais bien là une intention non avouée de tester le degré de conviction et les argumentaires.

                      Je suis parfois peiné de voir un des 8000 lecteurs se lancer dans l’arène H16 et se faire étriller la première fois pour retomber dans l’anonymat en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus.

                      Une chose est sûre, on ne sort pas de chez H16 comme on y est rentré et rien que pour cela, ce site mérite le détour.

                    6. Pheldge

                      « Un rôle de leurre … » je dirais même un leurre histique 😉
                      Remarquez ô sublime renne d’Esprée , que c’est toujours plus valorisant qu’avoir un rôle de l’ Art. Surtout d’un Art Histarque 😀

                    7. Bonsaï

                      Et pour conclure cette petite fable édifiante, on dira que la Reine des Prés qui pratique volontiers l’heuristique comme stratégie sportive, se trouva nez à nez avec Narcisse.
                      Mais pour connaître le fin mot de l’histoire, à savoir lequel cueillit l’autre, il faudra se reporter aux chapitres suivants, dont nous ne manquerons pas une ligne…

      2. René-Pierre Samary

        Merci, Aristarkke. Là, on parle entre hommes. « L’automobile, c’était un des seuls sujets, avec les femmes, dont pouvaient discuter les hommes en se sentant complices. Comme sans doute, autrefois, des chevaux. Mais le goût des voitures devenait peu à peu comme une passion honteuse, un truc de béotiens, de primaires. Les femmes, on évitait le sujet. L’impression que la police de la féminitude veillait, attentive aux dérapages sexistes. »

  8. cherea

    J’aurai pensé que le btc serait un peu plus mainstream.
    Le problème c’est l’accès au btc pour les masses. les politiques KYC/AML y sont pour beaucoup, c’est compliqué d’acheter des bitcoins. Localcoin ou bien passer par des distributeurs de btc.

    1. petit-chat

      Pour aller dans le sens des béotiens (Harry, au-ssi !) qui aimeraient utiliser le bitcoin mais qui, faute d’un tuto, en reste à amasser des grammes de métaux précieux (dont le plomb !), ce serait sympa de la part d’un commentateur, sinon de h16, de rédiger une procédure pas-à-pas…
      Le « démerdez-vous » propre aux Linuxiens fait le succès de Windows…

      1. MCA

        Essayez donc sur Google : « comment payer en bitcoins ».

        Ca explique comment ouvrir un compte, acheter des bitcoins, en recevoir, payer avec.. c’est déjà ça.

        Après tout, ne pas connaître la mécanique n’empêche pas de rouler en voiture; même si cette connaissance de la mécanique est un grand plus, et ceci est valable pour une bonne partie de ce que nous utilisons.

  9. hop hup

    Interrogé par la BBC, le Premier ministre français a déclaré que l’état d’urgence ne prendra fin qu’avec la défaite de l’organisation terroriste État islamique, repoussant potentiellement sa levée à plusieurs mois, voire années.

    ça on le savait depuis une petit moment

    vu que certains politicards voient dans l’état d’urgence la solution pour régler tous leurs problèmes qu’ils ne pouvaient pas régler en temps de paix.

    1. Royaumont

      Manolito coups-de-menton joue sur du velours : personne n’osera demander la fin de l’état d’urgence, de peur d’être pointé du doigt au prochain attentat. De ce fait, il a les coudées franche pour liquider les gêneurs. Pour le gouvernement, si l’EI n’existait pas, il faudrait l’inventer.

    2. MCA

      « le Premier ministre français a déclaré que l’état d’urgence ne prendra fin qu’avec la défaite de l’organisation terroriste État islamique, repoussant potentiellement sa levée à plusieurs mois, voire années. »

      Si cette cessation devait arriver, je la verrais bien juste après les présidentielles de 2017. Une simple intuition indépendante de la défaite de l’EA.

    3. Higgins

      Ça, c’est nettement plus inquiétant. Il n’y a aucune justification au maintien de cet état d’urgence. Nous glissions progressivement vers une dictature, molle la dictature, mais dictature quand même.

      1. Aristarkke

        Moui! Il manque d’arrestations de djihadistes, d’attentats finement déjoués et similaires pour entretenir le boudin, cet état d’ urgence. Mais pour nous tranquilliser est annoncée la fin de l’ assignation à domicile d’ UN suspect! Toujours le dosage pâté d’alouette… 🙁

  10. DoS

    1, c’était pas la note, c’était un jour sans écrire une connerie…pour moi !

    Bon je m’excuse.

    Maintenant je suis obligé de donner un avis.
    Le geek qui est en moi est contrarié avec l’humain et ses valeurs.

    Je m’explique. Je suis un truc biologique. Je crois donc à la réalité, mon corps et son environnement.

    Si je décide d’attribuer une valeur importante (plus même qu’au vivant) au virtuel, alors je me perds un peu. Je me dévalue ?!

    Quelqu’un pense comme moi ?

    Ceci dit. Nous trouvons, il est vrai, plus de valeur dans le Bitcoin que dans la monnaie d’aujourd’hui.

    Nous nous éloignons du vivant….

      1. cherea

        Pour ne plus faire la confusion entre virtuel & numérique: essayez d’acheter une pizza avec des billets de monopoly. Ca va être compliqué alors qu’on peut acheter une pizza avec du bitcoin, qui lui est digital et/ou numérique.

        1. MCA

          Une pizza avec des BTC?

          Bonne idée, je vais en parler au tenancier de la roulotte PIZZA à côté de chez moi, rien que pour voir la tête qu’il va faire.

          A mon avis, le succès est garanti et une bonne partie de rigolade avec.

      2. bob razovski

        « Ne mélangez pas virtuel et numérique. »

        Je n’avais jamais pensé à appliquer cette logique au bitcoin.

        C’est bête à dire, mais voilà une excellente base pour donner à réfléchir lorsqu’on parle de cette monnaie entre béotiens. 😉

    1. Calvin

      Tu te trompes de « virtuel ».
      A la base, virtuel signifie « qui pourrait exister », pas que c’est numérique.
      L’aide d’un proche reste virtuelle tant qu’elle n’est pas réalisée. La fidélité d’un conjoint est virtuelle jusqu’à ce que la mort vous sépare.
      Un « ami » Facebook n’est pas forcément un ami mais c’est réellement une personne derrière.

      1. DoS

        Oui, je mélange virtuel et numérique….car pour moi c’est la même chose.

        J’ai une pièce d’or, là, elle est concrète. Si je veux mes Bitcoins je dois passer par Internet ? Et encore, il faut pouvoir acheter un truc avec….

        Donc, pour moi, le Bitcoin est foutu. Il renaitra dans le système monétaire mondial sous une autre forme. Un jour…

        (avec des clefs et des back doors)

        1. Calvin

          Sauf qu’avec une pièce de deux euros, aujourd’hui tu as un café, mais en cas de krach, tu as juste un tic-tac. Et pas la boîte, hein ?!!

          1. DoS

            Bon….alors je le vois comme ça:

            C’est une perte de liberté !
            Comme mon ordi, mon « smartphone », mes objets qui se connectent.

            Ils sont beaux, parfaits….

            Comme mon Iphone qui possède maintenant une foultitude de petites cases à décocher si l’on veut un minimum de privacy.

            Si la monnaie s’y mêle, alors nous ne serons que traces d’escargots. Du vivant au service du numérique.

            Je ne pensais pas passer du socialo-communisme à l’emprise du numérique. Mais pourtant….c’est bien notre nouveau Dieu.

            Alors, je refuse !!!! Là.

            (mais je n’arrive toujours pas à me censurer…la preuve que c’est hÿper dangereux ce truc)

          2. Pheldge

            Calvin, en cas de krach, tel que la pièce de 2 € ne vale plus grand chose, je doute que tu puisses t’assurer de la valeur de ton portefeuille BTC parce que tu n’auras plus de courant ni de réseau. par contre , tu pourras toujours utiliser la pièce pour caler un meuble bancaire bancal …

            1. DoS

              Après les chutes de neige à Washington les rayons étaient dévalisés. Donc, la conclusion est que les pays du tiers monde ont une longueur d’avance pour la survie.

              Pour nous…..une semaine et la famine sera là. Les gens se boufferont les uns les autres, les vitrines exploseront….et l’Internet….pffff !

              Une seule consolation, nos élus redeviendront de simples citoyens sans protection….et là, ça va être l’orgie vu le niveau de frustration des gens.

  11. hop hup

    Bernard Cazeneuve a souhaité mardi 19 janvier qu’il y ait des forces d’intervention rapide situées maximum à 20 minutes de distance de n’importe quel point du territoire, lors d’un discours à Saint-Astier (Dordogne).

    c’était pas déjà le cas avant ?

    1. sam player

      Y a des fois où les journalistes se lachent dans de style d’articles :

      Et d’expliquer ce retour en force de la MST par « un relâchement dans le port du préservatif »

  12. DoS

    Comme c’est samedi, je peux dire une connerie ?

    Le socialisme avance comme une gangrène dans notre pays.

    L’OS (oui on va bien l’avoir dedans) souverain associé à des médias gentils et doux au touché, un système politique qui ne laisse rien au hasard de la compétence mais préfère de loin l’incompétence, une monnaie numérique virtualisée par la BCE et un mario Kart fou, un tiers payant festif et citoyen…..mais…il manque les derniers capteurs de la renault mégane !?

    Mais oui, c’est ça.

    Alors, je propose donc cette idée indispensable à l’Etat afin de créer l’équation parfaite du bonheur citoyen et festif. Équiper de série le citoyen de petits capteurs afin notamment de prendre la température annale avant de balancer les impôts, etc….

    Non, parce-que bon, il ne faudrait pas trop stressé le Français toujours si prompt à se balancer dans les griffes acérées de l’Etat.

    1. Higgins

      Lovecraft a du penser au Socialisme lorsqu’il a écrit sa nouvelle « La couleur tombée du ciel ». Comme toutes les couleurs, celui-ci séduit l’œil de prime abord mais comme dans la nouvelle, il transforme tout ce qu’il touche en pourriture puis en poussière où il n’y a bientôt plus aucune vie existante ni de vie possible.

      1. DoS

        1927.

        Il a probablement été inspiré par la merde socialiste qui avait déjà fait beaucoup de dégâts à cette époque.

        C’est presque de la triche !

        Mais il y a aussi surement une part de sa souffrance intérieure.
        Le génie vient souvent de la souffrance.

        Nos élus ne souffrent pas assez…..ça c’est une certitude.

      1. Gerldam

        Pour ceux que cela intéresse, lisez « The mathematical Universe » de Tegmark, le physicien que l’on voit au début du film. Mais, pour avoir une vue inverse, il faut aussi lire « Time reborn » de Lee Smolin

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