Thinkerview interroge Natacha Polony qui parle très bien d’elle-même en parlant des autres

Thinkerview nous propose régulièrement des entretiens qui sortent des sentiers battus. Cette fois-ci, ils ont cependant décidé de s’attaquer à un sujet assez peu original, l’analyse du journalisme en France. Pour cela, ils ont profité de la création, par Natacha Polony, d’un nouveau think-tank dédié à ce sujet pour lui poser une batterie de questions.

Natacha Polony, c’est cette journaliste et essayiste française qui s’est spécialisée dans l’éducation et les questions sociétales et qu’on voit régulièrement pratiquer les plateaux télés, les chroniques radios ou de presse traditionnelle et qui a constaté un grand trouble dans la force journalistique française. Pour elle, le journalisme du pays n’est plus ce qu’il était et sombre du côté obscur, où il y aurait une façon de ne pas poser les problèmes et de ne pas poser les questions (qu’on devrait pourtant se poser).

Raison indispensable, donc, pour notre Yoda du journalisme de créer le think-tank Comité Orwell qui justifiera amplement une petite interview de derrière les fagots que Thinkerview vous livre ici même.

Les premières minutes de l’entretien laissent faussement s’installer une petite routine de questions-réponses relativement convenues. Abordant la question du journalisme et de sa perception dans l’opinion publique, Polony admet sans mal l’insatisfaction énorme des Français à l’égard des médias. Les Français ne seraient pas correctement informés, les médias alimentant ainsi une forme de trahison dans laquelle les journalistes sont perçus, selon elle, comme les chiens de garde d’un système.

Pour Polony, ce système serait cette connivence entre médias, politiciens et entreprises dans un grand mélange des genres néfaste à la démocratie et à la bonne communication entre le peuple, ceux qui l’informent et ceux qui le dirigent. Pour elle, les élites n’ont plus d’intérêts convergents avec le peuple dont ils ont la charge, ce qui pousse inévitablement à des mouvements sociétaux violents, dont on pressent les prémices dans les récentes élections dans les pays occidentaux, où les peuples tentent de faire comprendre aux dirigeants que leurs intérêts sont maintenant trop divergents les uns des autres.

Soit.

Roulant sur ce constat, que d’autres ont fait depuis un moment, elle embraye facilement (vers 11:45) sur l’évidente contrainte économique qui pèse lourdement sur les journalistes (telle une laisse au cou d’un chien, apparemment). Pouvant perdre son job à tout moment, le journaliste moderne n’est plus libre d’écrire ce qu’il veut ou ce qu’il pense, usant d’auto-censure ou d’aveuglement pratique. Il y aurait des sujets tabous, une police de la pensée, dans lequel « celui qui déborde passe pour un incompétent ou un conspirationniste » et en tout cas, « ne peut plus être pris au sérieux ».

À l’écoute, je n’ai pu m’empêcher de noter que, finalement, à l’aune de cette définition, tout le monde était dépendant économiquement (d’un patron, d’un client, d’un mécène, d’un électeur même) et qu’en conséquence, la parole était bridée partout. Diable. Polony déploierait-elle des trésors d’ingéniosité pour énoncer de telles évidences ? Plus tristement, j’ai aussi noté que la contrainte économique introduite par les subventions massives de l’État à la presse ne semblait pas se ranger dans la même catégorie de laisse que la précédente. On se demanderait presque pourquoi…

Le doute continue de s’immiscer lorsqu’à l’occasion d’aborder le rôle d’internet dans les médias (vers 18:30), elle constate que la presse se fait « uberiser » par internet et le journalisme low cost : dans une course permanente à la vitesse où tout est taillé pour faire de « l’alerte smartphone », le journalisme du temps long serait en train d’être éradiqué. Pour elle, deux causes se dégagent : l’une est économique (oui, encore) — on n’a pas ou plus les moyens de faire du journalisme d’investigation, de réflexion, de recul — et le second serait l’audience, le public (et pire encore, les journalistes eux-mêmes) ne se donnant plus la peine de lire suffisamment.

La suite de l’entretien est un peu du même tonneau, où l’on aborde la déchéance de nationalité, la hiérarchisation des journalistes (depuis les journalistes politiques, en haut, et les autres types de journalistes, en bas), la problématique proximité des journalistes avec leur sujet, et enfin le manque de culture politique ou historique des jeunes générations de journalistes.

Tout ceci n’est guère excitant. Les constats, sans casser trois pattes à un canard, semblent les bons, mais on peine à distinguer une colonne vertébrale à tout ça. C’est au détour d’une question sur Laurent Joffrin (vers 26:30) que, d’un coup, les choses s’éclaircissent.

Interrogée pour savoir si Joffrin n’aurait pas atteint son seuil d’incompétence, Polony, sans doute précautionneuse de ses arrières, prend quelques pincettes pour noter l’absence de résultats fulgurants du directeur de Libération en termes de lectorat ; elle se permet tout de même d’évoquer l’idéologie du patron de presse qui d’un côté défend mordicus un président ayant pourtant renié toutes ses promesses, et qui de l’autre criminalise ceux qui font valoir des opinions politiques différentes des siennes. Dans la foulée, elle explique que Joffrin réagit ainsi car il serait intimement convaincu d’être dans le camp du Bien. On ne le lui fait pas dire…

Mais là, c’est le drame.

gifa cat jump fail

Emportée dans son élan, et en l’espace de quelques secondes, Polony sort alors les mêmes âneries que 99% des autres journalistes qu’elle s’est pourtant employée à dézinguer dans tout son discours précédent : pour la brave Natacha, le petit Laurent défend coûte que coûte la sociale-démocratie « qui n’est même plus une sociale-démocratie, mais du libéralisme pur » (27:40).

Patatras.

Pour quelqu’un qui a fait SciencePo et qui n’hésite pas à le rappeler à l’auditeur attentif, on peut légitimement se demander ce qu’elle a retenu de ses cours. Pire : pour quelqu’un qui prétend faire preuve de plus de recul que les autres membres de sa profession (dont les oreilles ont furieusement dû siffler pendant le reste de l’entretien), que voilà bel exemple d’une pensée conforme et symptomatique d’un trajet parfaitement fixé qu’elle emprunte comme une petite loco sur de longs rails solidement fixés vers l’abîme intellectuel où tous les maux de la planète ont trouvé un dénominateur commun, à savoir le libéralisme pur, le turbo-libéralisme caca, l’ultralibéralisme déchaîné.

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Et d’un envoi d’épithète à un autre, poum, voilà le pauvre Joffrin, pourtant déjà rhabillé pour l’hiver et le suivant, taxé de libéral, injure suprême et d’autant plus lolifiante que le pauvret n’est pas le dernier à distribuer, lui aussi quand on le lui demande, de cet anathème à qui osera se fendre d’objections à son encontre.

le honzec - la domination libéraleJoffrin qui accuse les méchants de libéralisme pendant que Polony accuse Joffrin de libéralisme, mathématiquement, au moins un des deux se trompe. Tout ce libéralisme qui souffle en tempête sur le pays semble faire d’immense dégâts… Et l’observateur goguenard un peu lucide n’aura pas de mal à déceler que ces deux journalistes, empêtrés dans leur salmigondis intellectuel, sont tous les deux aussi éloignés qu’on peut l’être de la raison.

À partir de ce point, on pourrait arrêter de se gondoler et reprendre calmement l’interview. Le geste serait beau, courageux même, d’autant que quelques petits sushis de pensée pratique à gober s’égaillent joyeusement dans la suite (Natacha parle des Français, Natacha pense le monde, Natacha fait de la cuisine politique, Natacha fait de la géopolitique — mais on préfèrera celle de Conesa, interrogé par la même équipe Thinkerview, bref Natacha meuble bien).

Malheureusement, ce qu’elle raconte ensuite est teinté de cette révélation qu’elle raconte, finalement, exactement la même chose, d’une façon à peine différente, que ses collègues journalistes qu’elle fustige pourtant à grand coup de cuillère à pot.

D’ailleurs, à plusieurs reprises, elle montre très clairement n’accorder qu’assez peu de sens critique et de capacité d’analyse aux téléspectateurs, aux auditeurs et aux lecteurs des différents médias disponibles en France. Là encore comme 99% de ses collègues, elle n’a pas de mal a estimer que le peuple est tenu dans l’ignorance en jouant sur sa paresse et sur les ficelles de la société de consommation (qu’elle critique en détail, là encore comme 99% de ses collègues).

Interrogée sur cette tendance, elle expliquera évidemment ne surtout pas déconsidérer ces individus, allant jusqu’à expliquer qu’on les a volontairement abêtis (« on » étant les méchants, le système, les autres, le libéralisme notamment), résumé vers 33:20 par un « triptyque télévision, publicité et grande distribution » qui aurait englué les gens chez eux devant la télé sans possibilité de dépassement. Que la baisse de niveau culturel et intellectuel puisse provenir de l’effondrement complet du niveau scolaire, lui-même directement dépendant des décisions politiques de plus en plus calamiteuses prises depuis 40 ans en la matière, ça ne l’effleure pas trop. Que le délitement de la société française soit en corrélation presque parfaite avec l’accroissement de l’interventionnisme de l’État dans toutes les parties d’icelle ne l’a sans doute jamais troublé (tout comme 99% de ses collègues), tout simplement parce qu’il est bien plus commode de cogner (comme 99% de ses collègues) sur les méchants capitalistes.

Quelque part, tout ceci est un peu triste puisqu’on échappe encore une fois à une pensée vraiment originale. On pourra toujours souhaiter que le Comité Orwell de Polony parvienne à faire un peu bouger les lignes journalistiques actuelles, mais les prémices semblent bien ternes : en parlant des autres journalistes, sa présidente démontre assez bien leur panurgisme sans arriver le moins du monde à prouver qu’elle n’en est pas elle-même atteinte.

Commentaires241

  1. Le Gnôme

    C’est bien la peine d’avoir fait des études pour ignorer ce qu’est le libéralisme. C’est un gros mot comme fasciste et il est d’usage de l’utiliser pour déstabiliser son adversaire, le facho de base étant mort depuis longtemps.

    1. theo31

      Le facho de base c’est justement celui qui vous traite de libéral en pensant vous injurier.

      Quant aux études, j’ai passé un bac éco dans une école privée sous contrat : j’ai peut-être entendu une fois le nom de Hayek. En revanche ceux de Marc et Keynes, jusqu’à la nausée. Le prof était socialiste et ne s’en cachait pas. Mais il s’est fait moucher un jour par un inspecteur : il n’a pas été fichu de dire qui était le ministre du plan de l’époque (Deferre). Un comble pour un degôche.

  2. tabbehim

    sérieusement cher H16, vous attendiez vous à autre chose que des plats tout préchauffé de la part de cette journaliste?
    c’est à la mode de dire du mal des journalistes, elle suit comme la brave mouton qu’elle est la mode.
    il y’a très peut de journaliste en France, et les rares qui reste sont mis au ban….

    1. Pheldge

      Ca fait juste une morue de plus pour le menu du vendredi. D’ailleurs je me permets de rappeler aux mécréants, que cest le carême des chrétiens. Et au passage, que j’espère que le minisse des cultes, il viendra célébrer Pâques à Notre-Dame, comme il va chaque année à la grande mosquée de Paris.

      1. Higgins

        Sur les mécréants:

        Un mécréant, grand bouffeur de curé depuis son arrivée au monde (pas devant l’Eternel, il n’y croit pas) se promène benoitement dans une grande forêt canadienne. Tout à coup, un énorme grizzly sort des fourrés et commence à lui courir après, visiblement en appétit.
        Le mécréant se met également à courir afin d’échapper à son sort funeste mais malheureusement il butte sur une racine. Le grizzly arrive toutes dents dehors, c’est la fin!!!
        Dans un dernier sursaut, un cri du cœur s’échappe de la bouche de ce dernier: « oh! mon Dieu! ». Là, tout se fige et une voie céleste se fait entendre: « Comment, toi, mécréant, qui me honnis depuis si longtemps, tu oses m’implorer alors que ta dernière heure est arrivée? Mais si tu implores ma pitié et que tu consens à reconnaître ma magnificence, je saurai être magnanime. »
        Le mécréant répond:  » Ça jamais, jamais je ne renierai mon idéal. Bon mais la magnanimité, si tu peux faire quelque chose pour le grizzly, je suis d’accord. »
        « Il en sera donc ainsi » dit la voie céleste et aussitôt les choses reprennent leur cour. Là, le grizzly, qui allait se jeter sur le mécréant, interrompt son geste et, joignant ses deux pattes l’une contre l’autre, déclare en levant les yeux au ciel: « Seigneur, bénissez ce repas! »

  3. Baichette

    Aujourd’hui chez moi il fait gris et il tombe un mélange de pluie et neige. En résumé il fait un temps de libéral.
    Mon fils à la grippe. Cette année elle est plutôt libérale la grippe.
    Ma voiture ne démarre pas, saleté de batterie libérale.

    1. Sébastien R.

      J’adore! C’est exactement ça… Novlangue le force… Ma fille a actuellement une varicelle liberale et je suis crevé… J’ai eu pas mal de bouchons libéraux ce matin avant Fourvière… Mon patron est vraiment un libéral… À user jusqu’à plus soif!

              1. Pheldge

                T’es re-lou ! je te tendais une perche pour que tu nous fasses le couplet sur « Martine à bu un coup de trop » avec l’épisode du jour « Martine vomit sur François » … c’est terrible de vieillir comme toi, mon pauvre !
                Alors pour pallier tes déficiences :
                http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/sil-nen-reste-quune-ce-sera-martine-aubry/
                et surtout :
                http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/martine-aubry-la-gauche-moderne-cest-nous/

  4. Peste et coryza

    Pas besoin de définir le libéralisme : tout le monde dit à longueur de journal TV que c’est le Malin (qui mange des chatons mignons). Or le Malin n’a pas besoin d’être défini : il est mauvais et hostile par définition.
    Le bon peuple en a peur, et c’est bien ainsi.

    Notre monde n’a pas changé de ce point de vue : il y a toujours des religions, ses grands prêtres, ses tabous, ses interdits, ses hérésies (les gens qui sont ici sont des hérétiques, voire des apostats), son Némésis.

    Ajoutez que politiciens et journalistes couchent ensemble (et même au sens propre), et vous avez un cocktail qui sent le pâté.

  5. Aristarkke

    Ficèles ??? Je sais bien que NVB en remontre à l’ Académie Française mais ce néologisme n’ était pourtant pas dans son glossaire. Maître! Vous mettriez-vous à suivre une source aussi impure par bien-pensance évolutive??? 😆

    1. thom__yorke

      En effet, « ficèle » c’est pour le verbe. Pour le nom, il faut battre des deux ailes.

      Pour en revenir sur le sujet, taxer quelqu’un de libéral est vraiment le point godwin du moment. Fascisme et racisme sont dépassés…

    1. Peyreloubes

      Hé ho ! La Polony a commencé chez Chevènement, qui a part son souverainisme débridé reste un trotsko ! Mais elle a toujours su envoyer des piques à la gauche, ce qui fait qu’elle semble, pour certains, à droite. Elle fait partie de la bande de gauchos mondains qui entoure Ruquier.

    2. Aristarkke

      Soyez honnête un peu SVP! Jamais personne n’a rapporté qu’ils interdisaient à leurs prisonniers d’ aller et venir librement dans l’enceinte de leurs camps de rééducation ou autres variantes!!! 😉

      1. Bonsaï

        Et moi, je me permettrai donc de rappeler que la méthode discursive consistant à attribuer à chaque manifestation sociale ou culturelle un courant politique déterminé, est un travers typiquement marxiste.
        Les camarades repentis se reconnaitront…

        1. Pheldge

          Si en écrivant « camarades repentis » du me comptes dans le lot, je t’apporte une petite précision : j’ai été plongé dès le collège dans cette idéologie, je n’ai pas eu de choix, y’avait que ça autour de moi …
          Mais, je me suis réveillé tout seul ! alors repenti , non, libéré plutôt ! 🙂

  6. bibi

    Ce parisiano centrisme de nos journalistes est assez effrayant, c’est à se demander si ils se sont déjà intéressés à la presse étrangère pour y voir comment sont traités les mêmes sujets qu’en France et comment elle est financée.

    Pardon j’oubliais que nos journalistes biberonnés à l’EdNat ne lisent et n’écrivent péniblement que le français.

  7. Woodi

    Joffrin qualifié de libéral, c’est du pur LOL, garanti 99,999 %.
    Non décidément, rien ne sortira de cette caste journalistique française. RAS. Circulez, merci.

  8. hub

    tout à fait d’accord avec l’article, à la fois sur le portrait de N.P. et sur son mépris du petit peuple qui n’a pas fait les mêmes études qu’elle. Comme si c’était toujours la faute de celui qui écoute, pas de celui qui parle et pontifie. N.P. est cependant un peu moins abêtie que les journalistes dans leur ensemble : il ne faut pas la négliger. Et elle emploie le subjonctif imparfait. Si elle ne connaît pas le libéralisme, elle sait la grammaire.

  9. Aristarkke

    H16, vous vous étonnez fortement que NP ne mette pas en cause les piètres résultats de l’educ bat depuis 40ans comme au moins une des causes de la piètre capacité d’analyse du téléspectateur grançais moyen. Il y a de quoi puisque cette journaliste est officiellement (selon fiche Wikipédia) spécialisée dans les questions de l’ éducation des enfants, y compris scolaire et qu’elle a commis plusieurs opuscules sur le sujet… Évidemment comme il est difficile de mettre la Gôôôche hors de cause sur de coup-là, mieux vaut ne pas en parler…

    1. hub

      sauf que N.P. ne cesse de dénoncer depuis des lustres cet état de fait d’une gauche omniprésente dans l’E.N. et de la baisse constante des exigences

      1. C’est ça le plus beau : lorsqu’elle chronique pour le Fig sur le sujet de l’EdNat, il lui arrive de toucher juste. Mais dès qu’on la sort de sa colonne journalistique, pouf, cette once de bon sens disparaît.

        1. Pheldge

          C’est l’émotion ! d’habitude elle interviewe, là c’est elle la vedette … au bout de 5 minutes, l’égo explose, et elle plane complètement !

        2. Aristarkke

          Elle aurait donc une variabilité dans sa pensée intransigeante selon le commanditaire de sa prose??? Bref, tout aussi vendue que les autres ALPDLAQCT!!!

  10. Higgins

    En complément: “Cette manière d’élever le journalisme à la hauteur d’un spectacle permet à ses promoteurs de laisser croire qu’ils ont du talent.”

    Jean Yanne

  11. cretinusalpestris

    Un journal pondu par la presse française contient actuellement :

    -1/3 d’information biaisée
    -1/3 d’opinion bien-pensante
    -1/3 de publicité

    Et les groupes de presse s’étonnent de perdre quotidiennement leur lectorat ?

    Ils sont déjà morts mais ils ne savent pas encore. Normal, ce sont des journalistes: ils sont mal informés.

    1. bibi

      Et 1/3 de dépêches AFP.
      Oui je sais ça fait quatre tiers comme au temps de l’ORTF mais vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que nos journalistes soient passés au 16/9.

      1. cretinusalpestris

        Disons que les dépêches AFP font partie du 1/3 d’informations biaisées.

        ( En passant, la 7ème Cérémonie des Bobards d’Or se tiendra le 14 mars :
        http://www.ojim.fr/la-7eme-ceremonie-des-bobards-dor-se-tiendra-lundi-14-mars/ )

        Tout n’est pas biaisé, bien évidemment.

        Mais les lecteurs sont las d’apprendre que « les armes tuent », qu’une « voiture folle a commis un attentat » ou qu’un « déséquilibré solitaire a bénéficié d’un fort appui logistique ».

        1. Pat

          Et n’oublions pas la fameuse « cellule psychologique » qui apparaît comme par magie à chaque catastrophe/accident/incident. Et chaque fois, j’imagine un fourgon cellulaire capitonné envoyé en priorité (pourquoi ?) sur place. Il ne reste plus qu’à y mettre les journalistes…

  12. zen aztec

    Mariée à Périco Légasse qui a finement analysé les problèmes de l’agriculture(retour aux petites fermes d’il y a 40 ans ,en gros ,et la bonne bouffe saine de l’époque)son panurgisme doit aussi venir de la

  13. MCA

    Faire un think tank avec des journalistes pour (tenter de) sauver le journalisme c’est un peu confier le soin de sauver la situation calamiteuse dans laquelle il se trouve à ceux qui en sont au moins en partie responsables, pas gagné!

    Ella a au moins la mérite d’évoquer le sujet, mais oublie un peu trop facilement qu’un journaliste n’est qu’un salarié et que c’est celui qui le paye qui commande là comme ailleurs.

    J’aurais tendance à penser que les journalistes sont grillés dans l’esprit du public (du moins pour le public qui lit, observe avec recul et réfléchit encore) et que cette situation ne s’inversera pas de sitôt.

    Internet est passé par là.

    Alors est ce qu’internet est plus fiable du point de vue qualité de l’information? pas si sûr, mais au moins donne t’il la parole à une pluralité de points de vue et permet de soulever des problèmes que le journalisme traditionnel de garde bien d’évoquer.

    Personnellement j’aime bien écouter les interventions de Natacha Polony car cette femme est brillante, j’ai aussi lu un de ses bouquins sur l’EN qui à l’époque correspondait assez bien à ce que je pense, ce n’est donc pas à elle que je jetterais la première pierre.

    HS @ H16 :

    A en juger par la bande annonce de Thinkerview, le site H16 est cité en partenaire, de quelle nature sont vos relations avec ce site?

    1. Ils mettent mon logo, et ils me filent l’interview en avance ce qui me permet de faire un article. Ça leur donne de l’exposition, et ça me donne des sujets de gens différents. Il n’y a aucune relation commerciale. Si le sujet ne me plaît pas ou si je n’ai pas le temps de traiter, je ne traite pas. Et si j’ai des propositions de personnes à interviewer, ils peuvent les étudier.

  14. Bonsaï

    Natacha Polony a l’avantage d’être plus originale et plus cultivée que la moyenne des journalistes patentés.
    J’apprécie assez son petit talk-show hebdomadaire, qu’elle met gracieusement à disposition sur le site d’actualités news360x.fr (qui publie aussi H16, comme nous l’avons vu récemment). Elle y convie chaque semaine diverses personnalités littéraires, politiques, philosophiques, etc. pour d’intéressantes discussions à bâtons rompus.
    Journalisme culturel en temps réel, chacun jugera sur pièce…

    1. hub

      originale, je demande à voir, cultivée, certes, face à l’inculture crasse des journalistes. Mais elle a employé un mot dont elle ne connaît pas le sens : « libéralisme ». Et quand H16 voit ce mot, il voit rouge! Enfin, façon de parler!

    2. bibi

      Polony c’est le pendant féminin de Zemmour, ils ont la même logorrhée journalistique lacunaire ,remplie de contradictions, et ils arrivent parfois à toucher juste.

      1. hub

        une réflexion très réactionnaire pour les deux… ils rêvent d’une renaissance de la IIIème République. Leur idéal, c’est Emile Loubet…

        1. bibi

          Quand on voit comment a fini la IIIème République et comment bon nombre d’employés de l’état formés par celle-ci se sont comportés entre 1940 et 1944 on se demande qui peut être nostalgique de cette horreur.

          Je sais bien que l’image d’Epinal des hussards noirs de la IIIème république fait rêver aujourd’hui, car alors la discipline régnait dans les sales de cours, les élèves sortaient du primaire en sachant lire écrire et compter, mais c’est oublier bien vite que cette école fut le premier maillon de production de serviteurs de l’état aveugles exécutant les pires ordres.

            1. Pheldge

              Vous avez de bien joyeuses lectures ! Moi qui vous imaginais vous délectant quotidiennement des « trois petits cochons » , ou des « aventures de porcinette » … 🙂

            2. Peyreloubes

              Charcuteries Olo

              Hou le vilain fasciste, il a lu Rebatet, Céline, Paraz et autres (Grands cimetières sous la lune, etc) Doit pas être bien jeune !!!!!

              1. Les Charcuteries Olo

                ‘zoubliez Bardèche, Malaparte et Raspail.. Et j’ai pas encore 1/2 siècle !!

                @phledge: Il n’y a pas que les saucisses et la farce dans la vie 😉 – quoi que Miss Piggy m’a toujours laissé une drôle d’impression étant enfant – ..

          1. Pat

            Même dans les années 60, les élèves sortaient du primaire en sachant lire, écrire et compter. C’est depuis que les étudiants de Mai 68 sont devenus profs (et fonctionnaires) que « l’apprenant » n’a plus appris grand’chose.

  15. Tremendo

    Rien d’étonnant.
    Selon les uns et les autres la presse française est à 80% de gauche (soit de tendance social-démocrate modérée, soit complètement socialiste). Mais les 20% de droite dont fait partie Polony sont en train de changer dans la mouvance Zemmour, Onfray et Finkielkraut. Aujourd’hui il est de bon ton chez les intellectuels de droite de vilipender le capitalisme, le libéralisme, la mondialisation, la publicité, la grande distribution etc etc etc…de parler de naufrage sociétal de la France, de remettre les valeurs de la république au centre, d’exalter le sentiment national bla bla bla.
    Pour ces droitards écervelés, la perte de valeurs traditionnelles et ces grands groupes de connivence c’est le libéralisme.
    Donc on en est arrivé à une bataille de celui qui sera le moins libéral, puisque les « de gauche » pratiquent déjà cette technique de voir de l’ultra-libéralisme partout.

    Ceci dit ne boudons pas notre plaisir de les voir s’entretuer et surtout de voir ces intellectuels nous rendre un fier service: ben oui, les gens finiront peut-être par comprendre que la droite n’est pas libérale.

    1. Janus

      Tout a fait d’accord avec vous : Il suffit de lire « Elements », la revue de la « nouvelle droite » pour savoir qu’un de ses inspirateurs les plus dynamiques (Alain de Benoist) est tout sauf libéral. Et les cryptomarxistes y ont colonnes ouvertes…

  16. Calvin

    Le Comité Orwell, de NP, c’est pour dénoncer des derives ou pour aider à ce que les lecteurs potentiels ne soient plus seulement potentiels mais consentants ?
    C’est pour faire ouvrir les yeux ou pour aveugler d’une vérité imposée ?
    1984, c’est une Fable ou un Manuel ?

    1. gameover

      C’est un peu présomptueux d’avoir choisi ce nom pour son comité.
      Ce n’est pas comme choisir un nom commun style « saucisson de pays ».

            1. Les Charcuteries Olo

              Je tiens à faire savoir aux amateurs de vraies charcuteries que le « bâton de Bergé » n’est pas au catalogue de nos Etablissements.

              1. Calvin

                C’est le « Bâton de Berger ».
                Popularisé en son temps par une publicité à la téloche, où on voyait France Gall déclamer à la caméra :
                « Le Bâton de Berger, y a pas d’heure pour en manger. »

                1. Les Charcuteries Olo

                  Le Bâton de Bergé, si-si, c’est bien ça, je vous assure. Le logo est une sorte de suppositoire géant contre les maux de gorge en forme de sapin des vosges..

                  1. Pheldge

                    @ Maître Charcutier : « Un suppositoire géant contre les maux de gorge … » oui, c’est ça … je préfère ne pas en dire plus, j’ai une réputation, moi !
                    @Calvin : je vois que tes géniteurs t’ont conté les blagues d’autrefois 🙂 C’était Patrick Sébastien qui faisait cette pub, en imitant De Funès. La vie privée de France Gall et ses pratiques conjugales avec Michel Berger ne nous regardent pas, voyons garnement ! 🙂

  17. Calvin

    Moins politique (encore que proche des écolos tendance khmers verts), mais les lanceurs d’alerte façon Cash Investigation, sont eux aussi les caricatures d’un journalisme dévoyé capable de mentir, d’orchestrer de fausses rumeurs, de scénariser des réactions populaires.
    Le journalisme français est encore plus à la ramasse que la politique française.
    Les politiciens gagnent bien leur vie et sont élus.
    Les journalistes sont tenus par les premiers et ne sont même plus lus.

  18. Infraniouzes

    « Joffrin qui accuse les méchants de libéralisme pendant que Polony accuse Joffrin de libéralisme, mathématiquement, au moins un des deux se trompe. »

    Ne parlez jamais de mathématiques à un homme politique. Il déteste. En effet, l’addition des promesses non tenues multipliée par leurs erreurs de jugement élevée au carré d’une idéologie de comptoir conduit inévitablement à un résultat catastrophique. Donc, dehors les mathématiques. De toute façon, ils se refusent, tous, à porter le chapeau, rouge ou bleu.

  19. gameover

    Perso je l’ai connue et appréciée dans ONPC. Heureusement qu’elle était là face à Aymeric Caron, mais bon c’était bien le but de l’antagonisme afin qu’il y ait un débat. Débat au sens intelligent du terme du moins de son coté car elle étudiait son sujet. C’est Léa Salamé qui a repris le flambeau depuis et c’est de la même veine.
    Sur le sujet de l’interview je trouve que le débat s’est centré sur le journalisme, celui avec la carte de presse, alors que la police de la pensée va beaucoup plus loin tel ce passage dans ONPC avec le Professeur Rollin où on frôle l’absurde (video calée à 7mn 9s):

    1. Higgins

      Ils sont nombreux à avoir un problème d’identité chez ONPC. Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde disait Camus. Appeler un chat un chat ne fait pas pour autant de soi un félinphobe en puissance (désolé pour le néologisme).

  20. Alx

    Il serait intéressant que cet article vienne aux oreilles, euh aux yeux, de Natacha, et qu’elle prenne quelques minutes pour repondre. J’aurais aimé avoir son avis, et comment elle justifie ces dissances cognitives…

    1. Pheldge

      @ Val : il ne porte pas le masque à gaz, il est né avec ! c’est à ce demander s’il n’est pas un Elohim ! Bonzaille, qui est une fervente disciple de Rael, leur représentant sur Terre, pourrait peut-être nous éclairer à ce sujet … 😉

          1. bob razovski

            « Comme d’habitude, dès qu’il est question d’extraterrestres on fait appel à mes compétences… »

            Les seuls E.T. végétaux qui m’ont laissé un souvenir trouble sont les Sylvidres mrgreen:

            En faites-vous partie ?

      1. Val

        @Pheldge , nan, je vois plutôt H comme le fils maudit de l’empereur il porte un masque tel un Light Vador tombé du côté clair de la force .

  21. cherea

    Bonjour, je vous trouve dur avec NP. J’ai écouté cette vidéo il y a quelques jours, en fond sonore sans trop y prêter d’attention, et je l’ai trouvée plus qu’honnête dans son échange avec le type de thinkerview, qui lui est bon. OK, elle sort une facilité au détour d’une phrase « pur libéralisme », mais lui en tenir rigueur sur plus de 60 minutes d’interview, c’est un peu dur. Faut donner un peu de « leeway » comme on dit. Moi j’aime bien NP, je la trouve jolie, bien sapée et elle a de la classe en plus de ses qualités: elle est structurée, cultivée, formée… ce qui change de 99% des greluches de la télé. Vous pouvez me citer une autre journaliste en France qui a autant de classe, qui proclame ses convictions sans trop varier? Ce n’est pas une blague, pour moi c’est une grande dame comparée au marigot dans lequel on vit.

    Après je pense qu’elle se trompe lorsqu’elle parle du déclin « du journalisme de temps long ». C’est que le journalisme a été long a déserté les quotidiens et aujourd’hui ce qui cartonne c’est des book Mags, type XXI, ou encore dans une catégorie Sofoot ou encore TheGoodLife

    1. Nomi

      Je préfère encore une journaliste habillée comme un sac, mais qui fait du vrai journalisme, intelligent, pertinent et impartial. On s’en fout qu’elle ait la classe. Réveillez vous! Vous apprécieriez, vous, qu’on juge vos compétences sur la ba se de votre apparence vestimentaire? N’importe quoi.

      1. cherea

        Tout à fait, l’apparence vestimentaire est un minimum. Allez passer un entretien d’embauche en survêtement et casquette…vous verrez le retour, malgré toutes vos compétences. Quand je vais voir un client, je suis toujours bien sapé. Quand une personne s’exprime à la télévision, le minimum est de bien présenter. Cela ne s’applique pas, seulement et seulement si vous êtes un pur génie…et il y en a très peu. En plus d’avoir de la classe, Polony, selon moi, a les qualités que vous énumérez, intelligente, pertinente et relativement impartiale malgré son positionnement politique. D’ailleurs je demandais qui comme autre femme journaliste avait son talent. Vous n’en citez aucune.

        « Vous apprécieriez, vous, qu’on juge vos compétences sur la ba se de votre apparence vestimentaire? » Le fait est que les gens jugent sur la vase de votre apparence vestimentaire… on peut aussi continuer… Vous accepteriez que les gens vous jugent sur votre hygiène personnelle…

        1. gameover

          « D’ailleurs je demandais qui comme autre femme journaliste avait son talent. »

          Léa Salamé qui en plus – de par ses origines – a une dimension plus internationale, géo-politiquement parlant.

          1. Pheldge

            Elle fait trop dans le « pit bull » systématique … tu l’as déjà entendue sur « la Voix du Parti » dans la matinale de P. Cohen ?
            Bon on a compris que, vu tes échecs répétés et surnuméraires avec les gonzesses, tu sois tenté d’être indulgent, mais là quand même …

          2. Nomi

            Léa Salamé? Moooouais! Celle-là même qui récemment, lors d’un débat avec l’inénarrable entarté, j’ai nommé BHL, affirme que l’excommunication de Descartes est la raison qui explique sa « fuite » en Hollande. Et BHL de poursuivre sur cette affirmation… complétement fausse! Descartes n’a jamais été excommunié, il n’y avait pas plus fervent chrétien, pas plus croyant que lui (pour un cartésien, ça la fout mal, mais bon, chacun voit midi à sa porte hein!).

            Alors la culture, c’est comme la confiture: moins on en a… plus on l’étale (j’en sais quelque chose, je m’étale assez fréquemment…), et Léa, BHL, et tout le landernau auto-satisfait du PAF.

            1. gameover

              Oui moi-même je me pose des questions depuis que j’ai entendu sa recette des lasagnes au saumon. En effet c’est vraiment criminel de ne pas les faire refroidir après le court bouillon avant de les incorporer à la préparation… pfffff…

        2. gameover

          Sinon d’accord sur l’apparence. C’est tellement évident que tout le monde juge d’abord sur l’apparence même ceux qui s’en défendent. C’est p-e le coté beau cul belle gueule qui a heurté Nomi qui accorde certainement autant d’attention à Emmanuelle Cosse qu’à NP avant qu’elles ouvrent la bouche.

          1. Nomi

            Tout dépend du contexte. Quand je chasse la gueuse, je prête plus attention à la forme qu’au fond 😉
            Mais quand il s’agit de sujets sérieux, comme la politique, l’information et la désinformation, j’attends d’entendre des choses intelligentes et instructives, avant de juger que quelqu’un mérite mon attention, sans parler même de mon respect.

              1. Nomi

                Je voulais dire « court la gueuse », lapsus linguae sorti de je ne sais où. Une gueuse toute fraiche et une gueuze bien fraiche, instant de bonheur simple pour un odieux mâle blanc hétéro libéral tel que moi 🙂

        3. Aristarkke

          Comme exemple de génie dont on supporte les frasques vestimentaires, évoquez -vous peut-être John Lasseter, viré au début des années 90 avec pertes et fracas par Disney, recueilli chez Pixar, célèbre par ses chemises hawaïennes déjantées et acheté avec Pixar par Disney, dernière époque. Radio moquette indique que son côté très bankable aide énormément les cadres old school disneyens à avoir la berlue en sa présence…

        4. bibi

          Venir à un entretien d’embauche en survêtement et casquette pour un poste d’entraineur me parait des plus approprié, par contre ça serait très inapproprié pour un poste d’entraineuse.

          1. cherea

            D’ailleurs, je tiens á relever le cas de Zidane, entraîneur du Real de Madrid, où j’habite. Le type est l’image officielle de Mango et lors de toutes ces sorties médiatiques pour le real de madrid, il s’habille en Mango. Quelle tristesse & quelle faute de goût!!

        5. Nomi

          @cherea

          Je suis conscient de tout cela, merci. J’ai travaillé dans la RP et l’hôtellerie de luxe, le haut de gamme où l’on voit passer tout le gratin, domaines dans lesquels ces notions ne sont certes pas secondaires en terme de présentation et de représentation.

          Ma remarque visait juste à dire que juger de la qualité de quelqu’un en se basant avec un engouement aussi visible sur son apparence physique et vestimentaire est tout simplement hors de propos. Evidemment que je ne vais pas me présenter à un entretien d’embauche au Ritz vêtu d’une serpillère. Mais des clients richissimes, qui ont fait toutes leurs preuves en terme de compétence, d’intelligence, et de réussite, et qui se pointent les mains dans les poches, l’air quelconque, et habillés comme des sacs, si vous les aviez jaugé sur la base de leur apparence, comme vous l’avez fait avec cette journaliste, et bien vous auriez été viré.

          Moi aussi je regarde comment les gens sont sapés, mais c’est secondaire pour déterminer leur valeur. N’importe qui peut être très classe, présenter comme un dieu, et être au fond une vraie pourriture. Vous voyez ce que je veux dire, Mr Cosmopolitan… pardon, Mr Vogue?

          Manifestement, vous ne connaissez pas la signification réelle que revêt l’expression « l’habit fait le moine », je vous en épargne l’explication, expérience oblige.

          1. cherea

            Non justement, l’aspect général est un minimum, c’est une première barre à passer pour écouter la suite. Oui, peut-être laisserez-vous passer une pépite et c’est très rare, mais dans la majorité des cas si on ne passe pas le premier niveau, il y a peu de chance que l’on arrive au 2ème niveau comme dans les jeux vidéos. Si un type n’est pas fichu d’être correctement habillé, propre, choses simples, il ne peut selon mes critères développer des choses complexes. Ce sont des conventions triviales, bien présenter, avoir une bonne orthographe pour se démarquer de la concurrence n’est qu’une première étape pour accéder à la suite

            Je vais vous donner un exemple. Un jour je vais voir un dermatologue, le type avait toutes les maladies de peaux possibles & imaginables ou presque (dépigmentation de la peau, orgelet, cheveux de couleurs différentes…). Il m’a fait mauvaise impression. Je suis allé le consulter 2-3 fois, aucun résultat tangible pour mon soucis, alors je suis allé voir un autre, qui lui a résolu mon problème.

            Et dans le cas qui nous intéresse, Polony, c’est une personnalité publique qui s’invite souvent chez les gens à travers la télévision, c’est la moindre des choses de bien présenter

            Vous pouvez me citer une journaliste sapée comme un sac qui dit des choses intéressantes, by the way?

            1. Nomi

              Biais culturel sans doute. J’ai travaillé aux USA par exemple, où dans les hôtels de grand standing on voit débarquer de richissimes patrons de grosses entreprises florissantes, qui ne ressemblent à rien, ont l’apparence quelconque voire médiocre, et sont en fait des Hank Rearden.

              En France on est très à cheval sur l’apparence, l’esthétique, le beau parler et le beau geste élégant, au point de juger AMHA beaucoup trop à travers cela. Quand vous aurez fait l’expérience de l’habit, vous comprendrez peut-être ce que je veux dire, c’est carrément initiatique. Mais tout le monde n’a pas le courage de casser l’image qu’on veut donner de soi. Tout cela n’est qu’un question d’ego, et votre exemple du dermato, je peux lui opposer l’attente auto-réalisante, le biais de confirmation, sans parler du reste.

              Un journaliste télé sapé comme un sac, dur à trouver. Un journaliste intéressant à la télé, dur à trouver aussi en France.

              Des journalistes cultivés, intéressants, expérimentés et pertinents, ça ne se trouve pas qu’à la télé: exemple: h16 fait pour moi du vrai journalisme intéressant et pertinent, ou encore: feu mon oncle, ex-directeur de l’AFP, qui n’y a pas fait long feu, et pour cause, il n’avait pas du tout l’allure racée et distinguée qui vous fait pâmer d’admiration, il n’en était pas moins un homme d’intelligence et d’expérience. Vous êtes, AMHA, trop impressionné par ces critères.

      2. Peste et coryza

        D’où son remplacement par Léa Salamé… qui n’a d’autre intérêt que son décolleté.

        Une des erreurs de l’URSS a été de na pas avoir compris qu’un général qui lit un texte, c’est moins sexy qu’une potiche qui lit un prompteur.

      3. MCA

        @Nomi – 25 février 2016, 12 h 53 min

        C’est de la psychologie appliquée basique; si on a inventé des proverbes comme ‘l’habit ne fait pas le moine » c’est bien pour exprimer (on peut le regretter) que dans la vie réelle,  » l’habit fait le moine » (ou la none, c’est selon).

        L’être humain n’est pas un animal cartésien, c’est à chacun de le comprendre et d’en tirer profit (sans trop en abuser quand même).

        Vous remarquerez qu’on pardonne plus facilement une erreur dans la vie courante à un personne belle et bien habillée, qu’à une personne quelconque et habillée ordinairement.

        D’ailleurs si vous voulez saisir certains travers de la psychologie humaine essayez donc de lire les proverbes à l’envers, vous verrez, il y a beaucoup de choses à apprendre en un temps relativement court et c’est un plaisir amusant.

        Dans un second temps, la compétence ou l’incompétence se révèle, mais la compétence à 100% comme l’incompétence à 100% c’est très théorique, je parlerais plutôt d’une compétence à géométrie variable selon les individus et les sujets abordés.

        Je sens que BDC ne va pas tarder à intervenir et que Her(r) Schön va être cité en préambule…. :o))))

        1. Pheldge

          « on pardonne plus facilement une erreur dans la vie courante à un personne belle et bien habillée …  » un peu comme ici : tu affiches un gravatar sexy ou un pseudo affriolant, et vas-y que tout le monde ( mézigots compris 🙂 ) se met à roucouler, indépendamment de l’énormité des bêtises que tu peux débiter … 😀

        2. Beldchamps

          « Pas tarder à intervenir » … Je ne sais pas comment vous faites mais quand je bosse je n’ai même pas le temps de lire, alors réagir … Mais puisque Pheldge me tend la perche pour raconter des bêtises, j’en profite.
          Voici ce que j’ai constaté dans mon milieu pro :
          1/ Les choix vestimentaires en disent long sur l’origine sociale des gens.
          2/ Quand une jeune femme est jolie et trop bien habillée, elle passe pour une potiche, justement parce qu’on est recruté en partie sur l’apparence, alors qu’une femme mal apprêtée donnera l’impression d’être plus compétente. Ensuite d’accord avec vous MCA tout se révèle plus ou moins en pratique.
          Quant à la vie privée, combien d’hommes supportent une épouse négligée, qui lui renvoie une image socialement dégradée ?

          1. gameover

            « …alors qu’une femme mal apprêtée donnera l’impression d’être plus compétente… »

            Oui, comme on dit dans les bureaux, celle là elle n’a pas couché pour réussir. 😀

          2. Pheldge

            « Combien d’hommes supportent une épouse négligée … » bin c’est pas compliqué, c’est ceux qui ne peuvent pas faire autrement ! déjà ils sont bienheureux d’avoir une épouse, alors faut pas trop demander !
            Prenez un mec plutôt quelconque, gamover par exemple, eh bien avec toutes les vestes et les râteaux qu’il a accumulés, quand il a pu en accrocher une par je ne sais quelle filouterie, il a peur de la perdre , donc acceptera TOUT !
            Heureusement, les ravages du féminisme et de l’émancipation n’ont pas encore éradiqué l’éternelle coquetterie, ni le goût inné des femmes pour l’élégance, ce qui fait que votre question ô irrésistible tubercule ( épouse d’un gras minet 🙂 ) est pratiquement sans objet, parce qu’il n’y a pas de femme négligée … 🙂

            1. Beldchamps

              En fait « négligée », c’était relatif à la position sociale du mari. S’il a grimpé l’échelle sociale depuis son union mais que sa grossépouse n’a pas suivi, elle le fait régresser. Et s’il est sensible aux apparences, ça risque de mal se terminer. A quoi ressemblent les femmes sur les sièges passagers des voitures de sport ?

              1. BLACK MAMBA WARRIOR

                Mon époux a accepté telle que je suis, il est sensible aux apparences mais il sait que cela ne sert à rien de me contrarier … Je me venge sur son portefeuille s’il ose me faire la moindre remarque sur mon apparence négligée … :mrgreen:

                  1. Peste et coryza

                    Tout cela est bien trop subtil pour moi…
                    Je n’ai jamais rien compris à cette histoire de vêtements, mis à part que les choses les moins pratiques coutent une blinde… donc ça n’a pas d’intérêt.

                    1. Beldchamps

                      T’inquiète P&C, si tu travailles en entreprise et que tu prends le temps d’observer, tu comprendras facilement les codes vestimentaires et leur influence.

                    2. gameover

                      Je pense P&C que si tu veux réussir dans la vie tu devrais penser les choses en dehors de toi. Des milliers de gens font des choses dont ils ne comprennent pas forcément le sens mais ils savent que ça marche.
                      Ca commence par le gars de chez Renault qui sort une voiture rose bonbon (version fluo) et au gars de chez SEB qui produit une machine à popcorn.
                      Ce n’est pas le couvreur qui choisit le style et la couleur de la tuile, c’est le client : il ne faut jamais s’opposer au choix du client, il faut juste l’accompagner, éventuellement le conseiller, c’est la meilleure façon de la garder.
                      J’ai dessiné et fabriquer des trucs débiles… mais en final c’est ceux qui ont le plus payé… dont des trucs pour Areva… MDR.

          1. bigredebougre

            Ce que je voulais vous (puisque vous me répondez vouvoyeusement écrivant) faire remarquer, c’est qu’il me parait désobligeant de répondre à un intervenant par une simple contradiction en occultant les différents paramètres de son propos, ne retenant que celui qui vous interpelle (à tort ou à raison).
            Mon propos a d’ailleurs été explicité par d’autres intervenants, mais je constate que vous insistez sur le côté vestimentaire, soit, mais convenez, à la lecture de tout ce qui suit, qu’il y a beaucoup plus à dire sur cette Dame que simplement faire cette remarque laconique sur sa tenue.
            Que ceci ne nous empêche pas de continuer à discourir.
            Passez une bonne fin de journée.

            1. Nomi

              Il m’a paru que c’est au contraire cherea qui insistait sur l’aspect apparence, et trouvait par ailleurs peu d’arguments pour prouver une pertinence ou une compétence digne d’un tel éloge. Ce que l’article de h16 prouve suffisamment à mon sens. Ceci ne nous empêche pas d’échanger en toute amabilité 🙂

              1. cherea

                Oui, je suis très sensible à l’élégance féminine. Je trouve que Polony a de l’élégance et de la classe d’une part. D’autre part, je la trouve intelligente, structurée, cultivée. Après on n’est pas obligé d’être toujours en accord avec le tôlier. Je l’ai trouvée plutôt bien sur cette vidéo. Voilà mon point.

                1. En fait, mon point est double, et je n’ai pas dit qu’elle était stupide.
                  – compte-tenu de sa formation (qu’elle rappelle), elle n’a pas le droit d’utiliser le libéralisme comme invective, surtout pas comme ça, et surtout pas contre Joffrin. C’est plus qu’une erreur, c’est une faute.
                  – qu’elle se lance dans un think-tank dont l’objet est de ramener le journalisme sur de bons rails, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, la moindre des choses est de faire l’effort de ne pas ressortir ce que tous ses collègues ressortent régulièrement, et ce d’autant plus qu’elle fait parfois part de quelques réflexions justes dans son domaine (l’éducation). Et là, c’est un problème de cohérence.

                  Une faute majeure et une incohérence massive, ça fait beaucoup.

                  1. Nomi

                    Je ne pense pas qu’elle soit foncièrement stupide non plus. Ceci dit, présentée comme cela, sa prestation lors de cette émission a bien des aspects ridicules. Cela me fait penser à une scène de vieux film comique, où un maladroit éviterait une flaque d’eau pour mieux se vautrer dans une mare. De la part d’une personne supposée qualifiée et d’un certain niveau intellectuel, c’est quand même stupide. Et triste, comme vous le dites.

                2. Pheldge

                  Il me semble que les vedettes de la télé et tous les clampins qui vont apparaître dans la lucarne magique, disposent de facilités auprès de couturiers de la place de Paris pour porter leurs vêtements griffés « en exclu » , en prêt , ou en don , le plus souvent. Partant de là , « être habillé comme un sac », est un acte volontaire , et de provocation. La norme , dans ce milieu c’est d’être correctement habillé. Point.

                  1. Aristarkke

                    Cela dépend de qui signe le sac. S’il sort de l’ honorable maison Hermès, le résultat devrait être très acceptable. Pense donc à notre pauvre White Panda obligé de trimer au fond de son ergastule pour que BMW soit habillée chicos! 😉

                    1. Pheldge

                      Il devrait lui offrir du Kiaby, ou du Tati ! c’est super cool le Tati , en plus y’a ce charmant côté diversitude et vivransamble quand tu vas à celui de Barbès …

                    2. Aristarkke

                      Quand tu vas à celui de Barbès, c’est le grançais de souche qui fait diversitude d’ un ensemble homogène. Sinon, t’as pas dû bien lire le commentaire de 20H55 de BMW…

                    3. Pheldge

                      Que si je l’ai lu ! 😉 je dis simplement que si j’avais à subir ce genre de chantage, je réagirais de cette façon …

                      Heureusement , ma vie sentimentale est un bonheur permanent, et non une guerre de domination ou une succession de conflits qu’il faut apaiser à grands coups de porte-monnaie.
                      Mais bon si tu connais le proverbe anglois « the apple doesn’t fall far from the tree …  » tu ignores peut-être « lousy wife and crappy husband, deserve each other ! »

                    4. Aristarkke

                      Si ta tendre faisait quotidiennement des exercices d’assouplissement, katana empoigné façon Luke Skywalker avec sabre laser (*) dans le Millénium Kondor, trouverais-tu sûrement qu’Hermès ce n’est pas si cher et qu’elle le vaut bien…
                      (*) ce devrait plutôt être latte laser vu la rectitude du rayon…

                    5. Pheldge

                      Justement ce n’est pas le cas, comme je te le disais précédemment. L’expérience m’a appris à détecter et à éviter les tordues et les psychopathes !

                    6. Beldchamps

                      Relisez calmement mon échange avec BM, ce n’est absolument pas ce qu’on a dit : BM se fiche d’être habillée chic et cher, elle le fait pour faire plaisir à WP. Et moi je le fais parce que ça nous fait plaisir à tous les deux.

                    7. Pheldge

                      Moi, j’ai relu, ô sublime fleur champêtre :
                      h16free.com/2016/02/25/46845-thinkerview-interroge-natacha-polony-qui-parle-tres-bien-delle-meme-en-parlant-des-autres#comment-541230
                      Et je comprends cette déclaration d’amour intense comme « t’as pas intérêt à moufter, sinon toi et ton larfeuille, vous aller dérouiller grave ! »

                    8. Bonsaï

                      Puisque ce débat atteint maintenant des niveaux philosophiques d’une pertinence subtilement équivoque, il me semble devoir attirer l’attention sur le postulat de base, qui était l’inverse de celui que vous cherchez à développer :
                      « Mon époux a accepté telle que je suis, il est sensible aux apparences mais il sait que cela ne sert à rien de me contrarier. ».

    2. Nocte

      Au contraire, elle flingue ses compères et finit par dégueuler les mêmes biais cognitifs ou réflexes pavolviens : le mal, c’est le libéralisme. Et quand on prétend quelque chose, notamment informer les gens, sortir une pareille énormité revient à demontrer qu’on ferait mieux de la fermer.

  22. Chris

    J’ai toujours pensé qu’on ne peut pas comprendre la dualité de Natacha Polony sans tenir compte de l’existence de Périco Légasse … il faut bien qu’elle rentre à la maison après s’être exprimée publiquement.

    1. MCA

      @Chris – 25 février 2016, 12 h 21 min

      Oui, je le pense également.

      Je serais curieux d’assister à leurs conversations pour voir qui des deux emporte le débat, sincèrement ça doit valoir une bonne pièce de théâtre.

      Si par hasard après avoir lu ces quelques lignes elle (ou il) pouvait lever le voile sur cette interrogation…. :o))),

        1. bob razovski

          Il se sont connu lorsqu’un jour, péricolososporghersi a toqué à la porte de NPA NPM, déguisé en lapin. Elle lui a répondu : attention, ne mets pas tes mains sur la porte, tu risque de te faire pincer très fort !

          Une histoire de transports amoureux, en quelque sorte…

          1. Pheldge

            🙂
            a propos camarade Bob, c’est vrai ce qu’on dit ? t’es un dealer ? et tu vends à Hidalgo en plus ? trop fort ; Bob deale Anne 😀

            1. bob razovski

              C’est pas tout à fait ça…

              Je vends des fins de stock à qui veut en acheter. Dernièrement, j’ai dealé un truc un peu moisi mécaniquement (mais en bon état extérieur) à un ensemble d’habitants parisiens. Ils en sont très contents.

              Si ces habitants avaient été de droite, ils auraient choisi Serge, ou le Dalaï. 😉

  23. Nomi

    Cétaffreux. Le Libéralisme oblige les gens à être libre, et à se débrouiller librement avec qui ils veulent, ou tout seul s’ils préfèrent. Cétuneuhonte!

    1. theo31

      « Le Libéralisme oblige les gens à être libre »

      Non. La contrainte, c’est le socialisme. En revanche, le libéralisme n’oblige pas les écolos socialistes nationaux français d’être les pires abrutis de la création : il les laisse à leur peu enviable sort.

  24. paf

    Elle peut etre aussi bonne journaliste qu’ele veut ( on y croit ), finir par ressortir exactement la puree que TOUS les autres sortent ca tue completement le reste.Elle n’a rien compris et n’en a rien a foutre, comme les autres.Ce qu’elle anayse c’est son propre succes, du a son package ( pas trop moche) et a son discours ( ehh regardez moi j’ai un truc nouveauuuu), qui….reste du package.Et sous l’emballage il n’y a strictement RIEN.
    Ca me fait penser a mes collegues francais qui debattent sur FB et ont a peu pres un niveau equivalent: ils evoquent une nouvelle republique sans comprendre que les problemes des francais n’ont rien, mais alors rien a voir avec la constitution.

      1. Pheldge

        Calvin, petit, je repète pour que tu sentes bien … la subtilitude : « Polony qu’est amère » … qu’on va la surnommer NPM
        Humour, petit, humour …

  25. Val

    En tous les cas pas étonnant que le terme « liberal » leur arrache la gu**le . Ils vivent tous branches sur l état comme les bébés de matrix. En être coupes est leur terreur , qui conduirait a sombrer dans l anonymat des sans dents qu ils méprisent. Ils sont dépendants et ne sont pas prêts de decrocher alors ils savent jusqu ou ne pas aller pour rester ds le giron .

    1. Pheldge

      C’est surtout qu’ils sont accros à la gloire médiatique et au sentiment de pouvoir qu’ils pensent détenir côtoyant ou en interrogeant des hommes de pouvoir …

      1. Val

        @pheldge « pouvoir qu’ils pensent détenir côtoyant etc. » tout à fait ; c est un travers assez fréquent, certaines personnes se prennent pour les produits qu’ils promeuvent …

  26. JJiBé

    Monsieur H16 si vous me permettez

    « Mais dès qu’on la sort de sa colonne journalistique, pouf, cette once de bon sens disparaît ».

    En cet après-midi neigeux – tant mieux, en station les affaires vont bon train, merci pour nous – osons et contrepètons un peu :

    Mais qu’on la sort de sa colonne journalistique, once (en british et belgitude réunis) cette pouf de bon sens disparaît.

  27. René-Pierre Samary

    Natacha n’est pas la pire. Ce serait une des moins pires.
    Ce matin, sur France Sphincter, dans un journal présenté par Claire, un texte présenté par Myriam, critiqué par Martine, est commenté par Catherine, avec des interviews d’une vieille directrice d’une école de danse, et d’un jeune vidéaste, tous deux représentants du monde du travail,c’est évident… Delphine évoque des difficultés d’une entreprise conduite à la faillite par Anne. Et le patron nous a régalé, hier, d’un bon billet sur Ségolène.
    A propos de la famille, Christiane Olivier parlait d’un « énorme trust féminin » (Les Fils d’Oreste). On a dépassé ce stade. C’est tout l’esprit du temps qui est irrigué par le « trust féminin », qui y imprime sa marque : prétention, sensiblerie, inconséquence…
    Il serait stupide d’attribuer aux seules femmes la décomposition de notre pays. Mais faisons une hypothèse : retirons par la pensée les femmes du paysage politico/socio/médiatique. On y perdrait un peu, sans doute. Mais comment pencherait la balance, entre gain et perte ?
    Juste une hypothèse… De l’audace, toujours de l’audace !

          1. Beldchamps

            Merci Harry, je n’ai nulle intention de lui obéir, il a dû se disputer avec sa copine, la Saint Valentin c’était il y a presque 2 semaines, on peut tout de même saluer la performance. 😀

            1. Pheldge

              Ô Bellissima, vous n’avez pas saisi l’ironie de mon post, ni vous ni Harry. Bon pour lui, y’a des explications, l’âge, la démence sénile, tout ça, mais vous …
              Ah, et pour l’anecdote, ma tendre amie et moi filons un tel bonheur que j’en ai presque honte … Et comme il n’y a pas eu l’ombre d’un nuage dans notre idylle, j’ai proposé, qu’on s’entraîne à se disputer, pour le jour où ça arrivera vraiment, et on n’y arrive pas ! 😉

              1. Beldchamps

                Vous vous en sortez bien, parce que je n’ai toujours pas saisi l’ironie de votre post plus haut sur mes « bêtises », ni de celui à la suite de René-Pierre.

                1. Pheldge

                  Ola, guapita, quand j’ai lu le post de RPS, j’ai embrayé de suite ma plus belle moto de macho …
                  Et je n’avais nulle intention de vous embêter ! juste un peu taquiner 🙂

    1. Val

      a la fois René : « Ce matin, sur France Sphincter » , il faut quand même éviter de s’intoxiquer …. votre réel problème n’est pas la machisme mais le ma so chisme

  28. JiJiBé

    Chez les femmes, il n’est point de classes, elles ne sont que quelque chose dans la société que par ceux qui les épousent ou qui les patronnent.

    Certes Le Gaulois 1900 çà date un peu mais quoi de nouveau sur la planète depuis plus d’un siècle ?

    Pom poloom pom pom !

  29. JiJiBé

    Les femmes…Ah ! les femmes !
    Elles sont comme l’argent. On aimerait pouvoir les jeter par la fenêtre disait le Comte de Castellane, raccord avec Le Gaulois pour l’époque.

    Mais soyons gentlemen, je disais hier que l’argent on le jetait par la fenêtre mais de l’extérieur vers l’intérieur, eh bien ici il en va de même pour les femmes.

  30. JiJiBé

    Esquipe, parade en septime et contre riposte :

    Les femmes acceptent aisément les idées nouvelles (parfois) car elles sont ignorantes ; elles les répandent facilement parce que elles sont légères (souvent) ; elles les soutiennent longtemps parce que elles sont têtues (toujours).

    Dans ce pays dégradé je verrais bien une femme Présidente en 2017. Voilà qui ne saurait être pire que ce que nous subissons depuis 40 ans.

    Bonsaïllette, demande à Dieu pardon !
    Je quarte du pied, j’escarmouche,
    je coupe, je feinte…
    Hé ! là donc
    A la fin de l’envoi, je touche.

  31. JiJiBé

    C’est que j’ai eu un bon maître en pays d’Helvétie.
    Je dois rompre (en escrime rompre n’est pas fuir) et vous laisse le bénéfice de l’assaut.

  32. Barth’

    J’ai l’impression en lisant votre article que vous vous êtes ennuyé devant cette vidéo, et que pour en retirer quelque chose vous n’avez rien trouvé de mieux que de rebondir dans un réflexe pavlovien sur la malheureuse phrase dans laquelle elle prononce le mot de libéralisme, pour ressortir vos marottes habituelles et jauger à ce seul égard le reste de l’interview.
    Il n’en demeure pas moins qu’il est toujours intéressant d’avoir un point de vue critique sur des gens que l’on apprécie, même si je ne suis pas un adorateur de Polony. Il est vrai que ce qu’elle dit n’a rien de révolutionnaire, et je rejoins le fond de l’article sur le reste également. Malgré tout je trouve que son travail est intéressant de même que l’initiative du Comité Orwell. Dans le paysage journalistique et médiatique actuel, elle fait partie de ceux qui sortent du lot, même si elle est loin d’être la plus transgressive.

    1. Ce qu’elle dit reste complètement standard par rapport à ce que d’autres disent. Et pour la partie Comité Orwell, c’est ce que je dis à la fin : On pourra toujours souhaiter que le Comité Orwell de Polony parvienne à faire un peu bouger les lignes journalistiques actuelles, mais vu les idées franchement plan-plan de Polony (voire ses fautes manifestes), je ne miserai pas cher dessus.

  33. Jocelyne Galy (@jocegaly)

    Quel dommage. Il y a pourtant un si grand nombre d’autres cibles à démolir?… au lieu de tirer dans le dos de ceux qui sont au front (dans une tranchée, sans doute… quoi de plus compréhensible dans le contexte actuel)
    Désolant. J’en reste toute perplexe… et attentive.
    Un petit rappel (vous connaissez , bien sûr , c’est juste histoire de rafraichir les mémoires) : Les nouveaux chiens de garde
    http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2015/10/15/32779972.html

    1. Tirer dans le dos ? Le blog est public, comme l’interview donc déjà, ce n’est pas dans le dos. En outre, « ceux qui sont au front » est une amusante image pour une journaliste qui, toute réflexion faite, vaut exactement (pas plus, pas moins) ce que valent les autres.

      Le fait qu’elle lance un Comité Orwell est une bonne idée, mais compte-tenu de son parcours et de la façon dont elle pense la même chose que tout le monde, je me vois mal me réjouir naïvement.

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