Filière porcine : l’État fait un travail de cochon

Un article de Nafy-Nathalie et h16

Scandale ! Le Président d’Intermarché clame à qui veut l’entendre qu’il a voulu aider le secteur porcin et qu’il est poursuivi par l’Union Européenne pour l’avoir fait !

« Sur le porc, l’été passé, Intermarché s’était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo 1,40 euro (…). Mais ça n’a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête », a déclaré en pleurnichant le patron d’Intermarché, dans un entretien au quotidien Libération. « L’Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Donc maintenant, nous sommes très prudents pour trouver des solutions. »

Ces déclarations ont fait le tour des médias, chacun criant au scandale contre l’Europe quand il ne s’agit tout simplement d’appel patriotique à sortir de l’Union. Méchante, méchante Union Européenne qui empêche les uns et les autres de s’entraider !

La réalité, cependant, est un peu plus nuancée.

Tout explose en août 2015.

Les routes sont bloquées, la filière porcine est en ébullition, bref, nous sommes en pleine crise. Alors que ses causes sont multiples, les éleveurs pointent comme responsables l’embargo russe et l’État français, incapable d’agir pour régler le problème. Mais voilà : en août, le Français doit pouvoir profiter de ses vacances d’été et il est donc impensable de bloquer ses routes. Parallèlement, la grande distribution s’agace de voir les éleveurs plomber leur chiffre d’affaires par leurs actions comme, par exemple, le blocage des parkings des supermarchés, de leurs plateformes logistiques.

Ce qui devait arriver arriva : à force de le titiller, l’État décide de prendre activement le problème en charge et, pour que la catastrophe soit complète, François Hollande intervient en lançant quelques petits cris mous :

  • à l’encontre de « la grande distribution pour grande distribution, pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix »
  • à l’encontre des industriels parce que « les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer »
  • à l’encontre des consommateurs puisqu’ils doivent « faire aussi un effort » et « manger autant qu’il est possible les produits de l’élevage français » même s’ils doivent « payer quelques centimes de plus pour leur steak ou leur jambon ».

gifa picard flute pipeau

Bref, tout le monde est prononcé coupable de pousser les agriculteurs à la misère. Tout le monde, sauf l’État, bien sûr.

Or, si les éleveurs font bel et bien de la surproduction, c’est principalement pour faire face à la multiplication rocambolesque des taxations et des normes qui ont considérablement augmenté leurs frais et les ont poussés à produire plus pour essayer d’y faire face. Il faut dire qu’en France, l’habitude a été prise d’empiler nos propres normes aux européennes au lieu de les y substituer. Et par un retour de boomerang assez pervers, cette surproduction qui devait les sauver les enfonce au contraire encore plus.

Mickaël Guilloux, responsable de la section porcs à la FDSEA de Mayenne et à la FRSEA Pays de la Loire n’hésite d’ailleurs pas à pointer les pouvoirs publics :

« Aujourd’hui, il y a une distorsion de concurrence avec nos concurrents espagnols et allemands. Mais c’est l’État qui nous impose des charges sociales, des charges fiscales, des charges environnementales. »

Malgré tout, sollicité, l’État décide d’agir avec toute l’efficacité que l’on lui connait.

Le prix d’achat du porc, théoriquement libre et fixé par la rencontre de l’offre et de la demande sur le marché breton, n’est pas assez élevé pour que les éleveurs s’en sortent ? Aucun souci : « il suffit » de limiter la liberté, « y’a qu’à » fixer un prix minimum !

D’un « il suffit » à un autre « y’a qu’à » et aux termes de concertations « diverses et sérieuses », l’État « conseille » un prix plancher d’achat du porc à 1,40 euros du kilo et en contrepartie, s’engage à des aménagements normatifs et fiscaux. La filière du porc aurait du être sauvée et le sujet clôt.

Mais nous sommes en France. Donc non.

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L’incitation du gouvernement a, en effet, irrité les acheteurs. La Cooperl et Bigard/Socopa (30% des parts de marché) montent au créneau et décident de se retirer du marché breton du porc, entraînant une suspension des cotations. Eh oui : pendant que l’État français tente de maintenir artificiellement un prix haut, les éleveurs allemands, eux, proposent leur production à 25 centimes de moins. Comme l’indique d’ailleurs la Cooperl,

« Les capitaux de la Cooperl sont la propriété de ses adhérents, ils n’ont pas vocation à financer un cours politique pour tenir la tête hors de l’eau à une partie de la production française. »

Du côté des industriels, ça proteste aussi ; le Syndicat national de l’industrie des viandes (SNIV-SNCP) rappelle qu’en fixant ainsi des prix planchers arbitraires, on plombe tout le reste de la filière. Bizarrement, avoir des prix d’achat parmi les plus élevés d’Europe n’aide pas à vendre mieux la production alors que les distributeurs sont engagés dans une guerre vers la baisse des prix.

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Dans ce contexte tendu, certains distributeurs, comme Intermarché et Leclerc, s’entendent alors, sous le regard bienveillant du gouvernement, pour acheter le porc national plus cher. Oui, l’État français a bel et bien encouragé la formation d’un cartel au mépris des dispositions du traité de Rome.

Mais puisqu’on vous dit que c’est pour sauver des petits éleveurs, voyons ! Forcément, c’est mieux, non ?

Mhmhm… Eh bien rappelons que ce traité instaure la libre concurrence avec pour contrepartie la libre circulation. Sur le principe donc, s’entendre entre entreprises, c’est mal (art. 85), et ce, même si l’État français dit « bingo », que ce soit sur les prix ou la quantité produite. Par ailleurs, toujours sur le principe, difficile de soutenir qu’il n’y a pas entrave à la concurrence quand on s’engage à acheter la production exclusivement nationale à un prix donné, impliquant de fait qu’on n’achètera pas l’étrangère, et qu’on la vend en s’entendant sur un prix plus élevé.

Et même sans aborder la question de l’abus de position dominante (art. 102 TFUE), l’intervention de l’État soulève un point intéressant : peut-on encore parler de marché libre si les États décident d’intervenir pour favoriser certains de leurs nationaux en fixant les prix et encouragent des pratiques anti-concurrentielles ? C’est dans ce cadre que l’Union Européenne ouvre une enquête contre Intermarché ainsi que contre l’État français.

Du reste et n’en déplaise à ceux qui nous gouvernent, l’État n’a aucun pouvoir pour fixer les prix et n’a d’ailleurs aucun moyen d’action réel pour contraindre les différents intervenants de la filière du porc à respecter les engagements pris, ce qu’ils se sont bien gardés de faire.

Le gouvernement, à nouveau interpelé, a réagi au travers de Manuel Valls qui a appelé l’Europe à prendre ses responsabilités, ce qu’elle semble avoir fait en décidant de l’instauration d’un nouveau régime d’aide au stockage privé pour la viande de porc. Reste à connaître les modalités d’application d’autant qu’une révision des normes inutiles est également à l’ordre du jour.

gifa surpriseDe son côté (surprise, stupéfaction, étonnitude), l’État n’a pas plus respecté ses engagements : une proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire  a été rejetée, il y a quelques jours, en commission à l’Assemblée nationale. Cette proposition avait pourtant l’avantage de proposer un allègement des taxes sur les exploitations, de mettre entre parenthèse les normes françaises pour appliquer uniquement les normes européennes à titre expérimental, de favoriser un système d’étiquetage pour identifier les provenances françaises plus clairement et de permettre de développer la contractualisation, nouveau concept à la mode, et qui consiste essentiellement à laisser les professionnels s’organiser entre eux (par exemple, Intermarché a mis en place avec ses éleveurs porcins partenaires un système de contractualisation des prix).

La situation de la filière porcine n’est décidément pas simple, mais il apparaît après analyse que ses difficultés proviennent d’une mauvaise gestion de certains des acteurs du secteur (par manque d’investissement pour moderniser leurs outils) et de l’interventionnisme massif de l’État français, tant en amont avec un empilement mortifère de normes et de taxes, qu’en aval avec une franche manipulation des prix, qui, non content de mettre les éleveurs en danger, a fragilisé tous les industriels derrière eux. À chaque nouvelle intervention, l’État a désorganisé un peu plus un secteur qui a pourtant prouvé son efficacité et sa rentabilité.

gifa ok bye bye

Au malheur des éleveurs, piégés par ces interventions catastrophiques, s’ajoute celui des contribuables, ponctionné par trois fois : la première, lorsqu’il s’agit de financer les aides pour la survie de la filière, la seconde, lorsqu’en tant que consommateur, il se retrouve à surpayer un produit au motif qu’il serait d’origine nationale, et la troisième, lorsqu’il devra éventuellement payer l’amende que l’État aura contractée en violant les traités qu’il s’était pourtant engagé à respecter.

Et petite cerise sur le gâteau qui n’en avait pourtant pas besoin, les prix étant plus élevés, le Français consomme du porc certes français, mais de moins en moins. Mais puisqu’on vous dit que c’est pour sauver des petits éleveurs, voyons !

Sérieusement, s’il n’y avait pas l’État, qui bousillerait si parfaitement tout un secteur de l’économie ?

Commentaires153

  1. Le Gnôme

    Pour aller de temps en temps en Allemagne, je suis surpris de voir que que les produits alimentaires sont généralement moins chers qu’en France, y compris les produits importés. J’en conclus que les charges imposées par l’Etat y sont certainement pour quelque chose.

    1. Aristarkke

      Je fréquente un supermarché qui commercialise des poches de viande bovine (avec choix des morceaux) issues des fournitures aux cuisines collectives. Le prix est d’un bon tiers moins élevé que celui des morceaux français vendus au détail. Ces poches viennent alternativement d’ Allemagne ou du Danemark, pays pas vraiment réputés pour leurs bas salaires…

        1. Aristarkke

          J’ achète aussi de la viande danoise. Jamais lu qq part que les Vikings profitaient des travailleurs à bas salaires provenant des pays de l’Est.

      1. Deres

        Les allemands emploient quand même il semblerait beaucoup de travailleurs détachés venant des pays de l’Est, qui sont bien moins payés que les allemands. Il semblerait que cela joue beaucoup sur les coûts des abattoirs.

      2. Fernand naudin

        mouais, avec des abattoirs allemands employant presque exclusivement de la main d’œuvre d’Europe de l’est payée des clopinettes. avec ce système, nos amis teutons ont détruit l’abattage danois et le nôtre devrait hélas suivre . il est ainsi devenu parfois plus rentable de faire abatre des truies de réforme de l’Ouest de la france en Allemagne et de ramener la bidoche chez nous que de le faire directement chez nous.

        1. BDC

          Ou du nord de la France vers l’Espagne, déjà vu aussi. Les abattoirs français et les usines de transformation n’échappent pas à la désindustrialisation de ce pays, c’est triste pour les porcs transportés vivants d’un bout à l’autre du territoire. La filière porcine est foutue.

          1. Bonsaï

            Et pour les grands mammifères qui les mangent ensuite, il serait peut-être temps de s’interroger sur ce qu’une telle viande peut transmettre comme information à celui qui la consomme…

                  1. Bonsaï

                    Emoto ? J’avais lu pas mal de choses à ce sujet à l’époque, mais franchement mon opinion n’est pas tranchée. Ce n’est pas un sujet que j’ai étudié de très près.
                    Et vous ?

              1. Peste et coryza

                Il est prouvé que la salade dévorée par l’escargot réagit.
                Une salade arrachée du sol est donc assassinée sauvagement.
                Et pour finir de vous dégoutez, un fruit est un utérus.

      3. gameover

        Harry, chez Metro ?
        30% moins cher facile mais surtout de bonne qualité avec différents choix de provenance.
        Sur la provenance justement je me rappelle d’avoir vu à Carrouf’ une vieille dame pester contre l’agneau de Nouvelle Zélande et lui avoir dit qu’à choisir il était préférable de prendre de l’agneau de là bas vu qu’ils sont au pré plus souvent qu’à leur tour. Elle a paru convaincu…

  2. Peste et coryza

    Sans parler du fait que les exploitants ne comprennent souvent pas grand chose à l’empilement de normes…
    Et bien entendu, ils sont porc suivis par le RSI et les agents de l’hygiène. D’ailleurs une s’est faite abattre par un exploitant excédé.
    http://www.midilibre.fr/2016/02/17/une-controleuse-tuee-par-un-exploitant-dans-une-ferme-en-aveyron,1287753.php

    Au fait, saviez vous qu’il y a plus de fonctionnaires chargés de s’occuper d’agriculture que d’exploitants agricoles ?

    1. Encore une fois, P&C écrit des trucs sans vérifier. L’enquête concernant l’affaire en question est en cours, mais il ne s’agirait pas d’un problème de contrôle ou de normes.

      1. Peste et coryza

        Je ne dis pas qu’elle s’est faire dessoudée pour une histoire de normes, et on ne sait pas grand chose.
        A priori, on peut penser que la crise agri et le meurtre de la technicienne ont un rapport, même si d’après les articles, il n’en est rien. Peut être qu’ils ne pouvaient simplement pas se supporter…

        1. Si si, tu le dis (j’ai parlé contrôle ou normes, pas normes seulement) : « ils sont porc suivis par le RSI et les agents de l’hygiène. D’ailleurs une s’est faite abattre par un exploitant excédé »
          Tout est dans le d’ailleurs.

          1. Bernard

            ll y a quelques années ce sont deux inspecteurs de la MSA qui se sont fait tirer comme des lapins.
            Gérard Filoche en avait profité pour sortir un livre « On achève bien… les inspecteurs du travail ».

              1. Pheldge

                Patron, il n’est jamais trop tard … on va demander à la Bonzaille de nous faire de la pensée bien négative, en s’y collant tous ( les 18 commentateurs, je veux dire ) bien concentrés sur le truc, on peut peut-être espérer un résultat ! ça ne coûte rien d’essayer 😀

            1. Peste et coryza

              Les deux, sire !

              Une copine, éleveuse de poulets de son état et en conflit avec la MSA (avec ses 8000 poulets bios, elle se dégage à peine un SMIC mensuel, et cela avant paiement des charges), a eu la désagréable surprise de se faire réclamer du pognon par le RSI.

    2. Calvin

      Pour le nombre de fonctionnaires chargés de l’agriculture supérieur au nombre d’agriculteurs, j’en ai entendu parlé depuis tout petit.
      Je sais que le budget et les effectifs n’ont pas diminué alors que le nombre d’exploitants agricoles a fondu, mais je n’ai pas les éléments de comparaison.
      Il faut effectivement additionner beaucoup de gens dans des secteurs publics divers.

  3. Bonsaï

    Il n’est pas interdit de regarder le problème d’un œil objectif : la viande de porc est moins à la mode en ce début de 21ème siècle.
    Même ceux qui n’ont pas eu la chance de visiter une vraie ferme ont pu voir certains reportages à la télé qui ne sont guère ragoûtants. Quand on voit la soupe infâme qu’on leur sert, ça fait peur… mais bref, ne coupons pas l’appétit des carnivores.
    Toujours est-il que l’homme moderne, urbain et cosmopolite, préfère désormais une viande plus noble et moins typée : poulet, bœuf, poisson. C’est comme ça. Ou alors le porc en saucissons charcutiers très élaborés (boudins, salamis, etc.), ce qui va considérablement augmenter son prix de vente final, mais pas le prix payé au paysan.
    Par ailleurs, il faut prendre en compte (même si c’est officiellement interdit) la part conséquente de la population dont la religion prohibe la consommation de cet animal réputé « impur ».
    N.B. : Chercher l’erreur :
    « La filière du porc aurait du être sauvée et le sujet clôt. »

    1. Aristophanedecarotte

      soupe infame ?
      pourquoi vous voulez leur donner un velouté aux petits légumes ? Un cochon bouffe tout même le poulet qui passe à côté si il le peut. Ce n’est pas pour rien qu’on lui mets des fers au groin sinon il va fouiller dans les merdes pour y bouffer la veritude.

      1. nemrod

        C’est pour ça que je ne comprend pas pourquoi cet animal est à ce point ostracisé.
        Il transforme la fange en or.
        L’animal précieux par excellence.

          1. Peste et coryza

            En plus, il peut être dressé comme un chien.

            @Bonsai
            Il y a porc et porc. Le cul noir du Périgord élevé en plein air au gland de chêne pour ses jambons de qualité supérieure existe toujours. Mais le prix est en accord : prohibitif.
            En plus, il fait moins de petits…

      2. BDC

        Et la « soupe infâme « , elle est élaborée par des techniciens-diététiciens pour qu’à l’abattage, la bête ait tel poids, tel taux de viande maigre (TVM), et la graisse bien placée où il faut, c’est demandé par la filière pour satisfaire le consommateur, sinon l’éleveur est encore moins payé.

    2. Royaumont

      Pour baisser les coûts de reviens, si on leur donnait de la farine de djihadiste mélangée avec un peu d’alcool ?

      non, je plaisante.

      1. sam00

        Pourquoi de la farine ?
        La transformation des djihadistes en farine va accroître le prix de revient

        Donnez leur directement les djihadistes vivants, vous inquiétez pas les cochons sauront se nourrir avec 😉

      1. gameover

        L’arbre donne à son chat des petites bouchées de saumon sauvage sur lit de poireaux bio… chat qui s’empresse une fois dehors de se jeter sur les souris et mulots pour avoir à becqueter de la vraie viande…

        1. Bonsaï

          Serais-tu devin ? J’ai en effet bénéficié de la compagnie de plusieurs chats au fil des années. Jusqu’au dernier, qui a rendu l’âme il y a bientôt deux ans et que je ne saurai remplacer…

    3. Peste et coryza

      Le porc n’est pas si gras que ça… s’il est élevé correctement. L’alimentation, le manque d’exercice et la promiscuité (sans parler de la castration) jouent sur la prise de poids du porc.
      Il y a aussi des recherches en cours pour faire du porc maigre.

      L’UE a finalement abandonné l’idée d’interdire la castration des porcs. On dirait qu’ils se sont aperçus que les verrats sont immangeables.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Odeur_de_verrat#Le_contr.C3.B4le_de_l.E2.80.99odeur_de_verrat

    4. Aristarkke

      Il a aussi été évoqué que la restauration collective, en particulier les cantines scolaires, avaient très nettement abaissé les volumes consommés pour ne pas faire de peine à certaines catégories de croyants…

    5. Aristarkke

      Si les gens voyaient tout ce que peut picorer une poule en liberté, beaucoup regarderaient les oeufs et les poulets /poules/coqs de volaillerie d’ un autre oeil…
      Du pain moisi ou des épluchures de légumes sont engloutis sans désemparer par ces volatiles…

      1. Popeye

        Les crevettes (comme les écrevisses) bouffent du cadavre. Et pourtant, c’est très bon. (les crevettes et les écrevisses, hein!)

    6. BDC

      Bonsaï, il y a deux erreurs à relever dans votre N.B., j’en ai vu d’autres mais j’ai arrêté de les signaler par peur de friser l’impolitesse et l’ingratitude. En lisant les commentaires en général, l’envie me ronge souvent de poster des EPI français/maths/anglais.

      1. Bonsaï

        Votre esprit délicieusement alerte aura sans doute remarqué que la nota concernait une phrase du billet du jour. Estimant que j’en avais fait assez, j’ai fait comme vous par politesse et gratitude.
        Ce genre d’envie je me les passe en sortant des tirades qui ont l’air de venir de si loin et d’ailleurs, mais dans lesquelles certains pourraient trouver à se refléter (si du moins ils étaient aussi attentifs que vous l’êtes, ma chère…).

  4. Calvin

    Bon, j’ai tout lu et je suis déçu.
    Un billet conjoint h16 et Nafy Nathalie… Je m’attendais à des trucs cochons. Bah rien…
    :mrgreen:

    1. bibi

      Il y a pourtant dans ce billet un passage d’une obscénité rare :
      « François Hollande intervient en lançant quelques petits cris mous »

    2. Aristarkke

      H16 évite ce type de sujets pour ne pas être accusé de détournement de mineur(e)s… Il a déjà un passif suffisamment chargé pour y ajouter celui-là… 😕

      1. Pheldge

        Eu égard eut été préférable, ô Camarade Major, ah, l’armée des-z-Indes, tout ça …
        Sinon, tant qu’à y aller franco ( de porc bien sûr, bis repetita ) autant appeler notre trio l’isthme d’hauteur, Nifnif, naf naf et Nouf nouf, qui si mes souvenirs ne sont pas trop corrompus, sont les héros de la fable « les trois petits halloufs » 😀

  5. Deres

    Le gouvernement de Flamby est une girouette. Il vole d’incendie en incendie qu’il éteint à base de consensus mou. Son seul objectif à long terme est l’élection de 2017, donc d’acheter des voix et du calme. D’où ces revirement permanents et promesses non tenus. Quand les éleveurs manifestent, on leur promet de diminuer les normes et réglementations. Mais ensuite, il faut acheter les écologistes qu’on a fait revenir au gouvernement, ce qui est prioritaire pour son agenda personnel. Donc les socialistes font l(inverse et durcissent les normes. Le pays est géré ainsi sans colonne vertébrale, au gré du groupe de pression prioritaire du moment depuis 2012 …

    1. Calvin

      +1
      Mais à vouloir tout et son contraire, on finit par perdre sur tous les tableaux.
      Enfin, je parle du pays, car pour l’élection de 2017, avec l’achat du vote des fonctionnaires, le PS devrait pouvoir être au second tour et remporter la mise.

  6. Gerldam

    En lisant bien ce billet, on ne voit guère de solution pérenne. Certes l’état français fait tout pour que ce soit pire, mais, même s’il ne faisait rien, l’artisanat français avec de petites exploitations familiales sera toujorus plus cher que l’industriel allemand avec des installations de mille truies ou plus.
    La question que je ne sais pas trancher (car je ne mange guère de porc, juste un peu de charcuterie, française, rarement) est: le porc allemand est-il vraiment beaucoup plus mauvais que le porc français, tant sur le plan gustatif que sur celui de la santé?
    Si la réponse est: pas de réelle différence, la seule solution est de « beauciser » la filière porcine. En effet, en Beauce, il n’y a plus que de très grosses exploitations. Cela ruinerait des milliers de familles (déjà bien avancées sur ce chemin) et transformerait un peu le paysage de nos villages. Si ce dernier aspect est perçu comme important, il est normal que toute la population soit mise à contribution avec double taxe pour tous les musulmans.

    1. « l’artisanat français avec de petites exploitations familiales sera toujorus plus cher que l’industriel allemand avec des installations de mille truies ou plus. »
      Et dans ce cas, l’artisanat doit vendre de l’artisanat, au prix de l’artisanat. Les bons artisans seront reconnus, vendront moins, de bonne qualité, plus cher. Les autres disparaîtront. Les prix industriels baisseront.

      La libéralisation complète de tout le bordel, c’est indispensable et ça a déjà été tenté, du jour au lendemain, en Nouvelle-Zélande. Ça a très bien marché et fait très peu de casse.

      1. Le Gnôme

        Je n’entends pas couiner les producteurs de porcs basques, vendus fort chers. Il y a toujours une place pour le petit exploitant, mais il faut faire de la haute qualité.

      2. Flaghenheimer

        Ca a marché en Nouvelle-Zélande mais l’agriculture bénéficie encore d’interventions gouvernementales. Et ça a été un échec complet en Angleterre. Le principal problème de la libéralisation complète c’est que, si on l’applique, le premier qui bouge vers le haut qu’en matière de salaire et de normes environmentales a perdu.
        L’exemple du cochon vaut à cet égard bien des discours.

        1. « l’agriculture bénéficie encore d’interventions gouvernementales. »
          Non. Très très très très peu. Et rien en comparaison de ce que c’était.

          ça a été un échec complet en Angleterre
          Ah oui, la fameuse libéralisation complète de wtf ? C’est étatisé, pas autant qu’en France, mais parler de libéralisation, c’est une plaisanterie.

          Et le niveau de vie des agriculteurs néozélandais montre que votre affirmation sur le principal problème trucmuche est fausse.

          1. Flaghenheimer

            Dois-je en conclure que vous êtes d’accord avec l’affirmation centrale de mon commentaire « Le principal problème de la libéralisation complète c’est que, si on l’applique, le premier qui bouge vers le haut qu’en matière de salaire et de normes environmentales a perdu »?

            1. Bonsaï

              Et c’est bien là que le bât blesse : en effet, si on laisse aller sans un minimum de normes, les premiers impactés seront les consommateurs. Et il n’est pas inutile de rappeler que nous sommes tous des consommateurs…

              1. bibi

                On sait le consommateur est un con incapable de savoir ou est son intérêt, et le producteur un vil capitaliste prêt à toutes les turpitudes pour augmenter son bénéfice.

                Heureusement pour nous pauvres imbéciles qu’ils existent les hommes de l’état pour nous protéger des autres et de nous mêmes en édictant des normes.

                Gloire à eux sur terre et dans l’essieu.

                1. Bonsaï

                  Et après on s’étonne de voir la filière porcine française péricliter et le compteur pollution atmosphérique exploser…
                  C’est encore et toujours l’application de la bonne vieille devise « après moi le déluge »…
                  😀

                  1. gameover

                    L’arbre : le bétail, la volaille etc.. même en france sont alimentés avec du soja ou tourteau de soja importé d’Argentine… Et vu le rapport entre ce qui est ingurgité et la prise de poids (1 à 20 facile), il serait en théorie préférable (CO2, pollution, toussa) d’importer la viande plutôt que l’alimentation.

            2. honorbrachios

              @ flag & bonsaï : c’est très exactement le contraire : prenez l’exemple du poulet : qui a des problèmes entre ceux qui font de la merde pas cher en batterie ou ceux qui font du label rouge ou du bio? ceux qui font de la merde…
              idem pour le vin qui a eût ce problème il y a quelques années avec le vin de table immonde que les gouvernements rachetaient pour faire de l’éthanol

                1. bibi

                  La norme AB ce n’est pas un gage de qualité c’est juste le respect d’un cahier des charges qui ne se préoccupe en aucun cas de la qualité du produit.
                  Vous pouvez parfaitement produire des produits épouvantable aussi bien sur le plan gustatif qu’environnemental estampillé AB.

                2. gameover

                  Filière bio pour le porc je ne sais pas et d’ailleurs le terme de filière a un petit goût de mafia, cartel… mais il se vend du porc bio… beaucoup trop sec à mon goût d’ailleurs… une cote d’échine persillée de gras miam…

                3. honorbrachios

                  très exactement, tous les porcs sont élevés pareils et bouffe la même chose…
                  et, je ne connais pas comment sont élevés en Espagne mais la charcuterie y est bien meilleure et goûteuse

              1. Peste et coryza

                Ah oui, le « vin de la communauté européenne » qui a remplacé la villageoise dans le cœur (et les rejets gastriques) de tous les étudiants fauchés…

    2. douar

      Pourquoi les beaucerons iraient s’emm…à investir lourdement pour produire du porc?
      C’est demandeur en capital, en main d’œuvre, sans compter les problèmes d’installation: c’est presque aussi compliqué de monter un élevage que de construire une centrale nucléaire .
      Deuxièmement, la taille des exploitations céréalières de Beauce n’est pas si importante que ça: pour des ateliers de 1000 truies avec la suite, il faut une sacré surface en céréale pour satisfaire les besoins d’un tel atelier et c’est rarement le cas, même si on a l’impression en France, qu’une exploitation de 300 ha, c’est immense.

      Concernant la concurrence allemande, il ne faut pas oublier le soutien massif de l’État allemand (ou plutôt, le consommateur allemand) aux élevages (lait et porc) via leur politique de transition énergétique, notamment, la filière biogaz. On en arrive à cette aberration, que la production de viande de porc / lait, devient un sous produit de la production d’énergie « verte ».

      1. Bernard

        « Pourquoi les beaucerons iraient s’emm…à investir lourdement pour produire du porc? »

        Surtout qu’ils sont ceux qui ont profité et profite sans doute encore le plus de la PAC.

        Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle les 3C; Céréales, Cannes, Courchevel.

        1. Bisphénol

          Euh…non en fait. derrière la PAC – et ses primes notamment – il y a moults aides aussi farfelues les unes que les autres. Bref, c’est vraiment le banquet où l’on peut se goinfrer. il est possible de trouver ça ici : https://www.telepac.agriculture.gouv.fr/telepac/tbp/feader/afficher.action
          et de télécharger sous excel la liste.
          Les plus gros « bénéficiaires » sont les sucriers outre marins, quelques alcooliers, etc…donc pas des « agriculteurs » (en sommes perçues par tête de pipe). Pas loin de 30 m d’€ pour les sucriers de la réunion par ex….

    3. BDC

      « Petites exploitations familiales toujours plus cher … » Pas forcément, les élevages bretons sont contraints à installer des stations d’épuration alors que les traditionnels polycultures-élevage ont un plan d’épandage du lisier, qui reste de  » l’or noir » s’il est épandu en quantités raisonnables, et ils peuvent utiliser ensuite leur propre blé pour nourrir les cochons, ce qui leur internalise une marge par rapport aux élevages qui doivent tout acheter. Ce sont bien les bretons qui font faillite, et en vendant leurs stocks saturent l’offre et font baisser encore plus les cours, alors que les petits font face en diversifiant les risques.

      1. gameover

        Oui on croirait presque qu’en france on ne fait du porc qu’en Bretagne. Il semble qu’ils se soient spécialisés dans le porc par défaut vu que leurs terres sont moins fertiles…. donc pour l’auto-suffisance pour maîtriser les coûts c’est cuit…

        1. Bonsaï

          Quelle idée aussi de persévérer dans la filière porcine alors que vos nouveaux concitoyens du croissant vert raffolent du mouton et qu’ils sont obligés de l’importer !

  7. stike kelevra

    juste une petite precision, la cooperl est une cooperative agricole d agriculteurs de lambale qui achetent du cochon, donc la cooperative trouve plus avantageux d acheter du cochon allemand que du francais de ses propres producteurs et actionnaires.

      1. Bernard

        Il ne faudrait pas non plus oublier la responsabilité des agriculteurs dans cette histoire.
        Ce sont eux qui ont créé toutes ces coopératives.
        La plupart des bêtes sont en contrat, le prix est plus ou moins fixé d’avance.
        Presque tous les marchés au gras ont été fermés.
        Quand tout les jeudis, ils vendaient leurs bêtes à Saint Christophe en Brionnais, ils avaient un potentiel de plus de 300 acheteurs face à eux (bouchers, chevillard, etc).
        Chaque bête avait un prix.
        Ils ont bien entendu géré ces SICA comme des manches et elles ont terminé dans les mains de l’agro-alimentaire.

    1. douar

      Quelles sont vos sources?
      C’est un argument que j’ai déjà entendu mais qui n’a jamais été vérifié.
      Vous faites peut être référence à du porc « bio » que la Cooperl a dû acheter en Hollande , pas en Allemagne, pour satisfaire ses besoins spécifiques. En effet, il y a très peu de porcs « bio » dans leur zone, du fait notamment, de cahier des charges trop difficile à tenir. Le CC en Hollande pour le « bio » est, disons, plus souple.

    2. gameover

      Il y a aussi un souci avec les coopératives c’est qu’elles doivent s’engager piur le lait par exemple à acheter toute la production des coopérateurs et c’est pour cela que le prix doit être pré-négocié et qu’il est automatiquement plus bas (en échange de la garantie d’achat).
      C’est idem pour le porc pour lequel Bigard & Co s’engageaient à acheter le porc au prix établi sur le marché de Plérin. Bigard & Co tire surtout leur bénéfice du prix d’achat, toujours en échange de la garantie d’écoulement de la production. Cela leur est possible car peu de leurs produits sont écoulés en frais mais en salaisons… mais c’est pourtant eux qui participent à l’établissement du prix à cause de la surproduction… Un cercle vicieux comme pour le lait j’ai un prix garanti, je produis, le prix garanti baisse, je gueule mais je produis toujours autant.

      On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre

      1. douar

        La grande distribution qui a investi dans des abattoirs de porcs (Kerméné: Leclerc, Josselin: Intermarché) n’a pas ces problèmes puisqu’elle ne satisfait que ses besoins en interne et en France. C’est assez simple pour elle de saturer ses outils.
        Si elle veut des promotions, elle fait appel aux autres fournisseurs. C’est de bonne guerre.
        Le revers de la médaille, c’est qu’elle ne veut absolument pas aller chercher des marchés « export », donc elle affaiblit l’ensemble de la filière.

        1. gameover

          … parce que la « filière » ne s’était pas correctement organisée et jusqu’à peu elle n’y avait même aucun intérêt puisque les prix à la production étaient garantis même pour la surproduction vu le protectionnisme. Mais comme d’hab toute entorse aux lois du marché finit par créer des mécanismes de correction.

          Pour éviter l’importation de productions étrangères je propose que les porcs vifs voyageant en camion aient une surface de plancher de 10m² par bête, qu’il soit fait des haltes toutes les heures avec 1/4 d’heure d’ébat dans des prés et un repas toutes les 4 heures avec une demi-heure de pause et 8 heures de sommeil obligatoires entre 20h et 6h.

          Pur les porcs morts en carcasse… pareil, y a pas de raison !

          1. douar

            Pas tout à fait: le prix du porc est un marché « libre ». Il y a « seulement » un système de contingentement de volumes importés à taux réduit. Le prix du porc a toujours fluctué, pas comme le lait, soumis au régime des quotas.
            En corollaire, c’est qu’il n’y a plus d’éleveurs techniquement mauvais, ils disparaissent tout seul, faute de rentabilité.

  8. JiJiBé

    Gestion de la filière porcine ?

    Il suffisait de questionner Sage l’Ancien le cochon proclamé lauréat dans sa catégorie et maître des lieux en sa Ferme des Animaux.

    D’interroger Brille-Babil le cochon causeur éblouissant, de Napoléon et Boule de Neige les éminents verrats (salut Marc) co-fondateurs de l’Animalisme et de l’autogestion proclamée de la dite ferme…

    …oui bof, tout çà pour conclure que tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres, et le résultat aurait été le même.

  9. barbatruc

    Je ne comprends pas qu’on parle des travailleurs détachés des abattoirs, ils n’ont rien à faire dans le débat puisque c’est inclus dans le calcul de marge de abattoir, pas dans celui du producteur.

    Il n’ y aura bientôt plus d’éleveur en France , sauf du bricolage.

    – les permis de construire pour les élevages modernes sont difficiles à obtenir.
    – les règles des plans d’épandage ( lisiers) sont devenus un casse tete sans nom
    – les charges MSA sont trop lourdes, surtout pour des structure familiales qui sont souvent en individuel ou en société agricole sans salarié avec de la main d’oeuvre familiale. Si vous dégagez 40 K de résultat , on vous en ponctionne 20, rien qu’en charges sociales.
    – Beaucoup d’agriculteurs en sont rendu à investir dans de la ferraille inutile, on entend dans les campagne le dicton ferraille ou MSA : préfère encore la ferraille.

    La gestion de l’entreprise ne se fait plus alors sur un plan de viabilité économique, mais dans le but d’échapper à ces charges démentielles.

    Ces jean foutres de la MSA sont responsables des malheurs , le paradoxe étant qu’ils ont des numéros d’urgence pour ceux qui veulent se suicider ! Celui qui crée les drames veut être celui qui répare ces drames.

    On est pas à un paradoxe prés dans cette maison de fous.

    Les règles de production sont tellement compliquées qu’il faut d’autres fonctionnaires de la chambre d’agriculture , pour aider ( moyennant finance) les exploitant à monter les dossiers, et à tenir le cahier des charges, on marche sur la tête.

    Sans parler de la FNSEA qui trempe dans toute ces combines , faisant croire aux agris de base qu’elle les défend, alors qu’elle manigance avec tous ces organismes étatiques, enfonçant encore plus leurs adhérents.

    Je pourrai continuer comme ça des heures,j’arrête , j’ai la nausée.

    1. BDC

      « Ferraille ou MSA », je plussoie. Les citadins peuvent s’étonner pourquoi les agriculteurs investissent « bêtement » dans des activités pas rentables. Ce hold up de la MSA rend des dépenses faussement attractives, avec la complicité du crédit agricole, trop content de pouvoir fourguer des prêts, peu importe la rentabilité de l’investissement. C’est comme ça qu’on voit un 7ème tracteur flambant neuf dans le hangar, qui ne sert pas « pour pas l’abîmer » … Bon OK c’est la caricature de ce qui se fait de pire, mais c’est du déjà vu.
      Cette MSA est une catastrophe, un piège à endettement. Dans l’expérience NZ, la protection sociale est complètement libéralisée aussi ?

  10. carpe diem

    Dans la série, l’état fout le bordel dans tout ce qu’il touche : au CHU de Nantes, ils viennent de mettre en place le suivi par informatique des patients par les infirmières. Cela partait d’une bonne intention : avoir l’historique plus vite sur un pc embarqué sur le chariot et éviter les doublons de médicaments et l’empilement de papiers. Las! le truc plante, il a été conçu n’importe comment, il n’est pas ergonomique et il faut 17 clics pour prescrire du Doliprane… à suivre.

  11. Droopyx

    Tout va aller mieux !
    Le Crédit Agricole recrute le conseiller aux affaires économiques et financières de F.Hollande J.J. Barberis.
    Les agriculteurs vont pouvoir s’appuyer sur une banque solide (type Crédit Lyonnais).
    Bien entendu il n’y a aucun conflit d’intérêt !
    Droopyx

  12. Caton

    La photo de groupe du gouvernement laisse pourtant penser que la filière porcine se porte plutôt bien en France. Je suis très étonné par ce billet…

  13. Higgins

    Encore un naufrage à la française.

    Dans le même style, il y a eu ça hier: « …Quant à la loi ALUR, c’est une grande loi…Je me suis fixé trois axes clés : la rénovation écologique des logements, la solidarité et l’hébergement d’urgence, et l’accès au logement abordable. L’encadrement des loyers est un des outils de cette dernière priorité. » (http://www.lemonde.fr/logement/article/2016/03/23/emmanuelle-cosse-souhaite-etendre-l-encadrement-des-loyers-a-d-autres-villes-que-paris_4888806_1653445.html)

  14. Calvin

    Ce billet prouve encore une chose : que ce soit les ententes sur les prix, les cartels, ou la fameuse obsolescence programmée (à cause de normes étatiques), il y a toujours l’Etat derrière.
    L’Etat stratège n’a qu’un outil : la connivence.

    1. Vodkaman

      le comment(la faire)taire de la stagiaire au ministère du non travail me laisse pantois !!! (je cite le fig)
      ‘«Ce résultat s’inscrit dans le mouvement de hausses et de baisses observé depuis neuf mois, traduisant une reprise timide de l’activité économique», a immédiatement commenté Myriam El Khomri’

      traduisant une reprise de l’activité économique !!!

      Mon pitchoune de 5 ans dirait ‘non mais je rêve ?’

        1. Vodkaman

          J’ai commencé très tôt à lui apprendre à être autonome.

          Il m’arrivait parfois de poser le biberon à portée de ses mains quand il pleurait et le laisser un (tout petit) moment pleurer (en le traitant de petit socialiste) pour qu’il sache qu’il ne pourra compter que sur lui.

          Maintenant, quand je lui dis que tout les mois, on prend de l’argent que je gagne pour le donner à des gens qui ne travaillent pas, il dit que « ces voleurs, il faut les mettre en prison. »

          Je pense que c’est pas mal engagé !

              1. nemrod

                Ils se sont pourtant diversifiés.
                Ils font du bio avec le label « vert ».
                Mais c’est la même bouillie rouge à l’intérieur.
                Le consommateur s’en est aperçu.

  15. Vodkaman

    HS également mais bon :
    – d’une part, c’est au pays de la folle du Poitou et ministre de l’égologie
    – d’autre part, cela reflète assez bien la folie taxatoire en cours.

    http://www.sudouest.fr/2016/03/19/les-continentaux-mett-ent-leur-vetoces-communes-qui-votent-contre-2306102-1392.php

    Bientôt le péage sur un pont (Oléron) construit depuis 50 ans, dont le coté gratuit depuis plus de 25 ans semble profiter aux échanges économiques locaux.
    Après la taxe foncière applicable aux bateaux (si, quand ils restent trop longtemps à quai) à quand le rétablissement de l’octroi, la taille, la capitation, la gabelle, et l’impôt sur les portes et fenêtres ?

  16. MCA

    Oléron, j’y ai acheté une résidence secondaire il y a deux ans

    Ce pont nécessite une réfection très lourde et les dotations ne prennent pas vraiment le chemin de la hausse, alors les passants paieront :

    12E pour les visiteurs
    2E pour les résidences secondaires
    0E pour les résidents permanents.

    Vu les prix des locations pratiqués sur l’île en période estivale, pas mal de vacanciers louaient sur le continent à Marennes et faisaient la navette quotidienne pour profiter des merveilleuses plages de l’île grâce au pont gratuit.

    A 12E la promenade quotidienne, ça risque fort d’en refroidir plus d’un et les recettes des commerces d’en pâtir; notamment la restauration.

    Et la nature ayant horreur du vide, les recettes perdues risquent fort de se retrouver sous forme de taxes diverses et variées et impôts en tout genre dont ce merveilleux pays a le secret.

    Voilà comment un gain immédiat va générer des pertes futures et priver certains vacanciers et leur famille d’un repos bien mérité.

    Inutile de vous dire que cette taxation a été votée sans demander l’avis des gens concernés; et c’est à ça qu’on reconnait qu’Oléron est bien en France.

    1. Aristarkke

      Il y a pas loin de vingt ans, il y avait un pont près de Rochefort qui était payant mais où tout était conçu pour que quand vous découvriez enfin le véritable tarif réservé aux gueux d’outre-Charentes, vous étiez faits comme un rat (totalement impossible de faire demi-tour) et deviez payer 50 FF (7,5 €) LE passage (contre 5 FF pour les autochtones… Entre parenthèses, c’était à peu près le même tarif que celui du passage sur le pont de l’ile de Ré sauf que ce pont de Rochefort devait faire dans les 200/300 m contre trois kilomètres pour celui de Ré
      Nous nous sommes donc faits avoir UNE fois et avions trouvé un pont de remplacement qui imposait certes un détour de 10 kms mais dont le surcoût ne valait qu’un litre d’essence puisque le passage y était gratuit…
      Alors que nous ne nous serions pas embêtés au tarif de cinq francs à faire ledit détour puisque le péage aurait été compensé à peu près par l’économie d’essence…
      Un simple calcul au bout de la quinzaine des vacances a montré que le pont aurait rapporté davantage avec un tarif raisonnable puisque nous y aurions fait quatorze allers ET retours…
      Mais on n’y faisait pas la queue quoique pas davantage sur le gratuit…

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