Bitcoin : la blockchain contre l’hégémonie du dollar ?

Pendant que la courbe du prix des bitcoins exprimé en dollars ou en euros continue de fluctuer plus ou moins violemment en fonction de l’actualité, la technologie sous-jacente, la Blockchain, poursuit sa douce pénétration de différents marchés, de façon suffisamment discrète pour que seules quelques petites vagues apparaissent à la surface de nos médias.

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On découvre par exemple que Bitnet, un acteur influent dans le paiement avec cette monnaie, vient de se faire racheter par Rakuten, géant japonais du commerce en ligne. L’aspect intéressant de cette transaction est que l’acheteur semble tout particulièrement intéressé par la technologie développée par Bitnet pour accéder à la Blockchain, au point de développer un laboratoire spécifique « blockchain » à Belfast.

Bien évidemment, cet engouement (discret mais tenace) d’une partie des firmes technologiques provoque interrogations d’une part de ces médias qui tentent souvent de comprendre ce qui se passe. Reconnaissons que la technologie Blockchain, utilisant cryptographie et informatique distribuée, n’est probablement pas à la portée du premier venu qui risque de facilement sombrer dans un maelström d’approximations et faire du journalimse, quitte à jouer sur les peurs éternelles du méchant terrorisme ou du blanchiment d’argent sale : moyennant l’affirmation (fausse mais si souvent répétée) que les cryptomonnaies permettent des paiements anonymes (pas comme l’euro ou le dollar, hein, mes petits amis), on en vient à expliquer que Bitcoin permettrait le développement de pratiques criminelles, l’extorsion par rançon en premier lieu par exemple.

blockchain - mécanisme de hashOn comprend la gêne des journalistes, porte-étendards réguliers du Camp du Bien, pris entre l’envie de débiner un peu cette technologie qui aide les méchants et les vilains à conduire leurs transactions (pensez donc, on peut acheter de la drogue et des armes avec Bitcoin ! C’est le Mal !) et celui de comprendre ce qui peut bien motiver des pans entiers d’industries multicentenaires à fourrer leurs nez dedans.

Parce que voyez-vous, la Blockchain intéresse même les banques, au point qu’on voit fleurir régulièrement quelques articles sur les projets plus ou moins fumeux de telle ou telle banque d’utiliser cette technologie en son sein. Dernièrement, c’est BFM qui se fendait d’un petit article pas trop violent pour décrire l’association récente de plusieurs banques (Santander, UBS, Bank of New-York Mellon, Deutsche Bank) dans le but de développer une cryptomonnaie basée sur la blockchain leur permettant des règlements interbancaires.

L’article se contente ici d’étaler quelques faits et se passe de toute analyse, qu’on cherchera d’ailleurs en vain sur l’internet francophone des médias traditionnels. Pourtant, il y a beaucoup à dire devant une telle annonce qui n’a absolument rien d’anodin.

D’une part, l’observateur un peu averti ne pourra s’empêcher de noter la recrudescence des velléités bancaires à vouloir développer ou s’approprier les technologies de la blockchain. Cette attitude des vieilles institutions est pour le moins paradoxale puisqu’il faut se rappeler que la blockchain offre un changement paradigmatique fondamental pour l’échange de valeur en permettant de s’affranchir d’un tiers de confiance. Par construction, la blockchain permet l’échange de propriété privée sans utiliser une troisième entité qui centraliserait et accréditerait la transaction. Fondamentalement, par construction, le motto de Bitcoin est « Be Your Own Bank », soyez vous-même votre propre banque.

Autrement dit, les banques essayent avec ces différentes associations et le développement d’atelier ou de laboratoires « blockchain » de s’approprier une technologie dont le fondement réside dans leur disparition, accréditant l’idée que la blockchain est une idée viable (et pour cause), alimentant clairement ce qui pourrait être l’arme de leur propre destruction.

Mais d’autre part, un autre changement est ici à l’œuvre dont je n’ai pas vu la mention dans les médias français et qui m’apparaît absolument fondamental : développer des techniques de netting interbancaire, ou de règlements interbancaires basés sur la blockchain représente un changement complet de philosophie vis-à-vis … du dollar américain. C’est tout sauf anodin.

Pour toutes les banques internationales, il existe une réalité intangible jusqu’à présent : le dollar américain est la monnaie de compensation systématique et quasiment obligatoire. Oh, bien sûr, une banque internationale peut très bien tenter de compenser ses opérations auprès des autres banques sans passer par la monnaie américaine, mais cela s’avèrera généralement très compliqué, et, pragmatiquement, suicidaire. Au passage, cela explique pourquoi une banque française (BNP Paribas), commerçant avec l’Iran et Cuba, s’est vue infliger une amende de 9 milliards de dollars américains, ayant utilisé cette monnaie pour régler certaines affaires avec ces pays.

Le dollar, de ce point de vue, est un formidable levier, un magnifique outil de puissance américaine puisqu’il s’impose quasiment à tous dans les transactions bancaires mondiales. À neuf milliards de dollar l’amende, on fait vite rentrer dans le rang les aventuriers. Or, si des banques basculent rapidement leurs transactions internes depuis le dollar vers bitcoin ou toute cryptomonnaie de leur choix, elles pourront mécaniquement se passer complètement du dollar et, par voie de conséquence, ne pas se retrouver du mauvais côté du bâton si le gouvernement américain tentait de leur infliger des sanctions.

Cette analyse est d’ailleurs partagée par Simon Black du site Sovereign Man, et je fais miennes les conclusions qu’il tire de celle-ci : la mise en place de techniques de blockchain dans les banques représente la menace la plus sérieuse et la plus profonde au système bancaire actuel qui repose avant tout sur l’hégémonie du dollar.

Or, l’implémentation de ces techniques ne demandera pas des douzaines d’années. La « preuve de concept » existe déjà depuis 2009. Elle est déjà valorisée, à elle seule, 8 milliards d’euros, et a amplement prouvé pouvoir fonctionner dans un cadre concurrentiel. Et avec l’incitation que représente à la fois les montants en jeu (le coût de ces transactions en dollar est estimé à 80 milliards annuellement) et les éventuelles amendes qui tomberaient en cas de changement « impromptu » de telle ou telle législation bancaire américaine (au demeurant minée de toute part), on comprend qu’il ne faudra probablement pas plus d’une petite poignée d’années pour que les banques internationales qui le souhaitent mettent en place des solutions alternatives aux compensations via le dollar. Elles en ont largement les moyens.

reserve currency status

Du reste, l’hégémonie américaine dure depuis plus de 70 ans (on peut la faire remonter aux accords de Bretton-Woods en 1944), et un changement majeur après 7 ou 8 décennies ne représente rien d’invraisemblable surtout au regard de l’histoire monétaire depuis six siècles. On peut bien sûr imaginer un retour à l’étalon or, bien qu’en général un tel retour en grâce de la « relique barbare » (!) n’intervienne qu’après des guerres – ce qui n’augurerait rien de bon. Cependant, au vu des récentes manœuvres bancaires, on peut aussi considérer Bitcoin ou, de façon plus générale, les cryptomonnaies, qui constituent une alternative crédible.

Une conclusion s’impose : la blockchain s’installe discrètement, mais les changements qu’elle apporte seront tout sauf discrets.

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires217

  1. Le Gnôme

    Il y a toujours eu des monnaies de référence, depuis le Florin de Florence jusqu’au dollar, il n’y a aucune raison que ça change. L’avantage du Bitcoin est qu’il est à l’abri des diktats politiques et peut donc permettre de commercer avec tout le monde.

    1. Aristarkke

      Pour l’ instant, il est à l’abri des diktats étatiques parce qu’il représente peu de choses dans le commerce mondial et l’ usage des monnaies. J’ai peine à croire que le jour où il aura pour conséquence une moindre utilisation du dollar et une influence négative sur ses cours de change, les Etats Unis ne réagissent pas. Les amendes écopées par BNP et autres pouvaient ne pas être payées mais elles auraient alors entraîné un retrait obligatoire de BNP-USA…
      On peut parfaitement imaginer dès lors semblables mesures de rétorsion dans le futur en conséquence des modifications néfastes pour les USA, introduites par la blockchain.

      1. « les Etats Unis ne réagissent pas »
        Par construction, je vois mal ce qu’ils pourraient faire. Si on en arrive effectivement au point où le dollar est menacé, cela veut dire que la valorisation de la blockchain en dollar sera très grosse, et qu’il deviendra donc absolument prohibitif de tenter une attaque. Et les mesures de rétorsions ne pourront pas avoir lieu si le dollar n’est pas employé (aucune base juridique) ; pire, cela accroîtra l’incitation à se débarrasser du dollar.

        1. MadeInCH

          La base juridique est:
          « Vous avez fait ailleurs quelque chose que nous ne voulons pas que vous fassiez. Donc on va massacrer vos représentations sur notre sol. »
          C’est comme ça que les boîtes occidentales n’osaient pas investir à Cuba, même en monnaie non-US$, et ce bien avant ,l’arrivée du SWIFT, ou du contrôle américain de toute transactions en US$.

          1. Ca ne marchera pas pour la simple et bonne raison que les banques qui ont la majeure partie de leurs intérêts hors sol américain se foutront comme d’une guigne des rétorsions, et ce d’autant plus qu’ils seront sortis du dollar, et d’autant plus que ces rétorsions accéléreront le mouvement de fuite des banques non américaines. C’est un jeu très dangereux pour les Américains qui le savent et seront obligés de marcher sur des oeufs, d’autant plus que la techno BTC est majoritairement répartie hors de leurs frontières, voire hors de leur influence (Chine notamment).

            1. MadeInCH

              Ce n’est pas le cas pour le moment.
              Mais oui, c’est un scénario très possible. (Et que j’espère!)
              Si le changement arrive assez vite, j’espère que les mentalités des dirigeants financiers vont s’adapter assez vite.
              Un type qui a TOUJOURS vu les USA comme LE THE marché, peut-il changer d’avis assez vite?

        2. Aristarkke

          Je ne pensais pas vraiment à une attaque directe contre la blockchain. J’ imagine plutôt des mesures de rétorsion à la manière de celle détaillée par MadeinCh soit directes par les Etats Unis eux mêmes, soit indirectes par les alliés des Etats Unis auxquels ils auront bien fait comprendre où étaient leurs (véritables) intérêts…
          Peut-être aussi en créant une autre monnaie virtuelle officiellement plus sûre, plus solide, etc…
          Il y a tant de façons de pourrir la vie des gens par la bande, par la disproportion des moyens, etc…

          1. Ces attaques directes et indirectes auront lieu, c’est quasi-garanti sur facture. Et elles n’auront pas de prise (c’est aussi garanti, par construction).

              1. Il faut que je regarde, mais pour ce que j’en sais, elle est intéressante. Son adoption par certains darknets tend à le prouver 🙂

  2. Higgins

    N’oublions pas cet adage américain: « le dollar, c’est notre monnaie mais c’est votre problème! »
    Si le Bitcoin poursuit son expansion, ce sera bientôt l’inverse. Oncle Sam va-t-il l’accepter?

    Perso, je me lancerai bien mais sans tutorat, j’hésite. Des liens?

    1. Vous n’êtes pas le premier à demander. Je me demande si je n’aurais pas intérêt à ouvrir un cabinet de consultants spécialisés dans le bitcoin, avec guide pas à pas (IRL et contre BTC, bien sûr) pour aider les uns et les autres à investir.

      1. cherea

        Bonjour,

        J’avais proposé une fois un rapide tuto sur le btc, puis manque de temps, d’enthousiasme. Je ne sais pas trop par où commencer, faut-il un peu de théorie ou que de la pratique? Straight to the point. Je pense qu’un tuto avec avec théorie doit pouvoir tenir en 1h30-2h00 pour en savoir. Sinon il y a déjà une tonne de ressources en anglais, peut-être trop d’ailleurs.

        Qu’en pensez-vous?

      2. Dr Slump

        J’ai beau compulser tous les liens déjà fournis par vos soins, j’ai du mal à sauter le pas. Rien que la création du compte et sa sécurisation me semble déjà demander un niveau de connaissance technique qui me rebute. Plus précisément, qui me fait douter de ma capacité à créer un compte btc sans faire d’erreur critique pour la protection de mes données personnelles.

        Une chose me paraît claire, ceux qui sauront rendre l’achat de btc aussi facile que pour des devises se feront des couilles en or!

        1. sam player

          Le petit utilisateur: un marché à développer?
          (extrait d’un article du huffington ca)
          …..
          Certaines de ces sociétés comme Bitit, une startup, par exemple, proposent des cartes-cadeaux ouvrant ainsi accès à l’offre de bitcoin dans des conditions de simplicité qui font un sort à ces freins psychologiques. Pour plus de simplicité encore, elles rejoignent les propositions de sociétés spécialisées dans le prépaiement. C’est le cas de Bitit et des liens qu’elle noue avec Neosurf, société qui est présente dans de très nombreux réseaux de détaillants. Son service de bordereaux (vouchers) payables en cash simplifiera l’accès au bitcoin.

          La technique des cartes prépayées ou des vouchers se développe très vite. On sait qu’Apple et Amazon ont lancé des expériences dans ce domaine. Le montant monétaire impliqué dans ces opérations serait de l’ordre de 125 milliards de dollars, rien de considérable aujourd’hui, mais l’importance des acteurs laisse à penser à de très forts développements.

          1. Dr Slump

            Oh, entre deux siestes cérébrales j’menfoutistes, des solutions d’accès auraient été créées?? Sam Suffi, je t’embrasse pas, mais le coeur y est! 🙂

            1. sam player

              Le voucher c’est pas mal. Ca fonctionne certainement comme pour une recharge téléphone avec un ticket et un code qui est la transaction.

              1. Dr Slump

                L’offre de Bitit me paraît vraiment intéressante. Je n’ai pas trouvé si la société permet déjà la création d’un portefeuille btc, mais c’est prévu dans leur projet. Franchement, je n’ai pas de raison à hésiter maintenant.

  3. Gerldam

    Merci infiniment de cette information qui, sans vous, ne m’aurait pas atteint, alors que je lis plusieurs sites en anglais ou en allemand et que pas un mot sur ce sujet n’a filtré.
    Effectivement, c’est « game changing » et je trouver cela tout à fait réjouissant.

  4. Royaumont

    Il n’y a pas que les banques qui s’intéressent à la techno blockchain.
    La compagnie d’assurance où je travaille s’y intéresse également. Ce n’est d’ailleurs pas forcément lié à l’utilisation d’une crypto-monnaie.
    D’après ce que j’ai entendu, les architectes IT prévoit un POC de cette techno, qui servirait à accélérer le processus d’indemnisation tout en diminuant le nombre d’intervenants.
    A suivre…

  5. gidmoz

    Une blockchain est un registre public des propriétaires successif d’un bien. Ce n’est pas nouveau. Ça date depuis des siècles. Ce qui est nouveau est que les noms de ces propriétaires sont cryptés et que nul ne peut savoir le vrai nom du propriétaire de ce bien.

    Si la blockchain devient légale, l’usage des banques devient optionnelle, et le plus souvent inutile, pour transférer de l’argent entre deux individus. Ce qui ne plaira surement pas au fisc.

    1. Le registre public n’est pas nouveau. Qu’il soit décentralisé et infalsifiable, voilà qui l’est.

      « nul ne peut savoir le vrai nom du propriétaire de ce bien »
      Pas du tout. Bitcoin n’offre qu’un pseudonymat très léger.

      1. cherea

        Alors là, disons que je suis plutôt en désaccord avec vous.

        La méthode pour être anonyme est la suivante:

        – VPN PGP sur ta machine
        – Portefeuille sur mettons blockchain info ou des trucs prévus pour l’anonymat.
        – Achat en cash via un atm btc ou localcoin ou un dealer de bitcoins, tu en trouveras un qui en vendra au noir dans tous les meetups consacrés au btc.
        – Mixer tes bitcoins

        et voilà, il y a des moyens de faire son utilisation du btc tout à fait anonymes, il restera juste l’adresse publique de ton portefeuille que tu peux changer autant de fois que tu veux, et qui est protégée par ta clé privée. Avant de remonter l’identité du possesseur du portefeuille, si celui-ci est prudent sans être un geek, il va falloir se lever de bonne heure.

        1. Toutes ces opérations sont périphériques à BTC (il faut faire des choses en plus pour obtenir un anonymat relatif, d’autant qu’en observant les métas, on peut vous retrouver assez facilement si vous multipliez les transactions). Par opposition, la pièce de 2€ est anonyme de façon bien plus « automatique » (elle a d’autres défauts, mais pas celui-là).

      2. gidmoz

        Les opérations bancaires sont connues, bien évidement, de sa banque et donc des Administrations Publiques disposant du droit de consulter vos mouvements bancaires. En ce sens, bitcoin est plus anonyme qu’une opération bancaire classique. Il faudrait un coût d’enquêtes policières important pour découvrir qui est derrière une opération utilisant des bitcoins.

        1. Ah non, le coût est assez faible en fait. Les outils d’analyse ont beaucoup évolué. Et en général, on ne procède pas dans le sens transactions bitcoin -> individu mais plutôt, individu -> transactions bitcoin qui est assez simple.

          1. gidmoz

            Je comprend bien que si on connait l’individu, il devient infiniment plus facile d’enquêter sur lui, voire de l’interroger et de découvrir ses mots de passe. Mais je ne vois pas bien comment une enquête policière pourrait aboutir si elle procède dans l’autre sens, c’est à dire partant d’un bitcoin afin d’identifier un individu lorsque cet individu a pris toutes les précautions habituelles d’anonymat. LE FBI avait mis des années à identifier un vendeur de drogue sur internet qui utilisait des bitcoins. Il avait fallu que le FBI devienne un de ses meilleurs clients afin d’endormir sa méfiance et lui tendre un piège.

  6. MadeInCH

    Je m’étais fais une analyse, au sujet de l’hégémonie ricaine et le US$.
    Pourquoi le US$ reste et peut rester LA monnaie de référence dans le commerce international? Même si le US$ est dévalué par une Xeme planche à billet?
    Parce que le US$ est INDISPENSABLE pour l’achat de pétrole, qui est la Source de Vie de Tout dans le monde industriel. L’agriculture elle-même n’est qu’un moyen de transformer du pétrole en nourriture.
    Tant que le US$ est indispensable pour acheter de la Vie, cette monnaie, même dévaluée, reste le machin obligatoire à avoir pour tout les pays. Et les USA peuvent en imprimer autant qu’ils veulent.
    Pour que ça marche, il faut que les plus gros producteurs de pétrole n’acceptent de vendre leur pétrole QUE contre du US$.
    Tout ceux qui tentent autre chose se trouvent « démocratisés » par des agitations internes soufflées par l’extérieur, suivies de « interdictions aériennes » (sauf pour les « Gentils du Camp-Des-Saints » (USA et alliés) et donc de libéralisation des peuples au carpet bombing. Comme pour Hussein (Saddam, pas Obama) ou Kadafi.
    Actuellement, ce sont les monarchies pétrolières qui font tenir le monopole du US$.
    C’est un jeux de je-te-tiens-tu-me-tiens.
    Les USA ont leur hégémonie grâce au monopole du US$ accepté par les monarchies pétrolières.
    Les USA offrent protection politique et militaire à ces « amis et alliés ».
    Les monarchies pétrolières tiennent les USA par les c0ui113s en n’acceptant que du US$.
    La fin de l’exclusivité du US$ contre du pétrole est, à mon avis, LE cauchemar des USA.
    Si une acteur pétrolier, disons les Saoudiens pour l’exemple, décidait d’accepter autre chose que du US$, il ruinerait les USA presque en 1 coup.
    Mais c’est une grosse bombe thermonucléaire à 1 coup.
    Et ensuite, la démocratisation de la région au carpet-bombing sera quasi immédiat. Et ce serait facile de diaboliser les Saoudiens dans l’opinion publique occidentale, car y’a pas beaucoup de gens qui les aiment.
    Il y a cependant des brèches qui s’ouvrent. Comme l’accord Russie-Chine de vente de pétrole contre monnaie locale.
    Le fait que l’Arabie Saoudite est en train de s’armer comme un malade, en achetant pleins d’armes modernes occidentales non-US me semble un signe d’un peut-être début de léger éventuellement faible baisse de l’énorme crédit de confiance entre les Saoudiens et leurs Grand Amis ricains?
    Dans cet environnement, du « blockchain » interbancaire serait excellent pour dédollariser l’économie.
    Pour les USA, cela signifie que l’exclusivité du US$ devient l’un des (LE?) dernier vrai pilier de l’hégémonie du US$ dans le commerce international, donc de l’hégémonie des USA.
    Qu’en pensez-vous?

    1. L’analyse pêche en ce que les USA sont maintenant le premier producteur de pétrole et qu’en conséquence, les monarchies ne les tiennent pas du tout par les couilles.

      Et le souci ne vient pas d’eux, mais plutôt des Chinois (qui ont de l’or et trop de dollars).

      1. MadeInCH

        Dans mon raisonnement, les monarchies ne tiennent plus les USA par leur production de pétrole, mais en n’acceptant QUE des US$ contre du pétrole.
        La valeur du US$, actuellement, c’est :
        – Fondamentalement ce qui devrait être: Production américaine.
        – Achat de pétrole.
        Le commerce international n’est « que » un effet secondaire très recherché.
        Si le US$ n’est plus indispensable pour acheter du pétrole, alors il est surtout, normalement et comme toute autre monnaie nationale, utilisé principalement pour acheter des biens/services US. Qui ne peuvent PAS répondre à une telle demande. -> Ecrasement/explosion du US$, tel un FA/18 qui se prend un montage (Par exemple près de Meiringen (RIP au pilote))

        1. Bernie Gunther

          Merci, cher contributeur helvète, pour cette leçon de géopolitique trop souvent absente du débat et qui pourtant influe sur à peu près toute l’histoire des peuples.

          Il sera intéressant de voir comment l’Oncle Sam va tenter d’empêcher le développement d’accords commerciaux bilatéraux hors $ tels que ceux entre Chine et Russie.
          Pour ces 2 là, on exclut bien entendu des frappes aériennes ONUsiennes et encore davantage l’envoi de GI ou de casques bleus pour « libérer » les peuples.
          Quant à de la déstabilisation par l’intérieur genre Gladio, ça me semble également très aléatoire.

          Considérations d’une autre portée que le burkini ou la démission de Macron …

        2. Bernie Gunther

          Il semblerait d’ailleurs que la Chine cherche à anticiper la fin de l’hégémonie mondiale du $ :

          http://www.gold-swiss-service.ch/achat-or/ch-fr/content/la-chine-cr%C3%A9e-le-plus-grand-fond-mondial-sur-lor-physique
          http://reseauinternational.net/pourquoi-russie-et-chine-achetent-de-lor-a-la-tonne/

          Et le fameux « Forcément, ça va bien se passer » de not’ bon maître pourrait bien s’avérer particulièrement pertinent … mais pas vraiment sur le mode humoristique pour le bon peuple, hélas …

    1. Pheldge

      tu sais qu’en cas de doute sur le sens d’un mot, son orthographe, sa conjugaison, il te suffit de faire une recherche … enfin je dis ça pour rendre service, encore faut-il avoir envie

                1. MadeInCH

                  L’eau pure, puisée dans le beau ruisseau de montagne, juste en dessous de l’alpage.
                  Donc d’un champ ou les vaches font des bouses mais ne font pas des flaques en pissant , parce que le liquide est absorbé par le sol avant de finir rapidement dans le ruisseau?…
                  Note:
                  Je connais un village ou la « station de purification » de l’eau potable avant distribution, c’est un champ vide, en pente, vide de grosses bestioles.
                  L’eau est infiltrée en haut du champ et drainée en bas.
                  La terre et ses micro-organismes nettoient l’eau.

                  1. sam player

                    Le lac Léman est trop propre et les poissons crèvent !

                    20min.ch/ro/news/suisse/story/Les-lacs-sont-trop-propres-pour-les-poissons-15233445

  7. Val

    H16 j’ai un banquier qui m’a dit que bitcoin était peu ou prou cornaqué par le FBI (ils en ont un sacré paquet) . Ils l utilisent depuis toujours pour financer leurs actions en loucedé de part le monde . Je ne maitrise pas du tout ces technos, donc j’ai une question : est ce que la constitution de mains fortes par une entité quelconque (étatique ou privée) sur une crypto monnaie n’en fait pas de facto une monnaie qu’il ou elle contrôle ?
    D’ou la remarque d’un autre banquier : les cryptos sont des excellents véhicules d’échanges , mais pas de stockage . Tu vas me dire (ou pas) que c’est déja un facteur potentiel de sacré remise en cause de système ( il y en a qui sont 6 pieds sous terre pour ça et pas des moindres ) . Donc les états / privé seront féroces pour leur contrôle .

    1. « un banquier m’a dit que bitcoin était peu ou prou cornaqué par le FBI »
      C’est un banquier. Il n’y connaît a priori rien, et sa saillie confirme. Pour faire une « main forte » Bitcoin, il faut rassembler plus de 50% de la capacité de calcul. Actuellement, ça suppose un investissement de l’ordre de plusieurs milliards de dollars au bas mot, et serait assez vite repéré.

      « les cryptos sont des excellents véhicules d’échanges , mais pas de stockage »
      Même remarque que ci-dessus. S’il parle de stockage d’information, c’est le moyen le plus sûr actuellement après les tablettes de pierre gravées. Et s’il parle de stockage de richesse, c’est qu’il n’a rien compris au concept.

      1. cherea

        Là où je vois un risque sur le btc, ce n’est pas les 50% de la capacité de calculs qui vont être compliqués à atteindre mais bien qu’un acteur détienne un % non négligeable sachant la quantité finale donnée. Imaginons qu’un type comme satoshi ou un autre super early adopter puisse avoir 3-5% des bitcoins. On n’a jamais entendu google ou fb ou amazon, parler là-dessus, avec leur puissance de calculs je ne saurai pas étonner qu’ils aient quelques servers pour miner…

        1. GrosBen

          1. En quoi ça pose problème qu’un acteur détienne 5% de BTC ?

          2. Un serveur informatique banal est totalement inefficace pour miner des BTC, cela serait comme creuser à la petite cuillère alors que vos concurrents ont des pelleteuses de 100 tonnes.

          1. cherea

            5% c’est un chiffre, une illustration, disons qu’on peut avoir un market maker qui peut manipuler le cours du btc grace à sa puissance de frappe, à la hausse à la baisse…alors que ce qu’il faut pour que le btc devienne vraiment mainstream c’est de la stabilité.

            oui je dis un serveur pour vulgariser le propos mais disons que ce n’est pas inepte de dire que les GAFA peuvent être des acteurs masqués, qui font leur truc dans leur coin.

            1. « on peut avoir un market maker »
              Cela fait 6 ou 7 ans qu’on pourrait avoir un market maker mais personne n’y a pensé, personne ne l’a fait. Pourtant, y’a des thunes en jeu. Ergo, c’est pas si simple.

        2. sam player

          Posséder 5% des bitcoins n’est guère différent de posséder 5% des actions d’une entreprise et celui qui dans cette position oeuvrerait contre le BTC (pour peu qu’il le puisse) oeuvrerait contre ses propres intérêts.

          C’est pour cela que ça me fait marrer quand on parle du FBI. Ils ont surement un portefeuille bitcoin mais juste pour faire des transactions et s’introduire dans certains réseaux mafieux, pas pour contrôler le BTC.

          1. cherea

            5% encore une fois est un chiffre et ça dépend de la structure de l’actionnariat de l’entreprise, si vous avez 5% lorsque tous les autres ont 0,001%, vous êtes l’actionnaire majoritaire et pouvez influer sur l’action en vendant, achetant au bon moment…Après, encore une fois, cela la nature de l’acteur qui détient ses 5%.

            1. sam player

              On spécule toujours contre une monnaie qui n’est pas la sienne. Les corners se finissent toujours en fiasco (cf silver corner).

      2. Val

        @H16 merci pour la réponse . Pour info les banquiers dont je parlais ne sont ni mes banquiers , ni des mecs aux guichets , mais des potes qui n’avaient a priori rien à me vendre entre la poire et le fromage , c’est un son de cloche (si je puis dire 😉 ) Quand tu dis un investissement de plusieurs myyards , franchement au rythme ou la fed imprime je ne pense vraiment pas que cela leur pose un qconque pb , surtout si l’enjeu en vaut la chandelle.
        L’argument : les banqiuers n ont rien compris ne me convainc pas , c’est court , ils ont généralement le nez assez creux quand il s’agit de thunes et il y a pas mal de cerveaux ds ce milieu contrairement au monde politique . Bref , je suis sceptIque sur tes arguments.
        Par ailleurs , le problème avec l argent (comme me l’a dit un autre banquier , un des miens cette fois ) c ‘est de le sortir . Pas de le gagner.( enfin pour nous si , quand même , hein , on est pas Cresus !!) La derniere fois que l’on en a rapatrié pour acheter , tu n’imagines pas les questions sur la provenance du moindre centime au dessus de 10 KE . Ou alors , il faut aller vivre ds un pays pas trop regardant sur la provenance des thunes , et la on tombe dans toutes sortes d’autres problèmes .

      1. Patatrac

        N’allez pas au gichet tout simplement. Les unités de recherche au sein des banques (Level 39 par exemple) sont très pointues, mais n’ont pas de hotline avec le grand public…

  8. Benoit Moreau

    Article très intéressant et très juste, comme toujours.
    La technologie Blockchain intéresse les banques en tant qu’outil de compensation bancaire…

    Maintenant il faut bien avoir conscience que lorsque les banques (ou les politiques) parlent de Blockchain elles ne font pas référence à la Blockchain ouverte de Bitcoin, bien trop rebelle à leur goût.
    Généralement, par Blockchain les banques désignent ce que l’on nomme dans le milieu un « permissionned ledger ».
    Un « permissioned ledger » c’est un registre comptable maintenu à jour conjointement par plusieurs acteurs que l’on pourrait qualifier de « super utilisateurs » : un consortium de banques, d’assureurs, d’institutions politiques, de casinos, peu importe.
    Sur la base de ce registre comptable partagé, ces supers utilisateurs vont offrir des services à leurs clients : virement bancaire, transfert de titres, paiement d’une cotisation, black jack etc.
    Au niveau de l’utilisateur final, les supers utilisateurs font office de « porte d’entrée » (gateway) ou plutôt de filtre vers la Blockchain.
    C’est à dire que l’utilisateur final n’a la possibilité d’inscrire sa transaction dans la Blockchain de consortium que s’il passe par l’un des membres du consortium. Evidemment tout le monde n’est pas autorisé à devenir membre du consortium et surtout ceux qui le sont disposent de prérogatives supérieures à celles du commun des utilisateurs. Par exemple le consortium peut rejeter une transaction qui lui déplaît, l’annuler rétro-activement, ou demander des justificatifs et toutes les chibreries d’usage.

    Tout ça pour dire que lorsque les banques, les politiques et les journalistes mainstream font référence à la sacro-sainte Blockchain, le plus souvent il ne s’agit que d’un renvoi vers une version castrée de la Blockchain.

    Que les puristes ne s’y trompent pas, toutes les Blockchains ne se valent pas. Seul les protocoles qui déploient des blockchains ouvertes combattent le monopole monétaire et se battent pour les libertés individuelles.

    Les blockchains de consortium sont intéressantes en tant qu’outil d’optimisation des process, mais socialement ça casse pas des briques.

    Bref, les cypherpunks ont inventé Bitcoin et les banquiers Corda ( http://r3cev.com/blog/ ) c’est pas pareil.

    1. Oui, c’est ce qui est dit dans l’article : c’est bien la techno blockchain qui sera utilisé par les groupements de banque. En outre, ici, les transactions sont de l’interbancaire (netting très majoritairement) et le client lambda n’a pas de rôle à jouer dedans.

      1. Benoit Moreau

        Je ne critiquais pas l’article, je m’excitais juste un peu sur la terminologie, (que vous employez fort à propos du reste).

        Je trouve qu’au final on en arrive à parler de Blockchain pour désigner des choses qui sont relativement éloignées, au moins philosophiquement.

        Blockchains ouvertes, Blockchains privées, les deux sont intéressantes mais pour des raisons différentes…

        Bref, merci pour cet article

    2. sam player

      Dans ce type de blockchains privées le « travail » de construction de la blockchain est-il distribué à tous sur la toile ou est-il uniquement entre les entités privées qui font partie du cercle des bénéficiaires ?

      Dans le 2ème cas j’ai un peu de mal à imaginer comment est gérée la sécurité.

      1. GrosBen

        Pour le 2 ème cas, je dirais un système de chiffrement multi-signatures où une majorité de votant peuvent révoquer une clef privée compromise.

    1. Patatrac

      @Dr Slump 11h28

      Une monnaie, virtuelle ou pas n’est prometteuse que si elle est utilisée comme moyen d’échange. Amazon, Alibaba et autres géants commerciaux pourraient très bien lancer leur propres monnaie virtuelle, ils ont déjà une base de clients et une surface commerciale géante.

      Le hiatus est : un client règle ses achats sur Amazon avec la devise virtuelle d’Amazon, disons le BitZon, mais comment se la procure-t-il ? Amazon lui offre de changer ses EUR, USD, GBP contre BitZon. Amazon de son côté pourrait l’imposer à ses fournisseurs. Cela procure à qui contrôle la monnaie un avantage exorbitant, ce que De Gaulle dénonçait à propos du Dollar US, ayant même demandé la conversion des USD détenus par la BdF en or, ce qui fut refusé bien sûr.

      1. Dr Slump

        Merci Patatruc, je comprends au moins ça. Mais donc, existe-il des monnaies alternatives à btc, non pas « virtuelles », mais bien réelles et numériques, utilisables comme moyen d’échange?

          1. Litecoin, bof. Les autres ne valent rien ou à peu près. Il y a Ethereum et Monero qui tiennent la corde. Voilà, on a fait le tour.

                1. sam player

                  Ripple, a blockchain-style protocol that’s funded by Google Ventures (among others), is now being utilized by international banks to send and receive transactions directly.

                  (sovereignman.com)

            1. Benoit Moreau

              Steemit est bien sympa aussi.

              Le concept est récent, c’est une plateforme de publication sur laquelle l’auteur d’un article est récompensé en Steem à hauteur des votes qu’il reçoit des lecteurs.

              il y a tout un système de réputation et d’incitations financières pour récompenser à la fois les auteurs et tous ceux qui participent (par leur vote ou leurs commentaires) à faire remonter du contenu pertinent.

              En gros c’est un média social et une crypto-économie à la fois, un crypto-reddit en quelque sorte.

              Les articles les plus appréciés par la communauté peuvent rapporter plusieurs milliers de dollars à leur auteur !! Le crypto-anarchiste @dollarvigilante a fait un carton par exemple : https://steemit.com/@dollarvigilante

              Pour l’instant ce média est principalement anglophone avec une belle tendance anarcho-capitaliste.
              La crypto monnaie STEEM est classé numéro 5 sur http://coinmarketcap.com/ avec une capitalisation d’environ 116 millions de dollars, juste après Litecoin et juste devant Monero

              Motherboard a fait récemment une bonne présentation du concept : http://motherboard.vice.com/en_ca/read/steemit-is-like-reddit-but-where-upvotes-equal-a-cryptocurrency-payout

              H16, je ne saurai trop vous recommander d’y jeter un coup d’oeil, je suis persuadé que le concept vous plaira !

              –> https://steemit.com/

        1. MadeInCH

          Y’a le WIR. Mais c’est pas virtuel. Pis c’est surtout en suisse-allemande. Mais l’ancienneté et l’implémentation dans le tissu économico-soscialo-culturel est assez bien fait.
          On peut noter que, il me semble, le but était justement de pouvoir payer au noir…
          Le nombre que magasins/ateliers qui mettent « 100% WIR » ou bien « Wir nehmen WIR » (Nous acceptons le WIR) est impressionnant.

      2. sam player

        Une monnaie-propriétaire ce serait enlever à la monnaie son principal avantage d’échange universel.
        La monnaie-patate ne s’est pas imposée sur les marchés.

        1. Patatrac

          Seulement parce que les patates sont périssables et pas forcément appréciées par tous…:-) L’or, les épices, la soie ont eu une fonction d’intermédiare

          1. sam player

            Par monnaie-patate j’entendais une monnaie pour acheter des patates. Je me doutais de la confusion possible en l’écrivant et c’est pourquoi j’avais rajouté un tiret comme dans monnaie-propriétaire… fail, sorry !

            1. sam player

              D’ailleurs tiens, on notera que la carte Pass de Carouf’ à l’origine était spécifique à Carouf’ pour faire des achats chez Carouf’ et il me semble que maintenant elle a aussi les fonctions CB.

              Pas sûr. Anyone ?

              1. Dr Slump

                Affirmatif. Je crois que toutes les grandes enseignes de distribution, Carrefour, Casino, Auchan, ont leur CB, en plus de leur carte de fidélité, et qui cumule les 2 fonctions paiement+cumul points.

                1. sam player

                  Ok donc preuve qu’une « monnaie » propriétaire ça marche pas vu qu’ils ont étendu les capacités de paiement.

                  Un truc assez étonnant dans la relation de confiance des gens vis-a-vis de leur grande surface c’est que les « vieilles personnes » que je connais n’ont jamais hésité à prendre la carte Pass (ou autres) qui était payante et faisait des prélèvements directs sur leur compte bancaire alors que j’ai vraiment galéré pour qu’elles dégroupent leur abonnement téléphonique quand bien même le gain annuel était énorme.

                  D’ailleurs il semble que les gens changent très peu de super ou hypermarchés.

                  Perso je change souvent et aussi de marques de produits, j’ai peur de me faire empoisonner à la longue !

                  1. Dr Slump

                    Pareil pour moi. C’est une technique ninja: ne jamais repasser constamment par le même chemin, et donc pas plus par le même fournisseur.

                    Pour le choix des vieux, je crois que la raison est toute bête: ils ont effectivement l’habitude de leur grande surface, où il se trouvera toujours une caissière qu’ils ont également l’habitude de voir, et qui pourra leur fourguer la carte en toute confiance, parce qu’elle est tellement gentille et serviable.

                    Le casse-pied qui les appelle au téléphone pour leur vanter les mérites pécuniers d’un dégroupage truc-bidule auquel ils ne pigent que pouic, forcément, y’a un a priori négatif.

                    1. sam player

                      Ah toi aussi tu regardes souvent le rétro pour voir si t’es pas suivi… et en cas de doute tu prends une rue transversale ? :mrgreen:

                    2. Dr Slump

                      T’as pas compris: si t’es suivi, c’est que tu n’as pas bien appliqué le principe ninja.

      3. Dr Slump

        Super, mais donc, en dehors de btc, qu’est-ce qu’on a comme monnaie numérique? Qu’est-ce que ça vaut les Nxt, Monero et autre Litecoin? Ca a de l’avenir? Y-a-t-il d’autres cryptomonnaies pour lesquelles il serait intéressant d’investir? Anyone?

        1. sam player

          Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat !
          Perso quand un nouveau truc arrive sur le marché je choisis le leader.
          Quelques années après on peut envisager de regarder ceux qui sont encore vivants, ils méritent un coup d’oeil.
          Beta-testeur oui mais en connaissance de cause, pas tout azimut.

        2. GrosBen

          Le Bitcoin est en fait assez limité techniquement, dans le futur on ne pourra pas payer sa baguette de pain avec. Il devrait plutôt devenir une sorte d’étalon ou de monnaie de référence, que les gens lambda n’utiliseront pas ou très peu.
          Le Litecoin n’a pas que peu d’intérêt, il souffre des mêmes défauts que le Bitcoin en étant très loin d’avoir la même notoriété.
          Le Monero, techniquement supérieur au Bitcoin en termes de rapidité de transaction et d’anonymat, commencerait à être utilisé dans les places de marché pour produits illégaux. Son cours a fortement monté dernièrement.
          Le Nxt, je ne connais pas vraiment.
          Il y a aussi l’Ethereum, qui en étant accessoirement une monnaie, propose un système intéressant pour exécuter de façon décentralisée du code informatique inarretable (smart-contract).

          1. sam player

            Concernant le manque de rapidité de la transaction et les petits montants pour payer sa baguette de pain on pourrait très bien envisager une carte non sécurisé mais avec un petit montant rechargeable depuis BTC et déchargeable vers BTC, des transactions différées en quelque sorte avec montant consigné.

    2. LM

      Ethereum est en train de resdescendre violemment de sa hype maintenant que ceux qui ont mis le doigt dedans ont compris que coder un smart contract solide c’est extrêmement compliqué.
      De mon coté, je compte beaucoup sur zcash qui arrivera fin octobre.
      En attendant, je continue d’acheter des bitcoins.

  9. Patatrac

    « les banques essayent de s’approprier une technologie dont le fondement réside dans leur disparition »

    Les institutions bancaires citées qui utilisent la technologie « Blockchain », ou un dérivé de celle-ci, le font essentiellement pour couper tous les intermédiaires – bourses, chambres de compensation, broker – dans une transaction sur produits financiers. Quant à ces derniers, une utilisation des protocoles techniques sus évoqués, permet aussi (et surtout) d’intégrer les transactions de gré à gré, qui sont en volume et valeur les plus importantes au niveau global. En bref, couper les coûts à la hache.

    Quant à la disparition des banques c’est aller très vite en besogne, la fonction primaire d’une banque (commerciale) c’est la transformation des échéances. Ceci n’est pas impacté ni par la technologie en question, ni dépendant d’une monnaie réelle ou virtuelle. Si le consortium de banques (UBS a déjà testé en live la viabilité de leur concept et déposé un brevet aux… USA, sous la houlette d’Alex Batlin) réussi à faire accepter – et c’est ça l’important ici – alors leur pari sera gagné et ces banques ne seront pas près de disparaître.

  10. cherea

    J’avais déjà pensé que la sortie du dollar des échanges internationaux était le SUJET sur lequel un candidat à la présidentielle devrait appuyer, un petit coup d’antiaméricanisme, le problème c’est que c’est sortir du tout état, donc bug dans la tête des politicards.

    En revanche la référence à Simon Black Sovereign Man, c’est pas mal mais un peu trop de story telling à mon goût et un peu trop de surface sans jamais trop aller au fond. Tu penses quoi quoi, h16, de ses investissements, terres agricoles en AmSud, immobilier au Panama…?

  11. goufio

    Le Bitcoin fait l’objet d’une activité spéculative intense depuis sa création en 2009 avec quelques millièmes de dollar à plus de 260 $ en 2013. Si la monnaie doit observer ses trois fonctions d’échange, de mesure et de réserve, cette volatilité la dessert dans les trois fonctions.

    1. D’ailleurs, personne ne s’en sert, c’est visible. Et personne n’en veut, ce qui explique pourquoi les banques ne se sont pas emparées du sujet.

    2. sam player

      Ouais je suis d’accord : le pétrole* qui a des mouvements erratiques entre $10 puis $140 puis $30 puis $110 puis $30 puis $50, personne n’en achète… trop volatile !
      L’immo non plus, valeur de réserve selon certains mais y a une bulle qui va éclater … demain; j’ai pas confiance.

      Les dettes d’état ça c’est du solide**.

      * : oui je sais le pétrole c’est pas une monnaie
      ** ouais les taux négatifs c’est pas comme si on perdait de l’argent…

      1. Patatrac

        @sam player 13h51

        La volatilité n’est forcément un facteur rédhibitoire, votre exemple du pétrole le démontre. Ce qui est fondamental c’est que le pétrole est un marché mondial (tout le monde s’en sert) alors que le Bitcoin est encore confidentiel car pas intégré dans les circuits de paiements (presque personne ne s’en sert). Quant aux dettes d’Etat, la question est relative, et le marché ne fournit pas toujours la bonne mesure. La partie de la dette grecque qui fut soumise à un haircut n’a pas été précédée d’un défaut de paiement, alors que le marché escomptait cela dans le prix des obligations hellènes. Cet accord entre créanciers a surtout évité l’activation des CDS qui aurait provoqué, elle, un cataclysme. C’était donc juste « à moitié sûr »

        1. sam player

          C’était du second degré !
          Concernant la volatilité il y en a énormément sur le marché des changes.

          On se concentre beaucoup en général sur la paire €-$ mais des petites monnaies comme le $ australien (AUD) font de jolis mouvements.

          Mais même sur l’€-$ on est passé en quelques années de environ $0.80 à $1.60 et on se balade pas mal entre les 2.

          1. Patatrac

            Sapristi, il me faut encore prendre la mesure des tirets et degrés de lecture. Autant pour moi.

            (Oui le spot FX peut être très sportif, Juillet 1998 en Asie fut épique)

  12. sam player

    60 commentaires aux alentours de midi sur un article sur le BTC… c’est une affaire qui grimpe (surtout qu’il n’y a pas les vannes de Pheldge)

    1. albundy17

      Vannes ?

      Article et commentaires passionnants, bien que difficiles d’abord. Ce qui me plaît bien avec le blockchain, la suppression des intermédiaires, bancaire ou autres, car on pourra appliquer le principe à beaucoup de domaines comme le vote, enquête, pharmacovigilance ou température relevée.

      1. sam player

        « température relevée

        La vraie ou la ressentie ?
        J’ai eu la surprise de voir une nouvelle unité de mesure cette année, après le froid ressenti (à cause du vent semble-t-il), le chaud ressenti (à cause de l’humidité semble-t-il)… ça promet dans les records de température à venir.

        1. Bernie Gunther

          Dans le domaine du ressenti, j’ai connu 30°C à Lisbonne + chaud que 40°C à Séville.

          Et pas en raison d’une variation de ma pilosité lors de ces 2 séjours …

        2. albundy17

          La vraie ou la ressentie ?

          Le wind chill existe depuis au moins depuis que je lis (aventures au canada, son nom m’échappe), autant que l’inconfort de certains endroits chauds et humide. (WTF !!!!)

  13. Essep

    « la technologie sous-jacente, la Blockchain »
    « la blockchain s’installe discrètement »
    Focaliser sur la « blockchain », au lieu de bitcoin, c’est combattre bitcoin.
    La technologie de bitcoin, c’est avant tout bitcoin. Tous les éléments sont importants, et privilégier « blockchain » au détriment des autres n’est pas anodin.
    Ca permet de remettre en cause :
    – la POW, au profit de « preuves » bcp moins physiques, voire bancales,
    – la mise à jour du code (cf Ethereum).
    – et différents éléménts comme le plafonnement du nombre de bitcoins.
    Ce qui est interessant dans les cryptocurrencies, ça reste bitcoin, et uniquement bitcoin.
    Aucune autre cryptocurrency n’a apporter d’avantage qui ne se traduise pas par des désavantages rédhibitoires. Complexité, centralisation…
    Tous les prototypes « blockchain » chez les banques n’ont strictement aucun intérêt par rapport à bitcoin, car n’adressent pas le problème traité par bitcoin, la décentralisation.
    Ils sont par définition centralisés. Parce que sinon ils auraient une brigade de flics qui débarqueraient chez eux.
    Donc mettre le « blockchain » des banques (et autres tentatives tel Ethereum, cf leurs dernières frasques) au même niveau de bitcoin est une erreur.

    1. sam player

      Mouais vous êtes à coté de la plaque de mon avis à moi personnellement.
      Une blockchain du cadastre aurait exactement les mêmes avantages que le bitcoin.

      1. Essep

        What ?
        Un blockchain du cadastre doit permettre tous les cas de figures du cadastre.
        Le cadastre doit être capable d’exproprier n’importe qui.
        Donc la blockchain qu’ils réaliseraient devrait pouvoir être modifié par une autorité quelconque à volonté.
        Exactement l’inverse de bitcoin.
        Je vois pas trop le point ?

        1. sam player

          « Le cadastre doit être capable d’exproprier n’importe qui. »

          J’hésite… c’est Mélenchon derrière le pseudo ?

          1. Essep

            Est ce que vous niez que l’expropriation existe ?
            Dites moi, est ce que vous niez que la taxation existe ?
            Vous vous êtes construit un monde libéral dans la tête, en dépit de la réalité ?

            1. sam player

              Vous réfléchissez à ce que vous écrivez ou ce sont vos neurones qui sont branchés directement au clavier ?

              Pourquoi à votre avis le BTC existe et a du succès ?

              1. Essep

                L’interface neuronale, c’est tellement supérieur aux paléo-interfaces clavier.
                J’ai l’impression qu’on ne va pas réussir à gd chose dans cette discussion, vu qu’il n’y a pas d’effort de suite logique.
                Mon point était simplement : bitcoin est la vrai monnaie décentralisé, c’est « l’Elu », tout le reste est du bruit, et pire du mensonge.
                Mettre les « blockchains » dans le même panier que bitcoin est une erreur, car elles ne partagent pas la catéristique essentielle de bitcoin.
                Je ne partage pas l’optimisme de SovereignMan.
                Il pense que les blockchains bancaires sont un pas dans la bonne direction. Je pense qu’au contraire c’est un pas contre bitcoin, contre la décentralisation, pour le status-quo actuel.

                1. sam player

                  C’est vous qui vous êtes glissé dans cette comparaison bitcoin- blockchain et cette pseudo concurrence.
                  Vous vous parlez à vous-mêmes.
                  Il me semble même que personne n’a abordé ce sujet ici.

                  Si vous ne voyez l’utilité de la blockchain en dehors de BTC, que ce soit sur du ouvert (vote, contrats, bourse) ou du fermé (vote, banques) c’est grave.

                2. GrosBen

                  Non mais outre les blockchains proposées par des banques, il en existe des pelletées respectant les principes de décentralisation du Bitcoin. Il n’y aucune raison que le BTC reste seul en tant que « vraie monnaie décentralisée ».

                3. Val

                  @Essep si je comprends votre point est le suivant : ce qui est en place est la techno blockchain mais dévoyée et asservie aux banques . Ce que vous subodorez est que l’on vendra aux masses que nous sommes une crypto monnaie de ce type qui contrairement à ce que pense H16 nous asservira plus au lieu de nous libérer. ie . supression du cash , imposition de cette crypto , avec en bundle la traçage de tout nos petites ou grosses dépenses . Bref big brother saura tout de notre frigo et du reste . C’est aussi ce que je pense . Mais bon c’est le travers de toute techno , c’est pareil pour internet : un formidable outil de liberté de s’informer etc . et à la fois …. un formidable outil de flicage des foules … bon ici : gros sourire à tous les ordinateurs qui enregistrent nos états d’âmes H16 iens .

                  1. Sapristi, vous n’avez donc pas compris le billet.

                    Les blockchains interbancaires ne seront jamais proposées au client. C’est évident et c’est parfaitement con. Ce n’est absolument pas leur but. Vous parlez de blockchains alternatives proposées par les banques à leurs clients, ce qui n’est pas le sujet de l’article, et qui sera de toute façon complètement absurde. C’est pas faute d’avoir évoqué la question dans un des paragraphes du billet.

                    1. Val

                      ok ok H16 bien compris/ d’accord , mais on élargissait le truc . Histoire de voir le coup d’apres . sans rancune ?

                4. « tout le reste est du bruit, et pire du mensonge »
                  Non. Vous ne comprenez pas.

                  Le moteur à explosion (la blockchain) permet de faire BTC (le tracteur) ou des blockchains de netting (la F1). Ces dernières (qui n’ont pas les caractéristiques de BTC) n’impactent absolument en rien sur la première, mais on s’en fiche : on ne court pas un grand prix en tracteur, on ne laboure pas avec une F1. Et le sujet de la centralisation n’a rien à voir.

                  1. sam player

                    Il paraît que les mecs quand ils veulent faire des comparaisons pour faire comprendre aux filles ils utilisent toujours l’exemple de la voiture…
                    ✔ Check

            2. sam player

              Il semble qu’il y ait un truc pas mal pour éviter l’expropriation par préemption c’est de loger l’immo dans une SCI, comme ça il n’y a jamais de vente de l’immo elle-même mais uniquement de parts de SCI.

              Il semble même que les parts de SCI soient insaisissables.

              Reste plus qu’à faire une méga-giga-SCI nationale forcément ultralibérale…

              PS : je ne suis pas un spécialiste et je décline toutes responsabilités en cas de problèmes. Prenez rendez-vous avec un professionnel !

          1. Essep

            Malheureusement l’Etat ne va pas lacher facilement la possibilité d’exproprier.
            Et certainement pas parce que « notre nouvel outil il permet la décentralisation ».

              1. Essep

                « sera bientôt obsolète »
                Euh ça n’en prend certainement pas le chemin.
                bitcoin est une opportunité, mais en voie d’être concurrencé par les « blockchains » privées, qui se plient aux contraintes de l’Etat.

                  1. Essep

                    Il n’empêche que quand tout le monde croit en l’Etat, tout le monde le re crée à l’identique …
                    La Grèece est à nième faillite …

                    1. sam player

                      « …tout le monde croit en l’Etat, tout le monde le re crée à l’identique »

                      Tout le monde c’est qui ?

                    2. Bernie Gunther

                      Tout le monde, ce sont les gens qui marchent désarmés dans la rue car ils pensent avoir une protection suffisante de l’Etat pour n’avoir pas besoin de sortir enfouraillés.

                      Donc ce n’est pas TOUT le monde, mais ce n’est pas PERSONNE non plus …

                    3. sam player

                      Bah Bernie regardez les sondages en général, avant ou après des attentats ça ne change guère : il y a toujours 65 à 80% des gens qui ne font pas confiance (donc ne crient pas…) au gouvernement ni aux politiques sur les divers sujets (sécurité, emploi, etc…)

                      Donc votre tout le monde c’est 20 à 35% en fait.

                    4. Bernie Gunther

                      Pas d’accord, Sam : l’Etat, c’est aussi une délégation de la gestion des problèmes.

                      Les sondages sont une chose, mais, ne vous en déplaise, si on ne se balade pas avec un flingue, c’est en raison d’une appréciation du risque, rien d’autre.
                      Appréciation certes variable comme semblerait en attester le récent regain d’intérêt pour les clubs de tir.

                      Par ailleurs, comme je l’ai déjà précisé par analogie, je ne confonds pas MA bagnole qui marche mal avec LA bagnole qui reste une invention bien utile pour se déplacer de manière autonome.

                    5. « l’Etat, c’est aussi une délégation de la gestion des problèmes »
                      Allons. Ça, c’est la fiction facile pour amadouer les enfants.

                    6. sam player

                      l’Etat, c’est aussi une délégation de la gestion des problèmes. »

                      Là je crois que tu inverses les conséquences. Ca devient juste un problème une fois que c’est géré par l’état.
                      Dans le billet précédent j’en ai encore mis un exemple (cf navette express en fin des commentaires) le public a donné une concession de 30 ans au privé avec interdiction de concurrence !

                      …si on ne se balade pas avec un flingue, c’est en raison d’une appréciation du risque, rien d’autre. »

                      Non, c’est parce que c’est interdit !

                    7. Bernie Gunther

                      @H16 : plutôt que de la fiction facile, c’est la raison pour laquelle ni vous, ni Sam (hypothèses), ni moi ne faisons de la politique active, c’est à dire ne mettons les mains dans le cambouis pour traiter (je ne dis pas forcément résoudre, ni que c’est de manière désinterressée) les problèmes de la collectivité (siouplait, accordez-moi qu’elle existe …).

                      @Sam : vous semblez ignorer qu’un système basé sur la stricte contrainte sans contrepartie ne dure pas; pour durer, il faut du donnant-donnant; par exemple, le monopole de la violence par la puissance publique en échange de la prise en charge de la sécurité du citoyen lambda.

                    8. Non non. Vous mélangez tout parce que vous avez votre conclusion déjà toute prête (l’état est nécessaire) et que vous tenez à y aboutir.

                    9. sam player

                      « la prise en charge de la sécurité du citoyen lambda. »

                      Vous arrivez à concevoir que c’est impossible d’assurer la sécurité de chaque citoyen que ce soit contre les agressions,…

                      … mais aussi contre les médicaments, contre la nourriture qui fait grossir et qui coûte cher à la sécu, contre le tabac qui tue, contre les drogues qui tuent aussi mais dont la pénalisation criminalise des individus qui n’ont fait que des victimes consentantes et créé une criminalité.

                      Vous devriez militer pour un Ministère de Controle des Astéroïdes : pourquoi ? why MCA ?

                      Au moins pendant quelques années vous pourriez faire croire qu’il y a des résultats.

                    10. Bernie Gunther

                      Je conviens effectivement être persuadé de cette nécessité tout en vous croyant tout autant persuadé du contraire.

                      Chais plus qui m’a écrit « Cela reste à prouver. Ce n’est pas parce qu’on met « donc » dans une phrase qu’on a effectué un raisonnement. » (si ,je sais en fait 😉 …), mais il me semble que cette obligation ne s’applique pas tout à fait équitablement à nos argumentaires respectifs …

                    11. Bien sûr. Vous devez prouver que vous faites des efforts. Moi, j’ai 10 ans d’archives derrière. Au boulot.

                    12. sam player

                      « Je conviens effectivement être persuadé de cette nécessité « 

                      Ce n’est pas par la nécessité qu’il faut être persuadé, c’est par les résultats et les moyens d’y arriver, les coûts induits, les effets secondaires et dommages collatéraux.

                      Je suis persuadé par la nécessité pour chacun afin d’être heureux d’avoir une jolie femme intelligente (ou pas) et toujours jeune, 10 50 millions à la banque, une belle maison sur la cote, un chalet à la montagne, un jet privé (plus un 2ème au cas où), un yacht avec 2 moteurs de 1000CV, 1 voilier de 50 mètres gréé en goelette à hunier (c’est classe) avec 3 focs aussi sur le bout-dehors pour faire comme dans Titanic, plein d’ami(e)s et d’être immortel tant qu’à faire !

                    13. Bernie Gunther

                      Sam, vous évoquez « les résultats et les moyens d’y arriver, les coûts induits, les effets secondaires et dommages collatéraux » pour qui ?

                    14. sam player

                      Bernie
                      Tu dis que tu es « persuadé par la nécessité…. »

                      Au choix : ton portefeuille, ton passeport, ta mallette contenant 5 millions, ta femme, ton ex-femme, Pheldge tombe par-dessus le bastingage du navire de croisière filant 20 noeuds la nuit en plein atlantique, tu sautes pour les rattraper ?

                      On n’est pas persuadé par une nécessité, personne dit ça !

                      Si t’es persuadé que chacun devrait avoir un logement, de quoi manger, l’eau, l’électricité etc… alors l’effet induit c’est que pratiquement plus personne ne va travailler pour obtenir cela et le peu qui continueront à travailler auront à charge ceux qui ne travaillent plus, ce qui découragera encore plus ceux qui ont continué à travailler etc…: c’est ça les dégâts collatéraux

                      Etre persuadé par une nécessité c’est poser comme prémisse de faire passer la nécessité avant toute autre chose, à tout prix.

                      Tout au plus on est persuadé par une solution, ses plus et ses moins une fois qu’ils sont évalués, exposés, chiffrés.

                      Ca me fait penser à ces écolos qui sont persuadés qu’il faut faire baisser nos émissions de CO2 (je ne discute pas ici la nécessité) et qui font l’impasse sur tous les dégâts collatéraux que cela cause ou pourrait causer. « Il faut » est leur credo, coûte que coûte, sans même savoir ce que ça va coûter.

                      Il y a d’ailleurs un rapport entre cette impérieuse nécessité et ce qui nous a valu le principe de précaution : c’est le même raisonnement.
                      Si le principe de précaution avait existé auparavant on n’aurait pas d’avions ni de voitures ni de couteaux etc…

                    15. Pheldge

                       » Pheldge tombe par-dessus le bastingage … » im-pos-si-ble sam, on ne connaît, nous les sauvages, que les radeaux de bambous … trouve autre chose !

    2. « Tous les prototypes « blockchain » chez les banques n’ont strictement aucun intérêt par rapport à bitcoin »
      Relisez bien l’article au lieu de faire dans l’affirmation péremptoire. Vous n’avez pas compris.

      1. Essep

        Désolé de sembler péremptoire.
        Il n’empêche, « blockchain » n’est pas bitcoin.
        Créer une blockchain veut dire précisément éviter bitcoin.
        Les banques qui construisent une « blockchain », le font *selon les lois*.
        *selon les lois* veut dire, avec une autorité qui peut faire ce qu’elle veut.
        Donc concrètement ce que font ces blockchains, c’est ajouter de la praticité à la monnaie étatique, tout en n’apportant pas la décentralisation.
        J’avoue que ça de voir ça de manière positive.

        1. Vous n’avez pas compris ni ce que les banques font, ni pourquoi elles le font.

          Même dans un monde avec BTC, il existera des banques (parce qu’elles apportent malgré tout d’autres valeurs ajoutées qu’intermédiaire de transaction). Et dans ce monde, les banques utiliseront aussi des blockchains propriétaires pour le netting.

  14. Bonsaï

    J’informe les aimables commentateurs qui ont suivi les rocambolesques métamorphoses de mon logo-gravatar qu’il est maintenant stabilisé et identique sur mon formulaire de rédaction du commentaire et lors de sa publication sur le blog.
    J’y gagne ainsi la paix de l’esprit mais n’en perds pas moins un logo que j’aimais bien…

    1. Val

      @bonsai curieuse logique arboricole … a voir le foin que tu fais sur cette histoire de logo . Du coup je préviendrai mes arbres à l’avance à la prochaine coupe au bol. PS : je n’ai jamais prêté attention au look du mien , je n’avais même pas remarqué qu’il était stable , pour moi les non-pesonalisés étaient tous pareil . .. comme quoi on est vraiment tout différents …. 😉

    2. Val

      Bonsai ,MDR ! incroyable ce schprountz sur ton logo-gravatar , je n’avais pour ma part jamais réalisé lequel j’avais et qu’il ne changeait pas , tu me diras , lourde hérédité , mon père a skie toute une journée avec eux chaussures pieds gauche sans s’en apercevoir …

  15. Essep

    En fait c’est la manipulation systématique du langage qui est à l’oeuvre.
    De la même manière que le mot libéral aux US a été dévoyé au point d’être utilisé à l’opposé de son sens originel.
    De la même manière que tout ce qui permet aux hommes d’être maitres de leur destin est perpétuellement dénigré et diffamé : la propriété, l’individualisme, le capitalisme, la responsabilité, etc.
    Maintenant on remplace bitcoin, c’est à dire le système monétaire offrant la meilleure protection contre la force, par blockchain, un concept purement technique, vide de sens.

            1. sam player

              Vous ne vous êtes même pas reconnu ?
              C’est pourtant dans le mode « affirmation » que vous êtes arrivé dans le débat.

      1. Bernie Gunther

        Z’êtes un peu dur, quand même, avec Essep.

        Perso, je voudrais bien me prononcer sur son commentaire mais j’ai du mal à en saisir le sens (‘voyez, on peut aussi l’exprimer comme ça …).

  16. Taisson

    Pour ceux qui comme moi ne maîtrisent vraiment comme langue que le Français, il y à quelques vidéos pas mal sur le sujet: par exemple:
    https://www.youtube.com/watch?v=ebc3o_Y-Dj8
    Je crois, en effet, que le principe de la blockchain (d’après ce que j’ai cru en comprendre…) peut rapidement devenir idéologique!
    Mais pour les états, Bitcoin ou autres ne seront rapidement plus un gros problème.
    Il suffit de repérer sur le net tous les commerçants acceptant le Bitcoin (ou autres…) pour leurs transactions, ce que n’importe quel geek peut faire, et à leur appliquer une bonne taxe, si nécessaire suffisamment dissuasive, et le tour est joué!!
    Plus de mankagagner, et vive le bitcoin!!!

    1. Dans ce cas, les état précipitent l’adoption de toutes cryptomonnaie anonyme solide en validant implicitement le concept. Ils se tirent plusieurs balles dans le pied.

      1. Val

        @H16 par construction l’Etat s’en  » tire » toujours , il fait/défait les lois et a les flics l’armée dans son camp + aficionados en tout genre. A la faveur d’un chaos affreusement douloureux qui nous tue et le déstabilise , il peut arriver qu’une once de liberté jaillisse temporairement . Ces alors tout bénéf pour ceux qui restent .Ils ont intérêt à sa magner avant que la prochaine chape ne retombe. Pour l’instant on est en mode doudoune camisole , pas de liberté en vue , le chaos peut être mais est ce pour autant à souhaiter , je m’interroge . H16 incorrigible optimiste 😉

      2. Youkaidi

        L’Etat a toujours moyen de réprimer violemment ce qu’il refuse catégoriquement à sa population.
        Si le bitcoin est lourdement taxé comme dit Taisson, ceux qui basculeront sur des cryptomonnaies anonymes seront hors-la-loi. Certes c’est techniquement possible mais dangereux si vous êtes solvable.

        C’est comme les armes légères. Il est techniquement facile de fabriquer anonymement un fusil (un bon tourneur peut le faire) voire un mortier ou roquette palestinienne. Mais le risque à se faire choper est énorme. Seules les racailles totalement hors-la-loi, qui n’ont plus rien à craindre, se permettent d’en avoir. Celui qui possède officiellement sa maison n’a pas intérêt à s’y essayer : la sentence « pour l’exemple » serait impitoyable.

        Donc si l’Etat interdit ou surtaxe le bitcoin, 99% de la population s’y plie, nolens-volens.

        1. « L’Etat a toujours moyen de réprimer violemment »
          Ah non, pas toujours, loin s’en faut.

          « le risque à se faire choper est énorme »
          Il est à peu près nul.

          « Donc si l’Etat interdit ou surtaxe le bitcoin, 99% de la population s’y plie, nolens-volens. »
          Donc si l’Etat interdit ou surtaxe l’alcool, la drogue, le sexe, 99% de la population s’y plie, nolens-volens… Ah tiens non, ça ne marche pas. Pourquoi diable ?

    2. bibi

      Cette taxe ne fonctionnera que si elle est mondiale sinon les entreprises iront faire leur business là ou elles sont correctement traitées (cf impôts sur les bénéfices).

      1. Bernie Gunther

        Meuh non elles n’iront pas faire leur business là où elles sont correctement traitées !

        Elles se contenteront d’y rapatrier leurs bénefs …

          1. Bernie Gunther

            Un moyen d’y voir + clair est peut-être de faire un ratio de rentabilité par pays (avant impôt, pour que ce soit signifiant).

            Faire du business dans un pays « correct » joue sur le CA par pays, alors que rapatrier son bénef vers un pays « correct » joue sur la rentabilité (brute) par pays.

            Mais peut-être quelque chose m’échappe …

  17. john

    « [ les banque ] … alimentant clairement ce qui pourrait être l’arme de leur propre destruction »

    Je ne le crois pas du tout
    La voiture n’a pas fait disparaitre le cocher qui s’est reconverti en taxi puis maintenant en Uber chauffeur.
    Idem avec les banques.
    Il faudra toujours un institutionnel pour preter de l’argent de façon professionnelle, c’est à dire analyser correctement le risque, ce que les banques, françaises en tout cas, font assez bien si on ne les oblige pas à prêter au gouvernement par le truchement des traités.
    Elle prêtait de l’Or, puis du Franc, elle prête aujourd’hui de l’Euro ou du dollar, pourquoi pas du Bitcoin ??
    Je parle ici du Bitoin ici réserve de valeur.

    En tant que moyen de paiement, là effectivement le Bitcoin est clairement un concurrent et à terme les organismes de cartes bancaires, Western Union, peuvent trembler .. mais il reste encore l’aspect assurance de paiement, non plus en cas d’impayé (impossible avec le bitcoin) ou d’acheminement, mais en cas de probleme technologique, de vol de bitcoins sous forme de hacks, etc .. sans parler du terminal de paiement.
    Ici aussi, rien ne dit que les banques disparaitront.

    SUr la question du moyen de paiement interbanque il faut que la monnaie échangée ait intrinsèquement une valeur (possible désormais avec le bitcoin) ou représente une valeur (par exemple le dollar ou de l’or avec un tiers qui les conserve, comme une banque centrale). Dans ce second cas, le dollar resterait le sousjacent et resterait monnaie internationnale. Ce serait seulement les chambres de compensation qui serait menacées.

    1. Bernie Gunther

      Assez d’accord avec ça, même si, pour moi, la 1ère raison pour la non disparition des banques reste les montagnes de créances (publiques et privées) qu’elles détiennent.

      Et à moins de nationalisations bancaires massives ou autres expropriations à la Philippe le Bel (pur cas d’école étant donné le manque de cojones de nos politiques, la prééminence de l’état de droit et le rapport de forces réel politique-économique de nos jours …).

    2. Calvin

      Ce ne sont pas les banques en elles-mêmes qui sont menacées mais certains de leurs services monopolitiques. Plus de concurrence, moins d’intermédiaires inutiles et de pseudo-contrôle, et cela fera plus de valeur ajoutée et de richesses.

      1. Bernie Gunther

        « et cela fera plus de valeur ajoutée et de richesses » : ouais, mais en tant que client, ne comptez pas trop en voir un fifrelin …

        1. sam player

          Bernie il y a déjà le compte Nickel qui ne coûte que 20€ par an avec une carte de retrait, un accès internet avec avertissement par mail et sms… Même ma banque de base ne fait pas ça (les avertissements gratos).

          Jamais, je dis bien jamais et hors contraintes de réglementation le privé n’a rendu un service plus cher d’année en année et les évolutions technos sont même moins chers que ce qu’elles remplacent…

          Regardez ce qui augmente actuellement : l’électricité, le gaz, les transports, la santé, coût de l’état… l’augmentation est dans les gênes du public… ça se démontre assez facilement

          Regardez ce qui baisse :mobile, internet, équipements ménagers, véhicules, assurances, avions (bah oui c’est du transport privé) vacances, etc… et avec bien souvent beaucoup plus de fonctionnalités, d’options…

    3. Le taxi et le cocher ne sont plus exactement aussi nombreux que les automobilistes, hein.

      « Il faudra toujours un institutionnel pour preter de l’argent de façon professionnelle »
      C’est ce que je dis dans un commentaire précédent : les banques ne disparaîtront pas, mais le système bancaire tel qu’il est sera effectivement complètement bouleversé.

      1. Bernie Gunther

        Bouleversé en ses outils et organisations, s’entend.

        En ses bénéficiaires, de bouleversement il n’y aura guère …

          1. Bernie Gunther

            J’ai été insuffisamment clair : si la disparition des agences bancaires est un vrai bouleversement en termes de paysage urbain et d’emploi de service, je n’y inclus pas les quelques dizaines d’euros (allez, 2 ou 3 centaines, peut-être) que j’y économiserai en tant que client.

            Excluant donc les clients des bénéficiaires du « bouleversement », ne reste que les actionnaires, pour lesquels je ne prédits guère de bouleversements.

            Mais peut-être quelque chose m’échappe …

  18. axpoulpe

    Je ne comprends pas bien pourquoi l’utilisation de dollars entre des banques étrangères, par exemple une banque allemande et une banque japonaise, donne du pouvoir au gouvernement américain. Ok, il peut augmenter la masse monétaire en manipulant les taux directeurs, ce qui peut faire baisser la valeur des dollars détenus par des étrangers. Mais en dehors de ça, est-ce que le fait d’infliger des amendes du type BNP-Paribas dans l’affaire de Cuba est directement lié à l’utilisation de dollars ? Les US ne pourraient-ils pas dire que tout commerce avec Cuba ou l’Iran, quelle que soit la monnaie utilisée, entraînera l’interdiction pour les banques concernées d’opérer légalement sur le sol américain ? Est-ce qu’il y a une dimension juridique qui m’échappe ?

    Par ailleurs un Etat ne dispose-t-il pas d’armes solides contre le BTC de manière générale ? Je ne dis pas qu’il peut foutre en l’air le système techniquement, ni forcément démasquer les utilisateurs de BTC (encore qu’avec un bon boulot de petit fonctionnaire zélé ce doit être possible). Mais l’intérêt d’avoir une épargne en BTC c’est aussi de pouvoir l’utiliser pour acheter des choses, non ? Et si le gouvernement interdisait simplement aux commerçants d’accepter les BTC sous peine de dissolution de leur société, ne serait-t-on pas réduit à réserver BTC au marché noir, avec tous les risques associés en matière de garanties juridiques ?

    Au final je vois mal comment un français moyen pourrait organiser sa vie financière majoritairement autour du BTC, s’il ne peut pas régler la majorité de ses transactions avec. Car si on imagine qu’il garde son argent en BTC et se contente de les échanger contre des euros juste pour des achats ponctuels, ça pose le problème de la volatilité du cours de cette monnaie par rapport aux monnaies fiat.

    Qu’on se comprenne bien, j’aimerais qu’on puisse court-circuiter le système financier actuel et s’affranchir du risque de se faire piquer nos sous par les politiques qui tiennent les banques par les cojones, mais à ce jour je me fais du souci à partir du moment où l’Etat décidera de frapper fort pour maintenir son monopole monétaire.

    1. « pourquoi l’utilisation de dollars entre des banques étrangères, par exemple une banque allemande et une banque japonaise, donne du pouvoir au gouvernement américain »
      Parce que ce sont des dollars, et que si les US le décident, ils peuvent à tout moment taxer telle ou telle opération utilisant leur monnaie d’illégale.

      « est-ce que le fait d’infliger des amendes du type BNP-Paribas dans l’affaire de Cuba est directement lié à l’utilisation de dollars ? »
      Oui, directement.

      « Les US ne pourraient-ils pas dire que tout commerce avec Cuba ou l’Iran, quelle que soit la monnaie utilisée, entraînera l’interdiction pour les banques concernées d’opérer légalement sur le sol américain ? »
      Là, c’est surtout une décision politique qui poserait des problèmes diplomatiques. Alors que le passage par « vous avez utilisé des dollars » est une décision purement judiciaire (n’a besoin d’aucun soutien du Congrès pour faire une loi par exemple).

      « si le gouvernement interdisait simplement aux commerçants d’accepter les BTC sous peine de dissolution de leur société, »
      Problème de nombre. Il y a potentiellement beaucoup trop de commerçants capables d’accepter le BTC sans se faire chopper, beaucoup trop de commerçants à vérifier et trop peu de gain à en retirer. Même situation que le combat contre le P2P pour les MP3 ou les films.

      « organiser sa vie financière majoritairement autour du BTC »
      Pour le moment, c’est trop tôt. C’est comme dire « Je vois mal comment un Turc ou un François pourrait organiser sa vie financière en utilisant une « Banca » italienne » 6 ans après leur création à Florence au 16ème S.

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