Et maintenant, régulons les algorithmes !

Quand l’actuelle secrétaire d’État en charge des bidules électroniques qui font pouic et touit, Axelle Lemaire, ne fait pas de rhétorique savante pour distinguer amalgame de discrimination, elle se penche onctueusement sur les petits bidules électroniques que sa charge lui impose pour en découvrir les tenants et les aboutissants et, immédiatement ensuite, proposer de les réguler.

Que voulez-vous, c’est plus fort qu’elle et c’est plus fort que tous les politiciens, notamment socialoïdes : dès que ça bouge et que ça fait des choses, pouf, il faut absolument le réguler, puis le taxer, jusqu’à ce que mort s’en suive (après quoi, la compulsion de ces mêmes politiciens les oblige à subventionner ce qui vient de claboter).

Et cette fois-ci, l’attention se porte sur les Zalgoritmz pardon « les Algorithmes ». Mot à la fois compliqué et porteur d’un sens quasi mystique dans l’esprit du péquin moyen, signifiant à moitié « truc machin de l’informatique » et à moitié « formule magique permettant d’obtenir un résultat ». Or, Axelle, qui a probablement elle aussi une idée fort confuse de ce que ces bestiaux-là peuvent être, a bien compris qu’il y avait urgence à légiférer : pensez-donc, depuis toutes ces années, « les Algorithmes » s’ébattent et se reproduisent un peu partout, en toute liberté, sans qu’il soit imposé le moindre puçage, la moindre vaccination ni le moindre contrôle.

Il faut faire quelque chose, vite !

Cependant, avant d’aller plus loin, essayons d’y comprendre un peu quelque chose : pour faire simple, « les Algorithmes », ce sont donc ces procédés logiques, suites d’instructions permettant d’aboutir à un résultat concret pour, par exemple, déterminer la répartition des lycéens dans les facs après leur bac, les prises en charge et le prix d’une course Uber, les suggestions Facebook, Amazon ou Netflix, etc…

Ceci décrit, le besoin d’une régulation saute au yeux : qui n’a pas été, au moins une fois, choqué par le fait qu’Amazon continue de recommander Christophe Maé dans la musique à acheter, causant d’irrémédiables troubles psychologiques dans toute une génération d’adulescents qu’on trouvera ensuite, pleurnichant sur le bord d’une plage, à se demander comment sauver les manchots de l’Arctique et les ours du Kenya ?

Plus proche des gens normalement constitués, les algorithmes sont donc ces recettes de cuisine particulièrement complexes qui permettent à Google de trier les recherches et placer plutôt un site qu’un autre en haut de la page (et, par exemple complètement fortuit, plutôt un site anti-IVG que le site officiel du gouvernement, raaah, le méchant). Ce sont aussi ces algorithmes qui permettent aux utilisateurs de Facebook de ne voir majoritairement que les articles et réactions d’autres utilisateurs globalement d’accord avec eux (et qui favorisent donc la création de vilaines « bulles » numériques où chacun est protégé de la propagdes informations officielles vérifiées). Ce sont ces mêmes algorithmes qui autorisent bien plus souvent qu’à leur tour la diffusion d’affreuses rumeurs et autres intox, montrant l’une ou l’autre vérité alternative absolument pas sanctionnée par les pouvoirs en place, qui sèment le doute, la confusion et imposent finalement à tous d’utiliser son esprit critique que la diffusion des informations par les canaux officiels avait pourtant réussi à nettement amoindrir.

Et là, vu comme ça, « régulons les algorithmes », l’interjection d’Axelle Lemaire (ou à peu près) ne ressemble plus tant à « Recompilons le kernel » ou « Regénérons les tables de hash » qui semblent si ésotériques : on comprend tout de suite pourquoi le gouvernement (et l’État plus généralement) ont subitement découvert le besoin pressant de bien contrôler tout ça !

S’en suivent alors cinq recommandations qu’on pourra lire, éberlué, sur le rapport pondu pour l’occasion (page 6). Entre la création de cellule de contrôle, de plateforme collaborative et un programme de formation « à l’attention des agents opérant un service public utilisant un algorithme », auxquelles sont adjointes les recommandations de développer des réflexions et de la communication sur ces algorithmes, tout semble réuni pour le brouet habituel de fadaises consternantes qui n’aboutiront, Dieu merci, à rien du tout de concret et permettront à la France d’éviter une fois encore le ridicule le plus achevé.

Malheureusement, Axelle Lemaire semble vouloir s’y vautrer : la première recommandation vise en effet à tenter de percer la façon dont Google, Facebook ou Amazon construisent leurs réponses, en créant une communauté de chercheurs et d’experts pour tester et deviner « les algorithmes ». C’est, bien évidemment, parfaitement grotesque.

La réalité est, d’une part, que cette communauté existe déjà : tout ce que le monde comprend de commerçants, de publicitaires, d’ingénieurs et de « Géo Trouvetout » cherchent déjà, avidement, à percer la façon dont sont positionnés les choix de ces géants du Net, ne serait-ce que pour en tirer un profit évident. On peine à percevoir comment une fine équipe payée par l’État pourrait faire mieux (mais on voit bien combien elle va nous coûter pour des résultats anecdotiques voire comiques).

D’autre part, ces algorithmes sont, par définition, le savoir-faire le plus précieux de ces entreprises. Il est assez peu probable qu’elles choisissent de les exposer, ou de les rendre suffisamment simple à percer pour que les gouvernements puissent y mettre les doigts, ou, pire encore, que des concurrents s’en emparent et fassent mieux.

Enfin, et c’est de loin l’argument le plus évident et le plus important, à mesure que les technologies progressent, ces algorithmes sont de moins en moins le fait de la main de l’homme, mais bien des productions de l’intelligence artificielle dont ces sociétés s’équipent goulûment. Il faut être dans les gros fauteuils mous de l’État, occuper la confortable place d’un secrétaire d’État ou d’un ministre dans un gouvernement quelconque pour imaginer que « les algorithmes » sont entièrement compris par leurs créateurs, qu’ils sont totalement déterministes et qu’ils peuvent être expliqués.

En pratique, depuis un bon moment, les ingénieurs de Google – par exemple – ne comprennent plus complètement la façon dont le moteur de recherche établit ses résultats, de la même façon qu’on ne comprend pas vraiment comment fonctionne le cerveau humain, sans pour autant s’empêcher d’en reproduire les grandes fonctions et de parvenir à des résultats de plus en plus stupéfiants de réalisme.

Lemaire, comme d’autres avant elle et (très malheureusement) d’autres qui lui succèderont, tente ici d’apprivoiser, de réguler quelque chose qui lui est étranger parce qu’elle ne comprend pas ce dont il s’agit, et, pire encore, quelque chose d’étranger parce qu’il dépasse de loin ce qu’un humain ou un groupe d’humain est capable de gérer en terme de complexité.

C’est donc parfaitement voué à l’échec.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires156

    1. Dr Slump

      Oui mécépareil. Les services publics, c’est le bien, c’est humaniste, ne t’inquiète pas c’est français c’est le service public français, graine de populiste grmmpffff!

  1. Le Gnôme

    Bientôt, ce sera l’autorisation administrative de consulter un site, avec production du numéro de sécu, d’une attestation de domicile, d’un RIB avec le Cerfa 24245 bis qui devra être obligatoirement envoyé par la poste. Le tout sous peine d’amende, bien entendu.

  2. Aristarkke

    Par exemple, ceux utilisés pour l’ élaboration des directives fiscales ne sont déjà plus du domaine de l’ humain, lesdites directives étant de moins en moins compréhensibles surtout en comparaison des buts avoués…

    1. Higgins

      Certes mais quand je lis ceci, j’aime: « Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête sur les conditions d’attribution de plusieurs marchés publics concernant le parc des radars automatiques, a-t-on appris lundi de source judiciaire. » (source Ouest-France du 4 octobre 2016)

  3. Galaf

    Code un peu plus fourni:

    (en esperant que WordPress ne zappe pas l’indentation…)

    while contribuable:
    probleme = 1
    if gouvernement != « socialiste »:
    gouvernement = « socialiste »

    while probleme:
    plus_detat()
    probleme += 1

    if greve() >= 1:
    augmenter_subventions()

  4. Guillaume_rc

    Excellent article.
    Je vais faire un beau HS mais tant pis : est-ce que tous ces incapables seront un jour condamnés pour négligence.
    Vous me direz que quand on voit les conséquences d’un tel jugement (coupable mais pas responsable donc pas de peine), on n’a pas trop peur.

    1. Gastoon

      Ben si, comme Flo le rappelle juste en dessous, On a peur, car a la fin on sera punis leurs conneries par toujours plus de NOTRE pognon drainé vers LEURS poches.

    2. Jiff

      Un peu de sérieux tout de même !
      Vous-êtes en france, et ici l’incompétence est (grassement) récompensée; on pourrait même dire que c’est le modus vivendi de l’administration et de ses satellites.

      1. LM

        Merci !
        Comment aurais je fait sans comprendre les enjeux sociétaux comme ceux ci : « « l’abandon de toute forme d’« échelle », d’« étalon », de hiérarchie,
        au profit d’une normativité immanente et évolutive en temps réel, dont émerge un « double statistique » du monde et qui semble faire table rase des anciennes hiérarchies dessinée par l’homme
        normal ou l’homme moyen» »

  5. sam player

    « … percer la façon dont Google, Facebook ou Amazon construisent leurs réponses… »

    Quand j’ai lu ça la semaine dernière je suis resté sans voix : c’est à se demander s’ils ont compris les principes de fonctionnement de ces systèmes interactifs.

    Y a un passage aussi sur ce qui ressemble à des perquisitions : « haut les mains, que personne ne bouge, où sont les kilos de drogue d’algorithme ? »

    1. sam player

      « TransAlgo devra aussi participer à la réflexion sur la loyauté des plateformes. Ce concept, forgé par le sociologue Dominique Cardon, défend la nécessité pour un algorithme de ne faire que ce qu’il est censé faire, et de le faire bien. Le rapport suggère la création de responsables des algorithmes («Chief Algorithm Officer») et la création d’une cellule anti-fraude au sein de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour mener des contrôles au sein des entreprises. »

      Fraude sur un algo, ça va chercher dans les combien ? 😀

      Z’auraient quand même dû se renseigner avant car le nom de la société existe déjà… et dans le même domaine… MDR !

      1. sam player

        Je ne sais plus où j’ai lu qu’un sociologue c’est quelqu’un qui traverse le Champ de Mars en regardant ses pieds et qu’une fois rentré chez lui il écrit un rapport comme quoi la Tour Eiffel n’existe pas…

      2. Jiff

        C’est pourtant une excellente « solution » pour aller piquer les idées du privé à très bon marché, sous la haute couverture du kandubienkilébien, non ?

  6. Gastoon

    Algorithme, c’est aussi ainsi qu’on résout un Rubik’s Cube, dixit mon gamin qui a appris en regardant des videos youtube.
    Si les humains s’y mettent aussi, pauvre axelle…

    1. Royaumont

      La pauvrette a fait khâgne puis science po. Qui a eu l’idée saugrenue de lui filer un maroquin qui demande un minimum de compétences techniques ?

  7. Bonsaï

    « Ce service du ministère a été sollicité en octobre dernier par Axelle Lemaire. La première recommandation vise à percer le mystère des recettes secrètes de Google, Facebook ou encore Amazon. Les auteurs du rapport suggèrent qu’une communauté de chercheurs et d’experts tente d’en deviner les ingrédients clés par des tests. »
    Et voilà comment ces fonctionnaires, qui ne sont même pas des spécialistes rappelons-le, se fichent ouvertement du contribuable distrait.
    Tout dans cette phrase évoque l’enfant qui joue au détective dans un monde trop grand pour lui.
    Non mais, percer les recette secrètes de Google, franchement…

    1. Gastoon

      Moi, j’aime surtout la combinaison de ‘suggèrent’, de ‘tentent’ et ‘deviner’.
      Au conditionnel on est vraiment la plus grande puissance mondiale (pardon, de l’univers).
      Pathétique, mais avec nos sous.

      1. René-Pierre Samary

        Je ne peux pas m’empêcher, même si cela sort d’un bouquin interdit, que je ne nommerai pas, des fois qu’un algorithme* gouvernemental me trace.
        « Si c’était par la force des mots, on serait sûrement les Rois du Monde. Personne pourrait nous surpasser question de gueule et d’assurance. Champions du monde en forfanterie, ahuris de publicité, de fatuité stupéfiante, Hercules aux jactances. »

        * Pourquoi algorithme, et non algorythme ? Notons que « le mot algorithme vient du mot arabe الخوارزمي, nom du mathématicien du ixe siècle Al-Khawarizmi (wiki). Si elle avait su, Axelle, qu’en s’attaquent aux algorithmes elle s’attaque à une population qui lui est chère, elle aurait hésité.

        1. sam player

          Khawarizmi : il faisait des algorithmes en buvant du café ?
          Et c’est pour cela que tous les informaticiens boivent beaucoup de café, comme quoi hein… le temps long… les arbres… toussa… y’a Algo !
          .

        2. Aristarkke

          Pourquoi algorithme et pas halalgorithme, c’est effectivement la question à résoudre!

          Quand on utilise un mot pour un autre, on perd le sens des convenances, comme nous le remarquions dès hier…

    2. Pat

      Reconstituer un algorithme en se basant sur quelques, ou même de nombreux, résultats, c’est génial : ça revient à se créer un emploi à vie, merci Google !

    3. sam player

      « Les auteurs du rapport suggèrent qu’une communauté de chercheurs et d’experts tente d’en deviner les ingrédients… »

      Avec un objectif pareil (tenter d’en deviner) je veux bien prendre le job, j’aurai la prime d’objectif.

      Comme disait Coluche à propos du fait « …que dans les milieux autorisés on s’autorise à penser q’un accord secret pourrait être signé.
      C’est même pas sûr !!! Et moi je dis alors que quand un mec sur une information il en connaît pas plus que ça, il devrait être autorisé à fermer sa gueule ! »

    4. Jeans82

      En fait elle voulait aussi percer la recette secrète de coka cola, car il pourrait y avoir un substance additive dedant ?
      Mais on lui aurrait dit qu’elle pouvait se sucré !

    5. ironbooboo

      « Non mais, percer les recette secrètes de Google, franchement… »

      Percer ses poches plutôt.
      Je devine déjà que leurs experts devineront combien Google doit au fisc pour ce qu’ils devineront être des préjudices envers le quidam dont ils devinent qu’il a besoin d’être protégé.
      Et puis après les algorithmes Google pourquoi pas la recette du Coca ?
      Tout est possible, c’est ça le turfu !

      Mais quelque part y’a quand même des gens qui vont accepter ces jobs en promettant « ouai ouai, je vais y arriver ! » et je trouve ça hilarant x)
      C’est ça un emploi fictif ?

      1. jeans82

        En France on a bien des chercheurs subventionnés qui cherchent, cherchent, et cherchent encore…….. toute leur vie en fait !
        Alors des chercheur d’algorithmes……..

        Je pense que Mollande aurait dû mettre cela en place en 2011. Il les aurait fait chercher l’algorithme de la baisse du chômage !

  8. Dr Slump

    Cet article est un exemple magnifique et indépassable de la connerie constructiviste, sinon socialiste.
    Ils s’imaginent pouvoir tout contrôler, l’économie, le climat, la société, les consciences, et la nature même de la réalité. Alors contrôler des programmes informatiques, dont ils n’ont même pas idée qu’ils sont déjà en partie autonomes, ha ha ha ha! Même pas l’ombre d’un doute. Et pis si ça marche pas, ce sera la faute… euh ben des petits bouts de liberté libérale qui restent sans contrôle dans la société, un scandale intolérable!

    1. Jiff

      Imaginons que quelques individus particulièrement retors et méchants inventent un algo expert, du genre de ceux qu’utilisent les banques pour décoder bilans et comptes de résultat, et l’appliquent à la poliotique.

      Ça pourrait vite devenir rigolo; il se goinfrerait de news (autant celles du kandubien que celles de la vie réelle) et ferait des prédictions.

      Et la cerise sur le gâteau, c’est qu’il décrirait en long, en large et en travers le pourquoi et le comment d’une loi/décision/réglementation qui a foirée.

  9. MCA

    Il y a des algos dont je maudis 100 fois l’existence, ce sont les algos de trading boursier.

    Avant qu’ils n’existent, le daytrading en live était un excellent sport intellectuel qui maintenait les neurones en forme, avec sa bonne dose de stress et ses combines savoureuses.

    A présent, c’est foutu, aucune chance face à ces redoutables automates.

    Triste progrès! snif! :o)))

      1. MCA

        Percer comment ils fonctionnent? ça finit par coûter très cher en jeux d’essais, car il faut miser pour (essayer) de voir, c’est la ruine assurée.

        Il faut rajouter à cela que les robots sont nombreux à intervenir simultanément et que l’on se trouve face à la résultante de leurs algos. autant jouer au loto.

        Un être humain ne peut pas faire face.

        1. Aristarkke

          Déjà, il faut prendre un abonnement payant à un site boursier pour obtenir les cours en instantané au lieu de gratuitement mais avec un décalage de cinq minutes. Ensuite, il faut aussi activer une option trading pour éviter que chaque achat/revente ne soit taxé comme s’il s’agissait d’une opération ponctuelle sans parler d’ obtenir une autorisation de vente à découvert qui nécessitera une couverture pour l’ intervalle entre deux séances boursières si les positions ne sont pas débouclées à la clôture…
          Donc avant même la première transaction, il y a des frais à amortir…

          1. MCA

            J’avais tout ça chez un broker de la rue Vivienne, cours en instantané, autorisation de découvert 5 fois les fonds propres, logiciel graphique rafraîchi en permanence, ordres passés en instantané (du vrai instantané, pas du pseudo dont l’ordre passe après les gros) sur la bourse de Paris, accès direct à la salle des marchés du broker; là c’était du sport….

            Et tout ça en pleine bulle techno de 1990/2000, le rêve!

            Ca a commencé à se dégrader sérieusement avec Euronext, et à présent c’est devenu impossible de se frotter aux robots, ça part dans tous les sens et ils raflent la mise à tous les coups.

            Dommage, car si ça existait encore je serais toujours devant mon ordi, mais certainement pas à écrire mes mémoires! :o))))…

              1. MCA

                Ca y est, tu es sorti de ta torpeur?

                Je te signale que le petit arbre en avait perdu le sommeil…

                Tu ne devrais pas lui faire de telles frayeurs, il en a perdu toutes ses feuilles..

  10. MadeInCH

    H.S.
    Sur les médias standard francophones suisses (Le Matin, par exemple), personne ne parle de l’assassinat de l’ambassadeur de Russie à Ankara.
    ça parle des coups de feux contre l’ambassade US sans blessés, et de Berlin, et d’autres trucs, mais PAS de l’ambassadeur assassiné.
    C’est comment sur les médias standards francophones français?

            1. Gossein

              Pour Gogol news, sélectionnez vos centre d’intérêt avec les mots génériques adaptés, cela vous évitera bien des recherches et vous permettra une lecture transversale de vos sujets favoris.
              Ensuite vous pourrez agir sur les titres de presse en réduisant la fréquence de réception de la daube qui s’y trouve, et inversement.
              La collecte des liens utiles est une possibilité, vu que la trappe à info est d’une profondeur incommensurable.
              Mais attention, il y a des algorithmes derrière, alors ne vous faites pas surprendre par Axelle, on ne sait jamais, elle pourrait être capable du pire !

    1. Royaumont

      Un entrefilet dans direct matin en fait mention…
      Alors que c’est lourd de menace, ça ressemble furieusement à l’attentat de Sarajevo. Le pire n’est jamais certain, mais on peut légitimement être inquiet.

      La presse ne parle pas non plus du vote des grands électeurs américains. Les démocrates (les mal-nommés) étaient allés jusqu’à la menace sur les grands électeurs pour infléchir le résultats. Au final, 2 voix ont fait défection pour Trump… contre 3 pour Killiary. Ils ont insulté les institutions et le peuple américain pour… rien. Mdr.

      1. Higgins

        Il y a eu plus de défection chez les démocrates que chez les républicains (cinq contre deux). Chez ces derniers, l’un a voté pour l’ancien candidat républicain et gouverneur de l’Ohio John Kasich, l’autre pour Ron Paul. Tout ça pour ça!!!

  11. robert

    Je souscris a votre description de la relation entre les ministres et les algorithmes, mais pas à votre définition des algorithmes eux-mêmes.

    Si, si, les algos sont totalement déterministes et ils peuvent être expliqués.

    Vous faites, il me semble, toujours la confusion entre heuristique et abstraction.

    Il y a toujours une compréhension complète de l’algo même si les résultats ne sont pas prédictibles pour des raisons d’heuristique non maitrisée, qui elle relève de l’IA, comme par exemple l’état de la mémoire cache pour accélérer certains calculs.

    Pour résumer, le résultat d’un algo est le fruit d’une abstraction et d’une heuristique mais l’algo lui-même est une abstraction et rien d’autre.

    1. « Si, si, les algos sont totalement déterministes et ils peuvent être expliqués. »
      Non et non. Les procédés algorithmiques qui sont écrits par des machines et dont les branchements se modifient au cours du temps en fonction des données extérieures variables ne sont pas déterministes. Ils ont des modules, des morceaux qui le sont, mais leur ensemble ne l’est pas, d’une part parce qu’obtenir deux fois les mêmes entrées est impossible, et d’autre part parce que même avec les mêmes entrées, l’algorithme a évolué entre les deux essais.

      Votre définition correspond à celle de Knuth, en gros. La mienne, tout aussi valide, est plus large.

      Enfin bon, ce n’est pas exactement le sujet de l’article 🙂

      1. robert

        Vous venez de donner la définition de la partie heuristique d’un algo. Cela ne fait pas avancer le débat.
        « Les modules déterministes » de votre définition sont l’abstraction, et la partie dynamique est l’heuristique.

        1. Jiff

          Vous faites semblant de ne pas comprendre, h16 vient de vous expliquer comment la conjuguaison de parties déterministes peut conduire à des résultats qui ne le sont plus – ça en revient aux derniers générateurs aléatoires qui s’appuyent sur des modules déterministes dans lesquel il vont piocher des bits d’une façon pseudo-aléatoire, le tout donnant un résultat garanti réellement aléatoire.

            1. Pheldge

              @ Royaumont : « Anthropopithèque, pithécanthrope … » disons carrément Aristarque (le très vieux, très ancien, et quasiment fossilisé, je précise pour les lecteurs distraits 🙂 )

  12. Kazar

    Axelle Lemaire, c’est assez drôle, vit en fait à Londres ce qui ne l’empêche pas d’être membre du gouvernement, on peut donc en déduire que la charge de travail ne doit pas être trop importante..
    On l’oubliera très vite, après les prochaines législatives.

  13. Bonsaï

    Ah! si on pouvait décrypter les algos de Google, les tenanciers de modestes blogs comme moi-même auraient enfin plus d’un fidèle lecteur !
    Dans un précédent blog, j’avais même poussé la courtisanerie jusqu’à rédiger un article sur Google et il m’avait semblé à l’époque que j’avais eu un toute petite augmentation du lectorat, mais cela devait être dû tant à mon optimisme qu’à mes douces illusions…

    1. MCA

      @Bonsaï – 20 décembre 2016, 11 h 55 min

      C’est qui ce fidèle lecteur? SAM? :o))))

      Un blog c’est comme un restaurant, même si la nourriture est bonne, le fait de passer devant et de ne voir que des tables vides n’incite pas à pousser la porte.

      Par contre un restau plein de clients attire spontanément l’indécis, même si après coup le repas s’avère quelconque.

      Alors comment trouver les premiers clients qui feront venir les autres et ensuite comment les retenir?

      Simple, il vous suffit de soudoyer H16 afin qu’il vous dévoile les secrets de son algo et votre bonheur est assuré.

      Bonne chance!

      1. MadeInCH

        Avec mon épouse, si nous devons/voulons aller dans un restaurant, nous choisissons celui qui est ouvert mais vide. Nous nous amusons de voir la salle se remplis APRèS notre arrivée.

        1. MCA

          Il n’empêche que le monde attire le monde, assez curieusement, certainement le côté grégaire des humains..

          Ceux qui cherchent un restau sans connaître le quartier ont une tendance à aller où il y a du monde pensant certainement que les clients présents sont là parce qu’ils connaissent et que c’est bon.

          Je le vérifie en permanence sur mon île quand nous décidons d’aller au restau.

          Il y a des restaus pleins et juste à côté des restaus totalement vides, alors qu’ils servent le même genre de plats.(poissons, crustacés etc…)

          D’ailleurs, il y a des restaus qui pour attirer un minimum de monde et créer cet effet d’appel, n’hésitent pas à casser les prix (sites comme « La fourchette » par ex).

            1. sam player

              De mon avis c’est comme dit René Pommier une théorie absurde s’appuyant sur une étude biaisée et invalidée par l’observation.

              Et quant à croire que les gens vont des restaurants (ou autre: plage etc…) par mimétisme, je crois plutôt que face à l’inconnu ils font confiance au jugement des early birds.

              « …alors qu’ils servent le même genre de plats.(poissons, crustacés etc…) »

              Le critère de qualité n’est pas la diversité ou la ressemblance des plats. Quand on n’a pas le choix, choisir un resto vide ce n’est pas une bonne idée, expérience personnelle.

      2. Bonsaï

        @ MCA, 13:21
        L’atout premier d’un bon blog, c’est d’être unique !
        En réalité, j’ai pas mal de visiteurs selon les statistiques de Google (Google ayant repris blogspot, il tient gratuitement les infos statistiques du site), mais il commentent peu.
        De là à dire qu’ils sont timides…

        1. MCA

          @Bonsaï – 20 décembre 2016, 13 h 46 min

          Votre site est un site de poésie, très agréable et très frais à consulter, décalé par rapport au monde réel mais je doute qu’il incite aux commentaires car pour générer des commentaires il faut des sujets clivants où les commentateurs n’hésitent pas à ferrailler dur et apporter leur propre vison/expérience sur les thèmes abordés.

          Maintenant la richesse d’un site est faite de plusieurs choses : le thème général, l’intérêt des sujets abordés, la façon dont ils le sont et la qualité des commentateurs qui y sévissent.

          D’ailleurs je me demande toujours ce qui motive réellement le propriétaire à tenir un site, vu le travail conséquent que ça représente.

          Questions : Dans votre cas, qu’elles sont vos motivations et quelles satisfactions en retirez-vous?

          1. sam player

            @MCA
            « Votre site est un site de poésie, très agréable et très frais à consulter… »

            T’intéresserais-tu au cercle d’une poète apparue ? 😀

            1. MCA

              Je vois que tu ne sais plus quoi inventer pour la séduire, ça en devient touchant; mais méfie toi, elle fait mine de résister pour faire durer le jeu.

              Je dis ça, je dis rien… :o)))))

            1. Pheldge

              je ne sais pas ce que sam, ton futur, en pense, mais moi, j’aime aussi faire mousser les « euphéminisme » (ou si tu veux l’écrire autrement … ) Et , je vais parfois rendre visite à le suisse blog de toi, ainsi qu’à ce haut lieux de l’anti-féminisme qu’est le blog à le RPS.

            2. MCA

              « d’une astucieuse campagne de PR »

              LOL,

              Résultat de cette campagne, ça a fait sauter l’audimat?…. :o))))

              Mais la pirouette ne répond toujours pas à ma question….

  14. Benjamin Franklin

    L’un des deux auteurs du rapport s’appelle Ilarion, c’est bizarre ça me rappelle furieusement Hilarion Lefuneste, le voisin cuistre d’Achille Talon dans la BD éponyme… on pourrait croire à une blague…

    Sinon, ce rapport est très très intéressant, mais pas du tout pour les raisons avancées par l’Axelle de service, bien entendu. Ca ressemble à une vague synthèse wikipédia à destination des « décideurs », qui balaie assez large mais sans guère de profondeur. Ce qui transparaît de manière frappante dans ce rapport, c’est le fait que les « décideurs » en question clairement NE PIGENT ABSOLUMENT RIEN aux secteurs informatiques qui sont en train de se développer à grande vitesse, Big Data et Machine Learning, et ce rapport est une vague tentative d’y voir clair pour les moins neuneus d’entre eux.

    Les politiciens français les plus jeunes et les moins crétins ont une vision du domaine qui s’approchent vaguement de celle de wikipédia. Les autres sont à des années lumières derrière. Staline comprenait parfaitement comment fonctionnait un fusil, l’énarque moyen croit qu' »opensource » est un forfait Orange. Les politiciens ne comprennent plus du tout comment fonctionnent les outils de contrôle du monde contemporain. C’est donc une très bonne nouvelle.

    1. Kazar

      « Les politiciens ne comprennent plus du tout comment fonctionnent les outils de contrôle du monde contemporain. »
      Hola, pas si vite. S’ils sont peut être largués en informatique(quoi qu’ils aient plutôt bien compris les principes relatifs aux fichiers croisés et aux méga collectes de données), ils sont en voie de reprendre ou même d’accentuer le contrôle par la guerre contre le cash. L’argent, le nerf de la guerre.

      1. Jiff

        « L’argent, le nerf de la guerre. »

        Certes, mais ce qu’ils ne voient pas (ou ne veulent pas voir), c’est que c’est le plomb qui pourrait bien le devenir sous peu…

  15. kekoresin

    C’est vrai qu’on manque de régulation dans le goulag. Déjà, ces crétins sur-diplômés ne comprennent rien à ce qu’il font et s’en branlent avec la main gauche car non redevables des multiples tâches gluantes qui en résulte.

    Pas besoin de comprendre après tout, on secoue, on triture, on malaxe et il en sortira bien une petite taxe ou une contribution au pâté de merde qu’est devenu ce pays. Et des emmerdeurs on en manque pas pour faire grimper le tas jusqu’aux limites des neiges éternelles! Entre les détritus d’hémicycles et leurs laquais permanents qui s’auto-sucent dans des 69 débridés, c’est à celui qui justifiera son salaire indécent et ses avantages princiers par un petit décret inutile, une petite norme inapplicable, un petit amendement liberticide, pour bien pourrir la vie de l’ensemble des citoyens au profit d’une clientèle restreinte chaque fois changeante au gré des courants de pisse partisane. Ces cafards n’hésitent pas une seule seconde à venir parader à TV moutons pour expliquer qu’ils sont au service des victimes qu’ils engendrent tous les putains de jours que fait le Grand Tout!

    Quant aux algorithmes, c’est une occasion de plus de créer une commission de copains et de co-pines avec champagne à l’hectolitre et putes à talons, qui pondra un rapport annuel incompréhensible même par eux et qui sera enterré, l’encre encore fraîche, dans un des gigantesques entrepôt à conneries que compte la ripoublique.

    1. Aristarkke

      C’est l’ idée qui me trotte derrière la tête: se trouver les prétextes pour créer un Observatoire des Halalgorithmes de façon à ce que des fauteuils douillets, convenablement payés et pas trop laboriferes soient aménagés pour accueillir les futurs éclopés du suffrage universel de dans six mois…

  16. jeans82

    Nous sommes dans une ère de chargement. Les progrès technologiques sont si avancés que nous avons du mal à les appréhender.
    C’est sans doute la peur du jugement dernier, SkyNet va se déployer sur la toile et nous détruire !
    Je suis sans doute pessimiste, mais certain progrès ne sont pas fait pour nous rassurer.
    Voir par exemple toute l’électronique embarqué dans les voitures actuelles qui gère tout mais qui n’est même pas protégé et accessible avec un logiciel et un câble branche sur la prise OBD. C’est un exemple d’automatisme mal protégé.
    Voir aussi les progrès d’autonomie des robots high-tech quadrupèdes et bipèdes capables de se déplacer sur terrains accidenté de se relever de courir …. Certains sont même avec moteurs thermiques et s’affranchissent des recharges électriques.
    Faites une recherche Youtube sur « Robot » et imaginer la suite !
    http://www.youtube.com/watch?v=rVlhMGQgDkY
    http://www.youtube.com/watch?v=CoGePDHxKNk
    Leur détournement en arme autonome est pour très bientot.
    Verrons-nous la prochaine guerre mondiale avec des robots soldats?
    Des attentats de robots kamikazes ?
    Robocop et Terminator étaient-ils des films d’avant garde ?

    1. Deres

      C’est d’ailleurs tellement avancé que les militaires ont abandonnés ces projets aux profits de systèmes classiques à roue et chenilles …

  17. jeans82

    Faut-il contrôler les algorithmes des radars automatiques ?
    Après les radars de vitesse, les radars de feux rouges voilà les radars de passages piétons ?

  18. Deres

    En terme d’algorithme, Peillon est en train d’en inventer un joli de type « usine à gaz » avec son « bouclier fiscal » !

    http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0211609579312-peillon-veut-un-bouclier-fiscal-pour-les-plus-modestes-2051749.php

    Son idée lumineuse : on paye indépendamment des impôts directs et indirects, nationaux et locaux mais après il faut récupérer tous les montants, es comparer à son revenu et l’Etat reverse si cela dépasse 50%. Le tout avec un système de compensation pour se protéger des hausses d’impôts locaux sachant que l’Etat vers localement une dotation qui compense déjà entre les richesses locales …

    Derrière cette complexité se cache la « grande idée » que la juste part des impôts est 50% de tous les biens des français au minimum … Plus pour les « salauds de riches » bien évidemment.

    1. Higgins

      Ça ne viendrait même pas à ce type (je reste poli car d’autres qualificatifs peu amènes me viennent à l’esprit lorsque j’entends ce genre de conneries) d’imaginer qu’une baisse globale de la fiscalité serait nettement plus préférable (et plus intelligente mais c’est une démarche impossible pour ce genre de personne) car elle libèrerait les énergies au lieu de les étouffer. Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils préfèrent les voir se multiplier plutôt que de les voir disparaitre.

  19. Jeanpierre

    « La régulation peut contribuer à préserver une image positive des progrès et des performances des technologies d’intelligence artificielle, et donc des femmes et des hommes qui travaillent dans ce domaine. C’est essentiel pour continuer à attirer les jeunes générations dans les filières de formation correspondantes (mathématiques, ingénieurs ou « data scientists ») et pour créer des emplois. »
    Je rêve : quelle arrogance de penser que leur simagrées pourraient « préserver une image positive » des hautes technologies. En lisant ça, j’ai l’impression de les entendre penser tout haut : sans moi, ils ne peuvent rien faire. Vite, régulons!
    Et depuis quand on entre dans les hautes technologies parce qu’elles sont éthiques, transparentes ou bob-compatibles? Il me semblait que c’était justement le contraire.
    Une telle déconnexion du réel associée à un complexe du sauveur, ça donne envie de vomir.

    1. Jiff

      Nooon, tout ça s’explique très bien, c’est d’abord l’inversion des hiérarchies, le poliotique n’est plus là pour servir son pays depuis belle lurette, il est là pour [tenter de] le mettre à sa botte – idem pour les administrations, ça fait déjà un bail que le service de l’administré passe en dernier sur leur liste.

  20. mlallier

    Pourquoi ne demande-t-elle pas ça aux Russes ?

    Capables de faire élire Trump, ce ne doit pas être difficile pour eux de trouver ce qu’elle cherche.

    D’ailleurs, c’est probablement Poutine qui l’a fat nommer sexrétaire d’état, afin qu’elle lui achète les secrets de Google avec l’argent du contribuable.

    Cet homme-là est capable de tout.

  21. bulltrap

    Joli constat, dans le rapport, page 26

    Quelle politique de contenus culturels pour la France ?
    A une question sur la suppression de l’offre de contenus français, Reed Hastings, PDG de Netflix répond en mars 2016 :
    « Je vous dirai simplement que si nous supprimons certains contenus, c’est selon deux raisons : nos droits de distribution se finissent ou les abonnés ne les regardent pas, tout simplement».
    .

  22. Lambda Expression

    Mais comment en sommes nous venus à être dirigés pas des imbéciles de cet acabit?
    Pourquoi n’ont ils pas été éliminés par sélection naturelle?
    C’est consternant. Pourtant, des gens avec un cerveau en état, il y en a. Même de très brillants.
    Dans n’importe quelle boîte, on atteind au mieux son niveau d’incompétence, on ne le traverse jamais. Alors pourquoi en politique prime est donnée au plus idiot. Comment ces gens veulent ils inspirer le respect quand chacune de leurs pensées est au mieux insipide, en moyenne risible au pire nuisible.

    1. sam player

      Un groupe sufisamment nombreux, présentant des
      opinions sufisamment homogènes a plus de chances d’être
      formé par les pires que par les meilleurs éléments de la société,
      et ceci pour trois raisons principales.

      Premièrement, plus on cultive l’intelligence et plus on
      développe l’instruction, plus les opinions et les goûts des
      individus se différencient. Plus nous recherchons l’uni‑
      formité, le parallélisme parfait des vues personnelles, plus
      il nous faut descendre vers les régions d’un climat moral et
      intellectuel primitif, où les instincts et les goûts « ordinaires »
      dominent. Ceci ne signiie pas que la majorité du peuple ait un
      niveau moral inférieur. Nous voulons simplement dire que le
      groupe le plus important ayant des conceptions analogues est
      composé de gens d’un niveau moral assez bas.
      ___________
      Extrait du chapitre : la sélection par en bas
      La suite dans « La route de la servitude »

      1. Royaumont

        Ce qui revient à dire qu’un système politique démocratique finit par choisir les pires pour leur confier le pouvoir.
        Cette assertion est vérifiée par l’histoire.

    2. Benway

      Parce que le socialisme est la négation de la sélection naturelle.
      « Donnez moi vos incompétents, vos dégénérés et vos escrocs et j en ferai vos bourreaux » est leur credo.

  23. Lambda Expression

    Je ne vois donc comme solution que la dictature éclairée. Mais qui me prouvera que mon idée du bien vaut plus que celle des autres dictateurs.
    Car si le constat est que nous sommes dirigés par des anes comme le dit C gaves, qu’ils nous mènent à la ruine, alors n’est il pas de notre devoir de les remettre à leur place, fusse par la force ?
    Je m’en sort très bien, merci pour moi, mais quelle pitié de voir l’état du pays, quelle pitié de voir tous ces serviles qui ne savent même pas qu’ils le sont. Il me reste un petit bout d’humanisme qui me force à écrire ceci, l’idée que mon prochain peut s’en sortir si on lui fout la grande paix.
    D’autres jours je me dis WTF et je m’en branle avec une très grande force.

    1. MadeInCH

      Le problème n’est pas le dictateur éclairé, mais son successeur.
      Rien ne permet de sélectionner un « chef » qui soit fiable et digne de la fonction.
      Perso, je suis contre l’idée de « présidence », ce « chef de l’état.
      Même dans un bô système démocratique, ça revient à avoir près de la moitié de la population qui est frustrée.
      C’est extrêmement clivant.
      Si il faut quelque chose, je propose un système avec un « Collège » ou un « Conseil ».
      Un « Collège présidentiel », de 7 membres, par exemple. Elu par le peuple, pourquoi pas. Votation à un tours. Les 7 premier qui emporte le plus de voix sont élus. C’est tout.

      1. astazou

        S’il y a élection, il y a candidat. Qui veut être élu. Retour au vice original. Aggravé par la collégialité.
        Il faut les tirer au sort avec un unique mandat. Ceux qui à mon avis sont les moins dangereux sont ceux qui ne désirent pas le pouvoir mais ne refusent pas de l’exercer.

  24. MCA

    Un HS qui va alimenter un post précédent:

    J’ai demandé à l’organisme chargé de délivrer les pastilles pollution à coller sur le pare bise comment on faisait en cas de bris de pare brise pour obtenir une nouvelle pastille, et surtout… s’il fallait repasser à la caisse.:

    Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en guise d’air, ils n’en manquent pas!

    enjoy it

    Message :

    Bonjour,

    Comment fait on pour récupérer le certificat en cas de changement de pare brise sachant que le certificat se désagrège au décollage?

    Doit on repayer à nouveau 4.8Euros pour en obtenir un nouveau?
    ______________________________________________________________________________

    Réponse:

    Bonjour,

    En cas de changement de pare-brise et conformément aux Conditions Générales d’Utilisation que vous avez acceptées, votre certificat qualité de l’air ne peut donner lieu à remboursement ou à réédition. Nous vous invitons donc à effectuer une nouvelle demande.

    Cordialement,

    Le Service de délivrance des certificats qualité de l’air.
    ______________________________________________________________________________

    Résultat: Je vais coller la vignette sur un plastique transparent que je collerai sur le pare brise.

    Ce monde est merveilleux!

  25. Pheldge

    Rhaaâaahhh ! caramba, satané réchauffement !
    lefigaro.fr/sciences/2016/12/21/01008-20161221ARTFIG00246-chutes-de-neige-feeriques-sur-les-dunes-du-sahara.php

    Quoique, après tout, positivons : les ours polaires pourront enfin aller à la plage ! 😉

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