Un projet éducatif à faire connaître

L’échec de l’Éducation Nationale ne fait plus guère de doute. Seuls le nient encore quelques naïfs ou ceux qui, cyniques et responsables de l’échec, cherchent absolument à masquer leur faute ou, pire, à terminer leur œuvre de destruction. Certes, ce constat est amer, mais il n’en est pas pour autant définitif : une autre éducation est possible !

Ce petit billet est l’occasion pour moi de vous présenter l’initiative intéressante d’un de mes lecteurs qui me propose de vous en faire part, d’un côté pour donner un peu de publicité à son entreprise, et de l’autre pour lui permettre, avec votre aide, de la mener à bien. Ce projet, porté par Frédéric Lefeuvre, le voici.

Principe

L’enfant, de tout temps, a montré de remarquables capacités d’apprentissage. Or, quand il arrive en classe, il est bien rare que ses aptitudes natives soient réellement développées. Comme l’écrivait déjà Montaigne, « Il n’est rien de si gentil que les petits enfants en France ; mais ordinairement ils trompent l’espérance qu’on en a conçue, et, hommes faits, on n’y voit aucune excellence. J’ai ouï dire à des gens d’entendement que ces collèges où on les envoie, de quoi ils ont foison, les abrutissent ainsi. »

C’est à croire que l’école fonctionne de telle manière que seules les aptitudes communes, moyennes, sont sollicitées – au détriment de toutes les autres. On n’y enseigne toujours pas de méthode sur la façon d’aborder le savoir, ce fameux « apprendre à apprendre » dont on entend souvent parler et qu’on ne voit nulle part.

Plutôt que de continuer à propager le gâchis, il convient de changer radicalement de procédés.

Objectif

Apprendre à vingt enfants qui entrent au Cours Préparatoire à lire et écrire en moins de six semaines, c’est-à-dire avant les vacances de la Toussaint.

Nous aborderons aussi les bases du calcul.

Dans le cadre de ce projet, les journées seront entièrement filmées afin d’en tirer une méthode destinée à ceux qui préfèrent prendre en main l’avenir de leurs enfants plutôt que de le confier à une institution inefficace.

Effectif

Au minimum 10 élèves, car en dessous nous perdrons l’effet de dynamique de groupe ; de préférence 20 (pour mettre à mal l’idée que seuls de petits effectifs permettent de bons résultats). Et pour ces élèves, nous prendrons des élèves « neufs » qui ne connaissent pas leurs lettres et qui, tout au plus, sauront écrire leur prénom.

Frais et organisation

Deux options sont proposées :
– soit une prise en charge comprenant la location d’une salle pour y faire classe, la pension complète (repas, couchage), etc. ; le tout sera forcément élevé, certainement autour de 4000 à 5000 euros ;

– soit, ce qui a la préférence de notre porteur de projet, se baser sur les ressources fournies par les parents, comme une maison de vacances avec un grand jardin (il fait encore bon en septembre, on peut camper). Tout se passera beaucoup mieux avec des parents impliqués dans le succès de l’opération, car de nombreux petits problèmes trouveront immédiatement une solution. Tous ceux qui pourront se rendre disponibles, ne serait-ce que quelques jours, seront les bienvenus.

Pour filmer, nous disposons d’une caméra HD et de trois projecteurs LED. Nous aurons besoin de tablettes ou smartphones pour les plans fixes à insérer au montage, et de supports pour les placer un peu partout dans la salle de classe, ainsi que de quelques micros. Une caméra supplémentaire (avec quelqu’un pour l’utiliser) sera fort utile.

Si l’objectif est ferme et déterminé, les modalités restent en revanche à préciser, ce qui incitera au dialogue avec les parents.

En pratique, l’auteur compte sur la participation des parents pour couvrir les frais de cette première expérience mais ne se rémunèrera pas : il se contentera de la vente de la méthode, ce qui est une manière pour lui de montrer qu’il croit en son projet.

D’autre part, au lieu d’attendre la rentrée des classes, le lundi 4 septembre, M. Lefeuvre propose de commencer deux semaines plus tôt, le 21 août. Si, après quelques jours, les parents estiment que la méthode proposée est un désastre, ils pourront récupérer leurs enfants en urgence, les inscrire dans le cadre rassurant et balisé d’une Education Nationale performante, pousser de grands cris et régler le reste en justice s’il le faut. Au contraire, s’ils constatent que les élèves ont appris quelque chose de sérieux et que l’expérience a l’air prometteuse, le projet sera mené à bien avec leur bénédiction.

Évaluation des résultats

Un enfant sait lire s’il peut déchiffrer un texte et, surtout, le comprendre. Pour le tester, à chaque passage lu, nous lui demanderons ce qu’il a compris, dans ses propres mots. À part quelques rares exceptions comme le fameux gageure, on peut prononcer tous les mots de la langue française lorsqu’on connaît les bases. Aussi l’élève doit-il être en mesure de lire les mots nouveaux, parce qu’il saura comment s’y prendre pour les décrypter.

S’il n’y parvient pas, cet échec sera celui du porteur de projet et non le sien.

Écrire nécessite de la pratique, copier des pages et des pages, s’entraîner encore et encore ; on ne peut donc pas s’attendre à une écriture fluide en quelques semaines. Mais le « débroussaillage », lui, sera fait. L’accent étant mis sur la compréhension de ce qu’il lit et écrit, l’élève copiera un texte sans faire de fautes (oubli de lettres ou de syllabes).

Et ensuite ?

La réflexion devra également porter sur la suite à donner à l’expérience : que deviennent les élèves après ce demi-trimestre, d’autant qu’il sera difficile de les réintégrer dans le « circuit » en cours d’année (ils en sauront trop ou pas assez) ?

Pour M. Lefeuvre, l’option la plus logique est de poursuivre l’année scolaire avec eux.

Les parents auront alors le choix : soit continuer l’aventure en fondant une école, soit fournir le maximum sur cette seule année scolaire de façon à donner un an d’avance aux enfants qui rejoindront ensuite d’autres établissements (et faire gagner un an pour les petites classes n’a vraiment rien de compliqué lorsque les élèves savent lire dès les premières semaines).

Encore une fois, le dialogue est essentiel : les parents ont légitimement leur mot à dire, puisqu’il s’agit de l’avenir de leurs enfants.

Si vous êtes intéressé, ou si vous connaissez des parents intéressés, vous pouvez contacter directement Frédéric Lefeuvre sur l’e-mail suivant : frederic.lefeuvr@gmail.com.

Commentaires70

  1. Calvin

    Intéressant.
    Tout ce qui favorise l’ecole hors contrat me touche, même s’il n’y à plus d’enfant ne sachant lire dans mon entourage.
    J’espère pouvoir suivre cette initiative. Un blog, un site, une lettre ?

  2. Black Mamba Warrior

    « Apprendre à apprendre  »
    C’est une méthode que je viens tout juste d’acheter, une semaine déjà, c’est une formation en ligne sur trois à quatre mois.
    Cette méthode est proposé par un Belge qui a fait des études de physiques quantiques et de philosophie, il a immigré au Québec depuis.
    J’ai pris cette méthode pour aider mon fils de 21 ans et la dernière fille de 11 ans, elle rentrera en 6eme.
    Je découvre à peine cette méthode et le hasard faisant bien les choses je pense qu’elle m’apportera beaucoup de chose.

    1. Loki dort

      Apprendre est assez facile. Mais des fois, il est au contraire nécessaire de désapprendre, et l’exercice est bien plus difficile.

  3. René-Pierre Samary

    « Changer radicalement de procédés », c’est stopper cette stupidité qui est de considérer tous les enfants comme identiques, quels que soient leurs aptitudes, leur sexe, leur milieu social, leur origine, leur caractère… système imbécile se basant uniquement sur leur âge.
    La seule solution à mon avis, serait la mise en pratique (à titre expérimental, d’abord) d’un système se basant sur les compétences individuelles, acquises par paliers dans chaque matière de base, avec progression individuelle en s’inspirant du principe des unités de valeur.

    1. Bonsaï

      Le rêve aristocratique d’un précepteur individuel est faussé dès le départ. L’individu ne se forge en effet qu’au contact avec d’autres, à moins qu’il ne se dissolve dans la masse tel un caméléon…

        1. Pheldge

          « j’ai un précepteur pour apprendre la batterie… » ahhhh, ouf, j’ai eu peur, j’ai cru que tu avais un précepteur pour les gros mots ! 😉

    1. JB678

      Elle se recentre, c’est une bonne chose si elle veut gagner !
      Puis faut qu’elle largue phillipot si elle veut avoir une réelle chance de gagner.

  4. Gerldam

    Apprendre à apprendre, c’est ce que j’ai fait, mais pas à 4 ou 5 ans (âge auquel je savais déjà lire couramment – merci l’apprentissage jadis d’une école catholique-), mais à 24 ans, en faisant de la recherche au CNRS.
    Je me suis félicité de cet « apprentissage » toute ma vie car, j’ai changé plusieurs fois de métier et toujours avec une certaine facilité due à cet apprentisage pendant mes années de chercheur.

    1. Loki dort

      En 6ème j’étais dans une classe d’allemand première langue, langue que je détestais, mais c’était ce que mes parents avait décidé, pensant qu’ils m’avaient placé dans une classe plus élitiste. Mais cela ne s’était pas passé comme prévu, pour diverses raisons qui tenaient autant à mon cacractère qu’au concept fumeux de ce « collège ouvert », sans enceinte ni surveillance, au coeur d’un des premiers quartiers « sensibles » de France (les Pyramides à Evry).
      Bref. Ca a mal tourné, ils m’ont mis dans le privé l’année d’après, dans une classe de 5ème anglais première langue. J’ai rattrapé 1 ans d’anglais en un mois l’été, en apprenant tout seul avec les livres de l’éducnat: non pas que j’étais d’une intelligence exceptionnelle, mais surtout que les méthodes de l’éducnat n’étaient déjà franchement pas efficaces.

    2. Cata

      Idem. C’est un prof de fac qui m’a enseigné cela. C’est pourquoi mon fils de 13 ans a un prof particulier en méthodologie d’apprentissage (du résumé au schéma conceptuel en passant par la recherche d’infos). Il est fort regrettable que cette matière ne figure dans aucun programme scolaire.

      1. theo31

        Dans un monde normal, un élève apprend à lire, écrire, compter et réfléchir. Mais pas en socialie où l’on apprend à bien voter et être un bon esclave.

  5. Loki dort

    Il y a des méthodes simples qui accélèrent grandement les facultés d’apprentissage, et développent l’intelligence plus sûrement que les méthodes bourratives de l’éducnat. Mr Lefeuvre serait peut-être intéressé, par exemple, par les outils testés et validés les expériences empiriques de feu le Dr Lefébure. http://www.phosphenisme.com
    Je m’attends à la plus totale incrédulité, mais je m’en fous 😛
    La lecture sous phosphène est souvent pratiqué spontanément par les enfants, et j’en reconnais les effets positifs par expérience.

  6. Mildred

    Ma fille de six ans a appris à lire en deux mois chez des bonnes sœurs à Rabat. Je lui achète donc « Les malheurs de Sophie ». Elle commence à lire et me dit : « Il y a plein de fautes dans mon livre. Si tu voyais comment ils écrivent BIBIOTÈQUE !

      1. Loki dort

        Etymologie: Bible vient du grec Βύβλος, papier à écrire, et par extension, livre. Au pluriel, τὰ βιβλία, les livres, ou la bibliothèque. Donc rien de plus naturel que le Coran s’y range, en tant que livre.

  7. Peste et coryza

    Vous voulez monter une école privée ?

    Pourquoi pas, cela a le vent en poupe…. car le rôle de l’école aujourd’hui n’est pas que les enfants apprennent les bases dont ils auront besoin, mais d’en faire des homo mercator socialis 2.0…

    http://www.dailymotion.com/video/x2dw0qo_jean-paul-brighelli-tableau-noir-essai-sur-l-effondrement-de-l-ecole_news

    https://www.youtube.com/watch?v=Pr4NlZxztqs

    Sans parler du phénomène qui monte : les sombies (zombies du smartphone).

  8. BDC

    J’ai un bébé qui sait déjà lire couramment, il ne s’intéresse qu’aux étiquettes de ses peluches, là il finit d’apprendre le coréen sur l’étiquette de son cosy. Blague à part, vu les résultats alarmants de l’EdNat, j’ai bien l’intention de dénicher une méthode d’apprentissage de la lecture avant le CP, donc je resterai attentive aux retours d’expérience de ces initiatives.

    1. Aristophanedecarotte

      2 de mes petits enfants ont appris à lire avant de rentrer en cp et sans précepteur .Seule mon épouse avec les livres de lecture de ma mère instit dans les années 50. Les livres de titi et toto que l’on retrouvait en Algérie avec les noms d’ Omar et Ali

      la fameuse méthode syllabique tant décriée…

    2. sam player

      Moi c’était Rémi et Colette

      manuelsanciens.blogspot.com/2014/10/remi-et-colette-methode-de-lecture-cp.html

      Mais c’est trop stigmatisant, pourtant Colette jouait déjà avec le mécano qu’était pas à elle la connasse.

      Maintenant c’est Rémi et Rachid

      1. BDC

        Merci Sam ! Va falloir encore attendre quelques années, je mémorise pour plus tard … Je crois que le Patron recommandait Boscher. C’était ton livre ou celui que tu as utilisé pour tes enfants ? Perso je n’ai aucun souvenir du manuel de mon CP, aucun souvenir de quand j’ai appris à lire.

              1. Aristophanedecarotte

                « laissez le vivre » c’est une méthode efficace ? j’en doute..Dans un autre registre je connais une jeune femme qui a encore son gosse de 3 ans au sein et qui jusqu’à 18 moi était porté sur son ventre dans un sac banane le visage tourné vers la mère pour éviter qu’il panique …
                plus vite on lui apprends à avoir les bases pour une autonomie intellectuelle, mieux c’est. De toute façon c’est le gosse qui en fonction de sa maturité et de son intérêt qui décide.

                quand je vois le désastre, on peux le dire, d’un autre de mes petits enfants avec la méthode « semi globale » alors que sa mère, ma belle-fille, est institutrice, pardon professeur des écoles.Mon épouse qui s’est arrêtée en seconde à cause d’une panne des sens scolaires est effarée La gosse ne comprends pas ce qu’elle lit ou déchiffre..

              2. Vassinhac

                Le tout est de ne pas le forcer. Dans mon cas on m’a proposé Le livre, je l’ai pratiqué à mon rythme quand je le demandais sur 6 mois-1 an

              3. BDC

                René, t’inquiète je le laisse vivre, je m’adapte à son caractère la preuve : on a arrêté de lui lire une histoire au coucher, la vue d’un livre le met en transe et impossible pour lui de se calmer, MDR. On lui lit des histoires quand même, mais en journée. Là il s’agit de lui donner les bases, parce qu’autour de nous, les cas de dyslexie sont (comme par hasard) malheureusement les enfants d’instits. Les générations 68 sont encore aux commandes dans ce pays donc même si le désastre est connu de tous, il va continuer encore quelques longues années.

                1. Pheldge

                  « la vue d’un livre le met en transe … » malheureuse, vous nous le martyrisez , le pauvre chérubin ! pas de télé, de tablette ? horreur, mais c’est inhumain ! Vous devriez avoir honte !

                  1. BDC

                    Maître Pheldge, c’est même pire que ça, on peut même nous retirer la garde si j’avoue que Jr. n’a même pas de doudou pour dormir : il joue avec la nuit et comme il ne peut pas lire les étiquettes dans le noir, il se met à pleurer, cqfd.

                  1. BDC

                    Oh non René, on lui lit des histoires pour bébé. Et HS joue bien son rôle en veillant à ce que je ne le couve pas trop. D’ailleurs en parlant de logarithme, Jr. a de très bonnes notes dans son carnet de santé, il est au-dessus de la courbe taille, mais poids normal (vu les parents…), j’ai vérifié si les standards étaient les mêmes à mon époque vu que les nouvelles générations sont plus grandes, eh bien… ce sont les mêmes courbes, elles datent de 1965 !

                    1. sam player

                      « … mais poids normal (vu les parents…),… »

                      Dans les camps de concentration il n’y avait pas d’obèses… ni de personnes en surpoids. L’excuse génétique des gros c’est du pipo…

                    2. René-Pierre Samary

                      À propos de camps de concentration, Macron, « fièrement, résolument » (Macron dixit), est allé faire acte d’allégeance.
                      Finkielkraut : « On ne peut pas faire de la Shoah un argument de campagne »
                      Moi-même, dans une de mes oeuvre impérissables :
                      « Le génocide des Juifs a été une infamie. Son utilisation est une autre abomination. Évoquer ces enfants martyrs pour discréditer ses contradicteurs, ce n’est pas révéler une belle âme… »

                    3. BDC

                      L’histoire du poids, c’est surtout culturel même si tu as quand même une tendance génétique : regarde les asiatiques. Il y avait aussi un phénomène flagrant dans les réunions genre préparation à l’accouchement : les CSP+ qui ne grossissaient que du ventre (hi hi), alors que les plus modestes grossissaient de partout. Et oui, cette histoire de gènes qui te prédisposent à certaines addictions, c’est peut-être vrai mais ça déresponsabilise les gens au lieu de les aider.

                    4. sam player

                      @BDC
                      « …regarde les asiatiques. »

                      😀 mange tous les jours avec des baguettes, tu vas vite comprendre !

                      Culturel oui, génétique non. Les gênes qui prédisposent c’est surtout parce qu’ils ont été activés à un moment ou à un autre par le comportement.
                      J’ai un membre de ma famille qui était maigre comme un clou jusqu’à ses 20 ans. Il a suffit qu’il reste 3-4 mois en prison * pour ressortir avec du ventre qu’il n’a jamais perdu.

                      (*) : j’ai aussi un ancêtre qui a été au bagne 😥

  9. Chat de Nuit

    Le kampdubien va lui tomber dessus… Quoi permettre à nos petites têtes blondes de lire, et d’écrire ? Mais vous rigolez… c »est bien trop dangereux…;

    1. bob razovski

      (prendre l’intonation « Columbo »)

      Ma femme, qui travaille en crèche, a tenté de mettre en oeuvre des méthodes d’apprentissage pour les tous petits.

      Les parents sont ravis, l’autorité, beaucoup moins.

      apprendre à apprendre aux tous petits est contraire à la bientraitance et est même qualifié de « violence douce »

      une idée de l’ampleur des dégâts :

      http://www.famille-epanouie.fr/douces-violences/

  10. Oz

    Il existe déjà des écoles qui vont dans ce sens :
    – Ecole Freinet (que je connais bien pour y avoir mis mes enfants (école coopérative))
    – Ecole Montessori (que je connais bien pour l’avoir adopté en temps qu’institutrice)
    Céline Alvarez a tenté une expérience dans une ZEP de Gennevilliers. Elle avait demandé un contrat de trois ans pour tester cet enseignement dans une école maternelle. Les résultats ont été stuféfiants et au bout des 3 ans Najat lui a dit : « Nous récupérons le matériel (Montessori). Maintenant vous rentrez dans le rang, vous parjurez (non là elle n’a pas osé) ou vous démissionnez. Elle a démissionné.
    Son expérience :
    https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/

    1. Oz

      @Chat de Nuit
      « Mais vous rigolez… c »est bien trop dangereux…; »
      C’est précisément ce qui les dérange. Un peuple instruit a un esprit critique donc …

    2. Higgins

      D’après ce que j’ai pu comprendre, Céline Alvarez a vu son expérience interrompue parce qu’elle gênait les purges de l’EN et que l’inspecteur qui l’avait acceptée et qui la protégeait est parti en retraite. Les médiocres ont pris alors le relais.

  11. Loki dort

    Hep, Mélusine, j’ai posté un commentaire ce matin, qui contient un lien que j’ai omis de raccourcir pour éviter la modération… il semble évident qu’il est resté dans les limbes de l’interouèbe. La bonne fée pourrait-elle le retrouver et le poster? Please?

  12. calal

    j’ai entendu un journaliste poser une question dont l’hypothese etait « et si macron prenait najat comme premier ministre? »…

    1. theo31

      C’est dans ces cordes vu que le gus est un gros nullos. Les cocus contents qui voteront pour lui vont regretter le mec normal. Inondations de pop-corn garanties

  13. fredbullot

    VOICI LA SOLUTION  » Made in USA  » VERSION FREE-MARKET ANARCHIST !!
    (y) 😎 (y) B| (y) 😎 (y)
     » PUBLIC COMMUNIST SCHOOLS are PRISONS & INDOCTRINATION CAMPS  » /  » L’EDUCATION NATIONALE SOCIALO-FASCISTE est une PRISON & UN CAMP D’ENDOCTRINEMENT  » ©
    http://58-rue-de-longchamp.forumactif.org/t17-l-education-nationale-socialo-fasciste-est-une-prison-un-camp-d-endoctrinement-by-fred-bullot
    L’éducation nationale est un outil d’apprentissage à la soumission (fabrique de moutons).
    Du positionnement de dominant à dominé adopté par le personnel, jusqu’au programmes scolaires trafiqués; tout tend à obtenir de l’enfant l’asservissement
    et la soumission dont il devra faire preuve dans sa vie d’adulte.
    Le but étant qu’il entre dans le rang comme les autres robots ESCLAVES !
    La classe politique française est globalement incompétente. Elle a pris le pouvoir dans les milieux éducatifs et culturels il y a 50 ans.
    Le cœur du cancer qui ronge la France, c’est l’éducation nationale et le ministère de la culture. Toute cette classe hait le libéralisme, car elle sait fort bien, comme l’a souvent expliqué Raymond Boudon notamment dans « Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme », que dans un système libéral, cette cléricature serait payée à sa juste valeur !!!!!!!!!!
    C’EST A DIRE FUCKINGGGGGGGG 000000000 !!!!!!!! ^^^^^^

  14. Higgins

    L’EN actuel est un véritable naufrage et je suis très heureux de ne plus avoir de contact direct avec cette engeance. Elle est devenu l’outil d’excellence de la décohérence qui affecte la société française. La république, la 3ème, avait tant bien que mal construit une société assez cohérente qui reposait sur deux piliers: l’instruction publique (en reprenant et en terminant les efforts engagés depuis le début du XIXème siècle par la pléthore de régimes qui se sont succédés) et le service militaire (la fameuse nation en armes) qui cimentait l’action de la précédente. Sous l’influence des soi-disants progressistes, tout ce bel édifice a été mis à bas. Au nom d’un égalitairiste imbécile, l’EN est devenu un vaste foutoir ou on n’apprend surtout pas à apprendre et qui fabrique des crétins boutonneux à la pelle (c’est pourquoi je parle de décohérence). Pour autant, je ne réclame pas un retour stricto-sensu aux bonnes vielles méthodes du passé, totalement irréaliste à notre époque de mondialisation mais je crois fermement que l’alliance de principes éprouvés et de nouvelle technologies ou de méthodes innovantes, telles que celle qui nous est présentée, peut permettre de remonter la pente glissante dans laquelle les tartuffes de l’EN nous ont placés.

  15. Infraniouzes

    Je trouve le projet assez mince voir naïf. D’abord il n’évoque nulle part la discipline et le respect des autres. Quand on fait silence dans une classe on apprend déjà mieux. Si on commence à faire silence à 6 ans il y a de bonne chance qu’on continue à 18 ans. Ensuite il y a la capacité à faire des choix et expliquer pourquoi on le fait. Ça commence pour les petits avec l’alimentation. Pourquoi refusent-ils à 6-7 ans telle ou telle nourriture ? Qu’ils se justifient… Enfin on a l’éternel problème de la concentration qui, s’il est naturel dans la petite enfance, s’envole très rapidement avec la maturité. On pourrait également parler de se situer dans le temps en expliquant aux lents comment accélérer le mouvement et aux excités à ralentir pour mieux faire.
    Je ne parle pas du regroupement, indispensable, suivant compétences et capacités mais avec des passerelles pour changer de niveau. Les bons avec les bons, les moins bons avec les moins bons. Ils admettront naturellement ce principe plus tard dans le sport. Personne n’aurait l’idée de mettre dans la même équipe de foot de brillants sujets avec de modestes amateurs. Pourtant c’es ce que veut à tout prix l’EN pour coller avec son credo égalitaire plus sûr moyen pour arriver à une médiocrité générale.

    1. sam player

      « Je trouve le projet assez mince voir naïf. »

      Je pensais que tu allais aborder le fait que la suite de ce projet ne peut-être une option et c’est surtout là que j’entrevois la naïveté car lâcher un enfant qui sait lire écrire compter dans une structure dans laquelle il est l’exception c’est l’envoyer au casse-pipe.

    1. Pheldge

      Sam, il n’habite pas « Choisis le Roi » mais « Bourg la Reine » *

      * ami lecteur, il y a ci-dessus, une de ces blagues gauloises classiques qui me font rire depuis bientôt un demi siècle, sauras-tu la deviner ? (Al, je te ferais passer la solution, ne cherche pas )

    2. Aristarkke

      T’es trop chou, SP… 😛

      Petit exercice d’application
      Le Mans est-elle belle ou est-il bel ou beau ???
      Quant à Le Touquet ???
      Le Pirée ???
      Les Lilas ???
      Les Ménuires ???

      Et L’Haÿ les Roses ???
      L’Aigle ???

      L’Hopital-Saint-Mercier où on se fout de La Charité sur Loire ???

  16. lxy

    I’ve made a dream ! A-t-on jamais essayé de prendre deux classes de CP d’un même quartier et/ou de même sociologie, l’une apprenant avec les méthodes « modernes » globales, semi-globales, l’autre selon les méthodes syllabiques éprouvées. Comparer les résultats en Février.
    Autre expérience d’une petite-fille en CP au Lycée Ch de Gaulle de Londres : maîtresse classique, méthode idem, cahier de cours et d’exercice remarquables, petits exercices à faire tous les jours à la maison. Résultat remarquable.

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