L’administration française, patron voyou

Alors, ce code du travail, Macron va le simplifier, ou pas ? Réformera, réformera pas ? Au vu des dernières avancées – fort timides – et du dégonflement presque comique de la loi de moralinisation de la vie politique, on est déjà en droit de douter. Malgré tout, les parlementaires viennent de donner leur aval à la modification du droit du travail par ordonnance. Un nouveau chapitre législatif vient de s’ouvrir.

Et concernant ce droit du travail, il y a de quoi faire, n’en déplaise à certains politiciens béats manifestement déconnectés du réel ainsi qu’aux instituts et autres émanations étatiques pour lesquels le principal obstacle au plein emploi ne serait pas, que nenni, dans cet épais ramassis de contraintes et de vexations furieuses (ben voyons).

En pratique, l’évolution en poids, complexité et nombre d’articles de ce code et des procédures qui l’accompagnent est joliment corrélé à l’installation d’un chômage de masse dans le pays et d’un marché noir parfaitement assumé par une frange croissante de la population qui ne peut plus subvenir à ses besoins lorsqu’elle se contente de rester dans les clous. Comportement qu’on retrouve aussi bien du côté des employeurs que des employés : les premiers tendent à s’affranchir des déclarations et autres montagnes de cerfas qu’on leur impose, les seconds font progressivement tout pour favoriser sinon le black, au moins le troc et les renvois d’ascenseurs que l’administration fiscale, si elle pouvait les quantifier, n’hésiterait pas à taxer.

Ce que la population générale subit et la façon dont elle réagit, les administrations publiques subissent aussi et, même si elles sont souvent les premières instigatrices de ces débordements législatifs compulsifs, les voilà qui réagissent parfois de la même façon… Ce qui donne des situations particulièrement croquignolesques.

URSSaf

C’est ainsi qu’on découvre que l’URSSAF Bretagne vient d’être récemment condamnée à payer 150.000 euros à une ancienne salariée pour … non paiement d’heures supplémentaires, ainsi que pour un licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Apparemment, ce sont 240 heures supplémentaires qui n’ont pas été payées parce que l’organisme – pourtant chargé de faire respecter aux entreprises des principes d’élaboration et de conservation des preuves de l’horaire de travail de leurs collaborateurs – a intentionnellement dissimulé les heures de travail de la plaignante.

C’est aussi de la même façon qu’on découvre que la CARMI, Caisse Régionale de la Sécurité Sociale dans les Mines, est actuellement poursuivie pour avoir délivré 1117 contrats à durée déterminée à la même personne pour différents postes sur les 12 dernières années, couplés à des périodes de plusieurs semaines sans jours de repos et des enchaînements de postes sur plus de 12 heures d’affilée.

Autrement dit, l’organisme « social », quasi ou para-public, se fend d’à peu-près tous les vices qu’un patron voyou ne pourrait espérer aligner sans se faire étriller par, justement, tous les organismes quasi ou para-publics que la France héberge généreusement et qui se chargeraient de bien lui faire comprendre le sens des réalités françaises et l’épaisseur de son code du travail.

Je pourrais, assez facilement, multiplier sans mal les exemples de la sorte où telle administration territoriale exploite sans vergogne le petit personnel ou les agents contractuels virables ad nutum, tel organisme prétendument social fait dans l’esclavagisme plus ou moins camouflé derrière un salaire de misère et des conditions de travail insupportables, telle institution entretient les pires habitudes d’emploi au sein de ses équipes alors même que, officiellement, elle est chargée de faire respecter la loi et ce fameux code du travail sur lequel elle fait du trampoline les fesses à l’air…

Mais ce n’est guère nécessaire, les deux exemples précédents suffisant largement à établir mon point : non seulement, les patrons voyous se trouvent aussi dans la fonction publique et assimilée, mais les pratiques de nos administrations n’ont, de ce point de vue, absolument rien à envier aux pires entreprises privées régulièrement dénoncées par une presse toujours aux aguets…

D’ailleurs et de façon intéressante, là où cette presse n’hésite pas à se déchaîner lorsqu’un tel patron se fait attraper, elle reste bien plus sage et mesurée lorsqu’il s’agit d’institutions républicaines, réputées travailler pour le bien collectif, voire, soyons fous, pour ce vivrensemble qui fait vibrer tant de Français.

Pourtant, ces institutions sont d’autant plus redevables à la population de leur exemplarité qu’elles tirent leurs budgets de cette dernière, de plus en plus mise à contribution. Elles devraient être d’autant plus irréprochables que ce sont ces mêmes entités qui viennent fourrer leur nez dans les affaires des Français pour leur infliger amendes, redressements voire peines de prison lorsque ces derniers n’ont pas respecté ces lois qu’elles piétinent si régulièrement et avec un cynisme qui frise la psychiatrie.

Malgré cela et alors que ces exemples s’accumulent au fil du temps, la presse et ses journalistes affûtés comme du beurre chaud continuent de nous les peindre, régulièrement, comme les seules capables de ménager nos « biens communs », ce vivrensemble fameux et ces valeurs républicaines jamais écrites mais partout vantées.

Plus grave : ce sont ces mêmes entités, ces mêmes administrations et leurs armées de bureaucrates qui seront chargées d’appliquer les « réformes » qu’entendent faire passer nos parlementaires.

Finalement, le mécanisme est partout le même : à chaque fois, l’augmentation des lois et des contraintes, toutes censées améliorer la situation, finissent rapidement par l’empirer. Les codes, de plus en plus joufflus, sont alimentés par des politiciens de plus en plus déchaînés qui prétendent résoudre des problèmes que les adultes responsables résolvaient jadis très bien sans eux.

Le code bancaire est devenu énorme ; jamais les banques n’ont aussi peu inspiré confiance aux déposants et jamais elles n’ont paru aussi fragiles. Le code immobilier est maintenant obèse et la France croule sous les SDF, les logements insalubres ; la pénurie de logement fait rage, les loyers flambent et devenir propriétaire semble chaque jour plus difficile.

Les codes de l’urbanisme, de la sécurité sociale, du commerce, des assurances, de la consommation, de l’énergie ou de l’environnement ont tous considérablement augmenté, sans que ces augmentations puissent prétendre couvrir les problèmes posés au jour le jour. À croire que dans les années 50, 60 ou 70, lorsque la sialorrhée législative n’était pas généralisée, la France n’était qu’un pays de barbares où rien n’était régulé et où chacun pouvait, à tout moment, se faire détrousser en toute impunité, et que, depuis, seule nous a sauvé du pire la production continue et intensive de textes abscons dans l’un des près de soixante (!) codes disponibles dans ce pays d’indécrottables ronds-de-cuir.

Or, jusqu’à présent et devant ce constat, la réaction globale fut dans le pire des cas d’en ajouter une couche en estimant que les problèmes observés étaient essentiellement dus à une trop grande timidité dans la production législative. Dans le meilleur des cas, ce fut la « simplification administrative », et le quinquennat hollandesque nous aura permis de mesurer ce qui se cachait réellement derrière… à savoir une nouvelle bordée de lois et une couche administrative supplémentaire. (Si vous trouvez que le meilleur des cas ressemble furieusement au pire, vous avez raison.)

Les parlementaires veulent réformer le code du travail ? Fort bien. Mais vu ces exemples, vu l’historique des réformes et vu ceux qui devront appliquer ces réformes, ne placez pas vos espoirs trop haut.

De toute façon, ce pays est foutu.

Assemblée : CPEF

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Commentaires125

    1. Stéphane B

      Et que dire des collaborateurs travaillant dans les cabinets ministériels ou dans le présidentiel. Que dire des pontes de l’Etat (préfet, sous préfet, Directeur de tel service) qui commence leur journée à 8h voire avant pour la finir après 19h

      Bref le code du travail doit s’appliquer mais uniquement pour les petits, pas pour eux, ils sont trop forts et doués

      1. balthasar

        Drs journées de réunions le plus souvent non préparées, sans relevé de décision, avec trop souvent des comptes rendus sans intérêt.
        Donc du bullshit ayant la même utilité que les séances de vœux annuelles.

  1. Aristarkke

    Finies les vacances et pour Mélusine aussi :

    URSSAF Bretagne vient d’être récemment condamnéE (Union…)

    lorsque ces derniers n’ont pas respecté ces lois (pas de S, svp)

    toutes Censées améliorer la situation, (rhôôôô….)

    lorsque la sialorrhée législative n’était pas généralisée (le ptyalisme aurait mieux sonné à l’oeil… 😉 )

    que, depuis, seule nous A sauvé du pire la production (elle est au singulier même si elle recouvre quantité de choses…)

  2. Aristarkke

    A propos de la grande réforme du RSI, tout ce qui a été annoncé était une énième concertation sur le sujet, comme si la coupe n’était pas pleine déjà à cet égard…

  3. sam player

    Tiens, je pensais que tu allais inclure ça :

    Code du travail: quand les députés s’affranchissent des règles qu’ils imposent aux patrons (verhaeghe du 28 juillet)

    Extrait :

    L’opacité totale de la branche Assemblée Nationale
    L’incongruité de la création de la branche Assemblée Nationale ne s’arrête pas au faible nombre des salariés qu’elle englobe, en violation des textes votés au même moment par les employeurs signataires de ce texte. Elle porte aussi sur l’opacité qui règne sur le champ d’application de l’accord.

    Il faut comprendre la difficulté inhérente à cet accord: logiquement, il devrait être négocié par un syndicat patronal regroupant tous les députés. L’idée d’expliquer aux collaborateurs parfois payés au lance-pierres que leur statut est fixé par des patrons réunis sous une même bannière quoiqu’ils appartiennent à des partis antagonistes (dont certains font une surenchère permanente sur les droits des salariés) vaut ici son pesant de cacahuètes.

    Les parlementaires ont donc décidé de s’appliquer à eux-mêmes les règles qu’ils critiquent si souvent dans le monde patronal: ils se réservent la possibilité d’agir chacun dans leur coin, et ils évitent prudemment d’imposer des règles communes dans la branche.

      1. Aristarkke

        Le Patron étant de retour, je remets les liens complets au prix de ce purgatoire, pensant aux malheureux arrimés à leurs seuls smartphones… 😉

            1. sam player

              Assume, je pense que tu faisais cela car ton smartphone ou ta tablette transforme automatiquement les .com ou .fr en lien.
              C’est toi qui maîtrise pas, pas moi !

  4. Bonsaï

    D’un côté une armée de fonctionnaires confortablement installés, de l’autre un peuple débrouillard et peu regardant sur les principes.
    Qui donc parlait de « dégraisser le mammouth » ?

  5. Val

    Et voilà je lis 4 lignes de CP ce matin et pouf joie et bonheur, je reconnais ce style inimitable . Welcome back H16 , j’espère que les vacances ont été bonnes, reposantes, loin des miasmes de la non politique française !

  6. Bonsaï

    (HS mis intéressant)
    « Ce mercredi 2 août 2017, une seule planète ne suffit plus à subvenir aux consommations de la population mondiale. C’est le jour dit du «dépassement de la Terre». Celui où toutes les ressources naturelles renouvelables en une année ont été épuisées, qu’il s’agisse de la production des terres agricoles, des forêts et des ressources halieutiques. Il faut 1,7 Terre pour subvenir aux besoins de l’humanité, car les ressources naturelles sont consommées trop vite. »
    in lefigaro.fr

      1. sam player

        Pour paraphraser un commentaire de l’époque :

        Tous les ans il y a de plus en plus de cons, et ceux de 2018 sont déjà là !
        ON vit dans la connerie à crédit.

          1. Aristarkke

            Encore quelques semaines, allez, trois mois grand max et …
            ce sera comme pour les électeurs de Peak de la Faribole : toutes les peines du monde pour en dénicher un qui avoue avoir voté pour lui…

            C’est (vraiment) reparti comme en 2012 (et peut-être bientôt comme en 14)…

          2. MichelC

            Après le réchauffement climatic, on va subir un échauffement polytoc, ou les polytocards vont se mettre à brailler de plus en fort.

      2. Aristarkke

        Vous lire à sept ans de décalage est instructif :

        – déjà Duflop laissait une empreinte médiatique (en sus d’être carbone), lourdement chargée de connitude…

        – plein de lecteurs/commentateurs de cette époque ont disparu des écrans mais ont été largement remplacés :21 commentaires en sept ans alors que vous les atteignez désormais en deux ou trois heures durant les vacances…

        -délai de sept ans inopérant pour que les belles âmes journalistiques, vous savez bien, celles qui décryptent à usage des masses incultes qu’elles se doivent d’éclairer (pas trop fort, visiblement), n’aient toujours pas trouvé le temps de démonter cette bêtise illogique pondue par cette ONG visiblement financée selon le degré d’alarmisme de sa production…

    1. albundy17

      Ca me laisse plutôt dubitatif. La production agricole: soit on arrete de bouffer ce jour, soit on tape dans les reserves, mais elles sont stables, et nous n’avons pas fait appel à Jesus.

      La poiscaille: soit on n’en bouffe plus, soit en 3 ans les océans sont vides. ça fait longtemps qu’ils seraient vide.

      Les forêts, surement grace au CO², on montré lors du dernier recensement satelitaire, un accroissement de 10 % de surface, l’équivalent de l’amazonie.

      1. Val

        « Nous n avons pas fait appel à Jesus » :deux remarques : 1- parle pour toi mécréant. 2- tu reliras le passage 3 fois en essayant de quitter le littéral :mrgreen:

        1. albundy17

          lol Val, c’est rigolo, je pensais à toi pas plus tard qu’hier, une « val » s’étant exprimée dans un com sud ouest.

          Je dois ânonner combien de pater pour ton absolution ? (ou plus si affinité ?)

          1. Val

            @Al pas moi Al désolée , pour le reste un apéro à ma santé fera l’affaire 😉 (et ça fera peut être revenir keko de congés )

            1. albundy17

              « pas moi Al désolée »

              ça, je l’avais deviné vu la débilité que cette val avait écrit.

              Je m’executerai ce midi pour l’apéro 😀

            2. Pheldge

              Pour faire revenir keko de congés, il te faut bouffer force fayots, oignons, œufs durs … bicauze que ça donne des flatulences, et que le keko, il reviendra pour les vents d’ange 😉

    2. Waren

      Et là, c’est le ponpon !

      « Enfin, favoriser l’égalité des sexes contribuerait à une hausse plus modérée de la population mondiale à 8,7 milliards d’habitants en 2050, au lieu des 9,7 milliards attendus par l’ONU. «Renforcer le pouvoir des femmes est essentiel pour le développement durable», notent les experts. L’égalité des sexes aurait un effet bénéfique de 30 jours! »

      1. BDC

        La bonne excuse des pastèques qui veulent refaire la politique de l’enfant unique, mais en mieux : cette fois ce sera avec des famines en plus.

      2. bibi

        Ca serait pas plus simple de leur greffer une bite tout en leur déplaçant le vagin au niveau du front histoire qu’on puisse enfin réussir à leur enfoncer quelque chose dans le crâne?

    3. theo31

      Quand on sait que la moitié des terres cultivées sont destinées à nourrir des animaux, ca fait bien rigoler ce monceau de conneries.

      Petit HS : j’ai appris sur France culture il y a quelques jours que la valeur ajoutée par habitant de la production manufacturière était de 14 000 dollars en Suisse contre 7000 en Allemagne et 4000 en France. Pourquoi n’ai-je pas été surpris ?.

    1. Stéphane B

      J’ai envoyé un lien au patron. Très enrichissant mais pas pour le con-trribuable. Dans postes similaires existent dans la FPT. Taper sur gogole cdg avec un numéro de département et pleurez !

      1. Lark on the Wing

        Conscient de la complexité des calculs relatifs à la gestion du temps de travail des agents territoriaux, le Centre de Gestion a développé un simulateur de calcul du temps de travail et des congés annuels intégrant les diverses contraintes règlementaires relatives au temps de travail.

        Cet outil se veut pratique, concret et simple d’utilisation. Toutefois si vous deviez rencontrer des difficultés d’utilisation, les services du CDG71 sont à votre disposition pour tout complément d’information.

        GRANDIOSE ! un simulateur de Temps de Travail !

  7. Higgins

    Ce n’est rien à côté de ce que nous allons prendre dans la g… avec les JO à Paris en 2024. Le récent exemple de la déconfiture de la SNCF à Montparnasse illustre la décrépitude croissante du réseau de transport parisien. Comment et surtout avec quel argent, en sept petites années, vouloir inverser le cours des choses? Qui sera le John Galt français si tant est qu’il puisse y en avoir un?

    1. albundy17

      Dans les sociétés pas trop débiles, on pratique la maintenance préventive.

      Là, ils en sont à laisser les boulons desserres…

      1. vxlv

        Ben oui. Organisés comme ils sont, il y a les inspecteurs qui inspectent, les rapporteurs qui rapportent, les ordonnateurs qui ordonnent et les exécuteurs qui exécutent quand le parcours de cette chaîne est fait selon les règles syndicales et que les douze personnes nécessaires à chaque chaine d’entretien y soient allées de leur bénédiction à destination de l’ étape suivante. C’est long mais quelle qualité d’exécution en retour!!!

          1. sam player

            Le nombre de cadres dans une entreprise ça n’a plus guère de sens :

            – d’une part à cause de l’externalisation des services et de la maintenance.

            – d’autre part, on donne ce statut à n’importe qui pour s’affranchir des 35 heures avec des forfaits jours. Un poste de cadre payé 2000 euros (c’est courant) c’est plus de cotisations qu’un salarié normal pour aucun avantage, même pas une sur-retraite. Un vrai poste de cadre c’est une cotisation retraite digne de ce nom (PP 18-20%) et des avantages clairement différenciés : actions, participation spécifique etc…

    2. Chat de nuit

      Allons cher ami, les jeux c’est pas cher, le budget est bien ficelé, et en plus le peuple les veut !!! Puisqu’on vous le dit depuis des lustres…

    1. Aristarkke

      Il était déjà député dans la législature précédente…
      Donc droit aux CP, etc, etc, etc…
      Comprenez le ! Il est impatient d’aller au Venezuela vérifier sur place le déroulement démocratique des arrestations des opposants

        1. Aristarkke

          Sorry about my mistake, Sir.
          Comme les gazettes en parlaient toujours comme d’un député anciennement sénateur d’ailleurs et comme il était toujours fourré à Paris et jamais dans les instances européennes, il était évident qu’il y avait matière à se planter…

          1. Chat de nuit

            Pas de problème… pour une fois que sur ce blog j’ai l’honneur de corriger une info donnée par l’un des nombreux lecteurs, j’en suis encore tout ému…
            Je n’aurai jamais pensé être ému par Mélenchon….

  8. scaringella

    le probleme étant que ce trop gros code que vous déplorez est la seule chose
    qui empêche que les dérives esclavagistes que vous déplorez tout autant soient
    la norme. Et pour ce qui est des adultes responsables qui s’arrangent entre eux
    partout et toujours ça fini par de l’esclavage puis la guerre civile.

    1. Lol. En 1970, en France, c’était l’esclavagisme ? La Suisse, cette terre d’esclaves ? L’Allemagne, réputée pour ses sweat-shops ? L’Angleterre ? L’Australie ?
      Bref. Vous racontez n’importe quoi. Vous êtes un bouffon vaguement rigolo.

      1. Chat de nuit

        Et dire que j’ai été pendant 16 ans un esclave en Angleterre, dont une partie sous la direction de cette méchante femme esclavagiste qu’était Tatcher….. mais pourquoi suis je donc revenu en Grance????

      2. theo31

        Ah oui, la Suisse et ses 2 % de chômeurs contre 25 en France et son salaire médian à 5600 euros contre 1675 en France. On se demande pourquoi les Helvètes préfèrent rester chez eux.

        1. Aristarkke

          Je ne sais pas pour vous mais moi, je pense que j’arriverais très bien à survivre à un esclavage à la mode suisse.

          Parce que pour ce que me rapporte ma liberté grançaise en carton pâte…

        2. Aristarkke

          Hélas, la fête risque de se terminer bientôt…

          Du côté de la vraie vie, sentant la fin du bal approcher, nos milliers de frontaliers font ainsi déjà grise mine dans l’habitacle des centaines de voitures quotidiennement coincées au passage obligé des douanes franco-suisses. Ce matin, avant même de garer leur véhicule, dans la plupart des cas sur le parking d’une grande entreprise genevoise ou bâloise, plusieurs d’entre eux avaient déjà pris conscience en écoutant la radio de l’échéance imminente d’une situation très exceptionnelle, d’un contexte qui n’avait absolument rien de normal.

          A contrario, les résidents suisses travaillant dans l’hexagone pourraient commencer à se frotter les mains, mais en raison de l’importante différence de salaire entre les deux pays, ces moutons à cinq pattes ne courent pas vraiment les rues de l’Est de la France.

          L’article complet est fourni en lien dans le commentaire suivant.

    2. MichelC

      Le pays est au bord de la guerre civile.
      Donc selon vous la fRance est encore trop ultra libérale ❓
      Même ultra giga meta peta libérale ❓

      Il faut donc encore plus d’articles dans le code du travail, et nous serons dans le meilleur des mondes ❓

      Il est à portée de main …

    3. Aristarkke

      Ce doit être pour cela que Londres est la sixième ville grançaise tellement il y en a qui ne rêvent que d’être esclaves…

        1. Aristarkke

          Dans le mariage, il y a recueil (préalable) du consentement… 😕

          Il y a toujours la possibilité de plaider l’insu de son plein gré mais cela me semble un peu aventureux comme chemin (de croix)…

                  1. BDC

                    Ah oui c’est vrai, Albundy, un genre 2 m’avait expliqué un jour que c’était un compliment, d’ailleurs j’ai oublié de remercier Sam et son cornet de glace à l’envers … 😉

        2. Pheldge

          Malraux avait pondu un bouquin sur le sujet, et je ne sais trop pourquoi, enfin, je n’ose l’imaginer, il l’avait dédicacé à Mongénéral. Le titre, de mémoire c’était je crois : « Ces chaînes qu’on a, bas » …

          1. Aristarkke

            Normalement, ce livre résume *un* entretien avec le Général.
            Mais avec l’emphase habituelle de Malraux, tout est possible quant au nombre…

  9. sam player

    La Côte d’Azur se vide de ses yachts, s’inquiètent les élus locaux
    _________
    Ca m’a interpellé car les élus locaux sont aussi responsables de la situation il me semble… je me rappelle un peu trop des taxes portuaires décidées par ces mêmes élus locaux…

    Mais j’ai la raison, moi qui pensais qu’ils allaient en appeler à une baisse des taxes, youpi… euh bah nan en fait :

    « L’harmonisation urgente des réglementations fiscales et sociales au niveau européen est donc indispensable (…) », ajoutent-ils.

    pro.orange.fr/actualites/la-cote-d-azur-se-vide-de-ses-yachts-s-inquietent-les-elus-locaux-CNT000000LFU8d.html

    1. Aristarkke

      Il y aurait des milliardaires (et aussi des millionnaires) pour ne pas (trop) goûter aux joies du vivrensembl’ et aux petits frais qui vont avec ???

      Que des rapiats, oui!!!… :mrgreen:

        1. MichelC

          Euh, lac de Genève à Luxembourg ❓
          N’empêche, j’aime bien le lac de Vevey 🙂
          Jolie vue.
          D’ailleurs, on dit que les suisses allemand jettent leur billet de train quand ils voient le paysage à la sortie du tunnel ❗

          Pour voyager gratis, ou réduction de 50% pour aller à Zurich, vous savez ou chercher 🙂

  10. Ben Oui

    Depuis que les fonctionnaires participent au PIB, ils s’appliquent les mêmes règles que les entreprises. Depuis que les entreprises sont fonctionnarisées, elles appliquent les mêmes règles que la fonction publique. Vite, un contrôle technique cerfatifier supplémentaire dans le petit livre rouge du code du chômage…

    Il est bronzé le h16 ?

  11. Aristarkke

    Pour satisfaire la soif de réformes affichée par Monseigneur, il faut signaler qu’on y travaille dur à Sciences Popu…
    Témoin l’article commis dans l’Aberration par M. Baïz (qui doit tenir farouchement à son tréma risquant autrement de dévoiler l’imposture) ci-devant économiste et conférencier dans cette docte école jamais chargée que de fournir des nuées d’énarques pré-formatés aux bonnes idées.

    Sa trouvaille pour que les loyers baissent et rendent les APL pratiquement inutiles à terme est d’imaginer qu’en bilan de chaque année fiscale, les gentils bailleurs vivrensemblesques qui auront rempli leur devoir citoyen en pratiquant un loyer annuel (rapporté au m²) se révélant inférieur au loyer moyen annuel de référence issu de toutes les locations, auront le bonheur d’être exemptés d’impôt(s?) alors que les vilains bailleurs cupides qui auront pratiqué un loyer égal ou supérieur subiront le juste châtiment pour leurs turpitudes en acquittant des impôts.
    Namého!

    Naturellement, l’année suivante, ces châtiés n’auront que de cesse de mettre leur loyer en dessous de la barre fatidique rendant probablement le gentil bailleur vivrensemblesque de l’année précédente, à un état de vilain bailleur cupide subissant un juste courroux de n’avoir pas imaginé que la moyenne baisserait de ce fait…

    ET ainsi de suite chaque année, dans l’espoir qu’en corroborant sa belle théorie de début d’article, on en vienne à pratiquer un loyer réduit à quia pour ne pas dire à zéro.

    Il n’a pas envisagé l’option où ce soit finalement le bailleur qui verse une rente à son locataire pour qu’il consente à occuper son logement mais je ne doute pas qu’après quelques ti-punches bien tassés à la mode des îles tropicales, cela ne lui affleure pas l’esprit…

    Naturellement, le lecteur est prié de s’extasier sur cette idée sans prosaïquement se poser quelques questions de bon sens quant à la faisabilité et aux conditions à réaliser préalablement à une mise en oeuvre concrète.

    C’est comme le communisme : l’idée est tellement belle que l’intendance suivra nécessairement…

    1. Aristarkke

      Je suis un peu mauvaise langue parce que, quand même, en fin d’article, il émet quelques doutes sur la pertinence de son idée.

      La réalité, c’est ce qui demeure quand on a fini d’y (ou de) croire [Philip K Dick]

      Un point qu’il néglige cependant complètement:
      c’est la réaction potentielle de l’Etat ainsi privé de CSG et d’IR par sa méthode, d’abord partiellement puis quasi totalement sur cette source fiscale là…
      Quid du mankagagner ???

      1. sam player

        Ce qui serait intéressant c’est de connaître le montant des impôts et taxes sur les revenus du locatif, et d’autre part le comparer avec les aides au logement : m’est avis que c’est kif kif… et voilà la source d’une économie.

        1. Aristarkke

          Et que feras tu de toute la clique de fonx qui perdra son utilité ipso facto tant du côté des aides que du côté des ponctions ???
          Hein ???
          Remarque, c’est une fausse question théorique et rhétorique parce que je subodore que ta réponse est du même tonneau se celle que j’ai en tête!
          😛

  12. Bonsaï

    Tiens, le site a l’air plus stable depuis la petite opération de tout à l’heure…
    Plus de page de commentaires qui dérape et qu’il faut recommencer trois fois : un vrai plaisir !
    Et grand merci au Technicien !

  13. sam00

    Dans l’article à propos de l’URSAFF de Bretagne, j’aime beaucoup la photo d’illustration où l’on voit que les horaires d’ouverture au public sont barrés par deux autocollants qui indiquent qu’il faut maintenant prendre systématiquement rendez-vous

    C’est quand même magnifique l’amélioration du service public

      1. Lark on the Wing

        « Service public » et « fonctionnaires » ? :

        L’URSSAF est un organisme de droit privé, avec des délégations de puissance publique, puisque le Directeur de ces organismes régionaux est habilité à délivrer des titres exécutoires dénommés « contraintes »…

        Ceci dit, les employés de ces organes valent nos excellents fonx, au moins au niveau de l’absentéisme et des petites perks… sans parler d’une sécheresse de coeur et d’une irresponsabilité foncières…

            1. Pheldge

              Le Sens du Devoir, mon brave, la Mission (de salut public) avant tout : ils sont là pour sauver la France république de la barbarie !

  14. bloguser666Kermit

    Le code du travail n’a pas besoin d’être réformé, il suffit de le mettre dans le seul endroit ou il a vraiment sa place : la poubelle !
    Cela, avec 57% d’abstention aux dernières élections, nous sommes nombreux à penser que la loi, étant illégitime, ne s’applique plus qu’a ceux/celles qui la vote (et ne la respecte pas). En ce qui me concerne, je ne collabore absolument plus et sur plus rien du tout !

    Cela étant dit, et revenant aux sujets vraiment intéressant : le fork du BCH ce passe bien pour l’instant, il y en aura bientôt un autre en Novembre, le gouvernement indien cherche une solution pour empêcher l’utilisation du bitcoin qui se répand comme une traînée de poudre en Inde – La récente explosion de l’utilisation des cryptomonnaies coïncide d’ailleurs bizarrement avec la démonétisation des grosses coupures en Inde.

    Un chose amusante est le débarquement des US tax-payers dans de plus en plus de secteurs.
    Impossible pour un US tax-payer d’ouvrir un compte en Suisse, impossible pour un US tax-payer de participer à l’émission d’ICOs….Nombre de sociétés de capital risque européennes ne veulent plus rien avoir à faire avec leurs homologues étasuniennes et cela se généralise à d’autres secteurs….
    L’état tout-puissant a atteint ses limites !

    La résistance ultime est, selon moi, le paiement en cryptomonnaies – maintenant je l’impose, et je quitte les secteurs ou ça n’est pas possible !

  15. Calvin

    Vu des employés « Sêcu », ces épisodes montrent que les directeurs et autres patrons doivent être encore plus subordonnés aux syndicats et au code du travail.
    Ces directeurs, employés comme les autres, bénéficiant des tickets restau, plus des frais inhérents à leur fonction sont vu comme des capitalistes !

    Aucun lien n’est fait avec la perte de liberté d’un système bureaucratisé, sclérosé et autiste.
    Les solutions qui n’ont jamais marché demandent à être appliquées encore plus fort.

  16. Cyril45

     » pour lesquels le principal obstacle au plein emploi ne serait pas, que nenni, dans cet épais ramassis de contraintes et de vexations furieuses (ben voyons).  »
    Je ne sais si notre cher H16 s’est déjà plongé (ou vous autres chers participants de ce blog) dans la déclaration dite DSN (pour Déclaration Sociale Nominative). Absolument ubuesque, en particulier pour les employeurs faisant appels régulièrement à des contrats dit d’usage (BTP, intermittents du spectacle, etc.)
    Si vous n’êtes pas vous même patron, demandez à l’un de vos amis qui a ce bonheur (sic) !

    1. J’ai eu l’occasion de voir il y a quelques années (avant ce blog). C’était déjà particulièrement gratiné et comme ça ne s’est pas amélioré avec le temps, je n’ai pas de mal à imaginer le pire.

  17. René-Pierre Samary

    L’administration, patron voyou… Le parler voyou, aussi…
    (mais peut-être en a-t-on déjà parlé ici, c’est tellement énorme)
    Le Canard Enchaîné a dévoilé un SMS gênant qu’aurait envoyé Sibeth Ndiaye, la direc­trice de la commu­ni­ca­tion d’Emma­nuel Macron, à un jour­na­liste après la mort de Simone Veil.
    « Yes, la meuf est dead » : selon le Canard Enchaîné, c’est la réponse qu’au­rait fait Sibeth Ndiaye, la direc­trice de la commu­ni­ca­tion d’Emma­nuel Macron, à un jour­na­liste qui lui deman­dait par SMS la confir­ma­tion du décès de Simone Veil. Un langage très fami­lier qui a immé­dia­te­ment déclen­ché une polé­mique qui n’en finit plus d’enfler sur les réseaux sociaux. Sibeth Ndiaye a rapi­de­ment nié en bloc, assu­rant que le SMS était « tota­le­ment faux ».

  18. Gosseyn

    En voici une qui n’a pas hésité à dire qu’elle était prête à mentir au profit de Macron, si nécessaire !
    Bref, voilà une socialiste prête à discréditer la parole du Président de la République. Au nom de quoi, je vous le demande …
    Sa place est donc sur le paillasson de l’Élysée, si elle n’a rien à y faire de propre.

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