Ordonnances : Macron tiendra-t-il ?

Voilà, ça y est, on connaît (enfin) le contenu des ordonnances de la réforme du droit du travail esquissée par Emmanuel Macron pendant sa campagne. Pas de doute : c’est une véritable déferlante de libéralisme qui s’abat sur le pays.

Enfin… C’est un ouragan du point de vue d’une gauche qui frise l’apoplexie : avec la France Insoumise qui parle, en toute modération, d’« agression contre le Code du travail » et d’une généralisation de la précarité, un PCF (oui, ça existe encore !) qui évoque un « grand recul social » et « l’absolutisme libéral » de Macron, et un Parti Socialiste (ou ce qu’il en reste) qui pleurniche sur « un déséquilibre dans la relation entre les employeurs et les salariés » (à l’avantage de l’employeur, bien évidemment), on comprend que ces ordonnances déclenchent déjà de puissants prurits sur la couenne sensible des collectivistes et thuriféraires du tout-à-l’Etat dans lequel barbote le pays depuis plusieurs décennies.

Du reste, les spécimens collectivistes qui siègent à droite ont aussi des réactions épidermiques assez caractéristiques ; notons cependant que là où la gauche n’en peut déjà plus de voir certaines règles assouplies, le Front National semble s’inquiéter du trop grand pouvoir que vont récolter les syndicats avec la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branche.

Bref : chacun joue ici une partition qui ne surprendra personne. Et puis bon, c’est la rentrée, après tout ! Que serait-elle si elle n’avait pas en elle, comme à peu près toutes les rentrées précédentes, tous les germes de frétillantes confrontations sociales dont le pays a le secret ?

En réalité, sur le plan pratique, on constate qu’en fait de tempête de néolibéralisme turbo-capitaliste ultra-en faveur des patrons, on trouve surtout quelques ajustements objectivement nécessaires dans une sorte de ménagement chouchèvresque typique de la tendance globale : de petits pas, un peu timorés, dans une direction qu’on sait bonne (le rééquilibrage du Code du travail entre salariés et entrepreneurs) mais avec ce rythme si mesuré qui amène la France à faire ce que tous ses grands partenaires ont fait avant elle… il y a 20 à 40 ans.

On pourra ainsi apprécier à sa juste valeur l’assouplissement de certaines règles concernant la procédure générale de licenciement qui est, en France, l’une des plus complexes du monde occidental et qui donne, tous les jours, son lot de procès aux Prud’hommes et impose à chaque entrepreneur de réfléchir aussi longtemps que possible avant toute nouvelle embauche, qui se traduit souvent pour lui par un mariage forcé dont toute tentative de divorce lui coûtera très cher.

Dans les prochains jours, le monde des jacassants reviendra en détails (et lourdement) sur le plafonnement des indemnités prud’homales : il lui sera facile de s’appesantir sur tous les cas qu’il ne manquera pas de dénicher montrant à quel point ce plafonnement est à la fois inique, outrageusement favorable aux (méchants) patrons et un véritable recul social sans précédent.

Pourtant, si ce dernier enlève une partie de l’insécurité financière que toute nouvelle embauche entraînait jusqu’à présent, ce n’est à mes yeux pas le point le plus important ; en réalité, on devra apprécier à leur juste valeur d’autres articles, ceux qui réintroduisent le principe de bonne foi de l’employeur et lui permettent d’établir un licenciement correctement motivé sans créer un véritable champ de mine juridique pour l’entreprise.

En somme, sans être la révolution qu’on aurait pu attendre et dont le pays a véritablement besoin, on devra se contenter d’un toilettage bienvenu d’une partie du Code du travail, nettoyage qui réintroduit un peu de bon sens dans le contrat de travail. Il était temps.

Cependant, le plus dur n’est pas ce qui vient d’être fait, mais bien ce qui sera mis en place effectivement.

Et là, quelques soucis risquent de se faire jour…

D’une part, il va falloir savoir gérer les syndicats dont une partie s’est montrée ouvertement hostile à ces ordonnances et qui ne se priveront pas de le rappeler bruyamment dans les semaines à venir.

D’autre part, il va aussi falloir calmer le jeu des collectivistes (ceux de gauche avec les Zinsoumis, et ceux de droite avec les Frontistes) qui vont se sentir pousser des ailes en appelant vociférant à la rue ; pour eux, c’est évident, le Grand Souar semble à portée et moyennant quelques merguez-parties, une ou deux manifestations et leurs inévitables échauffourées, tout ceci devrait se terminer, comme souvent dans ce pays, par des chansons et un retrait de tout ce qui les gratouille un peu dans le texte.

Du reste, les plans sont déjà prêts (ils l’étaient bien avant que les textes complets soient connus ce qui donne une idée précise de la bonne foi de certains en la matière).

Mais bon : vu la violence des réactions de l’opposition s’opposant avec force opposition, pour le même prix, le gouvernement aurait pu y aller bien plus franchement et introduire beaucoup plus de souplesses dans ce qui reste, au départ, un contrat définissant une relation commerciale entre individus a priori doués de raison et qui a été, jusqu’à présent, consciencieusement vitrifié par des années de négociations syndicales à sens unique, d’abandons en rase campagne et de perte de repères flagrante.

En pratique, on aura les cris, les grincements de dents, les agressions olfactives de saucisses grillées sur les boulevards parisiens, les échauffourées et les débordements pour un aimable paquet d’ajustements que l’air du temps, une économie en déroute et 20 ans de retard sur l’Allemagne ont rendu indispensables.

Or, maintenant, pour le gouvernement Philippe et pour son patron derrière, il va falloir tenir bon. Comme l’ont amplement prouvé tant de leurs prédécesseurs, passer le texte de loi n’est pas, loin s’en faut, la partie la plus délicate. Le président l’a-t-il compris ? Peut-être si l’on tient compte du récent appel d’offre pour l’achat d’un gros paquet joufflu de grenades par la Gendarmerie et la Police nationales.

Malheureusement, ce n’est pas ce qu’on a observé depuis que le petit gars est arrivé au pouvoir. Ainsi, le retrait totalement piteux du projet de diminution des APL a donné un aperçu pathétique de la détermination et du courage réels que cette fine équipe semble capable de rassembler.

Prenons ce qui vient. Souhaitons le meilleur. Préparons-nous au pire.

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Commentaires259

  1. Le Gnôme

    Je trouve qu’il y a beaucoup de bruit pour peu de choses, quelques mesurettes qui n’allègent qu’à la marge un code du travail bien trop obèse.

  2. Bonsaï

    Je tiens à saluer l’initiative créative de Maître H16 :
    La mise en exergue de la France, en bleu sur le fond noir des autres pays européens nous permet d’apprécier les véritables dimensions de la France.
    Cela permet également de revenir à cette éternelle rivalité sur fond d’incompréhension entre les deux grands de l’Europe que sont l’Allemagne et la France…

      1. Dr Slump

        Oui, je note en effet l’éblouissante créativité cette carte, qui met l’extrême complexité des relations France-Allemagne à portée de compréhension de n’importe lequel de ces rustres philistins attardés de France (et de Genève) 😛

        1. Aristarkke

          Si vous voulez évoquer des rustres de chez Rustre, citez plutôt des béotiens que des philistins… De vrais paysans du Danube (parole de Grec 😉 )!!!

    1. bibi

      L’Allemagne n’a jamais été un rival de la France elle a toujours était un faire valoir.
      La rivalité sur fond d’incompréhension elle se situe entre le Royaume-Uni et la France.

      1. Pythagore

        Oui, je ne pense pas que l’Allemagne pense en terme de rivalité par rapport à d’autres pays si ce n’est peut-être la Russie.
        Après la seconde guerre mondiale, l’Allemagne n’a eu de cesse de se rattraper en se fixant pour objectif d’être économiquement fort.
        Les rivalités seraient plutôt en interne entre les régions.
        Je crois que la France est plutôt perçue comme un pays de culture, de savoir vivre, et avec un beau paysage propice aux vacances, mais sur pas sur qu’ils nous prennent comme un partenaire économique ou politique sérieux.

          1. Aristarkke

            Alors là Keko, tous les Grançais ne méritent pas cela… Quand tu vois le faible nombre de ceux qui arrivent encore à produire du vrai PIB, il y en a qui se surpassent pour trainer un volume très anormal d’ assistés…

                1. MichelC

                  En France traduire par Reform later
                  bref d’où le dort réforme, réforme endormie, propre au pays et qui le quitte jamais, sait-on jamais … 😉

                2. Aristarkke

                  Il y a eu aussi des envahisseurs semble-t-il, d’ Espagne puisqu’ils avaient des voitures ornées d’un prénom féminin espagnol : les dort y fort…

                  1. MichelC

                    1790 Quel bagou aurais-tu pris, si les railleux t’avaient coltiné avec six peignes dans ta profonde, et un dauffe sous ton frusque

                    Six peignes dans la profonde : il savaient parler à cette époque.

    2. Résistant Valaisan

      Les deux vrais rivaux, Bonsaï, sont l’Allemagne et la Grande Bretagne.
      La France ne fait que de jouer tantôt avec l’un, tantôt avec l’autre.

  3. Royaumont

    Bref, l’impression générale est « beaucoup de bruit pour rien ». On s’en doutait un peu.
    Les contraintes réglementaires et administratives ne baissent pas, le code du travail ne s’allège pas, le coût du travail n’est pas réduit, l’emprise de l’administration ne se relâche pas.
    On a l’impression d’un jeu du type « on disait que j’étais réformateur ». C’est un peu Austerlitz rejoué avec des playmobils et 10 soldats de chaque coté.
    La dramaturgie et les discours grandiloquents qui entourent ces ordonnances semblent soudain surjoués quand on voit le résultat.

      1. Royaumont

        C’est pousser la stupidité jusqu’à en faire un art ! Cela revient à ficher tous ceux qui achète de l’eau oxygénée, de l’acétone, de l’ammoniac ou de l’alcool à 90°… C’est à dire potentiellement tout le monde. Pour cibler les populations à risque (terroriste), ce n’est pas franchement discriminant.
        Ce semble n’être qu’un délire administratif de plus.

        1. Pheldge

          C’est purement cosmétique 😉 _a sert à rassurer la population et à lui faire croire qu’elle est , grâce à ça, plus en sécurité ! C’est la même idée que vigipirate/sentinelle/état d’urgence : combien d’attentats ont-ils été évités par la présence des militaires ? on ne peut le dire, par contre combien sont liés à cette présence, là, il suffit de compter les « attaques de déséquilibrés » …

          1. Vodkaman

            Je ne pense pas que les amendes prévues en cas de mauvaise tenue du registre que doit se farcir le commerçant ou en cas de non signalement d’achat suspect reste du domaine « cosmétique ». (1500 € quand même). Ce sera d’autant plus facile à faire passer, qu’il suffira de charger ces « salauds de commerçants »et les faire passer pour des profiteurs capitalistes irresponsables traîtres à la patrie et alliés des terroristes…

        2. Aristarkke

          Pour le TATP, il faut aussi un acide à choisir dans le trio chlorhydrique, nitrique ou sulfurique, tous aisés à trouver.
          On imagine bien qu’un terroriste voulant rester discret va aller acheter ces produits par petites doses cumulées dans un échantillon de magasins pour ne pas attirer l’attention par des quantités anormalement importantes…
          D’autant plus facile que ces loups solitaires agneaux inoffensifs et silencieux ont montré suite aux enquêtes qu’il se trouvait une escouade à leurs côtés…

        3. Aristarkke

          Vu l’efficacité du fichage « S » qui n’empêche pas de se faire renouveler son permis de détention d’armes…
          cela va trembler dans les rangs de Daesch…

        4. Pythagore

          L’eau oxygénée n’est telle pas utilisée pour blondir les cheveux ? Du coup va falloir ficher toutes les fausses blondes de France et de Navarre ?

          1. Vodkaman

            Oui et aussi les agriculteurs qui achètent des engrais et du gasoil.

            Le nitrate d’ammonium peut aussi le faire, tout comme les bouteilles de gaz…
            sans compter que la mode est à la collision piéton vs VTM

      2. Waren

        Ca promet avec un exemple tout bête: toutes les personnes qui ont une piscine utilisent le peroxyde d’hydrogène en cas de poussée d’algues; c’est bien plus efficace que le chlore choc.

        1. albundy17

          Plutot que le chlore choc hors de prix, suffit de coller un peu de javel.

          Javel qui devrait être également mis dans la liste des produits suce pets, il suffi de le bouillir pour obtenir le chlorate de soude

  4. Guillaume_rc

    Complètement hs, grâce au lien présent dans l »article, je découvre que France Soir existe encore.
    Je n’en reviens pas d’être surpris.

  5. Bonsaï

    Le Gnôme a raison ; le dresseur de marionnettes qui s’est emparé de la France commence par effectuer quelques mesures hygiéniques avant de se lancer dans les travaux d’Hercule, ou disons, de plus grande envergure.
    Je suppose qu’il a compris que s’il ne taillait pas dans le vif au tout début du mandat, il deviendrait beaucoup plus ardu de le faire par la suite. Par ailleurs il doit donner rapidement des gages à Merkel et à Bruxelles pour qu’on le considère comme un interlocuteur sérieux…

    1. Pat

      « qu’il a compris que s’il ne taillait pas dans le vif au tout début du mandat ». C’est ironique ? Ou vous pensez vraiment qu’il a l’intention de faire plus ?

      1. Mildred

        Pour l’instant, et à ce que j’ai compris, il a surtout taillé dans le vif des retraités ! Mais est-il normal de compter les retraités au nombre des vivants ?
        Il semblerait que non!

    2. Vassinhac

      En France, si l’on ne commence pas par les travaux d’Hercule, on ne fait rien. Comme vous le dites, ce quinquennat commence par « quelques mesures hygiéniques ». On connaît la suite : rien.

        1. BDC

          Y’a personne qui a sorti une blague sur Jupiter qui va se prendre une pluie d’astéroïdes, toussa ? C’est jamais drôle quand c’est moi.

            1. BDC

              C’est vrai ça Bibi, l’est pas très solaire notre tache, et puis l’Europe en satellite qui tourne autour j’y crois pas trop, trou noir, toussa …

            2. MichelC

              Pour l’instant, on a eu le droit à une bâche anale de taxes…
              Dionysos est satisfait de Jupiter 🙂
              La France en état de bacchanal … (égalitude)

          1. Pheldge

            Ah si, mais Jupiter, j’aurais plutôt causé de sa thurne, enfin de ses anaux … 😉
            Et tant qu’à rester dans le système solaire, on aurait aussi bien pu l’appeler Titan … ça jette, hein ?

            Et quand il éternue, on dit que p’Titan, tousse 😉

            1. BDC

              Donc Matthieu G. est saturne, qui est Brizitte alors ? Le satellite le plus proche, Io la génisse maîtresse de Zeus/Jupiter ? Certainement pas Callisto/callista 😉 .

              1. MichelC

                Ou Cénovice 🙂
                Miam maim en tartine… Pas au brie…
                C’était pour le petit arbre : s’il ne connait pas, que le grand cric me croque…

                    1. MichelC

                      Arbolito, oui, mais pas que… Et il va me falloir parler une langue proche du suisse allemand voire suisse néerlandais dans le but d’ajouter une autre nationalité. 3 ce serait pas mal… Oui, pour l’instant, il y a mieux que la Suisse. Je dirais même TSF car CPEF.

                      En conclusion : les petits pays sont toujours les meilleurs. Fuir les soit disant grands…

                    2. Pheldge

                      tu as bien raison, mon pauvre, d’ailleurs, si on lit whiskypedia, déjà cité ici, il ne faut plus boire que de l’alcool : l’eau, on ne peut plus s’y fier, même en Suisse, l’eau triche !

                    3. albundy17

                      « les petits pays sont toujours les meilleurs »

                      D’ou l’adage « grande nation, grandes douleurs »

  6. Pheldge

    Luttons Camarades, contre ces ordonnances iniques ! Albundy organise déjà la résistance : »Rendez-vous mardi 05 septembre (au Challenge à Angers, à 19h30) pour notre café repaire de rentrée qui tentera de faire le point sur les différentes résistances qui se mettent en place ici et là contre la politique gouvernementale. »

    1. patatrac

      Oui camarade ! Le code du travail est sacrifié aux intérêts du grand capital et des forces de l’argent. La zone Germinal est noire, c’est le résultat des privations de la classe ouvrière. La Suisse, qui est maintenant incluse dans l’espace européen crypto-capitaliste (!) est un bon exemple : le code du travail y est riquiqui, les employés soumis à des rythmes de travail délirants, presque 42h par semaine, des voix rapportent que ces employés seraient frappés par leurs supérieur avant de rejoindre leur poste de travail. Avec 3.5% de chômage, toute une génération y est sacrifiée. Voilà ce qui attend la France si elle cède aux sirènes de la dérégulation Macronienne. Heureusement, Chypre semble être en bleu et a donc rejoint le parti des forces de progrès que le monde nous envie.

      1. MichelC

        Et seulement 4 semaines de congés payés : quel scandale sandaleux ❗
        Et palsambleu, Chypre semble être en bleu parce Chypre chypre les économies de ces salauds de riches.

      2. sam player

        Les Baléares aussi ! Preuve que la société des loisirs vaincra…
        Il y a aussi une enclave de liberté entre la Turquie et la Bulgarie… Liliane, fais les valises !

          1. Black Mamba Warrior

            Lobotomie sera évité, elle est dans cette école privée depuis la maternelle et elle sait tous le « bien » que je pense de l’éducation en général et des éducateurs. L’année dernière, ils ont enfin compris qu’il ne fallait pas me déranger pour des broutilles. J’ai un humour très agressif et piquant « Mamba style ».

                1. Black Mamba Warrior

                  Oui, c’est beaucoup de tracas, même s’il est loin, il me faut résoudre pour lui les soucis administratifs. Parfois j’ai l’impression d’être son ange gardien incarné sur Terre pour cette vie, il est complètement sourd lorsqu’il s’agit d’écouter les conseils, ils sont pourtant simples et évidents.

  7. Pythagore

    « Que serait-elle si elle n’avait pas en elle, comme à peu près toutes les rentrées précédentes, tous les germes de frétillantes confrontations sociales dont le pays a le secret ? » 🙂
    Faut bien amuser la galerie, les jeux du cirques sous une autre forme.

    Le plafonnement des indemnités rendra le reste du code obsolète, car si je me souviens bien des chiffres, le plafonnement proposé correspond à peu près à ce qu’un salarié peut espérer dans le cadre d’un plan de départ volontaire avec bonus.
    Donc le pâtron proposera une indemnité de départ correspondant au montant que le salarié peut esperer gagner aux prud’hom, et le salarié n’aura pas d’interêt à porter plainte ni s’opposer au licenciement « à l’amiable » car il n’obtiendra pas plus.

  8. Mildred

    A la question : Macron tiendra-t-il ? La réponse est OUI puisque tout le monde à l’air d’accord que, soit ce sont de bonnes mesures, soit que ce ne devrait être qu’un début ! Et ce ne sont pas ces misérables des Insoumis ou du FN qui pourront y changer quoi que ce soit !

    1. Calvin

      La stratégie des Insoumis est décryptée dans le billet de Nathalie MP (douce maîtresse d’une rentrée « à la con »!).
      À lire pour se rendra compte que toute résistance aux ordonnances sera futile, voire très futile…

      @ leblogdenathaliemp.com/2017/09/01/klur-gloo-et-politique-a-la-con-codedutravail/

  9. MichelC

    Bah, s’il ne tenait pas et baissait son froc, il n’y aura plus qu’à faire appel à Nut & Yahoo, il sait faire avec les gens du palais syrien… La douceur innée…

  10. Calvin

    Le drame, c’est que cette phase reste très limitée et mesurée. Nous sommes loin du choc nécessaire pour redresser les fondamentaux économiques.
    Ce ne sera pas suffisant pour générer de la croissance intrinsèque. Nous dépendrons des aléas mondiaux et européens.
    Si la croissance frémit, on aura peut-être d’autres avancées sur le plan du travail (au pire sous Macron II).
    Si la croissance est perturbée par un environnement faible, il y aura retrait et retour en arrière. Quel courage de la part des Français…

  11. sam player

    A propos de code du travail j’avais un membre de ma famille qui en avait un peu ras le bol d’avoir un chef complètement incompétent et qui a un jour claqué la porte de son bureau… non sans avoir débarrasser prestement le bureau de son interlocuteur… ouais on est un peu sanguin dans la famille…

    S’en ait suivi 1 mois après (!) une LRAR d’avertissement parlant juste du claquage de porte (le reste ça aurait fait tâche dans le dossier du directeur).

    Avec mes conseils opportuns, je lui ai fait rédiger une lettre en réponse reprenant tous les manquements aux procédures et les malversations de stock du dit directeur… tout en citant en final le mot « harcèlement » sachant que ce mot allait faire bouger les lignes…

    P’tain, 3 jours après le RH national était là ! Si vous voulez un départ négocié, y a qu’un mot à dire, celui-là…

    1. Flaghenheimer

      Soyez indulgente Lady B, la rentrée est dans une semaine.
      D’ici là vous pourriez peut-être lui passer votre cahier de vacances…

  12. kekoresin

    Pour une fois, ça va dans le bon sens. Reste le problème d’instabilité fiscale et normative. Le chef d’entreprise restera méfiant à juste titre des ballottements incessants, au gré des successions d’idéologues au pouvoir.

    Quant à l’opposition, on reste dans le schéma du couinement par principe, avec une illégitimité pour certains qui n’ont rien fait ou alors n’importe quoi.

    Grande surprise quand même de la part de certains syndicats qui semblent accepter la chose sans pleurer des larmes de sang. Bon, pour la CGT et les Chavistes, rien de neuf sous le soleil. J’avoue que sur ce coup, la manœuvre est habile.

    1. Lark on the Wing

      Par quoi l’on voit que Lord Keynes pratiquait, outre ses copains du Bloomsbury, le sapeur Camember, dont j’ignorais qu’il pratiquât, lui aussi….

      Ceci dit, je me demande ce qui figurerait comme instructions, si elles étaient signées Hayek….

  13. Val

    C’est bizarre je n’aurais pas utilisé le bleu comme couleur pour la France . Mais bon après réflexion, ça le fait quand même puisque chez nous il n’y a aucune différence entre le bleu le rouge et le rose . Après je m’interroge , en est-on arrivés là parce que : A- les politiques sont daltoniens, B- les journalistes sont daltoniens (sauf C Barbier), C- Macron a décidé d’abolir les couleurs D- La réponse D ?

    1. Aristarkke

      Moi, j’ aurais mis du jaune, couleur riante qui aurait tranché sans mal sur ces espaces noirs infinis sans espoirs, dans lesquels règnent la liberté et la concurrence, toutes choses qu’il convient évidemment d’ encadrer sévèrement …

          1. Aristarkke

            S’il fallait en arriver à employer ces initiales plutôt osées en sous-entendu, pour se faire sucrer un commentaire sur CP, heureux seraient de nombreux lecteurs d’y pouvoir ajouter le leur.

            Outre qu’il ya des articles qui ne proposent pas d’accès à un onglet « commentaires », le fait de n’avoir même pas compris ce qui avait pu valoir à certains des miens de disparaître (en dehors de l’auteur Thermeau où j’avais aussi contesté le Maître dans sa biographie à charge de certain personnage historique) fait que je me dispense totalement de participer et que je ne fréquente plus ce site que parce que c’est le seul généraliste du mouvement libéral, en gratuité d’accès.

              1. Aristarkke

                Merci pour cette précision, Sam. Testé céans. Si je pétunais, en griller une le temps que la chevillette soit chue serait le minimum du délai de grâce. Seulement voilà, je ne pétune point et ma patience estoit à cette aune.

            1. Lark on the Wing

              @Harry :
              « c’est le seul généraliste du mouvement libéral, en gratuité d’accès. »

              En effet, c’était hier dans Autun, la fête du « patron » de la cité, la « Saint Ladre »…. tout à fait en ligne avec le monologue d’Harpagon, récemment reformaté…

              PS : Saint « Ladre » est la déformation vernaculaire du « Lazare » de l’
              Evangile, dont une relique serait conservée précieusement en la cathédrale éduenne.

  14. MichelC

    Pour l’heure, le président, c’est monsieur 170 :
    170 = 100+60+10 soit :
    – 100% du PIB en dette … …
    – 60% part de l’état au PIB
    – 10% de chômeurs

    Ces mesures vont diminuer l’accélération du déficit, de pourquoi pas 1%, mais comme les coupes dans les dépenses trainent, que les taxes giclent vers le haut (CSG, carburants, normes écolo-bobo-socialotes), la croissance apparente va se « rétablir » avant de s’effondrer après la période d’incubation, et aucune de ces lumières n’y comprendra rien.

    S’il cède sur quoi que ce soit, on aura monsieur 180, ou plus, à la fin du quinquennat.

  15. Lark on the Wing

    Le Roy qui, depuis son sacre du Louvre, restoit taisant, et tenoit pour rien la canaille qui l’avoit porté au trône, venait de connaître que sa faveur estoit fort écornée dans l’opinion publicque, et que les suffrages des bourgeois fortunés, qui le soutenoient encore, n’y suffiroient pas…

    Les gazettes, tant écrivassières que babillantes, estoient crêtées de dépit de se voir tenues en lisière, au bébéfice d’un favori ou l’autre, extrait de leurs rangs, et aussitôt débellé aux yeux de leurs confrères : le général sentiment estoit que la corporation en son ensemble sembloit bien mal remerciée d’avoir si unaniment concouru au succès des armes royales, et que la brigue de quelque plat courtisan plaisoit davantage au Roy que les mérites les plus éclatants.

    Le Nazerolle laissoit percer par d’acides paroles son désappointement et sa dure amertume, plusieurs journaleux de moindre gloire se répandoient en mocqueries encore discrètes quant aux mésaises royales, et jusque là que le marquis du Hamel, si traditionnellement adonné au los de Sa Majesté, branloit dans le manche, et admettoit avec sourire aigre et ton doctoral que oncque ne vit pareillement percer l’automne sous le premier vernal d’un règne commençant.

    Quelques-uns dans les étranges lucarnes convenoient, s’en délectant tout en paraissant le déplorer, que les premiers actes du règne n’étaient pas heureux, en ce sens que la mâle chance s’attachoit aux pas du Roy : après le Maréchal Ferrand, le Baille-Roue, la Pénicaude – et plusieurs aventures mal dégrossies comme cette Cafre mordeuse de taxi, ou cette autre aux SMS de merveille – et tandis que se mitonnoient quelques Ordonnances de Septembre, auprès desquelles celles d’un Juillet ancien risquoient d’apparaître comme Glorieuses, un coup inattendu fut porté, traversant la tentative de rétablissement du crédit royal.

    L’évènement estoit aussi tragique que ridicule : un Barbaresque, rallié au Roy en quittant le parti des Frustrés Malcontents, et chevauchant son escoutaire, ne trouva pas mieux que de décerveler un de ses anciens amis politiqueurs, en lui portant dessus la tête deux coups de son heaume.

    Vainement seroit-il prétendu, pour établir la provocation et justifier le décervelage, que la victime auroit proféré la honteuse insulte de « Sarrazin crotté », tant il est patent, que nonobstant les traditions homériques des combats singuliers, un Frustré-Malcontent ne saurait – par quintessence – user de termes malsonnants envers les Minorités Risibles… c’est du moins ce qu’avança un de ses compaings.

    On attend maintenant la réaction du barbier du Roy, le Brunehaut du Pititrogé, ancien gazettier, passé à la pommade, lequel vient d’accéder à l’office de Porte-Parlotte Royal, en survivance du Castagnière, qui estoit trop rustique. Ce Brunehaut devroit être à son affaire, lui qui trouvoit « formidable », dans le Zobservateur, qu’un jour, avant la fin du siècle, Mohamed ou Ahmed ou Rachid devînt Roy….

    Lors et dans cette attente de la Légende du Siècle, il vint à l’esprit fertile de M. de Créqui de surnommer le Barbaresque dont s’agit : « l’Aigle du Casque »…

        1. Lark on the Wing

          Il appert – aux dires souvent aventurés du Bastard d’Estarque – que j’aurois misnommé le marquis du Hamel. Ne voulant pas me mettre dans le cas d’en recevoir un cartel, j’ai prié M. d’Hozier de me fixer sur ce… pundonor….

          Il s’est alors avéré qu’il convenoit de dire « le marquis Alun de Le Hamel ». J’ignorois le nom de baptême du marquis, fort ironique pour ce noble homme sans doute émétique à dose forte, mais si peu astringent à la vue de tout nouveau gromiquereau mou.

          Le Bastard estoit donc dans le juste, mais M. de Créqui suggéra plaisamment que l’Estarque, au lieu de jouer au magister, feroit mieux de s’appliquer à lui-même sa proverbiale minutie, et renommer son carrosse : « De Le Cateau »…

              1. BDC

                Marquis c’est pas un peu trop élevé pour ce laquais ? De Le Cateau, Fiat luxe comme dit mon bon Maître. Il me semble qu’il y a une chaussée Brunehaut qui passe non loin de Le Cateau (59). C’est le berceau de Matisse, ça craint, on parlait justement de la perte de culture, chez les artistes aussi, jugez plutôt « L’importance d’un peintre se mesure à la quantité de nouveaux signes qu’il aura introduit dans le langage plastique. »

                1. Lark on the Wing

                  Il y a « marquis » et « marquis », chère amie… le « vieux » marquis tenait pour le Roy une zone frontière, une « marche » : j’ai un vieil ami ainsi titré, comme descendant d’un Ecossais de la guerre de Cent Ans, à qui Sa Majesté avait confié le défense du fief ligérien dont il porte le nom, contre les incursions anglo-bourguignonnes.

                  Cette origine écossaise garantissait une fidélité qui n’était pas forcément l’apanage d’un Gascon armagnac..

                  Il y eut ensuite ces « petits marquis », moqués par Moliere entre autres, qui n’étaient que des courtisans poudrés, s’approchant de la condition de domestique de haut parage : il faut toutefois reconnaître qu’ils savaient aussi mourir à la guerre, même en dentelles.

                  Pour ce qui est de celui évoqué, il n’y a aucun doute quant à la livrée qu’il porte…

            1. BDC

              Et « événement », puisque c’est tout récemment que l’imprimerie nationale dispose de suffisamment de caractères « e » à l’accent grave …

          1. Pheldge

            HB, ton M. d’Hozier, c’est pas un pote à M. d’Hollande, que il a écrit d’échansson avec ? je pense à l’immortel hymne aux albinos alpins :  » Richard, albi d’Isère »* … 😉

            * titre magistralement adapté en français (et donc en suisse partiellement ) par Cloclo comme une ode aux produits laitiers fermiers : « Jatte, en grès » ! 😀

    1. MichelC

      Joli 🙂

      Ah messire de Créqui, estoit sis rue de Créqui dans la cité de sire de Gondebaud.

      Chiou Chevallier estoy preux et de bon renom
      Doutable et qui portoy de Creki le surnom.
      Pour sie compaigne avoye espeusie une femme
      En cheile meisme année, qu’estoy fort belle dame…
      « Giou te jure ma mie ameur et feyaulteye. »
      Sy li prendant sie main s’en anniau li a osteye
      Soudain l’ayant rompu et mis en deux parties
      Sy li en bailla eune et vuardia le moitié…

      Gondebaud d’ou :

      La « loi Gombette » ou « Lex Burgundionum » inspirée des valeurs chrétiennes et de la loi romaine, est rédigée et mise en place par Gondebaud dans le but d’unifier son royaume. Les Gallo-Romains sont, de leur côté, régis par la « Lex Romania Burgundionum ». Ces lois permettent aux deux entités de conserver leurs juges et les lois qui ne sont pas modifiées par la loi Gombette. Elle permet, entre autres, les mariages mixtes, le partage des terres, l’entrée dans l’armée, le respect des religions, et régissent l’ordre social.

      Des libéraux avant l’heure 🙂

      1. Pheldge

        je suppose que par « mariages mixtes » tu entends mariages entre personnes de genres distincts ! ils étaient donc très en avance et Taubira n’a fait que copier 😉

        1. MichelC

          Non, elle n’a fait que singer Gondebaud… :mrgreen:
          Leurs créations socialistes ne sont en fait que des répétitions du passé.
          Par mariages mixtes, il devait s’agir de religion. C’était un progrès de la liberté, liberté qui a été rognée par après jusque dans les années 1900.
          Et quand on voit certains bigots en turcbannés, cela craint pour le futur.

          1. Pheldge

            mes braves amis, « mariage mixtes » et « religion » ça frôle l’oxymore ! soit les mariés n’ont qu’un mariage civil, soit, l’un des époux prend la religion de l’autre … Point !

    2. sam player

       » …un Barbaresque, rallié au Roy en quittant le parti des Frustrés Malcontents, et chevauchant son escoutaire, ne trouva pas mieux que de décerveler un de ses anciens amis politiqueurs, en lui portant dessus la tête deux coups de son heaume. »

      :mrgreen:

  16. Royaumont

    Je ne cuide point que les édits de Septembre soient de nature à éveiller des ardeurs chez de nouveaux septembriseurs, tant il est vrai que les royales volontés sont de peu de porté. Sa jeune majesté rêvait d’un édit de Nantes pour le labeur de ses sujets, ce ne sera pas même un édit de Saint-Germain dans ses effets.
    Nos montagnards en sont pour leur frais, il n’y a pas là de quoi dresser des barricades.

    1. Le Gnôme

      Un petit sénatus consulte de notre Louis Napoléon fera de l’extinction du paupérisme une réalité. Il sera obligatoire de l’éteindre après 23 heures.

                  1. Aristarkke

                    Il se donne sans mal la posture du courageux tombant du lit à l’ aurore (aux doigts de rosse ?), alors que c’est le décalage horaire de son île infestée de doux sauvages qui lui procure cet avantage apparent… Deux heures minimum, trois dans les grands moments…

                    1. MichelC

                      05:06, c’est le l’heure de le Bel ‘appel à mosquée, plus le temps de se lever… et de pisser… C’est aussi l’heure des moustiques…

                    2. BDC

                      Sans tricher Milord, quand l’aurore aux doigts de rose, ça je sais que c’est d’Homère ! (En revanche me souviens plus si j’ai lu l’Iliade ou l’Odyssée, pas par l’EdNat en tous cas 😀 )

                  1. BDC

                    Et Pheldge 9h57, j’ai repéré le poème Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage, mais je ne me souvenais plus de l’auteur, j’aurais dû deviner !

                    1. Pheldge

                      « ou comme cestuy-là qui conquit la toison … » vers dédicacé à RPS
                      « Et puis l’a retournée, plein d’usage et raison,
                      lui fumer la cheminée, et en quelle position … »
                      ça , je vous laisse deviner pour qui ce fut écrit 😉

                    2. Pheldge

                      @ BDC 14 h 21 : comment ça « Et Pheldge ! » sont-ce là des manières ? les sœurs du couvent ne vous ont-elles rien enseigné ?

                  1. Lark on the Wing

                    Je treuve quand même que le Pheldge, en dépit de ses irrépressibles obsessions sexuelles, potentialisées par un goût morbide pour les calembours nullissimes, possède une culture, plutôt rare chez les non-littéraires.

                    Je dis cela sans condescendance, mon expérience m’autorisant à le dire, ayant fréquenté depuis les années 70 nombre de médecins, pharmaciens, ingénieurs sortis des meilleures écoles, et autres sordides matheux…

                    1. Bonsaï

                      Il est vrai que notre barde se singularise par sa grande culture autant que par son esprit alerte. Il sème ses partitions et autres calembours comme autant de petits trésors à déchiffrer…

                    2. Lark on the Wing

                      Alors quoi ? ma provoc’ ne cause point de révolte chez les scientifiques ? chuis déçu….

                      D’un autre côté, ayant bien connu la génération de mes grand-pères et père, je dois avouer que ces gens disparus, ou en voie de plonger dans l’Eternité, avaient quasiment tous une culture solide laquelle, sauf exception, ne se retrouve plus chez mes contemporains nés après… 1970, disons…

                      Quant à ceux nés après 1990, là, c’est un désert de Gobi culturel… Il suffit de lire la presse ou d’écouter la radio (je ne parle pas même de la TV, à plus forte raison) : le 30 août, un des titres du Figaro.Fr, c’était

                      « Un maul de « ministres de gauche» en gestation »…

                      il a fallu presque 24 heures pour corriger l’énormité… « Maul zu » quoi…

                      Aujourd’hui, sur le Huff Post du 31/8, je découvre que les journaleux ont été incapables de comprendre l’ironie des paroles d’un flic s’adressant à une « liberal » blanche et parano : ils ont pris sa déclaration au premier degré :

                      huffingtonpost.fr/2017/08/31/on-ne-tue-que-les-noirs-leffrayant-argument-dun-policier-lors-dun-controle_a_23192426/

                      C’est du Sinclair, niveau Nabilla…

                    3. René-Pierre Samary

                      Oui, le degré zéro.
                      Mais puisque tu parles de Nabilla, histoire qui m’a été rapportée. Elle prend un vol intercontinental, et arrivant aux states, s’exclame : D’où je suis partie, il y avait la lune. Et ici aussi, il y a la lune !
                      On dit « conne comme la lune ». C’est vraiment insulter Séléné, compagne fidèle de nos nuits.

                    4. BDC

                      Milord, je suis d’accord avec vous, mais pour nuancer la discussion, n’y aurait-il pas un biais lié à l’âge/ancienneté, ainsi qu’à la baisse de la valeur des diplômes ? Par exemple, peut-on vraiment comparer un instit’ formé avant 68 qui est octogénaire aujourd’hui, à un instit’ de 25 ans sorti d’un bac + 4 en géographie ?
                      BDC, sordide matheuse née bien après 1970 😉

                    5. Lark on the Wing

                      @BDC : il y a des exceptions, et il faut bien sûr nuancer toute affirmation de portée générale, mais le fond reste vrai : la déculturation est immense, à tous les niveaux…

                      A propos des « exceptions », et pour éviter d’être trop sérieux – puisqu’il est poli d’être gai – il me revient une histoire que je crois authentique, pour avoir connu des insulaires de ce type, genre John Bull obtus.

                      Frances Burney était une femme écrivain, de la même période que ma chère Jane Austen (dont c’est le 200° anniversaire de la mort).

                      Miss Burney avait épousé un émigré français, le général Alexandre d’Arblay, en compagnie duquel elle se trouvait, lors d’un dîner. Un convive proposa un toast aux Français présents, et tous se levèrent pour le porter, sauf un lord grincheux qui s’exclama : « je ne bois pas avec les Français, ce sont tous des coquins, et je ne fais pas d’exceptions ! ».

                      Sur quoi d’Arblay se leva à son tour, et porta un toast aux Anglais en disant : « je bois aux Anglais, car ce sont tous des gentlemen : mais je fais des exception ! ».

                      Touchant Fanny elle-même : elle vécut plusieurs années en France avec son époux, et y fut opérée par Larrey d’un cancer du sein, sans anesthésie naturellement…

                      La description fait frémir :
                      en.wikipedia.org/wiki/Frances_Burney#Life_in_France:_revolution_and_mastectomy

                      Dans un autre registre, petit morceau en forme… de vives douleurs :
                      youtube.com/watch?v=yAfUUgg25_U&ytbChannel=null

                    6. Pheldge

                      @ Aristarkke12 h 53 : « Tu fréquentais déjà des Syriens », oui, et même leurs Saints … les fameux Saints Syriens ! 😀

                    7. sam player

                      Pheldge, t’as déjà envisagé le suicide ?
                      Un vrai hein, pas celui qui se produit à presque chacun de tes commentaires 😀

                    8. BDC

                      Bande de jaloux ! Moi il me fait rire Pheldge. Occupe-toi plutôt de Milord, d’où il connaît ce genre de choses ? C’est troublant et inquiétant, mais j’espère bien finir comme lui, j’aime bien épater mes p’tits jeunes ! 😀

                    9. Pheldge

                      @ Ze HB 13 h 27 : bien que flatté par ta remarque élogieuse de 11 h 51, je reconnais que par rapport à la génération paternelle, il y avait déjà une différence : ils étudiaient Latin & Grec, moi je n’ai fait que Latin, et je n’ai pas lu au Lycée, le quart de ce qu’ils ont dû lire …
                      Et le fait de fréquenter, même virtuellement, des personnes qui réfléchissent, posent des questions, s’exprimant en respectant grammaire et syntaxe, aide à ne pas se laisser abrutir par la bêtise ambiante trop répandue sur le Net.

                    10. Bonsaï

                      La qualité de l’enseignement français était incontestablement bien supérieure à ce qu’elle est devenue de nos jours. J’ai pu en juger personnellement lors des voyages de mon père, qui travaillait alors pour les Nations Unies.
                      Et même si les classes étaient souvent assez nombreuses, les profs correspondaient tous à des standards très élevés aussi bien en mathématiques qu’en langues anciennes (latin, grec). Et selon moi, c’est surtout ce dernier point qui contribue avantageusement au développement de l’esprit analytique de l’étudiant ainsi que de ses facultés créatives.

                    11. Pythagore

                      Cher L on the W,

                      tout est question de savoir ce que l’on appelle culture. Céline et Baudelaire sont au littéraire ce que Einstein, Pasteur et Marie-Curie sont au scientifique, il est donc probablement exact de penser que les scientifiques ne disposent pas de la culture littéraire d’un littéraire, mais il y a malgré tt souvent un verni, alors que la culture scientifique d’un littéraire, elle tient souvent du néant.
                      Par ailleurs, si vous élevez Simone de Beauvoir et son acolite JP au rang de culture, permettez moins de me réjouir de mon inculture, car ces deux là ont probablement plus fait de mal que de bien.
                      Enfin connaitre bcp d’auteurs et avoir bcp lu ne veut pas dire nécessairement avoir une capacité à raisonner, au pragmatisme et au bon sens, cf Flop Joene et bien d’autres.
                      Qd à la culture des plus jeunes, lorsque l’on élève un type qui fait des gros chiens rose bonbon en X8Cr17 au rang d’artiste culte*, il ne faut s’étonner de l’inculture de ces générations fort des gouts déviants de leurs aïeux pour les toutous géants roses en acier.

                      *Jeff Koons

                    12. Lark on the Wing

                      @Pythagore : aah ! enfin une réaction de « scientifique » piqué ! bon, on ne va pas faire de la philo de Terminale. Chacun comprend ce que je voulais signifier, au reste…

                      Pour ma part, en dernière analyse, la Culture (et je ne crains pas le grand « C ») c’est ce qui permet à l’Honnête Homme, au sens du XVII° siècle, de (tenter de) comprendre le monde dans lequel le hasard l’a fait arriver.

                      En tant que rhéteur – juriste et littéraire, pour mon cas personnel – j’ai pourtant des lueurs nombreuses (vulgarisation, certes) sur les matières scientifiques, et j’essaie de me maintenir en informatique pour ne pas me sentir trop isolé en ce siècle « numérique ».

                      A l’inverse, je connais des scientifiques tellement spécialisés – le fils quadragénaire d’un ami chirurgien, par exemple, physicien tellement « pointu » que son père me disait qu’il doit y avoir une vingtaine de personnes en tout, capables, en France, de comprendre ce qu’il fait – qui vivent dans leur époque, sans plus aucun contact avec le passé, lequel détermine pourtant l’avenir, et notamment le leur.

                      Il m’arrive parfois, dans certaines conversations, d’évoquer des évènements historiques qui n’ont rien d’anecdotiques ou de lointains, mais qui laissent béants mes jeunes – et moins jeunes – interlocuteurs : et nous en sommes effarés, réciproquement….

                      Si j’étais complotiste, et à voir l’innocence de la plupart des citoyens (téléspectateurs) devant les manipulations éhontées de quelques épisodes récents, je me dirais que le désastre éducatif que nous connaissons depuis une génération et davantage n’est pas tout à fait fortuit….

                      Et en ce qui concerne ce Jeff Koons, que tu traînes sur les claies justifiées de ta réprobation, j’ai découvert avec un bonheur amusé qu’il investit, pour son plaisir personnel, l’argent obtenu des gogos, privés comme publics, dans l’acquisition de tableaux de maîtres anciens, comme Poussin, Memling, Fragonard ou même Courbet voire Magritte…

                      On peut voir là une sorte d’apologue très moral : Koons est un homme de culture authentique, qui vend de l’orviétan aux imbéciles pour s’offrir des chefs d’œuvre du passé.

                      Et quand ceux qui devraient dénoncer l’imposture y applaudissent au contraire, et (dé)forment le goût des pantins naïfs dont ils ont la charge, j’en suis navré, certes, mais il y a là quelque chose de darwinien, du genre d’un « Mort aux Cons » élitiste…

                    13. « Koons est un homme de culture authentique, qui vend de l’orviétan aux imbéciles pour s’offrir des chefs d’œuvre du passé »
                      Je trouve cette description assez juste 🙂

            1. Lark on the Wing

              @BDC : « Sans tricher Milord, quand l’aurore aux doigts de rose, ça je sais que c’est d’Homère ! (En revanche me souviens plus si j’ai lu l’Iliade ou l’Odyssée, pas par l’EdNat en tous cas »….

              Est-il rien sans elle de beau ?
              La Rose embellit toutes choses,
              Venus de Roses a la peau,
              Et l’Aurore a les doigts de Roses,
              Et le front le Soleil nouveau.

              1. BDC

                Mais quel copieur ce Ronsard !!! C’est Homère le prem’s d’abord, namého ! À qui pensait donc notre Ancêtre, lui qui a (bien) connu les 2 ? 😉

              2. MichelC

                Les gens du Monde 1827

                Faut-il que sur le front d’un gibier de galère,
                Brille de la vertu le sacré caractère,
                Et ne devrait-on pas à des signes certains
                Reconnaître le cœur des scélérats coquins.

            2. Pythagore

              @L on the W / 2 sept 22h42
              🙂 j’ai un peu forcé le trait.

              Je n’ai rien contre J. Koon, chacun son art, et si son inspiration l’amène à fabriquer des toutous géants, pourquoi pas, je trouve ca rigolo, ce serait plus contre ceux qui l’encensent et intellectualisent que j’ai une dent. Effectivement vendre un toutou à 52MUSD pour acheter des toiles de maitre, quel génie ! (« There are five original Balloon Dog Orange Sculptures creates, and one of them broke all the records. In November 2013, it was sold for $52,000,000!!! The piece has become the most expensive piece of art by a living artist »).

              Pour ce qui est de la culture, je dois avouer que je ne partage que modérément l’adage répété par un certain nombre de politiques qui voudrait que la culture nous sorte de la mouise. Certes l’histoire est importante pour l’avenir, mais les récits sont tellement souvent biaisés et incomplet. Un exemple concret: pendant un tps j’aimais lire des biographies, e.g. Roosevelt, ou on y apprenait, qu’avant la 2snde guerre mondiale, il y avait également aux US un certain antisémitisme, ce qui explique entre autre l’entrée tardive des US ds le conflit. Jamais entendu en cours d’histoire, et probablement pas politiquement correct.

              Connaitre les dates et l’histoire ne veut pas dire être capable de raisonner et relier les événements entre eux, identifier causes et conséquences.

              Par ailleurs il y avait des peuplades primitives qui étaient tout à fait pacifique et ils n’avaient pas d’écrit ni d’histoire, mais probablement des coutumes et une tradition de la transmission orale très forte, chose que nous avons délégué à l’ed nat, avec le succès que l’on sait.
              Au fond j’ai l’impression que tout le monde est devenu consumériste, dans la formation également, on apprend ce qu’on explique sans grand esprit critique. Il s’agit plus d’une accumulation de savoirs que d’un apprentissage de la raison.

              Ton intérêt pour l’informatique montre une certaine curiosité intellectuelle qu’il me manque chez bcp de gens.

  17. Lark on the Wing

    Hmmm ? et la « base », si les « chefs » sont en accord ou quasi avec les Ordonnances ? et nos habituels « Emouveurs du Commun », genre Insoumis, Antifas et autres ? vont-ils rester inertes ?…

    Je ne serois guère étonné, si quelque « commotion populaire » venait agiter la Rentrée… encore un peu de Pop-Quorn, mon cher Pytchley ? Tally-ho !

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Dans nos bureaux, lesdits décrets n’ont guère de résonance, personne ne s’en émeut. Il y aura bien quelques tentatives d’agitation, mais de peu de portée. Les cabochards en seront pour leur frais.

  18. Theo31

    Le code du travail, c’est trois mille pages mais c’est surtout huit millions de chômeurs en CDI. Mais ça ne dérange pas les socialistes puisque c’est le but inavoué d’avoir des pauvres soumis à l’état.

  19. Mildred

    Pourquoi faudrait-i finalement se préparer au pire ?
    Le PS est mort. Les LR sont occupés à se faire une guerre sans merci dont ils ne se remettront pas. Les Zinsoumis et les Frontistes c’est de la roupie de sansonnet. Saluons les journalistes, qui eux, ont réussi à faire leur union. Union sacrée, aurais-je tendance à écrire ! Quel plaisir délicat et quel soulagement de constater que tous, ceux de l’Obs et ceux du Figaro, ceux du Monde et ceux du Point, ceux de l’Express et ceux de Marianne, tous sont d’accord pour chanter en chœur les louanges du gouvernement Philippe, de son « patron derrière ».
    Il n’est que de les lire : « Les cinq ordonnances présentées par Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, vont simplifier le Code du travail dans le but affiché de mettre fin au chômage de masse. »
    Il suffit d’y croire ! Est-ce trop demander ?

    1. Lark on the Wing

      C’était pour M. le Bastard d’Estarques… hein ?…. le Beau Dunois ne se grattait pas, lui, pour se targuer d’être le Bastard d’Orléans…

  20. KRIER

    Je n’ai rien lu sur le retrait du projet de diminution des APL. Le grand chef a dit que s’était une connerie monstre, mais le premier ministre semble persister…

  21. zelectron

    Chef d’œuvre d’hypocrisie !
    – le nœud coulant vient d’être légèrement desserré mais il est toujours en place et un coup de pied dans la chaise suffit à asphyxier l’entreprise pour la faire passer de vie à trépas.

  22. René-Pierre Samary

    @ Pythagore
    « alors que la culture scientifique d’un littéraire, elle tient souvent du néant »
    Ce « néant » du littéraire tient à la pauvreté de la philosophie, en France.
    Revel souligne, dans « La Cabale des Dévots », cette ignorance ou ce dédain de la part du monde philosophique, qui respire à pleins poumons dans l’éther des idées, peut-être trouvant le réel (scientifique) trop terre-à-terre ; ou trop pénible à suivre, tant la science va vite, en particulier les sciences naturelles. Les philosophes sont devenus des croyants, prenant « en considération non point la force des preuves ou le poids des faits (…), mais le caractère désirable ou indésirable des conclusions qu’ils comportent par rapport à la prospérité d’une théorie, ou d’une manière de penser, ou de sentir, auxquelles on tient ».
    Ce dédain, refus de la science de la part des littéraires comporte des exceptions. Celle de Houellebecq me vient à l’esprit, Houllebecq qui joue de spéculations scientistes dans ses romans, y introduisant de la sociologie ou de la génétique.
    Je pense que le roman est le cadre idéal pour suggérer sans devoir prouver. « Sans doute est-ce le seul moyen de représenter sans démontrer. L’écriture romanesque ne vise pas l’exhaustivité, comme le dit Claude Dantzig (Pourquoi lire). Elle permet ce qu’interdit un essai. Elle autorise le scandaleux. » En même temps, la science peut être une source d’inspiration indirecte pour le romancier. La science la plus prometteuse à cet égard est la génétique : est-ce nouveau ? Zola, dans les Rougon-Macquart, est inspiré par les thèses de son temps sur l’hérédité.
    Le dédain des littéraires pour la science est particulièrement frappant s’il s’agit des sciences humaines, et plus largement des sciences du Vivant. Mais cela se comprend, si l’on prend en considération l’air du temps et les interdits qui s’y attachent. Comment oses-tu écrire des choses pareilles ? s’indignait une professionnelle de l’édition à qui j’avais donné à lire mes médiocres écrits. Pensez donc ! Immigration, sexisme, gynocratie en marche, j’attaquais tous les tabous…

    1. Bonsaï

      Je n’avais pas vu cet intéressant commentaire.
      A cette heure tardive je ne vais pas développer longtemps sur le sujet, sinon pour dire qu’aujourd’hui il y a du nouveau grain à moudre pour la philosophie, et même du très bon grain à profusion ! En effet, avec l’avènement de la physique quantique, les passionnés (dont je suis) ne sont pas près de finir d’en explorer les contours et les failles…

    2. Pythagore

      @RPS: merci pour vos références et d’illustrer mes propos avec plus de brio que je ne saurais le faire.

      C’est que la démarche scientifique est laborieuse, complexe, systématique et ennuyeuse, et laisse peu de place aux idéologies, alors qu’assembler des mots au gré de l’esprit, et tenir des grands discours probablement nés dans les vapeurs de l’opium, c’est plus jouissif, un peu comme micron.

      Ah! ben zut, moi qui croyais que le sensationnel faisait vendre. Probablement faut-il avoir atteint le statut d’un Michel Houellebecq pour avoir le droit de publier des propos allant contre la bienpensânce.
      En fait, plus j’observe et plus j’ai l’impression qu’il vaut mieux avoir une bonne ligne marketing plutôt que bcp de talent et d’idées, c’est plus vendeur.

      PS: j’ai eu l’occasion de voir Michel Houellebecq interviewé en live après une projection cinema. On aurait dit un clodo, manquait plus que le trottoir et la petite pancarte (Messiou Dame, j’ai 3 enfants, pas de toit,…).

      1. René-Pierre Samary

        Houellebecq la joue Céline… L’alcool en plus (LFC ne buvait pas, ne se droguait pas, sinon aux mots).
        Pour continuer sur le thème sciences/arts, il est étrange de constater que les grands créateurs, scientifiques ou artistiques, trouvent leur inspiration dans une sorte d' »absence » du raisonnement, en assemblant comme au hasard, leur esprit « en roue libre », des « idées » sans apparent rapport entre elles, et produisant du totalement nouveau. Archimède ne cherchait pas sa théorie, il cherchait à mesurer le volume d’un objet complexe, non mesurable géométriquement, et pensa à mesurer le volume d’eau déplacé. S’ensuivit son « eureka »… Koestler écrit là-dessus des pages excellentes.
        Où se joue la différence, c’est que le scientifique passe sa trouvaille au crible de sa raison, de sa connaissance. L’artiste classique aussi. L’artiste moderne, qui veut faire du nouveau à tout prix, tombe dans l’absurde, le n’importe-quoi. Les marchands (dont les éditeurs) sont les complices d’une disparition de l’Art, comme de la littérature. Koons doit bien rire…

  23. albundy17

    Ben demain, vous allez voir ce que vous allez vous faire voir

    « Fin progressive du RSI, relèvement des plafonds de revenus des autoentrepreneurs, baisse des cotisations: Edouard Philippe dévoile mardi la réforme en faveur des travailleurs indépendants, « 

      1. albundy17

        « me permettra de priver cet organisme de ma petite pension mensuelle… »

        De TE priver, non ? A moinsque que tu ne paies encore, ce qui serait assez lol.

        Enfin, stocke quelques boites de conserves genre 6 mois, on ne sait jamais…

          1. albundy17

            Tu vois qu’ils sont efficaces ! Mauvaise langue !

            Bon, je compatis, dommage que tu te sois fait entuber de ta disparition, j’ai aussi laissé de menues ardoises de taxe pro din chnord, et quand ils sont venu chez moi ds le 17 je leur ai suggéré un homonyme, depuis plus de nouvelles. (nan sam, c’est prescrit)

      1. albundy17

        Oui, on commençait à s’habituer, il était temps de changer pour un autre truc merdique, et je sens que la vaseline ne sera pas de trop, vu que l’on va m’obliger à cotiser chaumage pour que j’arrête de bosser.

        Il y avait un sujet sur un jt hier, les indépendants pensent payer plus que les salariés, he bé non mon ptit loulou, ces fumiers paient moins si tu compte les patronales !

        Bon après ça a pas trop causé que l’indépendant, il l’est pasque justement le chômage ça l’emmerde un peu, style de vie, et que raquer pour la cause que suis une feignasse c’est pas dans tout les gênes.

    1. Pheldge

      « la réforme en faveur des travailleurs indépendants »… en faveur ! ils ont le chic pour trouver les mots justes ! je n’ose imaginer les mesures si elles avaient été en défaveur …

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