Dash : une crypto de plus, ou plus qu’une crypto ?

L’invention de Bitcoin, à la fin des années 2000, et son lancement officiel le 3 janvier 2009, auront sans doute marqué le début d’une nouvelle ère pour la notion même de monnaie. Depuis, la première cryptomonnaie a été rejointe par une myriade d’autres : on compte à présent plus de 1500 cryptomonnaies de pertinence et de crédibilité variées…

J’ai déjà eu l’occasion d’en évoquer quelques unes : Ethereum, Monero, ZCash, Bitcoin Cash, Tezos ou Dash. Ces cryptomonnaies représentent toutes une alternative intéressante à Bitcoin, soit parce qu’elles offrent une différenciation technique notable, soit parce qu’elles cherchent à résoudre un ou plusieurs problèmes d’une façon différente de Bitcoin, soit parce qu’elles ont une construction économique ou sociale distincte qui peut leur apporter un avantage comparativement à Bitcoin.

Dans ce cadre, ce billet sera l’occasion d’introduire un dossier sur Dash, une cryptomonnaie que je suis avec attention depuis son lancement. Intéressé par l’évolution de cette cryptomonnaie, je pense utile de faire un petit passage en revue de ses forces et de ses faiblesses, ses atouts et ses défauts sur le marché maintenant mondial des cryptomonnaies.

Dans ce dossier, après une brève introduction et un petit rappel sur les caractéristiques principales des cryptomonnaies, je reviens sur l’histoire de Dash, les spécificités de cette crypto, pour ensuite détailler ses forces et faiblesses et tenter de brosser son futur.

Bonne lecture !

Dossier Dash : une crypto de plus, ou plus qu’une crypto ?

Commentaires70

  1. Jacques Huse de Royaumont

    Merci pour ce dossier.
    Par delà Dash, c’est une excellente introduction au sujet des crypto de manière générale.
    A lire et à faire circuler.

  2. taisson

    Merci patron!
    J’ai commencé à lire, je ne suis pas encore arrivé à la lessive, mais j’ai vraiment l’impression de tout comprendre…C’est magique !!

  3. Ashur

    Merci pour ce dossier que je vais lire avec attention 🙂 J’avais commencé à m’intéresser aux cryptos l’an dernier, et à Dash en particulier qui faisait alors les montagnes russes. Mais faute de temps, trop occupée à turbiner pour engraisser cet Etat décidément insatiable, je m’étais arrêtée après la validation de mon compte chez Kraken. Et j’ai perdu le fil. Une âme charitable pourrait-elle me conseiller une lecture, un bon article pour enfin amorcer le pas? Y a t-il des forums, communautés ou autres groupes « fiables » qui permettent d’en discuter?

  4. BIP

    Super boulot ! La vision de LA monnaie mondiale portée au début par les exclus des pays dit de confiance est je pense bien partagée. Le fait d’avoir vu les splandeurs et décadences du BitCoin, les 1000 autres dérivés et les prises en compte des problèmes de gouvernance par Dash laisse à penser que d’autres innovations ou découvertes indispensables vont appararaîtres d’ici 5 ans.
    Que sera alors Dash face à son successeur ?

    Sinon SVP, je n’en peux plus d’entendre ou lire « problèmatiques » au lieu de « problèmes ». Une seule « problématique » est déjà un ensemble de problèmes. C’était mon coup de gueule de ce matin. A votre bon coeur.

  5. Le Gnôme

    N’y a t’il pas un effet de mode dans toutes ses cryptos ? Il y a quelques années, le Bitcoin tenait le haut du pavé, d’autres plus souples sont apparues. Le danger n’est il pas d’une désaffection brutale d’une de ces monnaies virtuelles ?

        1. Val

          @huss tout à fait . C’est pour cela que le placement sur les monnaies -fiat ou numériques- est spéculatif et généralement considéré comme un truc de spécialiste, dont je ne suis pas et donc je m’informe (merci H16) mais n’y vais pas. Je n’achète pas de monnaies numériques car elle ne me sont -à ce jour- d’aucune utilité et que cela relève -à mon niveau d’info- du tiercé du dimanche.

    1. Dr Slump

      Bon, les bitcoins ne sont pas encore aussi communes que des nouilles, mais une « désaffection brutale », non, ça ne semble pas plausible. Ce n’est pas comme pour les banques justement.

      1. Val

        @Dr ma question est : que voulez vous faire avec ? c’est la seule qui compte . Si c’est pour stocker la valeur « nouille » est assez fiable 😉

        1. Pheldge

          je crois avoir lu que ça sert déjà à transférer des fonds rapidement, que même des banques s’en servent :
          ripple-france.fr/partenaires-banques-applications-institutions/

          1. Val

            @pheldge et donc tu transfères des fonds matin midi et soir ? Moi non plus. Et mes cousins vénézuéliens prennent du dollar . Je dis ça je dis rien

            1. Pheldge

              non, simplement, que des banques estiment le procédé efficace, devrait rassurer. Pour le reste, je persiste à penser que c’est Libra qui va commencer à changer les choses, parce qu’il devrait être utilisé progressivement par le grand public, rassuré par la présence des GAFAM, de Visa Mastercard et d’autres, même si ce n’est pas une « vraie crypto »,
              Et entre temps, les « vraies cryptos » ont encore le temps de mûrir.

              1. D.F.

                Visa et Mastercard ne sont entrés dans l’association Libra que pour mieux la tuer. Pourquoi laisseraient-il le champ libre à un business qui menace directement leur très juteux modèle ?

                1. Pheldge

                  là n’est pas la question, même s’il est normal qu’il y prennent part. les cryptos, ne décollent pas auprès du grand public, pour de multiples raisons, dont le manque de confiance. Libra a ce côté rassurant qui manque, la puissance financière et les moyens humains (R&D) qu’aucune crypto actuelle n’aura jamais. Après, Libra pourra toujours évoluer , une fois mis en place.

        2. Dr Slump

          Bah c’est simple Valinou chérie: les nouilles, je veux les revendre au plus haut cours à dans un but de spéculation bénéficiaire, et les bitcoins, ils sont dans le tiroir de la cuisine pour mes repas. C’est pourtant simple, non?

    2. Flaghenheimer

      Mais une désaffection brutale a déjà eu lieu pour nombre d’entre elles.
      Le prix d’un token Dash a été divisé par dix depuis le début de l’année…Le cardano c’est également fait massacrer. En fait personne n’en ai sorti indemne.

  6. Dr Slump

    Bon, je crois que je vais vendre mes bitcoin, pour élargir mon petit wallet à d’autre altcoins. Je suis con, j’en ai acquis alors que leur cours était haut (de l’ordre de $ 12.000), pour ne pas y perdre je dois attendre que leur cours remonte au moins à ce niveau, mais il reste désespérément stable autour de $ 10000…

    Cela dit, l’avènement des crypto m’ouvre à des disciplines aussi variées et… cryptiques que le trading, la finance et la monnaie, pour cela je ne peux que remercier maître Hash. Ces sujets m’avaient toujours paru rébarbatifs, amenés avec sa verve ils en deviennent passionnants.

  7. plutarque

    Merci au boss.

    J’avoue que je ne lisait pas les billets avec de la crypto. dedans, par paresse intellectuelle.

    Mais le document attaché est excellent, accessible, didactique… Je me coucherai moins bête ce soir !

  8. Hash

    Salut H16,

    Le métanet me convainc plus que l’idée d’un or numérique chez BTC.
    Quel est ton avis sur le bitcoin sv?
    Je trouve les arguments de Wright (voir son blog) pertinents quand à sa vision du bitcoin et à son intégration commerciale dans la sphère publique en conformité avec le droit.

    1. Une monnaie, par construction, usage et histoire, doit être neutre vis-à-vis de ses usages et du droit : on doit pouvoir l’utiliser aussi bien pour des trucs licites que des trucs illicites. Bitcoin SV a tout fait pour ne pas être neutre (i.e. empêcher certains usages plutôt que d’autre). Economiquement, c’est absurde, et sur le plan du principe, c’est une très mauvaise idée. Essayer de charger moralement une monnaie, c’est détruire son utilité (ne serait-ce que parce que les vices ne sont pas des crimes, pour commencer, mais qu’ensuite, la notion de vice varie).

      1. Hash

        Je l’entends mais Bitcoin SV ne prétend pas remplacer la monnaie fiat. Seul l’État de droit a ce pouvoir actuellement et l’utopie cypherpunk n’est pas encore décrétée me semble t’il.

        L’impossibilité de modification du protocole de Bitcoin SV selon Wright pourrait remplir cette fonction de neutralité dont tu parles. Et le bitcoin est une banque centrale neutre grâce à sa politique monétaire prévisible.

        Bitcoin SV construit, sur le protocole Bitcoin d’origine, un nouveau web propriétaire, où l’accès aux données est micro-payante. Et à l’inverse, produit une rente sur les contenus que l’on partage. Une incitation à l’échange de données dans un gain économique mutuel où l’intermédiaire n’a plus ancun pouvoir sur les données. Soit un web régi par le droit de la propriété, ce qui est très pertinent quand l’on observe ce que rapporte la vente de données aux GAFAM. Le vol numérique est invisible au nom de la gratuité. Prenons l’exemple des commentaires de blog par exemple. 😉 Peut-on considérer qu’il enrichisse le lieu et leurs auteurs pourrait’il bénéficier de micro-transaction pour leur participation?
        Bitcoin accroit la qualité de la redistribution économique grâce à son immuabilité mais également au respect des droits de l’individu ET de la société grâce à cette machine à vérité. La vision d’un web « payant » mais « rapportant » également.
        Ça dépasse le débat sur la monnaie.
        Craig Wright Satoshi sera peut être perçu comme le Napoléon du numérique…

        1. « Seul l’État de droit a ce pouvoir actuellement »
          Non. L’Etat n’a aucun pouvoir de ce type. La monnaie fiat ne fonctionne que tant qu’il y a confiance dans sa valeur et celle-ci est totalement sujette à des facteurs extérieurs sur lesquels l’Etat n’a à peu près aucun levier. La monnaie vénézuélienne ne vaut plus rien, les gens préfèrent le dollar et les cryptos, quand bien même l’Etat de droit patati patata, et l’utopie cypherpunk est bien plus réelle là bas dans ce cas.

          « pourrait remplir cette fonction de neutralité »
          Absolument aucun rapport. Les règles financières concernant l’euro, le dollar ou n’importe quelle monnaie fiat changent sans arrêt, la monnaie n’en est pas moins neutre (ce qui agace les Etats – et seulement eux, coïncidence, je ne pense pas).

          Il y a des mélanges de concepts dans tous les sens et le cocktail résultant n’est pas bon.

          1. Aelil

            [Mode naïf ON]
            Euh attendez cyberpunk ça se veut une utopie ?
            De ce que j’en connais c’est toujours des univers avec beaucoup de gens malheureux (et accessoirement miséreux)…
            Ou alors on ne parle pas des mêmes…
            [Mode naïf OFF]

          2. Ashur

            justement je me demandais : si nouvelle crise aussi sévère, voire plus que celle de 2008, est-ce que cela ne risque pas de susciter une crise de confiance massive dans les monnaies fiat et par conséquent un transfert de cette confiance vers les cryptos? En somme, les gens se méfieraient des monnaies traditionnelles pour se « jeter » sur les cryptos – qui du coup s’envoleraient?

            1. sam player

              Ah oui… super idée… ah bah nan on me dit dans l’oreillette que c’est ce qui s’est déjà passé avec le BTC et l’or en Grèce…

  9. Flaghenheimer

    Merci Patron!
    Une observation : je comprends que la gouvernance, la rapidité des transactions et l’anonymisation rendu possible par le Dash sont ses meilleurs atouts. Néanmoins je me demande si Monero n’est pas encore plus fiable pour la partie « privacy » tandis que le BTC raflerai encore la mise grâce à sa décentralisation plus poussée et à son effet réseau. Ne sommes nous nous pas dans la même configuration que pour le bitcoin cash où l’avantage de la taille des blocs avait été surestimé par rapport à celui de la décentralisation et de l’effet réseau?

    1. D.F.

      La confidentialité de Monero, c’est bien tant que ça tient… Mais le jour où la cryptographie sous-jacente est cassée (par ex. parce que Monero n’est pas quantum-résistant), c’est l’intégralité du registre des transactions Monero, depuis les débuts, qui sera révélée au grand jour. Aïe.

      Par contraste, les systèmes de mélange des fonds (comme PrivateSend dans Dash) doivent être cassés *transaction par transaction* : c’est-à-dire que le travail de cassage est déjà difficile en soi, mais qu’en plus, à supposer qu’il réussisse, il ne révèlera que la source des fonds d’une seule transaction à la fois. Ceci parce que la confidentialité de Dash fonctionne transaction par transaction, et pas au niveau du protocole comme Monero.

      Par ailleurs, sur un plan strictement économique, le fait de mélanger des fonds pour les anonymiser (ce que fait Dash) bénéficie à l’ensemble des participants ultérieurs, même si eux n’anonymisent rien (cette fonction étant facultative). C’est une confidentialité qui peut donc s’hériter, comme celle de l’argent liquide : le fait que la traçabilité des différentes pièces & billets soit rompue de temps en temps dans les portemonnaies des gens (car les fonds s’y mélangent) bénéficie au final à la vie privée de tout le monde. La fongibilité est assurée de manière correcte et organique.

      1. Flaghenheimer

        Merci!
        J’ai lu que le fait que ne pas avoir d’anonymisation par défaut fragilisait l’ensemble du système du point de vue de l’anonymat. Peut-être n’est-ce valable que pour le Zcash.
        En ce qui concerne Monero et son système de « ring signature » qui génère 10 « signatures » fictives de la transaction ne règle t-il pas le problème?

        1. D.F.

          Pour les ring signatures et la cuisine technique de Monero, je ne suis pas spécialiste, donc je m’abstiendrai de répondre. Je crois d’ailleurs savoir qu’ils vont changer leur système de cryptographie (à vérifier…).

          D’un point de vue politico-socio-économique, le caractère facultatif de l’anonymisation des fonds Dash est peut-être une bonne chose, parce qu’il existe hélas des “régulateurs”. Il y a peut-être des cas où il faut pouvoir utiliser de temps à autre une monnaie comme Dash de la même manière que Bitcoin, c’est-à-dire d’une manière traçable.

          La communauté Dash est assez partagée sur ce point : certains veulent rendre la fonction PrivateSend obligatoire (anonymiser par défaut toutes les transactions), d’autres garder le statu quo (anonymisation au choix de chacun), d’autres abandonner carrément la fonction (pour ne pas se fâcher avec les “régulateurs”, et du coup perdre la fongibilité, oups… mais ils ne sont pas majoritaires).

          Cependant, *même* en cas de transaction Dash anonymisée, il reste toujours possible de la désanonymiser *volontairement*, si besoin est. En effet, une transaction Dash anonymisée est inscrite en clair sur la blockchain Dash, tout comme une transaction Bitcoin est inscrite en clair sur la blockchain Bitcoin.

          Pour comprendre ce paradoxe (qui n’en est pas un), je vous invite à consulter ce document :
          https://dashfrance.com/PDF/Dash-Considerations-juridiques-sur-PrivateSend-aout-2019.pdf

          En gros : la transparence des transactions n’est pas incompatible avec la confidentialité. La conséquence, d’un point de vue juridique, est que si on interdisait Dash comme “monnaie du crime et des terroristes”, il faudrait aussi interdite Bitcoin, car Dash ne fait qu’automatiser ce qu’on peut déjà faire avec Bitcoin (mélange de fonds) certes de manière plus lente et moins sûre.

          Par contre, il va être difficile de convaincre le “régulateur” de ne pas bannir Monero, dont la seule raison d’être est l’anonymat.

          1. D.F.

            Est-ce que je suis le seul à qui le mot « régulateur », avec son côté à la fois onctueux et terrifiant, donne des sueurs froides ?… (Bien plus qu’un franc « dictateur », par exemple…)

            1. Flaghenheimer

              Il me semble qu’une vraie décentralisation règle le problème posé par les régulateurs. A court et à moyen terme le prix se casse la figure en revanche.

              1. D.F.

                J’aimerais avoir votre optimisme (concernant le retrait des “régulateurs”)… 🙂

                Le problème n° 1 pour établir une “économie crypto” largement autonome des “régulateurs”, c’est qu’il faut que les gens acceptent d’être *payés* en crypto. Il faut que leur travail soit monétisé en crypto, pour qu’ils puissent ensuite acheter des biens ou payer des services en crypto, auprès d’autres gens qui, eux aussi, accepteraient donc d’être payés en crypto. Il faut que le fiduciaire disparaisse du circuit.

                Il faut donc créer un cercle vertueux. C’est très difficile. À ce titre, la DAO Dash (cf. le dossier ci-dessus de not’ bon maître) me paraît être un bon départ. En effet elle emploie des dizaines de personnes, programmeurs entre autres, et elle les rémunère en dashs directement versés depuis la blockchain. Le “régulateur” est court-circuité, du moins tant que ces gens payés en crypto trouvent à dépenser en crypto. C’est une sorte de rêve libéral… 😉

                Il y a sûrement une “masse critique” ou un “seuil critique” à atteindre, pour que le régulateur soit mis largement hors circuit. Mais quel est ce seuil ? 20%, 30%, 50% des travailleurs payés en crypto, dans une société donnée ? Monsieur H. Seize aurait-il une idée là-dessus ? 🙂

    2. D.F.

      Ces questions de fongibilité sont passionnantes. Par exemple, on a appris récemment que certains bitcoins “vierges” (c’est-à-dire : qui ont été utilisés le moins possible depuis leur création par les mineurs Bitcoin) s’échangent à un cours *supérieur* à ceux de bitcoins “anciens”, à l’histoire déjà longue sur la blockchain. E effet ces bitcoins auraient pu circuler dans des endroits louches, ou passer entre des mains tachées de sang… Les gens sont prêts à payer plus pour avoir moins de problèmes avec les fameux “régulateurs”.

      Évidemment, c’est un problème énorme pour Bitcoin : ça signifie que tous les bitcoins ne sont pas égaux entre eux. On perd là une propriété essentielle de toute monnaie digne de ce nom : la fongibilité. Aristote le disait déjà il y a 2500 ans, mais pas sûr que les “maximalistes Bitcoin” aient beaucoup lu ce vieux barbu… 🙂

    1. Dr Slump

      C’est comme pour le climat, c’est la molette, sur le côté du bouzin, qu’on tourne dans un sens ou dans l’autre pour augmenter ou diminuer, au choix, la température, la pression, la vitesse, le prix… tu vois? C’est pourtant pas compliqué, même un ministre sait ça!

  10. sam player

    Moi j’aurais une question sur la liquidité de cette monnaie ?
    Et j’ai un couple d’amis, Patrick et Isabelle B. qui me demande si on peut faire du blanchiment de fraude fiscale avec cette monnaie sans faire 10 ans de prison ?

  11. lxy

    Le bitcoin avec ses multiples techniques, solutions, formules me fait penser au moment où « l’ordinateur individuel » est apparu au début des années 1980. ..un foisonnement de marques, de machines, de solutions et puis au fil du temps la décantation s’est faite et ne sont restées que 2 marques Apple et Microsoft, qui sont toujours là depuis ces âges obscurs. Arrivera le moment où 2 ou 3 solutions bitcoin finiront par s’imposer, répondant aux différents besoins…et ce sera là une vraie révolution ! C’est ça le très grand avantage de l’entrepreneuriat capitaliste qui obéit au principe universel de l’adaptation sélective.

  12. deca

    comment imaginer un avenir pour DASH avec des échanges aussi faméliques?
    à votre avis quelles sont les monnaies Blockchain qui vaudront demain?
    enfin pourquoi ces monnaies ne créent elles pas des « paniers »? bien que je comprends que l’intervention d’un tiers « de confiance » sape le processus…

    1. « comment imaginer un avenir pour DASH avec des échanges aussi faméliques? »
      Comment imaginer un avenir pour les cryptos avec des échanges aussi faméliques ?

  13. deca

    merci pour votre réponse didactique…
    à mon très humble niveau, j’essaie de comprendre vers quel monde mes enfants s’orientent et au vu de commentaires plutôt pensés, j’ai cru que vous pourriez prendre position.

  14. Pheldge

    Patron, je maintiens que l’avenir des cryptos passe par Libra, qui connaîtra certainement comme BTC et les autres des évolutions, ou par des associations avec des gros financiers existants … On a vu les GAFAM + Visa+ Master et d’autres avec Libra, on attend de voir les Chinois.
    Vouloir se passer du soutien d’acteurs disposant de gros moyens, par désir de rester des puristes, c’est condamner son projet de crypto à une confidentialité éternelle !

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Libra n’a de libre que le nom. Ce n’est qu’un panier de devises qui permet à Facebook d’avoir une avance de trésorerie.

      De ce que je comprends, Dash est une évolution majeur des crypto, résolvant quelques uns des problèmes intrinsèques.

      Reste quelques difficultés :
      – un champ d’application encore trop restreint.
      – un nombre de transactions à la seconde trop réduit, malgré les progrès.
      et un problème à l’honneur des crypto mais qui est un vrai défi :
      – l’hostilité de plus en plus grande des Etats souverains qui ont besoin de trafiquer la monnaie pour survivre. Comme ce trafic nécessite des utilisateurs captifs, les crypto qui sont des échappatoires sont identifiées comme des ennemis mortels. Plus elles se développeront et représenteront une alternative crédible, plus le combat sera féroce.

      En tout cas, magnifique travail de synthèse.

      1. Pheldge

        Royaumont, je dis juste que je grand public se contrefiche de la confidentialité des transactions … il utilisera Libra, parce que ça sera simple et pratique.
        BTC Dash, XMR et les autres, ça fera comme Linux face à Windows, un succès auprès des geeks.
        Tiens, ça me rappelle le Libéralisme, je ne sais pas pourquoi, comme ça, d’un coup 😉

  15. D.F.

    PayPal s’est déjà tiré de Libra, et Visa/Mastercard donnent des signes de vouloir le faire. Libra est un montage de bric et de broc, dont la plupart des acteurs ont surtout intérêt à ce que rien n’arrive. Et si quelque chose doit arriver, on ne voit pas bien en quoi cette cryptomonnaie-pas-cryptomonnaie, largement indexée sur des monnaies fiduciaires, pourrait faire de l’ombre, sur le long terme, aux cryptomonnaies véritables dans les aspects qui leur sont propres (décentralisation, concurrence avec les monnaies de banque centrale, etc.).

    Sur Libra, voir le regard critique de David Gerard sur son blog : https://davidgerard.co.uk/blockchain/tag/libra/

    (Au passage, je crois que toute personne intéressée ou investissant dans les crypto devrait suivre le blog de Gerard : c’est un des sceptiques anti-crypto les mieux informés et les plus intelligents. Il a la vertu d’équilibrer les éventuelles bouffées d’enthousiasme délirant sur les crypto. Je signale aussi une intéressante vidéo où il débat contre un partisan des crypto : les deux intervenants marquent des points. Instructif.
    https://www.youtube.com/watch?v=bycLGLaNCB8 )

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