Le pass sanitaire, cette réussite que le monde nous envie mollement

Dans un pays comme la France, il n’y a pas tous les jours de motifs de réjouissance. Heureusement, lorsqu’on est un journal sur-subventionné français, on sait se satisfaire de peu, comme l’Express, qui estime que le « pass sanitaire » est à présent un réussite telle qu’elle est maintenant enviée du reste du monde.

Dans un articulet rassemblant les rares témoignages de trois journaux étrangers qui s’étonnent surtout que l’opération n’aie pas terminé en énième fiasco macronien, l’Express nous brosse donc le mythe d’un système qui aurait reçu l’aval des Français, aurait permis d’endiguer une vague épidémique (qui était déjà en cours d’affaissement avant même les péroraisons pénibles du locataire élyséen), et permettrait même (murmure-t-on) de démarrer les motos russes le cas échéant.

Dr Albert, medium, fait démarrer les motos russes

Réussite flamboyante, succès retentissant, l’article constate même qu’il n’y a eu aucune opposition d’importance.

Puisque la presse le dit, c’est que c’est vrai.

Et c’est tellement vrai que l’inénarrable ministre de l’Economie française, un certain Bruno Le Maire, se permet de nous expliquer que la consommation a même augmenté de 5% dans les restaurants après la mise en place de ce pass sanitaire du tonnerre de brest de youkaïdi, youkaïda.

Et là encore, c’est forcément vrai puisque c’est la presse qui le dit.

Malgré tout, on peut un peu s’interroger sur la fiabilité du petit Bruno de Bercy au-delà de sa qualification certaine pour faciliter le transit fiscal : est en effet un peu suspecte l’idée même qu’un pass sanitaire, qui, même parfait, aurait tendance à augmenter les frictions à la vente de biens et de services, permettrait malgré tout d’augmenter les consommations de 5% dans les restaurants.

En réalité, l’augmentation constatée est un peu différente puisque plus précisément, ce sont les factures de carte bleue qui auraient augmenté de 5% lors de la semaine du 9 au 15 août par rapport à la même période en 2019 et non la consommation. Ce qui peut aussi vouloir dire, bien plus probablement, que les Français ne consomment pas forcément plus, mais que les prix enregistrés lors des repas ont, eux, augmenté de 5% ce qui serait assez moyennement choquant après de longs mois de fermeture imposée (qu’il faudra bien rattraper financièrement d’une façon ou d’une autre) et lorsqu’on apprend en outre que l’inflation actuelle est déjà de l’ordre de 2% en zone euro, et qu’elle ne montre aucun signe de s’assagir dans les prochains mois.

La presse ne raconte que des choses justes, c’est connu (Xavier Dupont de Ligonnès peut en témoigner) et les ministres de la République aussi.

Dès lors, peut-on émettre un doute lorsqu’on apprend malgré tout que la fréquentation des restaurants et bars est en baisse un peu partout.

Sapristi. Que le monde est complexe ! Qui croire entre le ministre, la presse subventionnée, et les restaurateurs ou les cafetiers ? Est-il vraiment impensable que ces derniers se soient tous passés le mot pour afficher des fréquentations en baisse rien que pour embêter le pouvoir ?

L’hypothèse est hardie, mais peut-elle être écartée alors qu’on voyait, courant avril de cette année, un certain Michel-Edouard Leclerc trépigner d’impatience à l’idée qu’on allait mettre (enfin !) un pass sanitaire en place en France et ainsi filtrer les pestiférés hors des grandes surfaces de son réseau de franchisés, et alors qu’on observe maintenant le même Michel-Edouard, tout gêné, expliquer qu’il souhaite à présent la fin du pass sanitaire dans les centres commerciaux ?

Assurément, ce retournement de veste n’est fait qu’aux fins machiavéliques de saboter le superbe plan de communication du gouvernement, voilà tout !

Tout le monde sait, depuis l’Express jusqu’à Bruno Le Maire et dans toutes les rédactions parisiennes, que le pass sanitaire est une brillante réussite qui porte, une nouvelle fois, la France au firmament des Nations, allume une nouvelle lumière à la couronne du pays qui lui sert à guider, tel un phare dans la nuit, le reste du monde.

C’est sans doute pour cela que la FNAC et Darty font un argument commercial de leur accessibilité sans besoin de pass sanitaire, pour mieux tromper l’ennemi qui croit que ce pass est un gros boulet économique en plus d’être une escroquerie sanitaire manifeste et permet de favoriser incidemment une fuite massive de données privées (sans compter l’exploitation des données du pass elles-mêmes qui promet quelques réveils douloureux chez certains naïfs).

Ce succès est si flagrant qu’on enregistre aussi une petite baisse côté cinémas qui affichent un manque à gagner de 51 millions d’euros qu’on pourra heureusement compenser par l’une ou autre aide d’État (qui paiera, je vous le rappelle).

Cette réussite est tellement aveuglante qu’elle permettra d’ailleurs de ne pas voir la baisse marquée dans les salles de sport, elles aussi soumise à ce magnifique outil de pistage citoyen aussi ludique que répandu…

Enfin, répandu, c’est vite dit…

On est en effet en droit de s’interroger sur le fait que, justement, l’activité économique ne soit pas exactement bondissante alors qu’on nous explique pourtant que bien plus de la moitié des Français sont vaccinés (et disposent donc du fameux sésame ouvrant toutes les portes)…

On en viendrait (oh !) à douter des paroles de Bruno, pourtant si précieuses et si justes, et à se demander si les petits articles de la presse, pourtant si vérifiés, si millimétrés pour chacun de leurs mots, ne seraient pas quelque peu orientés (oh !) pour atténuer le fait que l’ensemble de ces opérations est en train de peser très lourdement sur l’économie française, au point de noter que, si l’on voulait détruire des milliers de petits commerces et d’artisans, on ne s’y prendrait pas autrement.

Heureusement, on sait déjà que, si cette économie ne devait pas redémarrer comme prévu, si le pass devait ne pas suffire, si – ô grand jamais – les vaccins ne donnaient pas l’intégralité de leur potentiel (Israël, Royaume-Uni, Islande, Gibraltar…), au moins Bruno et sa précieuse parole, ses copains ministres et leurs déclarations pleines de sagesses ainsi que l’ensemble de la presse si finement fact-checkée ne reculeront devant aucun effort pour nous désigner les vrais coupables, à savoir les anti-pass.

La prochaine vague de pneumopathies (inévitable en novembre comme tous les ans) promet d’être intéressante.

Ce pays est foutu.

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Commentaires544

  1. Yanka

    « Chine : le Parti communiste ne veut plus d’hommes efféminés à la télévision »

    Kwaââ ??!!

    Insupportable ! Macron va sûrement envoyer la brigade des Pom-Pom Boy’s pour remettre la pagode HELP-GPT+ au milieu du village chinois !

  2. Yanka

    « Xavier Bertrand hué lors de la rentrée politique des Jeunes Républicains »

    Non mais j’hallucine ?!! Le meilleur d’entre nouilles !

    1. Pierre 82

      Jeunes républicains? Ça existe encore, ça? C’était qui? Le fan club de Pécresse?
      S’il faut attendre ces gugusses pour sauver le pays, on est mal.

      1. Yanka

        Le jeune élu à la tête de cette jeunesse républicaine, bien coiffée mais échevelée quand même, se nomme Guilhem Carayon, fort bien élu paraît-il, et proche de Wauquiez/Aubert, mais élu à 60% des suffrages contre le candidat du parti, tout frémissant du centre et tout gris, tandis que Carayon dodelinerait de la droite et serait plus coloré, plus frais, à l’agacement des pontes et caciques effrayés par le mot même de droite.

        1. pabizou

          De toute façon, c’est foutu pour eux… J’espère juste que les bulots se souviendront que seul 26 on voté contre le pass, que tous ont soutenu toutes les mesures imbéciles dès le début de l’arnaque du covid, que la presque totalité d’entre eux avaient (piscine, poney, un rendez-vous … rayez la mention inutile), les rares fois où ils auraient où servir à quelque choses . Sans compter le retour de « l’endive frisée » qui se présente aussi, je sens qu’on va bien se marrer avant de payer la note …

            1. pabizou

              Il serait pourtant assez simple de contourner les barrages, en particulier les 500 signatures . Pourquoi vouloir attraper la queue du Mickey quand il suffirait d’un groupe parlementaire majoritaire en bloquant la réélection de la pourriture qui a permis tout ce qui arrive aujourd’hui . Macron ou un autre ne pourrait rien faire sans le parlement . Tous les complices de cette arnaque sont connus, ce sont eux qu’il faut virer . Une affichette sur les affiches de campagne de ces connards aux législatives rafraichirait la mémoire des gens . Pas sûr que les dégâts, pour une fois, touchent les mêmes que d’habitudes .

                1. pabizou

                  Soit je me suis mal exprimé, soit tu n’as pas lu, soit tu n’as pas compris . La voie de contournement se trouve au parlement . Il faut viser l’élimination des pourris, constituer une majorité qui neutralise toutes les conneries présidentielles avec une situation de cohabitation . Finies les idioties européistes, les lois votées par 50 clampins à 3h du matin . Peut importent avec qui la constituer, les cherche-gamelles seront toujours là, autant qu’ils servent à quelque chose pour une fois, l’ennemi principal de l’occident est le progressisme et le nihilisme qu’il installe, c’est lui qu’il faut neutraliser . « peut importe que le chat soit noir ou blanc du moment qu’il attrape la souris » . Ce sera la première étape si on ne veut pas s’installer dans la pleurniche in eternam

                  1. Pierre 82

                    @pabizou. Je vous rappelle qu’on doit se farcir un scrutin majoritaire à deux tours pour les législatives aussi, ce qui exclut d’office en pratique toute possibilité de faire élire un député dissident. Par accident, il pourrait y en avoir deux ou trois, mais ne rêvez pas: le système est verrouillé.
                    Rien à attendre de ce côté-là.

                    1. Husskarl

                      Je n’avais pas compris, maintenant j’ai saisi l’aspect théorique, je ne vois pas du tout l’aspect pratique. Les élections législatives se font au nom du parti et pas sur un programme contrairement aux présidentielles donc compliqué de faire élire 2/3 de dissidents. Cela paraît encore plus hypothétique que les 500 signatures

                    2. Pheldge

                      oui, mais tout ça c’est la faute du quinquennat qui fait des législatives, une conséquence de la présidentielle, donc renforce le, pouvoir du PR en fournissant obligatoirement une assemblée de godillots. Ca bloque toute alternance pendant le mandat, et donc de fait toute cohabitation.

                    3. Higgins

                      Pour que le quinquennat n’aboutisse pas au triste spectacle actuel, il faudrait qu’il y est un renouvellement du parlement par tiers ou moitié tous les deux ou trois ans un peu comme cela se passe aux US avec les midterms.

          1. Pierre 82

            Et encore, sur les 26 qui ont voté contre, si on enlève ceux qui estimaient que Macron n’allait pas assez loin (style Xavier Bertrand), et ceux qui n’ont pas compris la question, mais on voté contre parce qu’on leur a dit qu’ils étaient dans l’opposition, et qu’il ne fallait pas trop donner l’impression de donner raison à Macron, je crois qu’il ne reste plus grand monde.
            Opposition de droite, mon c… de toutes façons, une grosse majorité du fameux « peuple de gauche » pense que Macron est une créature de la droite.

      1. MissKat

        Les faits Dimanche 18 juillet, les évêques slovaques ont publié une lettre pastorale en amont de la visite du pape en septembre prochain. Ils insistent sur la préparation spirituelle des fidèles pour accueillir le pape.
        Seuls les fidèles entièrement vaccinés seront autorisés à assister aux rassemblements publics à cette occasion.

        https ://www.la-croix.com/Religion/En-Slovaquie-fideles-appeles-preparer-visite-pape-Francois-2021-07-20-1201167103

        Je vais finir par croire que toute cette psyop est l’oeuvre de Satan!

        1. Husskarl

          Oui, j’imagine que c’est la motivation de certains. Rabaisser l’humain, le détruire intérieurement. A travers la peur l’empêcher de chercher la vérité, et lui supprimer sa liberté puisque la dangereuse vérité rendrait libre, autant supprimer les deux.
          Et enfin, pour certains timbrés, créer ex nihilo la marque permettant d’acheter et vendre.
          Vaste programme.

          1. Theo31

            Les religions socialistes sont les héritières du christianisme. Elles fonctionnent à grands coups de culpabilisation. Elles prétendent défendre la vie en la détruisant. Cherchez l’erreur.

            1. Pierre 82

              Désolé, Théo, je sais que vous êtes athée, mais je rectifie quand même.
              Les religions socialistes ne sont pas les héritières du christianisme, elles en sont des déviations. Même que le droit canon appelle ça des hérésies.
              Croire que le Christ est venu sur terre pour établir le paradis terrestre est une de ces hérésies, qui fait partie de ce qu’on appelle le « millénarisme », et ce sont de ces hérésies que sont nées les doctrines socialistes, scientistes et fascistes, qui ne descendent donc pas du christianisme. C’est juste une branche parallèle, une excroissance parasite, ou une verrue si vous préférez.

              1. Pheldge

                ce sont des déviations, entièrement d’accord, sauf que l’Eglise de François Imbroglio a une grosse envie de dévier à son tour, tellemnt que c’est cool, chouette et moderne, la déviation …

                  1. Yanka

                    Le christianisme, c’est le stoïcisme élevé au rang de religion ; une croyance devenu certitude et qui peu à peu, de religion martyre est devenue religion d’état puis oppressive. La plupart des principales fêtes religieuses chrétiennes se sont substituées aux fêtes païennes (Noël, la fête des lumières ou sol invictus, etc;) et plus ou moins calées sur le calendrier astronomique (solstices) ou agricole. Et les églises se sont construites là où il y avait des temples et des lieux de culte païen, comme à Arlon, par exemple, l’une des trois villes les plus anciennes de Belgique avec Tongres et Tournai, où sur la colline de la Knippchen se trouve l’église Saint-Donat qui a pris la place d’une église plus ancienne qui avait pris la place d’un ancien lieu de culte, peut-être à la Lune, plutôt à la déesse celte des sources Alauna (la Semois prend sa source à Arlon même). Quand on se penche sur le détail des lieux et sur l’histoire, on se rend compte que le christianisme a réalisé avec le paganisme paisible des paysans issus du monde celte le remplacement (assez violent selon les lieux et les époques, surtout depuis Constantin) qu’elle subit bon an mal an avec l’islam. Quoi qu’il en soit, moi, les trucs qui viennent du désert et du côté de Jérusalem, ça a tendance à me gonfler sévère le système burnier ! Même le Diable a été piqué au paganisme, par diabolisation de Faunus, le dieu champêtre protecteur des troupeaux !

              2. Theo31

                La culpabilité n’est pas un dogme, mais une méthode de gouvernement. Certains chrétiens l’utilisent. Elle est plutôt systèmatique chez les gauchistes.

            2. Dr Slump

              Le christianisme, dans ses fondements philosophiques et spirituels, ne repose nullement sur la culpabilisation. Il y a vraiment trop de conneries qui ont été dites sur le concept de péché. Crachant sur leurs racines culturelles auxquelles ils ne comprennent rien, pour ensuite s’extasier devant des préceptes bouddhistes qui poussent encore plus loin l’analyse de l’ego, les socialistes ne sont pas les héritiers du christianisme, ils sont au contraire les idiots utiles de l’anti-christianisme.

              1. Pierre 82

                C’est une idée répandue que le christianisme est la religion de la culpabilisation, qui a été popularisée pendant la plus grande offensive menée contre le christianisme, au XIXème siècle, et particulièrement en France, car il était indispensable de forcer le trait pour encourager le Français de base à se débarrasser de ses liens culturels afin d’imposer la république. Le principal frein à ce régime était précisément ce substrat profondément chrétien, il fallait donc l’extirper. Rassurez-vous, Théo, ils ont réussi à 99%.
                Alors je le redis: le Christ n’a jamais semé une quelconque culpabilité dans l’esprit des hommes, mais a proposé l’exact contraire: la rédemption, le pardon absolu.
                Quant à ce que vous racontez sur l’essénisme, je vous le laisse, je connais ces thèses, elles ne tiennent pas vraiment la route. Et le christianisme n’est pas une déviation du judaïsme. Pour un chrétien, elle en est l’aboutissement.

                1. Berdol

                  Parfait ! Il m’arrive d’être grossier, au grand dam des dames patronnesses qui règnent sur les commentateurs de ce blog (ce qui me semble être l’exact opposé de ce que souhaite le maitre des lieux…), mais certaines affirmations ne méritent pas autre chose .
                  Merci pierre 82 pour cette mise au point claire, sèche et conforme à la vérité historique et religieuse.

                  1. durru

                    @Theo
                    Essayez de lire « Un libéral nommé Jésus », de C. Gave (oui, je sais, c’est un affreux nationaliste, un faux libéral, etc, etc), ça vous aidera à comprendre à quel point l’enseignement de Jésus est compatible avec le socialisme.

                    1. Pierre 82

                      Vous voulez sans doute écrire « l’enseignement de Jésus est INcompatible avec le socialisme », et pas « compatible »…
                      Charles Gave fait partie de mes inspirateurs, et d’ailleurs son absence prolongée commence à se faire longue en ces temps troublés. J’espère qu’il nous reviendra en pleine forme avec de nouveaux sujets de réflexion.
                      J’ai bien sûr lu « Un libéral nommé Jésus ». C’est un peu léger d’un point de vue théologique (euphémisme) et je ne pense pas que Dieu ait envoyé son fils pour nous donner des leçons d’économie… mais ça a le mérite immense de renvoyer dans les 22 ceux qui tentent de faire passer le Christ pour un adepte de l’économie dirigée, et ils sont encore nombreux, hélas, chez les catholiques.
                      Pour ceux qui sont intéressés par la vision « officielle » de l’Église à propos des conditions à respecter pour une organisation d’une société respectueuse du dessein de son Créateur, je renvoie vers le « Compendium de la doctrine sociale de l’Église », qui me sert de source d’inspiration en matière sociale, économique et morale. Et de manière surprenante, beaucoup de personnes qui ne sont absolument pas croyante y trouvent leur compte, et sont surprises de la pertinence de ce qui y est dit. La version finale est de St Jean-Paul II, mais le Vatican y a travaillé pas loin d’un siècle, si on compte depuis « De Rerum Novarum », première encyclique à traiter de ce sujet en 1891.
                      Le seul politicien qui y fasse référence et qui y est attaché est Jean-Frédéric Poisson, hélas. Je dis hélas, parce qu’avec le charisme d’une moule de Bouchot, on a peu de chance d’accéder à la magistrature suprême, comme on dit dans les journaux de référence.

                  2. Dr Slump

                    Pas forcément, tout dépend de ce que ces chrétiens y publient. C’est le propos qui compte, et c’est d’ailleurs d’autant mieux si de bons articles d’inspiration chrétienne y sont publiés dans un journal gauchiste… qui n’hésite pourtant pas à les laisser s’y exprimer, incroyable hein ?
                    Ca me paraissait pourtant évident, pour un esprit libéral… vous avez peut-être de bonnes raisons de nourrir du ressentiment contre la religion chrétienne, mais il faut savoir, toujours dans un esprit libéral, se libérer de ses griefs personnels pour voir les choses de façon rationnelle et dépassionnée.

                    Après tout, même si Bastiat avait publié dans l’Humanité, même s’il avait été député et ministre, ça n’enlèverait rien à la justesse de sa pensée.

  3. Yanka

    « En 2020, les revenus des ventes de disques vinyles ont dépassé ceux des ventes de CD, aux Etats-Unis et les prix augmentent »

    Quelqu’un a d’autres exemples de technologies anciennes qui supplantent les technologies qui devaient et les avaient remplacée ? Depuis 1987, le CD avait pris le dessus très largement, jusqu’à ce que trois mélomanes se rendent compte que le son du CD était une régression flagrante, une perte de dynamique et de chaleur, de rendu). Le « progrès » qui n’apporte rien hormis la nouveauté, c’est une arnaque, ni plus ni moins.

    1. Cerf d

      C’est surtout que le CD est dépassé par les supports plus modernes et la musique en ligne.
      J’apprécie beaucoup le vinyl (en particulier parce qu’avec un vinyl on n’est pas tenté de zapper). Mais les défauts imputés au CD viennent beaucoup plus de la façon dont le master a été réalisé. En particulier les problèmes de dynamiques viennent du master (sur bande). La plupart des enregistrements modernes voient leur plage dynamique réduite pour pouvoir écouter le morceau en milieu bruyant (voiture, rue, transport). Du coup pour les vinyl récent si le master utilisé est le même que celui utilisé pour le support numérique, la différence entre le CD et le vinyl ne sera pas audible.

        1. Yanka

          Je ne parle pas de l’éventuelle numérisation, mais du support original. Écoutez un disque, même de rock, sur une platine vinyle, et le même sur CD, y a une sacrée différence, accentuée si le disque est du vieux blues, du vieux jazz ou de la musque classique où l’acoustique de la salle d’enregistrement joue un grand rôle. Et cette différence est encore plus grande si le disque initial a été enregistré en analogique. Si on écoute surtout du metal avec du gros son, il est certain qu’on se fout pas mal du vinyle.

      1. Yanka

        Je parlais bien au départ du support physique et pas des ventes en ligne. S’il se vend plus de vinyles désormais que de CD, il doit bien avoir une raison, et ce ne saurait être le snobisme. La qualité sonique, peut-être ? Mais de fait, un enregistrement sur vinyle à partir d’un master numérique ne doit guère différer que le même enregistré sur CD, même si là-dessus je lis des choses plus nuancées. La gosse différence, c’est entre un vinyle issu d’un master analogique et un CD issu d’un master numérique, différence évidemment marquée aussi selon le genre musical, selon les instruments utilisés. Si je crée des sons à partir de mon ordi et que j’en sors un vinyle, je pense que c’est un peu stupide, mais peut-être que non. Faudrait voir à l’écoute. Il y a aussi la question du son numérisé (en HQ) à partir d’un vinyle, et celle du remastering, souvent médiocre, parfois très réussi (les Pink Floyd dans une certaine édition, le George Harrison dont j’ai parlé récemment, dépouillé du « wall of sound » de l’horrible Spector).

        1. Cerf d

          S’il se vend plus de vinyles que de CD c’est parce que la vente en ligne a supplanté le CD et que ceux qui souhaitent un support physique sont justement les amateurs de vinyles.

          Les problèmes de qualité qu’a connu le CD il y a 40 ans ne viennent pas du support mais u traitement du signal.

          Les deux problèmes principaux étaient

          1/que pour numériser correctement des sons allant jusqu’à 22kHz pour un CD (sachant qu’il est rare que les fréquences au delà de 23 kHz soient parfaitement restituées sur un vinyle) il faut échantillonner à 44kHz ET supprimer les fréquences supérieures à 22kHz. Pour cela on utilise des filtres et les filtres analogiques utilisés il y a 40 ans détérioraient le signal. Ce n’est plus le cas des filtres actuels.

          2/ le fait que l’écrêtage des amplitudes supérieures à la capacité du support était plus violent lors de la numérisation. Mais là c’est le travail de l’ingénieur du son de prévenir ce phénomène.

          1. Pheldge

            après, pour pouvoir faire la différence, il faut avoir connu mieux, donc entendu soit de la musique en concert, dans de bonnes conditions -et son rendu sur support audio -, soit être suffisamment âgé, pour avoir connu les vinyles des années 70, et leurs numérisations successives sur CD à mesure se l’évolution du matériel et des techniques.

            1. Yanka

              C’est pour ça que je mentionnais les studios analogiques d’antan, l’idéal pour restituer des sons naturels (les sons, au sens de l’harmonie, pas le bruit). Pour comparer, c’est simple : prenez le morceau de Pink Floyd « Careful with that axe, Eugene » (avec les hurlements de Waters) du vinyle original et celui du CD, sans le remastering (donc pas le Discovery Box Set de 2011, qui est excellent, je trouve). C’est flagrant. J’ai pu tester aussi la différence avec des albums de Yes. Le tout en faveur du vinyle, craquements y compris. J’imagine que pour Led Zeppelin, ce doit être pareil.

          2. Benoît

            Le gros problème posé par le format CD, c’est surtout qu’il stocke l’amplitude du signal sur 16 bits, ce qui lui donne une dynamique inférieure à un vinyl. C’est flagrant sur toute musique dont le volume varie fortement comme la musique symphonique.

            1. Cerf d

              16 bits ça donne une plage dynamique de 96dB contre 70dB pour le vinyle.

              C’est la guerre du volume que se sont menées les maison de disque qui a conduit à réduire la plage dynamique. Ajouté à l’utilisation de baladeurs dans la rue où les transports et des lecteurs CD dans les voitures qui nécessitent une plage dynamique plus étroite sans quoi on doit augmenter le volume dans les passage pianissimo et le baisser dans les fortissimo.

              En réalité on n’a pas besoin des mêmes plages dynamiques si on est en voiture ou devant sa chaîne hi-fi.

    2. Grosminet

      Déjà posté ici

      Grosminet 28 août 2021, 10 h 59 min
      Aaahh le bon vieux vinyle, qui craque, qui souffle, avec sa diaphonie, sa fragilité, son irrémédiable tendance à s’user, sa manipulation et son stockage si particulièrement chiants… c’était mieux avannnt !

      1. Yanka

        Je parle du SON et uniquement du son, de sa chaleur, de sa rondeur, de sa qualité dans les aigus avec certains instruments (percussions et cuivres). Sinon, que je sache, un CD avec une rayure c’est tout le CD qui est inaudible. Un argument de vente au départ, c’était que CD était inusable, incassable, ce qui est faux. Ensuite les boîtiers se brisent et les pochettes, c’est pas la gloire, alors que l’artwork en musique est important (studios Hipgnosis, v23 de Vaughan Oliver, etc.). Le stockage ? Pas plus chiant que des bouquins (que vous préférez aussi en numérique, j’imagine) et même moins, car les albums ont le même format, contrairement aux livres. Le craquement n’a jamais embêté personne, sauf peut-être sur des disques très abîmés. Le craquement est apprécié avec le blues et certains vieux jazz. J’ai un enregistrement vinyle de Sarah Vaughan avec des craquements que je préfère au CD tout propre. Le trip-hop avaient même réintroduit artificiellement un son « sale » plein de scratches et de craquements (Portishead maître du genre). Les préférences sont subjectives, mais question qualité son, objectivement, l’analogique en studio et le support vinyle sont supérieurs au numérique + CD, et il ne faut pas être acousticien pour s’en rendre compte.

        Sinon, mon propos n’était pas de dire que c’était mieux avant, mais visait à constater que pour une fois, un produit plus ancien détrônait après plus de trente ans le produit qui devait le remplacer ; et partant de ce constat, je demandais si vous aviez d’autres exemples de ce type, parce que moi, là, mine de rien et de vaurien, je peux donner un tas d’exemple de bidules (dans l’électroménager notamment) qui fonctionnent moins bien aujourd’hui que jadis, preuves que le progrès technique, quelque part, dans une série de domaine, est bloqué (mais pas le design), et c’est cela qui m’intéresse, en regard de ce que nous vivons avec cette sensation d’une fin de quelque chose (cycle ou civilisation).

        1. Grosminet

          -« De sa chaleur, de sa rondeur… » c’est éminemment subjectif.
          -« Un cd avec une rayure c’est tout le cd qui est foutu » archi-faux sauf si celle-ci est dans la zone la plus près du centre.
          -« Inusable, incassable » : effectivement quasiment inusable pour ceux qu’ont achète, pas pour ceux gravés à la maison, incassable sûrement pas, mais par rapport au vinyle, y’a vraiment pas photo pour ces deux aspects.
          – le stockage, comment dire… ça prend quand même beaucoup moins de place, pas de problème avec la poussière (s’il y en a le cd on souffle desssus, le vinyl il faut l’essuyer avec une brosse spéciale, dans le sens des sillons) et les boîtiers de cd ça peut se changer sans perdre « l’artwork »
          -« le craquement n’a jamais embêté personne » : nostalgie, quand tu nous tient… c’est vrai que Mozart, quand il composait, il les voulait lui aussi les craquements, ça faisait partie intégrante de l’œuvre.
          Désolé mais techniquement le cd est bien supérieur au vinyl, c’est bien une vraie évolution technologique par rapport à celui-ci, seulement il a été clairement supplanté par les nouveaux supports numériques. Qui se fait encore chier de nos jours avec des cd alors qu’on peut avoir des centaines d’heures de musique dans un téléphone qui tient dans la poche. Donc les ventes de vinyles qui perdurent, c’est clairement un truc de snobs.
          « Preuve que le progrès technique, quelque-part, dans une série de domaines, est bloqué » : inventer des trucs plus efficace que le marteau ou la fourchette pour remplir leur rôle ça risque d’être difficile, encore que dans le cas du marteau ça se discute, et pour l’électroménager j’attends des exemples avec impatience.

          1. Higgins

            +1

            Je respecte les choix de chacun mais si je trouve bien sympathique l’engouement pour le vynil, je ne crois pas que la plupart de ses fans aient une oreille assez absolue pour discerner le bon grain de l’ivraie. Alors les histoires de musicalité retrouvée me font tousser un peu. En tant qu’amateur de jazz, j’ai une très belle cdthèque avec une bonne platine Nad capable d’accueilir trois CD. Moyennant un petit branchement, l’ampli, encore un Nad (acheté en 1986 !!!) peut recevoir un support numérique. C’est parfait pour moi.

            1. Grosminet

              On est bien d’accord, ce qui fait le bon son c’est avant tout l’ampli, les enceintes, et la pièce dans laquelle ils sont disposés. En tant que mélomane à mes heures perdues, ce que j’aime avec la musique bien numérisée (pas du mp3 à 128 kb/s), c’est qu’elle est immuable dans le temps.

            2. CPB33

              Peut-être que beaucoup de monde se prépare à une invasion zombie et surtout en Angleterre, les vinyls pourraient servir…(voir le début de « Shaun of the dead » !)

          2. Channy

            @ quasiment inusable pour les cd achetés dans le commerce…
            Hélas je peux vous dire que nombre de ces cd transporté lors de périples en Asie. on très mal résisté au climat local…apparition de moisissures sur le cd…blanc au milieu des chansons..effectivement c est pire sur les cd gravés
            On est vinyl ou pas… les cd avec leurs boîtiers fragiles zéro bonus ou presque leur peix obscenes par rapport au vinyl a l epoque
            perso le Cd c etait bien pour compléter sa collection si on avait pas de gros de moyens financiers
            Perso j ai toujours ma collection de 6000 vinyls

    3. Dr Slump

      Il y a des formats de conversion numérique qui conservent les qualités du son beaucoup mieux que le mp3 de basse. Flac, ogg, vorbis… et des lecteurs numériques qui suivent…

      1. Yanka

        Ce n’est pas ce dont je parle (et je sais aussi que pour le FLAC, il y a aussi des fréquences d’échantillonnage différentes avec ce format, mais honnêtement, je n’entends pas la différence entre un FLAC 16 bits/44,1 kHz.et un FLAC 24 bits / 192 kHz, même si je possède quelques enregistrements chers (à mon cœur) en 192 kHz. Ce dont je parle, c’est le support à la vente entre le CD et le vinyle, et peut-être là derrière le vinyle issu d’un master en analogique ou numérique (il existe encore des studios analogiques). Ce que vous appelez le mp3 de base, c’est le 128 kbps, tout juste bon pour un baladeur. Un 320 kbps est nettement mieux selon le genre musical et la qualité initiale de l’enregistrement, des arrangements et de leur finesse. Mais chez soi, avec les DD externes utilisant des téraoctets, on va pas se faire chier avec du mp3, du ogg ou que sais-je. On rippe et on télécharge en FLAC.

        1. bob razovski

          Yanka bonjour,
          Vous vous prenez la tête pour pas grand-chose, tout en mélangeant les torchons et les serviettes.
          Le vinyl connait un retour en grâce essentiellement pour trois raisons :

          1- sous exploitation radicale de la plateforme numérique et de ses possibilités
          2- snobisme de pseudo intellectuel du disque (le lecteur de libé mélomane, si vous voulez), qui découle directement du 1.
          3- séparation du marché en 2 branches distinctes

          Le 1 : Lorsque le CD est arrivé il n’offrait, au départ, que de la copie d’un master existant. C’était donc le paradis des rééditions, mais pas encore des productions qui allaient tirer profit du support. Donc à ce stade, aucun intérêt. D’autant que les arguments « techniques » du support (genre inrayable, super solide… etc etc..) ont vite été balayés, car un CD mal stocké pourrira bien plus vite qu’un vinyl bien stocké.
          Ensuite, les techniques d’enregistrement ont progressé à grande vitesse. Paradoxalement, alors que le CD a commencé à tirer profit de ces productions bien plus développée, les capacités intrinsèques du CD ont été rapidement dépassées, car malheureusement pour lui, le CD a un cahier des charges qui date de 1980, et il est impossible d’en changer. C’est 16 bits / 44,1 khz flux PCM à 1411 kb/s. Et c’est gravé dans le marbre.
          La guerre des nouveaux support numérique démarre alors. Le CD est à peine arrivé qu’il va devoir affronter la DAT sony, la DCC Phillips, le Minidisc, le SACD…
          A peine s’est-on équipé en matos et en disques que rebelote, faut tout balancer aux orties et ressortir la carte bleue. Mais pour quel support ?
          D’autant que durant cette guéguerre de supports spécifiques, débarque le mp3.
          C’est la révélation : plus besoin de support spécifique, l’informatique remplace tout, et ça ne coute plus rien. Donc ça commence à s’imposer naturellement. Autre bénéfice du MP3, sa compression de sauvage lui permet de passer du flux sur l’internet de l’époque, qui doit plafonner à 128 ko/s (pour ceux qui avaient le cable, parce que pour les autres, c’est par téléphone et c’est 7 Ko/s).
          Mais le corolaire est vicieux. la compression MP3, c’est pratique pour les flux, mais c’est quand même bien pourri question son, quel que soit le débit (128 kb/s, 320 kb/s…), mais ça plait et devient la norme. Alors pourquoi se prendre la tête à sortir des produits dans des résolutions qualitatives (genre 24 bit / 96khz) ? Produits qui prendraient une place folle sur un support informatique et seraient longs à télécharger ?
          Le MP3 16 bits / 44,1 khz (voire 22 khz) allant de 128kb/s à 320 kb/s va donc devenir la norme, au grand malheur de quelques-uns (dont moi) qui auraient aimer pouvoir télécharger du 24 bit / 96khz (à un débit au dessus de 4000 kb/s, ce qui est la norme pour de la très bonne qualité).

          Le 2. En parallèle aux péripéties numériques, le vinyl n’a pas disparu, il n’a jamais disparu. Il est devenu réservé aux « pros ». Car à ce moment, un métier fait son apparition, le « DJ ». Avant, on disait « disc jockey » et c’était juste le mec qui passait de disques en disant « en voiture simone » avec du delay sur la voix. Ensuite, le gars a commencé à tripoter son vinyl, on a appelé ça du « scratch », on s’est mis à dire « DJ » plutôt que « disque jockey » et c’est devenu une star. Et la star veut des « sons », qu’on peut enchainer les uns aux autres, mélanger en direct, et scatcher. Or, scratcher, avec une platine CD à l’époque, c’est impossible. Donc on développe pour eux des vinyls spéciaux, aux contenus spécifiques.
          Le rap, pour ses productions, est aussi un gros consommateur de vinyls. Voilà donc le statut « pro » du vinyl entériné.
          Et quand c’est « pro », ça attire aussi tout un tas de gens qui n’ont rien de « pro », mais qui adorent se raconter des histoires, et en raconter aux autres. « t’as vu, j’ai le dernier pressage des sons de DJ machin, c’est une tuerie de la mort qui tue, je passe ça sur mon nouveau matos 2×12 milliards de watts (question échelle des valeurs, c’est certainement un pote à B le Maire) et j’ai la même platine que DJ truc qu’il a utilisé aux master DJ days de Tampa entre 22h12 et 22h15 ». Un commercial de chez Technics qui passait par là a tendu l’oreille, et s’est dit qu’il devait y avoir un marché pour relancer la fabrication de platine vinyl, tout en multipliant le prix par 10 au passage, car c’est « pro ».
          Mais comme toujours, le numérique fait des progrès, et il devient possible de scatcher des CD, et même des fichiers audio informatiques (Wav, mp3 etc etc…). Le métier de DJ évolue tellement qu’aujourd’hui, un DJ stocke tout sur une clé USB. Bye bye la partie « pro » du vinyl, reste donc la partie un peu « mytho » du vinyl, le snobisme intellectuel dont je parlais au début.

          Le 3. Mais notre snob n’a pas tout à fait tort. Car pour satisfaire les « pro », le pressage vinyl a fait d’énorme progrès. Et si on combine Pressage de bonne qualité plus ensemble platine / préamp / amp / enceintes audiophile (fait un peu casser sa tirelire), on obtient quelque chose de bien meilleur que le combo « mp3 320kb/s dans oreillette Apple ou enceinte bloutousse ».
          On arrive donc à cette séparation en deux marchés distincts.

          A noter 2 choses :
          – que la situation aurait été différente si les éditeurs avaient permis la mise à disposition du public de fichiers numériques haute qualité
          – Qu’un super pressage vinyl, tout autant pro et superpro qu’il puisse être qualifié, aura un rendu tout pourri si je le passe sur mon vieux tourne disque des années 80.

          😉

            1. Yanka

              La remise des pendus à l’Eure est une excellente chose, sauf peut-être pour le délicat Hervé Morin, mais il n’en reste pas moins que le vinyl, comme support, au-delà donc de ses qualités ou défauts, dépasse en volume de vente le format qui était censé le renvoyer au néant, comme le vinyl avait envoyé au néant la cire des 78 tours, parce que moins cher et plus mieux. C’est là ma « prise de tête », à savoir si on a d’autres exemples d’un produit has been redevenu hype et menaçant de remplacer son remplaçant. C’est cela dont j’aurais voulu qu’on jase, pas de la qualité sonore ou du mérite de telle technologie, même si des discussions sur ces sujets restent intéressantes, mais souvent trop subjectives, parce qu’il y a toujours d’un côté le mélomane averti et surfin qui ne jure que par le dernier cri rayon matos pour écouter Monteverdi, Schumann ou Rachmaninov, et le métalleux qui débarque avec ses fortes bottes bien grasses pour dire que fors Lemmy, point de salut musical. Et entre les deux les amateurs d’un peu tous les genres, comme moi, qui peut sur une seule journée écouter Dowland, Dylan, Manset, Peste Noire ou Graeme Allwright, entre autres Grateful Dead, Cocteau Twins, Spacemen 3 ou des rondeaux de Guillaume Dufay, et qui n’ai jamais cru devoir investir plus que ça dans du matériel de ouf, puisque le matériel de ouf quand on vit comme moi dans un meublé ou je me bouscule à chaque pas, c’est pas la peine.

              1. bob razovski

                Parce que dépasser en volume de vente un format qui disparait petit à petit des vente n’a rien d’une prouesse.
                Ca doit faire au moins 10 ans que le CD périclite au profit du mp3. Que le vinyl passe au dessus n’a rien d’étonnant.
                La prouesse serait que les ventes de vinyl dépassent les lectures « deezer » et autres « itunes ».

              2. Grosminet

                « à savoir si on a d’autres exemples d’un produit has been redevenu hype et menaçant de remplacer son remplaçant » : le remplaçant a déjà été remplacé ; les ventes de vinyle par rapport à la vente de musique en ligne c’est combien, juste pour rire ? Après, si on vous écoute, c’est vrai que c’est « hype » et super à la mode d’utiliser un balai plutôt qu’un aspirateur (l’aspirateur c’est cra-cra, ça pollue, y’a de l’obsolescence programmée à l’intérieur). Et c’est vous qui écriviez plus haut que vous ne vous en prenez qu’à « ces vieux la » ?

            1. bob razovski

              Merci du tuyau. Je ne connaissais pas, ça a l’air de répondre à ce que je recherche. Parce que le 320 kb/s, franchement, y’en a marre !

          1. Grosminet

            « car un CD mal stocké pourrira bien plus vite qu’un vinyl bien stocké »
            Pas d’accord, faut juste faire gaffe à ne pas le laisser au contact de la lumière.
            Globalement + 1 sur tout le reste, notamment sur le fait qu’il existait déjà dans les années 90 la possibilité de numériser la musique avec une meilleure qualité que celle du cd.
            J’insiste sur le fait que la musique une fois numérisée peut être conservée sans aucune dégradation, c’est à dire exactement telle que l’artiste l’a voulue.

    4. Calvin

      Le vieux modèle qui vient à rattrapper son successeur ?
      Je vois l’éolien, par exemple en Allemagne, qui y détrône le nucléaire ! Enfin en terme d’installation et de puissance installée, pas de coût ni de rendement…
      :mrgreen:
      Autre phénomène, la voiture électrique, inventée très tôt mais éliminée par le pétrole, qui tente un come-back avec la volonté de tout décarbonner.

  4. baretous

    comme un parfum de guerre civile..

    je vous plante le décor.

    petite commune de Rébénacq dans le site grandiose de l’entrée de la la vallée d’Ossau. 700 habitants !

    Sur la place de la mairie un bar restaurant et une épicerie. Le patron de cette petite supérette seul employé ne mets pas le masque.

    Délation ? Maire centriste qui veut appliquer des « superpouvoirs » qu’on lui a attribué dans la gestion de la crise sanitaire ?

    voila ce qu’a du afficher l’épicier sur sa vitrine après contrôle de la gendarmerie :

    https://www.facebook.com/photo/?fbid=1339986153092543&set=pcb.1339986383092520

    Tout cela va finir très mal..

      1. baretous

        l’auteure du commentaire est un peu zarbi mais n’est pas très méchante.Mais le Maire, président de la communauté des communes locale risque d’avoir des soucis. ce village comme beaucoup dans le coin voient arriver ce type de gens de plus en plus et qui sont difficiles à gérer. Alors si en plus les maires veulent jouer aux matamores pour des imbécilités comme cette histoire de masque..

  5. HAYD

    Petit calcul sur les “vaccinés Macron ” après son allocution de Juillet.
    – Aboutit à un sursaut d’environ 6 M d’injections
    – Baisse des cas France à partir du 20/07 dont trop tôt pour être lié, d’autant que l’Espagne qui ne bénéficie pas de nos visionnaires a des cas qui baissent à partir du .. 14/07.
    – Baisse de la mortalité Covid à partir du 24/08, peut-être un effet mais ça suit surtout la courbe des cas qui n’est donc pas corrélée.
    Les jeunes qui se se font fait vacciner pour profiter de leurs vacances n’ont pas d’incidence sur les cas / la mortalité Covid.
    Continuons donc à vacciner puisque ça ne sert plus à rien.

  6. Theo31

    Les hérésies sont juste des interprêtations différentes d’un même dogme. Que faites-vous de l’évangile de Jean dans ces conditions ?

    1. Dr Slump

      D’ailleurs, je crois que je suis devenu officiellement hérétique : banni des sites Contrepoints, Dreuz, Covidemence, sans parler des journaux subventionnés, il ne me reste plus que le blog de Hash pour débattre.
      Sic transit…

      1. Pierre 82

        Je me suis banni tout seul de ces sites-là, et je ne réagis pratiquement plus que sur celui-ci également. Peut-être parce que je vous aime bien…

        1. La gaffe

          Dr Slump , Pierre 82 et à tellement d’autres intervenants…
          Vos commentaires tout comme les billets de H16 sont un régal pour les lecteurs .
          Vous êtes tellement différents de la pensée unique à laquelle les décideurs veulent soumettre leur troupeau.
          Je peux vous assurer que cela est une bouffée d’air frais pour nombre de lecteurs et que vous êtes une source d’informations que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.
          Chapeau bas ! à vous tous.
          « La barre est élevée » pour les échanges comme il a été dit, mais les lecteurs capables de réflexion ne demande que cela !

              1. Vovi31

                Je ne peux qu’approuver. C’est un vrai plaisir que de vous lire et d’avoir vos précisions éclairées. Ce blog est d’une qualité rare de par son auteur bien entendu mais aussi de ses commentateurs.

      2. durru

        J’ai arrêté CP avant d’être banni à proprement parler. Sauf que j’étais déjà sous étroite surveillance, mes posts ne sont plus publiés dans moins de 4h. Impossible donc d’avoir le moindre échange…
        Je ne commentais pas ailleurs. Si, un peu chez Charles Gave. J’attends d’ailleurs avec impatience sa rentrée 😉

        1. Husskarl

          J’avais la même chose, j’étais sous haute surveillance avant éventuelle censure, j’ai arrêté à ce moment là. Prôner des idées et faire le contraire m’insupporte.

          1. Dr Slump

            Pareil. J’ai envoyé trois mails. Le premier, on m’a répondu et rétabli dans mon honneur, lol ! Le troisième, aujourd’hui même, je leur ai dit ce que je pensais du libéralisme de leur « modération », et goodbye.

            1. durru

              Le côté amusant de la chose, c’est que j’ai reçu une réponse, dans un autre contexte.
              Y’avait Marion Maréchal qui a publié une tribune, suite à l’annulation de son invitation chez les Médoffs (ou le Medef, pareil), et le sujet principal de cette tribune était, devinez quoi? – le libéralisme. Et, curieusement, le journal de référence du libéralisme en France, c’est à dire CP, n’en a pas pipé un mot. Ni même pour mettre par terre la vision du libéralisme affichée par MM. Silence radio. Si on n’en parle pas, ça n’existe pas.
              Du coup, je leur ai envoyé un petit mot pour leur dire que j’ai été déçu d’apprendre (plusieurs jours après, c’est pas qu’ils avaient pas eu le temps de réagir) de l’existence de cette tribune ailleurs sur les intertubes, mais pas chez eux, pas sur CP. Que donc leur couverture de l’actualité libérale française laissait à désirer. Je leur ai clairement spécifié qu’une analyse (très) critique de ladite tribune ne m’aurait pas posé problème, la seule chose qui me posait problème était le silence à son sujet.
              La réponse a été complètement à côté de la plaque. On m’expliquait gentiment que MM n’était pas libérale, et que donc le jour où elle le serait, ils changeront d’attitude. Quand moi je parlais d’une prise de position sur le sujet que CP était à priori censé couvrir.
              C’est là que je me suis vraiment dit qu’il y a un truc qui cloche…

              1. Pierre 82

                On vous dit qu’elle n’est pas libérale, c’est qu’elle ne l’est pas. Si elle l’était, elle serait au LR, et pas au RN, et par conséquent, ce qu’elle a pu dire n’a aucune importance.
                L’attitude sectaire et dogmatique m’a toujours énervé, particulièrement chez des gens qui se prétendent libéraux.
                Et on retrouve cette attitude chez quelques auteurs de CP, hélas.

                1. durru

                  Vous ne suivez pas, Pierre 😉
                  Elle n’est plus au RN, elle ne fait plus de politique. Comme son grand-père 🙂
                  Qu’il y ait des auteurs qui publient sur CP qui ne soient pas des libéraux, je m’y suis habitué depuis un moment. Ils avaient à une époque un auteur fétiche, Aulnas, qui se proclamait libéral du haut de sa chaire universitaire pour chanter les louanges à Macron dès le début du début. Mais là, c’était carrément la rédaction qui m’avait envoyé cette réponse, ça faisait froid dans le dos. C’est le journal en soi qui s’était déclaré sectaire, pas « quelques auteurs ».
                  Je continue à lire de temps en temps des articles là-bas, probablement j’en rate des bons, mais quelque chose s’est cassé, je ne peux plus…

      3. Aristarkke

        Covidemence ???
        Qu’y avez vous dit pour pareille conséquence ???
        Le Doc (l’Autre) n’y paraît pas spécialement vindicatif, pourtant.

        1. Pierre 82

          Je le lis tous les jours, mais malheureusement, ce n’est pas bon pour le moral. Il tape dur, se montre excessivement pessimiste, et ça n’aide pas. Cependant, c’est parfois très drôle.

  7. Yanka

    « Afghanistan : les talibans gagnent du terrain dans la vallée du Panchir, dernier foyer de résistance »

    BHL va sûrement revêtir le treillis et prendre les armes pour aider le fils de son vieux pote Massoud. Ça va faire de chouettes photos dans Paris-Match avec les pétoires à bouchon et les chemises d’un blanc éclatant, lavées avec Persil chaque soir au bivouac et séchées la nuit sur la prairie verdoyante ! Et puis surtout la magnifique brosse à chiottes que le philosophe immense porte sur un côté du crâne, en témoignage sans doute de son œuvre.

    1. Dr Slump

      Pas possible de laisser un ennemi de l’intérieur prépararer une opération d’intox : il faut préparer une opex d’entartage ! Major, vous auriez des connexions ?

    1. Higgins

      Elles encombrent déjà et comme l’indique François Molin, procureur général près la cour de cassation, c’est la commission des requêtes qui va en examiner la recevabilité. Wait and see mais je pense qu’ils sont quelques uns à faire de l’huile comme on dit dans l’armée des Indes. C’est la cour de justice de la république qui est saisie.

  8. Gérard

    Il est bien évident que ce « pass » « sanitaire » qui permet de refouler les clients que l’on voudrait bien accueillir mais que l’on ne doit surtout pas accueillir fait monter le chiffre d’affaires des entreprises. A se demander si le surcroit de fréquentation ne vient pas de ceux qui peuvent l’exhiber et qui ordinairement ne fréquentent pas ces entreprises, ne viennent, précisément les fréquenter que pour avoir le plaisir de l’exhiber, au nez et à la barbe des clients qui se font refouler. Un motif de fierté légitime : « Moi, Môssieur, j’ai le droit de rentrer et je le prouve ! » la nature humaine est ainsi faite.

  9. Yanka

    « Everything he touches turns to poop ! »

    Un journaliste sur Fox News (3e minute), parlant de Biden. Imaginez un journaliste français dire la même chose de Fernand Macron… Moi, je n’y arrive pas.

    https:/ /youtu.be/RESq81wKm3s

    1. Pheldge

      y’avait également cette citation d’une rare claivoyance, attribuée à Barack O « never underestimate Biden’s ability to fuck things up … »
      C’est pas sur BFM qu’on entendrait un ancien PR parler ainsi de son successeur !

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