Pillage légal et Balivernes

Petit vent de panique chez nos ministres : ils se sont rendus compte, dernièrement avec la loi DAVDSI, que les députés n’étaient pas là exclusivement pour enregistrer automatiquement leurs lubies législatives mais pouvaient fort bien agir de façon autonome et pondre des amendements croustillants. Le lobbying des majors et des gros distributeurs se voyait là saboté. Heureusement, le président de la Fnac, Denis « Balivernes » Olivennes s’est fendu d’un intéressant couplet auprès de Libération. Petite analyse des arguments d’un lobbyiste échaudé…

(Les couinements du disquaire sont disponibles en intégralité et sans mes commentaires sur le site de Libération).

Avant d’entrer dans le vif du sujet, petit rappel des épisodes (touffus) précédents : le P2P (peer-to-peer) est un système d’échange de données numériques permettant actuellement d’échanger rapidement des fichiers musicaux et des films, par exemple. Ce système est développé par des collectifs de développeurs, et fourni gratuitement à la communauté (ceci enquiquine bien les majors qui ne peuvent pas, de ce fait, attaquer de front chaque développeur au seul motif qu’il programme un logiciel dont l’utilisation est éventuellement illicite). Ce système a pris une telle ampleur que les majors craignent pour leur avenir tant la copie sauvage (sans paiement de droits à l’auteur) semble entrée dans les moeurs.

La loi DAVDSI, proposée par le brillantissime ministre De Vabre, devait remettre les pendules à l’heure en châtiant les fautifs et en posant un verrou légal sur ces activités scandaleuses de contrefaçon visant clairement à l’hégémonie d’un système où aucune taxe fiscale, parafiscale, étatique ou bienpensante n’aurait droit de cité.

Mais, à la faveur d’une assemblée nationale dépeuplée, et d’une paire d’amendements judicieux, la loi s’est retournée proprement contre les rigolos du ministère, en plaçant le déchargement par P2P dans la légalité – moyennant l’acquittement d’un forfait.

Hauts cris des vendeurs de soupe et autres majors : « On nous enlève le pain de la bouche ! » , « La licence globale, c’est la mort du petit cheval ! » et autres anathèmes… L’Olivennes de la Fnac est donc monté au créneau. Partant de la constatation que ses officines éclusent des milliers de disques par jour, et favorise la démocratisation et la diversité de la culture, il se fend d’un billet dans Libé :

Tout d’abord, je suis inquiet quand je vois un député socialiste renouer avec des démons anciens qu’on croyait oubliés : faire le bonheur des gens malgré eux. La majorité écrasante de leurs organisations représentatives ­ syndicats, sociétés d’auteurs… ­ et, individuellement, la plupart des talents français (et d’ailleurs étrangers), ainsi que les producteurs indépendants se sont prononcés contre votre amendement. Plutôt que d’expliquer aux artistes ce qui est bon pour eux, que ne les écoutez-vous ?

Et plutôt que d’expliquer aux consommateurs – contribuables – citoyens qui votent ce qui est bon pour eux, vous, môssieu Olivennes, que ne respectez vous le débat parlementaire qui a eu lieu ? Les artistes ne sont pas, ici, des opinions plus neutres que celles des consommateurs. Pourquoi ceux-ci devraient-ils être plus écoutés que la voix démocratique ? Le vote, le parlement, les députés, c’est du poulet ?

Votre amendement, lui, est tout bonnement «créaticide» ­ au sens où il organise le pillage légal du répertoire musical national et assassine la création musicale française en la privant de sa juste rémunération.

Ici, on en revient à l’utilisation d’un néologisme pour pallier le manque de logique navrant : parce qu’une loi, en restreingnant ses ardeurs, va permettre de conserver un espace de liberté, plop, pouf et badaboum, elle devient « créaticide ». Le non sequitur utilisé n’explique en rien pourquoi une rémunération forfaitaire globale amènera la faim, la peur et l’effroi chez tous les artistes de France et de Navarre.

Une telle disposition est contraire à la tradition de notre pays. Depuis l’invention du droit d’auteur sous la Révolution française jusqu’aux combats récents contre l’AMI et pour «l’exception culturelle», notre pays s’est illustré par son rôle d’avant-garde dans la défense des arts et des lettres. Cela lui vaut d’ailleurs d’être encore l’un des rares pays du monde à «résister» à la puissance américaine en conservant notamment une cinématographie et une musique nationales vivantes et fortes. Cela lui vaut aussi l’admiration et le soutien des créateurs sur tous les continents qui exhortent leurs propres gouvernements à imiter le nôtre. Oui, dans ce domaine, conformément à ses valeurs universalistes, la France demeure un modèle.

Mais saperlotte, qui êtes-vous, Denis Balivernes, pour décider que la France doit résister ? En quoi le fait-elle d’ailleurs, quand on voit le flot incessant d’américaineries diverses qui abondent sur les écrans, dans les écouteurs, sur les radios etc… ? Cessons deux minutes d’utiliser l’épouvantail américain et regardons les choses en face : notre culture est très proche de la culture américaine parce que nous l’avons voulu. Nous, consommateurs, avons adhéré aux biens qu’ils nous ont apportés : l’Olivennes, de son bureau, a très probablement tapoté son piteux billet sur un clavier d’ordinateur américain, en buvant un coca américain, avec un petit fond sonore de R&B dégoulinant et américain, pour ensuite cogner sur le modèle américain sans lequel il ne serait jamais devenu ce qu’il est, tout boutiquier de biens & services à l’américaine qu’il est. Mais la Mondialisation, l’Europe et les USA constituent toujours une cible facile. Pourquoi s’en priver, quand on n’a pas d’arguments ?

Depuis les accords Blum sur le cinéma jusqu’à l’action de Jack Lang et de ses successeurs, la gauche dont vous vous réclamez s’est inscrite dans cette perspective. Elle a toujours considéré que la culture devait être protégée par des régulations appropriées contre les effets destructeurs du progrès économique ou technique s’il est laissé à lui-même.

Et la gauche n’a rien pu faire contre Harry Potter, Spider-Man ou le Seigneur des Anneaux. Par contre, elle a magnifiquement merdé pour Un Long Dimanche de Fiançailles, classé film américain alors que tourné, réalisé et joué par des Français. L’industrie de la post-production numérique en France est un désastre. La French Touch dans le graphisme & trucages par ordinateur s’exporte tellement bien qu’il n’y a plus guère de studios ici en France. Par contre, des graphistes de talents, au Canada, en Nouvelle Zélande, et à Hollywood, on en trouve. Bien joué, la « gauche »…

A votre place, Denis, je ne ramènerai pas trop ma fraise sur ce genre de terrain glissant. Et puis, oubliez le « modèle Français que tout le monde nous envie ». Cet argument amuse dans les soirées de l’ambassadeur, mais c’est tout. La France est effectivement un modèle pour tous les parasites qui rêvent de pouvoir décrocher des subventions juteuses sans avoir le moindre talent. Doit-on s’en féliciter ?

Au nom de quoi faudrait-il autoriser pour la seule musique une consommation illimitée mais un paiement forfaitaire, puisque telle est votre proposition ? Les auteurs-compositeurs n’auraient-ils pas le droit, comme les boulangers, les journalistes, les médecins, les électriciens, les joueurs de football, etc., etc., bref, tous les producteurs de biens ou services matériels ou immatériels, à une rémunération juste et individuelle pour leur travail ? Pourquoi cette exception culturelle négative ?

Pourquoi pas ? Pourquoi aurais-je le droit d’utiliser un téléphone de façon illimitée, et pas de la musique ? Comment diable font France Télécom, Free ou tous les autres pour s’en sortir, et pourquoi n’arriveriez vous donc pas à faire pareil ? C’est un manque d’imagination, une peur du changement ou une simple pétition de principe, que vous nous faites là ? Mhh ?

S’il faut, pour construire un monde radieux de liberté et de jouissance sans entrave, appliquer le système du paiement forfaitaire, que ne l’appliquez-vous à tout et à tous par souci d’égalité ? Oui, je souhaite payer une «licence globale» de quelques euros par mois, et me servir librement en baguettes chez mon boulanger du coin de la rue, en journaux chez mon buraliste le plus proche, en rendez-vous chez mon médecin généraliste, en électricité aussi… Rien, finalement n’interdirait semblable prélèvement. Rien, sauf que cela mettrait en faillite les boulangers, les buralistes, les généralistes ou EDF. Comment ce qui est vrai pour eux serait miraculeusement faux pour la musique ?

Ah, ça, excellente question, mon cher Denis. Elle montre votre parfaite méconnaissance – ou, plutôt, votre parfaite hypocrisie – du sujet: le pain n’est pas numérisable, copiable à volonté. Le travail et la matière de ce pain sont uniques. Et c’est cette unicité qu’on rémunère, rien d’autre. La musique n’est qu’une idée, copiable, numérisable à volonté. Et c’est cette absence de rareté qu’on ne rémunère pas ou seulement peu. Et c’est aussi pour cela que, contrairement à ce que vous croyez, vous vendez des sons, des services de plaisirs auditifs et visuels, et pas des CD et des DVD, piètres bouts de plastiques servant à supporter ces plaisirs… Vous nous rejouez Kodak, qui, pendant des décennies en vendant des développements photo, croyait vendre des produits chimiques et du papier avant de se rendre compte qu’il vendait en fait des souvenirs … et de se heurter de plein fouet aux caméras numériques et à la repro personnelle…

Autre argument : c’est différent car là ce sont les jeunes. Ah, oui ! Et pourquoi les jeunes seraient-ils, de ce point de vue, traités différemment ? Manifestement, ils sont prêts à payer plusieurs euros pour quelques secondes de sonnerie musicale de téléphone téléchargée. Plusieurs dizaines d’euros pour des consoles de jeu vidéo, des baladeurs MP3, etc. Et ils ne pourraient pas payer 90 centimes d’euro pour un titre complet téléchargé légalement ? Comment font ceux qui s’achètent des CD, ou leurs aînés qui s’achetaient des vinyles ? Moins d’un euro pour un titre téléchargé légalement ? Aucune génération n’aura eu un accès aussi libre et aussi peu cher à la musique.

Encore une fois, si le consommateur juge que ceci est trop cher, je ne vois pas au nom de quel principe, toi, petit commerçant, tu peux te permettre de juger que « le jeune peut se bien payer X titres » car ce n’est pas cher. Ce n’est pas à toi, disquaire, de faire ton prix : c’est quelque chose que tu dois décider avec le consommateur, pas contre lui. Tu perds ton monopole avec le P2P ou toute autre technique ? Adapte toi, il y a plus à gagner en s’adaptant qu’en utilisant le pouvoir coercitif de l’état au travers d’un lobbyisme d’arrière garde et en combattant ce qui te dépasse…

«Vous ne comprenez pas, nous dit-on encore, c’est une pratique sociale ; on ne peut tout de même pas aller contre une pratique sociale.» Mais le législateur passe son temps à aller contre des pratiques sociales qui, si elles sont jouissives individuellement, et recueillent la faveur de millions de gens notamment de jeunes, sont destructrices et coûteuses collectivement. La pratique sociale de l’alcool ou celle du tabac, la pratique sociale de la vitesse au volant, de la moto sans casque, la pratique sociale des graffitis sur les murs de nos villes, du métro sans ticket… Alors pourquoi autoriser la pratique sociale du téléchargement sauvage qui, avec ou sans «licence globale», ruinera et détruira la création musicale aussi sûrement qu’elle ruinerait et détruirait toute activité qui y serait soumise ?

Et on continue dans le non sequitur joyeux : la pratique du téléchargement (sauvage ou non) ruinera et détruira la création musicale parce que… parce que je le dis. Bah bien sûr. Il suffit de le dire suffisamment souvent. Mais de preuve, que nenni. Par contre, moultes études montrent la corrélation entre les pulsions destructrices du téléchargeur fou et le nombre de CD et DVD qu’il achète. Ceci aussi, je suppose que c’est du poulet, mais baste…

Qui paierait cette licence ? Ceux qui déclareraient télécharger ! Et vous pensez qu’ils seront nombreux à se déclarer pour payer ? Combien paieraient-ils ? 5 ou 6 euros par mois. Pour compenser les ressources de la vente immatérielle des titres (aujourd’hui de l’ordre de 20 millions de titres par an) et de la vente physique des disques (de l’ordre de 150 millions de disques par an) envolées en fumée (ou plutôt en gigaoctets) ?

Heureusement, vous, Denis, vous en savez plus. Votre Futurothron 2000 vous permet de voir dans les prochains mois les désastres provoqués, et comme vous avez la préscience, il est clair qu’il devient vain de vouloir simplement tenter telle absurdité que la licence globale… Et puis même, si votre industrie disparaît, quel problème ? Lulli, Mozart, Beethoven, Brahms, etc… n’avaient pas la Fnac, le copyright et autres emplâtres. Ils s’en sont sortis, malgré tout. Et comme par hasard, on constate d’ailleurs que les artistes vivent plus et mieux de leurs concerts, de leurs tournées que de la vente de leurs disques, de plus en plus de nos jours. A terme, redevenus troubadours, ils se passeront des majors, des officines de distribution et … de vous. Plus de mécènes, moins de requins…

(…) L’écrasante majorité des auteurs-compositeurs qui vendent moins de 200 disques par an passeront sous les radars des sondages de répartition et perdront leurs ressources principales.

Mmmh. Vous seriez donc prêts à nous faire gober qu’en vendant 200 disques, nos « auteurs compositeurs » perdent leurs ressources principales pour un an ? Ils vendent leurs disques 200 EUR pièce ?

En réalité, la «licence globale» fera un heureux : l’industrie des télécoms qui vend du débit ! Et un mort : la diversité musicale, car seules survivront quelques majors américaines et quelques stars mondiales, cependant que la foule des talents naissants, en développement ou simplement moins commerciaux, disparaîtront, en même temps que leurs producteurs indépendants ­ c’est bien connu, en cas de famine, les gros maigrissent mais les maigres, eux, meurent !

… Et la pauvre paralytique s’effondra en sangloooooots, snif snif snif…

Franchement, Denis, brosser un tel portrait de la France, ce pays que Le Monde Entier Nous Envie, tu n’as pas honte ?

Plus sérieusement, tu reviens sur le terrain glissant de la diversité musicale ? Là encore, je ne ferai que remarquer que les lieux où la copie est la plus libre sont ceux de la plus grande diversité. En outre, cette diversité ne s’est jamais aussi bien portée qu’actuellement avec le P2P. Voilà une position difficile à tenir : tu veux de la diversité, mais seulement dans ton magasin, seulement dans tes bacs, seulement dans ton circuit de distribution. Tu veux ta diversité. Pas celle que semble vouloir le consommateur. Et tu lobbyises, pérores et t’ennerves au lieu de t’adapter…

Sachez-le, les autres pays qui disposent d’une musique puissante, entendent bien la protéger, eux. Les Etats-Unis n’ont pas votre naïveté libérale, monsieur le député. En matière culturelle, ils savent défendre leur patrimoine et leurs talents. C’est ainsi qu’ils ont réussi à faire des films et de la musique leur premier poste d’exportation ! Aujourd’hui, ils suivent une démarche exactement contraire à votre stratégie de libéralisation du téléchargement sauvage tant ils sont conscients des risques encourus. Leur Cour suprême vient de rendre un arrêt qui, tournant le dos à une jurisprudence «libérale» née au moment de l’invention du magnétoscope, va permettre de durcir fortement la répression de la contrefaçon numérique.

Naïveté libérale ? Parce que vous croyez, vous, Denis Le Disquaire, qu’en utilisant – à dessein – ce mot pour effaroucher le lecteur de gauche bienpensant, vous utilisez correctement cette notion ? Une loi comme la DAVDSI est tout sauf libérale, l’amendement est un faible rattrapage d’une monstruosité, et, par dessus le marché, ce n’est pas en ajoutant des lois et des amendements qu’on sombre dans la « naïveté libérale ».

Quant à vos remarques sur la Cour Suprême américaine, leur jurisprudence « libérale » et le reste, l’utilisation frauduleuse des termes et des concepts que vous faites ne vous sauvent en rien : si les américains font de la musique et de leurs films leur premier poste d’exportation, c’est essentiellement parce que les gens (tu sais, Denis, tes clients !) l’achètent, pas parce qu’ils ont envoyé des troupes armées jusqu’au dent pour écouler à la force de leurs M16 les Britney Spears et autres débilités qui s’écoulent à grands flots dans vos officines coûteuses !

Non, la libéralisation du téléchargement sauvage (avec l’alibi de la licence globale), ce n’est pas le progrès. C’est au contraire une régression profonde, une régression de plus de deux siècles, quand les artistes ne voyaient pas reconnu leur droit à juste rémunération.Vous souhaitez que les jeunes puissent télécharger ? Aujourd’hui, des milliers de titres sont en ligne sur les sites légaux.

On continue dans le registre du « Le déluge est pour demain ». Denis B. De Mille. Pathétique.

(…) Votre responsabilité, monsieur le député, c’est de fortifier l’exception culturelle française, et de favoriser les pratiques légales sur Internet afin de concilier liberté des usages et pérennité de la création.

Ah, je vous en prie, arrêtons avec ces fumisteries d’exception culturelle française. Ce n’est pas là encore en utilisant la Novlangue que vous sauverez votre tripot.

Bien sûr tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes digital. Si vous ne vous égariez pas dans des combats douteux, vous auriez bien des choses à changer : imposer l’interopérabilité des technologies, combattre la fracture numérique pour que tous les jeunes aient accès à Internet, favoriser la mise en avant et la diffusion des nouveaux talents sur la télévision, la radio, les sites de téléchargement, favoriser une régulation des prix de la musique, etc. Les champs de bataille pour la démocratie culturelle à l’heure d’Internet ne manquent pas. Et c’est là que nous vous attendons.

Gloubiboulga intellectuel :

  • « imposer l’interopérabilité des technos » : relançons le Plan Calcul ! Bull, à la rescousse !
  • « la fracture numérique » : avec un tel taux d’équipement, la France est (pour une fois) en avance sur bien des pays. Ou est-elle, cette fracture ? Je crois qu’elle est le long de votre crâne, monsieur le disquaire, le jour où, prenant vos vessies pour des lanternes et manquant de lumière, vous vous baissâtes trop vigoureusement et rencontrâtes le dur plateau de votre bureau.
  • « régulation des prix de la musique » : bravo, comme les livres, plus chers que partout ailleurs dans le monde ? Moi je dis banco ! Je suis pour une exception culturelle qui impose le prix des CD de Lorie et indexe la vente des Destiny’s Child sur un barême gouvernemental. Ca donnera un peu de positive attitude à notre bon Villepin qui, je pense, en a bien besoin actuellement.

Mais vous devez tout d’abord revenir sur le vote de la nuit du 22 décembre. Notre histoire et notre héritage culturels le dictent. L’avenir de notre création musicale le réclame.

Vive la France, Vive la République, Vive la Fnac.

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