Le vrai blocus de Cuba : son Politburo

Décidément, la situation n’est pas rose à Cuba : le blocage de toute entrée de pétrole par les États-Unis n’arrange pas du tout l’île des Caraïbes – au point que Poutine, l’ami des castristes, monte au créneau. Sans cela, il va de soi que le communisme, en place à Cuba depuis plus d’un demi-siècle, aurait transformer l’île en véritable paradis.

C’est absolument évident à tel point que, dès qu’on évoque la misère cubaine, le mot « embargo » jaillit comme un diable de sa boîte, avec la certitude tranquille de celui qui vient de résoudre une équation à une inconnue.

Cuba va mal ? C’est l’embargo ! Cuba n’a plus d’électricité ? C’est l’embargo ! Cuba manque de nourriture ? C’est l’embargo. Le raisonnement est aussi simple qu’une recette de cuisine soviétique : prenez un pays, saupoudrez généreusement de communisme, faites revenir pendant quelques décennies et ajoutez quelques sanctions américaines : vous obtenez automatiquement la famine.

Et que ce raisonnement soit faux de bout en bout n’a jamais découragé les gauchistes.

Rappelons d’abord un fait que nos amis collectivistes préfèrent oublier : avant la révolution de 1959, Cuba était l’un des pays les plus développés d’Amérique latine, avec le quatrième en revenu par habitant, derrière le Venezuela, l’Uruguay et l’Argentine. Un médecin pour 980 habitants, un réseau ferroviaire pionnier (le premier d’Amérique latine, en 1837), la télévision commerciale dès 1950, plus de 350 salles de cinéma à La Havane, l’île n’était certes pas la Suisse, mais elle n’était pas non plus le tiers-monde que soixante-cinq ans de communisme en ont fait.

L’embargo, cet épouvantail

Quant à cet « embargo » dont les gauchistes parlent comme d’un mur de Berlin maritime, il n’est en réalité qu’une interdiction faite au régime castriste de contracter des dettes en dollars et de commercer directement avec des entreprises américaines, avec, notons-le, de substantielles exceptions pour les produits alimentaires et médicaux.

Pour l’énorme reste, Cuba peut commercer avec les États-Unis et d’ailleurs, les chiffres sont éloquents.

Entre 2000 et 2021, ils ont exporté vers Cuba entre 176 et 710 millions de dollars de produits alimentaires par an. En 2008, 35 à 45 % des importations alimentaires cubaines venaient des États-Unis, qui étaient devenus le premier fournisseur de nourriture de l’île. Les États-Unis fournissent encore 96 % du riz et 70 % de la volaille consommés à Cuba.

Voilà un embargo nettement moins étanche que ce qu’en disent les gauchistes.

Et pour le reste du monde ? Aucune restriction.

Cuba commerce librement avec l’Espagne, le Canada, la Chine, le Mexique, le Venezuela, la France, le Brésil et des dizaines d’autres pays. L’île reçoit des millions de touristes par an. Des entreprises espagnoles y investissent dans le tourisme. Des compagnies canadiennes y exploitent des mines. L’Union européenne entretient des relations diplomatiques et commerciales normales avec La Havane.

Prétendre que Cuba ne peut pas commercer est un mensonge pur et simple. Cuba peut commercer avec qui elle veut, mais ce qu’elle ne peut pas faire, c’est payer en dollars américains.

La dette, ou l’art de plumer la planète

D’ailleurs, Cuba en profite pour ne pas payer du tout ! Car voici le véritable tour de force du régime : avoir réussi à emprunter à la terre entière, à ne rembourser personne, et à faire porter le chapeau aux Américains.

Le palmarès est savoureux et tous ceux qui ont prêté à Cuba se sont finalement fait plumer : la Russie a prêté 35 milliards de dollars, et en a annulé 90 % en 2014. La Chine a prêté 6 milliards, et a tout effacé en 2011. Le Mexique : 487 millions, effacés en 2013. L’Afrique du Sud : 137 millions, effacés en 2012. Le Club de Paris : 11,1 milliards, dont 8,5 remis en 2015. La Roumanie attend toujours ses 900 millions. La République tchèque, ses 276 millions. La Hongrie, ses 200 millions. Les entreprises espagnoles, leurs 325 millions.

Au total, plus de 59 milliards de dollars ont été reçus mais jamais rendus, et ne sont manifestement jamais arrivés jusqu’au peuple cubain. Quant au dernier crédit russe de 50 millions de dollars en 2018, il a servi — en pleine crise alimentaire — à acheter des véhicules blindés et des hélicoptères.

On a les priorités qu’on mérite.

2026 : la crise de trop

Certes, comme l’introduction le mentionnait, la situation s’aggrave en ce début 2026 avec le blocage du pétrole vénézuélien par Washington, dans la foulée de l’intervention américaine au Venezuela. Les coupures d’électricité atteignent 20 heures par jour dans certaines provinces. La pénurie alimentaire est réelle et la souffrance du peuple cubain n’est pas en question.

Mais cette crise énergétique n’est que le dernier symptôme d’une maladie chronique.

Ainsi, il y a eu cinq blackouts nationaux entre octobre 2024 et septembre 2025, selon Human Rights Watch, et ce bien avant donc le durcissement de janvier 2026. À ceci s’ajoutent des centrales thermiques vétustes jamais entretenues, un réseau électrique en ruine et, le comble, une agriculture collectivisée incapable de nourrir 11 millions d’habitants sur l’une des terres les plus fertiles des Caraïbes…

Comme le notait récemment avec un humour mordant Philippe Silberzahn sur X, il n’y a plus rien à manger dans un pays dont le programme économique a pourtant été validé par les 650 « plus grands économistes de France » (dont ceux du NFP, bien sûr) … Il y a vraiment un côté fascinant à voir les mêmes esprits qui réclament la fin du libre-échange – source de toutes les misères, c’est bien connu – pleurnicher quand les États-Unis décident justement de limiter leurs échanges avec Cuba. On aimerait savoir : le commerce international est-il un fléau ou une bénédiction ? Il faudrait choisir.

Le vrai embargo, c’est le communisme

La réalité est limpide pour quiconque accepte de la regarder en face : la Russie, devenue largement capitaliste depuis vingt ans, a traversé des sanctions bien plus sévères que celles qui pèsent sur Cuba, et s’en sort malgré tout. Le Vietnam, communiste de nom mais capitaliste de fait, prospère. La Chine a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté le jour où elle a laissé le marché fonctionner.

Cuba, elle, reste fidèle à la planification centrale, au contrôle des prix, à la collectivisation de l’agriculture, à l’interdiction de l’entreprise privée (timidement assouplie en 2021, soit trop peu et trop tard). Le résultat est celui que le communisme produit toujours et partout : la pénurie, la misère et l’émigration de masse.

Mais cela, les fins « économistes » français – dont ceux qui ont « validé » un programme cubain à l’efficacité fort douteuse – préfèrent ne pas le voir. L’embargo américain, aussi réel qu’il soit dans sa dimension politique, est devenu le paravent commode derrière lequel se cache l’échec structurel, total et irrémédiable d’un système qui, de Moscou à Pyongyang en passant par Caracas, produit invariablement le même résultat.

Le vrai blocus de Cuba n’est pas dans le détroit de Floride : il est dans les têtes du Politburo.

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Commentaires149

    1. Grosminet

      @ Aristarkke 27 février 2026, 9 h 02 min
      Et rien sur la faute qui picote les mirettes dans le premier paragraphe ? Vieillitude en action ?

      1. Pheldge

        on te laisse à tes suppositions … moi je ne dis rien, étant sous la menace de la révocation du sursis pour mon excommunication définitive 😉

        1. Grosminet

          @ Aristarkke 27 février 2026, 11 h 32 min
          « Et Mélusine est trop souvent en vacances… »
          Mais bien sûr… point de ravages de l’âge, mais raccrochage au branchage…

      2. Lothar

        Je suis content, j’ai trouvé la fôte du premier pare à graphe : il faut transformeR l’air en nez !
        C’est rigolo ce jeu. Qu’est-ce qu’on gagne ?

    2. Theo31

      Cette semaine, j’ai encore eu droit à une tirade sur la loi de 1973.

      J’ai répondu qu’il était impossible d’emprunter a soi meme. Le gars a eu un gros bug.

      1. Manzoni

        S’il n’a pas su répondre à ça, c’est qu’il est léger sur le sujet et n’aurait pas du « invoquer » la loi de 1973 en premier lieu.
        Et de toute façon, sans cette loi et avec une politique similaire à celle que le pays a mené depuis cette date, nous serions toujours dans les années 70 côté niveau de vie, à payer un billet d’avion 3 mois de salaire, et à envier le voisin qui dispose d’un lave-linge ET d’un sèche-linge.
        La différence, grâce à cette loi, c’est qu’on a pu tout acheter à crédit et que le niveau de vie des années 70, on risque d’y revenir brutalement, quand nos créanciers acteront qu’ils ne seront jamais remboursés.

        1. Pierre 82

          Petite rectification : cette « loi de 1973 » ne s’adresse pas à M et Mme Michu pour l’emprunt de leur lave-linge : pour eux, il n’a jamais été question d’obtenir un prêt auprès de la Banque de France, même avant la loi.
          Elle s’adressait uniquement à l’état, qui ne pouvait plus demander à ladite BdF de lui imprimer des billets.
          Petite remarque historique aussi : dans les faits, avant cette loi, l’état ne demandait jamais d’argent directement à la BdF, et se contentait de faire une petite dévaluation de temps en temps pour faciliter l’équilibrage de leurs comptes, comme ça se faisait à l’époque (et bien moins par la France que par l’Italie, par exemple)…
          Et cette loi ne faisait qu’entériner ce qui se faisait déjà, en y ajoutant juste cette formalisation, dont on dit que c’était pour éviter que si la gauche arrivait au pouvoir, elle n’envoie au tapis le franc en imprimant comme des gorets.
          Jusqu’à la crise des surprimes, où c’est la BCE qui, en s’asseyant sur ses propres statuts, a pris le relève et a commencé à imprimer à tour de bras, su simple demande de chaque pays, en donnant ainsi un levier énorme pour que chaque pays abandonne des pans de leurs souveraineté aux instances de l’UE en contrepartie…

      1. MadeInCH

        Une faiblesse de la droite, en théorie, c’es qu’ils sont honnête. Du moins, c’est ce qui est revendiqué. ça force tout de même à garder le discours et les actes, au moins publiquement dans une certaine plage.
        .
        Une force de la gauche, c’est qu’ils ne sont pas, littéralement, lié ou freiné par l’honneteté ou la vérité, pour autant que c’est pour la Cause. Et c’est revendiqué. Comme il n’y a pas de bornes, i n’y a pas de limites.
        Note: en islam non plus.

  1. Aristarkke

    Heureusement que nous savons que le communisme ne peut pas fonctionner puisque l’Allemagne, avec tout le sérieux qu’on lui connaît, n’y est jamais parvenue à ce Graal politique !

    1. Grosminet

      @ Aristarkke 27 février 2026, 9 h 06 min
      « Heureusement que nous savons que le communisme ne peut pas fonctionner »
      N’importe quoi ! Le VRAI communisme, celui qui fonctionne, n’a jamais été mis en pratique.

      1. Pheldge

        ah, enfin un vrai communiste qui sait de quoi il retourne : c’est le grand capital, aidé de la finance apatride, qui fait capoter toutes les tentatives, merci Camarade Grosminet de rappeler ces faits incontestés !

  2. Higgins

    Mieux vaut une stagnation permanente de l’économie avec des dépenses publiques sans limites qu’une croissance soutenue accompagnée d’une baisse drastique de ces mêmes dépenses publiques (cf le discours français sur l’Argentine).

  3. Dom17

    Les Cubains, ou du moins leur gouvernement, ne veulent pas de la colonisation financière, économique et politique des Etats-Unis qui, eux, considèrent que l’Amérique, de l’Arctique à la Patagonie, est leur pré carré.
    Les conséquences sont rudes.

      1. Pierre 82

        Je vois pas trop le rapport avec Cuba.
        Certes, la situation n’était pas excellente pour tout le monde à Cuba an 1959, et ce n’est même pas la révolution faite par Castro qui est remise en cause par Sa Patronitude, mais bien ce à quoi elle a abouti : un pays mis sous séquestre par le parti au pouvoir, et qui, à chaque occasion, se retranche derrière de prétendues « sanctions US » pour justifier la misère dans laquelle vit la population aujourd’hui.

        Comme rappelé par le Patron, ni la Chine ni le Vietnam, pourtant eux aussi communistes, ne sont dans un tel marasme (ils sont même prospères) grâce à l’entêtement de leur classe dirigeante, comme à Cuba.

        A ma connaissance, depuis la baie des cochons, les US n’ont plus militairement chatouillé Cuba. Rien à voir avec l’Irak ou l’Afghanistan (ou bientôt l’Iran, si on en croit certains)

  4. Aristarkke

    « à acheter des véhicules blindés et des hélicoptères. »
    Toute ressemblance avec la Grance qui agit de même malgré ses déficits budgétaires énormes est forcément fortuite. Forcément ! Aucune tendance notable communiste n’y est à l’œuvre…

    1. Pierre 82

      Non, ici, on n’achète ps de véhicules blindés ou d’hélicoptères (ou si peu).
      Ici, on est plus malin et on prépare l’avenir, qui sra forcément radieux : on tapisse le pays de moulins à vent, afin de parvenir, nous aussi, à produire de l’électricité 4 ou 5 heures par jour.

        1. P&C

          Tu ne vas sans doute pas le croire, mais le pneumatit est un progrès dans la construction éolienne.

          Avant, il fallait faire venir le geobiologue deux fois : avant pour s’il fasse l’étude et ses recommandations, et après pour s’il fasse un rituel sur le socle de béton, par exemple en chantant et en sculptant des incantations dans le béton.

          Avec pneumatit, le geobiologue ne vient qu’une fois, et plus besoin de rituel etcd’incantation car l’adjuvant béton s’occupe de realigner l’éolienne avec les lignes telluriques.

      1. P&C

        En enrichissant plein de gens au passage, y compris des chamanes qui chassent le dragon et des suisses qui font des potions à base d’os de piaf en récitant l’évangile de St Jean.

  5. Aleph

    Peut-être. Mais, sauf erreur, je ne crois pas qu’ils aient essayé la taxe Zucman, alors on ne peut pas savoir si l’expérience communiste est vraiment un échec, puisqu’elle n’a pas été sérieusement menée selon les développements des chercheurs actuels, mais se poursuit simplement sur des prolégomènes.

  6. Theo31

    Castro est mort milliardaire comme Chavez, Ceaucescu, Benali et bien d’autre dirigeants qui prônaient avec force le socialisme en évitant soigneusement de l’appliquer à eux mêmes.

    Les gauchistes combattent l’échange libre tout en l’en exigeant pour Cuba.

    1. Franck

      Castrol c’était une huile du communisme 🙂 Et à une époque, on trouvait de tout à Cuba (oui, chez Castro, y a tout ce qu’il faut, outils et matériaux, dixit les Guignols je crois)
      Blague à part, il est mort milliardaire en ruinant son peuple, et ça lui aura servi à pas grand chose, à part recevoir mes jeux de mots de merde 🙂

            1. Pheldge

              ah, je vois que ça a marqué les esprits ! d’un autre côté, c’est pas très gentil de me rappeler ce à côté de quoi je suis passé sans le savoir, moi … 😀

  7. Ryan

    Merci pour cet article, Monsieur H16.

    Je vais me faire l’avocat du diable. Ainsi je note un peu de malhonnêteté dans vos propos quand vous dites que Cuba peut commercer avec le reste du monde. Si la situation a timidement changée depuis peu, pendant des décennies, le commerce international a fonctionné avec le dollar.

    C’est réellement un facteur bloquant d’autant plus que les USA appliquent une extra-territorialité à cela: votre entreprise espagnole basé à Séville utilisant des dollars et commerçant avec Cuba pouvait faire l’objet de sanctions par Washington.

    Les États-Unis ont quand même donnée une excuse éternelle aux communistes cubains.

    Je ne vais pas absoudre les castristes. J’ai visité l’île en 2011: première et unique fois de ma vie où une femme a mendié pour du lait maternel. Le bœuf était interdit aux locaux (et réservé aux touristes) par manque de production. L’éclairage nocturne bien rare et les gens pauvres. Tout était vétuste dont l’ancien Hotel Hilton rebaptisé El Nacional. Tout sauf la coupole de leur parlement.

    La filière agricole cubaine n’a aucune excuse de produire si peu d’autant plus que pendant 40 ans l’URSS les a soutenu à bout de bras, que le climat et les terres s’y prêtent. Bref ce système est fondamentalement défaillant.

    1. Mitch

      C’est le droit le plus strict d’un pays à décider qui utilise sa monnaie. Ca me parait une évidence et cela n’a strictement rien à voir avec un embargo.

      Le fond du problème c’est que personne ne veut de leur Cuban Peso ou de leur Cuban Convertible Peso (jusque il y a peu, Cuba avait 2 monnaies) car ça ne vaut rien. La seconde question que l’on peut se poser est: pourquoi cela leur monnaie ne vaut-elle rien? Causes et conséquences, comme souvent.

      On pourra aussi constater que Cuba a été mis sous perfusion de plein de pays dans le monde: URSS, Venezuela, et sphère des pays communistes de façon générale et en n’hésitant pas à piller les pays ou ils étaient sensés exporté leur révolution – L’Angola est un bon exemple.

      Malgré ces multiples perfusions, Cuba est une ruine. Comme toujours il est simple et commode de balancer la responsabilité sur les ‘Zotres’ et en particulier les US, qui ont bon dos pour expliquer la faillite commy.

      1. Cerf d

        C’est le droit le plus strict d’un pays à décider qui utilise sa monnaie

        En es-tu bien sûr ? Si X parviens à se procurer des $ quelle est la légitimité du gouvernement US pour l’en empêcher ?

        1. Pierre 82

          La fameuse « extraterritorialité des lois US » grâce au dollar, voulue par Obama, a été, d’après des auteurs comme Charles Gave, une des pires conneries qu’ils ont faites, en forçant les « non-occidentaux » à tenter de trouver une échappatoire, et de commencer à se débarrasser de la dette US…

        2. Mitch

          Cuba peut bien faire toutes les transactions qu’ils veulent mais pas dans une monnaie qui ne leur appartient pas si le possesseur de cette monnaie le juge contraire à ses interets. Avant même de parler d’utilisation ils n’ont simplement pas à se ‘procurer’ des $ et un état est libre de décider à qui il ‘procure’ sa devise. Perso, rien ne me choque.

          De plus, ce qui est décrit là est une conséquence. La cause c’est que leur économie est tellement pourrie que personne ne veut de leur monnaie et n’a confiance malgré les injections massives de pays amis (liste des défauts de payment cité par le Boss avec ‘juste’ $60 milliards).

          NB: Honte éternelle à l’ANC d’avoir prêter du pognon à Cuba. Quand bêtise et idéologie se rencontrent

          1. Mitch

            Si le concept de décider qui peut utiliser la devise d’un pays ne me choque pas, il n’empêche pas moins que les US se sont tirés une balle dans le pied. Sur le court terme effectivement ça affaiblit des régimes comme le Venez, l’Iran ou Cuba (qui seraient tombés de toute façon) mais cela voit aussi des messages négatifs au reste des pays qui ‘dédolarisent’ leur économie (ou cherche à le faire). Sur le long terme, pas sur que ce soit une bonne affaire pour les US (leur grande chance étant que pour l’instant il n’y a pas vraiment d’alternatives à l’USD)

            1. Grosminet

              @ Mitch 27 février 2026, 11 h 07 min
              « Si le concept de décider qui peut utiliser la devise d’un pays ne me choque pas »
              Bah moi si. Normalement, l’état n’a pas à foutre son nez dans les affaires de monnaie, et encore moins de s’en servir comme instrument politique.

          2. Cerf d

            Je détaille mon exemple.

            X vend des terres rares aux US. Les US choisissent de payer X en $.

            X est-il propriétaire de ses $ ?

            Un indice, si X est bien propriétaire de ses $ il peut en faire ce qu’il veut sans l’accord des US, y compris acheter de la canne à sucre à Cuba (ou les lui prêter).

            1. Mitch

              X vend des terres rares aux US. Les US choisissent de payer X en $.

              X est propriétaire d’une valeur représentée par le support qui est l’USD pas des USD qui sont juste un support pour faire des transactions. Les US peuvent très bien dire: vous n’utilisez pas MON support pour faire du commerce avec d’autres et donc vous convertissez en ce que vous voulez avant. Encore une fois, rien ne me choque, X possède une valeur (représenté par un support qui est dans le cas présent l’USD), et n’a pas la maîtrise du support. X n’a qu’a payer en canne à sucre, en cigare, en or, en Roubles ou en Peso Cubain.

                1. Mitch

                  Parce que le support est un truc émis et controlé par un machin qui s’appelle ‘Bank of America’. Ils n’ont qu’à faire leur transaction en or, ou en € après conversion. Pourquoi ne le font-il pas?

                  1. Cerf d

                    Une fois qu’il est émis et distribué, il n’a aucune raison légitime d’être contrôlé.

                    La seule chose que les US peuvent faire légitiment c’est empêcher Cuba de faire des transaction en $ avec les US.

                    Si X échange des $ avec Cuba qui ensuite les échange avec Y. Les US n’ont aucun moyen légitime de l’empêcher.

                    1. Mitch

                      Je réitère ma question:

                      Ils n’ont qu’à faire leur transaction en or, ou en € après conversion. Pourquoi ne le font-ils pas?

                    2. Grosminet

                      @ Cerf d 27 février 2026, 11 h 37 min
                      « Une fois qu’il est émis et distribué, il n’a aucune raison légitime d’être contrôlé. »
                      Voilà.

                    3. Mitch

                      Une fois qu’il est émis et distribué, il n’a aucune raison légitime d’être contrôlé.

                      De mon point de vu, le pays qui possède le support USD est tout à fait légitime de décider qui peut en bénéficier. Oui, en BENEFICIER, car si Cuba l’utilise c’est bien qu’il y trouvent un bénéfice, non?. Pourquoi offrir des avantages à un régime pareil??

                      En somme: Faite toutes les transactions que vous voulez, mais vous n’utilisez MON support. Il y pas de raisons que des pays ennemis bénéficient des avantages offert par la monnaie d’un pays qu’ils vomissent. Franchement rien ne me choque.

                      La vrai question est plus long-termiste: est-ce une bonne chose pour les US? The future will tell

                      Pour Cuba, ils n’ont qu’à utiliser leur Peso qui est le fruit d’une économie prospère inherente aux paradis communistes.

                      La cause des malheurs de Cuba est une économie ruinée, une monnaie qui ne vaut rien et une signature dont personne ne veut. Tout ceci est le fruit de 65 ans de communisme. Les Grançais, toujours cablés socialo-communistes pur jus te diront en masse que si le Venez et Cuba en sont là c’est à cause des US. C’est tellement simple … et navrant.

                    1. Pierre 82

                      J’imagine que tu fais allusion au pétrole, qui en pratique ne pouvait s’acheter que en dollars.. du moins dans les pétromanarchies pour commencer, et puis les autres pays producteurs à qui l’oncle Sam tordait le bras pour les inciter fortement à n’accepter que le dollar.
                      Pour les autres produits, par contre, on avait bien sûr le choix.

                    2. P&C

                      Certes, mais comme le pétrole est le sang de l’économie moderne… tu tiens le pétrole, tu tiens tout le reste.

                    3. Mitch

                      Pierre, quand des transactions d’envergures se font c’est toujours en USD. Pétrole comme le reste. Pas la peine de tordre le bras à qui que ce soit. Même les BRICS traitent en USD massivement. Pourquoi à ton avis? les US qui leur tordent le bras?. 75% des transactions d’Airbus sont en libellées en USD. Les US qui tordent les bras?

                    4. Pierre 82

                      @Mitch 27 février 2026, 12 h 39 min

                      Ben, les Indiens sont ravis de pouvoir acheter du pétrole russe en roupies…
                      En plus, ça va forcément permettre d’accroitre les échanges commerciaux entre les deux pays.
                      Le doux commerce, comme disait Montesquieu…

                    5. Higgins

                      @ Pierre,

                      Si des pays commencent à se passer du dollar US pour des transactions internationales, c’est que les USA ne sont plus la puissance d’antan.

                    6. Mitch

                      @Pierre
                      Tant mieux pour les Indiens (même si ce que tu décris est quand même une situation très particulière comparable au Venez qui vendait son pétrole à la Chine en Yuan).

                      Perso, je ne defend pas l’USD. Je constate juste un état de fait. Les faits ce sont que l’immense majorité des transactions ont lieu en USD même quand les US ne sont pas impliqués dans les dites transactions (et oui tu trouveras des contre exemples mais cela reste des contre exemples).

            1. Mitch

              Quand Etihad achète 40 A350, la transaction est un USD et les US n’impose rien. Tu peux demander à Etihad ou Airbus s’ils veulent que la transaction soit en €, en Rouble, en Rand ou en Peso Cubain et tu risques d’avoir des surprises …

              1. P&C

                Ah bon ? Je peux donc vendre mon pétrole dans la monnaie de mon choix et utiliser Swift sans être contraint par l’extraterritorialité du droit américain ?

          3. Cerf d

            Tu remarqueras que si X était payé en or, les US n’auraient simplement pas les moyens d’interdire quoi que ce soit.

            C’est peut-être bien là le nœud du problème.

            1. Mitch

              Oui c’est là le noeud du problème. C’est la cause (cf toutes mes interventions). Tu t’es jusqu’à présent focalisé sur les conséquences.

      2. Grosminet

        @ Mitch 27 février 2026, 10 h 39 min
        « C’est le droit le plus strict d’un pays à décider qui utilise sa monnaie »
        Bien sûr que non. Utiliser la monnaie comme instrument politique c’est un abus de pouvoir.

      3. jusnaturaliste

        @ Mitch

        Si l’on pousse votre logique, cela devrait également être le droit le plus strict d’une entreprise de décider ce que vous avez le droit de faire ou pas avec les produits que vous lui avez acheté. Car un Etat n’est rien d’autre qu’une entreprise qui a le monopole de la force. D’ailleurs, c’est ce que font de plus en plus d’entreprises avec le système des licences, il y a maintenant toujours plus de licences sur tout et vous êtes de moins en moins propriétaire de ce que vous achetez.

        Tout cela est du collectivisme, c’est complètement à l’opposé du droit naturel et donc du libéralisme.

        Je vais même plus loin en disant que dès lors qu’une entreprise a un monopole sur un produit ou un service, elle ne devrait avoir aucun droit à refuser un client, car celui-ci n’a alors plus aucun autre moyen d’obtenir ce bien ou ce service, à part entrer dans l’illégalité.

        Imaginez que la Chine coupe du jour au lendemain toute exportation de son territoire, c’est la guerre mondiale directe. D’ailleurs, si la Hongrie s’est enfin décidée à stopper les sanctions contre la Russie, c’est parce que l’Ukraine met délibérement en péril le ravitaillement énergétique de la Hongrie.

        Les sanctions américaines sur le dollar sont iniques et sont une des causes des problèmes de Cuba, mais comme Cuba était un petit pays, personne n’a bronché et les puissances camarades ont préféré donner des sous directement à Cuba.

        Quand les USA ont voulu faire la même chose avec la Russie, cette fois, les choses ont enfin bougé, et le monopole financier américain sur le monde est en train de tomber, ce qui est une très bonne chose. Cela veut dire que depuis la guerre en Ukraine, Cuba aurait pu s’inspirer de la Russie pour relever son économie. Mais là, c’est bien le régime marxiste qui en est la cause, il préfère continuer de profiter de l’argent gratuit des camarades de l’étranger.

        1. Cerf d

          @jusnaturaliste

          Je vais même plus loin en disant que dès lors qu’une entreprise a un monopole sur un produit ou un service, elle ne devrait avoir aucun droit à refuser un client

          Si on suis ta logique, si John Galt est le seul en mesure de faire un moteur à mouvement perpétuel, il faudrait l’y forcer même s’il ne veut pas. C’est encore plus contraire au droit naturel.

          Quand aux licences, quand tu prends une licence, tu sais que tu n’en est pas propriétaire.

    2. P&C

      Pas sur. Si tu regardes les rendements agricoles, tu verras que c’est moins une question de sols que d’énergie et de travail.
      La France de 2020 nourriture sa pop de 70 millions avec 2% d’actifs dans les champs. La France de 1800 avait besoin de 50% de sa pop pour en nourrir même pas 40 millions.

      Pourtant, les terres en 1800 étaient sans doute meilleures que cellrs d’aujourd’hui. Mais lrs agrus n’avaient pas de machines agricoles performantes, pas de fuel pour les alimenter, pas d’engrais chimiques.
      Si on est passé du bœuf au tracteur, c’est pas pour rien.

      Tu ajoutes l’impact sur la rentabilité conjugué à des prix administrés, et tu as une bonne recette pour avoir des famines.

        1. Pheldge

          finalement je pense que notre P&C devrait lancer une chaîne éco, il a un vrai don pour ça, plus le sens de la pédagogie, et tout …
          Couplée à une chaîne « financière » de conseils en investissements – pas besoin de se casser, tu pompes ce que les autres disent, c’est pas les gogos qui manquent – ça devrait cartonner. 😉

  8. Higgins

    HS mais je croyais que réchauffement climatique était partout : bfmtv.com/economie/meme-la-nature-s-y-met-contre-moscou-la-baltique-par-laquelle-transite-40-du-petrole-russe-est-paralysee-par-la-glace-les-ports-sont-congestionnes-et-les-brise-glaces-submerges_AN-202602260516.html

  9. Mitch

    Quand on jette un oeil aux commentaires au lien que donne le Boss sur le compte de Philippe Silberzahn (que je remet dessous) ça fait froid dans le dos. La fOte à Ed (et à l’absence de livres) sans doute …

    x.com/phsilberzahn/status/1811414460973937115

    Perso, j’ai beau le savoir, je reste à chaque occasion fasciné par le consentement au socialo-communisme en Grance. Pire que du consentement, les gens en redemandent. Pas de doute, on est bien en République Démocratique Populaire de Grance

  10. Gerldam

    Je suis allé à Cuba, invité par l’Académie des sciences du pays en 1970, l’année de la fameuse « moisson des dix millions ». Il s’agissait pour les cubains de moissonner dix millions de tonnes de canne à sucre, objectif donné par Castro. Tout le monde devait aller aux champs, depuis les ouvriers jusqu’aux professeurs d’université. A l’époque, j’étais jeune et plutôt costaud. Quand on nous a amené visiter les champs de canne, j’ai essayé de couper de la canne à la machette: il a fallu que je m’y reprenne à trois fois pour arriver à couper une canne d’un seul coup de machette. Il faut y mettre une énergie énorme.
    Lors de la fête annuelle sur la place de la révolution, qui contient environ un million de personnes et qui commémore l’attaque de la Moncada, nous étions en tant qu’invité, conviés sur l’estrade des VIP. Castro parla pendant trois heures (j’ai presque tout compris) et il passa le plus clair de son discours à engueuler les cubains parce qu’il n’avait fait que 9,5 millions de tonnes (pour une récolte habituelle de 6).
    Fascinant.
    Ceci dit, nous n’avions à manger que de la langouste, une des exportations de l’île. C’est délicieux au début, lassant au bout d’un mois.
    Les boutiques étaient toutes absolument vides, ni bière ni cigare pour le peuple. La disette, alors que l’URSS de l’époque achetait la canne à deux fois le cours mondial.
    J’ai touché du doigt pour la première fois le communisme en action.
    Dégoûté à vie.

      1. Pierre 82

        Et à propos de langouste et de communisme, un album de BD de Jean Yanne qui trainait à la maison quand j’étais gamin.
        C’était très drôle, écrit par cet « anarchiste de droite », comme on a dit, un des rares à l’époque (écrit en 1969) qui se foutait ouvertement de la gueule des cocos, comprenant très bien l’escroquerie derrière le concept.

        Ca s’appelait « La langouste ne passera pas », et c’est hélas tombé dans l’oubli. Je ne sais pas si ça me ferait encore rire, mais à l’époque, ça a fait partie du substrat intellectuel qui fait que je n’ai jamais réussi, même adolescent, à prendre les gauchistes au sérieux.
        Il y avait aussi au deuxième album : « Voyage au centre de la c…. ulture » dont on peut imaginer le contenu, pas piqué des vers non plus…

        https:/ /fr.wikipedia.org/wiki/La_langouste_ne_passera_pas

  11. du

    Je ne vais pas contester sur le fond , mais le propos gagnerait en force avec moins de parti pris , la description de Cuba en 1959 ou la comparaison avec la Russie par exemple .

    1. Aleph

      Nous sommes plusieurs à regretter l’aveuglement de l’auteur. Pour ne pas dire plus.

      Pour paraphraser un politicien célèbre, Cuba, c’est quand même la France, mais « avec le soleil » !

      Quant à la rhétorique bourgeoise de comparaisons géopolitiques toutes choses inégales par ailleurs pour essayer d’en tirer l’idée que le communisme serait voué à l’échec, elle achoppe toujours sur cet argument : pour juger vraiment du communisme, encore faut-il l’essayer, et de bonne foi. Il est certain que ce n’a pas été essayé complètement. Quant à la bonne foi, ce n’est pas ici le lieu d’en parler, je crois.

      1. nemrod

        Le problème c’est que c’est un essai sans retour du produit s’il ne convient pas.
        Le communisme le vrai a été essayé plein de fois…à petite échelle.
        Dans une famille par exemple…tu travailles et on partage.
        Ca ne marche pas plus qu’à grande échelle et pour les même raisons .

        1. Aleph

          Sans le soleil en France, il doit faire froid parce qu’il manque manifestement le second degré.

          Après plusieurs années à venir écrire ici, c’est curieux d’être méconnu à ce point.

      2. Grosminet

        @ Aleph 27 février 2026, 12 h 05 min
        « pour juger vraiment du communisme, encore faut-il l’essayer, et de bonne foi »
        Tout à fait. C’est complètement foireux sur le papier, mais la mise en pratique peut tout changer. J’ai bon ?

      3. Pierre 82

        C’est le problème de tous les constructivismes, quels qu’ils soient : si ça ne fonctionne pas du premier coup, c’est que ça a été mal fait, et par conséquent, il faut corriger le tir, et en mettre encore plus.
        Au malheur des populations qui en sont victimes…

  12. CPB33

    HS : ça-y-est c’est Paramount qui rachète Warner (CNN va pouvoir fermer sa goule bientôt !!)
    deadline.com/2026/02/netflix-declines-to-raise-offer-for-warner-bros-1236738005/

  13. Cerf d

    Rappelons d’abord un fait que nos amis collectivistes préfèrent oublier : avant la révolution de 1959, Cuba était l’un des pays les plus développés d’Amérique latine

    Certains, même ici, expliqueront doctement (comme ils l’ont fait pour le Venezuela) que ce n’est pas vrai et qu’avant la Rebolutione on crevait à même la rue.

    1. Mitch

      Oui, c’est dingue le lavage de cerveau qui a été opéré en République Démocratique Populaire de Grance. Que veux-tu, quand un pays de la sphère communiste comme Cuba est violemment agressé par l’ogre Impérialiste et capitaliste US, il est du devoir des autres pays communistes de prendre sa défense et de justifier l’échec patent par une intervention extérieure (les fameuses force réactionnaire extérieures). En général c’est les dirigeants des autres pays communistes qui se collent à cet exercise de haute volée qui est d’expliquer le naufrage d’un autre pays commy, en Grance, ce qui est fascinant c’est que c’est les pékins moyens qui s’y collent.

    2. P&C

      Prospère, pour l’oligarchie de Batista et les mafieux. La population n’en voyait pas la couleur.

      Il faut rappeler sans cesse que les cocos n’apparaissent pas génération spontanée, et qu’un pays peut être immensément ruche avec une population misereuse. Les cocos sont en général le résultat de la cupidité des riches.
      Je rappelle que les premiers cocos étaient les grecques, et qu’ils apparu car le patriciat romain avait confisqué les biens publics pour se construire des domaines agricoles gigantesques, travaillés par des esclave. La plèbe ne pouvait être competitive, sans parler du fait qu’elle devait se taper le service militaire…et est allé grossir la misère des villes.
      Les sénateurs, bien sûr, ont refusé de les écouter dt de faire la moindre concession, car ça aurait impacté leur richesse. Résultat ?deux guerres civiles, des proscriptions, et la transformation de la république en empire.

        1. Pheldge

          parce que ce n’est pas déjà le cas, Camarade durru ? tu tiens des propos de plus en plus déviationnistes et subversifs, Camarade durru, ça ne peut que mal finir … Le bon citoyen, complète son information en lisant également le Monde et l’Humanité, afin de profiter du pluralisme objectif ! 😉

    3. P&C

      Développé ne signifie pas forcément que la population sout sortie de la misère.
      Le problème du Cuba de l’époque, c’est son économie mafieuse et son élite à la mentalité coloniale.
      Ce n’est pas spécifique à Cuba cela dit, le Venezuela s’était à peu près la même chose.

        1. P&C

          Ici oui…car ça permet à nos chers cpf de se comporter en colons justement.

          La bas, c’est différent. Si je prend le cas du Pérou, tu avais même une distinction raciale entre les dirigeants, tous issus de l’aristocratie coloniale, et le reste de la population. Ça posait déjà problème du temps de Bolivar.
          Avec les conséquences attendues : oligarchisle, fuite des capitaux, corruption endémique, violence politique.
          Les pays européens devenant des oligarchies qui vivent en colons de l’interieur, je ne serai pas étonné qu’ils ressemblent aux pays latino ameticains au bout d’un certain temps.

      1. P&C

        Normal pour un pays qui a de gros problèmes d’acces à l’énergie. Le Niger s’est encore pire, pourtant ce n’est pas un pays communiste.

        1. Pheldge

          voilà, le problème c’est d’abord un excès de libéralisme, qui crée de la misère à tour de bras, pour enrichir les super riches avec leurs profits indécents, qu’ils ont volé au peuple !

          ami lecteur, dois-je mettre un smiley ou bien …

    4. cherea

      Je me rappelle être allé voir au cinéma un film soviétique qui s’appelait « Soy Cuba », en gros la thèse était que comme il y avait des riches qui se faisaient plaisir à Cuba, on enlevait de la dignité aux Cubains.
      Je rappelle qu’il y avait des festivals de cinéma à Cuba et même des grand prix de Formule 1…

  14. Theo31

    Si vous voulez savoir si un pays est prospère, suffit de regarder les mouvements migratoires.
    Et vous demandez à meluche pourquoi il n’a pas encore fait sa demande d’asile à Caracas ou La Havane.

    1. nemrod

      Tout dépend par rapport à quoi évidemment.
      L’Algérie si elle avait une frontière commune ave le Bengladesh aurait surement un solde migratoire positif.

    1. nemrod

      Jean Paul 2 a bien expliqué que la raison est anthropologique.
      Ce genre de régime est simplement opposé à la nature humaine.
      Peut être que ça marchera pour les IA qui sait ?

  15. Higgins

    Et ça continue encore et encore : franceinfo.fr/sante/enquete-francetv-une-fuite-massive-de-donnees-medicales-inquiete-en-france_7831823.html

  16. Sylvain33

    Le communisme, c’est comme les éoliennes.
    Il faut faire la recherche dessus. Mais pas l’appliquer tant qu’on y voit pas un intérêt spécifique.
    Dans les années 1950, on aurait dû prendre 100 000 volontaires éduqués, leur donner un département, un stock et une infrastructure pertinente et les laisser vivre selon une vie communiste. On aurait pu ainsi trouver les paramètres qui font fonctionner le communisme

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