S’il apparaît maintenant assez clair que la France est en train de s’effondrer, cela ne veut cependant pas dire qu’il en serait de même pour le reste de l’Europe. En pratique, certains autres pays comprennent les dangers et les difficultés et sont en train de réagir petit-à-petit.
La France a pendant des siècles été un pays dominant de la scène européenne. Cependant qu’elle décline à présent, des pays comme l’Italie ou la Pologne, sensiblement moins riches à la fin du siècle dernier, sont en train de rattraper leur retard et même de la dépasser.
En effet, pour la première fois, le PIB par habitant (en parité de pouvoir d’achat) de l’Italie a dépassé celui de la France pour 2025 et 2026 (mesure nominale ou ajustée), marquant un rattrapage complet après un écart historique en faveur de la France. La richesse française par habitant est désormais inférieure de 1,5 % à la moyenne européenne, alors qu’elle était supérieure de 5 % en 2019.
Quant à la Pologne, selon le FMI et via les extrapolations des économistes, le PIB par habitant polonais (toujours en parité de pouvoir d’achat) pourrait atteindre 84 500 à 84 600 dollars en 2034, contre 83 700 dollars pour la France. La Pologne dépasserait ainsi la France en 2034 si les tendances se maintiennent.
Ces changements paradigmatiques ne sont pas sans conséquences.
L’une d’elles, directe, est le rapprochement qu’on peut observer entre l’Allemagne et l’Italie avec le début d’un « nouvel axe » Rome-Berlin qui s’affirme progressivement avec la montée en puissance italienne comme un contrepoids concret vis-à-vis de Paris. Concrètement, le sommet intergouvernemental du 23 janvier 2026 à Rome entre Giorgia Meloni et Friedrich Merz a abouti à un plan d’action de 19 pages, incluant sept accords bilatéraux sur l’industrie, la défense, l’énergie, la migration et la simplification réglementaire.
Les deux pays, premiers fabricants de l’Union européenne, poussent pour une dérégulation, une compétitivité industrielle renforcée (notamment dans l’automobile et les hautes technologies) et une coopération militaire accrue (formation, exercices, industrie de défense, espace via le projet « Bromo »).
Ensemble, l’Allemagne (avec un PIB d’environ 5330 milliards de dollars, 23 à 24 % de l’Union) et l’Italie (2700 milliards et 12 %) représentent près de 36 à 37 % du PIB européen, un poids qui facilite les majorités qualifiées (qui requiert 65 % de la population de l’Union européenne). Ce partenariat pragmatique, qualifié de « nouvel axe » par plusieurs analyses (Le Monde, le JDD), vise à contourner les blocages franco-allemands traditionnels, avec des propositions communes pour le Sommet Européen de février 2026 sur la compétitivité et un agenda de « moins de bureaucratie, plus d’autonomie stratégique » … le tout sans attendre Paris. Il faut dire que si la bureaucratie promet la protection, la compétitivité, elle, paie les factures.
Le chancelier allemand Merz appelle d’ailleurs à revoir l’ensemble des politiques européennes et à déréglementer tous les secteurs.
Pour l’instant, on pourra certes arguer du fait que ce ne sont que des mots, mais cela reste toujours plus que le gouvernement français qui a prestement remplacé la pensée par la taxe et l’action par la ponction.
Dans le même temps, la Pologne consolide sa montée en puissance : son PIB a progressé de 3,6 % en 2025 (contre ~0,3 % en Allemagne et ~0,9 % en France), et devrait dépasser les 1000 milliards de dollars en 2026 avec une croissance prévue à 3,5 % selon la Commission européenne.
De façon intéressante, le pays continue d’accroître discrètement ses réserves : la Pologne possède désormais plus d’or que la Banque centrale européenne. Varsovie investit dans l’énergie, la santé et surtout la défense (4,8 à 5 % du PIB y sont consacrés et son armée est en expansion vers 500 000 hommes avec son programme « Eastern Shield »).
Ce rôle de pivot sécuritaire sur le flanc Est, allié à une économie dynamique, renforce son influence dans les coalitions comme avec l’Allemagne sur la compétitivité ou via le « Three Seas Initiative » pour la géopolitique. La Pologne entend ainsi devenir incontournable sur l’Ukraine et la Russie, diluant le leadership français traditionnel.
Et contrairement à l’impression qui pourrait se dégager vu de Paris, les Polonais ne sont pas toujours plus bellicistes que la France sur ces dossiers ; ils le sont même moins, leur position en première ligne dans le cas d’un conflit avec les Russes tempérant largement certaines ardeurs plus occidentales. C’est ainsi que Varsovie a refusé d’envoyer des troupes en Ukraine pour faire du maintien de la paix contrairement aux souhaits médiatiquement affichés de la France et du Royaume-Uni.
Dans une certaine mesure, ce renforcement de la défense polonaise n’est peut-être pas uniquement un message destiné à la Russie mais peut aussi se voir comme une façon de peser davantage dans les discussions européennes face aux autres pays d’Europe de l’Ouest. C’est probablement la raison pour laquelle les Polonais hésitent de moins en moins à contester les choix politiques de l’Ouest, voire apporte une voix politique clairement dissonante quand il s’agit de lutter contre les mesures les plus liberticides de la bureaucratie européiste : leur récent rejet de Chatcontrol, suivi du refus net du DSA par le président polonais le laissent en tout cas fermement penser.
L’Allemagne, l’Italie et la Pologne montrent un chemin différent de celui que veut emprunter la France : loin d’aplanir les différences, l’Union européenne se « multipolarise » avec un axe Rome-Berlin qui impose un agenda industriel et sécuritaire pragmatique, tandis que la Pologne émerge comme pôle de croissance et de dissuasion.
La France, embourbée dans ses crises internes, son économie anémique et sa classe politique de plus en plus stupide, perd du terrain sans qu’une résolution rapide ne soit visible à l’horizon actuel. L’élection présidentielle de 2027 risque même d’aggraver la situation, au vu de la pitoyable qualité des candidats actuels.
Ce glissement européen n’est pas une franche rupture mais une reconfiguration dans laquelle Berlin pivote vers des partenaires plus alignés sur la dérégulation et la realpolitik et dans laquelle le couple franco-allemand ressemble de plus en plus à un vieux mariage où l’un des deux a déjà refait sa vie à Rome, tandis que l’autre continue de dresser la table pour deux.
Les nations ne déclinent pas d’un coup : elles se réglementent lentement jusqu’à l’atonie. Cette fois-ci, il n’y aura pas besoin de panzer pour qu’un « axe » détruise la France, elle s’en chargera très bien par elle-même pendant que les Polonais, loin de devenir une autoroute entre la Russie et l’Allemagne, pourraient bien devenir un pivot essentiel en Europe centrale.





Se réveiller avec l’UE comme chaperon, ça ne doit pas être aussi facile qu’imaginé…
bientôt le « plombier français » ira prendre le boulot d’un Polonais !
Ah là là Ari, alors que le plombier polonais venait en France chercher des horizons économiques meilleurs, voilà t’y pas qu’en 2035, il va falloir que les plombiers francais aillent en Pologne pour gagner leur vie, vous avez déjà commencé à apprendre la langue ?
Ca se dit comment tuyau en polonais ?
Il serait prudent de m’y mettre sous peu…
Le robot arrivera avant.
« avec le début d’un « nouvel Axe » Rome-Berlin »
LHLPSDNH reviennent à l’existence ?
Le mariage de la choucroute et du spaghetti , après avoir bouffé la France la choucroute noire choisit son nouveau (concurrent) mari
Avec notre guignol de Flop Joene à notre tête, qui peut avoir sérieusement envie de travailler en liaison étroite avec un pays incapable de juguler un tant soit peu ses déficits, de mettre son train de vie à la hauteur de ses ressources, qui tend une sébile trop profonde, etc…
Tous les pays qui comptent économiquement ont des ambassades à Paris dans lesquelles sont concoctés des rapports fréquents de la situation grançaise.
Voici ce que Flamby4Ever à l’air de vous répondre, cher Ari, lorsque vous évoquez « notre guignol… à notre tête » :
« Les amis ça compte. Il les aide, eux l’aident en retour, puis ils touchent les aides pendant que nous touchons le fond et crions « À l’aide ! »
N’est-ce pas un système qui lui a très bien réussi jusqu’aujourd’hui ?
Que la France s’effondre, c’est une évidence.
Mais ces histoires de pib comparatif me gènent un peu.
Ces chiffres ne valent pas un clou.
Vous avez vu ce qui est mis dans le calcul du PIB ? C’est une vaste blague.
Et ça vaut pour tous les autres indicateurs économiques officiels.
En fait on n’a plus vraiment de moyens d’évaluer correctement une économie occidentale tellement les chiffres sont faisandés.
La seule certitude, c’est que ça s’effondre. De plus en plus vite.
Nos économies sont du vent. Et ça vaut pour l’Allemagne et l’Italie.
Si vous regardez le niveau d’industrialisation de l’Allemagne et de l’Italie, il est plus du double de celui de la France, ce n’est pas complètement du vent.
Oui, mais ça représente beaucoup moins que le tertiaire qui est lui, du vent.
La France est aussi très industrialisé, sauf que ses entreprises ne sont pas sur le territoire contrairement à l’Allemagne et l’Italie.
J’en reviens donc à ma première remarque. C’est quasi impossible de se faire une idée crédible de ce que vaut encore les économies occidentales.
« sauf que ses entreprises ne sont pas sur le territoire contrairement »
nimp’
le PIB est une notion très pertinente , c’est la somme des valeurs ajoutées, d’ou qu’elles viennent. Tout rapatriement de profits est bien pris en compte.
C’est tellement pertinent que les transactions liées aux plaisirs tarifés ou aux psychotropes sont prises en compte (on se demande pourquoi elles ne le seraient pas).
Seule point qui échappe au PIB : l’économie souterraine. Les PIB portugais ou italiens sont probablement supérieurs de 10 % dans la réalité.
Et la mise en place du projet de Macron dans quelques mois sur la numérisation des factures va faire beaucoup de mal à l’activité française. (à force de faire la chasse à la TVA, Habeas prédit qu’il y aura moins de TVA)
Exactement, les putes et la coke ont leurs places dans le PIB.
Idem pour les fonctionnaires valorisés à leur coût.
Idem pour la partie grise et noire de l’économie
Vu son succès en France, il faut inclure la pedocriminalite.
Baylet approuve ce message.
Que la dynamique soit apparente, oui, c’est le chiffrage qui pose problème et rend le résultat boiteux . On intègre dans le PIB trop d’éléments qui n’ont rien à y faire . Le gras du mammouth par exemple .
Oui, en Allemagne comme en Italie, le nombre de petites PME travaillant dans de multiples domaines de production est hallucinant comparé à la France bien sûr! En France, les PME mettent la clé sous la porte les unes après les autres, ça émeut les élus locaux qui n’en peuvent mais, par contre le bruit de toutes ces chutes n’attent jamais les hautes sphères de l’Etat ou de l’UE
@Perecolateur
Certes ces différences ne se voient pas dans la rue mais il faut bien « mesurer ». Que le PIB indices soit biaisé, OK mais il reste pertinent pour comparer car ses biais s’appliquent en France et en Italie.
le revers de la médaille du « réarmement » teuton :
place-armes.fr/post/la-reine-de-prusse
Merci du lien j’aime bien ces » condensés » sur les deux ou trois siècles passés qui permettent de comprendre l’origine.
L’article du jour de h16 n’est-il pas un de ces condensés justement.. j’ai bien aimé ce passage » le couple franco-allemand ressemble de plus en plus à un vieux mariage où l’un des deux a déjà refait sa vie à Rome, tandis que l’autre continue de dresser la table pour deux » quelque peu hilarant.
Le couple franco-allemand est une illusion qui se résume à la poignée de mains entre Mitterrand et Kohl le 22 septembre 1984 devant un catafalque placé à l’entrée de l’ossuaire de Douaumont. Sinon nul véritable accord bilatéral n’a été signé sur l’industrie, la défense, l’énergie et l’immigration (Merkel) entre les deux pays.
Et quand il y a une tentative partielle de le crédibiliser, les Teutons soit veulent tout et le reste, soit font capoter…
L’attractivité de la Grance, probablement… 😥
L’axe Rome – Berlin !!! C’est le retour de la Bête Immmmonde !!!
Mais que fait LFI ???
Elle envoit des larbins tapiner devant ma porte.
LFI ? Comme d’habitude, il merde .
Donc dans 10 ans et si l’UE existe toujours la France ne sera plus contributrice au budget mais subventionnée par les pays de l’est?
Jamais.
Les pays de l’est agissent en tiques, avec la complicité de leur maître allemand (ben oui, le pays de l’est, l’Ukraine… c’est l’espace vital allemand depuis au moins le 1er reich).
La France la dedans paye pour renforcer les vassaux allemands.
Vassaux qui bien entendu refuseront de lâcher le moindre liard.
L’UE va-t-elle imploser par la faute de la France ? Chic diront certains. Une nouvelle UE renaîtra cette fois ci vraiment dirigée par la RFA. La France essaiera d’y adhérer en trottinant derrière comme un petit chien. Les islamo-gauchistes auront pris peut-être le pouvoir pour 80 ans. sans espoir de retour A moins que Donald envoie une tank force. Chiche. Très beau, l’illustration en fin d’article.
Pourquoi faire ?
Ce qui est intéressant en France, ce sont les dom Tom, pas l’hexagone.
Si Trump veut « sauver » la France, il visera les caraïbes et les îles qui donnent de la ZEE.
Ça tombe bien, la macronie veut les larguer.
depuis le temps que les USA veulent Tahiti c’est sur
Les Pollacks ont eu une once de lucidité. Ils se sont souvenu comment l’ours russe les a traités en septembre 1939.
Ils attendent la fin de la guerre en Ukraine pour recuperer la Galicie. Il faudra désarmer les banderistes. On leur souhaite bon courage, ils en auront besoin.
J’avoue être très circonspect quand au chancellier allemand car pour ce qui est des mots, il dit tout et son contraire, et pour ce qui est de la réalité, on est très largement dans la ligne Merkel voir encore plus gauchiste.
E.g. commande massive de centrales au gaz pour compenser les énergies intermittentes, subvention des voitures électriques conditionnée au revenu (!), il s’est prononcé cette semaine pour le contrôle de l’age sur les réseaux sociaux alors même que la gauche allemande s’est prononcée contre.
Je voudrais croire aux volontés de dérégulation, mais je demande à voir. Il pousse un maximum pour l’envoie d’armes en Ukraine,
Tout à fait! Merz est un globaliste de la pire espèce.
Je pense que le camp de Davos a acté l’essoufflement de son projet au niveau de l’UE. Ils abandonnent donc l’idée d’avancer leur agenda « en bloc » et prennent maintenant tout ce qu’il y a à prendre c’est à dire faire des accords par groupe de pays.
A noter également, qu’il a été élu parce qu’une minorité majoritaire voulait un virage conservateur, et qu’il est maintenant très bas dans les sondages en partie à cause de sa politique socialiste et il lui est reproché de faire trop de concessions à la gauche (partenaire de la coalition).
Cela a pour effet de faire monter l’AfD qui joue maintenannt d’égal à égal dans les sondages avec la CDU/CSU.
un Sarko teuton ?
Pour l’initiative des trois mers, si les Russes prennent Odessa, c’en est fini.
Dans tes rêves Kamarade…
C’est fini l’URSS.
La Russie, finie ? le meilleur système de santé au monde, celle qui a guéri un type qui avait 5 cancers !
Et la tremblote, la vodkaoïte, entre autre.
C’est qui ?
Je parle de sam player. Qui c’est qui se cache derrière ?
sûrement sa fille comme la dernière fois, je suppose ? ou MCA qui s’amuse ?
A travers ma pelle ça semble hors de portée…
pub = les méchants de CNEWS passe la vitesse supérieure !!
bvoltaire.fr/cnews-j-m-morandini-et-s-mabrouk-remplaces-par-une-emission-de-g-le-bret-et-frontieres/
Pierre en PLS ou pas !
bvoltaire.fr/meme-au-vatican-la-careme-francais-doit-se-faire-discret/
J’étais à la messe du mercredi des Cendres, et c’était blindé de monde.
Pour la première fois de ma vie, j’ai pu voir que prêtre n’avait pas consacré suffisamment d’hosties et même la réserve n’a pas suffi.
J’avais jamais vu ça.
Et ce que peut dire ou écrire l’ambassadeur de Macron au Vatican me laisse parfaitement froid.
Ma femme regrettait de voir sur les RS des têtes de cathos lors des hommages à Quentin.
Je lui demande en quoi ça la gène?
Elle ne comprend pas que le regain du traditionalisme religieux est une réaction à l’islamisation de notre société, d’ailleurs, quand je vois mes clients souhaiter un bon ramadan, c’est de fait, une acceptation d’une pression sociale. Un français musulman peu ou pas pratiquant doit être blindé pour ne pas suivre le ramadan. Idem pour le voile dans certains quartier.
Je note que les femmes, sont généralement extrêmement naïves sur ce phénomène. Elles ont gobé l’histoire des pauvres palestiniens victimes de l’oppression israélienne en oubliant que les palestiniens ont choisi le amas et qu’ils étaient libres de faire ce qu’ils voulaient dès 2005 à Gaza.
Bref, une divergence politique genrée.
ça promet comme dirait Nathalie MP
Dominique Seux l’économiste de France Inter m’a rassuré en m’expliquant le PIB italien par tête de pipe qui dépasse celui de la France. C’est parce que la population italienne baisse. Donc si dans le calcul le dénominateur est moins important le PIB par personne est plus important. CQFD. Grâce à France Inter je comprends mieux l’économie.
Faut voir comment on calculé le pied.
Je me souviens encore de la blague de « la Russie a le pib de l’espagne ».
Sauf que 50% des transactions en Russie sont informelles, et avoir des usines, c’est autre que d’avoir des touristes.
Grâce à brindamour je comprends mieux l’économie
“ le couple franco-allemand ressemble de plus en plus à un vieux mariage où l’un des deux a déjà refait sa vie à Rome, tandis que l’autre continue de dresser la table pour deux.”
Belle allégorie
Macron faisait la femme ?
Pendant ce temps, notre macronscopique président essaie de pousser l’UE vers… l’endettement à la française, avec les eurobonds. Comme quoi, la France essaie toujours d’exporter ses meilleures spécialités ! Bon, pour le coup, il semblerait que l’Allemagne aurait flairé l’arnaque et irait jusqu’à exiger un nettoyage de nos écuries d’Augias avant d’avancer sur ce sujet.
Ça a peu de chance d’arriver.
au lieu d’exiger le règlement des réparations actées au Traité de Versailles….
Un des problèmes majeurs est que les Français ne veulent pas le voir.
Ce n’est pas faute d’en parler autour de moi, de prendre des exemples concrets (justement, le niveau de vie de la Pologne).
Eh ben non, leur lecture est toujours celle des perdants.
Nous ne sommes pas nuls : les autres sont trop forts ; notre niveau de vie ne baisse pas, c’est celui des autres qui montent (ah… la chaaaance…) ; notre richesse ne diminue, c’est la vie est plus chère (l’inflation, tout ça) ; et pis les autres pays nous font de la concurrence déloyale (vite, une loi) …
Comme une vieille femme voulant jouer les midinettes, ne se voyant pas vieillir.
Le coq comme symbole de la France est définitivement bien choisi : dressé, fier sur son tas de fumier, mais absence de lumière à tous les étage…
En prolongement des formidables billets précédents du Patron sur l’IA, l’édito du Charles ce matin :
legrenierdeleco.com/ia-disparition-des-cols-blancs-dans-18-mois-selon-microsoft-ledito-de-charles-sannat/
Je sensibilise mes collègues depuis plusieurs semaines : Claude qui programme tout seul ; l’IA qui devient performante en analyse financière et gestion de patrimoine, …
Ils sont à 80% hermétiques, continuent comme si de rien n’était.
Le jus de cerveau est le produit de mon secteur d’activité (maîtrise d’œuvre), ils sont donc directement concernés…
Mais j’ai l’impression de voir des vieux qui me racontent leurs souvenirs, « leur guerre », sans se rendre compte que c’est déjà du passé…
Ils termineront en PLS lorsque la RH leur dira que, bonne nouvelle : leurs vacances sont validées, et même prolongées car ils passent en CDI (Congés à Durée Indéterminée).
Tenez M Schmoldu, voici votre carton pour y mettre vos petites affaires, éteignez la lumière en partant, merci. Et là, ils diront « ah ben on l’a pas vu venir, personne ne pouvait savoir ».
J’en remettrai une couche ce midi, pour voir… mais j’ai peu d’espoir.
Vu de loin, c’est l’ensemble de l’europe qui s’enfonce.
Coment en serait-il autrement avec à la tête de la bande, une ambitieuse corrompue jusqu’à la moëlle, ecologauchiste à 200%, à la tête dune bande de petits hommes gris du même tonneau?
En Hongrie, on subit de plein fouet la dégringolade de l’industrie allemande, dont nombre d’usines sont ici. Cela, ainsi que l’absence des fonds européens pour cause de vengeance de la gueuse, explique la baisse de popularité d’Orbán. Je ne désespère pas néanmoins qu’il ne soit réélu, ne serait-ce que de justesse.