10 trucs pour être socialiste et malheureux

Lors des vœux de Martine, la presse avait chaudement noté l’optimisme de façade que la secrétaire du Parti Officiellement Socialiste affichait généreusement. C’est en effet très inhabituel de la part de nos politiciens, de droite comme de gauche, de présenter publiquement une attitude joyeuse et pétillante : il leur est très difficile d’afficher un quelconque bonheur. C’est normal, ils sont tous socialistes…

Ok, j’en connais déjà certains qui, ayant lu ce premier paragraphe, bondiront comme des cabris, l’œil parcouru de spasmes et un rictus abominable déformant leurs lèvres aux commissures desquelles un peu de mousse biliaire s’accumulera à la lecture de ce billet.

Mais je maintiens : être socialiste, c’est la recette assurée pour être malheureux, aigri, et ronchon. Je soupçonne même que cela file de l’eczéma, une haleine de chacal et une vie sexuelle excitante comme un dimanche soir d’hiver à Dijon.

Et pour s’en rendre compte, il suffit de constater par vous-même l’adéquation entre le socialisme (tant de droite que de gauche, notez bien) et la recette pour être malheureux :

1. Combattez tout changement, refusez le mouvement : chaque innovation, chaque nouveauté sera d’abord observée avec du mépris, puis de la peur, et enfin combattue en pointant toutes ses dérives et en se focalisant dessus.

2. Logiquement, puisque toute nouveauté est une peste en devenir, chérissez le passé ; faites-y référence dans toutes vos réflexions. Au besoin, appelez en renfort des penseurs poussiéreux, notamment ceux qui ont lamentablement foiré l’une ou l’autre chose avec un retentissement important.

3. Grâce à votre focalisation sur le passé, il vous sera simple d’imaginer tout ce qui peut mal tourner. Tentez, par tous les moyens, de vous en protéger. La sécurité parfaite deviendra un de vos buts les plus importants. Si vous pouvez faire une loi, appelez-la « Principe de Précaution », jugez tout à l’aune de cette loi, et blottissez-vous profondément dans votre lit.

4. Considérez que tout n’existe qu’en quantité fixe : la nourriture, l’argent, le travail, l’intelligence, la beauté et, ultimement, le bonheur. Puis tenez bien compte du fait que ce qui est pris n’est pas partageable, jamais, sauf par la force.

5. Dès lors, il vous sera facile de considérer avec une envie dévorante ce dont le voisin dispose en plus de vous. Si le voisin est plus riche, plus beau, plus intelligent, c’est forcément à votre détriment. S’il a un travail et vous êtes au chômage, c’est (au moins) en partie de sa faute. Et si son conjoint est plus beau que le vôtre, comprenez bien que cela fait un partenaire de qualité en moins pour vous.

Socialism : making everybody equally poor since 1917

6. En conséquence, plaignez-vous, régulièrement et systématiquement, de vos problèmes, mais n’apportez jamais de solution opérationnelle. J’insiste sur opérationnelle. Vous pouvez, en revanche, faire de longues phrases (ou d’épais rapports, si vous voulez) qui ressemblent de loin à des solutions mais de près ressemblent à s’y méprendre à un salmigondis sans queue ni tête. Ça bernera ceux qui veulent être malheureux avec vous. Le top consiste à partir du principe que la solution ne peut être de votre fait, mais réside chez les autres.

7. Prenez à cœur de vous occuper de tout le monde, même ceux qui ne le veulent pas : leurs problèmes sont vos problèmes, et vous devrez les « résoudre » (voir point 6) avec votre brio habituel (voir points 1 à 4).

8. Ne prenez jamais aucune responsabilité des échecs que vous rencontrerez : ce sera assez facile, puisque, comme mentionné au point 6, la solution étant chez les autres, si ça foire, c’est que les autres n’ont pas fait leur travail. Ce rejet compact de toute responsabilité vous permettra de promettre des choses intenables, farfelues ou complètement à côté de la plaque, et qui ne résoudront, évidemment, aucun des problèmes que vous aurez soumis à votre propre réflexion.

9. Bien évidemment, ne faites confiance à personne. L’homme est un loup pour l’homme, et tous ceux que vous connaissez, avec qui vous travaillez (c’est-à-dire ceux qui « résolvent » les problèmes que vous vous trouvez), n’attendent qu’un mauvais moment pour vous déchiqueter.

10. Enfin, et c’est le plus important, si jamais vous devez faire quelque chose qui pourrait approximer vaguement une action concrète, attendez toujours le dernier moment ! Attendez toujours d’être au pied du mur, éventuellement en l’ayant un peu percuté avant, pour en prendre conscience, et pour agir afin de le contourner.

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Commentaires52

  1. Messer

    Je proteste.

    La vie nocturne et par extension sexuelle à Dijon peut être très très enthousiasmante, même un Dimanche soir. Rien à voir avec la morosité socialiste. True story.

      1. Messer

        C’est bouleversifiant de condescenditude! Je vais saisir la HALDE! Dijon > all !

        (mais bon billet au demeurant, même si cet exemple est mal choisi: à Dijon la moutarde ne monte pas qu’au nez)

  2. Kuing Yamang

    Pourquoi cette cible, Dijon ? et pas Melun, Roubaix ou Le Mans ? Un problème avec le pot de moutarde ?

    1. En fait, c’est tombé sur Dijon, ça aurait pu être Dax, Chambray-Lès-Tours ou Maubeuge (seul un clair de lune y vaut la peine).

      1. Waren

        En tant qu’ex Maubeugeois, nous avions l’habitude de préciser que certains d’entre nous, non contents d’avoir de facto le clair de lune, pouvions aussi nous réjouir d’avoir la lune de Claire.

        Have you heard of the new Socialism Value Meal at McDonalds?
        You can order whatever you want and the person behind you has to pay for it.

  3. Philippe Sandron

    Excellent, du premier paragraphe au dernier.

    Les réactions sur « Dijon » : (j’y ai vécu), devraient vous inspirer quelque chose comme : s’arrêter à l’accessoire, passer à côté de l’essentiel, sauter sur tout ce qui peut servir à détourner l’attention du sujet. En mieux bien sûr, style H16, quoi.

    1. Kuing Yamang

      Peut-être aussi qu’en évoquant les socialos la moutarde lui est directement montée au pif..

  4. Patron Méchant

    Votre liste de points m’évoque le profilage de mon délégué syndical. C’est troublant.

  5. kwak chung seok

    IHihihihh, c’est drolatique, le socialisme est un médicalement multidépresseur, qui rend très très malheureux.
    Mais le libéralisme libéral peut il libérer la liberté libre ? 🙂

    Et oui, effectivement, pourquoi Dijon ? Pourquoi ? Moi j’aurais plutôt cité un dimanche soir de février à Fort Mahon !!! Ou peut être une nuit de Lune en novembre à Onnaing…

    Je plussoie littérairement :

    L’inabsovable

    Ayant consommé l’ensemble des péchés de ce monde dans les grandes largeurs, le jeune fripon Baptiste arriva en larmes sur le parvis de l’église et s’agenouilla humblement pour implorer le pardon du Seigneur. La porte de l’église s’ouvrit doucement ; le curé qui suçait à la paille un verre de sirop de réglisse sortit et dit : «  Nous parlerons de tout cela plus tard, venez donc voir le match avec nous. »

    Le village de Boufflers

    Le véritable Boufflersois est arrogant ou n’est pas. Depuis dix siècles au bas mot, on voit chaque Dimanche les grands notables et édiles de Boufflers bomber le torse et plastronner sans fin le long de la seule avenue de leur minuscule patelin, devant une liesse de petites gens béate et conquise depuis toujours. Les boufflersois, bouffis d’orgueil à en avoir le goître gonflé à bloc, élisent chaque année leur cité «Le Centre», unanimes et ravis. L’absence de voyageurs ou de pélerins alentours les renforce dans leur conviction qu’ils sont bien l’élite élue de ce monde. Quand aux autres, ces invisibles misérables, qu’ils aillent se tapir dans leurs steppes de moutarde et qu’ils n’en sortent pas : c’est mérité.

    Les vêtements qu’arborent quotidiennement les boufflersois trahissent une nature inexpugnable:

    les chaussures sont des « écrase- décence », la ceinture est définitivement relâchée, les pantalons larges pour permettre aux chevilles d’enfler tout au long de l’existence, les chemises n’existent que pour souligner la satisfaction des bedaines, et les manches des vestons sont invariablement beaucoup trop grandes, car les boufflersois se plaisent à penser qu’ils ont le bras long.

    La moustache, insigne historique de la perversion mégalomaniaque, est naturellement de rigueur à chaque coin de rue.

    Ici le boulanger pétrit son pain comme un dieu vous torcherait une civilisation, les bistrotiers de nobles fanfarons vous assurant que nulle part au monde on ne sert meilleure vinasse. Les bouchers, fiers comme des boeufs de leurs tabliers ruisselants de sang, s’empourprent les joues de contentement en contemplant la venaison qui gésit somptueusement sur leurs étals.

    A Boufflers, la modestie a mauvaise presse, l’effacement est un péché grave et les humbles bons pour la potence.

    La poitrine haute comme une Montagne, la chevelure blonde étincelante comme pièces d’or dans le purin, les hanches fières, les boufflersoises ne peuvent évidemment trouver meilleurs maris que leurs bons bravaches de toufflersois, tous sortis en rang d’oignon de la cuisse de Jupiter. Qu’une malheureuse se laisse engrosser par quelque étranger de passage, l’opprobre tombera comme une guillotine et sera sans rémission. On la verra plus tard mendier sur quelque chemin boueux, gamin en poche, réduite à boire l’eau croupie et ayant définitivement perdu sa superbe.

    Le prêtre qui officie à la majestueuse cathédrale Sainte Appolline (les boufflersois n’ont jamais pu souffrir que leurs voisins rabaissent la cathédrale au rang de chapelle des miteux de la léproserie du Pévèle) éxécute des prêches parfaits du haut de sa chaire parfaite, et ne se lassera jamais de prêcher en terrain convaincu.

    Ici les pompiers éteignent jusqu’à la moindre étincelle, les terres vomissent du légume en toute saison, et le Maire administre ses habitants avec la plus obscène des fatuités en leur assurant que nulle part au monde on ne paie plus chère taxe foncière, car de tous les continents, c’est ici que la prospérité est et sera toujours la plus forte.

    1. boutros

      Y a pas que Dijon. Il y a la moutarditude poitevine, la moutarde hallal de Lille, le mou qui tarde au FMI,la tarmoud des banlieues, les moutards qui rackettent les écoles, et puis y a les moutons à délainer : vous et moi.

    2. Epicier vénéneux

      Qu’une malheureuse se laisse engrosser par quelque étranger de passage, l’opprobre tombera comme une guillotine et sera sans rémission.

      C’est diaboliquement bien écrit!

  6. wijngaards

    Un petit souvenir de jeunesse en 1962 étant élève d’un école d’ingénieur à Haarlem notre prof arriva en furie à 9 heure et tapait sur le cathèdre « social dass ist was die Nachbar bezahlt » traduit parce que je ne sais pour quoi il utilisait l’allemand lui même fut un métisse indonésien au nom de Bruïne qu’on peut traduire en bronzé « marroné » : « social c’est ce qui paye le voisin ».
    En fait que le socialisme est une perversion aucun doute
    Léon XIII disait bien le socialisme est intrinsèquement pervers et comme déjà dit il vaut le rendre anticonstitutionnel.
    Hélas si Deux avait pu supprimer le Diable il l’aurait fait mais vu que tout notre univers est constitué par cette dualité il vaut vivre avec mais surtout en le combattant de chaque instant.
    Le monde est partagé entre des gens qui produisent et des gens qui parasitent il y en a qui distribuent le produit de leur travail et ceux qui distribuent le labeur des autres.
    Un peu comme la différence entre un patron et un directeur (qui n’est pas forcement socialiste). Le premier, il les met sur la table l’autre se branle avec celles des autres lire plus sur fiat lux III de mon site nomdundieu.com

  7. ash

    Hmm,

    Question sans doute stupide les habitués mais est il possible de m’expliquer le concept de « socialisme de droite » ?

    Bien à vous,

    1. C’est le socialisme qui favorise le « capitalisme d’état », « la préférence nationale », « les grandes entreprises », « les champions nationaux », qui fait des grands travaux pour relancer la machine, qui va piocher dans toutes les poches pour la Grandeur de la France. C’est la collusion des riches avec les politiciens.

      Il n’est guère différent du socialisme de gauche ; ce dernier montre une forte propension au social, à s’occuper des gens malheureux en produisant de la misère et du chômage (pour ne pas tomber à court de stock, sans doute). Comme on le voit, les deux adorent l’égalitarisme, détestent les têtes non sélectionnées qui dépasseraient quand même, mais ont un rapport à la finance, au capital, un peu différent.

      1. Baltazar

        En somme, il s’agit de savoir de quel côté fuit le tenneau des Danaïde … arrosant tantôt à droite, tantôt à gauche.

    2. Fuego

      Un sage a dit :
      « Il est caractéristique du socialisme de gauche de présenter la propriété comme un privilège, et caractéristique du socialisme de droite de présenter un privilège comme un droit de propriété. »

      Mais sinon ni le PS ni l’UMP sont socialistes ; à mon sens le socialisme a pour caractéristique fondamentale la planification économique, ce « tâtonnement dans le noir » que plus aucun économiste sérieux ne soutient aujourd’hui.
      Le PS et l’UMP sont simplement des sociaux-démocrades.

  8. Before

    Que le Mestre des lieux me reprenne s’il veut, mais en deux mots, d’un point de vue libéral, il n’y a aucun parti majeur en France qui peut être qualifié de libéral. Surtout économiquement parlant.
    De fait tous les partis ayant gouvernés en France depuis très longtemps sont au mieux sociaux-démocrates et ont surtout un référentiel étatique très élevé : « Hors l’Etat, point de salut ! », et un seul maître à penser (ou presque)économique : Keynes.
    D’où cet étrange néologisme de « socialiste de droite » pour qualifier l’UMP (avec son pendant le Parti Officiellement Socialiste, pour le PS).

  9. ash

    Merci pour vos réponses. Je crois comprendre l’image.
    Mais du coup, j’ai mal à trouver des exemples de gouvernement ou même de partis n’ayant pas été aux affaires qui seraient vraiment libéraux. Même aux Etats Unis…

    1. Baltazar

      En revanche les socialistes de tous bords n’ont aucun mal à trouver un responsable qui soit vraiement coupable des turpitudes actuelles … le libéralisme.

    2. GM

      C’est précisément pour ça que l’orchestre et le chœur se sont accordés depuis le début de la crise pour nous interpréter pieusement les ravages du turbolibéralisme-responsable-de-la-fin-du-monde. Non seulement ça permet de s’exonérer de ses propres responsabilités, mais en plus on est sûr que le rayon des protestations véhémentes ne risque pas d’être surpeuplé.

      Ne jamais rater l’occasion d’exploiter une bonne crise, tout ça.

    3. C’est une question de degré et oui, c’est dur à trouver. Certains pays (Canada, Nouvelle Zélande, Australie, …) sont moins atteints que d’autres ou pas dans les mêmes domaines (Hong-Kong, Singapour, …) : si le paradis n’existe pas, l’enfer en revanche, lui, existe bien. Et la France s’en rapproche en trottinant.

    4. L’être bil

      Un parti vraiment libéral? ça n’existe pas si l’on considère de façon strict le libéralisme (ie. le libéralisme est anarchisant >libre concurrence en tout et basé sur la volonté des personnes).
      Après on peut toujours imaginé un parti qui prônerai directement l’anarchie bien compris (et non pas sont exact inverse l’anomie, mais à ma connaissance cela ne c’est pas encore vue. Sinon il y a eut quelque dirigeant qui on eut une meilleur gestion du bétail humain, cela en a donc fait des libéraux (ultra-libéraux pour en novlangue)

  10. Serge Cheminade

    H16 il semble que tu ne connaisses pas le paradis socialiste français. Donc je t ‘informe.

    Et si Libourne était un modèle parfait ?
    C’est une interrogation posée par leparisien.fr. Libourne a pour maire Gilbert Mitterrand
    Cet article date du 2 décembre 2010. Ma mère est décédée à l’hôpital de Libourne le 3 décembre 2010 et à ce sujet je pose d’autres interrogations. Je pense qu’elles sont importantes car tout le monde peut-être concerné par un problème de santé, ne serait-ce qu’à cause d’un accident.

    Habitant Libourne j’ai donc écrit un texte j’y montre comment fonctionne ma ville socialiste que je connais bien, qu’elles sont les priorités. Ce récit est long et sans humour et si H16 ou d’autres souhaitent le présenter autrement c’est possible et même souhaitable pour barrer la route à une certaine propagande. Gilbert Mitterrand est apparu il y a peu au côté de Ségolène Royal au moment où il a été rendu hommage à son père. Voici le lien et l’introduction :

    http://www.orvinfait.fr/les_francais_suivront-ils_l_exemple_tunisien.html

    « Les français suivront-ils l’exemple tunisien ?
    Comment comparer la situation d’un pays arabe pauvre, dirigé par une dictature corrompue avec celle d’une France riche, démocratique et un peu charmée par les sirènes du FN? Pour comprendre je vais parler d’une ville idéale française dirigée par Gilbert Mitterrand. »

  11. François S

    L’humour est une arme pas si facile à manipuler (je m’y essaie aussi sur mon blog BD sur la crise).

    Je découvre votre blog, dont la lecture me procure une certaine jubilation. Merci de ne pas avoir cédé au terrorisme intellectuel, forme de terrorisme la plus répandue en France, et contre laquelle aucun plan Vigipirate n’a rien pu faire. Mais sans doute êtes-vous vous-même mi-vigie mi-pirate…

  12. Lib

    Très vrai. Dans son dernier bouquin, Manuel Valls parle du pessimisme congénital des socialistes ou quelque chose comme ça.

    Je pense que la raison essentielle est liée au point 6. Le socialiste de droite ou de gauche est tellement convaincu qu’aucune solution ne peut émerger en dehors de l’Etat, l’UE, l’ONU ou du conseil des planètes qu’il renonce par avance à toute action sur sa propre existence.

    « Serais-je le héros de ma propre vie ou ce rôle sera-t-il tenu par un autre? » Ainsi commence « David Copperfield » de Dickens. Comment peut-on être heureux quand on donne la deuxième réponse?

  13. de la Scala

    Bonjour.

    Permettez-moi de relier cet excellent billet à l’état du moral des français et à notre dernière position dans le dernier classement du type.

    Nos partenaires européens s’étonnent de ce moral en berne. Ils voudraient bien disposer des mêmes atouts que la France. Mais ils ne veulent surtout pas des socialistes français ! Pour toute l’Europe,vle PS français c’est jurassic park.
    Et ils ont raison. Les socialistes français (comme les tous les socialistes européens il y a peu encore) ne prospèrent que par le doute qu’ils insinuent et cultivent chez nos compatriotes : doute vis à vis des gouvernants, des dirigeants et des médiations ; doute vis à vis d’eux-mêmes et de leur capacité à progresser. Ils se repaissent du renoncement et de l’immobilisme. L’envie et la frustration que cela provoque est le terreau de leurs visées électorales, tant politiques que syndicales.

    Cela doit être combatu sans relâche.
    vous prenez votre part. Bravo.

  14. Théo31

    H16, vous avez oublié une chose très importante : le socialiste est toujours socialiste pour les autres, jamais pour lui-même. Le socialiste est socialiste quand ça l’arrange.

    1. Essepe

      C’est bien vrai, c’est toujours étonnant de voir des personnes qui sont perpétuellement focalisés sur leurs intérets personnels, faire des discours sur l’intérêt général, le perfide individualisme etc. Y a comme une césure dans leur crane, avec d’un côté la vie réelle et de l’autre un monde où imposer des règles absurdes c’est bien.

  15. romain blachier

    Ah les billets pour se défouler cela fait du bien. Ceci dit t’inquiétes, les vilains socialistes à haleine de chacal que nous sommes plaisent beaucoup aux jolies filles libérales ou conservatrices.Comme quoi ça doit être encorepire chez les conservateurs…((-;

  16. romain blachier

    ceci dit sur le point sur le concret en 6, je me trouve plus dans l’application du réel que nombre de conservateurs ou de libéraux sur les forums (je ne parle pas de l’auteur de ce blog, je ne connais que ses écrits et me garderait de jugement à ce niveau)

  17. Alex6

    L’erreur est en fait de parler de droite en France, il n’y en a plus depuis un moment deja. Mieux vaudrait regrouper l’ensemble des politiciens francais dans la fosse socialiste, inutile d’essayer de les differencier.
    Enfin je doute que la majorite des Francais ne connaissent qu’1/10eme de l’histoire politique de leur pays, les mots n’ont donc que peu d’importance puisque le resultat revient au meme: vaseline a tous les etages!

    1. Théo31

      «Il y a en France deux partis de gauche, dont l’un s’appelle par convention la droite.» Maurice Druon

  18. Lutopick

    Si tu veux des idées neuves et du changement, soutiens JL Mélenchon!!!!
    Parce que la droite c’est le retour au moyen âge! Voire même aux origines de l’humanité, à la bestialité et à la guerre du feu. 🙂

    1. Ooooooooooh oui alors ! Un bon gros stalinien des familles, avec du goulag et des épurations, voilà qui va nous changer la donne !

      1. Lutopick

        Informez-vous ! http //programme.lepartidegauche.fr/
        Le Parti de Gauche n’a rien à voir avec le stalinisme; pas plus que l’UMP avec le nazisme. Vos arguments sont infondés. N’ayez plus peur des mots. Osez vous INFORMER. La Gauche ce n’est pas le goulag, la Russie, la Chine, la dictature… Soyez actuels ! La gauche c’est la solidarité, la liberté et l’équité. La gauche c’est la voie alternative au libéralisme qui nous gangrène depuis l’ère industrielle. N’ayez plus peur ! Osez vous informer!

        1. Et Cuba est une démocratie. Et la marmotte, elle met le papier d’alu autour du chocolat, Mélanchon bute la marmotte, prend le chocolat, et distribue équitablement le papier d’alu.

  19. Jesrad

    L’économie selon les socialistes est partout, et consiste en un jeu à somme nulle voire négative. La théorie des jeux nous enseigne que dans un jeu à somme nulle ou négative, les individus en sont réduits à s’agresser les uns les autres, à se mentir, s’arnaquer et se manipuler les uns les autres. C’est pour ça que la réalité vue par les socialistes est un monde de conflit permanent, de « lutte » à tout crin. Et, au final, que leurs fins justifient tous les moyens, mêmes les pires.

    A côté de ça, les non-socialistes voient le monde tel qu’il est vraiment: un immense terrain de jeu à somme positive, ce qui incite naturellement à l’entraide, la confiance et l’intégrité… et l’enrichissement de tous, sans autre limite que celle de la science, de notre imagination et de notre bonne volonté.

    Choisis ton univers, camarade.

    1. Higgins

      Je plussoie et est choisi mon camp. La maladie qui définit le mieux le socialisme est la lèpre. Comme elle, il défigure la société et son traitement est très long.

        1. On peut aussi faire un Indignéthon : 24H d’indignation ensemble, avec une hotline et un compteur de coups de gueule. Non ?

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