L’ultralaïcité en mode maxi-G(u)éant !

La France n’a pas toujours été ce pays de nuances et de tons pastels qu’on connaît à présent. De nos jours, la recherche de compromis délicat, l’art subtil de ne froisser personne sont à tel point poussés que plus aucune contrariété n’offusque le citoyen français dans ses journées toutes plus roses les unes que les autres. Mais pour en arriver là, il aura fallu en écrabouiller, des dissidences et des mal-pensances ! Il aura fallu en broyer, des individualités chafouines et des oppositions aussi futiles qu’infructueuses !

Et ce lent et minutieux travail d’aplanissement des difficultés à coups de Bisous Qui Cognent un peu par-ci par-là est passé par plusieurs phases, étalées sur de nombreuses années.

Tout le monde se souvient des travaux préliminaires de reengineering massif de la société par l’introduction progressive d’une myriades d’associations diverses et bigarrées dont le but était, justement, de faire du vivre-ensemble un nouvel étendard jeté vigoureusement à la face des gens normaux, c’est-à-dire trop bêtes pour comprendre où était leur intérêt.

Petit-à-petit s’est constitué tout une galaxie de combattants d’un monde plus doux, extrémistes de la gentillesse unidirectionnelle et électoralement calculée. Un camp d’aimables soldats du respect total et ultime s’est lentement développé. Ce camp du Bien avait une mission : faire en sorte que le citoyen ne soit plus jamais discriminé, d’une façon ou d’une autre.

Le camp du Bien ne recula devant aucun sacrifice, surtout si, pour ces sacrifices, il s’agissait de piocher dans le vivier inépuisable des individus méprisables du camp du Mal.

Dans ce dernier camp, il y avait, notamment, ceux qui avait l’impudence de ne pas se fondre volontairement dans la masse, ceux qui, justement, n’avaient pas compris tout l’indispensable bonheur d’une parfaite homogénéisation avec les autres, ceux qui, en substance, continuaient de présenter de bêtes aspérités méchantes qui piquent.

À commencer par la religion, bien sûr.

Dérive malheureuse d’esprits pas assez citoyens, clairement pas suffisamment festifs et en tout cas malencontreusement poussés à croire en d’autres voies impénétrables que celle de l’administration étatique, ces pauvres êtres frustres avaient la fâcheuse manie, ostentatoire de surcroît, de coller leurs croyances sous le nez des citoyens normaux, même lorsque ces derniers baissaient pourtant la tête sous le joug que l’état leur imposait dans son immense sagesse.

Cette dernière phrase est certes longue, mais voilà, c’est comme ça : la religion n’est pas en odeur de sainteté dans les administrations françaises. Mieux : la laïcité ne supporte pas la religion. Si l’on s’en tient à tout ce qu’en dit la presse, elle ferait même des boutons à son approche, et aurait des démangeaisons législatives fulgurantes si on prolonge l’expérience.

Pour ceux qui ne le savent pas, la laïcité est un concept aux propriétés physiques étonnantes puisque c’est à la fois fumeux, élastique, compressible, invisible, incolore, inodore, sans saveur mais très irritant en cas d’exposition à la lumière. Et surtout, lorsqu’un politique s’en empare, immédiatement, cela devient explosif.

Et quand c’est un type qui, justement, vient de passer de l’ombre à la lumière, le résultat est explosif et irritant. Ce type, rigolo comme un croupier de casino, c’est Guéant.

Guéant, il est géant

A mes plus jeunes lecteurs dont la dyslexie pose problème, je dois dire que non, ce n’est pas le monsieur qui a donné le nom à la chaîne d’hypermarchés, même s’il nous vend, lui aussi, ses salades à prix discount depuis quelques semaines suite au dernier remaniement ministériel.

En gros, le nouveau ministre de l’intérieur rayon grosses légumes, paniers à salades et aubergines n’a rien trouvé de mieux à faire que déclarer, je cite :

Les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne doivent pas non plus.

Je tiens tout de suite à préciser qu’il n’avait pas bu et n’avait pas l’excuse facile de la fatigue qu’une Duflot nous a pondu sans honte pour justifier ses saillies sur un Japon situé dans l’hémisphère Sud.

Si l’on met les sous-titres, en l’espèce, notre aimable cucurbitacée à lunettes voulait faire comprendre que les musulmans qui émettent des exigences sur la façon dont leurs soins sont administrés n’ont, en réalité, pas ce droit. Et l’ex-préfet bombardé ministre d’expliquer ensuite que, je cite toujours :

Nous savons bien que nos compatriotes sont très choqués par l’organisation de prières dans la rue, et ce n’est pas non plus une situation facile à vivre pour les musulmans. Il ne faut pas une loi, il n’est pas question de faire des lois, il suffit de décrets parfois ou d’instructions.

On comprend l’irruption cutanée qui s’en est suivie dans les rangs de la majorité (les socialistes de droite), l’opposition (les socialistes de gauche), les écolos (les socialistes bio-compatibles) et les communistes (les ultra-socialistes) : tout le spectre politique s’est agité d’un bond en entendant ça. Tout, sauf bien sûr le Front (les socialistes-nationaux), dont les fonds de tiroir sont précisément remplis de ce genre de saillies.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

En Bisounoursie, le politiquement incorrect, c’est plus qu’une erreur, c’est un affront, une déclaration de guerre. D’autant que ce politiquement incorrect se double ici d’une analyse de société comme à son habitude trempée dans des barils d’étatisme et de vivrensemble que d’ingambes associations s’emploient à injecter à l’hectolitre par les pipelines de la subvention et des actions en justice pour déviance de pensée.

Tous les éléments sont donc réunis pour une bonne polémique où l’on débattra violemment sur la place de l’Islam en France, sur la laïcité et l’absolue nécessité pour la République de faire fermer leur gueule aux croyants, fût-ils non pas ornés d’une croix, mais d’un croissant. On notera au passage le silence compact sur la religion juive, jamais incluse dans le débat.

On en vient même à lire de consternantes absurdités (celle narrée par l’Hérétique vaut son pesant d’hosties non consacrées) dont le fond est toujours le même : la République ne peut plus tolérer le goupillon, la cornette, la burqua, le tchador, la kippa, le crucifix, le turban, la soutane, la djellaba, les pattes de lapin ou les motos russes.

Pour le string apparent, en revanche, c’est ok.

Guéant a beau jeu de préciser qu’il n’y a pas besoin de légiférer (et qu’on se contentera de travailler du décret, pour changer). En réalité, les associations et autres combattants de l’aplanissement intellectuel ont gagné puisque l’essentiel est oublié.

L’essentiel, c’est de se souvenir qu’il n’existe aucun droit d’aller dans un hôpital et demander un traitement différent des autres ; la magie du collectivisme est passée par là puisque l’hôpital, public, doit à la fois accepter tout le monde (et au moins ceux qui payent des impôts) et ne doit discriminer personne, tout en n’offrant aucun traitement de faveur ; aucune échappatoire à ces ordres paradoxaux. Le grippage de la machine étatique est en marche.

L’essentiel est de ne pas oublier qu’il n’existe aucun droit d’aller dans une école et demander un traitement de faveur, différencié, tenant compte de ses spécificités ; là encore, la tendre magie du Ta Gueule, C’est La République a opéré avec munificence et l’école doit à la fois accepter tout le monde, ne discriminer personne et faire absolument pareil pour tous, « performances » scolaires en sortie comprises. Échec garanti sur facture.

Et dans le spectre politique, socialiste jusqu’à la nécrose, personne n’entend le discours simple et de bon sens des libéraux.

Les croyants veulent des traitements spéciaux dans les établissements de soins, dans les écoles ? Laissez-les reprendre leurs responsabilités, libéralisez les domaines correspondants !

La vraie laïcité ne consiste pas à renvoyer la religion de chacun dans la sphère la plus intime possible qui consiste essentiellement à leur fermer le clapet, mais à laisser, partout où c’est possible et souhaitable, les individus décider pour eux-mêmes, à diminuer le champ d’intervention de l’état.

Guéant, comme tous les autres, ne vise qu’à l’augmentation de ce champ d’intervention, déjà enflé jusqu’au point de rupture (avez-vous noté les lignes de failles, qui s’agrandissent chaque jour ?). Et ce faisant, il n’obtiendra jamais que ce que tous les autres ont déjà obtenu : moins de responsabilité individuelle, moins de laïcité, plus d’état, plus de problèmes insolubles, plus de tensions.

Ce pays est foutu.

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Commentaires120

  1. G7H+

    Il faut le souligner, le programme libéral consiste à augmenter le champ d’action de la société et à diminuer le champ d’intervention de l’état.

  2. Nord

    « La vraie laïcité ne consiste pas […] mais à laisser, partout où c’est possible et souhaitable, les individus décider pour eux-mêmes, à diminuer le champ d’intervention de l’état. »

    Euh … la première partie de ta phrase est exacte, mais ensuite, non! La laïcité c’est la séparation du civil et du religieux dans l’État, rien de moins, de plus! Après, ce qu’en ont fait des (dé)générations de tartuffes, d’incompétents, d’ignares, de manipulateurs et je m’arrête ici car j’ai la flemme, ce qu’ils en ont fait, donc, est infiniment critiquable, on pourrait même envisager de déféquer dessus, mais ce n’est pas une raison pour en donner une mauvaise définition.

    La vision du religieux dans la société que tu décris dans cette phrase me va très bien, mais ce n’est pas la laïcité – c’est/ ce sera autre chose.

      1. Nord

        Moui, bon admettons. « Laïcard » est un mot qui a lui-aussi une histoire: c’est quand même Maurras qui l’a inventé dans un contexte particulier. « Laïcard », ça ne veut rien dire dans notre contexte, sauf à envisager que ce terme désigne les escrocs incompétents qui n’ont plus que la chasse au religieux pour se donner une contenance.

        Mais pour eux il y a un autre terme: « totalitaire! »

  3. Hout

    Si ce n’est déjà fait, je vous conseille de visionner les vidéos montrant l’enseignement fourni dans une école coranique…Par exemple en Angleterre , où l’éducation semble plus libéralisée.

    J’avoue que je ne saisis pas la logique libérale face à une idéologie qui prône la destruction de ce qui lui est contraire et, entre autre,du libéralisme.

    1. Nord

      Oui, certes, mais le système britannique n’est pas non plus l’acmé libéral, n’en déplaise! Si l’on est en droit d’affirmer qu’en place publique, toutes les opinions même les plus dégueulasses peuvent être exprimées, il n’en demeure pas moins qu’il existe une limite: l’expression ou plutôt l’appel à la limitation de la liberté de l’autre, ce qui semble être le cas dans votre exemple. Les opinions dégueulasses dans l’espace public, on les combat, on les contredit, on les démonte avec d’autres arguments (pas des lois … je donne un exemple? 🙂 ) mais dans les écoles, c’est une autre histoire.

      Par ailleurs, on peut y voir une autre faillite de l’état (hash – tu comptabilises, hein! moi j’ai laissé tomber depuis belle lurette): comment se fait-il que ces imams puissent prêcher, mettons, la destruction de la société occidentale et qu’on les laisse faire? Car ici, c’est bien d’un défaut du régulateur qu’il s’agit. Une école coranique, fort bien, pourquoi pas? Si elle devient l’antichambre des terroristes (les vrais, hein!), là on peut commencer à se poser des questions, effectivement.

      Cela dit, quand on enseigne la religion de l’Eglise de climatologie à mes enfants, j’ai la même réaction … mais comme c’est devenu une religion d’état (et paf! on en revient sur le débat de la laïcité 🙂 )

      1. Hout

        Je vous accorde de confiance votre point sur le système britannique (vu que je ne le connais pas) mais je réagissais aux propos de H16 qui m’a semblé prôner la libéralisation totale de l’éducation.

        je suis pour l’expression de toutes les opinions évidemment mais l’islam est loin d’être une opinion.
        Face à un danger que représente l’islam, le libéralisme « total » n’est pas la réponse. Il est nécessaire d’avoir un gouvernement ayant les capacités de siffler la fin de la récré sans avoir peur de se faire taper par les petits sauvageons de la cour.
        Je ne défends pas le système éducatif français (quelle idée!) mais face au péril d’un état fort ou de celui de l’islam, j’opte dans un premier temps pour le premier en espérant qu’il tapera sur le second.

        1. Nord

          Oui je vous avais bien compris. L’islam représente peut-être un danger, mais il n’est pas le seul et je reste persuadé qu’une société libérale ou libertarienne si vous préférez en arrivera à bout, au contraire d’une société fermée et liberticide.

          Je me permets de vous conseiller Contrepoints, qui publie à l’instant ceci (hasard délicieux!): http://www.contrepoints.org/2011/03/25/18155-relire-schopenhauer Ce texte reprend une valeur fondamentale, à savoir que « tout peut être dit, mais tout n’a pas la même valeur ».

          Maintenant, quand on a affaire à quelqu’un qui ne respecte pas le minimum de règles nécessaires à la vie commune, il se fait taper sur les doigts, qu’il s’appelle Björn, Gunnar ou Vincent – je ne fais aucune différence. Que la Bisounoursie tolère, voire encourage l’édification de tout un système criminel se réclamant de l’islam apporte une bonne quantité d’eau à nos moulins libéraux: c’est l’état qui a – encore! – failli. Et l’une des raisons de sa faillite est la corruption du mot, puis du concept de laïcité.

          C’est un peu comme jouer avec des grenades, faut pas enlever la goupille …

        2. La liberté n’est pas sécable. Des pays ont essayé. Et on voit ce que ça donne.

          Quant à croire qu’un état fort résoudra le problème, c’est totalement risible. L’état est de plus en plus fort, le problème est de plus en plus prégnant. Aspirine, anyone ?

        3. Heimdal

          « Islam et Islamisme »
          C’est la même chose. Et c’est le fait de tenter de les dissocier qui fait qu’on est dans la merde actuelle. Il n’y a pas de musulmans modérés: t’es musulman, ou t’es pas musulman. Il n’y a AUCUN pays majoritairement musulman dans lequel:
          – la liberté religieuse existe
          – les « droits » (je parle pas de la Gay pride) des gays sont respectés
          – les « droits » (idem ci-dessus) des femmes sont respectés

          AUCUN pays musulman n’est (ne serait-ce qu’un peu) développé. Sans le pétrole, c’est retour à la case chameau. Et encore, comme l’a dit Dantec, c’est grâce aux inventions des NON-musulmans que les pétro-monarchies musulmanes se sont enrichies…

          L’Islam, c’est la plaie. Partout. Sans exception.

          On raisonne comme si le but de chaque musulman était de vivre sa religion en paix. Bref, comme si les musulmanes n’étaient pas musulmans. Ce pays est foutu, je suis bien d’accord.

          1. Bof. Vous oubliez pas mal de choses dans votre analyse. A commencer par l’économie. C’est dommage, c’est 80% de l’occupation des humains.

        4. Psychosomatix

          @Heimdall : À nuancer les mots comme ça, et puisque personne ne lapide les femmes ici, vous dites qu’il n’y a aucun musulman en France. Ce qui ne me semble un peu inexact.

          La définition d’un musulman tient plutôt d’une « personne se pensant musulmane » et non « d’une personne appliquant la Charia ».

          Il est de commune mesure de considérer qu’il y a des chrétiens en France alors que l’écrasante majorité de ceux-ci n’ont jamais lu de version crédible de l’Ancien et du Nouveau Testament (et sont loin d’en respecter les préceptes). C’est parce que le critère est le sentiment d’appartenance à une pensée, une Eglise en l’occurrence.
          Et pourtant, on appelle pas ces gens là des « chrétiens modérés », mais plutôt des chrétiens « modernes ».
          Sinon, il n’y a pas non plus de chrétiens en France.

          Par ailleurs, vous semblez considérer que la pratique croissante (et « modérée » ?) de l’islam en France tient de l’endoctrinement politique, et non de la popularisation d’une culture. Donc que la majorité des musulmans venant en France viendraient non pas ici pour se réfugier ou dans l’espoir d’une vie meilleure, mais plutôt pour envahir le territoire. Avez-vous des chiffres crédibles permettant ce genre d’assertion ?

          À bientôt

      2. « dans les écoles, c’est une autre histoire. » Parce que l’état y a mis son nez.

        Dans un vrai marché concurrentiel où les gens sont effectivement soumis à la loi de l’offre et de la demande, le fait de disposer de super références religieuses coraniques et à peu près seulement ça, ça vaut … rien. En gros, les parents qui savent qu’une telle voie, c’est l’absence de travail pour leurs gamins, … ne la choisissent pas. Évidemment, dans des états coussins où tout est doux et gentil à commencer la gestion des sans-emplois, la donne change radicalement.

        1. Mateo

          L’éducation unique en France:
          « Une éducation pour les gouverner tous. Une éducation pour les trouver, une éducation pour les amener tous et dans les ténèbres les lier. Au pays du bisounoursland où s’étendent les ombres. »

    2. Les écoles coraniques sont un point de détail dans un ensemble où l’état a mis un tel bordel qu’on ne voit plus que ce qui ne marche pas (et pour cause, il n’y a plus que ça). Il y a des écoles coraniques parce que les autres ne fournissent pas ce que les inscrits veulent y trouver. Ils existent parce que l’immigration a été gérée n’importe comment, à commencer par le fait que ne viennent pas ceux qui veulent d’abord s’intégrer et travailler, mais ceux qui veulent essentiellement profiter des largesses du système. L’Angleterre n’est pas mieux lotie que les autres pays européens à ce sujet. Et encore, en disant ça, je n’ai qu’effleuré le sujet.

      1. Flak

        la religion quelle qu’elle soit change instantanement de visage des qu’elle arrive dans la main de celui qui a le pouvoir, et a partir de ce moment c’est toujours la fete du slip.

      2. al-Kanz

        H16, un petit peu court votre explication sur les raisons d’être des écoles coraniques. Vous êtes en tout cas meilleur dans le texte que dans les commentaires.

    3. monoi

      L’education en Angleterre commence a etre plus liberalisee, mais sur un autre plan que le religieux. C’est a dire qu’il va y avoir cette annee l’ouverture d’une quinzaine de free schools, financees par l’etat mais dont les fondateurs sont des personnes privees (des parents surtout), qui sont ouvertes a tous et libres de fixer leur curriculum (cherchez Toby Young sur google, c’est un journaliste assez connu ici qui s’est lance dans l’aventure). Inutile de dire que les gauchistes sont apoplexiques.

      Les ecoles a dominance religieuse (surtout catholique. Je ne connais pas le nombre exact mais il y a tres peu d’ecoles coraniques) existent depuis longtemps, et ont generalement des resultats bien meilleurs que les ecoles d’etat. Les programmes et le financement vient de l’etat, generalement les batiments appartiennent au clerge. La difference, c’est l’ethique de l’ecole. Comme quoi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

  4. kelevra

    le pitoyable de la chose, c est que sarko pour grapiller 3 voix est pret a toutes les bassesses pour au final ne rien faire. on en a maintenant l habitude.

    c est bien les bisous, moi j adore ca, mais les francais font beaucoup de bisous et se prennent en retour que de vilaines mandales bien senties. derniere en date, le mrap reporte plainte contre banania qui n a pas enleve assez vite des rayons des supermarches, ces boites de cacao en poudre « ya bon banania », juge discriminatoire envers les negr..es, oups les personnes de couleur cacao.

    on a aussi eu droit a la sortie de dany boon et surtout a l inenarable ah queue jonnhy sur leur peur du FN. ils me font bien rire toutes ces pseudos vedettes moralisatrices qui donnent des conseils et ne vivent et ne payent pas leur impots en france.

    1. Epicier vénéneux

      C’est même une liberté fondamentale.

      A l’inverse, je ne comprends pas les hauts cris poussés par le personnel soignant à l’hôpital public concernant les gens venant en consultation (j’exclus les urgences volontairement) et refusant d’être soignées par telle ou telle personne: il n’y a pas d’obligation de soin de la part du médecin, fut-il fonctionnaire.

      1. gem

        Si, au bisounourland, il a une obligation de soins, et surtout on va dire que c’est de sa faute à lui si un con à préférer laisser crever sa femme que la laisser examiné par un mâle.

        1. Flak

          « a préféré »
          « que la laisser examiner »

          apprenenez a conjuguer bordel, deja que la phrase est pas claire, c’est la faute a qui? le con? et la femme elle a rien a dire?
          le probleme c’est pas les gens refusant, ce sont les gens tapant…

        2. gem

          certes. N’empêche qu’au bisournourland, c’est ceux qui se font taper (le médecin, la femme) qui ont tort, pas ceux qui les tapent (les bisounours, le fanatique)

        3. Epicier vénéneux

          Ah non, Bisounoursland ou pas, service public ou pas, il n’y a pas d’obligation de soin s’il n’y a pas d’urgence vitale.

  5. Stéphane

    La laïcité française, c’est le culte de l’Etat. Ce n’est donc ni une absence de religion, ni une neutralité religieuse, comme on voudrait nous le faire croire, mais bien une religion parallèle, concurrente, avec son clergé, ses apôtres et ses fidèles. Et la force de l’Etat pour aller avec, tant qu’à faire.

    On est aux antipodes d’une liberté religieuse permettant à chacun de faire comme il souhaite, l’état veillant à ces pratiques dans le respect de la propriété d’autrui; au contraire, on est dans une situation où la religion laïque oppresse tout le monde, même les athées, qui se retrouvent obligés de faire voeu de laïcité.

    Le discours de Guéant est un discours religieux, le tout est de comprendre en quel dieu il croit.

    1. Nord

      Mais non justement: ce que vous écrivez (« […] l’état veillant à ces pratiques […] ») est précisément ce qui se passe, à savoir l’intrusion de l’état et, pire! la volonté de contrôle qu’il en a. Ce qui donne ce que hash a nommé le cas « laïcard » (mais je n’aime pas du tout ce terme). Si l’état respecte le principe de laïcité, il n’y a pas lieu de se poser la question de la liberté religieuse – car l’état ne s’en mêle pas! il la garantit, au contraire, par cette neutralité (mais j’attends toujours qu’on me démontre que cette utopie existe en ce bas monde.)

      La laïcité implique deux choses, évidentes: l’état est neutre et ne subventionne ni ne favorise, l’état ne fait rien du tout d’ailleurs. Ergo les gens sont libres de pratiquer ou non.

      Que l’état français ait fait de la laïcité une religion n’affecte en aucuns cas la signification de la laïcité.

      1. Flak

        la neutralite ne dure generalement qu’un temps, tout comme les aspirations liberales des religieux qui disparaissent magiquement des qu’ils ont assez de pouvoir.

  6. Before

    J’avoue ne pas très bien comprendre ce que vous reprochez à Guéant (à part de parler à tort et à travers).
    Il dit « Les agents des services publics [ne doivent pas] manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne doivent pas non plus. »
    et vous dites qu’il n’existe aucun droit d’aller dans un hôpital et demander un traitement différent des autres.
    Guéant ne fait donc qu’exprimer un état de fait.

      1. Before

        Tout à fait, mais il n’a pas dit de bêtise en l’occurrence. Simplement, il n’envisage pas le problème sous l’angle de la liberté individuelle. Il n’imagine même pas que l’on puisse vouloir choisir sa façon de vivre.

    1. Epicier vénéneux

      Pour reprendre ce que nous disions plus haut, oui, tout un chacun a le droit de se pointer à l’hôpital public et de demander un traitement spécifique.
      Evidemment, la réponse adéquate à une telle demande est « allez vous faire soigner ailleurs, vos exigences et vous ». Mais pour une raison qui nous échappe (ou pas), le personnel soignant n’a pas les cojones de répondre ça car il confond service public et (non-)obligation de soin. Du coup, on inverse le rapport de force: plutôt que de s’opposer frontalement, on préfère faire régler la situation par une instance supérieure en empêchant les gens de se pointer avec des exigences.

  7. Robert Marchenoir

    H 16 : vous commettez l’erreur de raisonner à l’intérieur de votre propre civilisation. Vous raisonnnez comme si tout le monde raisonnait comme un occidental. Vous raisonnez omme si un musulman, c’était un occidental bronzé avec un accent et une religion différente.

    Mais c’est faux.

    Vous affirmez que l’islam ne saurait poser problème que dans une société non libérale, en raison de l’assistanat qui fausse la donne. Pour peu que l’on instaure la Vraie, la Grande, la Parfaite société libérale, eh bien l’islam retombera dans les poubelles de l’histoire d’où il n’aurait jamais dû sortir.

    Eh bien j’ai une nouvelle pour vous : la société libérale n’existe pas et n’existera jamais. Du moins la société libérale pure et parfaite telle que vous la présentez.

    Cette société imaginaire ressemble beaucoup à la société communiste : quand le vrai communisme sera instauré, eh ben y’aura plus de problèmes, puisque le problème, c’est justement l’absence de communisme. Et l’URSS ? Ah ben nan, l’URSS, c’était pas le vrai communisme, etc.

    C’est pratique, vous avez réponse à tout.

    Dans le vrai monde, il n’y a pas de régime politique pur, et le vrai libéralisme tient précisément compte de cette réalité. Le libéralisme est justement une théorie de l’imperfection et du pragmatisme. Toute tentative de la transformer en prescription d’un régime parfait conduit à l’absurdité — et à la négation du libéralisme.

    C’est très amusant sur les blogs, parce que ça permet de renvoyer les balles sans fin. Tel truc ne marche pas ? Ben c’est passque y’a pas assez de libéralisme. Tel autre truc ne marche toujours pas ? Ben si on était vraiment dans le vrai libéralisme ça marcherait, moi j’vous l’dis.

    Mais dans le vrai monde, il n’y a pas de sociétés libérales. Il y a des pays plus ou moins étatistes, plus ou moins libéraux. Il y a des politiques, des mesures plus ou moins libérales, qui peuvent d’ailleurs coexister avec des politiques, des mesures plus ou moins étatistes.

    Et c’est dans ce vrai monde que se meuvent les musulmans, comme nous tous. C’est dans la vraie Europe (certes largement étatiste) que les musulmans rentrent comme dans du beurre, et remportent victoire sur victoire dans leur conquête du pouvoir.

    C’est dans la vraie Amérique (plutôt libérale, elle) que les Frères musulmans ont réussi à infiltrer les leviers du pouvoir, au travers de milliers d’associations à l’objet en apparence innoffensif. Et que l’Arabie Saoudite a acheté les hommes politiques, les doyens d’université et les patrons de presse par paquets de douze.

    Vous allez me dire : ah, mais l’Amérique est de plus en plus vérolée par l’étatisme, le socialisme d’Obambi, les salaires délirants de sa fonction publique locale tenue d’une main de fer par les syndicats, la collusion entre le gouvernement et les financiers, etc.

    Peut-être.

    Mais, à ce train-là, il n’y a jamais eu d’Amérique libérale.

    Et pendant qu’on coupe les cheveux en quatre sur ce qu’est vraiment le vrai libéralisme trademark certifié AOC, les musulmans, eux, progressent dans leur djihad silencieux en Occident.

    Vous commettez l’erreur majeure de croire que les musulmans « veulent un travail », « comme tout le monde » (ce qui veut dire en réalité : comme nous autres Occidentaux, et nous autres seulement), et que lorsqu’ils s’apercevront que l’école coranique ne conduit pas à l’emploi, eh bien ils l’abandonneront.

    C’est tout à fait faux.

    Les musulmans veulent vivre en musulmanie. D’abord et avant tout. Que la musulmanie implique la pauvreté, le désordre, la médiocrité et la violence ne rentre pas en ligne de compte. C’est secondaire. C’est pas le problème.

    Expliquez-moi comment il se fait que ce soit au Canada, pays tout de même plus libéral que la France, qu’on trouve des villes nouvelles 100 % musulmanes, construites par et pour des musulmans, avec rues convergeant vers la mosquée et cloisons spéciales dans les maisons pour séparer les hommes et les femmes — et pas en France, pays phare du stato-gauchisme mondial ?

    Expliquez-moi comment il se fait que ce soit aux Etats-Unis, pays tout de même plus libéral que la France, qu’on trouve des camps d’entraînement militaire islamistes répartis à travers tout le territoire, parfaitement légaux et connus des autorités — et pas en France ?

    Le libéralisme n’est pas une arme contre l’islam. Vous ne pouvez pas vous défendre avec des bouquins et des blogs rigolos contre des gens qui ne croient que dans le sabre.

    1. Vous affirmez que l’islam ne saurait poser problème que dans une société non libérale, en raison de l’assistanat qui fausse la donne. Pour peu que l’on instaure la Vraie, la Grande, la Parfaite société libérale, eh bien l’islam retombera dans les poubelles de l’histoire d’où il n’aurait jamais dû sortir.

      Absolument pas. Et de ce fait, tout le reste s’écroule.
      Je dis que si des problèmes se posent avec l’islam, la société libérale saura bien mieux les gérer que la société étatique, laïque et bien-pensante. Et c’est vraiment pas dur à imaginer vu le merdier actuel.

      Vous commettez l’erreur de tout regarder, justement, avec le prisme d’une culture étatique. D’ailleurs, le simple fait que vous évoquiez les US (encooooooooooooore cet exemple ?) illustre parfaitement mon propos.

      1. Robert Marchenoir

        J’aurais du mal à « tout regarder au travers d’une culture étatique », H16, étant libéral.

        « Je dis que si des problèmes se posent avec l’islam, la société libérale saura bien mieux les gérer que la société étatique, laïque et bien-pensante. »

        Je n’en suis pas du tout sûr. D’ailleurs vous ne disiez pas seulement cela. Vous alliez beaucoup plus loin. Vous disiez :

        « Dans un vrai marché concurrentiel où les gens sont effectivement soumis à la loi de l’offre et de la demande, le fait de disposer de super références religieuses coraniques et à peu près seulement ça, ça vaut … rien. En gros, les parents qui savent qu’une telle voie, c’est l’absence de travail pour leurs gamins, … ne la choisissent pas. »

        Et pourtant, ils la choisissent.

        Autrement dit, vous n’arrivez pas à concevoir que des gens aient une autre rationnalité que la vôtre ; qu’ils prennent des décisions apparemment absurdes vues de notre fenêtre occidentale. Mais c’est pourtant ce qu’ils font.

        Le fait de disposer de super références coraniques ne vaut rien pour vous, ne vaut rien pour l’Oréal (encore que… c’est vrai pour l’instant… ça vaut déjà quelque chose pour les grandes banques occidentales qui ont décidé de se lancer dans la finance islamique…).

        Ca vaut quelque chose pour la communauté musulmane, ou pour la partie d’entre elle qui tire les ficelles (et qui, donc, a le vrai pouvoir).

        Ce que vous ne voyez pas, c’est qu’il y a affrontement de deux civilisations, dont l’une (et ce n’est pas la nôtre) est en train d’essayer de transformer l’autre en l’envahissant, puis en lui imposant ses règles.

        On peut toujours affirmer ce qu’on veut, mais il est bon d’examiner les leçons de l’histoire. Cela fait 1 400 ans que l’islam se bat contre le monde non musulman, et que ce dernier résiste — plus ou moins bien.

        Quand l’Occident a réussi à stopper ou à inverser l’avancée de l’islam, cela n’a jamais été grâce au libéralisme. Cela a toujours été par la force.

        Non que l’usage de la force soit incompatible avec le libéralisme. Mais il serait d’une grande naïveté de croire que la seule « absence de travail pour leurs gamins » dissuade les musulmans d’agir en musulmans.

        Si c’était le cas, pourquoi prendraient-ils des décisions visiblement mauvaises à cet égard (négliger l’école, porter le voile, réclamer des écoles coraniques, exiger du hallal, etc) ?

        Après tout, logiquement, selon notre logique à nous, c’est à dire occidentale et aussi libérale (même en pays socialiste), il est stupide de se mettre sur le marché du travail en disant : j’exige que la cantine de votre entreprise serve du hallal, j’exige de porter le voile, j’exige de ne pas toucher de porc ou de bouteilles de vin alors que je travaille dans un supermarché.

        C’est stupide selon nos règles.

        Cela ne l’est plus dès lors que vous êtes en train d’essayer de changer les règles par la force.

        Cela ne l’est plus dès lors que vous avez 1 400 ans d’histoire derrière vous qui vous ont enseigné que ces règles et ces méthodes fonctionnent : après tout, l’islam a, effectivement, conquis la moitié du monde ou peu s’en faut, après avoir démarré avec quelques dizaines de peigne-culs qui ont échoué à convaincre les Mecquois d’adopter leur « religion » — jusqu’à ce qu’ils se décident à changer de stratégie, à s’exiler à Médine et à employer l’intimidation et la violence.

        « Le simple fait que vous évoquiez les US (encooooooooooooore cet exemple ?) illustre parfaitement mon propos. »

        Parfaitement est peut-être un peu exagéré. Vous voudrez bien nous expliquer au nom de quoi les Etats-Unis devraient être exclus de la discussion ; en quoi la présence sur son sol de camps d’entraînement militaire islamistes ne serait pas pertinent par rapport au sujet.

        Je trouve au contraire que nous sommes au coeur du sujet.

        1. « Et pourtant, ils la choisissent. »

          Non. Soit vous considérez qu’ils sont dans une communauté fermée, auquel cas, ils font ce qu’ils veulent. Soit vous considérez qu’ils auront besoin que leurs enfants aillent dans le reste du monde, et notamment trouver un job sur le marché de l’emploi local, et dans ce cas ils bénéficient directement de l’état nounou.

          Pour le reste, vous nous faites une magnifique explication d’une théorie déjà réchauffée moult fois, celle d’une guerre de civilisation. Pour le moment, ceux qui tiennent ce discours sont tous, sans exception, ceux qui sont allés péter la gueule des Afghans et autres, ou ceux qui ont voté avec leurs deux mains pour que d’autres aillent le faire à leur place.

          Pour être franc, cette discussion ne m’intéresse absolument pas, voire elle m’agace. Je n’ai absolument pas envie de passer les vingt prochaines minutes à démonter point par point le thème du « Muslims Are Invading Us » et autres fariboles consternantes : j’ai une vie. Vous êtes absolument convaincu d’une guerre de civilisation, ce faisant, vous faites exactement le jeu d’une certaine frange des pires étatistes qui soient. Vous me croyez naïf ? Rassurez-vous : votre discours montre que vous l’êtes au moins autant que moi.

        2. Stéphane

          Bofbofbof. Je ne vois pas pourquoi il faudrait appeler quelque chose « guerre de civilisation », juste pour mieux réfuter la chose ensuite. Pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte qu’il y a un problème en Europe à l’heure actuelle. Pas en Afghanistan.

          Je ne sais plus qui – Lysander spooner peut-être? – disait qu’un bon système politique est prévu pour résister à d’éventuels salauds qui parviendraient aux commandes; de la même façon, une société bien conçue doit être capable de résister aux islamistes qui y sont infiltrés dans le but de l’abattre.

          Il y a largement de quoi débattre dès lors qu’on aborde le sujet de la gestion des ennemis de la liberté dans un pays libre (même si on peut longuement débattre de la définition même de ces postulats), mais je ne crois pas qu’on puisse simplement évacuer tout discussion en traitant de néo-conservateurs ceux qui s’intéressent comme solde de tout compte.

          Le vieux débat de la faiblesse d’une société libérale face à des forces illibérales est plus actuel que jamais, il est très concret.

          Dommage que la question ne vous intéresse pas h16, mais ce n’est que partie remise. Je doute que nous finissions nos jours sans qu’elle ne s’impose à nous dans une brûlante urgence.

          1. La question me désintéresse parce que les faits sont têtus. Pour le moment, il y a bien plus de « chrétiens » qui pilonnent du « musulman » que le contraire.

        3. Heimdal

          C’est un conflit de basse intensité… Les « chrétiens » pilonnent plus les « musulmans » que l’inverse… Mais les premiers ne visent pas à la destruction des seconds: le pilonnage est VISIBLE et NON ACCOMPAGNE D’UNE INVASION (A LONG TERME)…

          Il est tellement de basse intensité, ce conflit, que vous ne voulez même pas lui accorder d’importance: « Beuh, y a pas d’problèmes! » Soyez certain(s) que la question du libéralisme, qu’on peut encore se poser aujourd’hui, sera le cadet de nos soucis d’ici quelque années…

    2. Nord

      « […] au Canada, pays tout de même plus libéral que la France, [qu’]on trouve des villes nouvelles 100 % musulmanes, construites par et pour des musulmans, […] »

      Auriez-vous l’obligeance de me dire où se trouvent ces villes? Je prendrai un plaisir certain à aller jeter un œil et à publier un compte-rendu, attendu que je passe pas mal de temps au Canada.

      Snif … snif … ça sentirait pas un peu le troll par ici???

      1. Robert Marchenoir

        Le troll vous emmerde, Nord. Ca sentirait pas un peu le taliban libéral, par ici ?

        J’ignore où se trouvent ces villes. Mais elles existent. En tous cas, au moins une, avec des projets d’autres. Une brève recherche sur Google (en anglais, probablement) vous l’indiquera très certainement.

        1. Il s’agit du « peace village » à 50 km de Toronto ; il y en a donc 1, avec 3000 personnes, des Pakistanais essentiellement. Voilà.

        2. Nord

          Hou mais c’est qu’elle mordrait !!!

          Merci Hash: donc on a un patelin de 3000 Pakistanais (que je ne connaissais pas). Je note avec plaisir qu’on passe de « des villes » à un bourg … et PAF! l’argument.

          Troll, donc.

        3. heimdal

          Traiter m. Marchenour de troll… c’est a mourir de rire… quels blogs vous frequentez pour ne pas le connaitre? Ce qu’il dit est totalement juste. Faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour ne pas le voir…

        4. Nicolas

          cela dit, les choses étant ce qu’elle sont (grâce à nos amis de Gôche..) une séparation est sans doute la moins mauvaise des solutions…

    3. gem

      Objectivement, l’islam est assez libéral, en fait. Les obligations réelles sont minuscules (une profession de foi, respect des dix commandements, 5 génuflexions par jour, et une dime de 10% versée à qui vous voulez) ; le reste est affaire d’interprétation, et là, c’est le bazar, y’en a pour tous les goûts : le clergé est décentralisé et non hiérarchisé, alors vous trouverez sans problème celui qui vous convient, du plus rigoriste au quasi libertin, du mystique au plus terre à terre, du plus littéral au plus glosée.

      Ne fantasmez pas sur la Musulmanie. Y’a des fondus (dont, plus grave, des fondus violents) qui ont un problème avec la liberté des autres, dans toutes les communautés, religieuses ou pas ; pas de raison qu’ils n’y en ait pas chez les musulmans, mais rien ne prouve qu’il y en ait plus qu’ailleurs. D’ailleurs on voit bien qu’actuellement les plus dangereux en France ce sont les Guéant & Co, qui en sont à traquer les petits crucifix en bijoux visibles entre les seins des filles un peu décolletées, et les robes un peu longues…

      Peut-être que c’est le problème, d’ailleurs. Le « défaut » du libéralisme, c’est qu’il laisse les gens vivre comme ils veulent, alors que « les braves gens n’aimepake / L’on suive une autre route qu’eux / »…

      1. Mateo

        Pour Robert, le but de tous les musulmans est de conquérir le monde entier et d’asservir les « infidèles » (ou de le tuer si besoin).
        Partant de cette réalité fantasmée, et considérant que « si tu t’en rends pas compte c’est que tu es vraiment naïf », il n’y a pas vraiment de discussion.

        Et le pire c’est qu’il ose affirmer qu’il est libéral, alors qu’il passe son temps sur les forums et autres blogs à régurgiter des propos sortis tout droit du programme du FN (et encore je crois me souvenir qu’il a posté bien pire).

        1. Mateo

          @ heimdal

          Il ne me semble pas avoir tenu de tels propos mais bon au moins Robert n’est pas le seul à vivre dans une réalité fantasmée 😀

          Du reste je pense que ce qui nous fait « crever » en France c’est la mentalité étatiste et collectiviste, de droite ou de gauche en passant par le centre, mise en pratique par les gouvernants et leur dirigisme exacerbé. Et lorsqu’il s’agit d’étatisme et de collectivisme d’extrême droite ou d’extrême gauche, c’est encore pire.

          Au passage, je sais pas vous, mais moi je trouve qu’on est laaargement plus emmerdé dans la vie de tous les jours par les racailles, qu’elles soient blackes, blanches, beures, vertes ou bleues, de religion catholique, musulmane ou que sais-je encore, que par les musulmans pratiquants.

        2. Stéphane

          « Pour Robert, le but de tous les musulmans est de conquérir le monde entier et d’asservir les “infidèles” (ou de le tuer si besoin). »

          C’est pas mal résumé sauf que ce n’est pas Robert qui l’énonce, ce sont les prédicateurs musulmans eux-mêmes, pour qui se donne la peine de les écouter.

          Je vous conseille de (re)lire Ibn Warraq, « Pourquoi je ne suis pas musulman », ça pourrait vous apprendre deux ou trois trucs.

          Sinon, vous pouvez toujours estimer que le déni est une forme de protection efficace…

      2. al-Kanz

        Gem, la zakat (ce que vous appelez dîme) n’est pas de 10 % mais de 2,5 % ur l’épargne d’une année lunaire, à condition d’être imposable (=l’épargne doit avoir dépassé un seuil, le nissab actuellement d’environ 2 800 euros).

        Marchenoir est indécrottable 🙂

  8. Aristide

    Bonjour H16,

    Avant de faire quelques remarques critiques sur votre billet je voudrais essayer de dissiper d’avance le plus de malentendus possibles (je ne me fait pas d’illusions sur la possibilité de tous les dissiper).
    Tout d’abord je crois que nous sommes d’accord sur le fait que les sorties récentes de Claude Guéant sont purement à visée électorale. Ensuite je partage globalement ce qui me semble être votre diagnostic (vous me corrigerez si je me trompe) sur le despotisme administratif qui sévit en France, et en Europe en général. Je serais très heureux si nous pouvions aller vers plus de liberté individuelle, moins d’Etat, moins de lois, même si je n’y crois guère, hélas. Peut-être ne suis-je pas un libéral à votre façon, mais si vous acceptez de classer Tocqueville ou Montesquieu parmi les libéraux, je crois bien mériter le titre de libéral.
    Vient maintenant ma critique. Vous écrivez que « la laïcité est un concept aux propriétés physiques étonnantes puisque c’est à la fois fumeux, élastique, compressible, invisible, incolore, inodore, sans saveur mais très irritant en cas d’exposition à la lumière. ». Si je vous comprends bien cela signifie que cette notion de laïcité n’a pas de contenu défini et qu’on lui fait dire ce qu’on veut. C’est sans doute vrai dans la bouche de nos hommes politiques contemporains, mais cela prouve simplement leur ignorance. La laïcité, dans son acception originelle, n’est pas un concept fumeux, et elle ne consiste certainement comme vous le suggérer à « laisser, partout où c’est possible et souhaitable, les individus décider pour eux-mêmes, à diminuer le champ d’intervention de l’état. ». La laïcité est une notion qui a été inventée et diffusée par des gens comme Montaigne, Hobbes, Locke ou Montesquieu. Des penseurs qui sont aussi, et ce n’est pas un hasard, à la source intellectuelle de la démocratie libérale dans laquelle nous vivons. Pour eux la laïcité (même s’ils n’emploient pas ce terme) consiste à séparer l’Eglise et l’Etat : le pouvoir politique ne doit pas avoir d’opinion religieuse, il ne doit soutenir aucune religion en particulier, et toutes les religions doivent être strictement subordonnées à la loi. La laïcité signifie reléguer la religion au simple rang d’opinion privée qui ne peut donner aucune sorte d’autorité politique. Bien sûr cet Etat laïc est destiné à mettre fin aux conflits religieux qui ont ensanglanté l’Europe pendant si longtemps, et plus largement à la confusion politique qui a affligé l’Occident durant tout le moyen-âge. Cela a si bien réussit que nous avons aujourd’hui tendance à oublier qu’il y a eu un jour un problème (et quel problème !). En particulier nous avons tendance à oublier à quel point il est à la fois difficile et nécessaire de subordonner la religion à la loi. Vous ne pouvez laisser les individus « décider par eux-mêmes partout où c’est possible et souhaitable » que lorsque ceux-ci ont bien intégré le caractère strictement privé de leurs croyances religieuses. L’islam vient nous rappeler sans ménagements que cela n’est naturel pour aucune religion, et en particulier pas pour une religion qui se présente sous la forme d’une loi divine régissant tous les aspects de la vie humaine.
    Il me semble que les déclarations comme celles de Guéant visent à rappeler – certes de manière maladroite – qu’aucune religion ne peut réclamer d’exemption de la loi commune. Je n’attends rien de concret de ces déclarations, comme je l’ai dit au début. Mais sur le fond – si c’est bien ce qu’il pense – je ne peux que lui donner raison. Il est absolument nécessaire de remettre l’islam à sa place, celle de toutes les autres religions en régime libéral, et cela n’ira pas sans emploi de la contrainte. Le libéralisme politique et économique n’est pas opposé à un gouvernement fort et énergique, à des lois communes à tous et qui seront appliquées sans trop de ménagements pour les opinions particulières des individus. Au contraire il en a absolument besoin pour survivre. Il est opposé à l’Etat administratif tentaculaire sous lequel nous vivons aujourd’hui. Il me semble que ce n’est pas tout à fait la même chose.

    P.S : C’est bien la première fois que je vois Robert Marchenoir être soupçonné d’être un troll gaucho-étatiste. Comme quoi tout arrive.

    1. « Il est absolument nécessaire de remettre l’islam à sa place, celle de toutes les autres religions en régime libéral »

      Tout à fait. Pas moins. Mais pas plus non plus.

      Quand à Marchenoir, troll gaucho-étatiste ? Non. C’est un néo-conservateur. Tout simplement.

      1. Nord

        Un néo-conservateur peut parfaitement être un troll, cessons de stigmatiser une communauté, s’iou plaît 🙂

        On s’en fout un peu, en fait … je vais y aller: j’ai un bébé communiste sur le feu.

          1. C’est pourtant limpide. Guéant veut plus d’état. Pas moi. Il veut définir à la place des autres ce qui est bon pour eux. Pas moi. Il veut des décrets, des règlements ou des circulaires pour expliquer ce qu’il faut faire ou pas dans les hôpitaux. Pas moi (je pense que c’est inutile, nuisible et contre-productif). Il veut préserver les écoles publiques, laïques, ouvertes à tous, non discriminantes mais égalisantes. Pas moi.

    2. heimdal

      Puisque le marche a tjrs raison, et qu’en 2050 lus muzzs seront majoritaires, ce sera surement plus dur de trouver un taf (s’il en reste) si on n’est pas alle a l’ecole coranique…

      1. Heimdal

        Allez leur expliquer tout ça, aux chrétiens algériens qui ont été condamnés à faire de la taule parce qu’ils ne respectaient pas le ramadan!

        1. estienne

          Le libéralisme tolère toutes les idéologies pour autant que celles-ci respectent la liberté d’autrui, c’est-à-dire pour autant qu’elles restent privées. Je peux penser, croire et dire ce que je veux, m’habiller comme je le veux, faire ce que je veux pour autant que je n’emmerde pas les autres.

          Lorsque des prosélytes veulent apprendre et généraliser ce que l’on peut dire et ne pas dire, ce que l’on doit manger et ne pas manger, qui l’on doit prier et vénérer, comment habiller les femmes, les battre, etc., tout cela au nom d’un dieu supérieur, la société libérale est fondamentalement niée.

          D’accord donc avec Robert Marchenoir. Il ne faut pas être naïf : l’Islam est un système totalitaire qui – à l’instar de tous les collectivismes – vise d’abord à annihiler la liberté et la responsabilité individuelles. Et il n’est pas certain que notre jeune et fragile « esprit démocratique » soit à terme plus résistant que les emportements grégaires traditionnels.

      2. heimdal

        J’aimerais bien que vous me répondiez à ce sujet, cher H16: quand les muzzs seront majoritaires dans ce pays, et cela arrivera très bientôt, faudrat-t-il mieux être diplômé de Polytechnique ou de l’Ecole Coranique Al Mektum du XXè à Paris?

        Par pitié, arrêtez de raisonner comme si TOUT (80% selon vous) tournait autour de l’économie. Parce que vos arguments peuvent alors être utilisés tout aussi bien au Pakistan qu’en Somalie, et le fait d’avoir fait de belles et longues études là-bas, et même d’avoir en plus le sens du « business », ça les aide pas des masses… Et pourquoi? Parce que l’Islam est une religion à la con. Et qu’elle empêche TOUT développement.

        On a beau se plaindre, moi le premier, du système socialiste français, mais qui peut lutter contre l’Islam si ce n’est l’Etat? C’est une question de démographie. Vous dites que tout finit par se réguler, mais pas forcément dans le bon sens, sinon AUCUN pays ne serait communiste, et aucun pays n’appliquerait la charia…

        1. « quand les muzzs seront majoritaires dans ce pays, et cela arrivera très bientôt »
          Parce que vous le dites ?

          Bah non. Moi, je peux dire « tout le monde va périr dans d’atroooooooces souffrances, et cela arrivera très bientôt ». Voilà. Poum.

          Notons au passage que les raisonnements sont étonnamment similaires à ceux utilisés par les écolos pour justifier l’intervention de l’état. Si ce n’est pas « les méchantes multinationales qui complotent pour le profit et contre Gaïa » et qui justifient donc l’intervention étatique massive, ce sera « les méchants groupes d’influence islamistes qui complotent pour la chute de l’Occident ». L’important, ici, est de se trouver un ennemi.

        2. heimdal

          Vivez-vous en France?
          Il me semble que non, mais je peux me tromper. Si oui:
          – soit vous êtes complètement aveugle et sourd (volontairement ou pas)
          – soit vous vivez au fin fond de la Creuse dans un manoir que vous ne quittez jamais.

          Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les maths.
          Les écolos avancent des trucs débiles QUI NE REPOSENT SUR RIEN. Ce n’est pas le cas ici (lisez Tribalat. REnseignez-vous sur le net, vous trouverez tout un tas d’informations palpitantes sur la démographie…).

          Mais si vous voulez continuez à vous voiler (c’est le mot juste) la face, aucun problème. J’espère que vos enfants ne vous en voudront pas trop (si vous vivez en France, évidemment…).

          1. Justement, j’ai acheté et lu Tribalat. Relisez-le, ce qu’elle dit est un chouilla différent de ce que vous semblez penser très fort.

    3. Nicolas

      « La laïcité est une notion qui a été inventée et diffusée par des gens comme Montaigne, Hobbes, Locke ou Montesquieu. »

      Heu non, grosse blague !

      La laïcité c’est un des dogmes du Catholicisme, donc, ca date un peu..

      « La laïcité signifie reléguer la religion au simple rang d’opinion privée qui ne peut donner aucune sorte d’autorité politique.  »

      Bein non. Comme toute forme de pensée, la religion doit avoir une expression politique et législative. D’autant plus qu’il n’y a pas de définition de religion..
      Le bouddhisme, le Platonisme, le Stoïcisme, par exemple sont des religions, même si ont les étudient aussi en philosophie.. Le socialisme aussi (hérésie chrétienne).

       » Bien sûr cet Etat laïc est destiné à mettre fin aux conflits religieux qui ont ensanglanté l’Europe pendant si longtemps, et plus largement à la confusion politique qui a affligé l’Occident durant tout le moyen-âge.  »

      On voit bien que les français déconnent complètement : ils ont mis au point en 1905 une solution au (supposés) problème du XVIéme siécle !!!
      Que d’hypocrisie de la part de ceux qui, justement, avait fait du catholicisme une religion d’Etat en 1789 (qu’il n’était pas avant, rappel) !

      Par ailleurs, il n’y a aucune « confusion » au moyen âge : la confusion elle est actuelle, ou l’on veut que l’Etat soit la seule spiritualité possible, d’ou la guerre ouverte contre toutes les autres religions, dés fois qu’elles critiquent les gentils gauchiste qui vous veulent du bien « parce qu’ils savent, eux » et qu’y a pas à discuter : Bref, depuis la révolution le français veut un Etat totalitaire.

      « Vous ne pouvez laisser les individus « décider par eux-mêmes partout où c’est possible et souhaitable » que lorsque ceux-ci ont bien intégré le caractère strictement privé de leurs croyances religieuses.  »

      Bein non : les religions sont publics, toutes.
      Ca voudrait dire quoi, du reste, un socialisme privé ???
      Ou encore, comment un catholique pourrait il se dire sérieusement « Gazer des Juifs, des Bourgeois, des Riches, des Koulaks, etc, c’est mal, mais ce n’est qu’une opinion privé qui ne regarde pas l’Etat » ???

      En réalité, la laïcité, c’est réclamer le monopole de la religion socialo-communiste sur les esprits, rien d’autre. Ce qui ne serait pas si grave, si cette dernière ne prétendait avoir des conséquences concrète ! (Guerre contre l’intelligence, et donc l’économie, Nouvelle Homme, avènement de la Cité de Dieu sur Terre, sentiment océanique de fusion prolétarienne avec d’autre bobos, etc..).

      Or comme le socialisme est mort en 1989, les français le sont aussi..
      R.I.P.

  9. Robert Marchenoir

    Eclatante démonstration de mauvaise foi de Nord.

    Une ville islamique n’est pas une ville, c’est un « bourg », donc cépagrave, ça n’existe pas. Et puis c’est peuplé de Pakistanais, hein, donc ça ne compte pas.

    Et allons-y pour me traiter en douce de pédé, ça ne mange pas de pain et ce n’est jamais qu’une reprise de l’éternelle tactique de « débat » des gauchistes : au deuxième échange, ils n’ont plus d’arguments, alors ils passent directement à l’insulte sexuelle.

    Quant à H 16 qui me traite de néo-conservateur, je me marre. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu cette insulte en guise d’argument de la part de stato-gauchistes.

    Evidemment, « néo », c’est mal. Ca ne veut rien dire, mais c’est l’exact reflet de l’insulte « néo-libéral ». Comme quoi, il y a pas mal de libéraux français qui sont juste des gauchistes inversés. Même dogmatisme, même incapacité à tenir compte de la réalité, même mentalité de horde (paradoxal pour un libéral) ; simplement, c’est plus smart d’être libéral, c’est plus moderne ; ça permet de gagner plus d’argent, aussi…

    Le stato-gauchiste est instituteur ou animateur dans une assoce subventionnée, le « libéral » dogmatique à la française est dans la finance ou l’informatique. C’est pas le même monde.

    Pour information, je ne suis pas « néo-conservateur », je suis libéral-conservateur. C’est juste le réglage par défaut des Américains qui ne sont pas à gauche, hein. Ce n’est jamais que le peuple qui a instauré le libéralisme en actes depuis qu’il a fondé la nation qui est la sienne ; avec toutes les imperfections, approximations et dérives qui sont propres à la vie réelle.

    Mais qu’est-ce que pèsent 300 millions de personnes et deux siècles, en face du vrai libéralisme virtuel made in France, tel que défini par quinze internautes sur un blog où on passe son temps à faire la chasse au « troll » qui n’est pas exactement dans la ligne du Parti ?

    Quand vous aurez fini de faire joujou à débusquer les « trolls », c’est à dire les gens qui ne pensent pas exactement comme vous (c’est fatigant, les « trolls » : ça pourrait contraindre à penser cinq minutes…), vous pourrez peut-être revenir au sujet, et me dire en quoi le libéralisme seul pourrait lutter contre ceci :

    http://gatesofvienna.blogspot.com/2011/03/sharia-rules-for-all.html#more

    Sinon, je note que la sortie de terre en quelques années, dans un pays occidental, d’une ville 100 % islamique, peuplée exclusivement de musulmans tout droit venus de l’étranger, où les non-musulmans se font arrêter dans la rue pour interrogatoire, où toutes les rues convergent vers la mosquée, où les maisons ont été construites avec des cloisons mobiles spéciales pour séparer les hommes de femmes, ne vous pose aucun problème, et vous semble tout à fait conforme à vos principes politiques « libéraux ».

      1. Stéphane

        Dans la mesure où ils ne cherchent pas à réguler notre mode de vie, on s’en fout.

        C’est toujours pareil: le problème n’est pas la façon dont ces gens vivent entre eux, mais la façon dont certains veulent imposer leur façon de vivre au monde. L’éléphant que personne ne veut voir au milieu du salon. Alors on en revient à des équivalences totalement sans intérêt: les musulmans sont bizarres, mais avez-vous vu les mormons ou les hippies ou les juifs hassidiques ma brave dame!

        1. heimdal

          exactement. Je me fous de la façon de vivre des cathos tradis, car ils font ça tranquilles, chez eux. Ils vont pas de mettre à prier en latin dans la rue…

    1. Nicolas

      « Comme quoi, il y a pas mal de libéraux français qui sont juste des gauchistes inversés. »

      Voila ! Les gauchistes sont pour une « autre gauche » : La Droite ! 😉

      J’ai entendu des histoires sur une usine en France (automobile) où les ouvriers sont à 80% musulmans. Bein les 20% restant de français ne rigolaient pas du tout du tout (formidable pression..).. En plus, la CGT avait sorti un calendrier Islamiste, plutôt en Arabe intégré, avec fête coranique et sourates (?).

      Bref, et comme le montre assez l’exemple des français par rapport à la pression socialo-communiste, il est excessivement difficile de résister à la pression de la majorité (ou des minorités excités..). Au discours légitime. Les victimes ferment leur gueule et finissent même souvent par croire qu’elles croient sincèrement ce qu’on leur dit de croire.. D’ou l’utilité des certaine peine, comme par contre le racisme. La simple menace peut faire d’un français moyen plutôt pépère un fanatique de l’immigration ! (Sur le mode -Tu vas nous prouver que t’es pas raciste, connard ?!)

      Donc, de fait, il va y avoir nettoyage ethnique des zones de colonisations.
      Tant qu’on peut en tout cas.. Après, je ne sais pas. Un mec de gauche m’a dit « C’est pas grave. De toute façon, sinon, on fera une manif. » J’ai comme un doute, là..

  10. Théo31

    Non seulement Marine Le Pen est un formidable détecteur de cons, mais elle tient les politocards français par les couilles. C’est fou l’effet qu’une femme peut faire sur certains hommes.

    1. Théo31

      PS : si la France était un pays laïc, ça se saurait. Un pays où les bâtiments religieux sont propriété de l’Etat, où le concordat dans certaines régions n’a jamais été remis en cause, où le ministre de l’intérieur est aussi celui des cultes, est tout sauf laïc.

      1. Nord

        Pas tout à fait faux, sauf que si les bâtiments religieux sont propriété de l’état, on le doit historiquement à la révolution (déclarés « Biens nationaux en 1789). J’ai encore quelques assignats, qu’un quelconque ancêtre s’est vu refiler … sans valeur, le cher homme a donc préféré les léguer aux générations futures, dont votre serviteur. C’est donc un fait historique plus qu’une entorse à la laïcité … entorses qui sont par ailleurs légion, comme il se doit chez les hypocrites.

        Le Concordat, c’est une autre histoire, plutôt le fait d’une realpolitik que d’un choix laïc/ anti-laïc.

      2. Nicolas

        « PS : si la France était un pays laïc, ça se saurait. »

        Bein laïque, c’est juste un mot de passe pour dire Athée socialiste, hein…

        La France est bien un Etat « laïque », sauf pour la religion socialo-communiste, où là la zakat (ou la dîme) est OBLIGATOIRE, non mais !

        Bref, elle est laïque au sens Turque : Imams fonctionnaires.

        « Pas tout à fait faux, sauf que si les bâtiments religieux sont propriété de l’état, on le doit historiquement à la révolution »

        Evidement. Qu’attend du reste l’Eglise pour traîner devant un tribunal international la France pour ses spoliations et se faire rembourser avec intérêts ? Les Juifs le font bien, eux !

  11. kwak chung seok

    Ce qui « tue » les français obsédés par le « péril islamique » c’est qu’eux même n’ont en plus de foi: ils ne peuvent rien y opposer de ferme et se sentent donc mis en minorité, conquis, grignotés.

    Et oui, ces français terrifiés par la construction des « mosquées monumentales », la multiplication des demandes d’exceptions (piscine non mixte, possibilité de prier en lieu public, nourriture dans les cantines) l’apparition des voiles et des barbes dans la rue n’ont rien de chrétien pour faire contrepoids:

    vont ils les dimanches à la messe, prient ils ? nope, ils vont à Auchan, à Casto, à Carrefour et ils regardent la téloche. Croient ils ostensiblement ? Plus au bonheur matériel et immédiat qu’en un Dieu salvateur, quand à toute forme de mysticisme ou de simplicité monacale, laissez moi rire. Financent ils la construction ou l’entretien d’églises crées après 1905 ? Une infime minorité. Ont ils des habitudes alimentaires strictes ou commandées par des croyances ? Non, ils peuvent manger n’importe quoi, du couscous au chinois en passant par les sandwichs au jambon.

    Ils sont juste des consommateurs ouverts, relativistes, tolérants ils ont la « vertu des faibles », comme dirait Sade. Ils tolèrent que les voisins soient homos, de toutes les couleurs, tolèrent la mini jupe, le string, le libertinage, le consumérisme, etc. Pas les musulmans radicaux. La société libérale permissive tolérante, ouverte et doucereuse de France n’a rien de ferme à opposer à cette radicalité islamique « conquérante » (pondeuses soumises qui multiplient les gosses + prédication + mosquées).

    L’irruption de la violence civile qu’on avait réussi à contenir hors d’Europe depuis 1945 (la violence n’a jamais cessé dans le monde, mais pour la première fois dans toute l’histoire de l’Europe de l’Ouest, il n’y a pas de conflit militaire entre pays depuis 66 ans, record en cours) semble ressurgir au sein même de notre « bulle kantienne » de l’UE avec « ce péril islamique ». Voilà à mon avis le nœud gordien de cette grande inquiétude contemporaine des mangeurs de cochon.

    Des ghettos se forment, des communautés se referment et se concurrencent, à qui la faute ? A TOUT LE MONDE.

    Notre pays en gros raccourcis simplificateurs :

    Passé colonial => gestion désastreuse de l’empire colonial (refus entêté d’accorder une citoyenneté de plein droit aux autochtones d’Algérie, de Sénégal,d’Indochine et d’ailleurs, ce qui aurait pu leur donner un intérêt concret d’être français et de prospérer chez eux)=> guerre mondiale perdue puis finalement gagnée à la seule grâce du soutien allié => décolonisation aussi brutale que malfoutue => reconstruction, développement économique de la France, volonté des français de ne plus faire des boulots « de merde » au fur et à mesure de l’universitarisation de la jeunesse et de l’élévation sociale générale => immigration massive, création de ghettos d’immigrés ouvriers, regroupement familial => crise économique, choc pétrolier (1973), restructurations drastiques dans l’économie mondiale => chômage de plus en plus massif en Fraonce, pourrissement de la situation, enfoncement dans la crise, surendettement de l’État pour maintenir le train de vie élevé => La merde contemporaine

    Si on avait su garder l’Algérie par exemple, on aurait au moins notre propre pétrole fraonçais, notre gaz fraonçais et les algériens auraient pu rester au pays pour vivre décemment.

    Vision amusante et concrète du pseudo clash des civilisations : le carnaval de Dunkerque;
    les musulmans y résidant voient défiler chaque février une population locale d’hommes vêtus en femmes, de femmes vêtues en hommes, qui se gave de porc, boit de l’alcool jusqu’à la lie, braille des paillardes et transforme la rue en terrain de jeu. Tout ce qui est a priori interdit en Islam. Ihih.

    Dernier détail : ces sauvageons de banlieue qui nous inquiètent tant et qui polluent inexorablement le quotidien des bons français depuis 20 ans ne sont en rien un signe de l’islamisation de la france : ces jeunes sont le résidu du composé des éléments suivant :

    Education Nationale insane
    + parents irresponsables ou au chomdu, ou profiteurs d’allocs ou qui se battent ou les 4 ensemble
    + idéologie consumériste rap porno où l’empathie et la responsabilité sont absentes
    + le pire de la tradition musulmane patriarcale
    + attirance rationnelle pour le fric facile du trabandisme plus intéressant qu’étudier pour gagner le smic
    + proximité géographique mal pensée des grands centres de richesse (Paris) et des banlieues pourries d’où possibilités très larges de voler, piller, frapper, se défouler, etc

    1. Flak

      exactement!
      le probleme des francais ce n’est pas l’Islam, le probleme des francais c’est leur absence de couilles dans tous les domaines important de la vie en societe.
      TOUS les etrangers en france meprisent les francais, pas besoin d’etre musulman integriste.

      1. heimdal

        Ile méprisent les Français parce que les Français sont des chics types, au fond, et qu’ils voudraient surtout pas que les Autres croient qu’ils ne les aiment pas. Mais les Français, ils aiment bien les Autres quand les Autres sont à peine Autres (Epagnols / Italiens/ Polonais). Et surtout quand les Autres n’ont 1) aucune revendication et 2) aucune volonté de ne pas s’assimiler, c’est à dire de ne pas laisser tomber la culture de leurs ancêtres pour adopter la culture Française.

        Mais depuis les années 80, ce qui fonctionnait tant bien que mal a fini par être jeté à la poubelle au profit d’une espèce de glorification de la diversité. Et les Français qui étaient bien gentils jusqu’à présent commencent à en avoir plein le cul de voir des connards en djellaba toute la journée le cul en l’air 5 fois par jour dans la rue. Ils commencent à en avoir marre de bouffer Halal sans le savoir. Ils commencent à en avoir marre que les politicards disent qu’il faut modifier la loi de 1905 parce que « vous comprenez, y a beaucoup d’Eglises dans ce pays et pas beaucoup de mosquées ». Ils commencent à en avoir marre de voir des visites de mosquée pour des classes de primaire dans le cadre des journées du PATROMOINE. Ils commencent à en avoir marre d’entendre parler du ramadan comme si c’était la fête la plus importante de l’année. Ils commencent à en avoir marre de voir les vacances scolaires renommées, pour pas embêter les Autres (Vacances de Pâques= Vacances de Printemps. Joyeux Noel = Joyeuses fêtes de fin d’année). Et ils commencent à en avoir mais alors marre de chez marre de se faire donner des leçons par des artistes/journalistes/parasites-subventionnés (Sofia Aram [Halal plutôt que Haram] remplissant ces 3 conditions).

        J’avais écrit ici-même que le programme économique du FN était à l’origine libéral (mode Thatcher /Reagan) et on m’avait rit au nez. Pourtant, c’est le seul parti politique à AVOIR EU UN PROGRAMME LIBERAL. Vou pouvez vérifier, JMLP a toujours adopté cette ligne: moins d’impôts/moins d’Etat.

        Aujourd’hui, effectivement, ce n’est plus le cas. Mais alors plus du tout. Tout simplement parce que ce n’est pas POPULAIRE d’être libéral dans ce pays, et vous le savez très bien. Donc il faut dire la même chose que tous les autres. Comme ça, on ne se démarque que sur des sujets QUI TOUCHENT LES GENS CHAQUE FOIS QU’ILS SORTENT DE CHEZ EUX, ET PAS QUE POUR ALLER BOSSER. Résultat des courses: 25% des français sont des « cons », comme cela a été dit ici ou là, parce qu’ils estiment que le pays qu’ils ont toujours connu et que leurs parents/grands-parents etc ont également connu est en train de claquer.

        1. Mateo

          Bon là va falloir arrêter de raconter n’importe quoi! Venir dire ici même que la grognasse et son parti national-socialiste tiennent aujourd’hui un discours libéral alors qu’elle passe son temps à dénoncer « l’ultra-libéralisme », la « mondialisation sauvage », qu’elle parle de nationalisation de secteurs entiers de l’économie, que ses propositions sont encore plus liberticides que celles des autres, etc.!
          Soit vous mentez délibérément (à vous-même ou à nous), soit vous n’avez jamais écouté ses saillies (ou alors vous avez de très très gros problèmes de compréhension, vu le niveau intellectuel de ses discours).

          PS: la culture française? LES cultures françaises! Malgré l’acharnement dont l’Etat français a fait preuve depuis des siècles pour tenter de détruire nos cultures régionales, elles sont encore bien vivaces dans de nombreuses régions.

      2. heimdal

        Eh, Mateo, tu peux pas apprendre à lire avant de venir gueuler? Je viens d’écrire qu’au DEPART, le FN était libéral, et qu’il NE L’EST PLUS… A l’instar de tous les partis politiques français.

        Et oui, Mateo: LA culture française. Le bourrage de crâne des 30 dernières années porte ses fruits: il y a UNE culture Japonaise, UNE culture Sénégalaise, mais il n’y a pas UNE culture française… Pitoyable…

        Flak: je t’emmerde, pour rester poli.

        1. Mateo

          Mais même, dire que le borgne avait un programme libéral, c’est soit du foutage de gueule, soit l’ignorance de la signification du terme « libéral »… Et vous ne trouveriez pas « étrange » que la fille défende un programme en totale opposition avec celui (supposé) du père?

          Quant à ton « pitoyable », pauvre débile, si tu étais sorti un peu de chez toi, tu te serais rendu compte qu’il y a bien DES cultures française, tu te serais rendu compte que la culture des Basques, des Corses ou des Provençaux n’a rien à voir avec celle des Picards ou des Bretons par exemple. Et j’irais même plus loin: venant de Montpellier, et ayant vécu ailleurs en France, j’ai presque envie de dire que la culture en Languedoc est plus proche de la culture catalane espagnole que celle du Nord de la France par exemple.

        2. Heimdal

          http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/article-1986-quand-le-fn-pronait-la-revolution-liberale-69399941.html

          Mateo: disqualifié (j’aurais pu trouver d’autres exemples, hein, PUISQUE LE PROGRAMME DU FN ETAIT LIBERAL, mais c’est pas la peine, tu as l’air de savoir te servir d’internet.

          Je ne vais pas te dire: « le pauvre débile, c’est pas moi, c’est toi », mais je le pense très fort. Il doit y avoir également des différences entre les Japonais de Honshu et ceux de Hokkaido, mais ca reste des japonais.

          « Et vous ne trouveriez pas « étrange » que la fille défende un programme en totale opposition avec celui (supposé) du père? »

          Putain mais quel argument de merde: tes parents et grands parents votent à gauche, donc tu votes à gauche? C’est quoi ces conneries. T’as un cerveau, non?

          JMLP était antisémite, sa fille ne l’est pas. JMLP était libéral, sa fille ne l’est pas. POINT.

    2. Nicolas

      « à qui la faute ? A TOUT LE MONDE. »

      Bein a ceux qui les ont fait venir, la gauche.

      Surtout que, en plus, il n’y a jamais eut le moindre débat la dessus, et qu’on ne sait toujours pas, plus de 30 ans après POURQUOI il est bon pour nous de faire venir des immigrés par millions…

      (Je parle des vraies raisons, pas des conneries qui ne tiennent pas la route économiquement, socialement, ou culturellement, non, mais celle des Penseurs de Gauche qui ont organisés cela, Malfaisants mais pas stupides.)

  12. Morrisson

    L’islam, tout comme Benoit 16, le presarvatif, l’avortement, l’ecologisme, le pétrol, etc. est un formidable détecteur de cons.

  13. Jacques

    H16, je vous trouve excessif.
    Si je crois juste et bon de penser, dire et d’agir en libéral, l’excès dans ce domaine ne mène pas à la liberté, pour moi, mais juste au chaos et à l’entropie.

    Si vous poussiez votre raisonnement jusqu’au bout, il vous faudrait admettre que chacun d’entre nous peut faire ce qu’il veut, et donc, les non-libéraux peuvent, en toute logique, vous nuire, voire vous détruire, sans que vous n’interveniez, sous peine d’agir vous même contre votre propre conviction.

    Vous auriez ainsi l’occasion de périr selon vos idéaux, ou de vivre en les reniant.
    Vous seriez donc, au choix, un mort qui a raison, mais mort quand même, ou un vivant qui a prouvé qu’il a tort.

    H16, vos idéaux sont fort louables, et pour une très grande part, et contrairement à la pensée dominante, tout à fait applicable.

    Il n’en reste pas moins qu’un juste milieu est à trouver.

    Pour ma part, je crois, si l’humanité choisissait de suivre les 10 commandements et rien d’autre, par exemple, la planète serait un paradis.

    Sinon, il reste la loi de la jungle, qui est, elle aussi, très très libérale quelque part!

    Qu’en pensez-vous ?

    1. J’en pense que vous utilisez une définition étrange du libéralisme, avec une pincée de ces poncifs qu’on lit régulièrement partout quand on parle d’un truc qu’on ne maîtrise pas.

      il vous faudrait admettre que chacun d’entre nous peut faire ce qu’il veut, et donc, les non-libéraux peuvent, en toute logique, vous nuire, voire vous détruire, sans que vous n’interveniez, sous peine d’agir vous même contre votre propre conviction

      Bah non. Là, on est dans l’anomie, pas le libéralisme. Principe de non agression, tout ça. C’est la base…
      http://www.wikiberal.org/wiki/Axiome_de_non-agression

      1. Jacques

        Oui, H16, mais justement, je trouve que vous glissez du libéralisme vers ce que je décris, défendre le libéralisme tel que vous le faites, c’est glisser vers ce que vous nommer l' »anomie », mais qui n’est autre que l’application, certes excessive ( ça je l’ai bien dit ), mais l’application quand même de vos principes…

        La liberté est un principe indépassable, mais porter sa logique jusqu’au bout revient à ce que j’ai énoncé.

        Après tout c’est juste une piste de réflexion, chacun peut la confirmer ou la réfuter pour lui-même.

        Et je ne sais toujours pas comment vous situer sur ce point.

        Très cordialement !

        1. Eh bien ma position est ultra simple (sans être simpliste) et je m’en tiens à la définition : on fait ce qu’on veut jusqu’à limite imposée par la liberté des autres ; non agression, respect de la propriété privée, respect des droits fondamentaux, égalité devant le droit. Ce qui veut dire que la liberté n’est pas indépassable. Elle constitue un socle, une base, mais n’est pas l’alpha et l’omega de la pensée libérale, un chouilla plus subtile.

  14. rocardo

    Vous ne pensez pas,h16,risquer de vous faire traiter de bisounours pour votre indifférence à l’égard de la RATP?
    Notez bien que je ne demande qu’à m’en foutre moi aussi.Mais,pour paraphraser le héros d' »Une journée particulière »:ce n’est pas rocardo qui est antimusulman,ce sont les musulmans(les vrais)qui sont antirocardo(ben oui,j’adore voir des filles en mini,le porc,le bon vin,la musique,etc).
    Marchenoir,un troll…HA HA HA HA HA

      1. rocardo

        Deux personnes dans la blogosphère ont beaucoup fait évoluer ma réflexion:vous et Franck Boizard.Mais ce dernier se distingue radicalement de vous dans son approche de l’islam(et pas de l’islamisme,comme je le croyais il y a quelques années,quand j’étais abonné au Monde…).
        Je suis parfaitement d’accord avec vous que 80% des problèmes français viennent de ce modèle social « que le monde nous envie »(Chirac,dans son allocution d’adieux aux Français),mais comment expliquez-vous les problèmes que posent,sans aucune exception,les communaités musulmanes partout où elles se posent,y compris dans des sociétés beaucoup plus libérales que la nôtre(exemple proche:les Pays-Bas).

        1. Les Pays-Bas sont très très sociaux-démocrates. Vous allez me dire que c’est très pratique ou que je suis monomaniaque, mais le fait est que les pays comme la Suède, le Danemark, les Pays-Bas ou d’autres sont, fondamentalement, des sociétés collectivistes, avec une forte liberté économique qui explique leurs résultats en terme de PIB ou de richesse par habitant. Mais les aides, structures sociales collectives sont très poussées.

          De façon globale, il n’existe plus guère de pays (NZ ? Australie ? HK ? d’autres ? Je ne sais pas) qui accepteraient de laisser totalement tomber leurs systèmes sociaux d’aides diverses (à la famille, à l’intégration, à l’éducation). La société moderne s’est entièrement bâtie sur cette utopie concrète de l’aide permanente pour tout et tous, payée par tous et distribuée généreusement.

  15. Pierre

    « Mais même, dire que le borgne avait un programme libéral, c’est soit du foutage de gueule, soit l’ignorance de la signification du terme « libéral »… Et vous ne trouveriez pas « étrange » que la fille défende un programme en totale opposition avec celui (supposé) du père? »

    Désolé Mateo, mais Heimdal a raison, le programme du FN était très libéral sur le plan économique dans les années 80, et ce même un peu avant la mode Reagan-Thatcher. J’aurais voté pour lui à l’époque, et personnellement je ne considère pas qu’empêcher le regroupement familial ou la naturalisation des clandestins soit un crime contre l’humanité. Mais le libéralisme du FN a progressivement décliné au cours des années 90 avant de disparaitre à peu près totalement avec Marine.

    1. Nord

      Bien beau tout ça, mais si vous nous donniez des sources, des URL pour étayer vos affirmations? Le Pen a toujours été protectionniste, par exemple, ce qui me semble un tantisoit incompatible avec le libéralisme. Mais ce n’est qu’un exemple, bien entendu, donc vos sources seraient les bienvenues …

        1. heimdal

          Je sais, ça fait mal au sac de s’apercevoir que LE SEUL homme politique d’envergure à avoir été libéral dans ce pays était cet infâme Le Pen… C’est moche, hein? Ca va pas aider Marine, hein? Puisque comme Mateo la plupart des gens pensent que si votre père a été ceci ou cela, vous serez FORCEMENT ceci ou cela… Comme la plupart des gens détestent également les libéraux, elle risque pas de gagner des élections…

  16. Pierre

    « Le Pen a toujours été protectionniste, par exemple, ce qui me semble un tantisoit incompatible avec le libéralisme. Mais ce n’est qu’un exemple, bien entendu, donc vos sources seraient les bienvenues … »

    Nord, justement non, si tu regardes le passage de Le Pen en 1984 à l’Heure de vérité, disponible sur ina.fr, il se prétend explicitement contre le protectionnisme. Cela a changé par la suite, mais il n’était pas protectionniste à l’époque, il se prétend même opposé aux subventions à l’agriculture et à la PAC.

    1. Nord

      Merci messieurs, j’irai voir, lirai et me ferai une opinion. Parfaire sa connaissance d’une ordure de ce calibre – certes pas du niveau du regretté Chancelier Hitler mais bon, on fait avec ce qu’on a – est un plaisir sans doute psychopathe, mais un plaisir quand même.

  17. Stéphane

    Le Pen a été libéral dans les années 80 quand c’était à la mode, et il ne l’a plus été à partir des années 90 quand ce n’était plus à la mode. Et sa fille continue sur la même lancée.

    Le FN a certaines conceptions bien ancrées dans certains domaines, mais pour ce qui est de l’économie, il navigue à vue.

    Tout ça ne casse pas trois pattes à un canard.

    1. Natrép

      C’est faux : en réalité, le FN est une véritable auberge espagnole idéologique où Le Pen a dû se démerder pour rassembler tout le monde sans faire fuire certains ; le FN a toujours eu une composante libérale-conservatrice, que l’on peut relier au Club de l’Horloge comme quelqu’un l’évoquait plus haut(1).
      En réalité, Le Pen lui-même a toujours eu de la sympathie pour le libéralisme : il se déclare toujours explicitement favorable au libéralisme encadré par l’État(2), ce qui fait de lui un libéral classique ; il avait également préfacé une brochure défendant le libéralisme économique, Droite et démocratie économique, en 1978, donc bien avant sa percée électorale(3). Et il s’était encore montré élogieux à l’égard de Ronald Reagan dans l’émission de Serge Moati en 2006, ce qui est un élément parmi d’autres de sa campagne de 2007 (je renvoie à la page citée par Heimdal).
      Quelles que puissent être les arrière-pensées électorales influant sur sa rhétorique (à l’heure actuelle, soutenir sa fille), c’est un authentique anti-socialiste.

      (Je sais que je réponds bien tard, mais ça peut toujours intéresser quelqu’un qui passerait dans le coin.)

      (1) Au passage, il est arrivé que l’anarcho-capitaliste Bertrand Lemennicier participe à des événements dudit club : http://www.clubdelhorloge.fr/refus_exclusion_a.php ; pas vraiment un truc de « socialistes de droite », donc !
      (2) Voir cette vidéo à 3:40 : http://www.enquete-debat.fr/archives/jean-marie-le-pen-eric-zemmour-est-un-patriote-francais-qui-a-du-talent-et-du-courage.
      (3) Si quelqu’un veut se boucher le nez et donner de l’audience au Monde, un article évoquant le texte et le virage mariniste à 180 ° : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/14/un-discours-radicalement-antiliberal_1465581_3232.html.

      P.S. : ça me fait mourir de rire (jaune) de voir des sympathisants du libéralisme cracher simultanément sur la stato-bien-pensance et sur le mec qui a été érigé en Emmanuel Goldstein par ce même système de propagande (dont personne ici ne va oser nier l’existence, osé-je penser).

      P.P.S. : tiens, tant que j’y suis, une contribution liée au sujet originel : http://blog.turgot.org/index.php?post/Guillaumat-Burqa (en gros : à partir du moment où un truc est public, l’État doit y fixer des règles ; le j’m’en-foutisme n’est pas une position politique recevable).

      1. « à partir du moment où un truc est public, l’État doit y fixer des règles »
        Mouais. Le problème, c’est que l’Etat étant maintenant partout, il fixe des règles partout, et les règles choisies sont tout à fait discutables.

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